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vendredi 5 juillet 2019

Municipales 2020 : l' "Anschluss" de LREM sur le PS, révélée

La méthode aggressive du parti du président pour saigner le PS  

Un proche du président de l'Assemblée, Richard Ferrand, a élaboré un plan d'"annexion" du Parti socialiste

Image associéeUn "cercle" ou un "collectif" nouvellement créé a pour mission secrète de ..."rééquilibrer la majorité". Mais, comme les sujets du bac qui fuitent, l'opération est éventée et les scélérats vont devoir changer leurs plans. Les responsables de la majorité étaient tellement sûrs de leur affaire - l'arrogance est intrinsèque à ce parti  - que cette stratégie de débauchages, qui a si bien réussi sur les Républicains avant la présidentielle, devait, pensaient-ils, finir d’achever le Parti socialiste avant les municipales de mars 2020. 

Une note censée rester confidentielle et dont l’existence a été révélée ce jeudi dans le Point, donnait par le menu la manière dont La République en marche comptait s’y prendre pour "mettre en place un 'Agir de gauche' avant la rentrée de septembre. Soit le plan de construction du lieu d’accueil pour transfuges socialistes LREM-compatibles sur lequel travaillent d’anciens de Solférino aujourd’hui au gouvernement, comme Jean-Yves Le Drian, Didier Guillaume, Olivier Dussopt ou Stéphane Travert, tous des traîtres au PS, le dernier nommé devenu délégué d'En marche ! en octobre 2016 et le premier, ministre de la Défense de Hollande. Un "secret industriel" politique que, désormais, tout le monde connaît…

Une machine de guerre
Car après s’être indigné sur Twitter de l’existence de ce document rédigé par Jean-Marie Girier, directeur de cabinet de Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a publié des clichés du document, dénonçant l'utilisation de fonds publics à des fins partisanes.
Olivier Faure
@faureolivier
Voici la note du directeur de cab du pdt de l’AN @RichardFerrand. Où l’on découvre qu’au delà de l’AN, les membres des cabinets ministériels servent à d’autres missions que celles pour lesquelles ils sont payés. Les barbouzes de la République ça continue, un an après #Benalla !
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Comment les traîtres au PS devenus 'Marcheurs' comptaient-il s’y prendre pour accueillir d’anciens camarades désireux de rejoindre la grande maison de la majorité ? 


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Surtout pas en fondant un nouveau parti, "forme […] totalement inadaptée aux enjeux et aux attentes" et en permettant à ces élus de pouvoir rester au PS "pour imposer à ses instances nationales de subir le "choc" […] et d’être ainsi contraintes de revoir la doctrine actuelle refusant toute main tendue par des soutiens" LREM.

Cette nouvelle structure aurait pu d’abord être lancée par un premier "appel d’élus", selon les plans du directeur de cabinet de Ferrand, avant d’être incarnée par "un cercle" ou un "collectif" comme "étaient organisés les courants en leur temps au sein du PS". Cela "aurait l’avantage de canaliser les différents acteurs sans pour autant devenir un mouvement trop structuré", peut-on lire également dans cette note.

"Opération de blanchiment d’ex-socialistes" ?

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Girier colle ici au train de Macron
"Pour assurer l’efficacité de l’opération", l’ancien collaborateur de Gérard Collomb propose de "rassembler des maires socialistes sortants", puis d’ "équilibrer les rôles entre les élus en exercice […] et les anciens ministres et parlementaires" époque Hollande. Le tout pour ne "pas apparaître comme une opération de blanchiment d’ex-socialistes en quête de retour". "Il conviendra d’être prudent pour éviter l’image d’une amicale "d’anciens combattants", dont la perception politicienne pour notre base électorale ne serait pas bonne", écrit également Girier. Lequel détaille ensuite un calendrier menant à septembre et une "vague d’investiture" de LREM "à des maires socialistes".

Image associée
La note se termine sur la composition de la "task force pour "chasser"" ces édiles PS avec Le Drian en tête d’affiche, accompagné du député LREM de Gironde Florent Boudié, de la sénatrice (toujours PS) des Pyrénées-Atlantique Frédérique Espagnac et de leurs ex-camarades parlementaires Hélène Geoffroy (proche de Ségolène Royal) et Gilles Savary, animateur sous le quinquennat Hollande de l’aile droite du PS baptisée 'Les réformateurs' et dont les membres étaient partagés entre Valls et Macron.

"Dès le mois de septembre, les anciens parlementaires et élus en place pourraient méthodiquement faire remonter des propositions de soutien ou d’investiture de candidats issus du Parti socialiste en vue des élections municipales, poursuit le directeur de cabinet de Ferrand. 

Ce maillage sera précieux en vue des élections sénatoriales," commente en outre Girier.
Il va falloir changer de stratégie. D’ailleurs, le document annonçait en juin un "premier appel" de sénateurs, avant une "tribune des 'réformateurs' ".
LR (Les Républicains) a désormais une petite idée de la méthode LREM suivie pour  provoquer une fuite de ses Macron-compatibles.
Imaginons un instant ce qu'une telle révélation donnerait si cette méthode avait été mise en oeuvre par le RN...

mardi 25 juin 2019

Villepin relativise le passage à vide des Républicains LR

L'ancien premier ministre appelle les Républicains à garder leur "sang-froid"

Dominique de Villepin a encouragé mardi les Républicains à ne pas "céder aux sirènes de l'entourage du président de la République"

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A 65 ans, il estime qu'ils peuvent s'attendre à de "bonnes nouvelles" pour les prochains scrutins, en "gardant leur sang-froid".
"La droite républicaine, Les Républicains pourraient parfaitement, s'ils étaient capable de patience et de travail d'équipe, tranquillement attendre les municipales", a déclaré D. de Villepin, invité de BFMTV et RMC.
"Aujourd'hui le risque, pour eux, c'est la perte de sang-froid, c'est de céder aux sirènes de l'entourage du président de la République cherchant à débaucher les uns les autres. Ca c'est mortel, la lâcheté est toujours mortelle !", a-t-il poursuivi, quelques jours après la publication d'une tribune de 72 maires et élus locaux de droite et du centre en faveur d'Emmanuel Macron.
Pour l'ancien ministre des Affaires étrangères, ces derniers peuvent "s'attendre et préparer de bonnes nouvelles" aux municipales comme aux régionales, "compte tenu des positions très fortes qu'ils ont à l'intérieur du pays".
L'ancien premier ministre de Chirac (2005-2007) avait choisi d'apporter son soutien à Macron pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017. "L'idée est d'annoncer ce ralliement le dernier jour de campagne disponible", dans un entretien avec Parisien. 
3Le choix électoral se ramène à une offre simple. D'un côté, les radicaux qui jurent de renverser la table et la soupière avec elle. De l'autre, les partis traditionnels, qui, quelles que soient les qualités des candidats ou des projets, restent prisonniers de leurs divisions et voient le pouvoir comme une rente à partager", déclara Dominique de Villepin, qui s'était mis en retrait de la scène politique après une vaine tentative de se présenter à la présidentielle de 2012. La "nouvelle voie, que veut ouvrir Emmanuel Macron, celle du rassemblement : contre l'esprit de querelle, faisons le choix de la volonté", selon lui, s'est visiblement rétrécie. S'il a changé de monture, il conserve le même discours de 2017 : " Face à la recomposition politique en cours, les tentations de durcissement, dans les discours ou dans les alliances, risquent d'entretenir une spirale de radicalisation et beaucoup de mes amis politiques, aujourd'hui déjà, peinent à se retrouver dans leur propre famille », dit-il.
Il a mis en garde contre le "danger mortel pour la démocratie française" que représente le face-à-face entre un "extrême centre" et un "mouvement populiste qui risque de faire la synthèse entre l'extrême droite et l'extrême gauche, dans un scénario à l'italienne".
"Parier sur l'idée qu'il n'y a pas d'alternative à Emmanuel Macron, c'est une faute politique", s'est-il alarmé.


samedi 8 juin 2019

Qui sont ces maires de droite se déclarant prêts à collaborer avec Macron ?

Edouard Philippe sert d'entremetteur

Une quarantaine de maires de droite et du centre appellent à collaborer avec le président de la République et son gouvernement

Au moment où, mercredi, Valérie Pécresse annonçait qu’elle quittait LR, 
le premier ministre Philippe recevait à Matignon des maires de villes moyennes
Un non-événement monté en épingle malgré l'identité des signataire de la tribune dans une tribune, publiée la semaine prochaine,  à l’initiative d’Edouard Philippe. Alors que l'échéance des élections municipales approche (l'année prochaine) et au vu du score historiquement faible de 8,5% enregistré par les Républicains aux dernières Européennes, certains sortants choisissent de se laisser porter par le courant macronien, plutôt que de défendre ce qu'ils appelaient jusqu'ici des convictions...

Ce jeudi, le premier ministre leur avait tendu son miroir aux alouettes, réunissant une quinzaine de maires de la droite et du centre, autour d’un déjeuner, pour évoquer les municipales 2020, le ventre plein. 

Parmi eux, beaucoup de "Macron-compatibles", pour ne pas dire des juppéistes comme ce participant au Groupe Bilderberg depuis 2012, le maire d’Angers Christophe Béchu, ci-dessous avec l'Edouard, qui a quitté Les Républicains dès 2017 et a soutenu la liste de La République en marche aux élections européennes de 2019. En vue du second tour de l'élection présidentielle française, qui opposa Emmanuel Macron à Marine Le Pen, il signa déjà une tribune de soutien au candidat En marche!. Ce soutien, pourtant tardif dans la campagne présidentielle, était motivé par l'ambition de Béchu de devenir ministre dans le gouvernement du nouveau président.

Ainsi, le maire d’Orléans Olivier Carré,
soutien de l'actuel ministre de l'Economie de Macron, Bruno Le Maire, lors de la primaire présidentielle des Républicains de 2016, puis de François Fillon lors de l'élection présidentielle de 2017, avant de quitter Les Républicains en juin 2017. Il est membre de 'La France audacieuse', mouvement lancé par Christian Estrosi.
Pour respecter la loi sur le cumul des mandats, il renonça à se présenter aux législatives de 2017, ce qui l'incita à quadrupler son indemnité de maire pour compenser sa perte de revenus, créant ainsi une polémique: il s'assura en effet un revenu de 8.000 € mensuels.

Louis Vogel, maire de Melun, est aussi du nombre: en novembre 2017, il participa à la création d'Agir!, présidé par Franck Riester, un groupie de Macron et un garagiste que le président a récompensé du ministère de la Culture.

Christophe Bouchet (Tours, 136.000 habitants), un homme d'affaires membre du Mouvement Radical soutenu par un ancien ministre de Sarkozy, Jean-Louis Borloo, qui sortit de sa retraite pour soutenir Macron au second tour de l'élection présidentielle française de 2017 face à Marine Le Pen.

Comme Luc Bouard
, maire de La Roche-sur-Yon, sur une liste de rassemblement de la droite et du centre (UMP, MoDem, UDI et La Roche pour tous)...

Ou David Robocelui de Vannes, qui fut conseiller de son mentor, François Goulard, ancien maire UMP de Vannes et ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche dans le gouvernement Villepin.

Franck Le Bohellec 
(Villejuif), qui prit un certain nombre de décisions anticommunistes, comme par exemple l'intervention la police contre des manifestants vendant du muguet devant la mairie le 30 avril 2014, veille du 1er mai. En décembre 2014, il créa des remous dans les rangs communistes en choisissant de renommer le parvis Georges-Marchais de Villejuif professeur Georges-Mathé, résistant gaulliste et chercheur contre le cancer. Le maire dénonça un personnage controversé ayant soutenu la dictature soviétique, s'alliénant certaines associations (Amis de l’Humanité, Attac, France Palestine Solidarité et l’Association des musulmans du Val de Bièvre) à l'exception du MRAP.

Ou encore Marie-Hélène Thoraval
(Romans-sur-Isère), épinglée par Mediapart  en septembre 2013 pour avoir payé avec ses frais de mandats 2.000 euros pour louer un bateau quatre jours en Méditerranée avec son mari et ses filles. Elle sera pourtant porte-parole du groupe "Les Maires avec Alain Juppé" et à l'initiative du rassemblement ".000 Maires avec Alain Juppé".
Et bien sûr, ...Thierry Solère, député LREM des Hauts-de-Seine et proche d’Edouard Philippe, après l'avoir été de Jean-Pierre Raffarin, Bruno Le Maire, Claude Guéant et François Fillon, dont il fut le porte-parole pour la présidentielle de 2017. Il appela même en vain Alain Juppé à remplacer le candidat Fillon. Solère participera à la création du groupe les Constructifs : républicains, UDI et indépendants qui appuiera la majorité présidentielle de Macron (En Marche!). Archétype du traître, ce franc-maçon se fit exclure des Républicains le 31 octobre 2017 et, le 25 novembre 2017, il adhéra à La République en marche (LREM). Au lendemain des élections européennes de 2019, la majorité compte sur lui dans son opération débauchage des brebis égarées des Républicains.
Aucun n'a la reconnaissance du ventre...

Sont maintenant annoncés une cinquantaine d’élus de droite et du centre, signataires, la semaine prochaine, d'une tribune appelant à soutenir Emmanuel Macron. 
Intitulé "République des maires et des élus locaux", l'appel veut "la réussite du président de la République et du gouvernement car rien ne se construira sur leur échec," selon eux. "Nous refusons de nous laisser réduire à une étiquette, à une consigne de vote, à un appareil partisan. Notre parti, ce sont d’abord nos habitants, c’est la République", n'hésitent pas à graver dans le marbre les girouettes de la droite orléaniste. 

Point commun de tous ces élus : ce sont des proches d’Edouard Philippe. 
Comme lui, Christophe Béchu a d’ailleurs été l’un des porte-parole d’Alain Juppé lors de la primaire de la droite en 2016. Le premier ministre s’est d’ailleurs déjà déplacé à trois reprises à Angers depuis le début du quinquennat.
Dernière en date, un meeting à quelques jours des européennes, un mois après que Christophe Béchu avait déjà signé une tribune défendant "une Europe façon Macron" dans le Journal du dimanche. A moins d’un an des élections municipales, l’exécutif continue de façonner le nouveau visage de l’échiquier politique.

jeudi 6 juin 2019

Darmanin appelle Valérie Pécresse à "soutenir le mouvement du gouvernement"

A défaut de créer des emplois, LREM débauche ses futures collabos 

Le départ de Wauquiez n'est pas une bonne nouvelle pour le pouvoir macronien

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La présidente du Conseil régional d'Ile-de-France quitte les Républicains, estimant que la reconstruction de la droite "doit se faire à l'extérieur du parti". 

Le ministre de l'Action et des Comptes publics de Macron, Gérald Darmanin, qui s'était fait exclure de LR en octobre 2017 pour avoir fait dissidence, lui fait un appel du pied, se disant toutefois "dubitatif sur la capacité du personnel politique à dépasser son égoïsme".
Gérald Darmanin a commenté le départ de Valérie Pécresse des Républicains, annoncé dans la soirée du 5 juin. Le renégat était secrétaire général adjoint du parti jusqu'en mars 2017, avant d'en être exclu quelques mois plus tard pour avoir rejoint le gouvernement d'Edouard Philippe.

Valérie Pécresse traversera-t-elle aussi la rue? "J'ai pas de conseil politique à donner à Valérie Pécresse qui a beaucoup d'expérience", estime Gérald Darmanin sur franceinfo, ce jeudi 6 juin, ajoutant que "la porte naturelle serait de soutenir le mouvement du gouvernement"

Vers un parti unique en France ?
Le ministre appelle à arrêter "l'égoïsme personnel et de s'apercevoir qu'on a un président qui essaye de dépasser le clivage que les Français ne veulent plus". C'est élégamment dit, mais ce prosélytisme annonce un pays d'où serait exclu le pluralisme politique. "Je suis un peu dubitatif sur la capacité du personnel politique à dépasser son égoïsme pour travailler pour le pays. Je le regrette. Je juge sur les faits, et nous regarderons ce que fera Valérie Pécresse", ajoute -il encore.
Face aux soupçons de recherche d'une polarisation du paysage politique français autour d'un duel LREM/Rassemblement national, le numéro 13 du gouvernement Philippe 2 répond par la volonté de réunir les différentes sensibilités. "En politique, il faut rassembler. Si un homme politique passe son temps à exclure tous les gens avec qui il pourrait travailler, à exclure, excommunier, à regarder le passé (...), on risque pas d'avancer beaucoup". Cette priorité accordée au rassemblement est précisément la quête actuelle des Républicains, organisation politique composite... 

Le mouvement présidentiel veut-il se faire plus gros que le boeuf ?

Qui trop embrasse mal étreint. 
Bien que les députés LREM aient la réputation d'être des élus inexpérimentés - qualifiés de 'godillots'-, les premiers frondeurs ont émergé, parvenant à faire plier le gouvernement après un intense bras de fer. Pourtant, ces députés LREM qui prennent des initiatives en marge du groupe se veulent des 'grondeurs', espérant ainsi ne pas être renvoyés au quinquennat Hollande quand une cinquantaine de parlementaires de l'aile gauche s'opposaient régulièrement au chef de l'Etat. En octobre dernier, contre l'avis du gouvernement et du rapporteur LREM lors de l'examen du budget de la Sécurité sociale en commission des Affaires sociales, un élu à l'origine d'une section socialiste Terra Nova en Vaucluse, Jean-François Cesarini avait fait adopter un amendement visant à moduler cette hausse de la CSG sans que les recettes globales s'en trouvent affectées. Depuis le début de l'été 2018, quelque chose avait en effet changé au palais Bourbon. Accusés d'être "le doigt sur la couture du pantalon", certains députés ont ensuite souhaité aborder la hausse de la CSG pour les retraités. Le parlementaire avait réussi à tirer une trentaine de collègues dans son sillage. Mais Darmanin a fait marcher la calculette et, après le premier geste d'Edouard Philippe pour 300.000 foyers, il a été décidé de ne plus bouger et d'assumer un engagement de campagne d'Emmanuel Macron. A la place, il était demandé aux députés de vanter les mesures dites "sociales".
Le président Gilles Le Gendre (LREM) avait estimé que ces "victoires personnelles" sont en réalité des "défaites collectives". Il ciblait aussi l'amendement d'Aurélien Taché, un ex-socialiste, adopté lors de l'examen du budget, qui prévoit la création d'un crédit d'impôt pour les personnes hébergeant des ...demandeurs d'asile. Le patron des députés LREM assura que la disposition ne figurerait pas dans le texte final. Mais ces déclarations sont dans la continuité de celles faites au printemps par les députés qui n'avaient pas voulu voter la loi asile et immigration, expliquant que la bienveillance qui faisait le corps du programme d'En Marche avait disparu.
Les sensibilités sont très diverses dans la majorité présidentielle. Et de plus en plus compliquées à gérer, après seulement deux ans d'exercice du pouvoir. Le point commun de ces amendements était qu'ils visaient à faire pencher un peu à gauche la politique du gouvernement parfois jugée trop droitière par une partie des députés macroniens. "Le groupe est au centre gauche, le gouvernement au centre droit", admit un proche de Gilles Le Gendre.Si les grondeurs ont également remis en cause la gestion de l'affaire Benalla par l'Elysée ou émis des doutes sur la manière avec laquelle le dossier Aquarius a été géré, aucun parlementaire LREM ne critique encore frontalement Emmanuel Macron. "En aucun cas, ils ne veulent faire chuter le gouvernement", se rassure Gilles Le Gendre. Numéro deux du groupe, Amélie de Montchalin positive, qualifiant pour sa part ces "réfractaires" de "lanceurs d'alerte".

L'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux estime que "Madame Pécresse démontre qu'elle n'est plus à l'aise chez les Républicains". 
"Elle préfère les idées, qui sont différentes des miennes, à la discipline d'un parti. C'est tant mieux!" a commenté le député et candidat à la mairie de Paris, sur Radio-Classique. 

Annoncée sur le plateau du journal de 20h de TF1, mercredi 5 juin, à la surprise générale, la démission de Valérie Pécresse apparaît comme totalement incompréhensible, dans son calendrier, son fondement et dans la formule", a déclaré la président du groupe UMP, Christian Jacob. "Valérie Pécresse a décidé de quitter son parti." 
La refondation de la droite est un devoir impérieux. Elle exige du courage et de sortir des logiques personnelles", a taclé son homologue au Sénat, Bruno Retailleau.

Pour prendre l'Ile-de-France au PS, Pécresse a bénéficié du soutien de l'UMP
"Dans les moments difficiles, on ne quitte pas le navire", a encore tonné Eric Ciotti.
Le trésorier des Républicains, Daniel Fasquelle, a quant à lui fait valoir que ce n'est pas "en créant autant de partis qu'il y a de présidentiables que la droite reviendra un jour au pouvoir"
Dans un entretien au Parisien, Jean Leonetti, président intérimaire de LR, a observé de son côté que "Valérie Pécresse ne représente pas l'ensemble de la droite".

vendredi 23 juin 2017

Macron débauche des PS et des MRG : coup de volant à gauche ou coup de grâce

Emmanuel Macron poursuit son entreprise de brouillage des lignes politiques 

Ni rajeunissement, ni équipe gouvernementale réduite
La presse n'exploite pas certains chiffres: volonté de dissimulation ? Macron avait promis un renouvellement de la classe politique, mais il ne fait pas pour autant la sortie des écoles et son goût du vieux semble avoir repris le dessus.
La moyenne d'âge dans le premier gouvernement Philippe dépassait les 56 ans et descendait à 54 ans en incluant les secrétaires d'Etat. Or, l'équipe actuelle navigue dans les mêmes eaux en ce qui concerne l'âge des ministres, mais reste dans la tranche d'âge des quinqua, si on inclue les secrétaires d'Etat. Macron n'a donc pas fait sa révolution. Certains tiendront à signaler un ministre, Gérald Darmanin, mais ce trentenaire de 34 ans n'est pas à proprement parler un perdreau de l'année puisqu'il a déjà été chef de cabinet de l'UMP David Douillet au secrétariat d'État chargé des Français de l'étranger, puis au ministère des Sports, avant d'être nommé directeur de cabinet en avril 2012. A noter toutefois que le benjamin de l'équipe a changé. Mounir Mahjoubi (Numérique), 33 ans, a été "détrôné" par l'un des deux secrétaire d'Etat nommés auprès de Nicolas Hulot. Ex-président LR d'un Conseil départemental pris au PS, celui de l'Eure et de Bruno Le Maire qui s'y est fait réélire député pour la troisième fois, Sébastien Lecornu31 ans, est également issu de la pépinière de droite... Les jeunes de Macron ne sont pas tous des novices : juste de nouvelles recrues.
La promesse de "société civile" n'est pas davantage respectée.
Parmi les 19 ministres, neuf ne sont pas clairement membres d'un parti,
mais à y bien regarder, la sexagénaire Nicole Belloubet qui pouvait faire valoir ses droits à la retraite, mais a été nommée à la place du MoDem François Bayrou, démissionné avec grâce et grandeur pour cause de tromperie aux dépens du Parlement de Strasbourg,  était jusqu'ici membre du Conseil constitutionnel, a été élue à la région Midi-Pyrénées, ainsi qu'à la mairie de Toulouse dans des majorités socialistes.
Quant au nouveau ministre de 
la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, PRG de 70 ans sans défenses, qui fut d'abord nommé à l'Agriculture et à l'Alimentation, avant de remplacer Richard Ferrand (déchu pour favoritisme et enrichissement personnel, selon Cambadélis) à l'Aménagement du Territoire, un mois plus tard, était certes un peu avocat, mais surtout conseiller général depuis 23 ans (1994) et sénateur PRG depuis neuf ans (2008) : un vieux de la vieille en politique.
Au ministère du Travail, Muriel Pénicaud, 62 ans (âge officiel de départ à la retraite), est également étiquetée "société civile", abusivement, car  elle a débuté comme administratrice territoriale (1976-1985), avant d'occuper des fonctions au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (1985-1993), et d'être membre du cabinet du ministre (1991-1993) et conseiller pour la formation auprès de la ministre Martine Aubry (1991-1993), soit déjà dix-sept ans au service de l'Etat. Mais ce n'était pas fini, car on peut bien mettre en exergue ses années Dassault, Danone ou Orange (2002-2014), elle est revenue à ses premières amours, comme administratrices de Aéroports de France, SA où l'Etat est actionnaire principal (50%), puis à l'Etablissement public d'aménagement Paris-Saclay, placé sous la tutelle de l'État, représenté conjointement par les ministres chargés de l’urbanisme, de l’enseignement supérieur et de la recherche. La parité société politique-société civile est un trompe-l'oeil   
Sur le plan de la parité, les apparences sont tout aussi trompeuses
Le gouvernement d'Edouard Philippe se veut des plus vertueux sur ce plan aussi, mais les évidences masquent une réalité plus discutable. 
Quand la nouvelle ministre de la Justice démissionnait de son poste de recteur pour protester contre Fillon
Sur les 29 ministres et secrétaires d'Etat nommés, quinze sont des femmes. Parmi les seuls ministres, on compte même huit hommes pour onze femmes, même si les deux seuls ministres d'Etat, Gérard Collomb et Nicolas Hulot, sont des hommes. En revanche, le remplacement de François Bayrou par Nicole Belloubet au ministère de la Justice a "rééquilibré" la parité parmi les ministres aux fonctions régaliennes, d'autant que la sexagénaire ne pas pas pour sotte, si on considère que le genre ne peut être une spécificité supérieure à l'intelligence. Mais le maintien de la libre-penseuse Marlène Schiappa tend toutefois à contredire cette faveur donnée à la compétence. Point commun à ces deux générations de femmes, le sectarisme de gauche, car la ministre de la Justice avait démissionné de son poste de recteur (sur nomination de Jospin en 2002) de l'Académie de Toulouse  pour protester contre Fillon. "Je ne pense pas trouver désormais la force de conviction suffisante pour servir le ministère de l'Éducation nationale au niveau de détermination qu'exige ma conception de l'éthique professionnelle."
Seule petit accroc par rapport au premier gouvernement d'Edouard Philippe, les ministères des Armées et de la Culture, tous deux occupés par des femmes, ont rétrogradé d'un rang dans l'ordre protocolaire...
Le gouvernement qui devait être "restreint" s'est alourdi 
Deux chiffres :   
- mai 2017 : 18 ministres et 4 secrétaires d'Etat, soit 22 membres 

- juin 2017 : 19 ministres et 10 secrétaires d'Etat , soit 29 membres
Croyez-vous que les "fact checkers" s'en soient donnés à coeur joie ?

Emmanuel Macron poursuit son entreprise de brouillage des clivages politiques

Il débauche des boit-sans-soif issus de la gauche et de la droite qui ne rêvent que de portefeuille ministériel. Avec le remaniement du gouvernement, mercredi,  la gauche et la droite se mêlent sur la photo, comme à un cocktail.

Mais il est vite dit d'affirmer que les deux recrues sont deux ministres.
Avec le remaniement du gouvernement, mercredi,  la gauche et la droite se mêlent sur la photo, comme à un cocktail. C'était la démarche annoncée par le candidat Macron, avant la présidence. Et c'est également l'impression laissée par le deuxième gouvernement d'Édouard Philippe, après un mois d'atermoiements  et une crise politique déclenchée par le départ de la ministre MoDem des Armées, Sylvie Goulard, prise dans une embuscade judiciaire. L'effet dominos ne manqua pas d'opérer, entraînant la chute de la bipolaire Murielle de Sarnez, puis de François Bayrou, patron d'un parti en faillite que le Thénardier tenait artificiellement en vie au moyen d'un système de financement frauduleux aux dépens du Parlement européen, pompe à fric chérie. 

Faute de ressources humaines propres, Emmanuel Macron détourné des ministres désorientés issus de la gauche et de la droite. Les viviers  de gauche et de droite ont du bon... L'allié MoDem est en revanche défaillant, mieux, il est à l'origine d'une crise politique sur fond de déficit de moralité. Le président jupitérien réajuste donc sa stratégie. 
Résultat de recherche d'images pour "dessin gouvernement philippe"
Ces boit-sans-soif  ne rêvaient que de portefeuille ministériel , tout en étant uniquement soucieux de servir les Français.

Jacqueline Gourault, proche de François Bayrou depuis 30 ans, est subordonnée, place Beauvau, au ministre de l'Intérieur socialiste, Gérard Collomb, mais sans affectation déterminée...
Maire de Mont-de-Marsan, Geneviève Darrieusecq travaillera avec Florence Parly, la nouvelle ministre des Armées. 
Si le parti centriste reste présent dans l'exécutif avec deux MoDem (Jacqueline Gourault, proche de François Bayrou depuis 30 ans, est ministre, mais auprès de Gérard Collomb à l'Intérieur, et Geneviève Darrieussecq n'est que secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, aucune n'est ministre de plein exercice. Le MoDem n'est plus indispensable en termes de majorité présidentielle à l'Assemblée composée de 350 Macron-idolâtres.
Belloubet et Travert, anciens PS convertis au macronisme anthropophage. 
Trois socialistes de plus au tableau de chasse du banquier.
Ancienne membre du gouvernement Jospin, Florence Parly n'est pas la seule personnalité issue des rangs du PS à entrer au gouvernement. 
Sa nomination au ministère des Armées soulève déjà une tempête sous les képis, les casquettes et les bérets: depuis mai 2016, cette ministre était directrice générale de SNCF Voyageurs et, avant cela, à Air France: on l'aurait attendue aux Transports ! Mieux, la quinquagénaire (dont le père de la progéniture est Martin Vial, alors directeur général du groupe ...La Poste) a servi le Premier ministre Lionel Jospin comme secrétaire d'État au ...Budget (2000-2002), ce qui fait craindre la prise de mesures d'austérité. Vous avez dit société civile ?
Image associée
Ancienne élue socialiste de gauche à Toulouse, Nicole Belloubet a viré au centre pour appliquer une politique radicale à la Justice et Stéphane Travert, député socialiste de de la Manche depuis juin 2012, récupère le ministère de l'Agriculture. Celui-ci avait été l'un des premiers députés PS à s'être mis "En marche!", en août 2016. Il a fait toute sa carrière au PS, finalement dans le camp des frondeurs: il n'a pas voté la confiance au Premier ministre Manuel Valls. Alors, de la "société civile", ce n'est encore pas lui qui en serait.

Emmanuel Macron n'a pas  pour autant oublié ses proches dans ce remaniement, mais ce qu'on retiendra d'eux n'est ni leur opportunisme ni leur arrivisme. Se situant au niveau du PS Michou Sapin en termes de parti-pris, l'ancien porte-parole d'En marche! élu député REM de Paris, dimanche, Benjamin Griveaux est un ancien vice-président PS du Conseil départemental PS de Saône-et-Loire.
Il sort du cabinet de Marisol Touraine, mais ce n'est pas pour autant qu'il est  secrétaire d'Etat à la Santé. Non, cet "expert" est attaché au ministère de l'Economie, sans attribution spécifique. D'aucuns le soupçonnent d'être l'oreille de Macron dans le sillage des LR, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin. Cette fonction de supplétif le place d'ailleurs au dernier rang  dans l'ordre protocolaire.
L'ancien directeur de cabinet adjoint de Macron à Bercy, Julien Denormandie, est également fait secrétaire d'État, après avoir jusqu'ici été secrétaire général adjoint de l'Élysée

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A noter que ce secrétaire d’Etat est attaché au ministre de la Cohésion des territoires. On peut même dire qu'il reste lié à Richard Ferrand qui a dû lâcher ce ministère sur des soupçons de favoritisme et d'enrichissement personnel sur le dos des mutualistes bretons et que son successeur, Jacques Mézard, 70 ans, restera plaçé sous la tutelle  surveillance du député du Finistère, par le biais du sémillant Denormandie.On se demande encore vraiment où se cachent les membres du gouvernement issus de la "société civile" : une Arlésienne ?

Avec deux secrétariats d'Etat, les demandeurs d'emploi LR "constructifs" peuvent s'estimer négligés.

Pas d'entrée en force des Républicains Macron-compatibles au gouvernement Philippe 2car Bercy en recèle déjà un bon nombre, des Juppéistes, dans un ministère exposé qui va devoir faire ses preuves et où les mouchards de Macron veilleront à ce qu'ils mettent leurs convictions passées dans leurs poches et leurs mouchoirs par-dessus, notamment en matière de CSG et de fiscalité en général.

L'aile droite du gouvernement est néanmoins complétée par deux secrétaires d'EtatProches de Bruno Le Maire - 2,4% à la primaire de la droite et du centre et apport politique négligeable à la majorité - Sébastien Lecornu sera chargé de la Transition écologique et Jean-Baptiste Lemoyne, premier parlementaire LR à rallier Emmanuel Macron, hérite de l'Europe et des Affaires Étrangères, à la suite de la démission forcée de Marielle de Sarnez, bras droit de Bayrou (MoDem), au coeur du système de fraude aux finances du Parlement européen.

dimanche 28 mai 2017

Débauchage : Sarnez (MoDem) fait de la retape auprès de NKM (LR)

Kosciusko a "bien sûr" sa place dans la majorité, estime Sarnez

Toute autre que Nathalie Kosciusko-Morizet en serait outragée...

"Elle a sa place dans la majorité présidentielle si elle le souhaite", a estimé dimanche la ministre chargée des Affaires européennes, Marielle de Sarnez.

Candidate du parti Les Républicains aux législatives de juin à Paris, l'ancienne ministre de l'Ecologie aurait même sa place "au sein du gouvernement", selon Marielle de Sarnez sur Radio J : "C'est à elle de nous le dire, bien sûr qu’elle pourrait le soutenir, je n'en doute pas."

Sarnez et NKM, ticket la 'République en marche' sur Paris ?

"Nous avons cinq ans et dans ces cinq années nous avons une obligation absolue de réussite", a poursuivi la vice-présidente du MoDem et bras droit de François Bayrou, elle aussi candidate dans une circonscription parisienne.

"Pour réussir, il faut être unis, il faut être rassemblés. Une majorité d'abord parlementaire, et ensuite, oui, si on pouvait sortir de la guerre de tranchées, ce serait bien", a-t-elle ajouté, préparant l'avenir.

Les prochaines municipales à Paris sont pour dans trois ans, en 2020
Ex-candidate à la primaire de droite, Nathalie Kosciusko-Morizet (44 ans en 2017) avait signé un appel à "répondre à la main tendue" d'Emmanuel Macron, avec plus de 170 élus Les Républicains de second rang.

jeudi 11 mai 2017

Législatives : Macron tente de dévoyer des élus LR, confirme  Accoyer

Aucun candidat LR n'a encore répondu au démarchage d'En Marche! en manque de talents

Accoyer dénonce la tentative d'En Marche! de "débaucher" des élus LR 

Bernard Accoyer a pointé l'absence d'assise territoriale du mouvement d'Emmanuel Macron. “En Marche ! veut incarner le renouvellement mais hier encore Monsieur Delevoye [son président de la Commission nationale d'investiture du mouvement En Marche!] et son entourage appelait nos élus LR et UDI pour proposer des débauchages individuels", a lancé le secrétaire général des Républicains et député de Haute-Savoie, invité de RFI ce jeudi 11 mai
"J'ai eu des remontées (mercredi) me disant 'j'ai été appelé pour me proposer de devenir candidat En Marche!' ", a déclaré Bernard Accoyer 

Macron fait du neuf avec de l'ancien
"Les investitures En Marche ! seront composées de trois blocs. (…) Beaucoup de PS, des amis de François Bayrou et des candidats inexpérimentés". 

Aucun candidat LR n'a répondu aux "appels du pied" d'En Marche! pour les législatives de juin, assure Accoyer

Aucun candidat des Républicains aux législatives de juin n'a répondu aux "appels du pied" de la République en marche d'Emmanuel Macron, a affirmé jeudi le secrétaire général des Républicains Bernard Accoyer. "Il n'y a pas de candidat aux législatives des Républicains qui ait cédé à ces appels du pied", a-t-il précisé, alors que le mouvement du président élu Emmanuel Macron a reculé de mercredi à jeudi l'annonce des noms d'environ 450 de ses candidats aux législatives, au lieu des 577 sièges à pourvoir.

Selon le député LR, le renouvellement promis par Emmanuel Macron "est un renouvellement qui en a le nom, mais méritera d'être regardé de plus près".
"Avec le recyclage de plus d'un tiers des députés socialistes, avec le personnel politique qui compose le MoDem, il restera des places pour les députés internet qui n'auront guère d'expérience. Avec cette majorité, il faudra réformer le pays", a-t-il douté.

Interrogé sur le scénario d'un éventuel Premier ministre de droite à la tête du premier gouvernement de la présidence Macron, il a déclaré en "avoir parlé, encore récemment" avec Edouard Philippe, le député-maire LR du Havre, proche d'Alain Juppé (mais aussi de Rocard, Chirac et Sarkozy) dont le nom est régulièrement cité. 
"Qu'il soit approché, je crois qu'il l'est, oui. La dernière fois que je lui ai parlé, il n'avait pas pris sa décision", a-t-il ajouté.