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mardi 25 juin 2019

Villepin relativise le passage à vide des Républicains LR

L'ancien premier ministre appelle les Républicains à garder leur "sang-froid"

Dominique de Villepin a encouragé mardi les Républicains à ne pas "céder aux sirènes de l'entourage du président de la République"

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A 65 ans, il estime qu'ils peuvent s'attendre à de "bonnes nouvelles" pour les prochains scrutins, en "gardant leur sang-froid".
"La droite républicaine, Les Républicains pourraient parfaitement, s'ils étaient capable de patience et de travail d'équipe, tranquillement attendre les municipales", a déclaré D. de Villepin, invité de BFMTV et RMC.
"Aujourd'hui le risque, pour eux, c'est la perte de sang-froid, c'est de céder aux sirènes de l'entourage du président de la République cherchant à débaucher les uns les autres. Ca c'est mortel, la lâcheté est toujours mortelle !", a-t-il poursuivi, quelques jours après la publication d'une tribune de 72 maires et élus locaux de droite et du centre en faveur d'Emmanuel Macron.
Pour l'ancien ministre des Affaires étrangères, ces derniers peuvent "s'attendre et préparer de bonnes nouvelles" aux municipales comme aux régionales, "compte tenu des positions très fortes qu'ils ont à l'intérieur du pays".
L'ancien premier ministre de Chirac (2005-2007) avait choisi d'apporter son soutien à Macron pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017. "L'idée est d'annoncer ce ralliement le dernier jour de campagne disponible", dans un entretien avec Parisien. 
3Le choix électoral se ramène à une offre simple. D'un côté, les radicaux qui jurent de renverser la table et la soupière avec elle. De l'autre, les partis traditionnels, qui, quelles que soient les qualités des candidats ou des projets, restent prisonniers de leurs divisions et voient le pouvoir comme une rente à partager", déclara Dominique de Villepin, qui s'était mis en retrait de la scène politique après une vaine tentative de se présenter à la présidentielle de 2012. La "nouvelle voie, que veut ouvrir Emmanuel Macron, celle du rassemblement : contre l'esprit de querelle, faisons le choix de la volonté", selon lui, s'est visiblement rétrécie. S'il a changé de monture, il conserve le même discours de 2017 : " Face à la recomposition politique en cours, les tentations de durcissement, dans les discours ou dans les alliances, risquent d'entretenir une spirale de radicalisation et beaucoup de mes amis politiques, aujourd'hui déjà, peinent à se retrouver dans leur propre famille », dit-il.
Il a mis en garde contre le "danger mortel pour la démocratie française" que représente le face-à-face entre un "extrême centre" et un "mouvement populiste qui risque de faire la synthèse entre l'extrême droite et l'extrême gauche, dans un scénario à l'italienne".
"Parier sur l'idée qu'il n'y a pas d'alternative à Emmanuel Macron, c'est une faute politique", s'est-il alarmé.


mercredi 18 avril 2012

Des politicards transhumants retournent d'où ils viennent

Le troupeau des hommes et femmes de conviction





Les "pomponnettes" de gauche
sont de retour au PS



Martin Hirsch, l'opportuniste

L'ex-Haut commissaire aux Solidarités actives  a annoncé lundi dans Le Monde qu'il voterait  pour le candidat le mieux placé dans les sondages.



Répudié par la gauche aux cris de " Tartuffe ! " ou " Saint Martin ! " sur les bancs du PS à l'Assemblée en 2007, Hirsch n'a jamais bonne presse sur aucun banc



Martin Hirsch  n'a jamais été d'aucune chapelle, ni d'aucun parti politique. 
Il est donc frappant d'entendre le tapage que mène la presse engagée autour de sa déclaration.

A son poste dès mai 2007, cet ancien président d'Emmaüs France  avait eu pour mission de lutter contre la pauvreté:  son  objectif était de réformer le RMI et  demettre en place le nouveau revenu de solidarité active (RSA).


Membre associé du gouvernement d'ouverture, il a déclenché des sentiments extrêmes parmi ses anciens collègues: au pire la colère et le mépris, au mieux la déception et l'amertume. Nicolas Sarkozy a donné le "la": "Aujourd'hui, il fait le choix de François Hollande, c'est son droit", a-t-il déclaré mardi sur France Inter. "Est-ce que c'est le moment ? Est-ce que c'est parfaitement élégant ? C'est un problème qu'il faudra poser à Martin Hirsch."

"L'attitude de Hirsch est frappée d'ingratitude, observe Hubert Falco, le maire de Toulon et ex-secrétaire d'État aux Anciens combattants. Qu'il soutienne Hollande, c'est son droit. Mais il n'avait rien à faire dans un gouvernement de Sarkozy." Falco, qui a toujours eu des relations fraîches avec Hirsch, ajoute: "Il aurait dû avoir la décence de ne rien dire".

Le ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez n'est pas surpris. " J'ai toujours été très lucide sur ce que serait le comportement de Hirsch à la première épreuve, confie-t-il. Attendre la veille du premier tour pour faire ce genre de sortie laisse songeur sur son cynisme. " Hirsch est, selon Wauquiez, " un de ces personnages dans la République qui vont toujours où le vent les porte, c'est-à-dire à la soupe ". Il porte " un masque de conviction derrière le visage de l'opportunisme ".
Le ministre du Travail Xavier Bertrand est peu disert. Il s'interroge sur le moment choisi par Hirsch: " Pourquoi en avril et pas en janvier ? ", suggérant la malveillance.

Plus modéré, le président de la Gauche moderne
Jean-Marie Bockel, ex-ministre d'ouverture, critique une démarche  " qui n'est pas très franche et pas cohérente ". " Quand nous étions au gouvernement, raconte-t-il, j'ai demandé plusieurs fois à le voir pour parler politique. Il a toujours refusé. Il m'avait fait comprendre qu'il voulait rester en dehors de toute politique engagée. Avec lui, on avait l'impression d'être pestiféré quand on faisait de la politique ".

Le ministre des Affaires européennes Jean Leonetti, qui fut un des soutiens de Martin Hirsch à l'Assemblée nationale, laisse percer son amertume: " Comme j'ai été déçu ! J'ai pensé l'appeler. Et puis je me suis dit que cela ne servirait à rien ". Pour Leonetti, l'ex-Haut commissaire " a rompu le pacte moral ". " Le président sort à la fois trahi et grandi de cette histoire car c'est bien la preuve qu'il a fait l'ouverture ", analyse le ministre des Affaires européennes.

Même si elle juge " peu élégante " l'attitude de Hirsch, Nathalie Kosciusko-Morizet  n'exprime aucune surprise et dédramatise les commentaires de la presse militante. " Ce n'est pas lui, la France silencieuse. Je ne crois pas que son attitude soit de nature à troubler beaucoup Nicolas Sarkozy ", confie la porte-parole du candidat. Incapable de fidélité, l'individu  avait en effet déjà beaucoup déçu, mêlant indépendance et bassesse.


Mardi, un proche du chef de l'État tira les conclusions de l'épisode Hirsch pour l'avenir.  Au lendemain des élections régionales de 2010,  l'exécutif lui avait en effet trouvé un point de chute à l'Agence du service civique : " Il va falloir revenir à un certain nombre de règles républicaines qui font que les responsables d'organismes publics ne fassent pas état publiquement de leurs choix électoraux."
Nous attendons avec intérêt de connaître le bilan qu'il dresse de son action dans l'entourage du gouvernement, puisqu'il a présenté début juillet 2009 un " Livre vert sur la jeunesse " qui fixait les grands axes du Plan jeunes annoncé  fin septembre 2009... 

Issu d'une lignée de serviteurs de l'Etat, Martin Hirsh n'est pourtant pas un "homme de position" et il s'est rallié en fait au conseil de la communauté d'Emmaüs de Longjumeau, dont il est encore membre dans l'Essonne, qui l'avait enouragé à récupérer le système. " Pour ton confort, il vaudrait mieux ne pas y aller. Pour nous, ce serait mieux que tu plonges et que tu décroches le plus de choses possible ", lui ont dit les défavorisés qui s'emploient dans les maisons de l'abbé Pierre.

Fadela Amara a annoncé mardi qu'elle allait " voter Hollande " au premier tour

Symbole de la politique d’ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy

L'ancienne secrétaire d'État à la Ville du deuxième gouvernement François Fillon (2007-2010) de Nicolas Sarkozy s'en est expliquée dans Libération.
"Je vais voter pour François Hollande. D’abord c’est quelqu’un que je connais bien, qui est, on peut le dire, un ami."

Militant socialiste du PS depuis 1984, le compagon de Fadela Amara, Mohammed Abdi, est cofondateur et ancien secrétaire général  de NPNS: d'origine marocaine, il est, depuis le lancement de la campagne de Marie-sEGOlène Royal, l'un de ses conseillers sur les questions de l'Islam et la politique étrangère, notamment sur les affaires touchant les pays musulmans. Il fut l'un des plus proches conseillers de Fadela Amara après sa nomination comme secrétaire d'État chargée de la politique de la ville.
 
Etait-elle en fait l'infiltrée du PS au gouvernement ?

D'origine algérienne, la fondatrice de l’association Ni Putes ni soumise ne tarit pas d’éloges pour le candidat socialiste. Qui a "beaucoup d’humour" et qui est "un humaniste". Fadela Amara précise son choix : "Compte tenu de la crise et des difficultés que nous traversons, on a besoin justement à la tête de notre pays d'un homme capable de cette humanité, non seulement de l'incarner mais aussi de la transmettre et de transmettre cette dynamique au service de notre pays."

Défections de plusieurs ex-ministres de gouvernements chiraquiens

Des anciens ministres ou secrétaires d’État d'ouverture de gouvernements de droite ont fait savoir par communiqué qu’ils voteraient pour François Hollande au premier tour de la présidentielle.

Jean-Jacques Aillagon n'a pas cherché à provoquer de coup médiatique en faveur de l'opposition, puisqu'il s'est déclaré le mois dernier, manifestant donc plus de dignité que Hirsch.
Proche de Jacques Chirac, il avait été ministre de la Culture et de la Communication en 2002. Lorsqu'il avait quitté le gouvernement en 2004, il avait été nommé président de l'Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, fonction qu'il exerça jusqu'en septembre 2011.

Mais le cas Brigitte Girardin est plus malsain
Cette dernière, ex-ministre de l’Outre-mer est proche de Dominique de Villepin Elle est présidente du Club Villepin depuis 2009 et secrétaire générale de République Solidaire depuis 2010.
Elle a expliqué son vote contre Nicolas Sarkozy: "Souhaitant mettre fin à une politique qui, pendant cinq ans, a affaibli notre pays, a divisé les Français (…), mon vote personnel se portera sur François Hollande dès le premier tour, sans qu'il s'agisse d'un quelconque ralliement au candidat socialiste".

Les rats quittent le navire Bayrou pour un pédalo

Parmi eux, Azouz Begag (ci-contre à gauche), ancien ministre de Dominique de Villepin, Corinne Lepage (à droite), ministre de l’Environnement du gouvernement Juppé.
Le candidat du MoDem ironise sur les personnalités autrefois marquées  à droite qui rallient le candidat PS.

Corinne Lepage a annoncé le 17 avril  2012 qu'elle crée avec Michel Suchod un nouveau parti le Rassemblement démocrate écologiste et républicain, et appelle à voter pour François Hollande dès le premier tour.
Candidate écologiste à la présidentielle de 1981l'avocate ( des associations écologistes au barreau de Paris qu’à celui de Bruxelles) répond positivement à la proposition d'Alain Juppé de prendre en charge le ministère de l’Environnement en 1995. " Je ne me sens pas une femme de droite, mais je ne renie en aucune manière ma participation aux gouvernements d'Alain Juppé," déclarera-t-elle à la fin de ses fonctions.
En 2000, elle transforme son club de réflexion Cap 21 en mouvement politique, affronte les écologistes anti-libéraux et combat la dictature écologiste incarnée par les altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts.

Pendant sa campagne présidentielle de 2002, elle choisit d'attaquer frontalement les Verts, le Parti écologiste de la Gauche plurielle, à qui elle reproche d'avoir " instrumentalisé l'environnement."
Mais en 2007son  Cap21 est l'un des membres fondateurs du nouveau parti politique de François Bayrou, le MoDem,  et en 2012, elle fait allégeance à Hollande, pourtant allié de Gro-Eva Joly, candidate des Verts d'Europe Ecologie !...

Comment l'opposition fait-elle pour classer Azouz Begag à droite ?

Mais si Begag a été ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances (2005-2007) dans le gouvernement Dominique de Villepin, fonction qu'il quitte afin de prendre une part active dans la campagne présidentielle de François Bayrou.

Les périgrinations de Begag sont moins simples que la presse inféodée au PS le voudrait, car Hollande devra composer avec les déclarations de son rallié de la dernière heure qui déclara en  décembre 2009: " Dans 10 ans, on sera entourés de Chinois, alors il faudra que l’on se serre les coudes, les Français, les Arabes et les Africains, afin de protéger notre identité."

Le 19 novembre 2010, Azouz Begag, qui avoua qu'il aimerait avoir plusieurs femmes, regretta aussi  qu'il y ait trop de femmes parmi les ministres issus de la diversité: " Au sein de la population arabo-musulmane de France, cette féminisation exclusive de l'intégration des minorités passe mal. Elle a un goût amer de provocation. Elle symbolise aux yeux de beaucoup une émasculation, une volonté de créer une image qui vous paralyse, qui vous fait honte de ce que vous êtes, tellement elle est mauvaise (...). Cette féminisation de l'élite politique issue de la diversité a accru le sentiment d'éviction des jeunes Arabes, alors que depuis trois décennies ce sont eux qui subissent la plus grosse charge des vexations, des humiliations et des violences sociales et économiques." Et il se dit athée et intégré...

Et Begag annonça  sa candidature comme " divers gauche " lors de l'élection législative de 1997 (2e circonscription du Rhône) et se retrouve aussitôt accusé, par la gauche locale, d’être un " sous-marin de la droite ", mais en 1999, le Parti communiste lui proposa d’être candidat sur sa liste aux élections européennes... 
En novembre 2006, il déclare à propos de  l'élection présidentielle française: " Je voterais Dominique de Villepin, même s'il ne se présentait pas ".

En 2007, Azouz Begag participe à la campagne présidentielle de François Bayrou.
À l'issue du premier tour, le 24 avril, il déclare sur RMC : " Je sais pour qui je ne voterai pas. Je ne voterai pas, je ne voterai jamais pour Nicolas Sarkozy, c'est clair ". Interrogé sur son vote éventuel pour une femme,  Marie-Ségolène Royal, le 6 mai 2007, il répond : " Franchement, c'est un truc secret.  " 

Pour les municipales de Lyon,  Begag ne bénéficie ni du soutien de l UDF-MoDem du Rhône, ni de celui de François Bayrou, tous deux n'appréciant guère son caractère "incontrôlable". Begag soutient alors officiellement le socialiste Gérard Collomb...

Hollande bénéficie-t-il de ralliements dont il puisse vraiment se flatter ?

Bayrou dénigre à la fois Hollande-Sarkozy au second tour


François Bayrou,  candidat du MoDem, affirme  que "le remplacement de l’UMP par le PS ne changera pas profondément la vie du pays". Car selon lui, les deux grands partis ont fait la même politique, notamment sur le plan des comptes publics.

François Bayrou parle de "transhumance" vers la gauche

A propos des derniers ralliements en faveur de F. Hollande il ironise  "Ceux qui avaient fait le chemin pour aller de la gauche à la droite font le maintenant le chemin pour aller de la droite à la gauche […] ce n’est pas avec des caractères comme cela qu’on peut changer la situation du pays […] on ne peut pas bâtir l’avenir avec des gens qui sont un moment ici, un moment là".

Bayrou prépare son refus de vote utile

François Bayrou précise sa pensée après avoir prôné la reconnaissance du vote blanc en meeting. "Quand je parle de reconnaissance du vote blanc, je ne parle évidemment pas du deuxième tour de l’élection présidentielle […] je parle de la démarche citoyenne de l’électeur qui va voter et qui a, pour moi, le droit de dire 'les candidats que vous nous présentez ne sont pas ceux que je considère comme nécessaires pour l’avenir' [...] je suis pour qu’on reconnaisse ce vote blanc".

L’après 6 mai

Le patron du MoDem évoque enfin son avenir politique. "Quelles que soient les responsabilités qui seront les miennes, je considère comme vital pour le pays qu’un grand courant se reforme […] au centre de la vie politique française, ne serait-ce que pour qu’on puisse suivre un cap clair et écarter le danger des extrêmes".
Le danger de l'extrêmisme incarné par une alliance de gouvernement de Hollande avec le PCF, dissimulé sous les traits de Mélenchon, et des trotskistes de Besancenot-Poutou ?

Dans ses gouvernements d'ouverture, Michel Rocard (PS) n'avait pas eu à regretter la confiance qu'il avait accordée à ses ministres de droite  Michel Durafour (UDF-Rad) ou Jacques Pelletier (UDF-Rad), puis Lionel Stoléru ou Jean-Pierre Soisson.
Jean-Pierre Jouyet a repris ses distances, mais Eric Besson, Bernard Kouchner ou Jean-Marie Bockel, Frédéric Mitterrand et Michel Mercier, qui ont participé aux gouvernements Fillon, sont restés fidèles, sans compter Jean-Louis Borloo.

lundi 16 janvier 2012

Campagne: le sondage qui pacse Bayrou et Hollande

Ce sondage occulte Marine Le Pen et Joly au profit de Bayrou et Hollande


Bayrou et Hollande unis par les media ?


Le baromètre Ipsos-Le Point s'affolle plaçant le leader du MoDem et le candidat PS en tête du palmarès des personnalités politiques à paraître jeudi : ils recueillent chacun 56% d'opinions favorables.
François Bayrou, qui était à la 4e place, gagne 6 points en un mois. François Hollande, 5e en décembre, en gagne 7. Toutefois, François Bayrou, qui n'a que 36% d'avis défavorables, a l'avantage sur François Hollande qui laisse perplexes 38% des Français.

Il n'y en a que pour cette paire
La progression du candidat MoDem "sur les cinq derniers mois est spectaculaire: +20 points de jugements favorables", souligne Ipsos. "Cette période lui a permis de consolider sa base électorale", il "est aujourd'hui à la quatrième place du classement établi par les proches du PS (64% d'avis favorables, +8 points), et retrouve, pour la première fois depuis mai 2007, un solde d'opinion positif sur l'électorat UMP (52% d'avis favorables, +13)".

François Hollande, de son côté, enregistre son meilleur score depuis les primaires socialistes et l'une des meilleures progressions du mois. En tête dans son camp avec 87% de bonnes opinions (+5), il "convainc davantage les ouvriers (69% d'avis favorables, +21 points), auprès de qui il creuse l'écart sur Nicolas Sarkozy", écrit Ipsos. "Il est aussi très largement soutenu par les sympathisants Verts (70% d'avis favorables, +21 points), soit un score supérieur de 12 points à celui enregistré dans son camp par... Eva Joly (58%)".

Marine Le Pen est effacée de la photo
Parmi les autres candidats à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon fait un bond de 7 points de bonnes opinions (37%) et passe de la 23e à la 12e place.
Dominique de Villepin (35%) progresse de deux points, Hervé Morin (31%) de 4 points. Marine Le Pen (32%) gagne 4 points, égalant son record de popularité enregistré en mars: ainsi, elle stagnerait alors que les exégètes la brandissait tel un épouvantail à moineaux. Gro Eva Joly cède 5 points à 24%.

Et pour noyer un peu plus le poisson, IPSOS y mêle le menu fretin
Parmi les personnalités de gauche, Manuel Valls (40%) gagne 4 points et Laurent Fabius (34%) 7 points. Et pourquoi pas Chevènement ? Ou les duettistes trotskistes ?
Au sein du gouvernement, Claude Guéant (20%) et Roselyne Bachelot (27%) enregistrent les plus fortes baisses: -5 points chacun. Mais Libération répugne à nommer les meilleures opinions. Mais s'il faut signaler Michèle Alliot-Marie qui perd aussi 5 points à 32%, le journal vertueux répond présent.

Méthodologie: sondage réalisé les 13 et 14 janvier par téléphone auprès d'un échantillon national représentatif de 948 personnes âgées de 18 ans et plus, sélectionné selon la méthode des quotas.


Si Bayrou était face à Marine Le Pen au second tour, ferait-il alliance avec le PS ?

Ses électeurs veulent-ils une ouverture du centre à gauche ?
Bayrou renoncerait-il à combattre le bipartisme ?

En votant Bayrou, les Français ne se précipiteraient-ils pas dans une impasse ?

dimanche 18 décembre 2011

MAM dénonce "l’inexpérience totale" de Hollande

Michèle Alliot-Marie est cinglante

Membre incontournable des gouvernements Jacques Chirac II (1986-1988), puis Édouard Balladur (1993-1995) et Sarkozy, elle a sans discontinuer la charge de quatre ministères régaliens: Défense (mai 2002-mai 2007), Intérieur (mai 2007-juin 2009), Justice (juin 2009-novembre 2010) et Affaires étrangères (novembre 2010- février 2011) de 2002 à 2011.

Michèle Alliot-Marie sait de quoi elle parle

Elle n’a pas de mots assez durs pour les rivaux du président Sarkozy.

Débarquée en février 2011 du ministère des Affaires étrangères, sur des rumeurs lors de la révolution tunisienne, Michèle Alliot-Marie sait dans quel camp elle est et ne se méprend pas sur les hommes. " Dans une situation de crise, Nicolas Sarkozy est de très loin le meilleur guide possible pour la France. Les Français ont besoin, pour être protégés, d’avoir quelqu’un qui a ses qualités de courage, de solidité, d’impassibilité dans la tempête "
, a-t-elle déclaré dimanche dans la cadre du Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd’hui en France/i-Télé.


" Il (Hollande) ne sait pas comment se passe un conseil des ministres "

L’ancienne ministre d'Etat a méthodiquement analysé ses les principaux rivaux du président sortant.

Hollande est "irresponsable", estime MAM"Dès qu’il dit quelque chose, il faut que quelqu’un de son entourage vienne décrypter ses paroles", a-t-elle raillé, en référence aux couacs sur le nucléaire et les retraites.

Mais MAM a préféré insister sur "l’inexpérience totale " du candidat socialiste.
"Il ne sait pas comment se passe un conseil des ministres, et a fortiori un conseil des chefs de gouvernement européen", a-t-elle insisté. "Par exemple, il va dire à Berlin qu’il souhaite la défaite d’Angela Merkel, alors que s’il était élu, pendant des mois, il aurait à discuter avec elle. Comment voulez-vous que ce soit possible ?". Les élections législatives en Allemagne auront en effet lieu en septembre 2013.

VOIR et ENTENDRE Michèle Alliot-Marie expliquer pourquoi "il faut être sérieux":


" Morin ne parle que pour lui "
La députée des Pyrénées-Atlantiques s’en est aussi pris aux autres candidats de droite, qui risquent de rogner quelques points précieux à Nicolas Sarkozy. C’est d’abord Hervé Morin, qui avait qualifié Nicolas Sarkozy de "capitaine sans cap d’un bateau qui prend l’eau", qui en a pris pour son grade. "Hervé Morin, c’est quelqu’un qui parle pour lui et qui, si j’ai bien compris, représente entre 0,5 et 1% d’intentions de vote", a persiflé l’ancienne ministre pendant le Grand Rendez-vous Europe 1/Aujourd’hui en France/i-Télé. "Je n’aime pas cet état d’esprit. Je n’accepte pas que l’on dénigre la France. Notre pays et solide, il est dans une tempête mondiale, et ce n’est certainement pas Hervé Morin qui est le bon capitaine."

VOIR et ENTENDRE MAM dire que Hervé Morin ne représente que lui:



"Villepin n'est pas gaulliste"
Puis Dominique de Villepin, autoproclamé candidat gaulliste, est venu sur la sellette. " Des attitudes ou des postures ne font pas des convictions ", a lâché MAM. " Dominique de Villepin prend une posture dont il pense qu’elle est gaullienne, mais il n’est certainement pas de Gaulle, et même certainement pas gaulliste, car être gaulliste, c’est d’abord l’intérêt général, avant des ambitions ou des égos personnels. "

VOIR et ENTENDRE MAM régler son compte à Villepin:

Rivale pugnace de Nicolas Sarkozy dans la course à l’investiture à la présidentielle de 2007, Michèle Alliot-Marie s’est faite une raison. "Je ne suis pas candidate à l’élection présidentielle", a-t-elle précisé dans un sourire. "Je souhaite que Sarkozy soit candidat. Il est le candidat que je souhaite et que je soutiendrais de toutes mes forces. " Le message est clair.


mardi 13 décembre 2011

Comme si la crise de la dette ne suffisait pas à la droite

Villepin en rajoute, confrontant Sarkozy à une nouvelle donne à droite

Dominique de Villepin a créé la surprise dimanche en se portant candidat pour 2012.



Experts et politiques l'attendaient non-candidat à la présidentielle
L'ancien premier ministre n'a pas hésité à se lancer officiellement dans sa première campagne.
Lundi, le patron de République solidaire a choisi son moment pour créer la surprise.
" On ne peut pas franchir le pont d'Arcole tous les jours ", dit Alain Juppé à propos de son ancien directeur de cabinet, Dominique de Villepin, lequel n'a visiblement pas écouté le conseil de son ami Juppé. Il a choisi de se présenter malgré tout. Il pense que la remontée dans les sondages de Nicolas Sarkozy ne l'expose plus au reproche de mettre son camp en danger face à un possible 21 avril à l'envers, qui verrait le candidat de la majorité devancé par la candidate du Front national.

Le quatorzième candidat
Après la déclaration de candidature d'Hervé Morin, pour le centre droit, de François Bayrou, pour le centre tout court, celle de Dominique de Villepin change-t-elle la donne pour Nicolas Sarkozy ?

Outre qu'elle embarrasse Bayrou, elle change le contexte dans la majorité.
Certes, le principal danger au centre était incarné par la candidature de Jean-Louis Borloo. Si ce danger a été écarté, il n'en reste pas moins que les points totalisés par Hervé Morin et Dominique de Villepin peuvent coûter cher au président sortant au premier tour de la présidentielle. Surtout ajoutés au score de François Bayrou, dont la progression dans les sondages consécutifs à ses apparitions groupées à la télévision est suivie de près à l'Élysée.

Encore faudrait-il que Dominique de Villepin se présente vraiment
"C'est pas une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy mais, heureusement pour lui, M. de Villepin est un velléitaire et n'ira pas jusqu'au bout ", a pronostiqué lundi Marine Le Pen, rejoignant au moins sur ce point les commentaires "off" de l'Élysée.

Le chef de l'État sait bien que son vieil ennemi aura bien du mal à récolter les parrainages nécessaires et à financer sa campagne, qu'il devra rembourser si son score est inférieur à 5%. " Je lui souhaite bien du courage ! En 2002, nous avions eu un mal fou à réunir les signatures d'Alain Madelin", se souvient Hervé Novelli.

"C'est quelqu'un qui a une vision très légitimiste de nos institutions, et il ne fera rien contre nous", voulait croire, il y a peu, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant. L'Élysée pense malgré tout que le temps du rassemblement viendra, forcément.

D'autres proches avancent aussi quelques explications. " Villepin a compris que l'on pouvait se servir des medias comme d'un glaive ou d'un bouclier, là il s'en sert comme bouclier ", analyse un ami du président, qui y voit rgb(51, 51, 255)un moyen pour Villepin de se protéger des "affaires" . Un élu, proche des deux hommes, raconte que lors de leur dernière entrevue, Villepin a plaidé pour un gouvernement d'union nationale. “Il faut renverser la table, créer un électrochoc politique”, a dit Villepin au président», raconte celui-ci. "Évidemment, Villepin aurait pu trouver sa place dans ce gouvernement, et je pense qu'il l'espérait", ajoute-t-il. Mais l'idée, jugée impraticable, n'a jamais été envisagée par l'Élysée. "Du coup, Dominique de Villepin a été obligé de se présenter", conclut ce dernier.

Angoisses des Français

Mais cette nouvelle donne ne change pas la stratégie de Nicolas Sarkozy.

Le président aurait atteint un "palier" dans les sondages. Et son action européenne lui profite moins qu'il y a un mois. Même si l'image de François Hollande s'est abîmée ces dernières semaines, il reste encore le favori de l'élection.

Face à cette situation toujours mouvante dans l'opinion, Sarkozy entend continuer à garder l'initiative
" Il réunira le sommet Pôle emploi le 18 janvier, à l'Élysée", confie un proche. "Ce sera l'un des grands rendez-vous de la rentrée", prévient son entourage. Après les négociations européennes qui ont occupé l'automne, le président veut répondre à l'angoisse économique principale des Français. Aujourd'hui, il est d'ailleurs en Haute-Savoie, pour rappeler qu'avant le slogan de François Bayrou ("Acheter français"), il a confié à Yves Jego une mission sur le "Made in France".

samedi 18 juin 2011

Le cannabis n'est toujours pas la tasse de thé des Français


La presse de gauche n'a pas encore réussi à retourner l'opinion

Le débat a été relancé cette semaine par la publication d'un rapport de parlementaires socialistes favorables à la dépénalisation, à laquelle le Premier ministre, François Fillon, s'est dit opposé.
A l'inverse, pour Noël Mamère, "il faut sortir de l'hypocrisie sur la question du cannabis! " Partisan de la légalisation contrôlée dès 2002, il demande aux partis politiques d'aborder la question des drogues "sans tabou"...!" Le tabou du bras d'honneur également ? Lien PaSiDupes
Or, si D. de Villepin et Maurice Leroy (à titre personnel) y sont favorables, Jean-Pierre Chevènement estime que légaliser le cannabis "serait un signal désastreux ". L'ex-ministre de l'Intérieur se dit "opposé" à la proposition de Daniel Vaillant (PS) de légaliser la consommation et la production de cannabis.

Près de deux Français sur trois sont opposés à la dépénalisation des drogues douces, selon un sondage IFOP Sud-Ouest Dimanche, réalisé les 16 et 17 juin.
Une drogue "douce" reste une drogue.

63% des personnes interrogées sont opposées à la dépénalisation de substances telles que le cannabis.

La presse fait parfois dans la nuance
Mais c'est rarement à des fins 'justes', comme dirait l'autre, dans le marais poitevin. Sur tous les sujets, même les plus éloignés de leur domaine de compétence, les journalistes à bac +5 jouent de leur curseur personnel avec l'aisance louche des responsables politiques qui ouvrent leurs déclarations avec un 'franchement': cette précaution n'augure rien de bon ? Les envoyés spéciaux, en fait lecteurs des dépêches d'agences de presse en chambre d'hôtel, et les gratte-papier, simples compilateurs en salle de rédaction, rendent comptent de "violentes agressions" et continuent d'étaler leur empathie à bas coût pour la souffrance de "jeunes enfants". A la vérité, ces enfants ne sont-ils pas toujours trop jeunes pour subir des agressions et celles-ci ne sont-elles pas toujours suffisamment 'violentes' ? Penser ainsi que, sans assistance, le lecteur serait inapte à évaluer par lui-même la gravité des faits divers, c'est 'franchement' lui manquer de respect...

Un tiers (36%) des sondés savent distinguer les drogues "douces".
Ils sont favorables à leur dépénalisation.

Mais ces 36% là sont-ils au fait de la question ? Sont-ils chercheurs scientifiques, psychologues distingués ou thérapeutes éclairés ? Qu'en savent-ils, sinon ce qu'ont leur a inculqué en milieu scolaire ou dans les media ?
Toujours demander l'avis du peuple sur des sujets qu'il ne maîtrise pas est en démocratie le summum de la démagogie. De même en est-il de la question du nucléaire sur laquelle les populistes envisagent d'interroger la masse par referendum.

Les sondés âgés de moins de 35 ans sont favorables à 51% à une dépénalisation (contre 49%)
Et 'franchement', selon les démagogues populistes, les jeunes savent tout et mieux que leurs aînés sur le sujet de la drogue. Sans doute ont-ils vulgarisé son usage, mais s'ils les ont à leur tour découvertes, les ont-ils inventées ?

Trois brochures pour diffuser une information validée sur le cannabis

La campagne s’appuie en outre sur la diffusion de trois brochures qui offrent une information actualisée et complète sur le cannabis, sur les risques liés à sa consommation et sur les structures d’aide et d’accueil.

• Une brochure d’information destinée aux jeunes , qu’ils soient consommateurs de cannabis ou non, présente des témoignages d’adolescents, suivis de recommandations d’experts, de questions/réponses sur le produit et les risques liés à sa consommation, ainsi qu’une grille permettant aux jeunes d’évaluer leur consommation. Lien caducée (pdf, 546 Ko)

• Un livret d’information destiné aux parents leur apporte des informations concrètes sur les risques liés à la consommation de cannabis et leur donne des clés pour aborder la question avec leurs enfants. Lien caducée (pdf, 576 Ko)

• Un guide d’aide à l’arrêt , destiné à accompagner les personnes motivées à arrêter leur consommation de cannabis, pourra servir de support de discussion dans le cadre des consultations des professionnels de santé. Lien caducée (pdf, 496 Ko)

mardi 7 juin 2011

Les indignés chroniques français se sont fait doubler par des Espagnols


Les vigilants hexagonaux ont l'indignation pitoyable
Les professionnels de l'indignation savent-ils pourquoi ils s'agitent?

Sans le savoir, nos indignés sont des gâtés du sarkozysme et leur empathie mimétique prête à rire, mais aussi bien à pleurer.
Voir ci-dessus "la foule" des Indignés de Bayonne
Ils suscitent le titre volontariste du Nouvel Obs: "Les "Indignés" français tissent leur toile" !

Mais, Benoît Rayski, historien (L'affiche rouge, Denoël), écrivain (Les cigognes, Ramsay) et journaliste à France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe (L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant) ne se laissse pas gagner par la morosité hargneuse de la gauche aux privilèges.

Le 28 mai, des centaines de manifestants se sont réunis place de la Bastille à Paris - comme d'autres à Nantes pour faire la teuf - et soutenir les milliers d'"indignados" qui manifestaient depuis plusieurs jours à Madrid,
dans une Espagne au bord de la banqueroute.

Mais qui sont donc ces Indignés français et pourquoi manifestent-ils ?

Les Indignés français : posture et imposture


Les Indignés existent : Dominique de Villepin les a découverts ! Dans une lettre assez pathétique (elle commence par « Mon cher Nicolas », ce qui est plutôt tendre s’adressant à un homme qui a promis de le pendre à un croc de boucher…) le président de République Solidaire reproche au chef de l’État de ne pas s’être déplacé pour voir les Indignés. Et il note que De Gaulle, Mitterrand, Chirac ne craignaient pas, eux, d’aller à la rencontre des foules.

[Le "vent de révolte" annoncé (2008) par la pithie Royal tarde à se lever
]
On ignore combien d’individus il faut à Dominique De Villepin pour faire une foule. On relèvera simplement que selon Libération (peu suspect de vouloir minorer un si sympathique mouvement), ils étaient 500 l’autre jour à occuper les marches de l’Opéra Bastille. Mais il est vrai que les Indignés font dans tous les médias- oui, oui, le Figaro aussi – autant de bruit que si ils étaient des centaines de milliers. Car ici et là on évoque en frémissant Mai 68. Ça plaît. C’est bon ça, coco, comme on dit dans les journaux. Certains pour s’enthousiasmer : et si les Indignés étaient l’avant-garde d’un merveilleux chambardement comme celui que la France a connu il y a 43 ans ? D’autre, notoirement plus à droite, en profitent, au contraire, pour dénoncer l’idéologie soixante huitarde, laxiste et génératrice de chienlit (selon De Gaulle).

Quelques mots sur Mai 68 avant d’en venir aux Indignés.
« 69 année érotique » chantait Gainsbourg. L’année 1968 le fut beaucoup plus, si l’on veut bien admettre que l’érotisme ne se cantonne pas uniquement aux ébats d’alcôves. Mai 68 c’est le dernier, et puissant, ­souffle d’une utopie révolutionnaire condamnée à disparaître. Cette utopie était généreuse : ses résultats sont monstrueux… Cette utopie fît éclore des dizaines de milliers de martyrs qui acceptèrent de périr pour elle : là où elle fut appliquée elle engendra des dizaines de milliers de bourreaux… Cette utopie avait la beauté de tous les rêves messianiques : concrétisée dans le réel, elle devint une abominable pourvoyeuse de cimetière…

L’Indigné est, à l’arrivée, un être triste et aigri
Les révoltés de Mai 68 voulaient l’avènement d’un monde nouveau et ils savaient lequel. Pour certains, une démocratie prolétarienne avec des conseils ouvriers partout. Pour d’autres, l’autogestion à la yougoslave (c’était la mode à l’époque). Et pour d’autres encore (quand même moins nombreux) le Grand Bond en avant, cher au président Mao. Ils ne connaissaient pas la haine, sauf peut-être à l’égard du communisme stalinien. Ils avaient lu Marx, Engels, Lénine, Trotsky, Rosa Luxembourg et aussi les situationnistes et aussi Reich et Herbert Marcuse [mais en fait, ce qu'en disait Le Monde, dans le meilleur des cas]. Ils témoignèrent dans leurs affiches, dans leurs slogans, dans leurs textes, d’un bouillonnement intellectuel exceptionnel. Ils échouèrent et, au vu de ce qu’on savait de l’URSS, et de ce qu’on a appris sur le Cambodge et la Chine, il vaut certainement mieux que les choses se soient passées ainsi.

Les Indignés maintenant.

Ils lisent aussi : mais un seul livre, celui de Stéphane Hessel (22 pages, c’est court et c’est à leur portée, Edgard Morin qu’ils vénèrent, c’est déjà trop long et compliqué) [Il faudra songer à le mettre en BD]. Ils ne rêvent pas, ne construisent pas, ne savent pas ce que c’est une utopie qui, même irréalisable, structure quand même les âmes et les cœurs. Non, ils sont juste contre. Dans un noir ressentiment théâtralisé où le cabotinage a le premier rôle. L’Indigné ne va pas à la sortie des usines pour soutenir des ouvriers licenciés. L’Indigné ne prendra pas chez lui, pour une heure, pour un soir, une famille de Roms afin de la nourrir. L’Indigné n’était pas présent au gymnase du 11 ème arrondissement où s’entassaient les migrants tunisiens. Mais l’Indigné s’indigne de ce qu’on fait aux ouvriers, aux Roms et aux Tunisiens. [Et le fait savoir...]

L’Indigné est fait pour s’indigner : toute autre action l’éloignerait de sa posture qui est sa seule raison d’être. C’est pourquoi il regarde parfois vers le ciel – c’est loin – pour donner de la voix contre la main invisible du marché qui plane au-dessus de nos têtes. C’est pourquoi aussi il tend le poing vers l’Ouest, vers Washington– c’est loin aussi – où siège un affreux machin du nom de FMI. C’est pourquoi dans sa version écolo, assez répandue, il proteste avec véhémence contre les Japonais, génocidaires des thons rouges qui sont pour lui, en quelque sorte les Palestiniens de la mer. A moins que ce soit l’inverse, les Palestiniens étant les thons rouges du Proche-Orient.

L’Indigné est dans une sombre imposture à l’égard de lui-même

[Il lui importe de donner de lui une bonne image, celle qui a cours dans l'instant, quitte à flouter sa réflection dans le miroir] : il occupe les marches de l’Opéra Bastille et essaye de croire un peu qu’il a pris la Bastille. [Il s'y fait prendre en photo, pour fixer à jamais sa participation à la marche de l'Histoire] L’Indigné est, à l’arrivée, un être triste et aigris. Car quand il cesse de s’indigner (il faut bien manger et dormir), il constate que les puissants sont très puissants et qu’ils complotent pour le faire taire : ça rend malheureux [ces grandes figures historiques]! Pour en finir avec le parallèle entre Mai 68 et le mouvement des Indignés, il y a une phrase de Marx qui dit tout ce qu’il faut dire : « L’Histoire se répète toujours deux fois : la première sous forme de tragédie, la deuxième sous forme de farce ». La deuxième… Nous y sommes.

atlantico.fr

samedi 29 janvier 2011

Plus rose que rose, le PS fait campagne pour le mariage gay

Jean-Marc Ayrault inscrira une proposition de loi "avant l'été"

Gay, gay, marions-les !

Le 24 août 2010, deux femmes qui avaient tenté de s’unir à Reims
, estimèrent que la définition du mariage par le Code civil n'est pas constitutionnelle et saisirent le Conseil constitutionnel, notamment au sujet des articles 75 et 144, qui interdit ne reconnaît pas le mariage aux personnes de même sexe.

Ce vendredi, le Conseil constitutionnel a confirmé l’illégalité du mariage homosexuel et a indiqué qu’il laisse au législateur le soin de modifier la Constitution pour le légaliser par un vote démocratique…

Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS, a annoncé vendredi 28 janvier l'inscription d'une proposition socialiste de loi reconnaissant le mariage homosexuel "avant l'été" à l'Assemblée nationale.

Jean-Marc Ayrault instrumentalise les homosexuels

  • L'opposition PS-Europe Ecologie-PC cherche-t-elle à se distinguer de Jean-Luc Mélenchon et à isoler un peu plus le Parti de gauche du PC au sein du Front de gauche ?
    VOIR et ENTENDRE la logique de Mélenchon envers le mariage:

    94% des Pacsés ne sont pas des homosexuels...
  • Ainsi, Marie-George Buffet (PCF) a-t-elle déclaré par communiqué que la décision des Sages la "conforte dans le choix qu'(elle) a fait de déposer une proposition de loi visant à ouvrir le mariage à tous les couples sans distinction de sexe ni de genre". Le régime de Staline, comme les nazis, a pourtant instauré les violences homophobes: la loi du 7 mars 1934 punissait de cinq ans de travaux forcés les rapports homosexuels.
  • Au Nouveau Centre, Hervé Morin et le député européen Jean-Marie Cavada se sont déclarés favorables au mariage homosexuel et à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels.
  • Le NPA d'Olivier Besancenot se prononce en faveur du mariage homosexuel et de l'adoption par les couples de même sexe.
    Mais à Cuba, l'homosexualité fut déclarée illégale dans les années 1960 et qualifiée de « manifestation de la décadence capitaliste » par certains dirigeants cubains. Aujourd'hui, des militants LGBT dénoncent encore plusieurs milliers d'arrestations par an et des condamnations judiciaires en raison de l'homosexualité.
  • A l'inverse, le Front national et le Mouvement pour la France sont opposés au mariage homosexuel. Toutefois, le FN n'est pas opposé au concubinage entre personnes du même sexe ni au PACS.

    Le PS cherche simplement à agiter l'opinion, sachant qu'un débat parlementaire a peu de chances de concrétiser ses espoirs. La majorité parlementaire n'étant pas favorable aux unions homosexuelles, l'opposition cherche à collecter pour 2012 les dons du vote homosexuel.
    Après l'avoir entravé et humilié, les socialistes vertueux tentent de réhabiliter le Parlement.
    "A quelques mois de la présidentielle, les Français doivent pouvoir être associés à ce grand choix de société ", estime Jean-Marc Ayrault. Ce texte a toutefois peu de chances d'être adopté, la majorité UMP désapprouvant en effet le mariage homosexuel. Le socialiste sectaire a manqué l'occasion de saluer au passage l'engagement de Carla Bruni-Sarkozy dans la lutte contre le SIDA et sa pésidence du dernier gala d’AIDES, occasion pour quelques généreux donateurs d’aider la recherche contre la maladie et de soutenir les malades.

    Le PS défie le Conseil constitutionnel

    Toujours est-il que les socialistes n'ont pas remis au lendemain de stigmatiser le Conseil constitutionnel qui a placé le législateur face à ses responsabilités .
    "A ma demande", le groupe PS, qui a déposé une proposition de loi reconnaissant le mariage homosexuel, "l’inscrira à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale avant l’été, dans le cadre de notre droit d’initiative parlementaire", a-t-il annoncé.

    Le Conseil constitutionnel ne participe pas au gouvernement des juges
    "Sauf à inventer le gouvernement des juges, le Conseil constitutionnel ne pouvait pas prendre une autre décision. Il dit le droit, ce n’est pas lui qui fait la loi ", a commenté Jean-Marc Ayrault dans un communiqué. Reste qu'on se demande toujours qui l'applique.
    "Le mariage homosexuel est un choix politique qui doit se faire au grand jour au Parlement, devant les Français", a ajouté le député-maire de Nantes, un brin soupçonneux du système parlementaire mais démagogue envers la rue.

    Le mariage homosexuel divise la France

    Au téléphone des sondeurs, les Français semblent aujourd'hui majoritairement favorables à la légalisation du mariage homosexuel: (58%) se disent favorables , contre 35% qui y sont opposés, d'après un sondage TNS-Sofres réalisé pour Canal+, en date du 28/01/11
    Concernant l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, le soutien de l'opinion est moins important mais progresse également: près de la moitié des Français (49%) s'y disent favorables
    Lien Le Figaro

    La question reste pourtant très clivante au PS
    Aujourd'hui, les responsables de la rue de Solferino critiquent « l'immobilisme » de la droite sur cette question sociétale.
    Totalement exclu par Nicolas Sarkozy, le mariage homosexuel avait été inscrite par le Parti socialiste dans son programme présidentiel de 2007.
    Jean-Marc Ayrault est-il représentatif?
    Selon son analyse, " comme le Pacs il y a 10 ans, les préventions ou les hostilités s’estompent. Le droit au mariage pour des parents de même sexe est de mieux en mieux admis et de nombreux pays en Europe et dans le monde [voir le détail de l'esbroufe socialiste ci-dessous] l’ont reconnu dans leur loi".
    " Jusqu’à présent, la majorité s’est toujours refusée à prendre la moindre initiative en ce sens. Mais la société évolue plus vite que l’UMP ", s'est-il gargarisé.
    Que reste-t-il du mariage homosexuel célébré par l'ex-socialiste Mamère dans sa 'république bananière de Bègles ?
    Lire PaSiDupes

    Les positions socialistes sont diverses et troubles
    « Toutes les propositions de loi des parlementaires socialistes, destinées à ouvrir le mariage aux couples de même sexe et à protéger les droits des familles homoparentales ont été rejetées par la majorité parlementaire», assure Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale aux questions de société. Mais cette proche de Sa Cynique Majesté Royal exploite le filon politicien de la discorde fétide. En vérité et quoi qu'en dise la chaufferette de son siège parlementaire, Désirdavenir Royal en campagne avait occulté ce thème, pour la bonne raison qu'elle est réservée sur la question.

    L'ancienne ministre Christine Boutin a réagi pour le JDD.fr à la décision du Conseil constitutionnel vendredi. Connue pour son combat contre le PACS, il apparaît aujourd'hui que
    « Cette décision n’est pas surprenante. Je n’étais pas du tout inquiète. C’est une réponse en droit. Le mariage est fondé depuis le code civil sur un homme et une femme. Neuf sages, aussi sages fussent-ils, ne peuvent pas se substituer à l’Assemblée et au Sénat dans un régime démocratique. » Elle met en garde contre le mariage homosexuel en tant qu'il est « une porte ouverte à l’adoption. L’intérêt de l’enfant est d’avoir un papa et une maman. Ma problématique est de voir l’intérêt du plus fragile et de le défendre quel que soit le type de fragilité. En l’occurrence, il s’agit de l’enfant. Par contre, on me trouvera toujours aux côtés de ceux qui luttent contre la discrimination homosexuelle. Actuellement, il y a un fait d’actualité d’un homosexuel qui a été tabassé par des dingues, j’espère bien que les peines seront lourdes. »
    « Ce n’est pas du tout ma foi qui me conduit à prendre cette position. C’est laréalité historique, biologique, psychologique. Pas du dogmatisme ou de l’idéologie. », précise-t-elle à l'attention des amateurs d'amalgames.

    La majorité est partagée

    L'UMP n'a pas encore officiellement réagi.
    Seul Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a rappelé sur LCI, qu'il n'était pas favorable à un feu vert juridique donné au mariage homosexuel. « Ça peut être un sujet de campagne présidentielle, de débat politique, de débat parlementaire, pas un débat de droit» a-t-il déclaré cette semaine.

    A l'UMP, Jean-Pierre Raffarin fut le premier Premier ministre libéral à inviter les associations LGBT à Matignon, tandis que le 28 septembre 2010 Dominique de Villepin réaffirma son opposition au mariage et à l’adoption pour les gays et lesbiennes.

    Le 5 juin 2004, le mariage de deux hommes a été annulé d'office et le maire Verts de Bègles, Noël Mamère, sanctionné. Ce « mariage » homosexuel célébré à grand renfort publicitaire n'est d'ailleurs pas une réussite: les époux, Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier, ont défrayé une nouvelle fois la chronique, judiciaire cette fois, deux ans plus tard. Le parquet de Bordeaux a ouvert à leur encontre une enquête préliminaire pour «abus de faiblesse, abus de confiance, vol, falsification et usage de chèques». Noël Mamère s'est d'abord dit lassé qu'on l'associe à cette union annulée par la justice. « Je n'ai aucune réaction. Je ne suis pas marié avec eux ! » s'agace le député Verts...
    Il n'est unique non plus. Le 13 juin 2009, le maire de Haute-Goulaine (Loire-Atlantique) a procédé au mariage en mairie… de deux lesbiennes et le maire, Jean-Claude Daubisse, est un élu de l’UMP. Un acte totalement illégal dont la justice, se fondant sur le Code Civil et la jurisprudence de l’affaire de Bègles, devra se saisir. C'est dire que la caricature de la droite par l'opposition n'est respectueuse ni de la réalité ni de l'opinion qu'elle manipule.

    La presse aux ordres du PS ne nous dit pas tout
    Voté en 1999 sous le gouvernement Jospin, le Pacs (Pacte civil de solidarité)
    , contrat de droit français, est un partenariat contractuel entre deux personnes majeures, quel que soit leur sexe, ayant pour objet d’organiser leur vie commune.

    Le mariage homosexuel est aujourd’hui légalisé dans dix pays en pointe, lance l'opposition, mais seulement 10 dans le monde: Pays-Bas (qui est revenu sur la légalisation du cannabis), Belgique, Espagne, Canada, Afrique du Sud, Norvège, Suède, Portugal, Islande et Argentine… mais pas en France.

    A l'étranger, la répression de pays essentiellement musulmans
  • De nos jours, les actes homosexuels sont encore passibles de peine de mort dans sept pays : Afghanistan, Arabie saoudite, Iran, Nord du Nigeria, Mauritanie, Soudan et Yémen.
  • L'homosexualité est toujours punie d'emprisonnement dans une soixantaine de pays (de quelques mois à la perpétuité), de sévices corporels, de déportation ou de travaux forcés, dont : Sénégal, Algérie, Bangladesh, Botswana, Burundi, Cameroun, République démocratique du Congo, Émirats arabes unis, Éthiopie, Îles Fidji, Guyana, Jamaïque, Kenya, Libye, Malaisie, Maroc, Mozambique, Nigeria, Oman, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Singapour, Sri Lanka, Syrie, Tanzanie, Togo, Zambie. Cette liste n'est pas exhaustive.
    En France, le PS souhaite aura donc du mal à convaincre dans les mosquées.
  • LCP organise un prochain débat 'équitable et démocratique', auquel sont invités:
    +Jean-Marc Nesme, député UMP de Saône et Loire, 'instigateur', selon LCP initiateur en janvier 2006 d’une entente parlementaire « pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de pouvoir s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère », d'une part,
    et
    +Jean-Luc Romero, conseiller régional socialiste d’Ile de France, président d’Elus Locaux Contre le Sida;
    +Emmanuel Blanc, président de Gaylib (associé à l'UMP, mais dont le blog est hébergé par Têtu, possédé par Pierre Bergé, PS);
    +Philippe Rollandin, porte parole de l’Association des Parents Gays et Lesbiens, d'autre part.
    Les débatteurs seront-ils à 58% favorables au mariage homosexuel, ou à 75 ?
  • vendredi 5 novembre 2010

    Les partisans de Villepin désapprouvent son antisarkozysme


    La solidarité prévaut dans la majorité

    Dominique de Villepin publie un réquisitoire sur la présidence Sarkozy

    Dans un livre à paraître lundi 8 novembre, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac pourfend la présidence de Nicolas Sarkozy, qu'il accuse d'avoir notamment "dévalorisé la fonction présidentielle". Au terme d'un vaste tableau historique, ce pamphlet retrouve les accents du bouquin publié en 2008 par le patron du MoDem, François Bayrou
    "Nicolas Sarkozy a innové en inventant une cour à son image. Elle a la peur comme moyen, l'argent comme fin et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique. La politique n'y est pas perçue comme un levier, encore moins comme un idéal, mais comme un marché où l'on achète et brade les hommes comme les idées en fonction de l'intérêt du moment", caricature-t-il.

    Une charge charge qui tombe mal

    Ses partisans appellent Dominique de Villepin à sortir de la critique systématique du chef de l'Etat. Ils l'invitent à ouvrir une phase de "responsabilité" afin de représenter une alternative crédible en 2012.

    Certains cadres de son parti "République solidaire" (RS) espéraient que leur leader tournerait la page de l'antisarkozysme, même avec le procès en appel de Clearstream en mai 2011, et prendrait de la hauteur pour crédibiliser son offre de candidature alternative à droite en 2012.
    "L'antisarkozysme ne mène à rien. Les Français ne veulent pas d'un président qui clive, fabrique de la distance et pas de l'adhésion. Il faut dépasser cela si on veut apparaître comme un homme d'Etat, sinon, on se 'Bayrouise' ", analyse-t-on dans l'entourage de l'ancien Premier ministre.

    Alors que circule le nom de Marie-Anne Montchamp parmi les prochains bénéficiaires du remaniement gouvernemental, la porte-parole de RS estime que l'histoire des relations complexes entre Villepin et Sarkozy doit s'enrichir d'un nouveau chapitre après l'opposition frontale sur fond d'affaire Clearstream et le lancement de République solidaire le 19 juin.
    "On est à 7% dans les sondages. On a vocation à être plus haut. Il faut repartir sur une dynamique politique", affirme Mme Montchamp, qui évoque une "séquence de la responsabilité" pour faire "un pont entre l'homme de l'ONU (non à l'intervention en Irak en 2003) et l'homme du combat présidentiel de 2012".

    A l'Assemblée nationale, Mme Montchamp et François Goulard, autre pilier de RS, ont mis ce principe en application en votant avec le reste de l'UMP la réforme des retraites, au risque de brouiller leur message en faveur d'une alternative à droite.
    "On ne peut pas refuser une loi qui va apporter quelques milliards à l'équilibre des comptes sociaux", se justifie le député-maire de Vannes François Goulard. Pour Mme Montchamp, "l'état des finances sociales ne supporte pas les atermoiements".

    Dominique de Villepin accuse le coup

    "J'ai dit que moi je me serais abstenu. Qu'ils décident de faire autrement, c'est leur choix", relativise l'ancien Premier ministre, qui revendique une "liberté" totale pour ses proches - y compris celle d'entrer au gouvernement.

    Sur fond de remaniement, Marie-Anne Montchamp, ex-secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées de Jean-Pierre Raffarin, aurait été approchée. "Je ne ferai rien qui n'aille pas dans le sens d'amplifier l'action de République solidaire", affirme l'intéressée, sans préciser ses intentions.

    Le coup de grâce pour le MoDem de Bayrou ?
    Tout en étant courtisés par l'Elysée, la dizaine de députés estampillés RS affirme toujours vouloir constituer un groupe parlementaire autonome de l'UMP (quinze députés minimum), en misant sur d'hypothétiques "prises de guerre" avec les déçus du remaniement.

    D. de Villepin ne démord pas
    Il maintient son cap vers 2012: "Je serai partie prenante à cette élection présidentielle. Je ne fais pas que taquiner le goujon".
    Grivois, Monsieur le baron Dominique Marie ?

    Ah ! C'que c'est bon ! Ah ! C'que c'est bon !
    De se faire astiquer les balises
    Ah ! C'que c'est bon ! Ah ! C'que c'est bon !
    De se faire taquiner le goujon