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vendredi 5 novembre 2010

Les partisans de Villepin désapprouvent son antisarkozysme


La solidarité prévaut dans la majorité

Dominique de Villepin publie un réquisitoire sur la présidence Sarkozy

Dans un livre à paraître lundi 8 novembre, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac pourfend la présidence de Nicolas Sarkozy, qu'il accuse d'avoir notamment "dévalorisé la fonction présidentielle". Au terme d'un vaste tableau historique, ce pamphlet retrouve les accents du bouquin publié en 2008 par le patron du MoDem, François Bayrou
"Nicolas Sarkozy a innové en inventant une cour à son image. Elle a la peur comme moyen, l'argent comme fin et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique. La politique n'y est pas perçue comme un levier, encore moins comme un idéal, mais comme un marché où l'on achète et brade les hommes comme les idées en fonction de l'intérêt du moment", caricature-t-il.

Une charge charge qui tombe mal

Ses partisans appellent Dominique de Villepin à sortir de la critique systématique du chef de l'Etat. Ils l'invitent à ouvrir une phase de "responsabilité" afin de représenter une alternative crédible en 2012.

Certains cadres de son parti "République solidaire" (RS) espéraient que leur leader tournerait la page de l'antisarkozysme, même avec le procès en appel de Clearstream en mai 2011, et prendrait de la hauteur pour crédibiliser son offre de candidature alternative à droite en 2012.
"L'antisarkozysme ne mène à rien. Les Français ne veulent pas d'un président qui clive, fabrique de la distance et pas de l'adhésion. Il faut dépasser cela si on veut apparaître comme un homme d'Etat, sinon, on se 'Bayrouise' ", analyse-t-on dans l'entourage de l'ancien Premier ministre.

Alors que circule le nom de Marie-Anne Montchamp parmi les prochains bénéficiaires du remaniement gouvernemental, la porte-parole de RS estime que l'histoire des relations complexes entre Villepin et Sarkozy doit s'enrichir d'un nouveau chapitre après l'opposition frontale sur fond d'affaire Clearstream et le lancement de République solidaire le 19 juin.
"On est à 7% dans les sondages. On a vocation à être plus haut. Il faut repartir sur une dynamique politique", affirme Mme Montchamp, qui évoque une "séquence de la responsabilité" pour faire "un pont entre l'homme de l'ONU (non à l'intervention en Irak en 2003) et l'homme du combat présidentiel de 2012".

A l'Assemblée nationale, Mme Montchamp et François Goulard, autre pilier de RS, ont mis ce principe en application en votant avec le reste de l'UMP la réforme des retraites, au risque de brouiller leur message en faveur d'une alternative à droite.
"On ne peut pas refuser une loi qui va apporter quelques milliards à l'équilibre des comptes sociaux", se justifie le député-maire de Vannes François Goulard. Pour Mme Montchamp, "l'état des finances sociales ne supporte pas les atermoiements".

Dominique de Villepin accuse le coup

"J'ai dit que moi je me serais abstenu. Qu'ils décident de faire autrement, c'est leur choix", relativise l'ancien Premier ministre, qui revendique une "liberté" totale pour ses proches - y compris celle d'entrer au gouvernement.

Sur fond de remaniement, Marie-Anne Montchamp, ex-secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées de Jean-Pierre Raffarin, aurait été approchée. "Je ne ferai rien qui n'aille pas dans le sens d'amplifier l'action de République solidaire", affirme l'intéressée, sans préciser ses intentions.

Le coup de grâce pour le MoDem de Bayrou ?
Tout en étant courtisés par l'Elysée, la dizaine de députés estampillés RS affirme toujours vouloir constituer un groupe parlementaire autonome de l'UMP (quinze députés minimum), en misant sur d'hypothétiques "prises de guerre" avec les déçus du remaniement.

D. de Villepin ne démord pas
Il maintient son cap vers 2012: "Je serai partie prenante à cette élection présidentielle. Je ne fais pas que taquiner le goujon".
Grivois, Monsieur le baron Dominique Marie ?

Ah ! C'que c'est bon ! Ah ! C'que c'est bon !
De se faire astiquer les balises
Ah ! C'que c'est bon ! Ah ! C'que c'est bon !
De se faire taquiner le goujon

mardi 1 juillet 2008

Humour - Les meilleures "petites phrases" de 2008

La gauche n’arrive encore pas première
L’opposition de Bayrou à Besancenot, en passant par le PS et le PCF, réussirait mieux au concours de la petite phrase la plus fielleuse…
Le jury du Prix "Press Club, Humour et Politique" a récompensé le 30 juin la "petite phrase" la plus drôle de l'année parmi les 17 prononcées par nos politiques, en lice pour l'édition 2008. Décerné par un jury de journalistes et d'humoristes que préside l'ancien PDG d’agence de presse, Jean Miot, le prix est décerné chaque année aux propos volontairement ou involontairement drôles d'une personnalité politique.

Voici les 17 phrases nominées pour le Prix 2008 :
- "Bernard Palissy brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C'est la stratégie de l'anéantissement", Jean ARTHUIS, Sénateur de la Mayenne. Tarabiscoté !
- "Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires", François BAYROU, Président du Modem au soir de sa défaite aux Municipales. Lucide ?
- "Ne montez pas, il y a du monde dans la rue", François BAYROU, refusant sa porte à Ségolène ROYAL le soir de sa défaite. Comme Bayrou, cette phrase a manifesté des faiblesses : Sa Cynique Majesté Royal en aurait dit, comme de son auteur, qu’elle est restée en panne !
- "Il m'a fait l'impression de l'amant qui craint la panne...", réponse de Ségolène ROYAL, dans son livre, à propos de l’inébranlable Bayrou. Elle s’est pourtant contentée de Flamby pendant des années…
- " Le Parti Socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner", Xavier BERTRAND, Ministre du Travail. Sans parti ? Ouf, l’orthographe sauve l’honneur…
- "On ne peut pas s'entendre avec tous les Ministres, car tous les Ministres ne peuvent pas s'entendre", Eric BESSON. Réalisme et humour font-ils bon ménage ?
- "Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour devenir Premier Ministre", Jean-Louis BORLOO. Brillant !
- "Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?", Christian ESTROSI, Ancien Ministre, Maire de Nice, s'adressant à des journalistes accompagnant le Chef de l'Etat en Guyane. Le PS n’est pas d’accord !
- "Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française", François GOULARD, Député-maire de Vannes. Supérieur !
- "Sarkozy est passé de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac", François HOLLANDE. Cà sonne comme la basse-cour de la Rue de Solférino.
- "Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo", Christine LAGARDE. Promotrice du Vélib’, cette phrase a toutes ses chances au PS et chez Les Verts.
- "Je voulais voir les Antilles de vive voix", Bernard LAPORTE, Ministre des sports débarquant en Guadeloupe. Au téléphone ?
- "Les retraits de l'UIMM, c'est mieux que la valise RTL", Jean-Claude MAILLY, Secrétaire Général de FO. Toute une époque …
- "Fadela Amara au Gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel", Nadine MORANO. C’est flatter Fogiel…
- "J'ai tendance à croire que Nadine Morano c'est la Castafiore", réponse de Fadela AMARA. Côté bijoux,la spécialiste des perles, c’est Fadela !
- "Souvent les courants d'air proviennent de ce qu'il y a trop d'ouverture ", Josselin de ROHAN, Sénateur du Morbihan. Les courants du PS illustrent plutôt la fermeture.
- " Je me retrouve avec la journée des droits de l'homme sur les bras et Khadafi sur le tarmac", Rama YADE. Ses états d’âme de Rama ne compensent pas leur absence chez sa consoeur, Sa Cynique Majesté Royal.

En 2007, le gagnant du Prix était le Président du conseil général des Hauts de Seine, Patrick Devedjian."Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux Sarkozistes, c'est tout dire", déclarait-il en en mai 2007. Une phrase teintée d'agacement. Mais une phrase qui nous a fait rire.

Et ‘the winner is ' :
Le ministre de l'Ecologie !
Jean-Louis Boorlo
a été récompensé lundi pour cette phrase: "Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour devenir Premier ministre".
Le jury a également décerné un prix spécial à
Xavier Bertrand, ministre du Travail, pour avoir lancé : "Le parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner".
François Goulard, député-maire UMP de Vannes, a reçu quant à lui un accessit, le tout nouveau "prix des internautes" du Press Club pour : "Johnny Halliday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française".


Aucun lot de consolation pour la gauche. L’humour ( ?) de salon de Hollande n’a séduit personne. Un ‘couac’, comme les autres.
En revanche, cette année le jury a accordé un bonus en retenant une nouvelle "raffarinade" - du nom de l'ancien Premier ministre
Jean-Pierre Raffarin : "Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens". Profond…
En 2007, le prix avait été décerné à Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, pour : "je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux sarkozistes, c'est tout dire".