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vendredi 24 octobre 2014

Les "arrière-pensées" de la Ch'tite Aubry n'inspirent que mépris à Sapin, ministre des déficits

Le ministre des déficits prend la grosse tête

Sapin ne daigne pas "commenter des arrière-pensées" de l'amère Aubry

Le ministre des Finances répond par le mépris aux critiques de la maire de Lille qui éreinte la politique économique menée par ...Michel Sapin. Mon beau Sapin, roi de la Place Vendôme (ci-contre), a refusé lundi de commenter des "arrière-pensées" de Martine Aubry: sentirait-elle fort la bière rance ? 
"Comment voulez-vous que je commente des arrière-pensées? s'est indigné  le ministre des déficits de quatre gouvernements en deux ans. "Je ne commente que des pensées", s'est encore flatté Michou Sapin sur France Info, interrogé sur les motivations politiques de Mme Aubry.
Le ministre des Finances a par ailleurs repassé une couche de cirage sur les propos du président François Hollande, qui a assuré que les grandes orientations de politique économique seront maintenues, ce qui serait un changement. 

"Le cap c'est celui-là: appuyer les entreprises, diminuer la dépense publique; on ne changera pas"

, a garanti Sapin.

"Est-ce que c'est à mi-mandat qu'on change de cap? On n'aurait que des inconvénients: ni les avantages de la politique que nous menons (...), ni les avantages d'une autre politique parce qu'elle n'aurait pas le temps de se mettre en place", semble-t-il avoir compris, concluant: "La seule solution aujourd'hui, c'est de réussir la politique qui est menée et il serait bon que chacun apporte sa pierre". Chacun attend juste le prochain revirement...

Dans un entretien au Journal du dimanche, l'amère de Lille, ex-ministre des Affaires sociales, est sortie de sa réserve. Depuis le début du quinquennat, elle campait sur son quant-à-soi, mais il s'avéra qu'elle agitait bien un peu les "frondeurs" du PS dans la coulisse.
 
La pierre de la Ch'tite Aubry ? "Qu'on réoriente la politique économique"

Selon les "Une" des journaux, la "dame de piques" caillasse le gouvernement socialiste depuis son créneau. Dans un entretien avec le JDD, la maire de Lille dénonce la politique économique du gouvernement qu’elle juge trop libérale. Juste pour nourrir le débat d’idées ? 

Pour Libération, elle se pose, "sans le dire et sans le vouloir, en alternative à Manuel Valls au poste de premier ministre".

Le Figaro publie justement un sondage qui traduit le rejet de la politique de François Hollande : 86% des français ne souhaitent pas que le chef de l’état brigue un second mandat.

Les Echos note toutefois que depuis janvier dernier, 119 sites de production ont été créés contre 90 sur la même période en 2013. Quant aux fermetures, elles ont reculé, passant de 204 à 153. Toujours dans Les Echos et malgré ses louables efforts  de défense des retranchements du gouvernement, il se fait l'écho du rapport de la Cour des Comptes qui épingle les nouvelles lignes TGV : sur 6 liaisons à grande vitesse étudiées, aucune n’a atteint les objectifs de rentabilité annoncée, que la largeur des quais permettent ou non leur passage... Les projections sur le nombre de voyageurs sont souvent gonflées pour permettre la validation des projets.

L’Humanité fustige le projet d’Emmanuel Macron qui vise à favoriser la création de lignes d’autocars longue distance gérées par des opérateurs privés, "une aberration écologique et une menace directe pour le transport public ferroviaire régionale".

La maire PS de Lille, Martine Aubry, a déclaré lundi qu'elle ne souhaite "pas être un recours" face à François Hollande, disant vouloir sa "réussite". On ne pourrait en effet s'y prendre autrement.

dimanche 19 octobre 2014

Fessenheim: Cosse et Royal entrent en guerre sur la centrale nucléaire

Nouvelle passe d'armes Cosse-Royal 

La secrétaire nationale d'EELV dit avoir reçu de Hollande des promesses de fermeture avant 2017. La ministre, elle, ne veut jurer de rien.
Hollande aurait réaffirmé sa détermination à fermer la centrale nucléaire de Fessenheim (Bas-Rhin) "avant 2017", clamait la secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) Emmanuelle Cosse vendrediaprès avoir rencontré lundi à l'Elysée le président qui en avait fait un engagement de campagne. 
La ministre de l'Écologie Ségolène Royal s'est empressée de modérer l'enthousiasme de la chef de parti, affirmant que les options restent ouvertes et que Fessenheim n'est qu'une "hypothèse". 
"Fessenheim fermera; nous en avons aussi parlé avec le président de la République", a maintenu E. Cosse sur France Info. "C'est ce qu'il a dit. Je suis peut-être la seule en France à le croire, mais Fessenheim fermera, c'est un engagement du président de la République. J'entends bien les pressions d'EDF, des syndicats, les sorties de Ségolène Royal et de Stéphane Le Foll. Sauf que je vous dis que Fessenheim fermera", a-t-elle insisté. "Si Fessenheim ne ferme pas, ça veut dire que la France n'est pas capable de répondre à la question de la sûreté nucléaire. Cette centrale est sur la nappe phréatique la plus importante d'Europe. En plus, Fessenheim est en panne toutes les semaines", a polémiqué l'élue d'Ile-de-France pour qui cette fermeture ne serait "pas une lubie des écolos ou de François Hollande mais la nécessité d'avoir une politique énergétique à la hauteur des enjeux".

Ségolène Royal a répondu que "ce qui est sûr, c'est que deux réacteurs fermeront" avec l'ouverture de Flamanville.
 

Une évidence balancée dans la foulée sur i>télé. La fermeture de Fessenheim "c'est l'hypothèse aujourd'hui qui a été avancée dans le cadre de la campagne présidentielle (....) Pour l'instant, il n'y a pas d'autre d'hypothèse sur la table". 
Se félicitant d'être, selon elle, "très pragmatique", elle s'est engagée à ce que "les choses se fassent, pas parce qu'on a promis les choses". 

Elle insiste même désormais pour "tenir compte de l'évolution de ce qui s'est passé entre la promesse et le moment où on la réalise", faisant allusion aux investissements de mise aux nouvelles normes et de sécurisation réalisés depuis dans la doyenne des centrales françaises.
La ministre s'est retranchée derrière "l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) [qui] nous dira, au moment où il faut fermer, quels sont les réacteurs les plus dangereux ou ceux qui nécessitent le plus lourd investissement public. Est-ce que c'est Fessenheim ? Est ce que c'est d'autres réacteurs ?" Royal en est encore à "regarder" la question...
"À ce moment-là, en fonction de la proposition de l'entreprise (EDF), on examinera la situation et EELV, comme nous, examinera aussi la situation en fonction de la réalité de ce qui est dit par l'Autorité de sûreté nucléaire", a-t-elle conclu.

Jeudi,  Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement Valls n'avait pas exclu non plus le maintien en activité de la centrale nucléaire de Fessenheim, se contentant d'observer que celle-ci ne figure "pas dans la loi" sur la transition énergétique. La fermeture de Fessenheim a toutefois été promise par François Hollande et confirmée après son élection en 2012. 

vendredi 1 août 2014

Autoroute de l'Ouest : non, non, Valls n'a pas désavoué Royal !

A la différence de S. Royal, le Premier ministre n'a pas "d'objection" 

Valls est favorable au lancement de la procédure de consultation que sa ministre veut bloquer 


Blocage: bras croisés
sur la réalisation de l'autoroute A831.

"Pas d'objection": Manuel Valls n'est pas à une contre-vérité près...
Le Premier ministre a autorisé jeudi le lancement de la procédure de consultation sur la réalisation de l'autoroute A831, à laquelle s'oppose Ségolène Royal. Sous certaines "réserves" qu'il énumère, Manuel Valls déclare que "le gouvernement n'a pas d'objection à ce que la procédure de consultation soit lancée afin de connaître le coût de cet ouvrage"Le premier ministre aura le dernier mot et le fait savoir.

Pas de désaveu non plus, assure aussi Valls  

Manuel Valls estime qu'il n'a nullement désavoué Ségolène Royal. 
"Pas le moins du monde", a répondu le Premier ministre. "Pour prendre une décision, il faut avoir tous les éléments" de l'accord, comme de l'interdiction: l'amère Royal appréciera (...) "Je suis comme la ministre, à l'écoute des élus de cette région. Il y a un projet qui pose beaucoup de problème en termes d'intégration environnementale, mais pour faire le bon choix, étudier les choix alternatifs et de contournement, il faut avoir tous les éléments en main", a insisté Manuel Valls.
Tous, sans elle:
Bruno Retailleau (UMP, au micro) et Olivier Falorni (PS, derrière) dénoncent "le fait de la princesse". Les élus ont manifesté pour l’A 831
Invité d’Europe 1 Soir vendredi, Ségolène Royal a cherché à gommer toute marque de discordance, précisant avoir été associée à l'écriture de cette lettre. "Il était aberrant de se lancer dans un projet comme celui-là sans étudier de piste alternative", a toutefois fait valoir la ministre de l’Ecologie pour sa défense. "Et dans le courrier qu'il [Manuel Valls] a adressé aux élus, il a déclaré qu'il fallait également étudier la piste alternative, ce que les élus de Vendée refusaient de faire", a-t-elle accusé.

Le contenu de la lettre

Tracé de l'autoroute de la discorde 
La position de Valls fait l'objet d'une lettre rendue publique par des élus qui l'avaient saisi après que la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a exprimé son hostilité au projet. Le Premier ministre souligne que, en raison de "l'insertion environnementale délicate" du projet, "des modifications substantielles" au projet initial ont déjà été apportées et il demande qu'elles soient "portées à la connaissance du public". 
Il demande aussi d'"inscrire encore davantage le projet dans une démarche de développement durable". 
Enfin, "il conviendra de chiffrer parallèlement la solution alternative" de contournement de la zone écologiquement la plus sensible (le Marais poitevin) évoquée par Ségolène Royal. "C'est en conclusion de ce processus que sera prise la décision de réaliser ou non l'A831", destiné à relier Fontenay-le-Comte, en Vendée, à Rochefort, en Charente-Maritime, conclut Manuel Valls.

Bras de fer  

Plusieurs grands élus de l'Ouest de la France, issus des rangs de la droite et de la gauche, avaient écrit à Manuel Valls le 28 juillet pour réclamer que l'Etat autorise les élus locaux promoteurs du projet à "aller jusqu'au bout de la procédure de consultation". La coquecigrue du Marais - oiseau mythique né du croisement d’un coq, d’une grue et de la ciguë - avait défendu mardi sa décision de saborder ce projet d'autoroute entre Rochefort, en Vendée, et Fontenay-le-Comte, en Charente-Maritime, pour protéger le Marais poitevin, un parc naturel qui se situe sur son fief électoral. "On ne va pas refaire Notre-Dame-des-Landes dans le Marais poitevin !", s'était-elle écriée, courroucée, au micro d'Europe1, faisant référence au conflit entourant le projet de construction de ce nouvel aéroport en Loire-Atlantique.

Valls donne satisfaction aux élus 
La décision de Manuel Valls est "une excellente nouvelle dont nous nous réjouissons", soulignent dans un communiqué commun le député PS Hugues Fourage avec le député UMP et président du conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau, le président PS de la région Pays-de-la-Loire, Jacques Auxiette, et celui du Conseil général de la Vendée, le sénateur UMP Bruno Retailleau.


lundi 21 avril 2014

Des députés proposent un triple plan B d'économies à Valls

L'alternative des députés PS contestataires

Valls-je-sais-tout, comme Ayrault qui disait "comprendre" tous les Français
 Berger de France, 3e PS du nom,
après Laurent, le CFDTiste
et Pierre, le milliardaire DU LUXE 
"Je sais les attentes, je sais les doutes", avait commenté Manuel Valls, le 16 avril, en présentant son plan pour réduire les dépenses publiques de 50 milliards d'euros entre 2015 et 2017. Probablement ne mesurait-il pas encore  l'ampleur de la dégradation de nos comptes et des doutes dans les rangs de sa majorité.

Hollande a mis le Parti socialiste à bout de nerfs, avec la débâcle des élections municipales, le changement précipité, très peu reserré et seulement apparent de gouvernement et la désastreuse affaire Aquilino Morelle. L'exécutif n'est pas en mesure aujourd'hui de réaliser son programme de stabilité, qui fixe les prévisions financières de la France et doit être mis au vote le 29 avril à l'Assemblée nationale, recueille une majorité.

Les mises en garde des experts se sont accumulées et les signes de défiance de la mojorité présidentielle se sont multipliés. Le parti n'accepte pas la version Valls du programme d'économies.
VOIR et ENTENDRE  Nicolas Doze donner son point de vue sur la difficulté de trouver les 50 milliards d'économies promis:


Trouver un  consensus politique à défaut d'un point d'équilibre budgétaire

Pour éviter de provoquer un "clash", quelques députés du PS membres de la commission des Finances, sous l'impulsion de Karine Berger (Hautes-Alpes), ont cherché tout le week-end des propositionss alternatives qui puissent permettre de rassembler la majorité sur le vote du programme de stabilité.

Ces propositions visent à sortir de l'ornière le ministre des FinancesMichel Sapin, le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux, et le nouveau rapporteur général du Budget, Valérie Rabault. Cette dernière doit être reçue par le premier ministre avec B. Le Roux mardi à 15 heures, pour l'éclairer de ses analyses. "Il y a des oppositions très claires, explique Mme Rabault. L'objectif est de trouver un point d'équilibre entre l'exécutif et la majorité.

Jusque tard dans la nuit de dimanche à lundi, ce groupe de travail a tenté de venir au secours de la commission des Finances en travaillant à la finalisation de ces propositions. Dans une note de quatre pages, il envisage "une autre trajectoire d'économies"...

Atterrés par son entêtement, ces députés se dressent contre l'exécutif : "le pouvoir d'achat des Français a déjà été touché par les efforts budgétaires, il n'est pas possible de demander plus". Les propositions alternatives des frondeurs visent à éviter le gel des prestations sociales de base – soit 1,3 milliards d'euros pour les pensions du régime de retraite de base et 0,7 milliard pour les autres prestations sociales (logement, famille, invalidité) –, ainsi que le gel du point d'indice de la fonction publique.
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze sur l'échec des négotiations avec Bruxelles sur les déficits publics:


Les Français vont encore être privés du fruit de leur travail 

"Les ménages aux revenus moyens et modestes ont déjà participé aux efforts de redressement budgétaire", notent les frondeurs, enfin étrillés par les municipales. Les ex-bénis-oui-oui listent l'ensemble des mesures qui ont frappé le pouvoir d'achat de ces ménages: gel du barème de l'impôt sur le revenu, suppression de la demi-part pour les personnes isolées, hausse des cotisations retraite, hausse de la TVA et suppression de l'exonération fiscale de la majoration de 10 % pour les retraités ayant eu trois enfants. Plus question donc  d'infliger à leurs électeurs "un nouveau choc de pouvoir d'achat".

Le groupe de travail se démarque parfois des onze députés PS qui, au lendemain de la déclaration du premier ministre, plaidaient pour une limitation des économies à réaliser en trois ans à 35 milliards d'euros, au lieu des 50 prévus. S'exprimant au nom de la centaine de parlementaires qui avaient signé une pétition pour un "contrat de majorité" avant le vote de la confiance au gouvernement Valls, ces onze rebelles rêveurs suggèrent de prendre son temps pour satisfaire au calendrier fixé avec Bruxelles: "l'objectif de passer sous la barre des 3 % pourrait être maintenu mais décalé dans le temps". Mais le gouvernement, lui, est tenu par ses engagements.

VOIR et ENTENDRE pourquoi le plan d'économies est un plan d'austérité:


En revanche, la note rédigée par K. Berger s'inscrit dans le cadrage général des 50 milliards d'euros de limitation de la dépense publique. 
Et les trois options proposées par les députés PS de la commission des Finances respectent l'objectif de 28 milliards.

Scénario n° 1
Il propose d'appliquer le pacte de responsabilité aux seules très petites entreprises, petites et moyennes, et celles de taille intermédiaire dès 2015, mais de décaler à 2016 son application dans les grands groupes. Cela dégagerait 3 milliards d'euros en 2015. "Cela permet de ne pas geler les prestations sociales et de garder le même effort de réduction du déficit structurel d'ici à 2017", indique la note.
Dans ce scénario, deux options sont envisagées : soit améliorer de 1 milliard d'euros le solde public en 2015, soit augmenter de 0,5 % le point d'indice de la fonction publique.

Scénario n° 2
Il consiste, en priorité, à bloquer l'évolution de certaines dépenses fiscales. Le seul plafonnement du crédit impôt recherche à son niveau de 2014 dégagerait 3 milliards d'euros. Cela permettrait d'abandonner le gel des prestations sociales et d'augmenter de 1 % le point d'indice de la fonction publique en 2015.

Scénario n° 3
Il abaisse la réduction de la fiscalité des entreprises de 38 à 33 milliards d'euros en engageant un plan de lutte contre l'optimisation et la fraude fiscales, avec pour objectif de parvenir à un taux apparent d'impôt sur les sociétés identique en 2017 pour les PME et les grands groupes. Dans ce scénario, l'investissement des collectivités territoriales serait protégé pour 2 milliards d'euros, l'impôt sur le revenu réduit de 2 milliards, le gel des prestations serait abandonné, et le point d'indice de la fonction publique revalorisé de 1 %.

Mais son triptyque reste flou sans admettre qu'elle a accouché d'un enfant tricéphale déficient:  "ces économies de dépenses ne doivent pas aller à l'encontre de notre reprise économique et de celle de l'emploi, qui ont été jusqu'à présent freinées par les efforts budgétaires""De 2012 à 2014, la résorption de 2,6 points du déficit structurel se solde par une baisse nette du déficit public de seulement 1,3 points, car l'impact négatif sur la croissance creuse la partie conjoncturelle du déficit".
La note recommande que les économies proposées obéissent à un objectif de pérennité, "ce qui n'est pas le cas lorsque l'on gèle des indices car cela ne permet pas de dégager des économies structurelles". 
Enfin, "du fait des efforts considérables déjà réalisés en 2012 et 2013,  elle insiste pour qu'aucun scénario alternatif ne doit comporter une hausse supplémentaire du taux effectif de prélèvements obligatoires entre 2015 et 2017".

Les errances sont reparties pour encore 22 mois et plus!

En revanche, les députés socialistes sont conscients que les marges de manoeuvre sont étroites. 
Alors que la fronde gagne les rangs de la majorité, le gouvernement n'a pas d'autre choix que de trouver un accord, pour éviter une crise frontale. C'est ce que défendront le président du groupe et la rapporteure générale du Budget devant Valls, mardi.

samedi 13 juillet 2013

Libération, allergique aux Poissons roses, courant socialiste contre l'homoparentalité

Voilà que les contestataires indisposent les godillots de la presse socialiste

"Des poissons catholiques dans le bocal socialiste"

Par Célia Lebur



Nager à contre-courant ne leur fait pas peur. Alors qu’une minorité de catholiques pratiquants ont voté pour François Hollande au second tour de la présidentielle – 21% –, le mouvement des Poissons roses se pose en alternative à la droite chrétienne. "Nous voulons replacer l’humain au centre du débat politique", affirment-ils. Dans cette optique, le Parti socialiste (PS) leur semble "le mieux armé" [selon Libération] pour "lutter contre les effets de l’idéologie néolibérale" : le "pessimisme" et la "précarité".



A la tête de ce courant neuf, pas de président, mais un "poisson pilote" de 37 ans, Philippe de Roux. Quand il a eu l’idée de cette association, en septembre dernier, il a tout de suite fait appel à son vieux copain Nestor Dosso, cadre dans un hôtel parisien et désormais "poisson copilote". Catholique pratiquant, Philippe de Roux a d’abord milité à l’UMP, avant de se convertir. "J’ai réalisé que la créativité était à gauche, le fatalisme à droite", explique l’entrepreneur.

Des idées, Philippe de Roux n’en manque pas. Il a d’abord travaillé dans le microcrédit aux Philippines, avant de créer une entreprise de réinsertion dans la plomberie. "Je pars de l’idée qu’il faut faire confiance aux gens. Les mecs ont des casiers assez lourds mais, en général, ça se passe très bien. Ensuite, je les aide à monter leur propre boîte", raconte-t-il. On comprend mieux sa devise : "Agir en bancs, car un poisson rose seul est en danger."

Des positions proches de l'Eglise

Les Poissons roses se présentent comme d’abord comme un mouvement politique. Gare aux étiquettes faciles, "ce n’est pas le revival des chrétiens de gauche, prévient Philippe de Roux. Parmi nos adhérents, il y a aussi des protestants, des musulmans, des athées..." Sauf que les Poissons roses adoptent des positions très proches de la doctrine sociale de l’Eglise. Par exemple, contre l’euthanasie et pour l'abstinence sexuelle [avant le mariage].

Avec, parfois, des idées amusantes [selon Libération] : "Pourquoi faut-il vingt heures de formation pour le permis de conduire et aucune pour se marier ?" demande Philippe de Roux. Pour lutter contre l’explosion des divorces, les Poissons roses proposent aux jeunes couples une formation ludique et l'accès à une médiation en cas de problème.

Concernant l’adoption des enfants par les couples homosexuels, rien de nouveau sous le soleil des chrétiens [fussent-ils socialistes]: "Du point de vue de l’enfant, il nous paraît légitime de donner la priorité à des familles constituées d’un papa et d’une maman." Pas toujours raccord avec les engagements pris par François Hollande durant la campagne. [C'est là que Libération commence à tousser]

Une "alternative aux MJS"

Pourtant,
les Poissons roses comptent bien faire entendre leur voix au sein du PS. Depuis un an, ils multiplient les contacts avec les ténors du parti. L’avocat Jean-Pierre Mignard [un catholique pratiquant et parrain de deux des quatre enfants Ségollande], le porte-parole de Manuel Valls ou encore le maire de Lyon, Gérard Collomb, ont déjà accepté de les rencontrer. 
Leur stratégie ? Mettre l’accent sur les aspects économiques de leur programme : refus des politiques d’austérité, soutien à l’industrie par un protectionnisme européen, création monétaire pour financer la transition énergétique, etc. Car les Poissons roses savent s’entourer, et travaillent avec des économistes comme Olivier Favereau, professeur à Nanterre, des personnes de la gauche chrétienne comme Pascal Ollive, ancien président des MJS, ou encore Ghislain le Ray, engagé auprès de Michel Rocard [protestant] dans le groupe Opinion.

Les Poissons roses, qui revendiquent quelque 600 adhérents, espèrent à terme rassembler 20 000 personnes autour de leurs idées, notamment les jeunes. "Ils sont nombreux dans les réunions, et forment même leur propre banc : les Saumons roses", raconte le fondateur de l’association. 
Prochaine étape, le congrès du Parti socialiste, en novembre, où Philippe de Roux espère aborder la question de la formation des jeunes cadres. "Le problème du PS, c’est que c’est un parti de notables où on se refile les mandats, assène Philippe Roux. Nous nous poserons en alternative au MJS" Optimistes, les Poissons roses ?"

Libération est pris d'une forte quinte de toux...


Quel est l'avenir des Poissons rouges dans le panier à crabes socialistes?

Dans sa motion pour l'automne, on trouve notamment les affirmations suivantes:
«L'amour entre personnes de même sexe est un fait, et peut être créatif (sic). De même, un couple de personnes de même
sexe est aussi digne qu'un autre. Toute discrimination visant une personne en fonction de son orientation sexuelle doit être combattue.»
Toute discrimination doit être combattue… 
«Ouvrir le mariage citoyen aux couples de même sexe et abandonner le principe d'altérité pose la question de l'accès à l'adoption et à la procréation médicalement assistée.»
Car c'est bien la question de la parentalité qui interpelle les auteurs de cette contribution.
«Faut-il, au nom d'un droit à l'enfant pour tous les couples, remettre en cause le principe fondamental du "droit de l'enfant à connaître ses parents et être élevé par eux"? Peut-on, au nom du droit de l'adulte, priver délibérément certains enfants de cette altérité entre l’homme et la femme? De la même manière que la parité entre les hommes et les femmes est une valeur indispensable dans la vie de l'entreprise ou les organisations politiques, le serait-elle moins lorsqu'il s'agit d'élever un enfant? La différence sexuelle entre les parents est-elle structurante dans l'éducation des enfant? De quelles études sérieuses et reconnues dispose-t-on sur le sujet aujourd’hui? Par ailleurs, est-il juste d'organiser et de programmer la naissance d'enfants à qui l'on va interdire de connaître leur père ou leur mère? Toutes les implications anthropologiques et sociales doivent donc être pesées.»
Et le courant de proposer «un large débat, qui à ce jour n'a pas eu lieu, sur la question de l’adoption, ainsi que de l'ouverture de la procréation médicalement assistée à des couples de même sexe, en replaçant l'intérêt de l'enfant au centre» et en lieu et place de l'adoption: «le parrainage ou l’adoption des enfants dans leur pays d’origine (au sein d’une famille choisie localement), quand c’est possible». L'enfant serait davantage considéré comme enfant-ambassadeur de son pays afin que soient respectées la construction de son identité et ses racines culturelles et afin d’éviter les dérives de marchandisation

Président d'Homosexualités et Socialisme (HES), Gilles Bon-Maury n'est pas tendre avec les porteurs de cette démarche:
«Il m'est difficile d'accorder un quelconque crédit à cette organisation, que je ne connais pas, et que je n'ai jamais vue au PS. Il existe bien une famille politique issue des chrétiens de gauche, dans le prolongement de ce que l'on appelait la "deuxième gauche". Cette filiation a été importante dans l'histoire du parti. Je comprendrais que les Poissons Roses souhaitent récupérer cet héritage. Je ne pense pas qu'ils y parviennent avec ces méthodes.»

Et le président d'HES de balayer d'un revers de main les arguments des Poissons Roses:

«Je ne connais pas cette organisation mais j'en connais les arguments: ce sont ceux qui ont déjà été usés par les prises de position officielles de l'épiscopat français et des élus de droite qui s'en font généralement le relais.»
«Sur les questions qui nous mobilisent, la position du PS est déjà ancienne et profondément inscrite dans l'identité du parti: la lutte contre l'homophobie figure dans la déclaration de principes du PS. À de nombreuses reprises depuis 2004, les militants socialistes ont voté pour l'ouverture du mariage et de l'adoption», rappelle Gilles Bon-Maury, avant d'ironiser:
«Après 8 ans de silence dans un parti en faveur de l'égalité des droits, et une victoire de la gauche à la présidentielle et aux législatives avec un programme explicite sur ce sujet, cette contribution a comme un parfum de poisson… d'avril

La diversité idéologique n'est pas en odeur de sainteté parmi les démocrates du PS.

jeudi 23 juin 2011

La démondialisation, dernière lubie de Nono Montebourg


La mondialisation est stigmatisée, mais la solution est-elle dans son contraire ?

Les paradoxes de la démondialisation

Le mot est à la mode.
Il est brandi en étendard par un candidat à la primaire socialiste [Montebourg], niché dans des écrits de penseurs de droite, en couverture d'un mensuel très à gauche et au coeur du programme du Front national, approuvé dans les sondages... Les gouvernements veulent l'appliquer aux hommes, en réécrivant les accords de Schengen pour limiter leur liberté de circulation, et aux idées, en filtrant Internet. Démondialisation ! Cette expression nouvelle qui recouvre un vieux concept provoque un tel engouement qu'elle mérite un examen attentif.

D'abord, qu'est-ce que la démondialisation ?
Comme son étymologie l'indique, c'est l'action de ne plus rendre mondial, de faire redevenir national ou local. Qu'est-ce qui doit redevenir local ? Comme nous parlons économie, il s'agit de la production et de ses « facteurs » qui jouent à saute-mouton avec les frontières : marchandises, hommes, capitaux et idées. Ce qui débouche sur un premier paradoxe. Le mot a été forgé il y a un peu moins d'une décennie par Walden Bello, un sociologue philippin formé aux Etats-Unis très cité en France (sa bio sur Wikipédia est plus longue en français qu'en anglais), autrement dit... par un symbole de la mondialisation qui entend la dénoncer ! Nombre de militants de la démondialisation des marchandises et des capitaux sont d'ailleurs d'ardents défenseurs de la liberté de circulation des hommes et des idées. Seule l'extrême droite va jusqu'au bout de la logique, prônant un repli généralisé sur le pays.

Pourquoi faudrait-il une démondialisation ?
En centrant le propos désormais sur les marchandises, la réponse est simple : l'emploi mal payé des pays pauvres tue l'emploi mieux payé des pays riches. L'ouverture des pays longtemps plongés dans la glace communiste, Chine en tête, a fait débouler des centaines de millions d'hommes et de femmes prêts à travailler pour trois fois rien. C'est un vieil argument, que l'on trouvait déjà dans le livre « Le Péril jaune » paru en... 1901. Ici vient le deuxième paradoxe : la plupart de ceux qui prônent la démondialisation des marchandises le font au nom de la solidarité. Mais la solidarité devrait au contraire nous amener à aller plus loin encore dans l'ouverture.[ Au secours !] Soyons ici pragmatiques, en laissant de côté les économistes incapables de donner un message clair sur la question. Tous les pays qui ont émergé ces dernières décennies ont fait jouer le levier de la mondialisation, de la Corée du Sud au Brésil en passant par la Chine. [Au détriment de l'Occident] Aucun de ceux qui sont restés submergés par la pauvreté n'a su ou pu le faire. Et dans les pays émergents, même si les inégalités explosent, le pouvoir d'achat d'une large partie de la population augmente. [Pendant que la crise financière submerge la Grèce] Jamais 600 millions de Chinois n'auraient pu s'acheter un téléphone mobile du temps de Mao. La solidarité, c'est l'ouverture des frontières. [Au détriment des solidaires vertueux!] Sauf à limiter son champ à l'intérieur des frontières - ce que seul le Front national, à nouveau, ose faire ouvertement.

Comment, ensuite, mettre en oeuvre cette démondialisation ?
La réponse, à nouveau, est simple [sic !]: le gouvernement doit installer des « écluses » à l'entrée du pays ou plutôt de l'Union européenne. Le mot qui revient à droite comme à gauche est plus joli que les anciennes barrières douanières, tout comme la logique réciprocité sonne mieux que le rébarbatif protectionnisme. La contradiction, ici, ressort magnifiquement dans le livre du PS Arnaud Montebourg : il faut « obliger le consommateur à acheter plus cher pour soutenir le pouvoir d'achat ». Chacun sait pourtant que c'est la baisse des prix qui augmente le pouvoir d'achat ! [Et les destructions d'emplois augmentent-elles le pouvoir d'achat ?] Pour être juste, Arnaud Montebourg précise qu'il s'agit du pouvoir d'achat des salariés producteurs. Mais si le but est d'organiser un transfert de ressources entre salariés et inactifs (retraités, chômeurs...), il y a d'autres moyens plus efficaces que les écluses, comme la TVA sociale. Et moins coûteux. [Les classes moyennes apprécieront...]

Car c'est l'angle mort des militants de la démondialisation :
ce retour en arrière coûterait très, très cher. D'abord parce que les pays visés réagiraient à leur tour. La Chine pourrait par exemple décider de ne plus acheter à Airbus, à Areva et à PSA. Ensuite parce que les chaînes de production sont désormais éclatées aux quatre coins du monde. Selon les calculs de l'OCDE, les exportations françaises sont composées pour plus du quart de produits auparavant importés. Dans ces conditions, la pose des écluses relèverait d'une incroyable mécanique de précision pour faire le tri, sauf à tout taxer et à provoquer une énorme flambée des prix. [Resteraient les trois-quarts] On ne fabrique par exemple plus de téléviseurs en Europe. [En sommes-nous incapables, si la guerre concurrentielle aux coûts de production est engagée ?] Enfin, les entreprises soumises à une concurrence moins forte seraient moins efficaces. [Paradoxal !]

Et pourtant... la démondialisation est promise à un bel avenir.
Quand il faut envoyer un e-mail en Inde pour faire baisser la climatisation dans une salle de réunion londonienne d'une grande banque anglaise, on est allé trop loin dans la mondialisation, pour reprendre l'expression de Valéry Giscard d'Estaing. Ce retour vers le national et le local ne doit pas passer par des écluses gouvernementales, mais par des décisions d'entreprise, prises pour au moins trois raisons. Primo, les chaînes de production de plus en plus longues sont aussi de plus en plus fragiles, comme l'ont montré des événements récents aussi différents que le tsunami japonais, les explosions de Fukushima, le printemps arabe, l'éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull, l'épidémie de grippe A (H1N1) ou la faillite de la banque Lehman Brothers. Secundo, les écarts de salaire se réduisent. Au rythme actuel, les pays émergents auront perdu l'atout des bas salaires en 2017, selon les calculs de Patrick Artus, l'économiste en chef de la banque Natixis. Tertio, les coûts du transport vont fatalement augmenter avec l'inéluctable hausse des coûts de l'énergie. Les gouvernements pourraient aussi finir par prendre des mesures pour protéger l'environnement, comme un bannissement du fret aérien. Effet massif garanti ! Le retour au local, oui. Mais au nom de l'efficacité et de la solidarité mondiale.

Ecrit par Jean-Marc VITTORI, éditorialiste aux « Echos » :
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vendredi 18 mars 2011

Mélenchon stigmatise les blonds aux yeux bleus

Les blonds aux yeux bleus ne sont pas les bienvenus dans la France de Mélenchon

"L'idée d'une France blonde aux yeux bleus n'a jamais existé, jamais !"


C'est ce qu'assène ce meneur du mouvement lycéen de Mai 68 dans sa ville, de l'UNEF ensuite, à la faculté des lettres de Besançon, qui rejoignit l'Organisation communiste internationaliste (OCI), courant trotskiste avant d'entrer au PS. Lien PaSiDupes vers ses antécédents dans le délit de faciès

Né à Tanger, Mélenchon renoue avec ses origines marocaines

Jean-Luc Mélenchon, co-président -avec Pierre Laurent (PCF) du Parti de gauche, qui a vécu au Maroc jusqu'à l'âge de 11 ans, à l'époque du retour des Français rapatriés d'Algérie en métropole, était l'invité vendredi matin de l'émission "Bourdin Direct" sur BFM TV.
L'animateur lui demandait ce qu'il avait à répondre à une dame de 70 ans qu'il avait eue en ligne sur RMC et qui lui disait : "Moi, quand je prends le bus en banlieue parisienne, eh bien dans le bus, il n'y a plus que des Noirs et des Arabes".
VOIR et ENTENDRE:
Mélenchon refuse toute "exaltation cocardière" à propos de l'engagement de l'ONU, du Parlement européen et de la France, en soutien de la révolution lybienne.
A propos du drame japonais, il préconise de sortir du nucléaire et un référendum à la suite d'un débat en France, contre l'avis du PS et du ...PCF.


En réponse à l'inquiétude de Guéant sur la France dans laquelle les Français ne se retrouvent plus, il appelle à "sortir les fachos des banlieues": il joue à son tour la "colère saine"...
:

Le portrait de DSK (PS) diffusé par la télévision paraît objectif à ce socialiste d'extrême gauche.

Il rappelle qu'il est partisan du protectionnisme.

Mélenchon le vertueux invite quiconque à "faire attention à ce qu'on dit" !

Défence et illustration de ce propos édifiant: