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mercredi 12 août 2015

Mistral: le Canard enchaîné chiffre le coût réel du refus de vente

"Le remboursement de la France à la Russie, plus cher que prévu ?" 

L'interrogation du Monde mettrait-elle en doute la révélation de son confrère ?
Hollande a mis la France dans une situation insupportable
Le dossier bute toujours  sur la question du montant du remboursement. Dans le contentieux qui oppose la France et la Russie sur le refus de Hollandefin novembre, de livrer les deux navires Mistral dont le premier est sorti des arsenaux de Saint-Nazaire, le président socialiste est écartelé entre intérêts économiques et volonté de faire pression sur la Russie pour qu'elle infléchisse sa position dans la crise ukrainienne.
Les autorités russes jugeaient jusqu'à présent que la somme suggérée par la France était insuffisante: Paris (c'est-à-dire l'Elysée, c'est-à-dire Hollande...) avait proposé de rembourser 785 millions d'euros d'avances déjà perçues de Moscou, mais la Russie chiffrerait le préjudice subi au moins 1,163 milliards d'euros.
Depuis neuf mois révolus, la France (c'est-à-dire le contribuable français) débourse 5 millions d'euros par mois pour l'entretien des Mistral restés à quai. Le premier des deux Mistral, le Vladivostok, devait être initialement remis à Moscou à la mi-novembre 2014, tandis que le second, le Sébastopol, devait théoriquement être livré à la Russie à l'automne 2015.

La liste des mensonges de l'Elysée relayés par la presse aux ordres.
Un coup de tête de Hollande à propos de la vente de deux navires de guerre Mistral de la France à la Russie a empoisonnée les relations plusieurs mois durant, mais le blocage provoqué par son soudain refus de vente semblait avoir trouvé son épilogue, d'après Le Monde. "Le président François Hollande et son homologue russe Vladimir Poutine sont en effet parvenus à un accord sur la non-livraison des navires Mistral", écrivait la Pravda ("la Vérité") de Hollande.
Le journal du soir mentionnait l’Elysée, plutôt que son locataire, preuve d'une intox de l'opinion. En des termes  fallacieux qui inversaient la situation en adoptant un angle positif masquant la triste réalité, le Palais avait ainsi annoncé, mercredi 5 août en début de soirée, que la France aura "la pleine propriété et la libre disposition" des deux bâtiments, des porte-hélicoptères amphibies d’assaut, actuellement en recherche d'acquéreurs dans le port français de Saint-Nazaire. Pour sa part, la Russie sera "exclusivement et intégralement remboursée des sommes avancées au titre du contrat".

Le montant total du remboursement ne devait donc pas dépasser les 1,2 milliards d’euros.
"Les équipements russes qui ont été installés sur les bâtiments seront notamment restitués", précisait même Le Monde. La voix du Maître de l'Elysée se payait même le luxe d'affirmer la satisfaction de "la Russie [qui] a fait savoir que les 800 millions d’euros d’avances qu’elle avait versés avaient déjà été remboursés par la France."

"En guise de réconciliation entre les deux pays", selon les journalistes socialistes, "François Hollande et Vladimir Poutine 'se sont félicités du climat de partenariat amical et ouvert qui a marqué les négociations' et 'se sont accordés sur le fait que, désormais, ce dossier est clos', a commenté le communiqué de l'Elysée. " Etrangement, c'est plutôt le premier ministre Valls qui, visage fermé et regard métallique, déclare péremptoirement devant la presse que tous les dossiers épineux sont clos. La question est donc posée de savoir qui occupe l'Elysée... 

Le Monde fait encore parler le Kremlin qui aurait dit considérer l’affaire des Mistral comme "totalement réglée". "Aucun des deux communiqués n’a fait état d’éventuels dédommagements", assurait Le Monde. Ce journal rappelait aussi que "la France avait suspendu en novembre 2014, et ce pour une durée indéterminée, la livraison de deux navires construits à Saint-Nazaire". Tellement "indéterminée", selon Le Monde, que le gel des livraisons avait initialement été fixé à un an... Les abonnés au Monde ont-ils si mauvaise mémoire? 
En octobre 2009, la Flotte maritime militaire de Russie a exprimé le besoin d'un ou deux bâtiments et de l'éventuelle construction d'autres sous transfert de technologie, avec livraison d'un premier bâtiment fin 2014 et d'un second fin 2015. La perte pour les chantiers navals de Saint-Nazaire -et ses salariés- est immense. Le comportement de Hollande fera l'objet d'autres évaluations des dégâts de sa présidence sur le marché de l'emploi. 

Moins de 1,2 milliard d’euros: c’est la somme que le président Hollande devait officiellement rembourser la France à la Russie

à la suite de l’annulation de la vente de deux navires de guerre Mistral. Le Monde se lance dans une suite de justifications des pertes occasionnées par la politique étrangère de Laurent Fabius et de son interprétation de l'Histoire sur les liens de l'Ukraine, la Russie et la Crimée. 
"Selon le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian, l’accord, annoncé le 5 août après huit mois d’intenses négociations, prévoyait en effet le strict remboursement du prix d’achat initial des bâtiments. 

Selon les calculs du Canard enchaîné, la facture serait bien plus salée

Près du double, à savoir autour de 2 milliards d’euros. Selon l’hebdomadaire satirique, si la France a déjà remboursé les quelque 896 millions d’euros qui avaient été versés par Moscou -et qui sont donc à classer au rang des pertes sèches de la France- , un certain nombre de frais indirects, également avancés par les Russes, demeurent. 

Le Canard énumère ainsi ce que l'exécutif a dissimulés: 
- le remboursement des frais d’aménagement du port de Vladivostok pour l’accueil des navires ; 
- l’adaptation de trente-deux hélicoptères K52 emportés par le navire ; 
- et la formation de quatre cents marins russes pendant un an et demi. 

Comme promis, Paris devra également payer la marge escomptée par la DCNS, le groupe industriel public français constructeur des Mistral, héritier des arsenaux français et spécialisé dans l'industrie navale militaire, l'énergie nucléaire et les infrastructures marines. 

Et restituer la totalité des équipements électroniques à Moscou. Mettre, également, les navires aux normes de l’OTAN, et payer encore d’onéreux frais de gardiennage et d’entretien des navires à quai pendant les mois nécessaires à ces opérations. Bref, au total, "la facture de la vente annulée devrait dépasser 2 milliards d’euros", estime le journal.

Le Parisien chiffre la perte à plus du double affiché...
En réalité, le chèque français serait d'un montant deux fois supérieur selon le Canard enchaîné. Il pourrait en tenant compte de l'ensemble des frais occasionnés par la rupture du contrat à près de 2,4 milliards d'euros. Un chiffrage, qualifié d' "approximation" au ministère de la Défense. De quoi craindre une facture encore plus salée  la rentrée... 

Le pouvoir socialiste assure qu'il réservait la vérité de ces chiffres au Parlement 

Ce qui est sûr, c'est qu'il ne pourra plus se dérober...
Si les termes de l’accord franco-russe, et notamment la facture à payer, n’ont pas été rendus publics lors de son annonce, ces conditions seront précisées au moment de l’examen du texte au Parlement, "dès la rentrée" [on admire ce 'dès'...], soit à partir du 14 septembre, a promis Claude Bartolone, le peu fiable président de l’Assemblée nationale, dont les commentaires partisans en gros sabots confinent même à la provocation lorsqu'il considère "qu’on s’en tire très bien, d’après ce que me disait le premier ministre" Une mise en cause confraternelle. 

Le Monde ne mentionne Pépère que pour le dédouaner
"François Hollande avait confirmé que 'le Parlement français sera[it] saisi d’un projet de loi pour ratifier cet accord' et que 'les chiffres très précis ser[aie]nt dans le document parlementaire". C'est une affirmation - sans date, ni lieu- de l'AFP qu'il n'est pas excessif de qualifier d'organe de propagande du parti au pouvoir.   

Après des mois de recherche d'une stature internationale 
et de résistance du président socialiste à la volonté des russophones d'Ukraine et de Crimée de se fédérer à la Russie, la France -malheureusement incarnée par le 'capitaine de pédalo'- a donc récupéré la "pleine propriété et la libre disposition" des deux navires - nous le rappelons tellement c'est beau comme du Rashimov ! - , la marine française n’ayant pas l’intention de les garder, restrictions budgétaires obligent, Paris s’est mis en quête de nouveaux acquéreurs. Ils devront être inconscients et patients... Le 6 août, le président Hollande a assuré, poursuit Le Monde,  qu’ils " suscit[ai]ent une certaine demande de la part de beaucoup de pays, et [qu’]il n’y aura[it] aucune difficulté pour trouver preneur". 
En
Egypte, le maréchal au pouvoir, décrit par ailleurs comme un président autoritaire qui ne respecte pas les droits de l'homme (notamment islamiste !) serait notamment candidat à leur rachat, tout autant que l’Arabie saoudite, dont le roi Salmane fut l'hôte encombrant de la station balnéaire de Vallauris qu'il a révolutionnée par sa présence (photo ci-contre) et a dû quitter prématurément, suite à la campagne menée contre le traitement de faveur que lui a accordé Hollande, contrevenant aux lois dont il est pourtant le garant. 
On se les arrache donc et c'est tant mieux si, au milieu de cet océan de mensonges, le pouvoir socialiste pouvait dire vrai... Le Monde ne va toutefois pas jusqu'à prétendre que pour faciliter la braderie des deux navires, Hollande a oeuvré au rapprochement qui se dessine entre le roi Salmane et... Vladimir Poutine. C'est pour sa prochaine édition ?

vendredi 1 août 2014

Autoroute de l'Ouest : non, non, Valls n'a pas désavoué Royal !

A la différence de S. Royal, le Premier ministre n'a pas "d'objection" 

Valls est favorable au lancement de la procédure de consultation que sa ministre veut bloquer 


Blocage: bras croisés
sur la réalisation de l'autoroute A831.

"Pas d'objection": Manuel Valls n'est pas à une contre-vérité près...
Le Premier ministre a autorisé jeudi le lancement de la procédure de consultation sur la réalisation de l'autoroute A831, à laquelle s'oppose Ségolène Royal. Sous certaines "réserves" qu'il énumère, Manuel Valls déclare que "le gouvernement n'a pas d'objection à ce que la procédure de consultation soit lancée afin de connaître le coût de cet ouvrage"Le premier ministre aura le dernier mot et le fait savoir.

Pas de désaveu non plus, assure aussi Valls  

Manuel Valls estime qu'il n'a nullement désavoué Ségolène Royal. 
"Pas le moins du monde", a répondu le Premier ministre. "Pour prendre une décision, il faut avoir tous les éléments" de l'accord, comme de l'interdiction: l'amère Royal appréciera (...) "Je suis comme la ministre, à l'écoute des élus de cette région. Il y a un projet qui pose beaucoup de problème en termes d'intégration environnementale, mais pour faire le bon choix, étudier les choix alternatifs et de contournement, il faut avoir tous les éléments en main", a insisté Manuel Valls.
Tous, sans elle:
Bruno Retailleau (UMP, au micro) et Olivier Falorni (PS, derrière) dénoncent "le fait de la princesse". Les élus ont manifesté pour l’A 831
Invité d’Europe 1 Soir vendredi, Ségolène Royal a cherché à gommer toute marque de discordance, précisant avoir été associée à l'écriture de cette lettre. "Il était aberrant de se lancer dans un projet comme celui-là sans étudier de piste alternative", a toutefois fait valoir la ministre de l’Ecologie pour sa défense. "Et dans le courrier qu'il [Manuel Valls] a adressé aux élus, il a déclaré qu'il fallait également étudier la piste alternative, ce que les élus de Vendée refusaient de faire", a-t-elle accusé.

Le contenu de la lettre

Tracé de l'autoroute de la discorde 
La position de Valls fait l'objet d'une lettre rendue publique par des élus qui l'avaient saisi après que la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a exprimé son hostilité au projet. Le Premier ministre souligne que, en raison de "l'insertion environnementale délicate" du projet, "des modifications substantielles" au projet initial ont déjà été apportées et il demande qu'elles soient "portées à la connaissance du public". 
Il demande aussi d'"inscrire encore davantage le projet dans une démarche de développement durable". 
Enfin, "il conviendra de chiffrer parallèlement la solution alternative" de contournement de la zone écologiquement la plus sensible (le Marais poitevin) évoquée par Ségolène Royal. "C'est en conclusion de ce processus que sera prise la décision de réaliser ou non l'A831", destiné à relier Fontenay-le-Comte, en Vendée, à Rochefort, en Charente-Maritime, conclut Manuel Valls.

Bras de fer  

Plusieurs grands élus de l'Ouest de la France, issus des rangs de la droite et de la gauche, avaient écrit à Manuel Valls le 28 juillet pour réclamer que l'Etat autorise les élus locaux promoteurs du projet à "aller jusqu'au bout de la procédure de consultation". La coquecigrue du Marais - oiseau mythique né du croisement d’un coq, d’une grue et de la ciguë - avait défendu mardi sa décision de saborder ce projet d'autoroute entre Rochefort, en Vendée, et Fontenay-le-Comte, en Charente-Maritime, pour protéger le Marais poitevin, un parc naturel qui se situe sur son fief électoral. "On ne va pas refaire Notre-Dame-des-Landes dans le Marais poitevin !", s'était-elle écriée, courroucée, au micro d'Europe1, faisant référence au conflit entourant le projet de construction de ce nouvel aéroport en Loire-Atlantique.

Valls donne satisfaction aux élus 
La décision de Manuel Valls est "une excellente nouvelle dont nous nous réjouissons", soulignent dans un communiqué commun le député PS Hugues Fourage avec le député UMP et président du conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau, le président PS de la région Pays-de-la-Loire, Jacques Auxiette, et celui du Conseil général de la Vendée, le sénateur UMP Bruno Retailleau.


samedi 16 octobre 2010

La fumisterie militante du comptage des manifestants

Plus la manipulation arithmétique est grossière, meilleure elle est

Une marge d'erreur de 10 % ne serait pas crédible

C'est celle des ex-RG: elle est donc sujette à caution !

Alors que le ministère de l'Intérieur avait annoncé mardi dernier 1,2 million de manifestants à travers la France, la CGT et la CFDT claironnaient le chiffre de 3,5 millions de participants. Ils se félicitaient même d'un «record» de 330 000 participants dans les cortèges parisiens là où les journalistes de Mediapart, peu suspects de complaisance à l'égard du gouvernement, ont quant à eux conclu à des chiffres encore plus bas que ceux de la police : 76 000 manifestants (89 000 pour la préfecture).
Avant que ne reprennent samedi une nouvelle journée de protestation contre la réforme des retraites, Le Figaro a donc passé au crible les méthodes de comptage des manifestants par les ex-Renseignements généraux et par les principales organisations représentatives de travailleurs et de fonctionnaires sur le nombre de manifestants entre la police et les organisations syndicales ?

Le verdict est sans appel : les syndicats forcent l'addition

Spécialisée dans le comptage via photos et vidéos analysées par ordinateur, la société espagnole Lynce, a pris les syndicats en flagrant délit. Son verdict : 80 330 personnes. Les syndicats ont la folie des grandeurs !

À Marseille, l'intox est culturelle
La chaîne locale LCM, l'A*P et France Bleu ont groupé leurs moyens pour effectuer leurs propres vérifications dans un souci de vérité. Certes, ils ne se sont pas auto-proclamés 'institut', à la manière abusive des sociétés commerciales de sondages, mais ils ont obtenu entre 16 860 et 21 690 manifestants. Soit, là encore, une estimation inférieure aux 24 500 recensés par la police.
La clé du mystère?
Alors que la méthode policière de comptage sur le terrain a une obligation morale d'exactitude, les syndicats ont une obligation de réussite et ils extrapolent donc les estimations à partir des tronçons les plus denses du cortège.

Le mardi 12 octobre dernier, quatre équipes de deux fonctionnaires ont été postées sur les points hauts d'immeubles surplombant les cortèges. Avec en ligne de mire, de l'autre côté de la rue, une cabine téléphonique ou un mobilier urbain bien identifiable, ces «vigies» ont pressé sur un «clic» à chaque grappe de dix ou quinze manifestants à mesure que se déroulait le ruban des protestataires.
«À la différence des syndicats qui ne comptabilisent que pendant une heure - au plus fort de la manifestation - avant d'appliquer un coefficient multiplicateur, nos spécialistes se mettent à l'œuvre dès le passage de la voiture ouvreuse et travaillent tant que l'ultime manifestant n'a pas défilé sous leurs yeux, explique-t-on à la Direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP). Chaque tronçon de cortège est passé au crible, du plus dense au plus clairsemé.» Les binômes de fonctionnaires confrontent ensuite leurs résultats. La marge d'erreur constatée ne dépasse guère les 10 %. Des comptages obtenus, c'est le total le plus élevé qui est toujours retenu. «Nous ne voulons pas que l'on nous reproche d' « euphémiser », assure un policier de haut rang. Nous faisons le job, sans état d'âme ni consigne. »

Crédibilité vs. tripotage: il faut moraliser

Le risque de manipulation est d'autant plus faible que le défilé, filmé de A à Z, est ensuite visionné image par image par les ex-RG - ils sont une cinquantaine et pour certains syndiqués ! - pour affiner les résultats. Un préfet le confie : «Sur ces chiffres, nous jouons notre crédibilité. Qu'un haut fonctionnaire triche ou commette une erreur substantielle, et c'est l'appréciation politique au sommet qui risquerait d'en être affectée. Avec toutes les conséquences qui en découleraient pour le maladroit…» Le corps préfectoral, selon lui, veille farouchement à la vérité des chiffres en la matière. «Il y a des fonctionnaires de tous les bords dans l'administration, où tout finit par se savoir», assure un commissaire de la Sécurité publique, agacé par «l'éternelle suspicion jetée sur les méthodes policières». Il est vrai que tout "fuite" !

Ce week-end, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, devrait annoncer une série de «propositions concrètes afin qu'à l'avenir les décomptes incontestables de la police ne puissent plus précisément être contestés». «Il y a en France un droit absolu à manifester, il doit y avoir aussi désormais une confiance dans la police, dans sa manière de compter», a précisé Hortefeux, invité dimanche du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI».
En septembre dernier, à Albi, le directeur de la Direction départementale de la sécurité publique du Tarn s'était adjoint le concours d'un huissier pour compter, en même temps que ses hommes, les manifestants qui défilaient contre la réforme des retraites. Résultat de l'opération : 4 380 manifestants selon l'huissier, 4 200 selon la police, 20 000 selon les syndicats…

Retenons que le coefficient muliplicateur des syndicats peut dépasser 4.

lundi 30 juillet 2007

Mesures gouvernementales en faveur de la justice

Montebourg n’a que faire des victimes

La Garde des Sceaux, Rachida Dati, a annoncé mardi 18 juillet au soir qu'elle venait de signer un décret qui "élargit" l'utilisation du bracelet électronique mobile "au-delà de la simple libération conditionnelle".Le bracelet électronique permet de suivre les mouvements du détenu en temps réel, grâce au système de positionnement par satellite GPS. " Ce dispositif va être généralisé par un décret que je viens de signer et qui sera publié prochainement", a indiqué la Garde des Sceaux. Ainsi, à chaque anomalie (des zones sont par exemple interdites aux détenus), l'administration pénitentiaire est informée.

La ministre de la Justice s'est également engagée à "poursuivre le programme immobilier pénitentiaire" avec la construction "de 13.200 places de plus d'ici 2012".

Elle a également promis la construction d'une vingtaine de centres éducatifs fermés pour les mineurs avant fin 2008 . "Il y en a 29 à ce jour et il y en aura près de 50 avant la fin de l'année 2008", dont 5 centres "dédiés à la pédopsychiatrie pour les mineurs atteint de troubles psychiatriques", a-t-elle dit. Montebourg et le PS n'expriment pas leur satisfaction: ont-ils oublié le peu que contient le pacte présidentiel de Royal?

Rachida Dati a annoncé en outre la "création d'un juge délégué aux victimes pour aider les victimes dans leur parcours judiciaire". Soulignant qu'il fallait "mieux traiter les délinquants qui souffrent de maladie mentales pour éviter qu'ils constituent une menace pour la société", elle a indiqué qu'elle allait créer "709 places en unités hospitalières spécialement aménagées d'ici 2011".

Le député socialiste Arnaud Montebourg a demandé des éclaircissements budgétaires à propos de ces annonces qu'il a chiffrées à "un milliard et demi d'euros, voire deux milliards d'euros". Sans chiffrer le coût pour la société que représente l’assistance aux victimes des malades mentaux récidivistes? Les chiffrages seraient-ils devenus un souci majeur du PS et de la fine équipe Royal, depuis la fin de la Présidentielle?

Par ailleurs, les députés ont adopté les deux premiers articles du projet de loi de lutte contre la récidive qui instaurent des peines minimales d'emprisonnement applicables dès la première récidive de crimes ou de délits. Les juges pourront toutefois, sous certaines conditions, prononcer des peines inférieures à ces peines minimales.

lundi 12 février 2007

Royal : programme fragmentaire, cloisonné et non chiffré !

Pacte socialiste, un pot-pourri pour segogols.
On dresse une liste de mesures et on l’intitule ‘programme’.
Le dialogue s’arrête là: on chiffrera plus tard !…
Royal ne voulait pas faire de promesses, mais la voici qui affirme qu'elle s'ENGAGE. Sur quoi? C'est toujours le flou, très peu artistique d'ailleurs.
Car elle débite une série de mesures fragmentaires, dissociées les unes de autres, ça donne un kaléidoscope coloré, en trompe-l’œil ! Les électeurs se laisseront-ils berner ? Juju Dray reprend déjà la parole pour ne rien dire puisqu'il ne répond pas sur le fond du trou du programme dans lequel il ne voit pas qu’il pourrait précipiter les Français(e) . Il ne veut pas recevoir de leçon : malaise, malaise ! Il est très irritable, Juju le fourbe… Il va se faire venir des plaques rouges sur le visage, comme sa patronne à Villepinte.
Il l’affirme à nouveau, pas d’augmentation des prélèvements obligatoires, grâce à une maîtrise de la dette publique. La fonction publique, et pas seulement les profs, est donc dans le collimateur de Sa Gracieuse Majesté Royal et les suppressions de postes sont déjà annoncées. Ce sont aussi les foyers fiscaux moyens le grand nombre- qui devraient donc compenser ses dépenses. Elle n’oublie pas non plus les jeunes, dont elle a –assure-t-elle- le respect, mais qui devraient financer ses augmentations de la dette publique, sur plusieurs générations ! Personne ne serait épargné…

Ce pacte est un fourre-tout incohérent :
- Hervé Mariton, député UMP: "Ségolène Royal, c'est un mélange d'évidences, de grandiloquence et d'impasses. D'évidences, car quand elle parle de prêt gratuit, on l'a fait et j'ai envie de dire: 'votez pour nous'. De grandiloquence, car quand elle parle de scolarisation obligatoire dès 3 ans, cela frappe mais la quasi totalité des enfants sont scolarisés à cet âge. Et d'impasses, car elle a la lucidité de dire que beaucoup repose sur la croissance mais ne dit pas comment mieux la trouver" (déclaration à l'AFP)
- Francine Bavay, porte-parole du Collectif au service de José Bové, puisque, malgré son accaparement de la parole, il n’est que l’altermondialiste le plus médiatique à la rubrique Faits Divers, il ne serait qu’un membre violent parmi d’autres d’un collectif violent: "Ségolène Royal a délivré un discours affirmant des valeurs de gauche, mais assorti de propositions économiques et environnementales clairement dans la continuité du libéralisme" (communiqué). Pourquoi, par conséquent, préférer la copie à l’original?
- France Gamerre, présidente de Génération Ecologie (GE) et candidate à la présidentielle: "La candidate socialiste s'est bornée à égrener, comme il fallait s'y attendre, des mesures sociales. Ce n'est donc pas encore cette fois-ci que les mesures urgentes pour enrayer les catastrophes écologiques qui se précisent seront mises en oeuvre. Face à l'urgence de lutter contre le réchauffement climatique, la candidate socialiste propose un bain d'eau tiède" (communiqué).
- Rachida Dati et Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy: "Cette litanie de constats et ce catalogue de mesures n'expriment aucune politique d'ensemble susceptible de créer de la croissance et de l'emploi, donc du pouvoir d'achat" selon un communiqué. "On ne sait toujours pas", Mme Royal "veut emmener notre pays dans les 5 ans à venir".

Un catalogue non chiffré
Les socialistes ont un rapport trouble à l’argent, mais s’agissant de celui des électeurs il est opaque
Juju Dray, le fourbe, comble tant bien que mal le vide et annonce une réforme fiscale pour financer le programme Royal, mais après le discours de Miss Boulettes, les Français(e)s n’ont toujours pas le droit d’en savoir plus: les entreprises et/ou les classes moyennes ? Suspens : il faudrait faire confiance…

La droite sait en revanche ce que gérer veut dire et s’inquiète:
- Yves Jégo, secrétaire national de l'UMP: "Dans la recette Royal, beaucoup de dépenses publiques, un Etat omniprésent, mais la candidate s'est abstenue de toute précision quant aux recettes financières de son projet" (communiqué).
- Jean-Christophe Lagarde, porte-parole du candidat UDF François Bayrou: "On nous avait annoncé que Mme Royal allait donner de la cohérence à son action ; elle a répondu à un cahier de revendications". En annonçant pour "60 à 70 milliards d'euros de dépenses, […] c'est oui à tout le monde" (déclaration à l'AFP). S’ils sont prêts à se faire taxer davantage ?...
- Nicolas Dupont-Aignan, candidat "gaulliste et républicain": "Depuis plusieurs semaines, la candidate socialiste avait préféré le silence en s'appuyant sur ses supposés débats citoyens". Elle "vient de dévoiler un programme présidentiel qui multiplie les promesses démagogiques dont le financement n'est évidemment pas assuré", et cela "alimentera la surenchère de promesses entre les principaux candidats" (communiqué).

Comment les jeunes seraient-ils séduits ?
Parce qu’ils manquent de références mais ne demandent qu’à les acquérir.
- France Gamerre (GE) leur fournit des éléments de réflexion sur France-Info, en déclarant aujourd’hui lundi: Dame Royal « n’a pas de pensée moderne, transversale.[…] C’est le même programme qu’il y a 50 ans. » La candidate se dit révolutionnaire mais son programme, c’est « de l’eau tiède. » Voilà en effet de quoi séduire les jeunes révolutionnaires chauds, chauds, chauds !
- Bruno Gollnisch, N°2 du FN décrit sa technique:" dresser le constat critique de la situation à laquelle on a contribué avec ses amis". En "condamnant l'excès de réglementation", en "constatant la dégradation de l'école et de la famille", Mme Royal aurait "pris ou feint de prendre le contre-pied du PS" (communiqué).
- Bruno Mégret, président du MNR et soutien de M. Le Pen: "Ségolène Royal n'a rien apporté de nouveau, elle a simplement repris tous les thèmes du socialisme le plus archaïque. Avec elle, ce serait toujours plus de prestations d'assistance mais toujours moins de richesse pour les financer" (communiqué).
- Valérie Pécresse et Luc Chatel, porte-parole de l'UMP: "L'UMP s'étonne de ce que Mme Royal, après trois mois de débats pseudo-participatifs, d'esquive et de diversion (...) en revienne purement et simplement aux archaïsmes et aux vieilles recettes du programme du Parti socialiste". "Consolidation des 35 heures, retour des emplois-jeunes, police de proximité, SMIC à 1.500 euros et RMI jeunes... Vous avez aimé Lionel Jospin 1997... vous adorerez Ségolène Royal 2007!" (communiqué).