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dimanche 26 mai 2019

Un nouveau visage du Parlement européen s'esquisse

Estimations et projections en sièges par pays

Les lobbies écologistes ont contraint les grands partis dominant traditionnellement le Parlement de Strasbourg à céder du terrain 

Résultat de recherche d'images pour "parlement europeen hemicycle"Mais la poussée des eurosceptiques reste limitée, les centristes libéraux s'inscrivant désormais dans le paysage européen, dimanche. Une prochaine actualisation des projections est attendue vers 8h00 GMT, alors que les Etats membres continuent d'affiner les résultats officiels.

Selon des projections publiées dans la nuit de dimanche à lundi du Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE, droite pro-européenne) reste la première force de l'hémicycle, avec 179 sièges  contre 216 actuellement.
Forts de cette victoire, les dirigeants du PPE ont immédiatement réclamé la présidence de la Commission pour l'Allemand Manfred Weber, un conservateur, leur chef de file (ou "Spitzenkandidat", selon le terme allemand souvent usité).

Les sociaux-démocrates (S&D), deuxième parti du Parlement, malgré une perte d'une trentaine de sièges (150 sièges contre 185), ont balayé d'un revers de main cette demande, laissant augurer de longues tractations dans la course désormais ouverte aux postes-clés des institutions européennes.

Si le PPE et les sociaux-démocrates (S&D) restent les deux principales formations de l'hémicycle européen, ils perdent leur capacité à réunir à eux seuls une majorité pour faire passer des textes législatifs. La fin d'une époque. 

Ils devront composer avec les écologistes
Ils remportent en effet de 52 à 70 sièges, grâce à leurs bons résultats en Allemagne et en France, 

Quant aux Libéraux (Alde), dont un nouveau venu, le parti du président français, est une composante, ils obtiennent 107 sièges contre 69 actuellement, loin derrière les deux partis dominants.
Le Français a en effet perdu dimanche son pari contre le Rassemblement républicain de Marine Le Pen, dans une stratégie de duel dont Macron sort affaibli, avec 22,41% contre 23,31% pour le RN, selon des résultats définitifs, soit 0,9 point d'écart, alors qu'au premier tour de la présidentielle de 2017, il se situait à 24,1%, soit 2,8 points devant Marine Le Pen (21,30%). 

Le RN a immédiatement appelé à la "constitution d'un groupe puissant" au Parlement européen réunissant les formations eurosceptiques, des forces diverses qui n'ont pas réussi à se fédérer quand les souverainistes n'avaient pas encore prospéré.
Après la sortie du Royaume-Uni de l'UE, les deux listes obtiendront le même nombre d'eurodéputés, 23.

Les eurosceptiques ne gagnent pas suffisamment de terrain

Avec la Ligue de Matteo Salvini, arrivée en tête en Italie avec plus d'un tiers des voix, M. Le Pen espère fédérer une large alliance de partis nationalistes, eurosceptiques et populistes. Leur groupe parlementaire, l'ENL, est crédité de 58 sièges contre 37.

Difficile cependant d'envisager aujourd'hui un rapprochement avec le groupe populiste EFDD - où siège le Mouvement Cinq Etoiles italien, que devrait rallier le nouveau parti europhobe de Nigel Farage, grand vainqueur des élections au Royaume-Uni avec 31,7% des voix (29 sièges) - tant leurs divergences sont parfois profondes.
Et même en additionnant les gains de ces groupes avec les 58 sièges du groupe ECR (tories britanniques et Polonais au pouvoir du PiS, vainqueurs des européennes), l'extrême droite, les eurosceptiques et les europhobes, restent, avec 172 sièges, loin de la majorité au Parlement européen (376).

Les partis d'extrême gauche passent pour leur part de 52 à 38 sièges. "La vague de partis nationalistes et eurosceptiques est très contenue, si on met de côté le RN et la Ligue", estime Eric Maurice, analyste à la Fondation Robert Schuman. "Si (le dirigeant populiste hongrois Viktor) Orban ne bouge pas, je ne vois comment les lignes des groupes actuels pourraient bouger", observe-t-il.
Largement vainqueur de l'élection européenne dans son pays, le parti du premier ministre hongrois est suspendu du groupe démocrate-chrétien du PPE, en raison de ses dérapages anti-Bruxelles.

En Autriche, le parti conservateur du chancelier autrichien Sebastian Kurz est arrivé largement en tête, devant les sociaux-démocrates et le parti d'extrême droite FPÖ, touché par l'"Ibizagate", selon des estimations.

En Espagne, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez est le seul socialiste à sortir grand vainqueur du scrutin dans un grand pays.

Les Verts sont sur un petit nuage.

Les élections européennes ont également été marquées par les bons résultats des écologistes, qui espèrent devenir un interlocuteur incontournable dans ce paysage politique plus instable que jamais.
Avec 12% des voix, ils finissent en France à une  troisième place inattendue. Ce résultat fait écho au score enregistré en Allemagne par les Verts, deuxièmes du scrutin, selon les sondages, juste derrière le camp centre-droit d'Angela Merkel, qui enregistre un plus bas historique.
"Une grande victoire !", s'est réjoui la tête de liste des écologistes au Parlement européen, l'Allemande Ska Keller. "Je suis sur un petit nuage", a renchéri l'eurodéputé belge Philippe Lamberts.

Inférieur à celui des scrutins nationaux, le taux de participation à ces élections atteint cependant 51%, son niveau le plus élevé depuis 20 ans, selon le Parlement européen, alors que les sondeurs français en prévoyaient de l'ordre de 47%. Cette mobilisation marque un coup d'arrêt à l'érosion continue qui caractérise les européennes depuis 1979.
Plus de 420 millions d'Européens ont élu, pour 5 ans, les 751 membres du Parlement européen, une assemblée qui n'a eu de cesse d'accroître ses pouvoirs.

Le Royaume-Uni avait lancé cet immense scrutin dès jeudi, se résignant à l'organiser en catastrophe après le nouveau report du Brexit, avec une date butoir désormais fixée au 31 octobre. Le mandat des élus britanniques doit cesser à la sortie de leur pays de l'Union, et leurs sièges seront en partie redistribués à d'autres pays.

Les nouveaux équilibres au sein de l'hémicycle seront déterminants dans la course aux postes clés des institutions européennes. En particulier celui du successeur à la tête de la Commission européenne de Jean-Claude Juncker, membre du PPE, qui devra obtenir le soutien de la moitié de l'hémicycle.
Les chefs d'Etat et de gouvernement se retrouvent dès mardi pour un sommet d'échanges sur les prochaines nominations.

Estimations et projections en sièges par pays, dimanche à 21h30

Européennes : estimations et projections en sièges par pays


Voici le score et le nombre de sièges que peuvent espérer les partis à partir de sondages dans les pays de l'UE où ils sont disponibles. Les premiers résultats officiels partiels ne seront publiés qu'à partir de 21h00 GMT.

Allemagne (96 sièges)

Union chrétienne-démocrate (CDU) - Union chrétienne sociale (CSU) : 28,60 % - 28 sièges

Alliance 90 / les Verts : 20,90 % - 21 sièges

Parti social-démocrate (SPD) : 15,30 % - 15 sièges

Alternative pour l'Allemagne : 10,80 % - 11 sièges

Die Linke : 5,40 % - 5 sièges

Parti libéral-démocrate : 5,40 % - 5 sièges

Le PARTI : 2,30 % - 2 sièges

Électeurs libres : 2,20 % - 2 sièges

Parti de protection des animaux : 1,50 % - 2 sièges

Parti écologiste-démocrate : 1,10 % - 1 siège

Parti des familles d'Allemagne : 0,80 % - 1 siège

Volt Allemagne : 0,80 % - 1 siège

Parti Pirate : 0,60 % - 1 siège

France (74 sièges)

Rassemblement national : 24,20 % - 24 sièges

La République en marche, Modem : 22,40 % - 23 sièges

Europe Écologie - Les Verts : 12,70 % - 13 sièges

Les Républicains (LR) : 8,50 % - 8 sièges

Parti socialiste, Nouvelle Donne, Place publique : 6,20 % - 6 sièges

La France Insoumise (LFI), Gauche républicaine socialiste : 6,20 % - 5 sièges

Royaume-Uni (73 sièges)

Le Parti du Brexit : 31,60 % - 24 sièges

Parti travailliste (Labour) : 19,10 % - 14 sièges

Libéraux - démocrates : 18,90 % - 15 sièges

Parti conservateur : 12,40 % - 10 sièges

Parti vert : 9,80 % - 4 sièges

Espagne (54 sièges)

PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol) : 28,40 % - 18 sièges

Parti populaire : 17,30 % - 11 sièges

Ciudadanos : 16,00 % - 9 sièges

Coalition formée par Unis nous pouvons, Gauche unie et Equo : 12,40 % - 7 sièges

Vox : 6,50 % - 4 sièges

Gauche républicaine de Catalogne, Bloc nationaliste galicien : 6,00 % - 3 sièges

Coalition pour une Europe solidaire (partis régionalistes) : 3,10 % - 1 siège

Parti démocrate européen catalan : 2,80 % - 1 siège

Pays-Bas (26 sièges)

Parti travailliste (PvdA) : 18,10 % - 5 sièges

Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) : 15,00 % - 4 sièges

Appel chrétien-démocrate : 12,30 % - 4 sièges

Forum pour la démocratie : 11,00 % - 3 sièges

Gauche verte : 10,50 % - 3 sièges

Union chrétienne, Parti politique réformé (SGP) : 7,90 % - 2 sièges

Démocrates 66 (D66) : 6,30 % - 2 sièges

Parti pour la liberté (PVV) : 4,10 % - 1 siège

50PLUS : 4,10 % - 1 siège

Parti socialiste : 3,90 % - 1 siège

Grèce (21 sièges)

Nouvelle démocratie : 33,50 % - 8 sièges

Syriza : 25,00 % - 6 sièges

Mouvement pour le changement (Kinal) : 7,70 % - 3 sièges

Parti communiste (KKE) : 5,50 % - 2 sièges

Aube dorée : 4,50 % - 2 sièges

Portugal (21 sièges)

Parti socialiste : 32,00 % - 8 sièges

Part social démocrate : 22,00 % - 5 sièges

Bloc de gauche : 10,50 % - 3 sièges

Parti communiste, les Verts : 8,00 % - 2 sièges

Parti populaire : 6,00 % - 2 sièges

Personnes-Animaux-Nature (PAN) : 5,00 % - 1 siège

Suède (20 sièges)

Sociaux-démocrates : 25,10 % - 5 sièges

Les nouveaux modérés : 17,60 % - 4 sièges

Démocrates de Suède : 16,90 % - 3 sièges

Parti centriste : 10,30 % - 2 sièges

Parti de l'environnement Les Verts : 9,50 % - 2 sièges

Chrétiens-démocrates : 7,50 % - 2 sièges

Parti de Gauche : 6,40 % - 1 siège

Les Libéraux : 4,40 % - 1 siège

Autriche (18 sièges)

Parti populaire autrichien (ÖVP) : 34,50 % - 7 sièges

Parti social-démocrate d'Autriche : 23,50 % - 5 sièges

Parti de la liberté (FPÖ) : 17,50 % - 3 sièges

Les verts : 13,50 % - 2 sièges

La nouvelle Autriche et le forum libéral : 8,00 % - 1 siège

Bulgarie (17 sièges)

Citoyens pour un développement européen de la Bulgarie : 31,60 % - 7 sièges

Parti socialiste bulgare (PSB) : 24,30 % - 5 sièges

Mouvement pour les droits et libertés : 13,20 % - 3 sièges

Mouvement national bulgare : 7,50 % - 1 siège

Bulgarie démocratique : 6,20 % - 1 siège

Danemark (13 sièges)

Parti social-démocrate : 23,30 % - 3 sièges

Parti libéral danois (Venstre) : 20,50 % - 3 sièges

Parti populaire danois : 13,20 % - 2 sièges Parti populaire socialiste : 12,30 % - 2 sièges

Parti social-libéral : 9,40 % - 1 siège

Alliance Rouge et Verte : 6,20 % - 1 siège

Parti conservateur : 5,70 % - 1 siège

Finlande (13 sièges)

Parti de la coalition nationale : 20,10 % - 3 sièges

Parti social-démocrate : 15,10 % - 2 sièges

Ligue verte : 15,10 % - 2 sièges

Parti du centre : 14,30 % - 2 sièges

Vrais Finlandais : 14,10 % - 2 sièges

Alliance de gauche : 6,90 % - 1 siège

Parti populaire suédois de Finlande : 6,20 % - 1 siège

Slovaquie (13 sièges)

SPOLU, Slovaquie progressiste : 20,10 % - 4 sièges

Direction - Social-démocratie : 15,70 % - 3 sièges

Parti du peuple Notre Slovaquie : 12,10 % - 2 sièges

Mouvement chrétien-démocrate : 9,70 % - 2 sièges

Liberté et solidarité (SaS) : 9,60 % - 1 siège

Les gens ordinaires et personnalités indépendantes : 5,30 % - 1 siège

Croatie (11 sièges)

Union démocratique croate (HDZ) : 23,40 % - 4 sièges

Parti social-démocrate : 18,38 % - 3 sièges

Indépendant : 8,20 % - 1 siège

Croissance croate (Hrast), Parti croate des droits dr. Ante Starcevic, Parti conservateur croate : 6,43 % - 1 siège

Bouclier humain : 6,25 % - 1 siège

Coalition d'Amsterdam : 5,59 % - 1 siège

Indépendants pour la Croatie (NHR), Parti croate du droit (HSP) : 5,09 % - 1 siège

Irlande (11 sièges)

Fine Gael : 29,00 % - 4 sièges

Parti vert d'Irlande : 15,00 % - 2 sièges

Independents 4 Change : 15,00 % - 2 sièges

Fianna Fáil - Parti républicain : 15,00 % - 1 siège

Sinn Féin (Nous-mêmes) : 13,00 % - 2 sièges

Chypre (6 sièges)

Rassemblement démocrate (DISY) : 32,50 % - 2 sièges

Parti progressiste des travailleurs (AKEL) : 30,00 % - 2 sièges

Parti démocrate (DIKO) + Mouvement de solidarité (KA) : 15,00 % - 1 siège

Mouvement social-démocrate (EDEK) : 11,00 % - 1 siège

Malte (6 sièges)

Parti travailliste : 55,00 % - 4 sièges

Parti nationaliste : 37,00 % - 2 sièges

mardi 24 avril 2012

Présidentielle: l'écart se resserre entre Sarkozy et Hollande

De 56/44, ils en sont à 54/46



Sarkozy a réduit l'écart
de deux points


Hollande recueille encore  54% au second tour dans les trois derniers sondages publiés


Nicolas Sarkozy fait bouger la tendance sondagière qui le donne perdant au second tour

Les résultats des dernières estimations parues entre jeudi soir et vendredi matin sont contradictoires. Si elles s'accordent sur les scores des deux candidats en attribuant entre 54 et 54,5% des intentions de vote à François Hollande contre 45,5 à 46% à son rival, les dynamiques électorales sont en revanche parfaitement opposées.

Pour l'institut CSA, Nicolas Sarkozy a  en effet réduit de 4 points l'écart depuis le 22 avril (de 56-44 à 54-46)
Le président-sortant gagne des voix à la fois sur sa droite et sur sa gauche: au centre (36% des voix de Bayrou, +11) et stabilisant le report de voix des électeurs  frontistes de Marine Le Pen (53%, +1). Cette évolution serait une "traduction immédiate du regain de visibilité" du président sortant depuis le 22 avril, écrivent les analystes.

Le rolling IFOP mesure lui un gain d'un point seulement à 54,5/44,5, contre 55/45 ces derniers jours.

 

Sarkozy perdrait 10% de l'électorat frontiste, selon BVA


Pronostics de BVA en janvier 2012...



 
François Hollande aurait au contraire creusé l'écart en augmentant de 3 points son avance depuis le premier tour (de 53-47 à 54,5-45,5), selon BVA.
Pour le directeur de l'institut, Nicolas Sarkozy paierait "sa posture très droitière" Il développe la thèse qu'elle est "contreproductive": 'elle "dégrade ses reports de voix des électeurs de Marine Le Pen, visiblement agacés que l'on essaie de les séduire avec de si grosses ficelles", estime-t-il.

L'entreprise commerciale de Michel Brulé considèrerait par conséquent qu'en revanche les appels du pied de Hollande flatteraient les électeurs frontistes et que les ralliements à Sarkozy des centristes Valéry Giscard d'Estaing ou de Jean Arthuis laisseraient de marbre les électeurs centristes.  Il est donc permis de douter fortement  qu'aux dires de BVA ils ne seraient plus que 47% à vouloir voter pour le candidat UMP contre 57% dimanche dernier.

L' analyse BVA est nulle et non-avenue
Elle concerne cette fois la préférence des électeurs pour le poste de premier ministre. La question est oiseuse et la réponse sans intérêt. La décision ne leur appartient plus.
Que les sondés expriment une nette préférence pour la comploteuse  Brochen-Aubry (28%)  ne rime à rien: Hollande est à couteaux tirés avec l'amère de Lille. Le candidat pencherait plutôt pour la Voix de son Maître, Jean-Marc Ayrault, qui n'a pas plus d'expérience gouvernementale que son patron: même BVA n'imagine pas la galère ! 
En cas de ré-élection du président-candidat, les électeurs imaginent Alain Juppé et François Bayrou à égalité à 30%. Mais dans le même temps, les media nous asssurent que le président isolé du MoDem irait se perdre dans les bras de Hollande, Mélenchon et Besancenot. Peut-on raisonnablement croire que l'électorat centriste est prêt à bloquer les gares et les usines avec les trotskistes ou les communistes sous la houlette d'un "capitaine de pédalo" débordé par les mutins sur son flotteur gauche ? 


lundi 23 avril 2012

Présidentielle: l'intox des sondages manipulateurs est avérée

L'après-premier tour met en évidence l'engagement politique des entreprises de sondages


Jusqu'à quatre points d'écart mi-avril mais un point et demi à l'arrivée, dix jours plus tard...
 Résumé des intentions de vote au 1er tour de la présidentielle 2012,
selon les entreprises commerciales de sondages:


Le sondage n'est visiblement pas une science et le titre d' "institut" dont ces entreprises s'affublent est une escroquerie.

D'autant plus que les écarts les plus notables semblent bien désigner les sondeurs les plus "impliqués"... BVA (du libéral Michel Brulé, Ipsos (Jean-Marc Lech, bonimenteur aux pronostics souvent hasardeux, sinon totalement bancals, et Didier Truchot, fondateur-manager depuis 1975 qui ajouta le sondage d'opinion au conseil aux entreprises) et CSA (Roland Cayrol, groupe ...Bolloré).
Les libéraux -et le "frère" de Sarkozy- sont-ils suspects de marketing et de favoritisme ? 

dimanche 22 avril 2012

Résultats provisoires du premier tour de la présidentielle 2012

Présidentielle 2012: estimations de premier tour

Selon des premières tendances,
 
François Hollande récolterait 28,4 % des voix,
Nicolas Sarkozy 25,5 %
Marine Le Pen 20 %,
Jean-Luc Mélenchon 11,7 %
et François Bayrou 8,5 %.

Le taux de participation au premier tour de la présidentielle est de plus de 80%.

Le seuil de confort serait de 46% et la gauche n'arrive qu' à 44%.
La droite peut se rassembler et l'emporter si le centre ne penche pas du côté de l'hégémonique PS qui n'est pas -jusqu'ici- disposé à s'ouvrir: seront-ils suicidaires ? 



Et comparons avec ce qu'avaient prévu les entreprises de sondages ?
 François Hollande arrive largement en tête au premier tour avec 28,5 à 30% des voix, selon les différents instituts de sondages, d'après l'Agence France Presse, en dépit des règles. Il devance Nicolas Sarkozy qui, avec 24 à 27,5% de voix, est également qualifié pour le second tour de la présidentielle.


Marine Le Pen arriverait en troisième position, avec 17 à 20,7%. Jean-Luc Mélenchon est lui crédité de 10,5% à 13% des voix, selon les estimations des instituts CSA, Ipsos et Harris Interactive.


Pour CSA, François Hollande atteint 29%, Nicolas Sarkozy 25%, Marine Le Pen 17% et Jean-Luc Mélenchon 12%.


Selon Ipsos, le socialiste obtiendrait 30%, Nicolas Sarkozy 24%, la candidate du Front national 19%, celui du Front de gauche13% et François Bayrou 10%.


Harris Interactive place François Hollande à 28,5%, Nicolas Sarkozy à 27,5% et Marine Le Pen à 20,7% Jean-Luc Mélenchon dépasserait à peine les 10%, avec 10,5% des voix, devant François Bayrou à 8,7%.


La participation s'élèverait à au moins 80%, légèrement moins qu'en 2007 (83,77%), mais nettement plus qu'en 2002 (71,6%).

samedi 21 avril 2012

Présidentielle: les résultats ne devront pas filtrer avant l'heure


1940-2012 : "Ici Londres" (ou Bruxelles) !

"Melpomène se parfume à l'héliotrope"


La loi interdit la publication d'estimations de résultats avant 20h00


Comment contourner cet interdit ? Les journalistes ne diffuseront pas les vrais résultats, mais des phrases codées passeront les informations. Saurez-vous en deviner le sens?

Mais peut-on empêcher les Belges de diffuser les résultats ?


Certains de nos voisins étrangers échappent, eux, à cette interdiction. Ainsi, dès 18h, heure de fermeture de la majorité des bureaux de vote, les media suisses et belges peuvent donner les premiers résultats. Rien n'empêche donc, a priori, les internautes français de se connecter aux sites d'informations belges, suisses ou québécois pour découvrir les résultats dès 18h00.

"Le flan au four" ou "Hongrie/Pays-Bas" 

Tenez-vous prêts aux décryptages, comme les margoulins de la presse

"Le flan est au four" ou "La Hongrie devant les Pays-Bas à la mi-temps": pour contourner dimanche la loi qui interdit de donner les résultats du scrutin avant la fermeture des derniers bureaux de vote, des utilisateurs de Twitter échafaudent déjà des codes plutôt transparents.
En la matière, l'imagination est au pouvoir

Alors que les autorités françaises s'efforcent par tous les moyens d'éviter une fuite des premières estimations au-delà des cercles informés habituels (sondeurs, politiques, journalistes...), le stratagème des codes sur le réseau social -encore au stade embryonnaire- illustre la difficulté d'appliquer la loi française, déjà écornée en 2007.

"On va se faire un code. 'le flan est au four', ça veut dire Hollande au 2e tour. 'La tomate est mûre', ça veut dire Mélenchon", propose @gchampeau: une allusion à un surnom malveillant du candidat socialiste ("Flamby") et à la couleur rouge, emblème du candidat des communistes au Front de Gauche.
D'autres préfèrent filer la métaphore footballistique: "Hollande" devient habilement "Pays-Bas", tandis que le tenant du titre Nicolas Sarkozy récupère le maillot de la Hongrie, pays d'origine de son père. "La Hongrie vire en tête devant les Pays-Bas  à la mi-temps" (Je m'entraîne pour dimanche)".

Mondialisation ou internationalisme ?
Etrange tournoi dans lequel apparaissent également la Norvège de Gro-Eva Joly et le Maroc où est né Jean-Luc Mélenchon -qui hérite aussi parfois de l'URSS chez certains.
François Bayrou porte la casaque régionale de son Béarn, Marine Le Pen étant, quant à elle,  codée en divers régimes  d'extrême droite.
On trouve aussi bien le registre météorologique (" Si on donne dimanche les températures des Pays-Bas, de la Hongrie, de la Norvège ou du Béarn, c'est répréhensible ? ") que musical
Si vous voyez un tweet qui donne la Hongrie  vainqueurE de la demi-finale d'Eurovision devant les Pays-Bas, l'URSS ou le Béarn, vous aurez tout compris.

Les décrypteurs ne conserveront pas le monopole de la connaissance...
Mais, c'est bien connu, euls les sondeurs y voient clair. 
Croient-ils ! D'ailleurs, leur mission n'est pas d'être lucides, mais efficaces au service du mieux-disant  plus offrant...


vendredi 20 avril 2012

Présidentielles: les sondeurs ne seraient-ils pas des électeurs ?

Egalité Sarkozy-Hollande au 1er tour, selon TNS Sofres


Nicolas Sarkozy (+1) et François Hollande (-1) sont à égalité avec 27% des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, selon un sondage TNS Sofres pour i-Télé publié vendredi.

Au second tour, François Hollande est donné gagnant avec 55% des intentions de vote (-1) contre 45% (+1) pour Nicolas Sarkozy, sachant que la marge d'erreur couramment admise peut atteindre 4 % dans ces estimations sans valeur scientifique. 

Ces évolutions sont calculées par rapport à l'enquête du même "institut" (en vérité une entreprise commerciale, comme les autres), effectuée les 11 et 12 avril.


Les "petits" candidats

Au premier tour, Marine Le Pen arrive en troisième position avec 17% des intentions de vote (+1) devant Jean-Luc Mélenchon qui recule de trois points à 13%.

Le candidat du Front de Gauche reste cependant devant celui du MoDem, François Bayrou s'accrochant à la barre des 10% (+1).


Le sondage note une progression des candidats marginaux

Eva Joly gagnant un demi-point avec 3% des intentions de vote, devant Nicolas Dupont-Aignan (2% +1), Philippe Poutou (1%, +0,5), Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade (moins d'un demi-point). 
Au second tour, François Hollande conserve de très bons reports de voix de la part des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, dont 82% voteraient pour le candidat socialiste.
Pour sa part, Nicolas Sarkozy ne recueillerait que 40% des électeurs de Marine Le Pen, tandis que ceux de François Bayrou se répartiraient équitablement : 1/3 pour Hollande, 1/3 pour Sarkozy et 1/3 qui ne s'exprimerait pas.

Restent les abstentionnistes qui risquent de fausser le jeu démocratique.

Sondage réalisé les 18 et 19 avril auprès d'un échantillon représentatif, interrogé par téléphone, de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus et inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas.

vendredi 29 avril 2011

Le mariage princier de Kate et William en quelques chiffres

La famille royale rassemble la population

Le vendredi 29 avril 2011, après une cérémonie parfaitement orchestrée, les nouveaux mariés Kate Middleton, 29 ans, William Windsor, son cadet de 6 mois, ont répondu aux attentes de la foule: ils ont échangé un baiser, par deux fois, au balcon du palais royal de Buckingham.

« Oui, je le veux », avait répondu Kate Middleton, duchesse de Cambridge, deux heures plus tôt à l'archevêque de Canterbury, sous la nef de l'abbaye de Westminster qui avait vu le couronnement du Normand, Guillaume le Conquérant en 1066.

D'une voix un peu tremblante, elle a promis d'"aimer, réconforter, respecter et entourer" le prince William. Mais, signe de modernité, elle n'a pas fait voeu d'obéissance à son époux, suivant ainsi l'exemple de Diana, la mère de William.

En arrivant à Westminster, la future princesse de conte de féee, une roturière d'extraction modeste, avait mis fin au principal suspense du mariage en sortant d'une Rolls-Royce devant deux à trois milliards de téléspectateurs: elle avait choisi une robe de mariée ivoire pourvue d'une traîne de 2m70. Agrémentée d'un voile et d'un diadème, la tenue a été conçue par Sarah Burton, directrice artistique de la griffe britannique Alexander Mc Queen.

Le prince William, deuxième dans l'ordre de succession au trône, l'attendait devant l'autel en uniforme rouge des Irish Guards.

La cérémonie a duré à peine plus d'une heure, rythmée par un choeur de jeunes garçons et par le son des trompettes. 1.900 invités avaient pris place dans l'abbaye, dont une quarantaine de têtes couronnées.

Le nombre des Britanniques et étrangers présents est estimé à 800.000, selon les autorités.
A toutes fins utiles, voici, à l'attention des syndicats français, ce que ça représente Outre-Manche, pour comparaison avec le million de manifestants qu'ils ont le front d'annoncer à chaque journée nationale d'action:

Au moins un million de personnes s'étaient rassemblées dans Londres le long du parcours du cortège officiel, selon une estimation de la police. A titre de comparaison, la police estime que 600.000 personnes étaient venues sur le parcours du mariage de Charles et Diana en 1981, et plus d'un million lors du jubilé d'or en 2002 de la reine Elizabeth II, qui célébrait le 50e anniversaire de son accession au trône.

VOIR et ENTENDRE la marée humaine se dirigeant vers le palais royal:

Ce qui s'appelle une foule dense...

La messe a été retransmise en direct dans 180 pays. Elle devait être trois fois plus regardée que les noces de Charles et Diana, suivies par 750 millions de personnes.

Dans la foule massée devant l'abbaye, les premiers bouchons de champagne ont sauté au moment de l'échange des consentements. « Ils remettent la monarchie à la mode», se félicitait Louise Akehurst, àgée de seulement 25 ans, qui avait campé dehors pour ne rien rater.

Dans la capitale pavoisée aux couleurs rouge blanc bleu de l'Union Jack, Catherine et William ont parcouru le parcours de Westminster au palais de Buckingham dans une calèche dorée tirée par quatre chevaux gris. Ils étaient suivis par quatre attelages transportant la famille, dont la reine qui vient de fêter ses 85 ans.

VOIR et ENTENDRE les moments forts de la journée:

Escorté par 160 cavaliers, le cortège a défilé devant Big Ben avant de remonter le Mall. Le dispositif policier comptait plus de 5.000 hommes et en milieu d'après-midi une quarantaine de personnes avaient été interpellées pour des incidents sans gravité.

En ce jour férié, plus de cinq mille fêtes de quartier étaient organisées dans l'ensemble du pays, jusqu'au 10 Downing Street, résidence du Premier ministre, David Cameron. Un vin d'honneur était prévu en fin de journée, puis un dîner et une soirée dansante, toujours à Buckingham, aux frais de la Reine.

Non loin de là, les républicains avaient peine à mobiliser, réunissant 200 personnes pour un rassemblement pacifique intitulé « Non au mariage princier ».

Quant au coût de la cérémonie qui mobilisera les républicains grincheux, notamment français, il est indiqué dans ce blog: lien PaSiDupes

Rien n'a filtré sur l'endroit choisi par le couple pour sa la lune de miel. Ont tour à tour été évoqués 6 destinations: les Caraïbes, la Jordanie, les Seychelles, voire l'Ecosse ou les Cornouailles.
Et le Gers, en France.

samedi 16 octobre 2010

La fumisterie militante du comptage des manifestants

Plus la manipulation arithmétique est grossière, meilleure elle est

Une marge d'erreur de 10 % ne serait pas crédible

C'est celle des ex-RG: elle est donc sujette à caution !

Alors que le ministère de l'Intérieur avait annoncé mardi dernier 1,2 million de manifestants à travers la France, la CGT et la CFDT claironnaient le chiffre de 3,5 millions de participants. Ils se félicitaient même d'un «record» de 330 000 participants dans les cortèges parisiens là où les journalistes de Mediapart, peu suspects de complaisance à l'égard du gouvernement, ont quant à eux conclu à des chiffres encore plus bas que ceux de la police : 76 000 manifestants (89 000 pour la préfecture).
Avant que ne reprennent samedi une nouvelle journée de protestation contre la réforme des retraites, Le Figaro a donc passé au crible les méthodes de comptage des manifestants par les ex-Renseignements généraux et par les principales organisations représentatives de travailleurs et de fonctionnaires sur le nombre de manifestants entre la police et les organisations syndicales ?

Le verdict est sans appel : les syndicats forcent l'addition

Spécialisée dans le comptage via photos et vidéos analysées par ordinateur, la société espagnole Lynce, a pris les syndicats en flagrant délit. Son verdict : 80 330 personnes. Les syndicats ont la folie des grandeurs !

À Marseille, l'intox est culturelle
La chaîne locale LCM, l'A*P et France Bleu ont groupé leurs moyens pour effectuer leurs propres vérifications dans un souci de vérité. Certes, ils ne se sont pas auto-proclamés 'institut', à la manière abusive des sociétés commerciales de sondages, mais ils ont obtenu entre 16 860 et 21 690 manifestants. Soit, là encore, une estimation inférieure aux 24 500 recensés par la police.
La clé du mystère?
Alors que la méthode policière de comptage sur le terrain a une obligation morale d'exactitude, les syndicats ont une obligation de réussite et ils extrapolent donc les estimations à partir des tronçons les plus denses du cortège.

Le mardi 12 octobre dernier, quatre équipes de deux fonctionnaires ont été postées sur les points hauts d'immeubles surplombant les cortèges. Avec en ligne de mire, de l'autre côté de la rue, une cabine téléphonique ou un mobilier urbain bien identifiable, ces «vigies» ont pressé sur un «clic» à chaque grappe de dix ou quinze manifestants à mesure que se déroulait le ruban des protestataires.
«À la différence des syndicats qui ne comptabilisent que pendant une heure - au plus fort de la manifestation - avant d'appliquer un coefficient multiplicateur, nos spécialistes se mettent à l'œuvre dès le passage de la voiture ouvreuse et travaillent tant que l'ultime manifestant n'a pas défilé sous leurs yeux, explique-t-on à la Direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP). Chaque tronçon de cortège est passé au crible, du plus dense au plus clairsemé.» Les binômes de fonctionnaires confrontent ensuite leurs résultats. La marge d'erreur constatée ne dépasse guère les 10 %. Des comptages obtenus, c'est le total le plus élevé qui est toujours retenu. «Nous ne voulons pas que l'on nous reproche d' « euphémiser », assure un policier de haut rang. Nous faisons le job, sans état d'âme ni consigne. »

Crédibilité vs. tripotage: il faut moraliser

Le risque de manipulation est d'autant plus faible que le défilé, filmé de A à Z, est ensuite visionné image par image par les ex-RG - ils sont une cinquantaine et pour certains syndiqués ! - pour affiner les résultats. Un préfet le confie : «Sur ces chiffres, nous jouons notre crédibilité. Qu'un haut fonctionnaire triche ou commette une erreur substantielle, et c'est l'appréciation politique au sommet qui risquerait d'en être affectée. Avec toutes les conséquences qui en découleraient pour le maladroit…» Le corps préfectoral, selon lui, veille farouchement à la vérité des chiffres en la matière. «Il y a des fonctionnaires de tous les bords dans l'administration, où tout finit par se savoir», assure un commissaire de la Sécurité publique, agacé par «l'éternelle suspicion jetée sur les méthodes policières». Il est vrai que tout "fuite" !

Ce week-end, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, devrait annoncer une série de «propositions concrètes afin qu'à l'avenir les décomptes incontestables de la police ne puissent plus précisément être contestés». «Il y a en France un droit absolu à manifester, il doit y avoir aussi désormais une confiance dans la police, dans sa manière de compter», a précisé Hortefeux, invité dimanche du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI».
En septembre dernier, à Albi, le directeur de la Direction départementale de la sécurité publique du Tarn s'était adjoint le concours d'un huissier pour compter, en même temps que ses hommes, les manifestants qui défilaient contre la réforme des retraites. Résultat de l'opération : 4 380 manifestants selon l'huissier, 4 200 selon la police, 20 000 selon les syndicats…

Retenons que le coefficient muliplicateur des syndicats peut dépasser 4.