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mardi 24 mai 2016

Valls en chute libre dans l'opinion, Hollande stagne

A 73 % de mécontents, la côte d'impopularité du premier ministre explose

Manuel Valls dévisse dans l'opinion

A ce rythme-là, le locataire de Matignon ne va plus tarder à rejoindre François Hollande dans les oubliettes de l'impopularité. Le "baromètre" Odoxa du mois de mai, réalisé les 19 et 20 auprès de 1.020 personnes pour la presse quotidienne régionale, fait état d'une côte de satisfaction de 26 % pour le premier ministre (1% ne se prononce pas). Un record, évidemment qui efface de trois points le précédent établi... au mois d'avril. 

Inutile de chercher bien loin les raisons de sa disgrâce
 
L'utilisation de l'article 49.3 pour faire imposer la très controversée loi Travail par la force en première lecture à l'Assemblée nationale est le démultiplicateur de la colère. 

L'"homme fort" est facteur de violences. 
L'exaspération s'est traduite par l'ampleur et la densité de manifestations marquées par des violences. Les conflits sociaux qui grossissent dans les transports ne devraient rien apporter de plus à un couple exécutif au sein duquel François Hollande stagne au fond du trou.

Le président socialiste est à son pire niveau

Avec 83 % de mécontents, François Hollande retrouve son pire niveau et il faut remonter à janvier 2014. C'était déjà le cas le mois dernier. Seules 16 % des personnes interrogées le trouvent "bon" dans sa fonction. Pour lui, comme pour Manuel Valls, point de salut à gauche... Respectivement 63 % et 58 % de leurs électeurs les rejettent.

François Hollande, qui doit annoncer en décembre sa participation ou non à la présidentielle 2017 observera que, pour l'heure, seuls 14 % des interrogés (32 % à gauche) souhaitent qu'il se représente, contre 20 % en décembre 2015. L'effet régalien post-attentats est bel et bien effacé. 

92 % des Français (82 % à gauche) estiment qu'il ne parviendra pas d'ici là à retrouver leur confiance. La messe semble être dite, même si cette photographie de l'opinion évoluera avec les circonstances et l'actualité.



Hulot, Juppé, Macron, sur le podium

Les sondés ne savent à quel saint politique se vouer, accordant la préférence... à Nicolas Hulot.
Avec 43 % de sympathisants, l'écolo sans étiquette plaît surtout à gauche (64 %). 

A droite, où les primaires offrent des repères plus simples, on lui préfère dans l'ordre Alain Juppé (77 %), Nicolas Sarkozy (62 %) ou Emmanuel Macron (56 %). Comme un contrepoint à Manuel Valls, le ministre de l'Économie est d'ailleurs sur la troisième marche avec un taux de sympathie de 36 %, juste devancé, donc, par Nicolas Hulot (43 %) et Alain Juppé (38 %), comme si ils avaient lus sa série de livres: peut-être, justement, ne les ont-ils pas lus... 

Là encore, à la fin de l'année, les primaires auront rendu leur verdict et que la présidentielle se politisera plus intensément dans les esprits, et mettront de mettre les pendules à l'heure.

mercredi 25 juin 2014

Sarkozy reçoit le prix de l'Appel du 18 Juin et caresse l'idée d'un retour

Sarko arrive, sans se presser

L'ancien président a reçu le prix de l'Appel du 18 Juin décerné par le mouvement des jeunes gaullistes
Il a saisi l'occasion pour expliquer qu'il s'en tient pour le moment "au discours de la Mutualité", dans lequel il annonçait avec prudence son retrait de la vie politique.
Il y avait une grande foule devant la Questure de l'Assemblée nationale pour la première apparition politique de Nicolas Sarkozy depuis le mois de février. Depuis, surtout, qu'il n'est plus question que du retour de l'ex-président à la tête de l'UMP. L'Union des jeunes pour le progrès (UJP), le mouvement des jeunes gaullistes, a choisi de lui remettre le prix de l'Appel du 18 Juin, tandis que Nicolas Dupont-Aignan lui consteste son brevet de gaullisme. Pour l'occasion, le questeur Philippe Briand, qui a été son trésorier pendant la campagne de 2012, lui a ouvert ses salons particuliers. Mais il n'a pas été question de quelque polémique que ce soit.

"C'est encore le temps de la réflexion," a glissé Sarkozy, à propos des spéculations sur son retour, après avoir ironisé: "Merci de m'avoir offert une minute de célébrité". Improvisant, l'ex-président a juré, malgré le nombre de journalistes présents, qu'il ne venait pas "pour parler aux caméras". Il leur accordera pourtant de longues minutes de confidence après son discours. 
"Il n'y a pas d'intérêt à bousculer le calendrier maintenant", a-t-il lâché, en confirmant qu'il serait "fin août à Paris".

Jeu des ressemblances

La remise du prix était l'occasion de refroidir la rumeur du retour. L'occasion aussi de se montrer présent quand et Alain Juppé et François Fillon ont fait parler d'eux un peu plus tôt dans la journée. Nicolas Sarkozy a donc saisi l'occasion de se placer sous la figure tutélaire du général de Gaulle et "au-dessus des calculs et des médiocrités politiques". "Le gaullisme, c'est une pensée qui s'inscrit dans une succession de ruptures", a argumenté Sarkozy, en ré-employant le mot fétiche que François Fillon revendique pour lui-même. "A aucun moment le système ne lui a fait de cadeaux. En 1947, en 1958, en 1969. Pourquoi? Parce qu'il n'était pas des leurs, parce qu'il les dominait et qu'ils ne pouvaient l'accepter", a avancé Sarkozy, encourageant la comparaison avec sa propre situation face à son camp.

Au jeu des ressemblances, l'ex-chef de l'État a ajouté son refus des vieux clivages entre la droite et la gauche: "Les gaullistes considèrent que tous les cœurs sont à gagner, la France n'est pas divisée en catégories, et ils ont peu d'appétence pour les corps intermédiaires", a-t-il ajouté en souriant.

Gaullisme raisonné

Et tant pis si certains  jusqu'à droite jugent que le gaullisme de Nicolas Sarkozy est parfois à géométrie variable. Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la République, a estimé que cette remise d'un prix est "à la fois une plaisanterie et une provocation tant son quinquennat tourna le dos aux valeurs du général de Gaulle". Mais, le même jour, Bernard Accoyer, ancien président de l'Assemblée nationale, a jugé que pour Nicolas Sarkozy la tête de l'UMP n'est pas un passage obligé.

Mais l'invité d'honneur ménage son camps. Mais il s'est pourtant offert le président Hollande dans une digression sur La Chartreuse de Parme de Stendhal. Il a en effet ironisé sur Fabrice Del Dongo, ce jeune homme qui "participe à un événement historique sans rien y comprendre: on rencontre souvent dans les moments décisifs ce genre de personnage".  Il considère en revanche que le comte Mosca est le vrai grand homme de ce roman: "Il y a ceux qui croient faire l'histoire et qui n'en sont que les jouets", a-t-il ajouté. Avant de partir, il a signé deux maillots du PSG. "N'applaudissez pas trop, on va croire qu'il y a une élection !", a-t-il jeté en pâture à la droite comme à la gauche.

Bernard Accoyer déconseille à Nicolas Sarkozy de prendre la tête de l’UMP

Quelle voie Sarkozy suivra-t-il pour son retour?

Pour son probable retour, Nicolas Sarkozy passera-t-il par l’UMP ?


Après avoir insisté sur l'importance du "rassemblement" en France le 6 juin, Nicolas Sarkozy a accordé quelques mots à France 2 à l'issue de la cérémonie. Et il ne s'est pas déclaré candidat à la prochaine présidentielle. Mais Nicolas Sarkozy n'a pas non plus totalement exclu de revenir un jour sur le devant de la scène. Alors que le journaliste de France 2 Guillaume Daret interrogeait l'ancien président sur son éventuel retour, l'ancien président a d'abord joué la surprise :
"Franchement c'est tout ce que vous avez retenu de la cérémonie ? C'est très important ce que nous avons fait cette après-midi. Nous avons commémoré un souvenir pour que plus jamais nos enfants ne connaissent ça. Se souvenir de ce qui s'est passé. Des centaines de milliers de gens ont sacrifié leurs vies, leur famille, pour préserver l'idée qui était la leur de la liberté. C'est ça qui compte."
Accoyer met en garde l’ancien président sur ce qu'est devenu l'UMP 

L'ancien président de l'Assemblée nationale ne préconise pas un retour de l’ancien président par la petite porte du parti. Invité de Radio Classique / LCI mercredi 25 juin, il a estimé au micro de Guillaume Durand :
"Personnellement, je ne pense pas que ce soit pour lui la meilleure des choses. C’est un homme d’État ; il redeviendrait un homme de parti dans un parti qui est confronté à une crise financière, à une crise morale. Ce n’est pas, je pense, le meilleur des parcours pour lui"

Le député de Haute-Savoie est clair : Nicolas Sarkozy ne doit pas prendre la direction d’un mouvement englué dans l’affaire Bygmalion
Il ajoute :
"S’il me demandait mon conseil, je le lui donnerais dans un sens défavorable. Il faut qu’il reste au-dessus [du parti], qu’il affiche ses convictions profondes, un cap général, mais qu’il n’aille pas se confronter au quotidien d’un parti en immense difficulté."
Bernard Tapie avait exprimé ce même avis
Le 3 juin, sur RTL, l’homme d’affaires avait mis en garde l’ancien président sur un retour prématuré à l'UMP. "Je le connais bien, et je l'admire beaucoup. Mais s'il avait deux sous de jugeote pour m'écouter, je lui dis 'Surtout ne reviens pas ! Pour toi ! Pour toi !'", avait-il déclaré.

samedi 31 mai 2014

Qu'irait-faire Sarkozy dans la galère UMP actuelle ?

Le retour de Nicolas Sarkozy "ne s'impose pas" encore, explique Hervé Mariton 

"Si l'ancien président de la République souhaite revenir aux commandes, il devra dans tous les cas se soumettre à une primaire", estime le député UMP.

Hervé Mariton a considéré vendredi sur LCI et Radio Classique qu'actuellement, un retour de Nicolas Sarkozy sur la scène politique "ne s'impose pas". L'élu de la Drôme était interrogésur la perspective d'une candidature de l'ancien chef de l'État à la présidence de l'UMP en octobre pour succéder à Jean-François Copé, démissionnaire dans les soupçons de l'affaire Bygmalion.
 Alors que la troïka Juppé-Raffarin-Fillon prend les commandes, 
le député UMP se démarque du courant porteur

Dans le contexte de la prise du pouvoir par la troïka Fillon-Raffarin-Juppé,  "Je ne suis pas allergique à Nicolas Sarkozy" et s'il "devait apparaître à l'horizon 2017 comme le seul candidat et le meilleur pour porter nos couleurs et surtout redresser la France, ça me va très bien".

"Mais si nous ne sommes pas capables d'ouvrir le débat, c'est plutôt un signe de faiblesse de notre part", a poursuivi l'animateur du courant Droit-au-coeur qu'il définit comme une sensibilité "libérale et conservatrice, conquérante et rassurante". 

"J'entends les résultats que nous avons [aux européennes, l'UMP devance de 5 points le PS qui, à moins de 14 %, est distancé de 11 points par le FN (25%) comme à la fois la critique du bilan tragique 2012-2014" du gouvernement socialiste, a analysé le député, mais aussi "le rappel qu'en 2012 nous n'avons pas, collectivement - et le président de l'époque a sa part de responsabilité -, convaincu les Français".

Hervé Mariton préside Droit au cœur avec les mêmes vice-présidents que Réforme et Modernité, l'ex-député villepiniste François Goulard, ancien ministre (2004-2007) et le député de l'Ain Étienne Blanc (qui poursuit en justice le Syndicat de la magistrature, SM, pour avoir été épinglé sur le "mur des cons"). La dizaine de députés membres de Réforme et Modernité l'a suivi en novembre 2013. Pour le "renouvellement", le mouvement sera doté de deux jeunes secrétaires généraux qui appartiennent aussi au secrétariat national de l'UMP, Matthieu Labbé (Lavallois membre du extrême gauchecourant des Humanistes fondé en octobre 2011 avec Jean-Pierre Raffarin, Luc Chatel et Hervé Mariton pour 'référents') et Vincent Le Biez.

samedi 22 mars 2014

Tribune de Nicolas Sarkozy: le républicain Manuel Valls refuse de débattre avec Henri Guaino

Qu'a donc  Valls à cacher?

Le ministre de l'Intérieur fuit le dialogue à propos de la tribune de Nicolas Sarkozy
Manuel Valls veut le monopole de la parole: il exige d'être seul à parler lorsque qu'il est l’invité d’une matinale. Vendredi 21 mars, sur Europe 1, le ministre de l’Intérieur est monté au front, comme de nombreux autres ministres, suite à la publication de la tribune signée Nicolas Sarkozy dans Le Figaro.
Le locataire de la place Beauvau s’exprimait en duplex depuis Valence, tandis que, dans le studio délocalisé gare de Lyon, Henri Guaino attendait son tour pour répondre aux questions de Jean-Pierre Elkabbach. Il était prévu deux entretiens successives, mais le ministre du changement et du dialogue ne voulait pas céder le micro.

Pas question, donc, pour  l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy d'obtenir un temps de parole et de s'exprimer avec Manuel Valls. Et lorsque Thomas Sotto suggère que Manuel Valls débatte avec Henri Guaino, la réponse du ministre est cinglante .
"Non non non ! Excusez-moi, monsieur Sotto. Nous avions prévu une interview du ministre de l’Intérieur sur un certain nombre de sujets. Il n'était pas prévu d’organiser un débat ce matin. […] Il ne sert à rien de créer du spectacle sur un sujet grave alors qu’il y a une telle attaque contre nos institutions."
Manque de respect républicain pour l'opposition

C'est donc seul, face à Jean-Pierre Elkabbach, que Manuel Valls a confessé son  "malaise" après la tribune de l’ancien chef de l’État. Selon lui, "on ne peut pas comparer la France à une dictature. […] Ce sont des paroles de divisions, de confusions, mots violents, outranciers qui traduisent une absence de sérénité", a-t-il jugé en trop de mots pour incarner cette sérénité.
"Nicolas Sarkozy, pris par une forme de rage, veut tout détruire pour se protéger."
Valls refuse de réagir à l'accusation d'un "cabinet noir"
Un policier de la police judiciaire aurait transmis -directement au ministre- les synthèses des transcriptions des écoutes illégales sur Sarkozy...
Lien PaSiDupes

vendredi 24 janvier 2014

Primaire à l'UMP: l'ancien président Sarkozy a-t-il acquis une légitimité de fait?

Présidentielle 2017: le prochain candidat devra-il être issu de primaires?

Le débat est ouvert à l'UMP sur l'obligation, ou non
,
 
F.Fillon, N. Sarkozy, A. Juppé
pour l'ancien chef de l'Etat de participer aux primaires décidées par le parti pour la primaire de 2017. 

Bernadette Chirac renforce l'idée d'un retour de Nicolas Sarkozy
Pressée de questions mercredi par Europe 1 sur le retour du prédécesseur de François Hollande à l'Elysée, l'ex-Première dame a fini par répondre, laconiquement mais fermement, d'un "évidemment !"

Laurent Wauquiez n'a pas tardé à manifester un agacement poli 
Dans un entretien avec Le Figaro publié jeudi, l'ex-ministre UMP s'est exclamé qu'il' "adore l'humour de Mme Chirac et sa capacité à mettre les pieds dans le plat sans en avoir l'air"
"Nicolas Sarkozy reste évidemment une référence pour notre famille. La question de son retour se posera en son temps", a toutefois nuancé le député-maire du Puy-en-Velay.

Wauquiez, favorable à une primaire UMP pour tous, en 2015

En novembre 2013, le député UMP de Haute-Loire s'est déclaré favorable à l'organisation d'
une primaire en 2015, au lieu de 2016, pour désigner le candidat du mouvement à la prochaine présidentielle. "Oui, tout ce qui peut permettre d'aboutir plus rapidement à de l'unité au sein de notre famille politique est positif", a-t-il déclaré au journal Le Parisien. 

"Avancer la primaire pour qu'on ne traîne pas cette guerre d'ego pendant encore de trop longs mois, cela va dans le bon sens", insiste-t-il. 
Cette idée d'avancer la primaire est défendue par Alain Juppé, ancien Premier ministre qui, pour sa part, souhaiterait la voir organisée "début 2016", jugeant également que la compétition entre les différents candidats UMP pour 2017 "pourrit l'atmosphère".

Pour L. Wauquiez, "les primaires sont un système moderne, bien préférable aux combines d'arrière-cour. Pour autant, je ne suis pas naïf:
je refuse que certains prennent en otage le principe des primaires pour faire barrage à Nicolas Sarkozy. Les primaires ont un seul but: construire une nouvelle offre politique et associer notre électorat à la désignation du candidat".
Alain Juppé et Laurent Wauquiez sont de possibles candidats à ce scrutin interne, même si ni l'un ni l'autre ne s'est encore clairement engagé dans ce sens.

vendredi 3 janvier 2014

PS et UMP appellent à l'unité, de part et d'autre

Les appareils laissent-ils les Français à eux-mêmes?

L'UMP est stimulée par l'épreuve des scrutins de 2014


Raffarin, Fillon, Copé et Juppé,
assis à la même table
L'effondrement de l'autorité de l'état et la radicalisation de l'exaspération de nos compatriotes, moteurs de l'UMP. 
François Fillon a exprimé son extreme préoccupation à l'occasion du comité stratégique hebdomadaire de l'UMP du 5 novembre. Quand 91% des Français demandent un changement de politique, mais que le Président se refuse toute initiative courageuse, le risque de contagion des revendications catégorielles est majeur.

Cette crise de confiance nationale inédite mobilise l'opposition et l'incite à surmonter ses divergences
. Le devoir de l'UMP est de démontrer un grand sens des responsabilités, une unité très forte et sa capacité à construire l'alternance. C'est dans cet état d'esprit que François Fillon a proposé au Comité politique que soient engagés un rapprochement et un travail collectif en continu. Plusieurs propositions sont en discussion pour donner une lisibilité à cette unité.

"Déterminé", Jean-Marc Ayrault appelle à l'unité pour 2014

Le premier ministre s'est dit assuré de la réussite de la France
et, lors de la traditionnelle rentrée du gouvernement, a rappelé le cap fixé par François Hollande lors de ses voeux.
"Mobilisation" et "rassemblement", telle est la rengaine du gouvernement en cette rentrée 2014. Le premier ministre n'a pas manqué de rappeler ces deux mots d'ordre, vendredi matin, avant le premier conseil des ministres de l'année. Jean-Marc Ayrault s'est exprimé devant la presse à la sortie du traditionnel petit-déjeuner de rentrée au ministère de l'Intérieur, où l'ensemble du gouvernement a été accueilli par Manuel Valls, en grandes pompes sur le perron.
En parcourant, entouré de ses ministres, les quelques dizaines de mètres qui séparent la place Beauvau de l'Elysée, le premier ministre a rêvé d'un "gouvernement plein d'énergie, déterminé, mobilisé en permanence pour continuer la bataille pour la croissance et l'emploi, tout en continuant d'engager des réformes en profondeur". Une manière de s'inscrire dans les pas de François Hollande, qui a adopté lors de ses voeux un positionnement résolument réformiste et social-démocrate. "La feuille de route est claire, le chef de l'État a fixé le cap", a assuré Jean-Marc Ayrault.
Jean-Luc Mélenchon a une indigestion de Hollande
"La journée n'a pas été bonne pour moi, ni pour personne de mon bord, parce que ce matin l'enterrement de l'amnistie sociale et cet après-midi la confirmation de la conversion libérale de François Hollande. Vraiment, quelle journée pourrie !", a vomi Jean-Luc Mélenchon jeudi soir. 
Et sur Twitter, le coprésident du Parti de gauche (PG) a ironisé sur les voeux aux Français du chef de l'État : "les huîtres baillent ! Passons aux choses sérieuses : à taaable !"

Mais "on va réussir ensemble", promet toujours le sombre Ayrault
"Les efforts que nous demandons aux Français vont être payants. La France est repartie, la France va réussir et on va réussir ensemble", a-t-il réaffirmé, en dépit des chiffres affichés, alors que l'année 2013 a été marquée par de nombreuses entorses à la règle de solidarité gouvernementale. Lors du conseil des ministres, François Hollande a martelé la consigne, rappelant, selon la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, la "nécessité pour chaque ministre de se sentir tenu par des objectifs collectifs et partagés"
Tandis que les milliards sont distribués à la Bretagne ou à la SNCM, les ministères s'orientent vers des mois de vache maigre. En effet, la réduction promise du chômage ne vient pas, l'impôt rentre mal et la hausse des taux de TVA ne permettront pas de compenser les dépenses publiques.  

Interrogé sur ce qu'on pouvait lui souhaiter pour 2014, alors que dans ses voeux aux Français, son nom n'a pas été prononcé par François Hollande, Jean-Marc Ayrault a répondu, le béret enfoncé jusqu'aux oreilles à la façon de Montebourg: "[Je suis] à ma tâche, avec détermination, sans penser à autre chose, en pensant à l'essentiel, au pays et aux Français". Et si Ayrault pensait plutôt à un plan B...

Mais à quoi pense Manuel Valls en se passant du gel ? 
Interrogé sur la feuille de route du gouvernement pour la rentrée, le ministre passé au gel, qui jure de sa fermeté et de sa bonne compréhension des drames qu'il va observer et qui est régulièrement présenté comme remplaçant potentiel de Jean-Marc Ayrault, plutôt que Louis Gallois, a répondu en plaisantant: "l'Elysée pour l'instant !", alors qu'il s'engageait rue du Faubourg Saint-Honoré.

François Hollande a donné le coup d'envoi de la campagne des municipales de mars et des européennes de mai.
 
Avec prudence, Hollande, un ancien premier secrétaire du Parti socialiste qui n'a pas encore su en quitter les habits, réalise que sa politique louvoyante à l'Elysée aura un impact fatal sur les élections intermédiaires. Pour avoir bénéficié durant dix ans de cette loi non écrite, il sait qu'il risque cette fois d'en être la victime. 
Qu'il songe plutôt à faire carrière au Mali, en Centrafrique ou en Syrie où la place pourrait être déclarée vacante avant 2017.


L'UMP convalescente à l'épreuve des scrutins de 2014


Les leaders de l'UMP ont soldé leur contentieux et élaboré un document programmatique, lors d'un séminaire mi-décembre. La nostalgie de l'électorat pour Nicolas Sarkozy les incite à resserrer les rangs.

Une phrase signée François Fillon permet de mesurer le chemin parcouru en un an par l'UMP.  En réponse aux velléités d'inversion de la courbe du chômage du pouvoir, le 26 décembre, l'ex-chef du gouvernement a réclamé une "nouvelle politique" qui "pourrait s'inspirer des mesures d'urgence pour redresser la France préconisées par l'UMP". C'était la première fois depuis le 18 novembre 2012 que le candidat déclaré à la primaire présidentielle se référait à un document programmatique du parti, un document élaboré à l'occasion d'une autre "première", la réunion de tous ses dirigeants, le 18 décembre rue de Vaugirard, au siège de l'UMP.

Assis à la même table
François Fillon, Jean-François Copé, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et une vingtaine d'autres représentants de toutes les sensibilités du mouvement, ont débattu de leurs priorités en cas de retour au pouvoir et tombant d'accord au bout de deux heures et demie sans aucun claquement de porte.

Fillon et Copé ne passeront certes pas le réveillon du Nouvel An ensemble. L'ex-premier ministre a préconisé de voter pour "le moins sectaire" en cas de duel FN-PS au second tour, le 8 septembre 2013 sur Europe 1, et la gauche a interprété ses propos en défaveur de son rival: c'est un exercice qu'elle pratique ad nauseam à chacun des couacs dans ses rangs
Sa critique de la diplomatie française dans la crise syrienne, depuis la Russie et en présence de Vladimir Poutine, le 19 septembre, n'a pas redoré son blason. Mais l'erreur qui lui a coûté le plus cher est sans doute d'avoir ouvert les hostilités avec Nicolas Sarkozy, via des confidences publiées le 5 octobre par ­Valeurs actuelles. La plus explosive: "Aujourd'hui, je crois que je suis mieux placé que Nicolas Sarkozy pour l'emporter en 2017. Si je ne le pensais pas, je ne serais pas candidat." CQFD.

Dans le peloton de queue
Le 29 novembre, le site Atlantico a publié un sondage Ifop sans appel: 60 % des sympathisants UMP disent préférer Nicolas Sarkozy pour la présidentielle. Alain Juppé arrive second, loin derrière l'ex-président, avec 13 % de citations, mais pour la première fois devant François Fillon, qui ne recueille que 7 % des suffrages.

Le président de l'UMP, Jean-François Copé pâtit de sa position à l'interface des rivalités de personnes et se situe toujours en réserve dans le peloton des présidentiables de droite. Ses satisfactions sont ailleurs: la direction "paritaire", c'est-à-dire mi-copéiste, mi-filloniste, fait tourner l'appareil, les "mesures d'urgence" économiques font consensus au sein du parti et les investitures aux municipales se sont déroulées sans drame majeur - sauf à Paris, mais Copé, comme Fillon, prend bien soin de ne pas interférer.

La pression grandissante que Nicolas Sarkozy fait peser sur l'UMP rapproche les ennemis d'hier. En souhaitant "bon courage" à un candidat qui voudrait se faire élire en 2017 "sur les 39 heures payées 35 et la retraite à 65 ans", l'ancien président visait Fillon, mais il a atteint tous ceux qui lui reprochent de n'être pas allé assez loin au cours de son quinquennat. Soit tous les signataires des "mesures d'urgence" du séminaire, qui reprennent les réformes économiques de Sarkozy là où il les a laissées.

De l'extérieur, Bernard Kouchner peut se permettre un hommage
On continue de dire de Sarkozy qu'il se droitise. En 2007, la gauche vile et impatiente  disait même sarko facho. Or, elle a vu E. Besson qui était de gauche, rallier Sarkozy et défendre le débat sur l'identité nationale; elle a vu B. Kouchner, toujours de gauche, rallier Sarkoz; elle a vu J. Attali, encore de gauche, rallier Sarkozy; elle a vu BHL, de gauche, conseiller Sarkozy; elle a vu Séguela, de gauche, puis de droite, conseiller Sarkozy; elle a vu Fadela Amara, très de gauche, rallier Sarkozy, et aussi M. Valls, conseiller communication de Hollande, s'est rendu à une garden party du 14 juillet avec DSK... Même Carla, conscience de gauche de Sarkozy, qui n'est plus de gauche mais sarkozyste. Mais il fallait une bavure visqueuse et la plus odieuse  restera Martin Hirsch.
Sarkozy n'est ni de droite ni de gauche. Plus que l'ambition et le fric, Sarkozy adore la France et le service des Français. On a aimé et on en redemande déjà, alors que la gauche a donné sa pleine mesure... Par sa remontée dans les sondages bien qu'il se tienne à distance, le favori  a aiguillonné le parti. C'est l'enjeu des municipales de mars: qui, de l'UMP ou du FN, apparaîtra comme la véritable alternative à la gauche ?
Bernard Kouchner a qnant à lui reconnu que Sarkozy a été "un très grand president" "dans une période exceptionnellement difficille".
Et la période reste difficile.

lundi 30 décembre 2013

A l'Elysée, notre cauchemar fait des cauchemars

"François Hollande est hanté par trois cauchemars"

Nous ne résistons pas au plaisir de vous offrir ce texte de Bongobi
(Express Yourself), publié le 30 décembre 2013

A la veille des voeux aux Français, les nuits du président François Hollande seraient peuplées de cauchemars, conte Hervé Karleskind, sous la plume de Madame de Sévigné. 
A la veille du Nouvel An, François Hollande aurait perdu ses illusions, commente Madame de Sévigné. 

Paris, le 30 décembre, 

Vous me reprochâtes de ne vous écrire que de mauvaises nouvelles: j'ai donc laissé passer un peu de temps, en espérant que les cieux se montreraient plus cléments. En vain. 

Oserai-je vous donner quelques échos de la cour? Ils ne sont guère réjouissants: le comte d'Artois, toujours à écouter aux portes et à frayer au cul des bonnes, pardonnez ma mie l'extravagante licence de mes mots, raconte que le roi, après avoir peint du plus seyant rose le cours des choses, voit à présent tout en noir. Le voici hanté de cauchemars, au nombre de trois. 

Le voici hanté de cauchemars, au nombre de trois [seulement?]

Le premier l'a gagné dans la nuit qui suivit la Nativité. Il rêva en effet que, contrairement à ce qu'il avait ardemment souhaité, le nombre des désoeuvrés n'avait point désenflé, tout au contraire. Il s'éveilla, baigné de mauvaises humeurs, tremblant de froid et de fièvre. Il ne se rendormit plus jusqu'au petit matin blafard de ce coeur d'hiver, quand vint l'heure tant redoutée de l'audience de Monsieur de Monbeausapin. L'infortuné ministre avait une bien mauvaise nouvelle pour son roi qui lui confessa, en guise de préambule, qu'il avait passé une nuit exécrable. 

Hélas, les artifices du ministre, un homme rompu aux aphorismes de cour, ne lui furent d'aucun secours: il ne put que confirmer le sombre songe du roi. En dépit de ses efforts restés vains à juguler cette épidémie, le fidèle serviteur dut avouer, nolens volens, que le roi avait échoué, et que ses imprécations s'étaient perdues dans le vent des promesses non tenues. Le désoeuvrement grossissait encore, comme les rivières de Bretagne, ne laissant aucun répit. Le roi, pensa Monbeausapin, se trouvait beau d'avoir fait son miel de résolutions insensées, jouant les Rodomont pour terrasser cette hydre qui semblait se grossir des coups qu'il lui portait. 

Que pouvait-il mander à présent qui ne fasse penser à quelque piège abscons? 

La cour, toujours à sombrer dans la vanité, se gaussa de comparer le Flou à Héraclès, raillant son peu d'allant et décriant sa parole à présent ruinée. Cette calamiteuse nouvelle plaça le roi dans un embarras abyssal: n'avait-il pas prévu de prononcer son rituel discours de fin d'année tout à la gloire de son action et signifier ainsi à ses sujets qu'il était parvenu à faire reculer le monstre en lui tranchant quelques tentacules? Que pouvait-il mander à présent qui ne soit amphigourique, qui ne fasse penser à quelque piège abscons? 

Il convoqua sur le champ son aréopage de mages et de maîtres à penser à des fins de les enjoindre de trouver une formule magique propre à faire passer l'infâme potion qu'il allait devoir servir à ses sujets. 

Las, la nuit suivante, notre pauvre roi fit un deuxième cauchemar: vous vous souvenez, ma chère et tendre, qu'il avait promis que nos soldats ne perdraient pas de temps à mater les illuminés qui terrorisent l'un des plus pauvres pays de notre monde: la guerre serait courte et joyeuse, croyait-on innocemment. Là encore, le cauchemar du roi se vérifia. Nos armées, chichement pourvues, peinaient à défaire les rebelles au point que cette expédition prenait les allures d'un bourbier au coût exorbitant. Le Flou se montra du reste fort déçu du peu d'empressement des cours européennes à qui il avait tendu la sébile dans le dessein d'abonder les finances de cette croisade. 

Là aussi, la cour dauba. Qui parla d'échec, qui d'aventure insensée, qui encore de prestige perdu, qui, pour finir, d'humiliation. 

Le roi fit un troisième cauchemar 

En cette fin d'année, échaudé par tant de cruels revers, le roi en venait à redouter l'Epiphanie. Hanté par ses mauvais songes, ne craignait-il pas que les Rois mages vinssent à tourmenter ses nuits pour lui offrir des présents tout aussi empoisonnés que ceux que l'année qui s'achevait lui avait réservés? 

En cette période d'ordinaire apaisée par ce que l'on nomme parfois abusivement "trêve des confiseurs", je vous le donne en cent, je vous le donne en mille, le roi fit un troisième cauchemar. 

Il rêva que le Bref, son rival à présent déclaré, prononçait des voeux à l'adresse de ses anciens sujets, laissant entrevoir qu'il ne tarderait plus à remonter sur le trône. Le sommeil du roi fut alors gâté par un bien vilain songe: le Bref s'était introduit en son ancien château pour lui croquer un orteil en lui susurrant qu'il allait bientôt perdre des villes à pleine charretées et que le siège du Parlement de Strasbourg signerait une défaite tout aussi cuisante. 

Le roi a besoin de quiétude à des fins d'affronter la nouvelle année 

Ses gens racontent sous le manteau que le Flou s'éveilla en criant si fort que la maisonnée s'en fut toute chamboulée. Madame lui fit porter une potion apaisante: mais rien n'y fit. Le roi, hors de ses esprits, jura qu'il avait vu le Bref, déguisé en Méphisto, danser et chanter au pied de son lit de douleurs. 

Personne ne le crut, mais tout le monde s'accorda pour mander que le roi avait besoin de quiétude à des fins d'affronter une nouvelle année placée sous de bien mauvais augures. 

Pressé de livrer ses présages lors de notre dernier souper, le comte d'Artois à qui l'on demandait de peindre l'avenir du roi, se tira d'affaire par une pirouette. "Quel chemin devrait-il donc prendre pour en finir avec la guigne?", osa mander une petite baronne un peu effrontée. "Aucun, laissa tomber d'Artois, légèrement dédaigneux. Ses chemins ne mènent ni à Rome ni à Canossa: mais à une impasse".

dimanche 24 novembre 2013

Eddy Mitchell, jeune septuagénaire capable de changement

Le socialiste se met à table

Eddy Mitchell évoque notamment ses opinions politiques

Dans son livre d'entretiens, "Il faut rentrer maintenant", il a déjà montré qu'il n'a pas sa langue dans sa poche. C'est ainsi qu'en mars 2012, sans détour, il estime par exemple que "ce qu'on préfère chez Sarkozy, c'est sa femme", ou encore, s'en prenant aux Enfoirés, qu'il n'y retournait plus parce qu'il est, lui, "chanteur professionnel".

En 2012, Eddy Mitchell n'est en fait emballé par aucun des actuels candidats à la présidentielle et ne se dit pas franchement plus optimiste en 2007. Cette année-là, il a voté pour Nicolas Sarkozy, mais plutôt par défaut, révèle-t-il. "Je n'allais pas voter pour l'autre qu'on devrait mettre directement au bûcher... (Rires.) Ce n'est pas possible ! Comme les gens ont voté Chirac contre Le Pen, ils ont voté Sarkozy pour éviter le Front National et Miss Poitou. Sarkozy fait bêtise sur bêtise, il se rattrape aux branches, se débat, mais il n'y arrive pas. Et sincèrement je ne crois pas que Ségolène Royal aurait pu faire mieux. Elle voulait faire raccompagner les gendarmettes chez elles ! (Rires.) On n'en finissait plus !", lance ainsi le chanteur.

En 2012, Eddy Mitchell avoue que son coeur "serait plutôt à gauche. Mais quelle gauche ?
Aujourd'hui j'en suis revenu. Non pas de tout, mais je suis tout de même désabusé en ce qui concerne la politique. Ce n'est pas " l'ami molette "... Hum, pardon, François Hollande qui me fait rêver par exemple. Vraiment pas... Mais je vous rassure tout de suite ce n'est pas non plus le nain...", lâche-t-il, expliquant qu'il ne vote que pour une seule raison : faire barrage au Front National.

Cette fois, en cette fin 2013, c'’est au restaurant, entre bons mets et bons mots, que le chanteur de 71 ans parle de son nouvel album "Héros". Il se lâche pour le journal Le Parisien depuis un thaïlandais du XVIe, tenu par l’ancien chef de son propre établissement qu’il a vendu il y a quelques...

Eddy Mitchell,  le rockeur, s'est confié au Parisien ce jeudi 21 novembre

Il en a notamment profité pour revenir sur ... Loin de regretter ses propos sans concession sur François Hollande et les Enfoirés, le chanteur enfonce le clou !
Visiblement remonté contre le gouvernement actuel, il livre le fond de sa pensée : "Sarkozy, c'est un mec qui connaît son boulot. Hollande pour moi, c'est un secrétaire. Je n'allais pas voter pour mon assistante. Je trouve qu'il ressemble à Louis XVI de profil. J'espère qu'il ne finira pas comme lui".

Aussi, bien qu'exaspéré par la taxation à 75% qu'il a déjà par le passé qualifiée de "vol", Eddy Mitchell pose la bonne question :"Pourquoi on autorise les clubs à payer pour les footballeurs ? Alors je vais demander à ma maison de disques d'en faire autant pour moi !" 

Pourtant, il n'envisage aucunement de s'expatrier. 
"Je comprends Depardieu. On nous bassine avec l'Europe, alors que l'on ne paie pas la même chose d'un pays à l'autre ! J'ai pensé déménager, mais je suis français, je reste en France", explique-t-il.

Enfin, concernant sa sortie remarquée sur l'aspect trop mercantile et peu qualitatif du spectacle offert par les Enfoirés chaque année, le chanteur confirme ses propos : "J'ai dit que c'était une opération commerciale. C'est vrai, tant mieux. Ca rapporte aux Restos du coeur. C'est le spectacle que je n'aime pas, mélanger des chanteurs, des footballeurs ou je ne sais quoi avec des déguisements de patronage genre Monsieur le curé présente. Sans moi. C'est de l'humour pitoyable".

Il assure qu'il ne veut plus chanter sur scène, à part quelques concerts ponctuels. 
Il confie avoir arrêté de fumer en même temps que son pote Johnny après le tournage du film de Lelouch, à la montagne : "On s'appelle régulièrement car on a arrêté de fumer en même temps, il y a un mois et demi". Il n'avait pas le choix, les médecins lui avaient dit "faut arrêter sinon vous y restez"... Ça calme !
Pas tant que ça: l'enchanteur aurait tendance à énerver le chanteur !...

mardi 13 août 2013

La gauche refuserait à Sarkozy ce qu'elle supporte de la concubine présidentielle

Sarkozy réplique sur les effectifs de police à son service
Photographe : MARTIN BUREAU :: Sarkozy s'adresse à un caméraman en arrivant près de chez lui, à Paris, le 8 juillet 2013.
L'ancien président de la République a informé le journal Le Parisien qu'il bénéficie "du même traitement que tous les anciens présidents de la République"

Le Parisien titre un jugement sur "les vacances très protégées de Nicolas Sarkozy."
Le quotidien a en effet rappelé le nombre de fonctionnaires affectés à sa sécurité, affirmant dans un article malveillant de lundi qu' "outre la dizaine de membres du SPHP (Service de protection des hautes personnalités)
qui se relaient" autour de lui,
l'ancien président mobilise "cinq équipes de trois fonctionnaires" d'une compagnie de CRS pour la surveillance de sa résidence de vacances au Cap Nègre (Var)
L'année dernière, "Paris Match" qui emploie la concubine de Hollande, s'était déjà livré à la même opération, estimant d'ailleurs à la louche le coût de cette protection à 720.000 euros par an.

Cette campagne est la riposte aux poursuites contre Valérie Trierweiler
Une plainte a en effet été déposée au printemps par Xavier Kemlin contre Valérie Trierweiler pour recel de détournement de fonds publics. 
Or, le juge d’instruction vient d’accepter d’examiner la plainte de Xavier Kemlin contre Valérie Trierweiler. Xavier Kemlin estime que François Hollande refuserait d’épouser Valérie Trierweiler afin d’éviter de payer l’ISF.
Valérie Trierweiler sera convoquée chez le juge d’instruction à la rentrée. Il décidera alors ou non de la mise en examen de Valérie Trierweiler.

D
es sources syndicales policières ont alimenté la presse de ces chiffres. 


A Nice mardi dernier,
l'escorte du couple Sarkozy
n'était pas "surprotégé"...


Pour nuancer leur polémique, elles concèdent que ces effectifs s'expliquent par la nécessité d'un relais 24 heures sur 24 auprès d'une telle personnalité, et des heures de repos à prendre.Les membres du SPHP travaillent par deux auprès de Nicolas Sarkozy, et la surveillance de la résidence du Cap Nègre est assurée par des astreintes de trois CRS. Les congés ou jours consacrés à l'entraînement physique justifient que les fonctionnaires soient nombreux, précisent ces sources.

Les media ont publié "des informations inexactes," rappelle Nicolas Sarkozy
Des photos inadaptées circulent:
si on lit les petits caractères,
il s'agit ici d'une escorte de juillet ...2011


L'ancien chef de l'Etat souligne 
qu'il "bénéficie du même traitement que tous les anciens présidents de la République"
Son communiqué précise en outre: "Ce dispositif n'est aucunement défini par la personne protégée mais évalué par les services du ministère de l'Intérieur". 
Nicolas Sarkozy bénéficie pour sa protection personnelle de dix policiers du SPHP, Jacques Chirac, huit (quatre policiers et quatre gendarmes) et Valéry Giscard d'Estaing, six, selon les sources policières interrogées.