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samedi 6 septembre 2014

Rythmes scolaires: la Guyane exemptée, quatre communes réclament le même régime privilégié

Quatre maires demandent l'égalité à la ministre de l’Education

Nicolas Dupont-Aignan et trois autres élus demandent de bénéficier d’un report de la réforme à la rentrée 2015 
Les quatre maires vigilants demandent rendez-vous à la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem. Datée du 5 septembre, la lettre est signée de Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres et Christian Schoettl, maire de Janvry, deux communes de l’Essonne, ainsi que par les nordistes Thierry Lazaro, député-maire de Phalempin, et Joël Wilmottre, maire d’Hautmont et conseiller général.

Les quatre "frondeurs" souhaitent évoquer "la suite à donner dans nos communes où les parents sont fermement opposés à la mise en place de la réforme et à l’ouverture les mercredis matin", ainsi que " la possibilité de bénéficier, à l’instar de la Guyane, d’un report de la réforme à la rentrée 2015". Présidée par le DVG Alain Tien-Liong depuis 2008, la Guyane est le département de la ministre de la ...Justice et les media ont tu ce particularisme, alors qu'ils stigmatisaient les communes qui ont besoin de temps et de moyens pour offrir des services éducatifs de qualité et pas seulement des garderies.
 
Non seulement le président du Conseil général de Guyane est un enseignant, mais il est aussi sympathisant du Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale (MDES), parti indépendantiste guyanais classé à l'extrême gauche. Détail de l'histoire, trois listes ont accepté de fusionner au second tour des régionales de 2010 en Guyane, avec celle de Christiane Taubira, la députée (DVG) arrivée en seconde position avec 23% des suffrages. Chacune des trois s'est vu offrir deux places sur la liste conduite par le parti Walwari (éventail, en langue amérindienne) de Christiane Taubira, alliée dès le 1er tour au ...MDES !

Après leur refus d’appliquer la réforme, les deux communes du Nord avaient pris des arrêtés de fermeture qui sont menacés par des requêtes déposées par la préfecture devant le tribunal administratif. L’Essonne de son côté est le département le plus touché par la fronde, et la préfecture va y saisir la justice administrative à l’encontre de douze maires. 30, selon NVB.  La presse a donc désinformé les Français lorsqu'elle banalisait la colère de la population, assurant qu'elle ne concernait qu'une quinzaine de communes. Les préfets ont d'ores et déjà lancé des poursuites contre 26 communes... 
La presse occulte en outre les actions des Gilets Jaunes, mais rend compte de la mobilisation des mamans téléguidées par l'opposition de gauche au maire de Marseille.

A Yerres, Nicolas Dupont-Aignan avait fait cadenasser les portes des écoles 
sur la base d’un arrêté pris au nom des besoins de "nettoyage" des locaux.
Le président de Debout La République (DLR) justifie son opposition à la réforme notamment par la difficulté de trouver des animateurs diplômés pour encadrer les activités périscolaires et son souci de ne pas augmenter les impôts locaux. " Les parents d’élèves, que nous voyons quotidiennement sur le terrain, ne cessent de nous redire leur souhait de voir la semaine de 4 jours maintenue, et déplorent les difficultés entraînées par le passage aux 4,5 jours et la nécessité de mettre les enfants à l’école le mercredi matin", argumentent notamment les maires dans leur lettre.

Nous attendons de savoir si les préfets  lancés par
Najat Vallaud-Belcacem contre les communes métropolitaines qui demandent du temps poursuivront aussi en justice -et imposeront des journées de pénalités- aux maires de Guyane qui ne disposent pas des ressources nécessaires à la mise en place de la réforme Peillon.

 

dimanche 24 août 2014

Hamon et Montebourg, ministres francs-tireurs du gouvernement Valls

Les deux histrions critiquent la politique économique du gouvernement

Le ministre de l'Éducation nationale a publiquement rejoint le ministre de l'Économie
dans sa critique de la politique du gouvernement, estimant dimanche qu'ils ne sont "pas loin des frondeurs" du PS. 

A la suite de Montebourg qui a dénoncé la politique d'austérité, samedi dans Le Monde, B. Hamon fait à son tour entendre ses critiques, dans Le Parisien, contre les choix budgétaires du président François Hollande et de son Premier ministre Manuel Valls.

Benoît Hamon est d'ailleurs l'invité vedette dimanche de la Fête de la Rose organisée par Arnaud Montebourg dans sa circonscription de Saône-et-Loire, aux côtés de plusieurs députés "frondeurs" comme Christian Paul, Laurent Baumel ou encore Jérôme Guedj.

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a quant à elle lâché  dans la matinée un message ambigü sur Twitter:

"La relance de la demande est la condition de la réussite de la politique de l'offre qui a été faite depuis deux ans." "On ne peut rien vendre aux Français s'ils n'ont pas des revenus suffisants", vulgarise le populiste Benoît Hamon, faisant l'impasse sur le Commerce extérieur dans Le Parisien/Aujourd'hui en France

Comme son collègue de l'Économie, Hamon dénonce aussi la politique allemande. Les ministres en  échec du redressement selon Hollande reprochent sa réussite à la chancelière allemande. Angela Merkel "ne peut plus être celle qui donne le 'la' de l'orientation européenne. L'Allemagne sert ses intérêts personnels, pas ceux de l'Europe", se plaignent ceux qui ne savent pas comment faire aussi bien.

Hamon confirme qu'il a, comme Montebourg, un pied dedans et l'autre dehors. 
"Arnaud et moi ne sommes pas loin des frondeurs" socialistes du Parlement.  Très critiques du gouvernement auquel ils appartiennent,  Hamon explique leur ambiguïté. "Notre volonté est d'être au service d'un rassemblement de la gauche et de peser au sein du gouvernement." "Notre problème n'est pas d'en prendre la tête", insiste-t-il.

Les "frondeurs" de la gauche du PS ont mis le ver dans la pomme du gouvernement 

Le frondeur Christian Paul s'est dit "heureux que nous ayons ouvert la brèche au mois d'avril et heureux que ce débat ait lieu au sein du gouvernement", y voyant "le moyen pour une démocratie, assiégée par les marchés et qui traverse une crise aiguë et durable, de s'en sortir".

Parlant d'une "communauté d'analyse" entre la demande des frondeurs d'un "plan d'urgence" et l'"électrochoc" prôné par Montebourg, Ch. Paul défend la dimension "européenne" de la situation: "Il est grand temps que ce débat européen ait lieu", martèle-t-il, récusant l'idée d'un débat "socialo-socialiste".

Roger Karoutchi dénonce en revanche un "vrai problème" franco-français "de fonctionnement de la République"
A l'inverse de Ch. Paul, le sénateur UMP des Hauts-de-Seine est interloqué par les sapeurs de la Ve République, promoteurs d'une VIe conforme à la IVe. "C'est la première fois qu'un ministre se dit totalement opposés à la politique économique tout en étant en charge et reste au gouvernement. C'est du jamais vu sous la Ve. On peut continuer à décrédibiliser la République, on n'est plus à ça près, mais halte au feu!"
Pour lui, "soit les ministres en contradiction absolue avec la ligne démissionnent et rejoignent les frondeurs - c'est la logique du système de la Ve République; soit cela veut dire que le président et le Premier ministre, déjà très affaiblis, sont totalement discrédités".
Selon le dernier baromètre Ifop pour le Journal du dimanche, François Hollande perd un point de popularité (17%) et Manuel Valls enregistre une chute de 9 points pour s'établir à 36%.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, avait déjà estimé samedi soir que Arnaud Montebourg se "doit de démissionner" si "ses convictions sont sincères"

En attendant la VIe république, le gouvernement Valls est menacé d'implosion.
Comment Hollande pourrait-il croire en ses promesses dans ce climat de défiance généralisée? 
"Seigneur, protège-moi des socialistes; mes ennemis allemands, je m'en charge", répondent les Français.

mercredi 25 juin 2014

Sarkozy reçoit le prix de l'Appel du 18 Juin et caresse l'idée d'un retour

Sarko arrive, sans se presser

L'ancien président a reçu le prix de l'Appel du 18 Juin décerné par le mouvement des jeunes gaullistes
Il a saisi l'occasion pour expliquer qu'il s'en tient pour le moment "au discours de la Mutualité", dans lequel il annonçait avec prudence son retrait de la vie politique.
Il y avait une grande foule devant la Questure de l'Assemblée nationale pour la première apparition politique de Nicolas Sarkozy depuis le mois de février. Depuis, surtout, qu'il n'est plus question que du retour de l'ex-président à la tête de l'UMP. L'Union des jeunes pour le progrès (UJP), le mouvement des jeunes gaullistes, a choisi de lui remettre le prix de l'Appel du 18 Juin, tandis que Nicolas Dupont-Aignan lui consteste son brevet de gaullisme. Pour l'occasion, le questeur Philippe Briand, qui a été son trésorier pendant la campagne de 2012, lui a ouvert ses salons particuliers. Mais il n'a pas été question de quelque polémique que ce soit.

"C'est encore le temps de la réflexion," a glissé Sarkozy, à propos des spéculations sur son retour, après avoir ironisé: "Merci de m'avoir offert une minute de célébrité". Improvisant, l'ex-président a juré, malgré le nombre de journalistes présents, qu'il ne venait pas "pour parler aux caméras". Il leur accordera pourtant de longues minutes de confidence après son discours. 
"Il n'y a pas d'intérêt à bousculer le calendrier maintenant", a-t-il lâché, en confirmant qu'il serait "fin août à Paris".

Jeu des ressemblances

La remise du prix était l'occasion de refroidir la rumeur du retour. L'occasion aussi de se montrer présent quand et Alain Juppé et François Fillon ont fait parler d'eux un peu plus tôt dans la journée. Nicolas Sarkozy a donc saisi l'occasion de se placer sous la figure tutélaire du général de Gaulle et "au-dessus des calculs et des médiocrités politiques". "Le gaullisme, c'est une pensée qui s'inscrit dans une succession de ruptures", a argumenté Sarkozy, en ré-employant le mot fétiche que François Fillon revendique pour lui-même. "A aucun moment le système ne lui a fait de cadeaux. En 1947, en 1958, en 1969. Pourquoi? Parce qu'il n'était pas des leurs, parce qu'il les dominait et qu'ils ne pouvaient l'accepter", a avancé Sarkozy, encourageant la comparaison avec sa propre situation face à son camp.

Au jeu des ressemblances, l'ex-chef de l'État a ajouté son refus des vieux clivages entre la droite et la gauche: "Les gaullistes considèrent que tous les cœurs sont à gagner, la France n'est pas divisée en catégories, et ils ont peu d'appétence pour les corps intermédiaires", a-t-il ajouté en souriant.

Gaullisme raisonné

Et tant pis si certains  jusqu'à droite jugent que le gaullisme de Nicolas Sarkozy est parfois à géométrie variable. Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la République, a estimé que cette remise d'un prix est "à la fois une plaisanterie et une provocation tant son quinquennat tourna le dos aux valeurs du général de Gaulle". Mais, le même jour, Bernard Accoyer, ancien président de l'Assemblée nationale, a jugé que pour Nicolas Sarkozy la tête de l'UMP n'est pas un passage obligé.

Mais l'invité d'honneur ménage son camps. Mais il s'est pourtant offert le président Hollande dans une digression sur La Chartreuse de Parme de Stendhal. Il a en effet ironisé sur Fabrice Del Dongo, ce jeune homme qui "participe à un événement historique sans rien y comprendre: on rencontre souvent dans les moments décisifs ce genre de personnage".  Il considère en revanche que le comte Mosca est le vrai grand homme de ce roman: "Il y a ceux qui croient faire l'histoire et qui n'en sont que les jouets", a-t-il ajouté. Avant de partir, il a signé deux maillots du PSG. "N'applaudissez pas trop, on va croire qu'il y a une élection !", a-t-il jeté en pâture à la droite comme à la gauche.

mercredi 10 juillet 2013

Le non-cumul des mandats adopté à l'Assemblée, pour ...après 2017

Attention au retour en seconde lecture !

228 élus ont voté contre... dont 14 socialistes


Pas de réforme de la démocratie sans démocratie
Par 300 voix, le projet de loi interdisant le cumul d'un mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale a été adopté par les députés en première lecture. Bousculer cet usage français ancré dans les moeurs politiques du pays devient concevable depuis les attaques menées contre le mille-feuille des collectivités territoriales. En discussion à l'Assemblée nationale depuis le mercredi 3 juillet, la loi organique vise à interdire strictement le cumul des mandats.
Mais sa mise en oeuvre est d'ores et déjà repoussée à 2017, après la présidentielle...

Et la limitation du cumul dans le temps a été rejetée.

Jusqu'en 1985, il n'existait aucune limite au cumul des mandats et des fonctions. La mise en œuvre des lois de décentralisation commença pourtant à infléchir la tendance, mais le gouvernement de Lionel Jospin ne réussit pas pour autant à réduire la vive résistance de la majorité sénatoriale de droite et la loi du 5 avril 2000 fut sérieusement revue à la baisse. 

Aujourd'hui, à peine un cinquième des parlementaires sont actuellement titulaires d'un mandat unique: soit 109 députés sur 577 (19 %) et 84 sénateurs sur 348 (24 %). Or, paradoxalement, les partis qui délivrent les investitures contribuent à alimenter cette autoreproduction des élus. Et ce sont encore eux qui avancent l'argument de l'inégalité entre les gros et les petits élus, mais le cumul des indemnités est plafonné depuis la loi de 1992. Alors pourquoi ce soudain engouement pour le non-cumul, si ce n'est pour affaiblir le système majoritaire en favorisant la proportionnelle ? Adieu l'argument des bienfaits d'un "ancrage local" ? Une "double casquette" maintiendrait le lien et les électeurs y sont attachés, mais une fois encore, ils ne sont pas écoutés. Bientôt les agitateurs d'opinion nous proposeront une nouvelle "avancée" des relations républicaines : l'"accompagnement" informatique des électeurs !


Sur 553 votants, 528 se sont exprimés, laissant donc 25 abstentionnistes.
 
228 députés ont voté contre, 300 pour. "Nous avons atteint une fourchette haute de nos prévisions", s'est félicité le président de la Commission des Lois, Jean-Jacques Urvoas, s'agissant d'une des promesses de campagne de François Hollande
Si la loi organique s'applique dans toute sa rigueur à l'issue des différentes "navettes" parlementaires – ce qui est loin d'être acquis –, pas moins de 328 députés et 208 sénateurs seraient concernés par l'abandon d'une de leurs fonctions électives.

Des parlementaires coupés des réalités du terrain
Un élu français ne pourra plus être député, eurodéputé ou sénateur en plus de président de conseil municipal, général, régional ou de société d'économie mixte (SEM) à partir de 2017. 
Le Sénat suivra-t-il ce vote ? C'est loin d'être acquis compte tenu des rapports de force dans la Chambre haute- 


Qui a voté quoi dans le détail?


Les députés PS ont  voté pour le texte, à l'exception de 14 d'entre eux. 10 se sont abstenus, et notamment Sophie Dessus, l'ex-suppléante de François Hollande qui avait mené la fronde contre le projet de loi. 
4 autres ont voté contre: les 3 députés chevènementistes Marie-Françoise BechtelChristian Hutin et Jean-Luc Laurent, ainsi que Dominique Baert. "Il reste quelques résistants; ça me choque, ils n'ont aucune excuse", commentait juste avant le vote Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS. 

Les 
18  députés EELV ont voté oui à l'unanimité, comme prévu. 

Les radicaux de gauche ont voté en ordre dispersé. 1
0 contre, dont Alain Tourret qui dénonçait plus tôt "un vaste hara-kiri" en "rupture avec la tradition de la République". 4 pour, dont l'ancien socialiste Olivier Falorni, et 1 abstention. 

Au sein du groupe GDR, 7 députés ont dit "oui", un s'est abstenu et 3 ont dit "non". Parmi eux, les deux députés martiniquais qui avaient tenté d'introduire une exception pour leur île, Bruno Nestor Azérot et Jean-Philippe Nilor. 

A l'UMP, on annonçait une unanimité contre. 
Ce fut le cas, à l'exception de 3 abstentions: Jean-Luc Moudenc, Paul Salen et Thierry Solère. Aucun vote en faveur du projet de loi, même par erreur, n'est à comptabiliser, Bruno Le Maire ayant finalement décidé de voter "non" pour manifester son mécontentement que le texte n'aille pas plus loin... 

A l'UDI, 10 abstentions ont été enregistrées, et notamment celles de Jean-Louis BorlooCharles de CoursonYves Jégo et Hervé Morin. Un bilan à l'encontre des prédictions du porte-parole du groupe Jean-Christophe Lagarde qui évoquait plus tôt un vote majoritaire contre parmi les députés UDI. 

Chez les non-inscritsGilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen ont voté pour le texte, tout comme Sylvie Andrieux, récemment exclue du PS. Nicolas Dupont-Aignan a voté contre.  

dimanche 17 mars 2013

Manif pour tous du dimanche 24 mars, dans une semaine

Rendez-nous: dans vos agendas et sur le terrain

Les organisateurs autour de Frigide Barjot renouvellent leurs mots d'ordre de mobilisation nationale du 24 mars

La précédente Manif pour tous, en janvier dernier, avait mobilisé entre 800 000 et 1 million de personnes dans toute la France. Après le succès des manifestations de janvier, les organisateurs  veulent faire aussi bien dimanche prochain.

L'autiste de l'Elysée refuse d'entendre pas un million de Français

Le défi de la mobilisation

À J-7 du nouveau rassemblement, pas question de faire des pronostics chiffrés même si les organisateurs se préparent à une mobilisation "massive", notamment en province. Pour la faire vivre, ils multiplient les meetings dans les grandes villes avec un message: " Ce n'est pas le moment de lâcher ! " "Dix trains réservés étaient déjà affrétés à une dizaine de jours du rassemblement, soit le double de ce que nous comptions à la même époque avant le défilé de janvier, annonce un responsable de la logistique. 

Entre 50 et 100 bus se préparent tous les jours, des milliers de transactions de covoiturage et d'offres d'hébergement transitent quotidiennement sur notre site."

La bataille des Champs-Élysées

Après le Champ-de-Mars, le collectif vise les Champs-Élysées. Tout un symbole. Mais la guerre des nerfs avec la préfecture de police de Paris (PP) fait rage. Jeudi, la PP a fait savoir par communiqué que le défilé ne se tiendrait pas sur la plus belle avenue du monde. "En l'absence de tout arrêté préfectoral d'interdiction, la Manif pour tous prévue le 24 mars est autorisée", rétorque le collectif. Reste à savoir où…
Depuis la fin de campagne de Hollande, la concertation est devenue délicate...

Plus ils nous briment, 
plus nous devons être nombreux !

VOIR et ENTENDRE la totalitaire sectaire C. Fourest insulter X. Bongibault au prétexte qu'il est gay mais contre le "mariage" pour tous, et tenter de faire taire Nicolas Dupont Aignan. La demoiselle, soutien des Femen était très irritable au lendemain de la Manif pour tous du 13 janvier 2013, qui a mobilisé de 800.000 à 1.000.000 de personnes:

Un nouveau message social

"La priorité, c'est Aulnay, c'est pas le mariage gay!", "On veut des emplois, pas la loi Taubira !"
Slogans, affiches, messages, la Manif pour tous prend le tournant du social. "La Manif pour tous est un mouvement social qui veut que le peuple soit entendu ! ", clame Frigide Barjot. Sur les tracts, la ribambelle bleue ou rose, logo de janvier, cède sa place au visage de Marianne, dessinée par une foule. Quant aux nouvelles affiches, ouvertement inspirées du graphisme de Mai 68, elles ont fait frémir les défenseurs du projet de loi. «Elles sont l'expression de notre lutte contre la bien-pensance idéologique d'aujourd'hui», défend le collectif.

Le renfort des musulmans

Vers un islam tolérant, à la française
Le Collectif évoque un renfort des musulmans, des évangélistes, un réveil des banlieues et des communautés noires originaires d'Afrique et des Antilles. "La France black-blanc-beur, cette fois-ci, ce sera nous", prévient Mériem, membre de l'association Fils de France. De nouveaux venus, musulmans pour l'enfance, Banlieues de France, se sont joints au collectif.

Lien PaSiDupes - Delanoë frappe au portefeuille le collectif la Manif pour tous : le maire PS de Paris réclame 100.000 € pour des dégâts supposés




dimanche 30 septembre 2012

Florange, Petroplus, Sanofi: obligation de résultats pour le gouvernement socialiste

Résultats attendus des "bras de fer" de la gauche

Les heures de vérité de la semaine


Comité d'entreprise crucial à Florange lundi, audience scellant le sort de Petrolus mardi, mobilisation des salariés de Sanofi mercredi...la semaine s'ouvre sur les défis du gouvernement aux patrons et à la crise, et singulièrement pour Arnaud Montebourg. Dans son style théâtral, voire brutal, le ministre du Redressement Productif a dégainé une fois de plus, accusant les constructeurs automobiles sud-coréens associés Hyundai et Kia de pratiquer un "dumping social". Il leur reproche de faire travailler leurs ouvriers 12 heures par jour et l'affirme : il passera sans s'arrêter devant les stands des deux constructeurs au Mondial de l'automobile à Paris, qui ouvre ses portes samedi. 

Hollande s'est d'ailleurs rendu au Salon vendredi en catimini, avant l'ouverture, et Montebourg a préféré ne pas s'y montrer...

Qualifié de "ministre improductif" par des salariés du site PSA d'Aulnay venus lui infliger un carton rouge symbolique samedi lors de l'ouverture du Mondial de l'auto, le ministre du Redressement productif a répondu aux nombreuses attaques dont il est la cible dans le Journal du Dimanche (JDD), en détaillant ses "premiers résultats".

"Je crois que nous allons réussir", annonce le bravache qui se voit "en acier trempé, comme s'il était de Lorraine". Poutant, Nicolas Dupont-Aignan (DLR) accuse Montebourg : "Pourfendeur de la mondialisation il y a un an, Arnaud Montebourg est devenu depuis complice du crime social d'Aulnay".


Le braqueur assure qu'il a été un facilitateur sur l'ensemble des dossiers
 


Dans les conflits "Sanofi, ArcelorMittal, Petroplus, notre politique a été constante: négocier âprement avec les multinationales pour qu'elles fassent des concessions", estime-t-il.

A plusieurs reprises, Arnaud Montebourg et François Hollande ont mis en accusation le groupe et la famille Peugeot, qui détiennent 25% du capital de l'entreprise. Le 14 juillet dernier, le président Hollande avait stigmatisé le "comportement de l'actionnaire" et déclaré que le plan de restructuration était "en l'état inacceptable" et devait être "renégocié". Le président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën, n'a pas mieux encaissé les agressions verbales de Montebourg. "C'est tout le groupe qui vit mal ces attaques et qui se sent visé", a-t-il expliqué. "Il y a des mots que je n'ai pas aimés et qui ont été répétés : 'mensonge' et 'dissimulation'. Nous sommes prêts à accepter la critique mais il y a des limites", avait aussi prévenu Thierry Peugeot, en juillet dernier. "Montebourg, c'est l'arrière qui tire dans le dos de ceux qui sont au premier rang du combat" économique, a d'ailleurs noté François Fillon sur Europe 1.


Selon le ministre, "le site d'ArcelorMittal à Florange est intégré et rentable, nous n'y pouvons rien si ArcelorMittal est surendetté".

Arnaud Montebourg a expliqué que le bras de fer avec le président du groupe indien, Lakshmi Mittal, qui a rencontré le 27 septembre le président François Hollande en tête-à-tête à l’Élysée, ont commencé le 30 août pour s'achever ces dernières heures et n'a pas permis d'infléchir la décision du sidérurgiste.
Alors que se tient lundi matin un comité central d'entreprise (CCE) au cours duquel l'arrêt définitif des deux hauts fourneaux de Florange devrait être annoncé, A. Montebourg affirme que l'Etat entame la négociation avec le numéro un mondial de l'acier "avec deux exigences".

"S'il veulent fermer les hauts fourneaux, qu'un autre industriel puisse reprendre l'exploitation", "et nous leur avons demandé d'injecter 150 millions d'euros sur la partie du site qu'ils continueront à exploiter", indique le ministre.

L'arrêt des hauts fourneaux entraînerait le chômage pour près de 600 personnes parmi les quelque 2.500 salariés du site, sans compter les sous-traitants.
VOIR et ENTENDRE l'état d'esprit sur le site, le 27 septembre:



"Entretien musclé"


Mardi, c'est le sort de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) qui se jouera devant le tribunal de commerce de Rouen.
Ce dernier pourra désigner un repreneur ou prononcer la liquidation pure et simple de l'entreprise, qui emploie 550 salariés. Le site est menacé de fermeture ? Il le clame haut et fort : "le gouvernement appuie de tout son poids un processus de reprise", confiant même avoir noté une "amélioration de l'offre" quelques jours avant la décision du tribunal de commerce de Rouen.

"Le gouvernement souhaite trouver une solution de reprise et donc de continuité, n'en déplaise à Total et à une partie de l'industrie pétrolière. Deux offres sont sur la table", rappelle Arnaud Montebourg dans le JDD.


Le ministre du Redressement productif évoque par ailleurs un "entretien musclé" avec les dirigeants du groupe pharmaceutique Sanofi, au terme duquel les 2.500 réductions de postes annoncées en juillet on été ramenées à 1.390. Arnaud Montebourg s'attribue la victoire : " Je note qu'ils ont suivi les recommandations du gouvernement". Tout simplement.

Il évoque également 500 emplois supplémentaires "préservés" à Toulouse, l'un des principaux sites de recherche du laboratoire en France.

Néanmoins, les syndicats du groupe, qui jugent ce chiffre sous-évalué, ont appelé à une journée mobilisation mercredi dans la capitale, alors qu'une réunion extraordinaire du comité de groupe France se tiendra à Gentilly, en région parisienne.


Pour tenter de répondre aux préoccupations, ou aux exigences d'une partie de la gauche demandant à l'Etat d'être plus interventionniste, le groupe socialiste déposera dans la semaine une proposition de loi visant à contraindre les industriels à vendre les entreprises rentables dont ils veulent se débarrasser.

Cette proposition de loi sera votée d'ici la fin de l'année, assure Arnaud Montebourg et pourra s'appliquer au site de Florange.

La semaine suivante, syndicats et salariés ne rendront pas les armes.

Après la première visite des salariés de PSA d'Aulnay et de Ford Blanquefort, au mondial de l'Auto lors de son ouverture au public, une nouvelle manifestation est prévue le 9 octobre avec les mêmes, auxquels se joindront les salariés d'autres entreprises donc Renault, Goodyear et ArcelorMittal.


Mais après tout, que peut réellement faire Monsieur Muscle ? 
Avec ce comportement "rentre-dedans" et son interventionnisme brutal à tout prix, Arnaud Montebourg prête le flanc aux critiques. Le chevalier toujours prêt à ferrailler serait surtout très fort pour mettre...des coups d'épée dans l'eau.
Nicolas Dupont-Aignan, président du mouvement souverainiste "Debout la République", a dépeint le grotesque Montebourg et son syndrome du pompier incendiaire, mais  "un pompier sans eau" dans son petit tuyau. "Quand il arrive, c'est comme un camion de pompier. Ca fait pin-pon. C'est beau. C'est impressionnant. Mais le problème est que le pompier n'a pas d'eau pour éteindre le feu", a-t-il raillé.

dimanche 1 janvier 2012

La bouche fétide du socialiste Hamon empeste le débat politique

Comment peut-on être fier d'être de gauche ?


Le socialiste Hamon s'aligne

sur le trotskiste Besancenot




Hamon (PS) champion au concours de l'ignominie politique

A peine achevée, l'allocution télévisée des voeux du président a été l'objet d'une avalanche de réactions de l'ensemble de la classe politique.
Dans l'opposition, le PS, le centre et le FN, le rendent responsable de la crise économique. A droite, on salue en revanche un "discours de vérité" empreint de responsabilité et de réalisme.

Principales réactions à gauche

Benoit Hamon (PS)
Le primitif porte-parole du PS s'est encore montré très nuancé envers Nicolas Sarkozy, affirmant "que jamais un président de la République ne (les) aura autant maltraités pour protéger une minorité d'entre eux". La caricature est digne d'un sketch humoristique. Depuis le début de son mandat, le Président de la République serait en effet responsable de la dégradation de la situation économique en France. "Depuis cinq ans que Nicolas Sarkozy nous adresse ses voeux comme président de la République, il y a un million de chômeurs de plus inscrits à Pôle emploi et 75 milliards d'euros de cadeaux fiscaux ont été distribués aux plus riches" et il est toujours aux manettes, à la différence des socialistes Papandréou en Grèce ou de Zapatero en Espagne. Selon le subtile porte-parole de la Ch'tite Brochen-Aubry, "la crise financière est provoquée par des marchés irresponsables (...) Ces marchés ont toujours faim, et pour les rassasier, Nicolas Sarkozy leur a donné votre retraite", a-t-il encore débité. Il leur a aussi "donné votre santé", "70 000 postes de professeurs", "13 000 postes de gendarmes et de policiers", a enfin dénoncé le petit Hamon.
Image originale des leaders soviétiques
prise en 1919 sur la Place Rouge
lors du second anniversaire de la révolution d'Octobre

Jean-Luc Mélenchon (FDG) : "Réciter des poncifs ne fait pas un message", selon lui. Le candidat du Front de Gauche s'est cru obligé de faire de la surenchère. "Pourquoi ne s'est-il pas contenté de nous dire adieu ?, s'est-il interrogé, évoquant probablement la mémoire des communistes disparus des photos officielles de Lénine. Nos meilleurs voeux auraient été exaucés dès le premier jour de l'année. Mais il a bavardé et il nous a dit : à bientôt. Tout reste à faire donc. La réponse à ces voeux sera dans les urnes."
Lénine a fait le vide: image retouchée,
Trotski et Kamenev ont disparu de la photo !...

Pierre Laurent (PCF, sous-produit du FDG de Mélenchon): "Nicolas Sarkozy continue de masquer sa responsabilité". Et les communistes en connaissent un rayon, en matière de dissimulation. "Nicolas Sarkozy continue de masquer sa responsabilité dans la crise dont il reconnaît aujourd'hui qu'elle va se poursuivre, explique le secrétaire national du PCF. La vérité, c'est que le chef de l'Etat tente de mettre son échec sur le dos de la crise (...) A l'entendre, ce ne sont ni les agences ni les marchés qui dictent sa politique alors que l'année 2011 a été rythmée par les pressions de ces marchés auxquels Nicolas Sarkozy a cherché à répondre en permanence (...) 2012 doit être l'année ou tout doit être fait pour se débarrasser de Nicolas Sarkozy et de sa politique."

Sergio Coronado, porte-parole de l'altermondialiste Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, déclare : "Alors que les Français ont perdu confiance dans sa capacité à les protéger contre la crise, Nicolas Sarkozy se satisfait, pour les derniers voeux de son quinquennat, de commenter la situation difficile, fruit de son bilan, que vit le pays. Pour celui qui prétendait incarner un président qui agit, c'est un lourd échec (...) Face à l'inquiétude de nos concitoyens, il est temps de changer de cap. En 2012 changeons de président, votons juste."


Mêmes excès à l'extrême droite

Marine Le Pen (FN): "Les Français n'attendaient rien (...) et ils n'ont pas été surpris ". La candidate du FN parle d'un "discours de constat et d'incantation". "Usé par un mandat raté, Nicolas Sarkozy n'incarne plus l'espérance. Ce ne sont pas des mots qu'attendent les Français, ni un énième sommet pour l'emploi, ni évidemment la TVA sociale esquissée ce soir, mais de l'action, un changement de cap, radical et vigoureux. Face à ces voeux de renoncement et d'enfumage, Marine Le Pen est la candidate du bien commun français et des oubliés de la politique française», critique-t-elle dans un communiqué.

A droite

Nicolas Dupont-Aignan (DLR) : "Des condoléances". "Ce soir, Nicolas Sarkozy est apparu anxieux, comme un président qui n'a plus de prise sur les événements, a réagi le candidat de Debout la République. Ces voeux ressemblaient plus à des condoléances qu'à un message d'espoir pour 2012 (...) Il se lamente une fois de plus du chômage de masse mais ce chômage est la conséquence de sa politique de soumission au dogme de l'euro et du libre-échange intégral."

Brice Hortefeux : "Le chef de l'état a trouvé le ton juste". Selon le proche du Président, celui-ci a "trouvé le ton juste pour incarner sa mission de protecteur et de rassembleur face aux défis qu'impose la crise économique mondiale. Il a su prendre les initiatives nécessaires pour surmonter lucidement les difficultés tout en rappelant les atouts de notre pays et les raisons d'espérer."

Jean-François Copé (UMP)
: "Nicolas Sarkozy a su trouver les mots justes". Sans surprise, le secrétaire général de l'UMP a salué l'intervention présidentielle. "Il a trouvé les mots justes pour expliquer les enjeux de la crise extraordinaire qui frappe tous les pays du monde, pour rassurer face aux défis que nous devons relever et surtout pour tracer un chemin de confiance et d'espoir pour la France et les Français. Ce chemin est celui du courage et du travail, du rassemblement et de la solidarité, de l'ouverture au monde et de l'ambition."

Au centre

Hervé Morin (NC): "Une mesure que les centristes réclament depuis plus de quatre ans". "J'ai été heureux d'entendre le président de la République dire que ces derniers mois devaient être des mois utiles et qu'il fallait éviter d'être en réaction mais en anticipation, a réagi le candidat du Nouveau Centre. Il est indispensable que, dans les semaines qui viennent, la France redonne confiance à nos créanciers (...) Je regrette par contre qu'arrive aussi tardivement une mesure que les centristes réclament depuis plus de quatre ans, qui est la création d'une TVA pour l'emploi."

Marielle de Sarnez (MoDem de Bayrou)
"Pas à la hauteur", selon la reinette tavelée. "Le diagnostic formulé par le Président de la République ce soir n'est pas tout à fait exact, a analysé la porte parole de François Bayrou. Bien sûr, une partie de la crise en France relève de l'extérieur, mais il y a surtout une responsabilité des pouvoirs publics et des dirigeants politiques français, de gauche comme de droite. [Ca tombe bien, vu du centre !] J'aurais aimé que Nicolas Sarkozy le reconnaisse. On vit une crise très grave qui touche les Français très durement. J'ai eu le sentiment ce soir que les discours et les propositions n'étaient pas à la hauteur."

Nous avons quant à nous le sentiment que par ces mots l'opposition ne s'est encore pas grandie !