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samedi 6 juillet 2019

Bayrou, dindon de la farce LREM-MoDem

Entre LREM et le MoDem, ça se gâte

Le parti présidentiel et celui de François Bayrou peinent à masquer leurs rivalités naissantes

Les municipales mettent au jour les stratégies divergentes des deux partis. 
"On nous parle en permanence de bienveillance à LREM, mais ils devraient quand même balayer devant leur porte avant", enrage un cadre du MoDem, après la série de provocations essuyées ces derniers jours par François Bayrou et les siens. Il y a bien sûr les récentes investitures En marche ! aux municipales, dans certaines villes où le MoDem est pourtant implanté et soutient d'autres figures locales.
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Des proies faciles :
consentantes ?
Ou encore ce document interne ayant servi le week-end dernier à la formation des futurs candidats marcheurs, lien PaSiDupes, et avec des profils politiques fictifs imaginés dans le cadre d'un jeu de rôles assez malveillant où la candidate du parti centriste s'appelle ainsi "Marielle Orange", présentée comme… "peu à l'aise dans son rôle de parlementaire". Une allusion limpide ou une agression frontale, selon les points de vue, à Marielle de Sarnez, proche depuis toujours de Bayrou. "Quand on voit comment les députés macronistes ont eu du mal à se mettre dans leurs habits politiques, c'est quand même l'hôpital qui se fout de la charité !", fulmine en retour l'état-major du MoDem, qui n'était pas aussi ombrageux jusqu'ici quand la droite républicaine était maltraitée par LREM, en interne et, par voie de conséquence, par sa presse alignée.

Le MoDem semble découvrir que LREM ne respecte rien ni personne.
Les marchandages des municipales pourraient bien aboutir à un éveil des consciences et mettre sur la place publique les coups bas ordinaires et traîtrises des cyniques du mouvement présidentiel : "L'enracinement de LREM sur le terrain, pour nécessaire qu'il soit, ne peut rimer avec le dénigrement de ses partenaires", a glapi Patrick Mignola, président du groupe MoDem, dans une lettre ouverte adressée cette semaine à Stanislas Guerini, le patron d'En Marche !, après les révélations sur les méthodes malsaines de la majorité présidentielle.

Bayrou "à fleur de peau"

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Macron est allé à Pau rouler Bayrou dans la farine
François Bayrou se prend sa fameuse maxime en pleine face - "nous sommes d'accord pour être en désaccord". Son entourage décrit le maire de Pau "à fleur de peau",  pour ne pas dire "fou de rage de voir que le deal présidentiel s'est fragilisé avec le temps". "Ils ont besoin d'envoyer des messages à leurs troupes, commente un proche du chef de l'Etat. Bayrou est un peu déstabilisé en ce moment car la campagne européenne a consacré le fait que nous étions plusieurs partenaires. Or, il veut être l'allié principal. Et il doit consolider son existant. Donc, il est inquiet."

 Nicolas Florian, actuel maire de Bordeaux, ne passe pas une semaine sans parler ou déjeuner avec Alain Juppé qui a dirigé la ville pendant près de vingt-deux ans.
Et c'est dans l'ancien fief d'Alain Juppé, Bordeaux, que les poings se serrent, dans les poches, avec un candidat marcheur investi - Thomas Cazenave très proche de Macron -, jeté dans les jambes de Nicolas Florian,  alors même que le MoDem gouverne avec le maire juppéiste sortant. Résultat, les deux alliés de la majorité feront donc campagne l'un contre l'autre…

Rivalités naissantes

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Le scénario est le même à Marseille avec Gaudin
Un cas de figure qui pourrait également se produire à Rennes. 
"Franchement, on marche sur la tête. Du grand n'importe quoi, c'est hallucinant !", gronde un parlementaire centriste, qui va jusqu'à parler de "tentation hégémonique du parti majoritaire". "Or, le pouvoir hégémonique, c'est tout ce qu'on a toujours rejeté. C'est notamment pour cela que Bayrou tourne le dos à l'UMP au moment de sa création en 2002" rappelle une élue. Le "monde nouveau" de Macron serait-il un copié-collé de l'ancien ?

"Nous pouvons avoir des différences d'appréciation avec LREM. Mais, pour nous, ces élections municipales sont avant tout locales. Et non partisanes. Il faut donc rechercher les meilleures équipes et les meilleurs projets", prêche Marielle de Sarnez.

Si, à l'heure des municipales, la stratégie macronienne du double-jeu fait naître un sentiment de maltraitance et de cocufiage maltraite ses alliés, provoquant chez eux des colères rentrées et des accès de psoriasis, sa stratégie du bulldozer ravive le sujet de la morale politique et du respect. 
L'égocentrique Macron la foule déjà aux pieds.

mercredi 12 septembre 2018

Les députés MoDem peinent à marcher dans les pas de l'exécutif

Les centristes macroniens craignent de faire les frais de la politique de Macron dans leurs circonscriptions

En dépit des signaux de détresser adressés par ses troupes, François Bayrou reste fidèle au chef de l'Etat

Le groupe MoDem à l’Assemblée nationale continue de s'assurer de la protection de la majorité présidentielle LREM à l'Assemblée mais, sur le terrain, ils commencent à prendre la mesure des couleuvres avalées. Or, en cette nouvelle rentrée parlementaire, l'approche des Européennes crispe l'alliance. 

Les députés, fidèles au chef de file MoDem, commencent à en avoir assez d'essuyer les critiques des électeurs plus que mécontents dans les circonscription. "Nos mandats sont fragiles. Nous le savons. Alors quand on entend "on ne vous a pas élus pour cette politique", ben, ça fait réfléchir. Et personnellement je ne m’y retrouve d’autant moins qu’on ne nous écoute pas", gronde un député MoDem, harcelé par les retraités, les chômeurs et autres précaires de son département.

Les élus MoDem font remonter au sommet le sentiment grandissant d’être pris "pour de la roupie de sansonnet". Au cœur de leurs récriminations contre le Président et son gouvernement, le manque d’une politique sociale clairement affichée. "Bien évidemment que le compte n’y est pas en matière sociale en cette rentrée", s'irrite Bruno Fuchs, député apparenté MoDem du Haut-Rhin pointant  du doigt les déclarations du premier ministre sur la non-indexation des retraites sur le coût de la vie et les menaces pesants sur la politique familiale.

"Nous ne sommes clairement pas assez entendus. Le volet social et humaniste que nous défendons n’est pas assez pris en compte par le gouvernement. Il faut que nous soyons plus revendicatifs, que nous montrions plus ce que nous sommes et que nous exprimions plus clairement nos convictions", tempête, à l’unisson avec son collègue, Richard Ramos, le député MoDem du Loiret. "ON ne nous a pas entendus quand nous avons dit que le plafond du montant des retraites pour l’augmentation de la CSG était trop bas", conteste-t-il. Le plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté qui doit être présenté jeudi sera-t-il de nature à apaiser leurs états d’âme, quand on sait que les promesses sont revues à la baisse ?

Les juppéistes ne manifestent pas les mêmes impatiences

En décembre 2017, François Bayrou exhortait déjà le gouvernement à marcher sur ses deux jambes lors du congrès du MoDem. En cause, le volet économique et surtout le volet social. 

Des critiques exprimées une nouvelle fois un semestre plus tard lors d’un conseil national du MoDem, en juin dernier. Devant ses troupes clairsemées, l'ancien ministre d'Edouard Philippe s’en était pris sans ménagement à la politique de Macron. Des amertumes réservées au huis-clos de la rue de l’Université, siège du MoDem.

Début septembre, les députés les plus libres ont demandé à leur chef de file de monter cette fois publiquement au créneau. "Il faut qu’il s’exprime et fortement", souhaite anonymement l’un d’entre eux. Pour le moment, le démissionné du gouvernement s’est contenté d’un entretien avec le quotidien de sa région pour annoncer qu’il ne serait pas tête de liste aux prochaines européennes : le sujet de ses ambitions personnelles reste sa priorité.

"Tout ce qu’il a à dire, il le dira lors de l’université de rentrée du MoDem [qui se tiendra à Guidel dans le Morbihan du 21 au 23 septembre]", précise de son côté Marielle de Sarneznuméro 2 du MoDem et  présidente -par protection- de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. 
"Nous sommes pleinement à l’aise dans cette majorité, assure Richard Ramos, très lucide sur sa dépendance à LREM, sans addiction, et nous souhaitons tous qu’elle réussisse"
"Nous serons très attentifs à ce que les efforts demandés ne pèsent pas sur les plus fragiles déjà lourdement mis à contribution et nous serons tous d’accord pour nous opposer à la fin du repos dominical", nuance, en bon démocrate chrétien, Jean-Noël Barrot, porte-parole du Modem et député des Yvelines.

Les élus MoDem se plaignent d'être classés parmi les "gens qui ne sont rien" 

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Au bord de la fronde, les députés MoDem commencent à exprimer leur ras-le-bol de ne pas être entendus. Leur décision de présenter leur propre candidat - pour la forme- à la présidence du perchoir en est le symbole. Officiellement, il s’agit pour Marielle de Sarnez de "montrer que nous sommes présents. Ce n’est pas une candidature contre Ferrand, insiste-t-elle. Le MoDem exprime sa sensibilité et sa volonté de voir le Parlement exister dans la plénitude de ses pouvoirs". C’est la raison pour laquelle la candidature de la benjamine du groupe Sarah El Haïry, députée de Loire-Atlantique, a été avancée - le groupe devait en débattre dans la soirée de mardi. Une candidature alternative leur éviterait de voter pour Richard Ferrand, le patron du groupe LREM qui n’est pas le meilleur exemple de la "république exemplaire" défendue par Macron et Bayrou.

Dès le début de l’affaire Benalla, l'ex-député des Pyrénées atlantiques n'a pas hésité à écorner son image de "monsieur propre", pourtant déjà souillée par l'affaire d'emplois fictifs européens : François Bayrou aime d'autant plus l'UE que le Parlement européen rapporte à son parti... Sa surenchère de loyauté à l’endroit du chef de l’Etat utilisa les mêmes éléments de langage pour expliquer que le Benallagate ne serait en rien d’une affaire d’Etat mais juste d’un simple fait divers. 

Les élus MoDem ne peuvent ignorer que Bayrou est un inconditionnel de Macron. "Nous avons montré qu’en cas de coup dur, nous étions derrière le président de la République et que nous ne lâchions pas. Même si cela posait problème et questionnait beaucoup d’entre nous. 
"Maintenant que nous avons fait preuve de notre loyauté, il ne faudrait pas qu’il oublie de nous entendre, lance le marchand de tapis de l'ancien monde. Nous entrons maintenant dans une phase beaucoup plus politique avec lui", confirme un des députés MoDem parmi les plus entendus, mais qui préfère garder l'anonymat. 
Or, dans le logiciel macronien, la loyauté n'est pas une vertu qui serait récompensée en retour. En revanche, toute désertion est payée cash.

jeudi 8 juin 2017

Affaire Ferrand : le ministre n'avait pas dit que Mutuelles de Bretagne a bénéficié de subventions publiques

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique n'avait-elle rien soupçonné ou a-t-elle couvert ?

Et Griveaux banalise u
ne pratique "courante"

Griveaux - Ferrand,
les deux font la paire
L’achat et la rénovation d'un local brestois par Mutuelles de Bretagne  au profit de la compagne de Richard Ferrand ont été subventionnés par de l’argent publicà hauteur de 55.000 euros révèle jeudi 8 juin, BFMTV. 

Selon BFMTV, qui présente des documents à l’appui, "le conseil municipal de Brest (PS) et le conseil général (PS) du Finistère ont versé de l’argent public à Mutuelles de Bretagne pour financer – au moins en partie – l’installation des Mutuelles dans les locaux appartenant à la compagne du ministre".

Outrecuidance du porte-parole de La République en marche (LRM), Benjamin Griveaux

Le cynique a qualifié ces pratiques d'"extrêmement courantes" relativisant le favoritisme et le détournement d'argent public , ainsi que l'enrichissement personnel du couple, a défendu par la voix de l''impudent Benjamin Griveaux, lui-même ex-vice-président de Conseil départemental, en Saône-et-Loire. La police va devoir se pencher sur les comptes de ce conseil territorial...
"C’est le président des Mutuelles de Bretagne qui a sollicité la ville de Brest, le conseil départemental. Je rappelle que Richard Ferrand n’a jamais été élu à la ville de Brest [mais nous lui rappelons que Ferrand était directeur général de cette mutuelle au moment des faits]
Au conseil départemental, la subvention a été votée à l’unanimité par la commission permanente à la fin de l’année 2011 et Richard Ferrand n’était plus membre du conseil départemental", a développé Griveaux, qui fait l'impasse sur las liens continus du député Ferrand avec l'établissement mutualiste, en tant que chargé de missions à partir de 2012...

Selon l'obscène avocat du ministre de Macron, les financements ont servi à acheter de l’équipement [sic]. 
"Les informations dont je dispose : c’est de la bureautique, des blouses, du matériel informatique", des gommes et des crayons pour un montant de 55.000 euros. Un porte-parole peut-il dire n'importe quoi et se moquer de ses concitoyens ?

Pratiques "parfaitement [ironie du terme] encadrées"
"Les Mutuelles de Bretagne sont un organisme privé (…) qui gère des services d’accès aux soins, d’aides à domicile et des établissements de santé. C’est dans ce cadre qu’elles sollicitent et perçoivent des subventions" [publiques] ajoute l’organisme dans un communiqué. "C’est strictement dans ce cadre que les Mutuelles de Bretagne ont sollicité des subventions", affirme ce porte parole du parti du président Macron, précisant que "toutes les subventions accordées et leur utilisation sont parfaitement encadrées ". Ce qui ne veut rien dire ! Sinon que, par son parti-pris grossier,  Griveaux aggrave le cas du système mutualiste. 

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires (Aménagement) et secrétaire général de LRM, est piégé depuis que Le Canard enchaîné a révélé que les Mutuelles de Bretagne, dont il fut directeur général, avaient décidé en 2011 de louer, à Brest, des locaux commerciaux qui n'appartenaient pas encore à sa compagne - puisque sa SCI n'était même pas constituée - pour ouvrir un centre de soins. Toutes les apparences d'un investissement utile et louable ! L’association anti-corruption Anticor a toutefois adressé une plainte contre X au Parquet de Brest, sur le fondement du délit d’abus de confiance. Mais, dépendant du ministre de la Justice, le chevalier blanc Bayrou, le procureur de Brest a préféré se faire tirer l'oreille et gagner du temps à la veille des législatives avant d'ouvrir une enquête préliminaire. Bien que ministre, Ferrand reste candidat à sa propre succession dans le Finistère et a exclu de démissionner du gouvernement.

Griveaux avait décidé le 24 mai que cette affaire n’a "rien à voir avec la moralisation de la vie publique", chantier devenu sensible du quinquennat, du fait également d'une autre plainte visant cette fois la ministre des Affaires européennes, Marielle de Sarnez (MoDem), proche de Bayrou, puisqu’il s’agit "d’argent privé", affirmait-il éhontément. "[Si] vous voulez des gens qui viennent et qui ont eu une expérience dans le secteur privé, (…) vous pouvez leur faire tous les procès que vous voulez sur leurs vingt-cinq années et donc vous n’aurez jamais ni de députés ni de ministres qui viennent du secteur privé ", avait-il polémiqué, à contre-courant de l'exécutif qui se faisait fort de moraliser la vie publique...

Griveaux est lui aussi investi par La République en marche ! aux élections législatives de dimanche dans la cinquième circonscription de Paris, contre la socialiste sortante, Seybah Dagoma. 
Les électeurs feront-ils le ménage, puisque la HAPVP - concernées par les questions de déontologie et de conflit d'intérêts relatifs à l’exercice des fonctions des parlementaires et des ministres - est défaillante ?

mardi 30 mai 2017

MoDem: Bayrou, Goulard, Arthuis ou Cavada ont couvert l'affaire de l'assistant parlementaire de Sarnez

Visée par une enquête, Sarnez porte plainte

L'actuelle ministre des Affaires européennes de Macron au gouvernement Philippe est suspectée par le Parquet de Paris

A la différence de Richard Ferrand qui bénéficie de protections au plus haut niveau, le bras droit de François Bayrou est soupçonnée d'"abus de confiance" lorsqu'elle était eurodéputée. Après l'opération immobilière de Richard Ferrand, c'est la ministre Marielle de Sarnez qui se trouve au coeur d'une enquête préliminaire. Actuellement ministre des Affaires ...européennes, elle  se défend farouchement de toute irrégularité.

Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes du gouvernement Philippe voulu par le président Macron (En marche!), est soupçonnée par la justice française d'emploi fictif concernant son ex-attachée au Parlement européen rémunérée par l'UE pour un travail supposé pour son parti, le MoDem. 
Selon Le Parisien, celle qui se flatte de soutenir la loi de moralisation de vie publique est visée depuis le 22 mars par une enquête préliminaire du parquet de Paris pour "abus de confiance". Et pourtant nommée ministre du gouvernement...
De son côté, la ministre dément tout délit. Sur Twitter, elle a d'ailleurs annoncé avoir «saisi le procureur de la République d'une plainte en dénonciation calomnieuse contre Mme Sophie Montel [l'eurodéputée FN qui a signalé son cas]".



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D'après le quotidien, la ministre est la cible emblématique d'une enquête, comme 18 autres eurodéputés français, au même titre que des eurodéputés du Front nationale inquiétés pendant la campagne présidentielle de leur candidate, Marine Le Pen.

L'enquête intervient à la demande de l'eurodéputée Front national Sophie Montel

Cette élue frontiste a demandé à la justice de se saisir du cas de 19 eurodéputés de droite, de gauche et écologistes
, parmi lesquels Marielle de Sarnez, et d'une trentaine d'assistants. 
Une enquête similaire vise déjà certains des 24 eurodéputés FN, dont Marine Le Pen, accusés par le Parlement européen d'avoir versé frauduleusement des salaires d'un montant de près de cinq millions d'euros à des assistants parlementaires entre 2012 et 2017.

Dans un communiqué, M. de Saint Just confirme le SMS 
(qu'il date de 2013) saisi par le Parlement , disant l'intention de FN de faire des économies, mais en conteste l'interprétation et dénonce "une très grave diffamation".

C'est le contrat de Philippine Laniesse qui pose problème. 

Un contrat de travail validé par ...le Parlement, selon Sarnez



Marielle de Sarnez, députée MoDem d'Ile-de-France jusqu'à sa nomination au gouvernement, a affirmé lundi soir sur Twitter que le contrat de travail de son assistante parlementaire a été, "
comme celui de tous (ses) assistants, validé et approuvé par le Parlement européen, encadré par des règles européennes bien plus strictes que les règles en vigueur en France".


Cette assistante européenne basée en circonscription étant par ailleurs élue locale, conseiller régionale du MoDem, "sa situation a été déclarée et vérifiée par le Parlement européen", a ajouté Mme de Sarnez, qui assure que le travail en question "a été accompagné de rapports d'activité réguliers et consultables", rapporte Le Parisien. 

Philippine Laniesse, élue du 19e arrondissement de Paris, est née à Landerneau où son don d'ubiquité va faire du bruit... Située à 1.000 kms de Strasbourg et 10 heures de route, cette commune du Finistère est dans le département de Jean-Jacques Urvoas et ...Richard Ferrand.
 
Agée de 28 ans, elle est d'ailleurs la promesse du renouvellement de la vie publique, selon Macron et son allié Bayrou, patron du MoDem

Marine Le Pen ne fait que contre-attaquer dans l'affaire des assistants parlementaires

Au lendemain de la présidentielle, le Front national a engagé deux procédures distinctes auprès de l'Olaf (Office européen de lutte contre la fraude) et du Parquet national financier (PNF). Cette démarche concerne une quarantaine d'assistants parlementaires associés à une trentaine d'eurodéputés français représentant divers courants politiques.

L'objectif du FN est de faire respecter le "principe d'égalité de traitement". 
Le parti de Marine Le Pen souhaite que des "enquêtes préliminaires", des "perquisitions" et des "convocations d'élus" soient réclamées, au même titre que les procédures engagées à son encontre. De manière discriminatoire, la présidence du parlement européen avait en effet alerté l'Olaf et la justice française après avoir jugé que la fonction d'assistant parlementaire européen est incompatible avec d'autres fonctions hors du parlement. "En toute logique, le même traitement devrait s'appliquer à l'ensemble des députés," espère-t-on au FN.

Convoquée par la justice, Marine Le Pen - en campagne présidentielle - avait refusé de se rendre séance tenante à la convocation du juge et proposé de le rencontrer plus tard, après les élections, au nom de son immunité parlementaire de députée européenne. Elle avait fait valoir qu'elle n'avait pas à se soumettre au calendrier judiciaire en pleine période électorale.

Par leur silence, les élus du MoDem se sont rendus complices

"Il faut lever le doute sur cette dénonciation du FN calomnieuse", juge Castaner
Alors que le président Macron a fait notamment campagne sur le thème de la moralisation de la vie politique, cette affaire est très commentée.
Sur LCI, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a cherché à minimiser cette enquête visant Marielle de Sarnez. Mais il souhaite que la justice aille au bout. "Il faut évidemment lever le doute sur cette dénonciation du FN, dont je suis convaincu qu'elle est calomnieuse", a-t-il préjugé. Bien que le FN qui en est à l'origine, soit lui-même visé pour les mêmes motifs par une enquête, "c'est quand même le Front national qui fait une lettre, s'est-il insurgé, avant d'évoquer, aussi  classiquement que facilement,  une époque lointaine, où "on avait des lettres anonymes; là au moins, elle est signée", notant aussi qu'à la suite de cette lettre "immédiatement, la justice européenne étudie cette demande", ce qui est "légitime", juge le porte-parole du gouvernement qui n'a pas hésité à rappeler, jugeant la démarche des juges démocratique, que la présidente du FN ne s'était pas rendue à leur convocation lancée en pleine campagne présidentielle. "Si Marielle de Sarnez était convoquée, elle s'y rendrait; c'est la vraie différence avec le FN", s'est-il risqué à avancer a priori, sans consulter l'intéressé. 

Florian Philippot ne cachait d'ailleurs pas sa satisfaction sur Europe 1. "Nous disons que ces cas ne sont pas illégaux, comme les nôtres ne le sont pas", a défendu le n°2 du FN, soulignant que "les foudres de la justice du parlement européen ne s'étaient abattues que sur le Front national". "Cela, a ajouté Philippot, ne préjuge pas du tout d'une culpabilité. Il n'y a rien d'illégal à faire travailler des militants comme assistants parlementaires. C'est même beaucoup plus sain".

Les collègues eurodéputés de l'élue MoDem ne pouvaient ignorer.
Sylvie Goulard (passée depuis à En marche!) était au MoDem au moment des faits reprochés. Elle est aujourd'hui ministre des Armées (et non de la Défense);Nathalie Griesbeck (qui supplée Jean-François Kahn qui lui cède sa place)
Jean-Luc Bennahmias;

Jean Arthuis est eurodéputé depuis 2004;
Jean-Marie Cavada siège aussi à Strasbourg depuis  2004;
Robert Rochefort : au cours de l'été 2016, Robert Rochefort est signalé par un agent de sécurité du magasin Castorama de Vélizy-Villacoublay pour, selon le journal Libération, s'être masturbé "à proximité d'enfants". Il est interpellé le 31 août pour exhibition sexuelle, condamné après avoir reconnu les faits reprochés, mais la peine n'est toutefois pas rendue publique...

Si la moralisation est en marche au MoDem, elle encore du chemin  à parcourir...

lundi 29 mai 2017

Yannick Jadot (EELV) : Richard Ferrand (En Marche!) "doit partir"

Europe Ecologie-les Verts se charge de la moralisation de la "République en marche"...

"Ce n'est pas acceptable" 

Yannick Jadot a répété son souhait de voir  démissionner le ministre de la Cohésion des Territoires, bien qu'il ait tu l'affaire de la collaboratrice de sa collègue Marielle de Sarnez au Parlement européen auquel elle facturait l'emploi d'un cadre de son parti, le MoDem de François Bayrou,  

Le député européen EELV était l'invité de Territoires d'Infos, la matinale de Public Sénat et Sud Radio, présentée par Cyril Viguier, avec la presse quotidienne régionale. Interrogé sur le sort de Richard Ferrand, en difficulté depuis les révélations du Canard Enchaîné la semaine dernière, il s'est montré implacable: "Dans ce moment où les responsables politiques doivent être exemplaires vis-à-vis de leurs choix [la langue française n'étant pas soumise au même rigoureux contrôle de qualité], ce n'est pas acceptable. M. Ferrand a favorisé sa femme [en fait, la concubine du moment], même si ce n'était pas au détriment de son entreprise. Il doit partir. C'est injustifiable aujourd'hui. On voit les mêmes stratégies de déni que François Fillon. D'un point de vue de l'éthique, de la morale, ce qu'il a fait n'est pas acceptable. Ça montre qu'on ne fait pas du neuf avec du vieux. Le renouvellement, ce n'est pas seulement de changer de promotion de l'ENA."  


dimanche 28 mai 2017

Débauchage : Sarnez (MoDem) fait de la retape auprès de NKM (LR)

Kosciusko a "bien sûr" sa place dans la majorité, estime Sarnez

Toute autre que Nathalie Kosciusko-Morizet en serait outragée...

"Elle a sa place dans la majorité présidentielle si elle le souhaite", a estimé dimanche la ministre chargée des Affaires européennes, Marielle de Sarnez.

Candidate du parti Les Républicains aux législatives de juin à Paris, l'ancienne ministre de l'Ecologie aurait même sa place "au sein du gouvernement", selon Marielle de Sarnez sur Radio J : "C'est à elle de nous le dire, bien sûr qu’elle pourrait le soutenir, je n'en doute pas."

Sarnez et NKM, ticket la 'République en marche' sur Paris ?

"Nous avons cinq ans et dans ces cinq années nous avons une obligation absolue de réussite", a poursuivi la vice-présidente du MoDem et bras droit de François Bayrou, elle aussi candidate dans une circonscription parisienne.

"Pour réussir, il faut être unis, il faut être rassemblés. Une majorité d'abord parlementaire, et ensuite, oui, si on pouvait sortir de la guerre de tranchées, ce serait bien", a-t-elle ajouté, préparant l'avenir.

Les prochaines municipales à Paris sont pour dans trois ans, en 2020
Ex-candidate à la primaire de droite, Nathalie Kosciusko-Morizet (44 ans en 2017) avait signé un appel à "répondre à la main tendue" d'Emmanuel Macron, avec plus de 170 élus Les Républicains de second rang.