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samedi 6 juillet 2019

Bayrou, dindon de la farce LREM-MoDem

Entre LREM et le MoDem, ça se gâte

Le parti présidentiel et celui de François Bayrou peinent à masquer leurs rivalités naissantes

Les municipales mettent au jour les stratégies divergentes des deux partis. 
"On nous parle en permanence de bienveillance à LREM, mais ils devraient quand même balayer devant leur porte avant", enrage un cadre du MoDem, après la série de provocations essuyées ces derniers jours par François Bayrou et les siens. Il y a bien sûr les récentes investitures En marche ! aux municipales, dans certaines villes où le MoDem est pourtant implanté et soutient d'autres figures locales.
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Des proies faciles :
consentantes ?
Ou encore ce document interne ayant servi le week-end dernier à la formation des futurs candidats marcheurs, lien PaSiDupes, et avec des profils politiques fictifs imaginés dans le cadre d'un jeu de rôles assez malveillant où la candidate du parti centriste s'appelle ainsi "Marielle Orange", présentée comme… "peu à l'aise dans son rôle de parlementaire". Une allusion limpide ou une agression frontale, selon les points de vue, à Marielle de Sarnez, proche depuis toujours de Bayrou. "Quand on voit comment les députés macronistes ont eu du mal à se mettre dans leurs habits politiques, c'est quand même l'hôpital qui se fout de la charité !", fulmine en retour l'état-major du MoDem, qui n'était pas aussi ombrageux jusqu'ici quand la droite républicaine était maltraitée par LREM, en interne et, par voie de conséquence, par sa presse alignée.

Le MoDem semble découvrir que LREM ne respecte rien ni personne.
Les marchandages des municipales pourraient bien aboutir à un éveil des consciences et mettre sur la place publique les coups bas ordinaires et traîtrises des cyniques du mouvement présidentiel : "L'enracinement de LREM sur le terrain, pour nécessaire qu'il soit, ne peut rimer avec le dénigrement de ses partenaires", a glapi Patrick Mignola, président du groupe MoDem, dans une lettre ouverte adressée cette semaine à Stanislas Guerini, le patron d'En Marche !, après les révélations sur les méthodes malsaines de la majorité présidentielle.

Bayrou "à fleur de peau"

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Macron est allé à Pau rouler Bayrou dans la farine
François Bayrou se prend sa fameuse maxime en pleine face - "nous sommes d'accord pour être en désaccord". Son entourage décrit le maire de Pau "à fleur de peau",  pour ne pas dire "fou de rage de voir que le deal présidentiel s'est fragilisé avec le temps". "Ils ont besoin d'envoyer des messages à leurs troupes, commente un proche du chef de l'Etat. Bayrou est un peu déstabilisé en ce moment car la campagne européenne a consacré le fait que nous étions plusieurs partenaires. Or, il veut être l'allié principal. Et il doit consolider son existant. Donc, il est inquiet."

 Nicolas Florian, actuel maire de Bordeaux, ne passe pas une semaine sans parler ou déjeuner avec Alain Juppé qui a dirigé la ville pendant près de vingt-deux ans.
Et c'est dans l'ancien fief d'Alain Juppé, Bordeaux, que les poings se serrent, dans les poches, avec un candidat marcheur investi - Thomas Cazenave très proche de Macron -, jeté dans les jambes de Nicolas Florian,  alors même que le MoDem gouverne avec le maire juppéiste sortant. Résultat, les deux alliés de la majorité feront donc campagne l'un contre l'autre…

Rivalités naissantes

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Le scénario est le même à Marseille avec Gaudin
Un cas de figure qui pourrait également se produire à Rennes. 
"Franchement, on marche sur la tête. Du grand n'importe quoi, c'est hallucinant !", gronde un parlementaire centriste, qui va jusqu'à parler de "tentation hégémonique du parti majoritaire". "Or, le pouvoir hégémonique, c'est tout ce qu'on a toujours rejeté. C'est notamment pour cela que Bayrou tourne le dos à l'UMP au moment de sa création en 2002" rappelle une élue. Le "monde nouveau" de Macron serait-il un copié-collé de l'ancien ?

"Nous pouvons avoir des différences d'appréciation avec LREM. Mais, pour nous, ces élections municipales sont avant tout locales. Et non partisanes. Il faut donc rechercher les meilleures équipes et les meilleurs projets", prêche Marielle de Sarnez.

Si, à l'heure des municipales, la stratégie macronienne du double-jeu fait naître un sentiment de maltraitance et de cocufiage maltraite ses alliés, provoquant chez eux des colères rentrées et des accès de psoriasis, sa stratégie du bulldozer ravive le sujet de la morale politique et du respect. 
L'égocentrique Macron la foule déjà aux pieds.

mercredi 17 avril 2013

Arnaud Montebourg case son directeur de cabinet à la tête d'Arianespace

République socialiste des copains et des coquins

Les socialistes s'accordent tous les droits
Le pouvoir  salit la morale politique
Ils ne cessent de la souiller de leurs mots vides de sens mais chargés de bombes à retardement. Ainsi, dès le départ,, lors du premier conseil des ministres, le 17 mai 2012, le président de la République et le Premier ministre ont-ils fait signer une "charte de déontologie" aux 34 ministres. Elle leur interdisait de cumuler, par exemple, un portefeuille ministériel avec un poste de maire ou de président de région et leur enjoignait de "se garder de tout conflit d'intérêt". Elle marqua les media à défaut de marquer un tournant car, pour l’essentiel, elle reprenait des contraintes déjà mises en oeuvre par François Fillon et respectées par ses ministres.

Moins d'un an plus tard,
cette charte est surtout devenue le symbole d'un pouvoir socialiste de la sémantique et du bluff.
Le ministre du Budget de Hollande déclencha en effet une affaire de fraude fiscale, en décembre 2012. Accusé par un site d'information en ligne d'avoir tenté de blanchir en Suisse, puis à Singapour, des fonds secrets soustraits au fisc, Jérôme Cahuzac jura ses grands dieux son innocence, y compris devant les députés à l'Assemblée nationale. Le jour de l'ouverture d'une information judiciaire, le 19 mars 2013, il démissionna du gouvernement, puis, se déclarant "dévasté", finit par avouer sa faute le 2 avril 2013 devant les juges d'instruction. Il est alors mis en examen pour blanchiment d'argent provenant de fraude fiscale.

Arnaud Montebourg met un collaborateur sur orbite
 
Par la politique, l'actuel directeur de cabinet du ministre du Redressement productif, arrive à la tête d'Ariane Espace, numéro un mondial du lancement de satellites.  Stéphane Israël devrait remplacer ce jeudi Jean-Yves Le Gall (lien Le Figaro), envoyé présider le Centre national d'études spatiales (Cnes)malgré la polémique que fait naître cette nomination.

Chez Arianespace,  les enjeux sont hautement stratégiques et donc très sensibles.
Dans le monde du spatial, cette éventuelle nomination fait donc du bruit, note Libération ce mardi. On dénonce une "nomination politique". Fin mars, le protégé du pouvoir s'en était défendu: "J'ai une légitimité. Ce serait une opportunité extraordinaire", précisant, comme pour s'excuser, "qu'on ne choisit pas son calendrier".
Depuis l'automne, quand les relations s'étaient tendues avec ArcelorMittal, S. Israêl était le négociateur de Montebourg à Matignon. Aux heures les plus chaudes sur les plans sociaux de PSA ou de Sanofi, tandis que Montebourg parade, "c’est Israël qui fait le lien entre le ministère et Matignon, qui le considère comme le seul interlocuteur digne de ce nom au ministère", révèle un conseiller de Ayrault. Dans le bras de fer sur la nationalisation du site sidérurgique, Israël se serait rangé derrière Ayrault, en opposition avec la ligne de son ministre. Lorsque Montebourg joua la scène de sa démission, il souhaita aussi se séparer de son dircab.

Le conflit entre Israël et Montebourg est un secret de polichinelle
"L'exécutif a bien œuvré en coulisses. D'abord pour obtenir de Jean-Yves Le Gall que les voix du Cnes aillent à Israël", écrit Libération. Ainsi Israël obtiendrait-il d'office le soutien d'un actionnaire qui pèse 34% du capital d'Arianespace. Resterait donc à capter les voix d'EADS, qui en détient 28,4%. Ce qui est quasi certain, car EADS ne se risquerait pas à s'opposer au choix de l'État. "D'autant que les deux concurrents d'Israël (le nouveau numéro deux du Cnes, et le directeur des programmes d'Arianespace) semblent avoir subitement renoncé à se porter candidats", renchérit le quotidien.

Le conflit d'intérêt est établi
Après cinq mois de turbulences, l'ombrageux Montebourg offre toutefois à son dircab de sortir de la fonction publique pour rebondir vers le privé avec un reclassement avantageux, sans aucune phase transitoire décente. Israël arrive donc à la tête d'une société européenne privée de droit français avant que la moralisation en cours de la vie politique ne fasse obstacle à son recyclage avec un carnet d'adresses de première main.     

Les hommes de paille des politiques

Outre ces considérations stratégiques, les compétences et le charisme de Stéphane Israël sont discutés. Pour être à la hauteur de son prédécesseur, il faudrait que cet agrégé d'...histoire maîtrisât "la technique, l'anticipation, et la capacité à s'imposer dans des négociations musclées". 
Mais il faut aussi avoir des relations politiques de haut niveau, précisément pour avoir des appuis lors de négociations des plus stratégiques. Sur ce point-là, Stéphane Israël jouit d'un réseau de taille, grâce à sa période où il fut proche de Laurent Fabius, dont il a été la plume dès 1996.

La carrière de cet énarque a été propulsée lorsqu'il est devenu, en 2007, le conseiller de Louis Gallois, alors PDG du géant européen EADS. Il est ensuite passé chez Astrium (filiale d'EADS) où il était directeur de contrôle de gestion et de programme de la division défense d'Astrium Space Transportation. Avant de rejoindre la direction du cabinet du ministre Arnaud Montebourg en 2012. Les deux hommes s'étaient rapprochés en 2005, en s'opposant au traité de constitution européenne en 2005.

Israël ne pouvait rêver de sanction plus prestigieuse...

vendredi 8 juin 2012

A la différence du PS, l'UMP ne s'en remet pas aux extrémistes

Législatives: résister à la "tentation" d'alliances avec le FN, dit Juppé 


La majorité socialiste soumise
aux totalitaires de l'extrême gauche,
altermondialiste et communiste


Le maire UMP de Bordeaux , Alain Juppé, a insisté sur son blog sur la nécessité de résister à la "tentation" d'alliances tactiques avec le Front national, qui cherche à "casser l'UMP", pour battre la gauche aux législatives.
"A l'approche des élections, la même tentation revient sur le terrain : pourquoi ne pas faire alliance avec le Front National pour battre la gauche?", observe Alain Juppé, en réponse à l'incompréhension des militants qui ne comprennent pas que le PS puisse accepter le vote des totalitaires de l'extrême gauche communiste.

Estimant que ceux qui accuseraient la direction de l'UMP d'être "coupée des réalités" en refusant une telle option, A. Juppé assure qu'il faut faire passer "les principes avant les considérations tactiques".

"Il y a au moins trois raisons essentielles pour refuser toute alliance avec le Front National"

L'ex-ministre des Affaires étrangères défend "une raison morale", car les "références idéologiques de ce parti ne sont pas les nôtres";  "une raison programmatique" car "sur bien des points, les propositions du FN sont en totale contradiction avec les nôtres" et enfin, "une raison tactique", car "l'objectif du FN n'est pas de faire alliance avec nous, mais de casser l'UMP" et de recomposer la droite.

Alain Juppé souligne ainsi que le Front national est prêt à "assurer la victoire des candidats PS, pour asseoir sa prédominance sur la droite".
L'ancien Premier ministre met en garde: "On n'est pas obligé de tomber dans le piège".

Pour Alain Juppé, les électeurs et les électrices du Front National sont "des Français comme les autres" et il faut donc "les écouter" et "dialoguer pour les convaincre".
Mais "la ligne de l'UMP est claire": "J'appelle tous ceux qui partagent nos valeurs et qui conjuguent attachement à la Nation et engagement humaniste, à tenir bon", face à la menace que représente la direction du FN.



lundi 23 janvier 2012

Valérie Rosso-Debord épingle Yannick Noah

Quand le candidat PS accordera-t-il ses actes à ses paroles ?



L'ami de Hollande respecte les institutions de la République:
même qu'il est solidaire des défavorisés
et paie donc ses impôts, pensez-vous...



La déléguée générale adjointe de l'UMP a rappelé Yannick Noah à la décence

Le chanteur s'est produit en ouverture du meeting de François Hollande et on est semble-t-il justifié à penser que la conscience sociale de la vedette est exemplaire.

Mais l'élue UMP fonde ses jugements sur des faits plutôt que des sentiments. Or, elle a estimé que le candidat PS ne peut à la fois se dire "irréprochable" en matière fiscale et convier le chanteur.
"Un homme qui prétend être irréprochable en matière notamment fiscale et qui fait intervenir en première partie de son meeting un chanteur qui doit 580.000 euros au fisc français n'est pas crédible", a déclaré Valérie Rosso-Debord sur BFMTV.

Le chanteur et ex-champion de tennis, personnalité préférée des Français pour la huitième fois consécutive selon un classement effectué par l'IFOP, a été débouté en septembre après être allé devant le Conseil constitutionnel pour contester un redressement fiscal d'environ un million d'euros décrété contre lui.

Le train de vie du chanteur épate Hollande

Chanter pour les Restos du coeur ou SOS Racisme, c'est bon pour l'image, mais distribuer son caviar à la louche pour les défavorisés ou verser sa quote-partbau fisc, anonymement, faut pas déco**er !

"Mon eldorado" de l'ami Yannick est un peu l'eldorado du camarade François
Yannick Noah a passé le Nouvel An 2006-2007 à Maurice avec sa compagne Isabelle Camus et leur fils Joalukas, mais également en compagnie de deux de ses copains, Bjorn Borg et Mansour Bahrami.
Au Mauricia, superbe hôtel de l’île Maurice (****, avec climatisation, téléphone, TV-satellite, minibar, nécessaire thé & café, coffre,etc... à partir de €120 par personne la chambre seule), situé à Grand Baie, " j’ai l’impression d’être chez moi à l’île Maurice », confie Yannick Noah...

mardi 25 octobre 2011

La niche fiscale de ceux qui n’ont jamais été préfets, mais en touchent la retraite

Scandale: les vertueux du PS qui vont - peut-être - décevoir les militants

La presse aurait-elle encore auto-censuré ?

Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfets alors qu’ils ne le sont pas. Un copinage politique qui leur permet notamment de toucher une retraite de préfet.
Parmi eux, Michel Vauzelle (à droite) et Michel Delebarre (à gauche).
C’est un de ces abus qui alimentent la rancœur des citoyens contre les politiques. Mais ce scandale frappe d'autres administrations: ainsi, l'Education nationale paie-t-elle des enseignants qui n'ont jamais vu un seul élève les yeux dans les yeux, sans que la FSU s'en offusque, elle qui défile en hurlant contre des suppressions de postes
Lien PaSiDupes

Ces arrangements entre amis que les syndicats et la presse cachent soigneusement au citoyen coûtent cher au contribuable. Les débats en grandes pompes médiatiques des primaires socialistes ont-ils permis de débusquer les exploiteurs de la République des pauvres ?
Certains de nos hommes politiques et certains hauts fonctionnaires ont été nommés préfets par nos présidents de la République successifs, ils bénéficient d’avantages liés à ce poste prestigieux, sans avoir jamais exercé la fonction.

Des députés et anciens ministres de François Mitterrand.

Ces stars du microcosme socialiste sont-elles dans le besoin ?

Michel Vauzelle, 66 ans, et Michel Delebarre, 65 ans, comptent parmi ces préfets fantômes
Sur le site internet de l’Assemblée nationale, ils affichent la même profession : préfet. Pourtant, le premier est avocat de profession et le second cadre supérieur de collectivités locales. En fait, ces deux grands notables locaux du Parti socialiste qui n’ont jamais exercé les fonctions de préfet avaient été nommés à ce titre, de manière discrétionnaire et discrète, par le président François Mitterrand, en 1985 pour le premier et en 1983 pour le second.

Quel intérêt de nommer un préfet fantôme ?
C’est un joli cadeau financier, facile à comprendre. Le 28 avril 2011, Michel Delebarre a fait valoir ses droits à la retraite de préfet, à l’âge de 65 ans, tout comme l’avait fait le 15 août 2010 Michel Vauzelle. Cela permet à ces deux caciques du PS de toucher aujourd’hui une pension mensuelle de 4.000 € brut, qui vient s’ajouter à leurs indemnités de parlementaires et d’élus locaux :
soit 15.124 € brut pourMichel Delebarre
et 9.760 € brut pour Michel Vauzelle.
De quoi donner la nausée aux mineurs du Nord et à leurs veuves et faire rêver les immigrés de PACA, plus grande région musulmane de France, que Vauzelle se flatte -sur ce critère- de présider.

Car les deux nantis de la socialie "cons-puante" et donneuse de leçons sont de surcroît présidents de régions

Pour ses frais de bouche, chacun reçoit une indemnité (forfaitaire) représentative de frais de mandat de député de 6.000 € net. Et cela, en toute discrétion. Sans non plus coller la nausée à Bernard Derosier qui épluche les comptes du locataire en activité de l'Elysée devant la presse gourmande. Il a aussi tenu a marquer son soutien à François Hollande, celui qui n'aime pas les riches !
Le Point va même jusqu'à se poser la question: "Pourquoi Derosier n'a t'il pas fait les comptes sous Mitterrand ?" En effet, mais le Nanard est justement député du Nord, comme Delebarre, le baron du coin qui fut président de région (mars 1998-janvier 2001) et député de la 13e circonscription du Nord jusqu'en septembre 2011, puis sénateur, puisqu'à 65 ans il n'a toujours pas pris rééllement sa retraite.

Et Vauzelle, direz-vous ?
Puisqu'il touche sa retraite de 'préfet', c'est qu'il a 60 ans, se disent les plus candides de ses électeurs. Or, ça fait 7 ans qu'il a 60 ans et refuse d'aller à la pêche, malgré les recommandations de la Ch'tite Brochen-Aubry, maire de Lille (Nord!).
Et le socialiste est avide: il cumule la présidence du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 1998 et celle de l'Eurorégion Alpes-Méditerranée, avec les menus avantages qui vont avec, sauf -bien sûr- s'il reverse au PS ou aux Petites Soeurs des Pauvres.
Mais il faut croire qu'il a des besoins au dessus de ses modestes moyens, car son socialisme a suscité une odieuse polémique. Un rapport préliminaire de la chambre régionale des comptes de PACA a en effet révélé le paiement, entre 1998 et 2002, de 79 nuits passées par Michel Vauzelle à l'hôtel Sofitel Vieux-Port par le Conseil régional, alors que celui-ci bénéficiait déjà d'une chambre d'hôtel payée par l'Assemblée. On comprend qu'il puisse être particulièrement sensibilisé au problème des sans-abri...
Rappelons aussi pour mémoire la mise en examen de Sylvie Andrieux, sa vice-présidente régionale PS, pour détournement de 740 000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007, dans le but d'acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille selon plusieurs déclarations. Les socialistes ont un rapport très particulier au social !

La niche fiscale des retraites dorées

Le PS sait comment réduire l'endettement du pays ?

Mais il ne peut penser à tout et à tous: seulement aux grandes fortunes. Pourtant, lorsqu'ils sucreront les fraises et décideront d’abandonner tous leurs mandats, ces deux parlementaires pourront cumuler la totalité de leurs retraites de préfet, de parlementaire et d’élu local ! Soit en tout, de l’ordre de 12.000 € mensuels brut pour le premier et 10.000 pour le second: de quoi faire le bien autour d'eux. Rappelons que, selon l’INSEE, le montant moyen brut des pensions en France s’élevait, en 2009, à 1.196 € par mois… Des montants et des cumuls choquants pour bon nombre des Français. Mais cela ne nous regarde, semble-t-il, pas et il serait démagogique de calculer combien de SMIc ils touchent chaque mois.

En juin 2007, à une question de l’hebdomadaire L’Express lui demandant quel était son principal défaut, Michel Delebarre avait répondu : " Je veux tout. " Tout, il l’a. Sauf En effet, le maire de Dunkerque, président de la communauté urbaine de cette ville et préfet à la retraite a abandonné en septembre prochain son mandat de député pour se retirer au Sénat.

Mitterrand rétablit les " préfets fantômes " supprimés par le général de Gaulle

Autre temps, autres mœurs

Cette honte perdurait depuis la création du corps prefectoral par Napoléon Ier, en 1800. Mais lui mettait en adéquation ses paroles et ses actes et ne plaisantait pas avec les finances et la morale publiques.
Ce système de copinage renaquit avec l’arrivée du socialiste François Mitterrand à l’Elysée, en 1981. Souvent basée sur des relations maçonniques, la nomination de préfets " en mission de service public relevant du gouvernement " fut alors autorisée par un décret du 23 décembre 1982, à hauteur de 5 % de l’effectif budgétaire du corps des préfets. Aujourd’hui, ce quota de " faux préfets " autorisés représente 7 % des 236 préfets, soit 17 préfets fantômes. Au fil du temps, cela fait des dizaines de faux préfets, nommés de manière totalement discrétionnaire et sans exiger le moindre titre ou diplôme pour exercer ces fonctions.

6.000 € mensuels "en dormant"
Mitterrand, la référence socialiste des candidats actuels à la primaire socialiste, s'indigna à la télévision que des Français puisse gagner de l'argent en dormant. Les travailleurs s'étaient sentis compris !
Or, au bout de quelques mois, ces préfets bidons de Mitterrand sont nommés préfets hors cadre. Une voie de garage " royale " (utilisée également pour écarter les préfets qui déplaisent), dont on ne revient jamais, mais qui permet aux intéressés de toucher aujourd’hui 6.000 € brut mensuels, en attendant la retraite ou d’être élu sénateur, voire député.

Placé alors en détachement pour exercer son mandat, le préfet parlementaire (deux fonctions officiellement incompatibles au regard de la loi) ne reçoit plus de l’Etat qu’un tout petit salaire correspondant exactement au paiement de ses cotisations de retraite de préfet. Ce qui a été le cas de Michel Delebarre et de Michel Vauzelle pendant plus de vingt-cinq ans. De plus, en cas d’échec électoral, chacun d’entre eux pouvait coiffer sa casquette de préfet hors cadre et percevoir son salaire plein pot, sans être affecté en poste dans un département: sans être utile en rien !

De 1982 à 1995, François Mitterrand a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public.
Parmi eux, dix-sept étaient issus des corps de sous-préfets et administrateurs civils. Agés d’au moins soixante ans, ces vieux serviteurs de l’Etat partaient en retraite quelques mois après leur nomination, qui récompensait leurs bons et loyaux services. Ce qui leur permettait de toucher une pension nettement supérieure à celle à laquelle ils avaient droit pour leur carrière de sous-préfet ou dans l’administration de l’Etat.
La deuxième partie de ces préfets en mission de service public (une quarantaine) était en quasi-totalité des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Parmi cette quarantaine de privilégiés, les élus ont le droit de cumuler aujourd’hui cette retraite de préfet en mission (4.000 € en moyenne) avec toutes leurs autres pensions liées à leurs mandats électoraux et des emplois privés.

Garantie tous risques pour les courtisans
Cette institution des préfets fantômes n’est en réalité qu’un des systèmes légaux de financement des deux grands partis politiques français, le PS et l’UMP. Depuis sa renaissance « mitterrandienne », le système a prospéré sous Jacques Chirac, y compris lorsque l'austère Lionel Jospin était Premier ministre.
Ce cadeau présidentiel offre une sorte de garantie tous risques aux courtisans, les poids lourds et les incontournables de ces deux formations. On recase toujours ses amis ! Voilà pourquoi, chaque mercredi, jour du Conseil des ministres, un " ami " ou un obligé du président de la République, depuis François Mitterrand, peut être nommé préfet " fantôme " chargé d’une " mission (bidon) de service publique relevant du gouvernement ": il hante les allées du pouvoir et travaille à la gloire de son bienfaiteur.

Nicolas Sarkozy n’a pas mis fin au système
Mais si le PS insistait, l'ancien ministre et fidèle conseiller du président, Brice Hortefeux, 53 ans, pourrait-il voir son train de vie réduit ? Selon un décret pris lors du Conseil des ministres du 27 avril 1995, il a été nommé préfet, chargé d’une mission de service public relevant de l’action du gouvernement. A l’époque, à la fin des années 1990, ce fidèle de Nicolas Sarkozy tirait ses ressources de son revenu de préfet, soit 40.000 francs brut par mois, et de ses indemnités de conseiller régional d’Auvergne, soit 10.000 francs brut mensuels.

Cette promotion à un poste de préfet fantôme a suscité l’opposition du commissaire du gouvernement, Rémy Schwartz, lors de la séance publique du Conseil d’Etat de novembre 1996. En vain. Car, au bout du compte, à gauche comme à droite, crise ou pas crise, dette publique ou non, personne ne remet vraiment en cause le système. Tous en profitent, espèrent en profiter ou en faire profiter un ami, un jour ou l’autre. Ce qui est en réalité un scandale d’Etat bénéficie d’un habillage légal dont tous les politiques s’accommodent en silence.

Ou nommés préfets pour libérer un siège de sénateur

Le 11 octobre 2010, le président de la République nomma préfet administrateur des Terres australes et antarctiques françaises (avec résidence dans l’île de la Réunion) le sénateur de Maine-et-Loire, Christian Gaudin, 60 ans. En fait, cet ancien membre du MoDem et aujourd’hui du Nouveau Centre avait été élu sur sa propre liste aux sénatoriales de 2011 contre celle du poids lourd local de l’UMP, André Lardeux, 64 ans, ex-président du Conseil général. L’Elysée voulait donc que la droite parte unie aux sénatoriales de septembre 2011 en Maine-et-Loire pour avoir une chance de gagner le siège supplémentaire (le département passait alors de trois à quatre sénateurs). Ainsi, d’autres sénateurs empêcheurs de tourner en rond pourraient encore provoquer leur nommination comme préfets.

D’autres pourraient être neutralisés
Les prochains préfets fantômes seront-ils Alain Vasselle ou Laurent Béteille pour l’Essonne, Alain Gournac ou Dominique Braye dans les Yvelines ?
Philippe Marini (Oise) est déjà chargé d'une mission temporaire auprès du Premier ministre et Christian Demuynck (Seine-Saint-Denis),a quant à lui, déjà été nommé inspecteur général de l'Éducation Nationale, au tour extérieur.

PaSiDupes avait déjà soulevé le lièvre des "préfets fantômes", il ya six mois: lien

mercredi 28 septembre 2011

Primaires: les candidats socialistes mentent à leurs militants

Les socialistes font du sous-Mitterrand

Des media partisans positivent

Décor glacé
candidats figés
et projet à décongeler


Les candidats à la primaire socialiste ont pris part mercredi à un débat télévisé plus concret et plus vif que le précédent, selon la presse militante.
Si vifs qu'à la marge, les candidats extrêmes du PS, Valls et Montebourg, se sont 'vivement' opposés ! Mais à 11 jours du premier tour de scrutin qui investira l'un d'eux pour la présidentielle, le mot d'ordre est à l'extase !

En deux heures trente de débat sur i>Télé, les candidats - cinq socialistes et le président du Parti radical de gauche(PRG), Jean-Michel Baylet - sont restés consensuels, lit-on, comme si les décrypteurs n'avaient pas eu droit au même débat que la masse, car ils se sont s'interpelés et parfois sèchement, sur les sujets sur lesquels ils s'étaient mis d'accord: la politique industrielle, les salaires et la sécurité.
Des aliments pré-digérés en petits pots !

Les postures des candidats

Le favori François Hollande s'est volontiers posé en arbitre distribuant les bons points.
"Il y a des idées, c'est déjà beaucoup, c'est bien", a-t-il émerveillé lors de la première partie du débat sur la crise.
En guise de conclusion, le député de Corrèze a parlé de lui à la troisième personne, brossant le portrait d'un candidat crédible épris de justice, qui "fasse preuve de la capacité de lever une espérance sans laquelle il n'y a pas de victoire". "Confiance, c'est le mot-clé", a-t-il insisté.

Martine Brochen-Aubry a lancé un pathétique appel aux électeurs. "J'ai besoin de chacun d'entre vous", consciente de son retard.

Pour se faire entendre, les outsiders comme Arnaud Montebourg et Manuel Valls ont donné de la voix.
"La voiture roule à tombeau ouvert vers le précipice et on en est à régler la climatisation", a dramatisé le député de Saône-et-Loire pour résumer la situation économique où il voit "l'écroulement de l'ancien monde".
"Moi je veux des taxes contre la Chine, la Corée du Sud, contre tous ceux qui prennent des mesures protectionnistes", a plaidé le partisan catastrophiste de la "démondialisation".

"Présidente des solutions efficaces et justes", Marie-sEGOlène Royal a déclaré d'emblée vouloir "remettre de l'ordre dans la Maison France à tous les étages et surtout au sommet".
Battue de six points en 2007, l'ex-candidate entend mettre la France sous surveillance: ainsi veut-elle bloquer les prix de l'essence et des produits de première nécessité, et aussi interdir les licenciements boursiers.

Une conception jugée passéiste par Jean-Michel Baylet, qui a souvent mis en avant son statut de chef d'entreprise.
"Où est la modernité ?", s'est interrogée la maire de Lille s'adressant à tous ceux qui, à droite - et au centre avec le PRG, donc - , "nous traitent d'archaïques".
"Là je parle au nom de nous tous : réellement aujourd'hui la modernité c'est de changer de système, ce n'est pas seulement de rafistoler", a-t-elle annoncé, sans préciser sa méthode.

Les thèmes abordés

Sur le thème de la sécurité , dont le maire d'Evry (Essonne) s'est fait un spécialiste, Manuel Valls a défendu gendarmes et policiers "qui ont le moral dans les chaussettes".

Martine Aubry et François Hollande se sont dits d'accord pour régulariser "au cas par cas" les sans papiers.
"L'immigration est un atout pour la France", a asséné Nono Montebourg.
Plus réaliste, Manuel Valls s'est montré plus sceptique.
"Notre système d'intégration ne marche plus (...) L'apartheid social, territorial, ethnique est devenu une réalité", a-t-il dit. "Les reconduites à la frontière sont indispensables à notre pacte national".

Sur le thème de la morale en politique, plusieurs candidats se sont prononcés pour une réforme du statut du chef de l'Etat.
Arnaud Montebourg a jugé "nécessaire que les socialistes fassent le ménage chez eux", notamment à la fédération des Bouches-du-Rhône, où les partisans de Jean-Noël Guérini l'attendent de pied ferme aujourd'hui jeudi, aux Docks du Sud.

Un troisième débat télévisé est prévu mercredi prochain 5 octobre sur BFM-TV, quatre jours avant le premier de la primaire, le dimanche suivant.


Le rose n’aurait-il plus la cote dans les rangs socialistes ? Les couleurs pastels du décor du deuxième débat des primaires socialistes (retransmis sur i>télé, LCP* et Europe 1, en partenariat avec « le Parisien » - « Aujourd’hui en France »), ont fait l’objet de débats jusqu’au dernier moment.


Une fâcheuse tendance à occulter les propositions de Baylet

Les commentateurs sont aussi hégémoniques que leurs maîtres socialistes.
Jean-Michel Baylet a prôné le lancement de "grands projets européens" lors du second debat de la primaire PS.
" Je propose de calculer les cotisations sociales sur le poids des entreprises. Il faut faire en sorte que les cotisations ne pèsent plus sur l'emploi et qu'elles soient intégrées à l'impôt sur le revenu ", a conclu le candidat à la primaire PS.

La majorité est plus critique

Ils ont menti mercredi aux Français et n'ont fait que recycler les propositions de François Mitterrand en 1981.

L'UMP a dénoncé l'indigence des candidats à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2012.

En effet, le deuxième débat socialiste "a oscillé entre populisme, incohérences et mensonges", accuse Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

=> " La vérité est que les propositions socialistes accroîtront les déficits publics et pèseront lourdement sur nos entreprises et les ménages français, notamment les millions de salariés qui bénéficient de la défiscalisation des heures supplémentaires et qui, demain, verront leur pouvoir d'achat amputé ", observe également Christian Jacob.

=> "La vérité est que les propositions socialistes sont de vieilles recettes du passé qui n'ont aucun sens dans un pays ouvert, exportateur et engagé dans la compétition européenne et mondiale", ajoute-t-il. "Comme en 1981, ils proposent nationalisations, protectionnisme aux frontières, blocage autoritaire des prix et des loyers, retour à la retraite à 60 ans..."

Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, a dénoncé pour sa part "beaucoup de critiques, beaucoup de vieux poncifs, beaucoup de voeux pieux, beaucoup de promesses de lendemains qui chantent mais jamais de mode d'emploi, jamais de financement."

" Dans la course aux promesses les plus démagogiques et les plus irréalisables, un cap nouveau a été franchi avec les propositions tous azimuts
de nationaliser les banques,
d'interdire les licenciements
et de bloquer les prix
", constate le patron du parti majoritaire.



lundi 30 août 2010

Aphatie stigmatise les socialistes: tous des truands !

Les socialistes, des "escrocs" de la comptabilité électorale ?

Ce sont en fait des Rom français en situation irrégulière !

En mai 2010, la Ch'tit' Aubry, la faisant fonction de premier secrétaire du PS, avait insulté le chef de l'Etat en évoquant "un Madoff qui donnerait quelques cours de comptabilité" en parlant de Nicolas Sarkozy.

Elle n'assuma toutefois pas ses propos et nia courageusement les avoir comparés !
Chez ces gens-là, l'insulte est naturelle: lire PaSiDupes

Mais voilà que la vulgaire se fait tacler avec les autres !

"Aimez-vous les uns les autres" (Ségol'haine R.)

Le journaliste humilie et stigmatise la vertueuse en l'accusant de truanderie.

Aphatie l'abaisse ainsi au niveau de Sa Cynique Majesté Royal ?
Lire PaSiDupes sur son Zenith fraternel de septembre 2008

VOIR et ENTENDRE Jean-Michel Aphatie (RTL) le chroniqueur vertueux de Canal+ faire la morale au PS devant Jospin au cours du Grand Journal, le 30 août 2010:


Quelles grimaces le gracieux rénovateur socialiste Nono Montebourg va-t-il nous infliger pour blanchir le PS ?... Encore un rideau de fumée en préparation. Avec le soutien de ses collaborateurs trotskistes de Mediapart ?

Un socialiste repenti et impertinent

Aphatie fait savoir qu'il a été membre du PS de 1982 à 1986 et repasse une couche en février 2009 : « J'ai été de gauche et je n'ai jamais été de droite »

Combien de désillusionnés comme lui dont les sondages ne font aucun cas ?...

jeudi 8 juillet 2010

Sondage: la classe politique est corrompue, selon 54% des Français

Tous discrédités par les manoeuvres de la gauche

Sa Cynique Majesté Royal est l'instigatrice de ce sondage réalisé les 2 et 3 juillet auprès de la population âgée de ...15 ans [sic] et plus.

La notion de corruption

L'ancienne candidate socialiste à la présidence Désirdavenir Royal avait dénoncé jeudi 1er juillet l'"esprit de corruption" qui caractériserait selon elle le "système Sarkozy". 'Esprit' n'est pas corruption et la fielleuse n'a pas le courage de ses mauvaises pensées: les tribunaux n'apprécieraient pas... Faisant flèche de tout bois, à propos de l'affaire Bettencourt, elle avait bille en tête assuré sans autres preuves que les ragôts de Mediapart, que "quand il y a un mélange entre les fonds publics et les fonds privés, il y a en effet un esprit de corruption. Lorsqu'il y a une perte du sens de l'intérêt général, il y a en effet corruption. Ou lorsqu'il y a une impunité, lorsque l'on est riche alors que les petits, eux, ne peuvent compter sur aucune impunité, lorsqu'il y a deux poids, deux mesures, alors on est dans un système corrompu", avait déclaré Ségol'haine Royal sur la radio RMC et non sur Radio Classique, pour amateurs sourds de violons populistes.

A l'issue de sa prestation, les principaux ténors de la majorité ont dénoncé des mots "délirants", "outranciers", des "propos de haine qui rappellent ceux de Marine Le Pen", un comportement "malhonnête et immoral" d'une "truqueuse" et d'une "menteuse".
Et en effet, quand le député (d'un poil) Nono Montebourg a paru la défendre, pour sournoisement garder l'affaire sur le feu, il fit mine de s'interroger: "Quand elle parle de corruption, que dit-elle? Qu'il y a des infractions pénales qui paraissent être commises". En faisant les questions et les réponses, il supprime d'ailleurs des postes de journalistes 'impertinents', non ? Ils ne "paraissent" pas être des "esprits" corrompus: c'est du vrai, c'est du lourd et pas seulement du "plausible" !

Réactions de proches de Ségol'haine Royal:

"La droite panique et perd ses nerfs", selon un de ses porte-parole, Guillaume Garot.

"Je suis choquée par la violence verbale de la droite", "expression de désespoir et de perdition des damnés du système Sarkozy", lance encore une autre porte-parole, Najat Belkacem. Voyez, elle avoue: elle est choquée; ce n'est pas en apparence !

Sur le bateau PS, même ivre, les propos Royal provoquent la consternation

Dans les coulisses, la tempête soulevée par la présidente de Poitou-Charentes ne convainc guère : "La tonalité de Ségolène Royal est une erreur", estime un haut responsable socialiste qui met en garde contre "tout populisme qui permettrait la renaissance du tous pourris".
"C'est malheureusement ses vieux penchants populistes", elle croit qu'"elle ne sera pas emportée dans un tourbillon de boue" de "critique globale de la démocratie", mais "c'est une erreur absolue", renchérit un autre ténor. "La corruption a certainement un sens chez Montesquieu, mais ça a aussi un sens dans le code pénal français !", poursuit-il.

L'amère Royal a en fait inspiré ce sondage

Les accusations du PS mettent tout le monde dans le même sac

Pour 54% des Français, les "affaires" impliquant ou laissant soupçonner des membres du gouvernement sont le signe que les hommes politiques "sont le plus souvent corrompus", sans distinction de partis politiques, selon un sondage BVA pour La Tribune et BFM.

Les révolutionnaires n'en tirent pas avantage

42% des personnes interrogées disent penser que "ce type d'affaires ne représente que des cas isolés, la majorité des hommes politiques étant intègres".
Le sentiment de corruption de la classe politique est plus fort que la moyenne chez les ouvriers et employés (61%) et moindre mais toujours majoritaire chez les classes sociales favorisées et les cadres. Pour autant, le NPA d'Olivier Besancenot et Krivine ou le syndicat radical SUD ne peuvent pas se frotter les poings.

La battue et rebattue des élections avait surtout essayé de démentir que l'homme d'affaires de gauche Pierre Bergé et repreneur du journal Le Monde – et par conséquent « indépendant » - ait jamais financé ses campagnes.

"Tous ceux qui affirmeront que M. Pierre Bergé finance mes campagnes électorales seront poursuivis en diffamation, a-t-elle menacé.
"Car Pierre Bergé n'a jamais financé mes campagnes électorales", a-t-elle assuré en jouant sur les mots. De ce type de duperie les Français ne veulent plus.

=> Une proche de Jean Glavany, Monique Saliou, membre du conseil d’administration de l'asso, avait confirmé que Pierre Bergé, pendant toute la période qui va jusqu’à octobre 2008, a « effectivement versé des dons mais sans jamais dépasser la limite légale de 7 500 € par an. » Et pas de petite comptable pour faire circuler des enveloppes ? Quant aux « gros donateurs qui versent jusqu’à 7 500 € [, ils] sont à peine une dizaine. » Puisque les associations type loi 1901 ne sont pas limitées par aucun plafonnement des dons, Mme Saliou ajoute: «Le financement privé est l’une des principales ressources de Désirs d’avenir. » Et les dons ne sont pas limités, ni pour les personnes physiques, ni pour les personnes morales (comme d'autres associations). Seules les déductions d'impôts liées à ces dons sont plafonnées. (Lire Le Parisien du 4 février 2009)
ou l'Observatoire des subventions

=> Selon le blog altermondialiste Politis, c'est par exemple Pierre Bergé qui ""avait réservé un joli restaurant pour que l’équipe royaliste se retrouve au soir du premier tour de l’élection pour le poste de Premier secrétaire du PS"", le 20 novembre 2008. Il figurait également en bonne place sur le podium lors de la fête de la fraternité au Zénith de Paris. La fête avait coûté 25 000 euros et n'était pas totalement couverte par les dons de militants. Le budget devait être rendu public, mais on attend encore. » Eric Woerth ne la pressure pas !

=> Enfin, la Ch'tite Aubry tente de récupérer les 60.000 euros dont le PS avait fait les frais: conflit d'intérêts ? La ponction date de l'époque de son concubin, le précédent premier secrétaire, François Hollande.

"Je n'ai pas reçu un euro, ni pendant la campagne présidentielle, ni lors de mes campagnes locales, de la part de Pierre Bergé. Il met à disposition de l'association Désir d'avenir un local et c'est tout. Ces insinuations sont particulièrement mal venues mais c'est la vieille technique qui consiste à attaquer pour se défendre", se défend-elle, inconsciente de la pratiquer plus souvent qu'à son tour.

=> Mais le terme de 'local', raillé quand il est prononcé par Estrosi à propos de son pied-à-terre parisien (un trois-pièces mansardé d'environ 50 m2) n'indispose ni la presse impertinente, ni les journalistes indépendants quand suintent des lèvres Royal .
En avril 2007, ce sont 400 mètres carrés du 282 boulevard Saint-Germain, Paris 7e, qui l'accueillaient: qui payait ?
Fin 2007, elle installait ses bureaux dans 150 m2 boulevard Raspail, dans le 20e 6e arrondissement de Paris, pour l'euro symbolique alors que ce serait pour environ 5.000 euros par mois pour les autres. La note est alors réglée par l'association Rénovation, qui comprend notamment le multimillionnaire Pierre Bergé.

Aplomb et légèreté indécents
Comme les professionnels de Mediapart qui, à la différence des blogueurs, vérifient leurs sources aussi consciencieusement que les journalistes du SNJ-CGT de France 2 (lire PaSiDupes), elle vérifie ses sources et l'épisode Léon-Robert de L'Astran, historien imaginaire, le prouve...

Dominique Paillé
n'était-il pas déjà clairvoyant, déclarant sur RMC en avril dernier que la présidente PS de la région Poitou-Charentes est "une enfumeuse de première parce qu'elle raconte n'importe quoi".

Elle s'incruste mais qui veut d'elle ?
.
Ce 31 mai, dans le train qui la ramène vers sa base arrière du Poitou-Charentes, la présidente de région lâche: "Je ne renonce absolument à rien."

Le 1er juin
, elle assurait: "S'il y a trop de conflits au PS, alors je peux aussi soutenir une candidature d'Europe Ecologie."
Mais en réalité, elle entend bien revenir dans le jeu, sans si ni mais. "Peut-être qu'on considérera que c'est moi la mieux placée le moment venu".

Un mois plus tard, le dimanche 5 juillet, c'est le député PS Gaëtan Gorce, un de ses derniers Mohicans, estimait que la battue socialiste de la gauche à la dernière présidentielle "ne renonce à rien" et "sera candidate" en 2012, "si se recréent des conditions politiques favorables à sa candidature"...
Psychiatrie lourde
Les Français n'en peuvent pas plus de ses errements et de ses velléités que de ses accusations au lance-flamme.
Le 4 juillet 2010 au Clos Lapérouse à Rochefort, en Charente-Maritime, l'amère de Melle a affirmé qu'il faudrait sans doute "plusieurs" Kärcher pour "nettoyer ce qui se passe au niveau du système Sarkozy". L'instable déconsidère la classe politique depuis plus de trois ans - quatre au moins - et c'est trop.

La vertu piégée
Au plan des actes maintenant, comment peut-elle fonder ses campagnes électorales et médiatiques sur la vertu après avoir participé à des gouvernements socialistes troubles et les cautionnés par son silence (alors d'or).

"On n'est plus dans une époque où François Mitterrand élevait sa fille cachée et entretenait sa maîtresse aux frais de la République. Aujourd'hui tout est transparent", a rappelé Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité.

La crise est seule bénéficiaire

Corollaire de ce sentiment, le moral des Français est au plus bas depuis deux ans et le début de la crise financière.
Dans ce baromètre, seuls 17% des personnes interrogées se disant plus confiantes en l'avenir, contre 76% qui se disent moins confiantes. Le PS n'aura réussi qu'à rendre plus difficile la tâche du gouvernement et incertains les désirs d'avenir des Français.

dimanche 19 avril 2009

Hadopi: rappelez-vous à gauche le couac socialiste sur le PACS !

L'UMP n' a pas le monopole des couacs parlementaires

Le couac de la majorité sur la loi "Création et internet" a des précédents

Le guet-apens dans lequel est tombée la majorité à l'Assemblée Nationale, jeudi 9 avril, est plutôt rare dans une Ve République où le gouvernement a très souvent disposé d'une majorité absolue des députés. Ainsi, les socialistes étaient-ils majoritaires au Palais Bourbon lors des débats sur le Pacs. Et pourtant...
Revenons sur l'un de ces antécédents où, pour reprendre le mot de Jean-Louis Debré lors du débat sur le Pacs en 1998, "l'opposition est devenue majoritaire et la majorité minoritaire".

9 octobre 1998 : le PS mis en minorité sur le Pacs

C'était déjà un vendredi, jour où les députés rentrent traditionnellement passer le week-end dans leur circonscription...
Or, ceux du RPR, qui tiennent leurs journées parlementaires à Paris ce week-end là. Une bonne occasion pour déposer une exception d'irrecevabilité, portée par Jean-François Mattéi (DL), sur un projet de loi qui suscite un enthousiasme modéré même au sein du PS. Le président de séance, Yves Cochet, ne procédera même pas à un décompte des voix tant la supériorité numérique de la droite est apparente dans l'hémicycle, où une grosse centaine de députés sont présents.
Le Pacs sera néanmoins voté un an plus tard, comme le sera sans doute à la fin avril 2009 la loi Hadopi portée par Denis Olivennes (ex-patron de la FNAC et toujours patron du Nouvel Observateur, magazine ancré à gauche).

A la différence du PS, le RPR (UMP) avait le style

En 1998, le RPR avait eu la manière que le PS n'a pas eue en 2009.

  • Ceux qui n'étaient pas encore l'UMP ne s'étaient pas abaissés à une entourloupette de Grand Guignol. Les journées parlementaires RPR à Paris étaient en effet une raison honnête de rester dans la capitale et à l'Assemblée Nationale. L'opposition n'avait pas eu alors besoin de se dissimuler derrière un rideau pour tromper la majorité et surgir dans l'hémicycle au moment du vote.
  • Au cours de la journée des dupes du 9 avril 2009, l'opposition socialiste actuelle a trompé la confiance de la majorité. Le PS a reçu d'elle les renseignements sur le nombre de députés UMP encore présents dans l'hémicycle et pour pouvoir leur opposer juste un peu plus d'élus d'opposition que nécessaires pour rejeter le projet de loi Hadopi.

    C'était bas

    Mais la presse éthique, que l'on dit toute acquise à la majorité, s'en est gargarisée !
    Les bassesses parlementaires réjouissent les anti-parlementaires de la gauche, qu'elle soit anti-démocratique ou ...républicaine.