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dimanche 3 novembre 2013

Impopularité: les ministres de Hollande irritent les préfets

Grogne dans la préfectorale

L'amateurisme perdure


Le manque de coordination, l'improvisation permanente sont les maux  principaux dont souffrent  les préfets lors des visites ministérielles en province.
Le mauvais exemple vient de l'Elysée
Lors de son déplacement de mai 2013 à Caen, escorté de Cécile Duflot, ministre du Logement, et de Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, le préfet et les parlementaires du Calvados avaient été informés le mardi pour le vendredi.
La police doit protéger les manifestants
contre les badauds
De même le Premier Sinistre qui s'est rendu à Caen le lundi 14 janvier 2013 était attendu au train, mais est arrivé en avion.

Plusieurs préfets ont fait connaître au sommet de l'Etat leur mécontentement sur la manière dont sont organisées les visites ministérielles en province, alors que les problèmes de sécurité vont croissant.

Déplacements sous haute protection
La dernière note de synthèse rédigée par le ministère de l'Intérieur, datée du 11 octobre, pointe explicitement cette grogne, citant le cas du Calvados, où des manifestations officielles se sont télescopées, sans aucune concertation préalable. Le préfet donne pour exemple de cette mauvaise coordination l’organisation avec un très bref préavis d’une visite officielle qui a occulté dans les media la conférence régionale pour l’emploi qui se tenait le même jour et qui marquait la mobilisation de l’Etat, des acteurs économiques et des collectivités dans la déclinaison de la conférence sociale nationale du 21 juin dernier. Cela n’a pas manqué d’exaspérer les élus locaux, dont ceux de la majorité présidentielle.  

En cause, la crainte de rencontrer les Français face à face

Impôts, délinquance, sentiment d'abandon : un rapport confidentiel des préfets tire la sonnette d'alarme, soulignant l'exaspération grandissante des Français.
Impôts, délinquance, sentiment d'abandon : selon un rapport confidentiel du ministère de l'Intérieur, les Français sont de plus en plus exaspérés.Faut-il craindre le pire dans les mois à venir ? 
Une note confidentielle a été rédigée par le ministère de l'Intérieur à partir des rapports transmis par les préfets, du fait de l'exaspération grandissante des Français. Cette note a été jugée suffisamment préoccupante pour être   publiée le 27 septembre et communiquée aux principaux dirigeants de la majorité, comme le révèle Le Nouvel Observateur.


Le président Hollande a réduit à deux jours ses déplacements en région, suite aux nombreux incidents qui ont émaillé son déplacement à Dijon.

Leur impopularité incite ses ministres à dissimuler leurs déplacements.
Ils n'en font l'annonce qu'au dernier moment, de peur de se faire siffler et mettent les préfets en difficultés.  
Les représentants de l'Etat sont ainsi contraints de faire tenir le peuple à distance respectable et de prévoir des positions de repli pour assurer le sécurité des membres du gouvernement lors de leurs déplacements  de dernière minutes.
Manuel Valls à Trappes 
 le vendredi 22 juillet 2013: 
scène révélée par une vidéo I>Télé
Outre le président Hollande régulièrement interpellé, les principaux ministres visés sont les membres du gouvernement les plus répressifs, tel Manuel Valls,
 ou les plus arrogants et méprisants, au premier rang desquels on trouve Montebourg et Taubira, laquelle a été insultée par une foule de parents et d'enfants exaspérés qui l'ont traitée de "guenon", comme d'autres de noms d'oiseaux...
Une semaine après le rassemblement de la Manif pour tous organisé à Angers, à l’occasion de la venue de la garde des Sceaux, Angers Mag a publié sur son site une vidéo de la scène d’insultes qui fait esclandre.


Un rapport confidentiel des préfets ne pointe pas seulement les ministres
Il montre les racines d'une exaspération qui peine à s'exprimer sur le terrain social, mais qui menace de tout emporter dans les urnes.

mardi 11 septembre 2012

Préfectorale: la Seine-Saint-Denis investit l'Intérieur

Police : Valls s'entoure de la "93 connection"

Manuel Valls continue de purger le ministère de l'Intérieur
 

S’il était élu,
le candidat Hollande entendait 
soumettre les nominations importantes à 
l’approbation des deux tiers des commissions parlementaires 


Et la Seine-Saint-Denis participe à sa "kärchérisation"


David Skuli, qui vient d'être promu directeur de cabinet du nouveau directeur général de la police, Claude Baland, était directeur départemental de la sécurité publique Seine-Saint-Denis (93)... quand Baland en était le préfet.

Pascal Lalle, devenu au début de l'été directeur central de la sécurité publique, a été chef de district à Bobigny, chef-lieu de Seine-Saint-Denis, dans les années 90.

Jacques Méric, conseiller sécurité du ministre, dirigeait la sécurité publique dans le 93 pendant les émeutes de 2005, une référence; il devrait prochainement prendre la tête de la police en tenue dans l'agglomération parisienne, sous la houlette du nouveau préfet de police de Paris, Bernard Boucault, ancien préfet du ...93.

Jean-François Cordet, lui, vient de ressusciter comme préfet de la région Picardie : Nicolas Sarkozy l'avait envoyé aux oubliettes parce que le militant avait donné son avis partisan sur la sécurité dans la Seine-Saint-Denis, dont il était alors le préfet. 

Quant à Christian Lambert, qui fut l'oeil de Sarkozy dans le 93, il reste pour le moment préfet de ce département. Il a appris à connaître le patron politique (et président de l'Assemblée nationale et ex-président du Conseil général), le socialiste Claude Bartolone, avec lequel il chasse le... gibier.



Nacer Meddah, 52 ans, qui était secrétaire général de la campagne de François Hollande, a été nommé en Conseil des ministres préfet de la région Lorraine, de la Moselle et de la zone de défense et de sécurité Est



La sarko-police donnait leur chance aux grands professionnels

Le
 secrétaire général de l'Elysée est Pierre-René Lemas (61 ans !), ancien élève de l'ENA (promotion " Voltaire "): c'est alors que ce pied-noir se lie d'amitié avec François Hollande. 

Ancien préfet entré en 1983 au cabinet du ministre de l’Intérieur, Gaston Defferre, puis de Pierre Joxe, en 1986, il était sous-directeur des départements d'Outre-mer au ministère des Départementset Territoires  d'outre-mer de Laurent Fabius pendant la présidence de François Mitterrand (1981-1995). 
Quelques bonnes raisons de connaître les quartiers du 9.3 et d'ailleurs.

Lien PaSiDupes :
-  "Nuit de violence à Amiens: sursis malgré 16 policiers blessés et de gros dégâts matériels"

- Corse : vague d'attentats contre la grande distribution "


La Valls-connection semble mise sur le "gang" du 93, le département qui promet un bel avenir dans la police (ou la politique)... à condition de ne pas en sortir les pieds devant.


Les "préfets fantômes" de la Socialie
résistent à la kärcheraisation de Valls


Lien PaSiDupes:
"Comme chez les profs,
des préfets fantômes"

jeudi 31 mai 2012

Le profil socialiste des nouvelles têtes de la police de Hollande

Les choix de hauts fonctionnaires politiques par Hollande et Valls

Patrick Calvar succède à Bernard Squarcini

P. Calvar est le numéro deux de l'ex-patron . Ancien de la DST où il était chargé de l'anti-terrorisme et de la DGSE, Calvar, arabophone, est un spécialiste du monde arabo-musulman.

En 2007, le "squale" avait été nommé par l'ancien président de la République à la tête de la DST (Division de la surveillance du territoire) avant de diriger la DCRI, un service né de la fusion des RG et de la DST. Vivement critiqué, mis en examen à l'occasion de l'affaire des fadettes téléphoniques d'un journaliste du Monde dans le cadre de l'affaire Bettencourt, 

Bernard Squarcini, 56 ans, a été placé hors cadre. "Cela a été fait sans élégance. J'accompagnais le ministre Manuel Valls à Madrid et il ne m'a rien dit. La tradition républicaine n'a pas été respectée, même si je m'y attendais", confie Bernard Squarcini au Point.fr.


Claude Baland remplace Frédéric Péchenard

Le nouveau directeur de la police nationale était préfet de ...Seine-Saint-Denis en 2007 et DAPN (directeur de l'administration de la police nationale) de 2001 à 2004. Il est par ailleurs agrégé de géographie et a commencé sa carrière comme enseignant au lycée de Cosne-sur-Loire, dans la Nièvre. 


Michel Gaudin, préfet de police de Paris, sera remplacé par le préfet Bernard Boucault

M. Gaudin a été informé par Manuels Valls de son départ dès mardi soir 29 mai . Nommé au poste de préfet de police de Paris le 30 mai en Conseil des ministres, ce haut fonctionnaire issu du corps préfectoral, avait été entendu dans l'affaire des faux P-V mettant en cause de hauts fonctionnaires proches de la gauche de la préfecture de police. Il quittera son poste le 8 juin prochain et rejoint le Conseil d'État.

Né en 1948, Bernard Boucault a été directeur-adjoint des stages de l'École nationale d'administration (ENA) entre 1980 et 1983 et a occupé le poste de directeur de l'ENA de 2007 à 2012. La carrière de Bernard Boucault, énarque lui-même, l'a conduit au sein de plusieurs cabinets ministériels socialistes. Il a notamment dirigé pendant deux ans celui de Daniel Vaillant, avant de devenir préfet de la région Pays de la Loire à Nantes, dont le maire était ...Ayrault.


mardi 29 mai 2012

Hollande a commencé à placer ses hommes dans la haute fonction publique

Nomination d'un proche de l'Élysée à la préfecture de police de Paris 

Une nouvelle promesse non tenue


Hollande avait promis que “le pouvoir au sommet de l’État” serait “exercé avec dignité mais simplicité, avec une grande ambition pour notre pays et une scrupuleuse sobriété dans les comportements”.


Dans son premier discours de président de la République, Hollande avait pourtant donné des assurances

Le chef de l’État avait également tenu à revenir sur la question des nominations dans la haute fonction publique. 
Le président de la République  avait rendu hommage à la fonction publique. “La France a la chance de disposer d’une fonction publique de grande qualité, a-t-il dit. Je veux lui dire ma reconnaissance et l’attente que je place en elle et dans chacun de ses agents”. 
François Hollande avait bien parlé :  “l’État sera impartial parce qu’il est la propriété de tous les Français et qu’il n’appartient donc pas à ceux qui en ont reçu, pour un temps limité, la charge”.

Le changement, ce n'est encore pas maintenant !

Bernard Boucault, un proche du secrétaire général de l'Élysée, Pierre-René Lemas, remplace sans délai l'actuel préfet de police de Paris Michel Gaudin.

Michel Gaudin, actuel préfet de police de Paris, va être débarqué demain de son poste à l'issue du conseil des ministres. 
Il a droit un lot de consolation : il sera nommé au Conseil d'État. 


Bernard Boucault, un énarque de 63 ans, né le 17 juin 1948 à Blois en Loir-et-Cher, était  directeur de l'ENA, institution pourtant décriée par la gauche qui considère maintenant qu'il a le profil idéal pour occuper ce poste sensible. 
Il a travaillé depuis 30 ans dans de nombreux cabinets de gauche, notamment aux côtés de Jacques Delors, Pierre Joxe et Daniel Vaillant. Préfet de Midi-Pyrénées quand Jospin était Premier ministre, puis préfet des Pays de la Loire, ce qui en fait un proche de Jean-Marc Ayrault, Bernard Boucault avait été recasé après 2007 par Nicolas Sarkozy. 

mardi 25 octobre 2011

La niche fiscale de ceux qui n’ont jamais été préfets, mais en touchent la retraite

Scandale: les vertueux du PS qui vont - peut-être - décevoir les militants

La presse aurait-elle encore auto-censuré ?

Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfets alors qu’ils ne le sont pas. Un copinage politique qui leur permet notamment de toucher une retraite de préfet.
Parmi eux, Michel Vauzelle (à droite) et Michel Delebarre (à gauche).
C’est un de ces abus qui alimentent la rancœur des citoyens contre les politiques. Mais ce scandale frappe d'autres administrations: ainsi, l'Education nationale paie-t-elle des enseignants qui n'ont jamais vu un seul élève les yeux dans les yeux, sans que la FSU s'en offusque, elle qui défile en hurlant contre des suppressions de postes
Lien PaSiDupes

Ces arrangements entre amis que les syndicats et la presse cachent soigneusement au citoyen coûtent cher au contribuable. Les débats en grandes pompes médiatiques des primaires socialistes ont-ils permis de débusquer les exploiteurs de la République des pauvres ?
Certains de nos hommes politiques et certains hauts fonctionnaires ont été nommés préfets par nos présidents de la République successifs, ils bénéficient d’avantages liés à ce poste prestigieux, sans avoir jamais exercé la fonction.

Des députés et anciens ministres de François Mitterrand.

Ces stars du microcosme socialiste sont-elles dans le besoin ?

Michel Vauzelle, 66 ans, et Michel Delebarre, 65 ans, comptent parmi ces préfets fantômes
Sur le site internet de l’Assemblée nationale, ils affichent la même profession : préfet. Pourtant, le premier est avocat de profession et le second cadre supérieur de collectivités locales. En fait, ces deux grands notables locaux du Parti socialiste qui n’ont jamais exercé les fonctions de préfet avaient été nommés à ce titre, de manière discrétionnaire et discrète, par le président François Mitterrand, en 1985 pour le premier et en 1983 pour le second.

Quel intérêt de nommer un préfet fantôme ?
C’est un joli cadeau financier, facile à comprendre. Le 28 avril 2011, Michel Delebarre a fait valoir ses droits à la retraite de préfet, à l’âge de 65 ans, tout comme l’avait fait le 15 août 2010 Michel Vauzelle. Cela permet à ces deux caciques du PS de toucher aujourd’hui une pension mensuelle de 4.000 € brut, qui vient s’ajouter à leurs indemnités de parlementaires et d’élus locaux :
soit 15.124 € brut pourMichel Delebarre
et 9.760 € brut pour Michel Vauzelle.
De quoi donner la nausée aux mineurs du Nord et à leurs veuves et faire rêver les immigrés de PACA, plus grande région musulmane de France, que Vauzelle se flatte -sur ce critère- de présider.

Car les deux nantis de la socialie "cons-puante" et donneuse de leçons sont de surcroît présidents de régions

Pour ses frais de bouche, chacun reçoit une indemnité (forfaitaire) représentative de frais de mandat de député de 6.000 € net. Et cela, en toute discrétion. Sans non plus coller la nausée à Bernard Derosier qui épluche les comptes du locataire en activité de l'Elysée devant la presse gourmande. Il a aussi tenu a marquer son soutien à François Hollande, celui qui n'aime pas les riches !
Le Point va même jusqu'à se poser la question: "Pourquoi Derosier n'a t'il pas fait les comptes sous Mitterrand ?" En effet, mais le Nanard est justement député du Nord, comme Delebarre, le baron du coin qui fut président de région (mars 1998-janvier 2001) et député de la 13e circonscription du Nord jusqu'en septembre 2011, puis sénateur, puisqu'à 65 ans il n'a toujours pas pris rééllement sa retraite.

Et Vauzelle, direz-vous ?
Puisqu'il touche sa retraite de 'préfet', c'est qu'il a 60 ans, se disent les plus candides de ses électeurs. Or, ça fait 7 ans qu'il a 60 ans et refuse d'aller à la pêche, malgré les recommandations de la Ch'tite Brochen-Aubry, maire de Lille (Nord!).
Et le socialiste est avide: il cumule la présidence du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 1998 et celle de l'Eurorégion Alpes-Méditerranée, avec les menus avantages qui vont avec, sauf -bien sûr- s'il reverse au PS ou aux Petites Soeurs des Pauvres.
Mais il faut croire qu'il a des besoins au dessus de ses modestes moyens, car son socialisme a suscité une odieuse polémique. Un rapport préliminaire de la chambre régionale des comptes de PACA a en effet révélé le paiement, entre 1998 et 2002, de 79 nuits passées par Michel Vauzelle à l'hôtel Sofitel Vieux-Port par le Conseil régional, alors que celui-ci bénéficiait déjà d'une chambre d'hôtel payée par l'Assemblée. On comprend qu'il puisse être particulièrement sensibilisé au problème des sans-abri...
Rappelons aussi pour mémoire la mise en examen de Sylvie Andrieux, sa vice-présidente régionale PS, pour détournement de 740 000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007, dans le but d'acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille selon plusieurs déclarations. Les socialistes ont un rapport très particulier au social !

La niche fiscale des retraites dorées

Le PS sait comment réduire l'endettement du pays ?

Mais il ne peut penser à tout et à tous: seulement aux grandes fortunes. Pourtant, lorsqu'ils sucreront les fraises et décideront d’abandonner tous leurs mandats, ces deux parlementaires pourront cumuler la totalité de leurs retraites de préfet, de parlementaire et d’élu local ! Soit en tout, de l’ordre de 12.000 € mensuels brut pour le premier et 10.000 pour le second: de quoi faire le bien autour d'eux. Rappelons que, selon l’INSEE, le montant moyen brut des pensions en France s’élevait, en 2009, à 1.196 € par mois… Des montants et des cumuls choquants pour bon nombre des Français. Mais cela ne nous regarde, semble-t-il, pas et il serait démagogique de calculer combien de SMIc ils touchent chaque mois.

En juin 2007, à une question de l’hebdomadaire L’Express lui demandant quel était son principal défaut, Michel Delebarre avait répondu : " Je veux tout. " Tout, il l’a. Sauf En effet, le maire de Dunkerque, président de la communauté urbaine de cette ville et préfet à la retraite a abandonné en septembre prochain son mandat de député pour se retirer au Sénat.

Mitterrand rétablit les " préfets fantômes " supprimés par le général de Gaulle

Autre temps, autres mœurs

Cette honte perdurait depuis la création du corps prefectoral par Napoléon Ier, en 1800. Mais lui mettait en adéquation ses paroles et ses actes et ne plaisantait pas avec les finances et la morale publiques.
Ce système de copinage renaquit avec l’arrivée du socialiste François Mitterrand à l’Elysée, en 1981. Souvent basée sur des relations maçonniques, la nomination de préfets " en mission de service public relevant du gouvernement " fut alors autorisée par un décret du 23 décembre 1982, à hauteur de 5 % de l’effectif budgétaire du corps des préfets. Aujourd’hui, ce quota de " faux préfets " autorisés représente 7 % des 236 préfets, soit 17 préfets fantômes. Au fil du temps, cela fait des dizaines de faux préfets, nommés de manière totalement discrétionnaire et sans exiger le moindre titre ou diplôme pour exercer ces fonctions.

6.000 € mensuels "en dormant"
Mitterrand, la référence socialiste des candidats actuels à la primaire socialiste, s'indigna à la télévision que des Français puisse gagner de l'argent en dormant. Les travailleurs s'étaient sentis compris !
Or, au bout de quelques mois, ces préfets bidons de Mitterrand sont nommés préfets hors cadre. Une voie de garage " royale " (utilisée également pour écarter les préfets qui déplaisent), dont on ne revient jamais, mais qui permet aux intéressés de toucher aujourd’hui 6.000 € brut mensuels, en attendant la retraite ou d’être élu sénateur, voire député.

Placé alors en détachement pour exercer son mandat, le préfet parlementaire (deux fonctions officiellement incompatibles au regard de la loi) ne reçoit plus de l’Etat qu’un tout petit salaire correspondant exactement au paiement de ses cotisations de retraite de préfet. Ce qui a été le cas de Michel Delebarre et de Michel Vauzelle pendant plus de vingt-cinq ans. De plus, en cas d’échec électoral, chacun d’entre eux pouvait coiffer sa casquette de préfet hors cadre et percevoir son salaire plein pot, sans être affecté en poste dans un département: sans être utile en rien !

De 1982 à 1995, François Mitterrand a ainsi nommé près d’une soixantaine de préfets en mission de service public.
Parmi eux, dix-sept étaient issus des corps de sous-préfets et administrateurs civils. Agés d’au moins soixante ans, ces vieux serviteurs de l’Etat partaient en retraite quelques mois après leur nomination, qui récompensait leurs bons et loyaux services. Ce qui leur permettait de toucher une pension nettement supérieure à celle à laquelle ils avaient droit pour leur carrière de sous-préfet ou dans l’administration de l’Etat.
La deuxième partie de ces préfets en mission de service public (une quarantaine) était en quasi-totalité des membres du PS, des élus de ce parti et des amis ou proches de l’ancien président. Parmi cette quarantaine de privilégiés, les élus ont le droit de cumuler aujourd’hui cette retraite de préfet en mission (4.000 € en moyenne) avec toutes leurs autres pensions liées à leurs mandats électoraux et des emplois privés.

Garantie tous risques pour les courtisans
Cette institution des préfets fantômes n’est en réalité qu’un des systèmes légaux de financement des deux grands partis politiques français, le PS et l’UMP. Depuis sa renaissance « mitterrandienne », le système a prospéré sous Jacques Chirac, y compris lorsque l'austère Lionel Jospin était Premier ministre.
Ce cadeau présidentiel offre une sorte de garantie tous risques aux courtisans, les poids lourds et les incontournables de ces deux formations. On recase toujours ses amis ! Voilà pourquoi, chaque mercredi, jour du Conseil des ministres, un " ami " ou un obligé du président de la République, depuis François Mitterrand, peut être nommé préfet " fantôme " chargé d’une " mission (bidon) de service publique relevant du gouvernement ": il hante les allées du pouvoir et travaille à la gloire de son bienfaiteur.

Nicolas Sarkozy n’a pas mis fin au système
Mais si le PS insistait, l'ancien ministre et fidèle conseiller du président, Brice Hortefeux, 53 ans, pourrait-il voir son train de vie réduit ? Selon un décret pris lors du Conseil des ministres du 27 avril 1995, il a été nommé préfet, chargé d’une mission de service public relevant de l’action du gouvernement. A l’époque, à la fin des années 1990, ce fidèle de Nicolas Sarkozy tirait ses ressources de son revenu de préfet, soit 40.000 francs brut par mois, et de ses indemnités de conseiller régional d’Auvergne, soit 10.000 francs brut mensuels.

Cette promotion à un poste de préfet fantôme a suscité l’opposition du commissaire du gouvernement, Rémy Schwartz, lors de la séance publique du Conseil d’Etat de novembre 1996. En vain. Car, au bout du compte, à gauche comme à droite, crise ou pas crise, dette publique ou non, personne ne remet vraiment en cause le système. Tous en profitent, espèrent en profiter ou en faire profiter un ami, un jour ou l’autre. Ce qui est en réalité un scandale d’Etat bénéficie d’un habillage légal dont tous les politiques s’accommodent en silence.

Ou nommés préfets pour libérer un siège de sénateur

Le 11 octobre 2010, le président de la République nomma préfet administrateur des Terres australes et antarctiques françaises (avec résidence dans l’île de la Réunion) le sénateur de Maine-et-Loire, Christian Gaudin, 60 ans. En fait, cet ancien membre du MoDem et aujourd’hui du Nouveau Centre avait été élu sur sa propre liste aux sénatoriales de 2011 contre celle du poids lourd local de l’UMP, André Lardeux, 64 ans, ex-président du Conseil général. L’Elysée voulait donc que la droite parte unie aux sénatoriales de septembre 2011 en Maine-et-Loire pour avoir une chance de gagner le siège supplémentaire (le département passait alors de trois à quatre sénateurs). Ainsi, d’autres sénateurs empêcheurs de tourner en rond pourraient encore provoquer leur nommination comme préfets.

D’autres pourraient être neutralisés
Les prochains préfets fantômes seront-ils Alain Vasselle ou Laurent Béteille pour l’Essonne, Alain Gournac ou Dominique Braye dans les Yvelines ?
Philippe Marini (Oise) est déjà chargé d'une mission temporaire auprès du Premier ministre et Christian Demuynck (Seine-Saint-Denis),a quant à lui, déjà été nommé inspecteur général de l'Éducation Nationale, au tour extérieur.

PaSiDupes avait déjà soulevé le lièvre des "préfets fantômes", il ya six mois: lien

dimanche 25 juillet 2010

L'action des maires bientôt passée au scanner

Brice Hortefeux prévoit-il un protocole de soins ?



Monsieur le Maire
est
devant les caméras...

C'est le jour de sa
"colère saine"
mensuelle



Les maires négligent-ils les moyens à disposition ?


Le ministre de l'Intérieur demande un état des lieux des initiatives des communes en matière de délinquance.
«Je veux me rendre compte dans quelle mesure les dispositifs de sécurité et de prévention mis à la disposition des maires des villes de plus de 30 000 habitants sont utilisés ou pas. Il faut faire la différence entre les élus qui parlent et ceux qui agissent. Chacun a le droit de savoir qui fait et qui ne fait pas» aux graves exactions qui ont secoué Grenoble et Saint-Aignan.
Lien PaSiDupes

Coup de semonce
Le ministre de l'Intérieur vient en effet d'adresser une circulaire à tous les préfets, afin de «scanner» sur l'ensemble du territoire les «dispositifs de prévention de la délinquance mis en œuvre par les maires dans le cadre de leurs prérogatives ».

Les jérémiades des maires sont-elles justifiées

Ce document daté de jeudi dernier est sans ambiguïté.
En préambule, il rappelle que la loi du 5 mars 2007 a donné aux maires «des moyens d'action identifiés, confortés par un financement spécifique du fonds interministériel de prévention de la délinquance et complétés par le dispositif de déploiement de la vidéoprotection». La Place Beauvau est catégorique : «La baisse durable de la délinquance sera d'autant mieux assurée qu'au côté de l'État, les communes assumeront l'ensemble de leurs responsabilités, en particulier pour prévenir la délinquance des mineurs, lutter contre l'absentéisme scolaire et responsabiliser les parents.»
Lien PaSiDupes

Nicolas Sarkozy avait souligné ces préoccupations avec force lors de son intervention télévisée du 12 juillet dernier.
Le président de la République n'avait pas caché son exaspération en évoquant le cas «des mineurs de 12 ou 13 ans qui se trouvent à une heure du matin dans la rue, à casser des bus ou jeter des cocktails Molotov». Ou celui de ces «deux collégiens ayant cumulé à deux 600 jours d'absence, sans que leurs parents l'aient signalé».

Tout au long d'un été qui s'annonce studieux, les préfets devront donc recenser, département par département, les «initiatives» et surtout les «points de blocage qui apparaissent encore dans certaines communes». Pour ce faire, un «tableau d'analyses» a été établi afin d'identifier les édiles qui renâclent à utiliser la «panoplie d'outils» leur permettant de s'impliquer auprès des familles, «sans modifier la répartition des compétences régaliennes».

Les prérogatives des maires en matière de sécurité

L'opinion doit savoir si les plaintes des maires sont justifées.
Pour donner au public des éléments salutaires d'une appréciation équitable, la circulaire Hortefeux rappelle à toutes fins utiles que
1- le maire peut procéder à un «rappel à l'ordre pour les incivilités ou pour les faits mineurs» susceptibles de «porter atteinte au bon ordre, à la sûreté, à la sécurité et la salubrité publique».
2- Par ailleurs, il est aussi en mesure de proposer un dispositif adapté d'«accompagnement parental», via une demande au directeur de la caisse d'allocations familiales.

La circulaire souligne que chaque maire est informé
1- des absentéismes scolaires par l'inspecteur d'académie,
2- des infractions sur sa commune par le procureur de la République
3- et des familles en difficulté par les travailleurs sociaux.

Les préfets rendront leurs copies d'ici «le 15 septembre 2010 au plus tard». Nul doute que les élus épinglés se diront stigmatisés. Pas besoin d'être gitan...

Mauvaise foi
En cas de défaillance avérée, les maires ne pourront plus se cacher derrière leur petit doigt.
Trop facile en effet de rester impavide, mais de prendre l'opinion à témoin et de se donner le beau rôle, en accusant le gouvernement et les préfets.

Pas d'avenir avec 350 Ferrari dans le neuf cube

Hortefeux : «Il n'y a pas d'avenir pour les délinquants»

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a accordé un entretien au Figaro
Il y revient sur les récents épisodes de violences urbaines et met les maires face à leur responsabilité.

LE FIGARO.- La mise à sac de Saint-Aignan démontre que la violence s'empare aussi des campagnes. Cela vous inquiète-t-il?

Brice HORTEFEUX. - Il n'y a pas d'un côté les banlieues, qui seraient au cœur de notre action, et de l'autre le monde rural, dont on ne devrait pas s'occuper. La sécurité, c'est pour tous. Je me suis donc rendu à Saint-Aignan pour rappeler qu'il n'y a pas de territoire négligé, ni de population oubliée, ni de forme de délinquance tolérée. La mort d'un jeune de 22 ans constitue un drame familial, mais face à des exactions inadmissibles, j'ai décidé une présence massive et dissuasive des forces de l'ordre, comme je l'ai fait 48 heures plus tôt en me déplaçant à Grenoble. Ces mesures sont comprises par les populations qui aspirent à vivre tranquillement et dissuadent les délinquants, permettant le retour au calme.

À Grenoble comme à Saint-Aignan, les forces de l'ordre sont critiquées, accusées de «bavure».
Je suis scandalisé des déclarations de certains à l'égard de la police. Ils oublient une réalité. Dans les deux cas, les personnes décédées étaient des délinquants connus. Le premier, à Grenoble, avait été condamné trois fois, venait de braquer un casino, portait un gilet pare-balles et disposait d'un pistolet-mitrailleur. Le second, dans le Loir-et-Cher, affichait le triste palmarès d'une vingtaine de procédures à son encontre. Policiers et gendarmes n'ont fait que riposter à des agressions qui auraient pu être mortelles. Je les soutiens sans réserve. Attention à ne pas inverser les rôles et les responsabilités !

Des socialistes, comme Manuel Valls, veulent un «Grenelle de la sécurité urbaine».
Je suis stupéfait de l'attitude des socialistes, qui semblent réduits à souhaiter l'échec de la politique de sécurité. Pourtant, la lutte contre la délinquance conduite sous l'autorité du président de la République obtient des résultats nets. Légèrement à la hausse il y a un an, la délinquance est aujourd'hui clairement orientée à la baisse. La chasse aux trafiquants de drogue a permis des prises spectaculaires et certains secteurs sensibles ont été sécurisés, comme à Saint-Denis ou à Tremblay. Les services fiscaux traquent désormais ceux qui ont un train de vie sans aucune mesure avec leurs revenus légaux, la menace des bandes est maintenant anticipée. Nous avons même cassé la spirale de la hausse des atteintes aux personnes, fléau auquel n'échappe aucune société postindustrielle. Toutes ces actions ne sont pas dues à une opération du Saint-Esprit, mais à la détermination des forces de sécurité. Au lieu de s'en réjouir, le PS semble le regretter pour une raison que je ne comprends pas ou, au contraire, trop bien. Quelle est sa réponse? J'ai entendu à Grenoble que les socialistes souhaitaient un «Grenelle de la sécurité». Moi, je veux surtout un Grenoble sécurisé. Par tempérament et par conviction, je suis ouvert et respectueux des suggestions des élus. Mais je le dis clairement: nous n'avons pas besoin de «grenelliser» une nouvelle fois, nous n'avons pas besoin de colloques, mais d'action, de fermeté et de résultats sur le terrain.

Des élus affirment que la réponse sécuritaire ne doit pas être la seule.
Justement, que chacun fasse son bilan. Pourquoi certaines villes socialistes refusent-elles encore la vidéoprotection? Où en sont certains élus sur la responsabilisation des parents et la suspension des allocations familiales? Où en sont-ils en matière de rénovation urbaine ou même d'éclairage public, qui fait encore cruellement défaut par endroits? Sans jeter l'opprobre sur telle ou telle gestion, je n'entends pas recevoir de leçons de ceux qui aujourd'hui se réveillent après avoir tant laissé faire.

On vous accuse d'une inflation de lois sécuritaires.
Face aux nouvelles initiatives que j'ai engagées, j'ai reçu des soutiens de toutes les sensibilités et je les en remercie. Je n'ai aucun complexe sur ces textes et souhaite même qu'il y en ait d'autres -je présenterai la LOPPSI au Sénat dès septembre- car les formes de délinquance évoluent sans cesse. Il faut anticiper. C'est le cas pour la loi votée au printemps sur les bandes qui a été appliquée dans les Yvelines et le sera encore à Saint-Aignan. Il n'y a pas que celui qui porte un coup de hache qui est condamnable, mais aussi ceux qui l'ont accompagné en étant cagoulés.

Comment évaluer les dispositifs?
Comme leur a demandé le président de la République, les préfets s'impliquent davantage dans les questions de sécurité. Chaque mois, nous faisons un bilan, département par département, et adaptons nos dispositifs dès que nécessaire. Par exemple, nous allons systématiser la saisie des véhicules de luxe acquis avec de l'argent sale. Quand on recense 350 Ferrari en Seine-Saint-Denis, on est en droit de se poser quelques questions. Je vais aussi demander aux préfets de me rendre compte dans quelle mesure les dispositifs de sécurité et de prévention mis à la disposition des maires des villes de plus de 30.000 habitants sont utilisés ou pas. Il faut faire la différence entre les élus qui parlent et ceux qui agissent. Chacun a le droit de savoir qui fait et qui ne fait pas. Mon message est clair : dans notre pays, il n'y a pas d'avenir pour les délinquants. L'autorité de l'État finit toujours par l'emporter.

dimanche 22 novembre 2009

Besson dégaine un projet de loi contre les employeurs de sans-papiers

Les entreprises employant des travailleurs clandestins dans le collimateur
Occupation de chantier à La Défense
par des travailleurs clandestins, le 2 novembre 2009

Le ministre de l'Immigration a annoncé dimanche qu'il déposerait prochainement un projet de loi visant à durcir les mesures contre les entreprises qui, en toute connaissance de cause, emploient des travailleurs en situation irrégulière.

Ce texte, a précisé E. Besson sur France 5, sera un "arsenal complet de lutte contre les abus":
la "fermeture administrative des établissements employant des étrangers en situation irrégulière",

ou "l'inéligibilité à tout appel d'offres public ou privé de toute entreprise qui aurait employé" des sans-papiers.

Le projet de loi comportera également des mesures de dissuasion, tels

- une majoration des amendes à l'égard des entreprises fautives
- et le "remboursement des aides publiques".

"Plus de tartuferie en la matière"

"Si des étrangers en situation irrégulière sont exploités sur notre sol par des réseaux mafieux, c'est aussi parce qu'ils trouvent sur notre sol des employeurs et des exploiteurs qui abusent de leur situation", a expliqué le minsitre.

Conjointement, le ministre du Travail, Xavier Darcos, avait annoncé un peu plus tôt dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France que les préfets pourraient prononcer la "fermeture administrative" des entreprises employant des travailleurs sans-papiers, "s'il est avéré que l'activité de l'entreprise est construite autour du travail illégal ou de l'emploi de travailleurs étrangers sans titre de travail".
Selon M. Darcos, "les employeurs d'étrangers en situation irrégulière seront dans le collimateur des inspecteurs du travail" et le gouvernement va "renforcer les contrôles et recourir à des sanctions qui touchent au porte-monnaie et à l'image de l'entreprise, afin d'avoir un effet dissuasif".

Protéger les demandeurs d'emploi inscrits

Le ministre du Travail avait souligné que le coût du travail illégal "est estimé à 4% du PIB, soit 60 milliards d'euros, l'équivalent du budget de l'Education nationale".

E. Besson a par ailleurs annoncé qu'il "allait prendre dans les 48 heures qui viennent une circulaire qui satisfera le Conseil d'Etat en précisant les critères" de la régularisation par le travail des sans-papiers.
Cette circulaire, a ajouté le ministre de l'Immigration, concernera un millier de personnes.


Il a cité trois conditions:
- présence en France depuis plus de cinq ans,
- déclaration depuis au moins un an;
- et exercice d'un "métier en tension", des métiers qui connaissent en France des difficultés de recrutement.

mardi 13 octobre 2009

Les préfets seraient soumis à d'insupportables pressions, selon Le Monde

Daniel Canepa, le prefet qui fait un doigt d'honneur à Marc Fauvelle

Nommé Préfet de la Région Île-de-France en octobre 2008, Daniel Canepa, le préfet de Paris et Ile-de-France, est trop courtois pour faire ce geste, mais le journaliste de France Info l'aurait mérité et l'a d'ailleurs sans doute senti passer (ci-contre)...

Y aurait-il un malaise dans la préfectorale?
« C'est le journal Le Monde qui le révèle », aux dires de France Info, consacrant un article daté du 13/10 à la création d'un « club de préfets» qui établirait un lien évident. L'opposition tente ainsi d'accréditer cette idée, en concertation avec France Info, en renfort.

Mais Marc Fauvelle n'obtient aucune confirmation de la fronde supposée des préfets. Malgré 11 questions, le journaliste (CUEJ, Strasbourg) aura essayé d'obtenir une confirmation publique, à répéter ensuite en boucle, toutes les 7 minutes, mais en vain ! Les supputations malveillantes de la chaîne de radio publique ne sont pas confirmées; seulement la malveillance de cette presse engagée. Le « devoir de réserve » des préfets, explique le journaliste dépité.

Voici le script de l'entretien du mardi 13 octobre à propos de la participation de plus de 70 préfets début septembre à une sorte de club dont Daniel Canepa est à l'origine.

Marc Fauvelle: Ca ressemble furieusement à une sorte de syndicat, on se trompe?
Daniel Canepa: Complètement: ce n'est pas un syndicat, c'est la volonté de se réunir pour réfléchir sur notre métier.

Marc Fauvelle: De quoi on parle ?
Daniel Canepa: Au moment de la réforme territoriale, des bonnes idées, échange de bonnes pratiques et comment on fait mieux encore.

Marc Fauvelle: Alors, on ne parle absolument pas des remontages de bretelles par l'Elysée ou du ministre de l'Intérieur ? C'est le devoir de réserve [1] qui prime ?
Daniel Canepa: On demande à nos collaborateurs une évaluation de leur savoir faire; qu'on soit exigeant avec nous , c'est normal.

Marc Fauvelle: On comprend évidemment, y a le devoir de réserve [2]... Est-ce qu'il n'y a pas tout de même une forme d'agacement aujourd'hui de la part de ces fonctionnaires et de vous-même ?
Daniel Canepa: Plus on nous demande, plus on est heureux. Le jour où on ne nous demandera plus rien, on sera tout à fait tristes.

Marc Fauvelle: Mais, pour vous, il est parfaitement normal de se voir convoqué à l'Elysée quand les résultats, par exemple de la délinquance, ne sont pas très bons, de se faire taper sur les doigts; ça fait partie du job ?
Daniel Canepa: Le job, c'est d'être évalués en constante et d'être sous pression. Non seulement on l'admet, mais on le demande, parce qu'il faut toujours faire mieuxpour l'ensemble des Français et des Françaises. Donc nous y sommes très attachés, à ces valeurs républicaines. Donc, il est tout à fait normal de rechercher le meilleur de nous-même.

Marc Fauvelle: Vous n'avez pas d'anciens préfets à vos réunions, comme celui de la Manche, qui a été révoqué pour avoir mal organisé une visiste de Nicolas Sarkozy sur place? C'est réservé aux préfets en poste ?
Daniel Canepa: Ce club est ouvert à tous les préfets qui sont en poste territorrial et qui ont affaire au quotidien aux difficultés de la lutte pour l'emploi, les problèmes de sécurité ou encore à la préparation à la grippe.

Marc Fauvelle: Daniel Canepa, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, évoque une prime au mérite pour les préfets, par exemple qui enregistrent des bons résultats dans la lutte contre la délinquance. Là encore, est-ce que ça vous paraît normal; est-ce que vous, par exemple, vous l'accepteriez ?
Daniel Canepa: De toute façon, j'aurais bien du mal à l'accepter, parce que je ne m'occupe pas directement de la délinquance, mais quand je m'en occupais et avais de bons résultats, c'est toujours satisfaisant d'avoir une prime: je rappelle que c'est un plus, pas un moins...

Marc Fauvelle: On peut imaginer qu'a contrario, comment dire, des ristrournes [?], qu'on enlève une partie, non ?
Daniel Canepa: Non, c'est toujours du plus, en l'occurence.

Marc Fauvelle: Combien de temps reste un préfet en poste en moyenne aujourd'hui?
Daniel Canepa: En moyenne, disons on doit être entre 2 ans et 2 mois, à peu près.

Marc Fauvelle: Ca vous semble assez long pour bien faire votre travail ?
Daniel Canepa: En tant que secrétaire général [du ministère de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales, donc 'patron' des préfets], j'ai toujours estimé que la durée devait être plutôt comprise entre 3 et 4 ans et cela a été l'un de mes échecs, parce qu'il y a des systèmes de mutation qui sont imprévus et, en chaîne, font que les autres bougent également.

Marc Fauvelle: Merci Daniel Canepa. La prochaine réunion, c'est pour quand?
Daniel Canepa: Vraisemblablement en février.
Marc Fauvelle: Et c'est pas ouvert à la presse, hein ?
Daniel Canepa: Non, pas encore?
(Rires)

Objectif avorté...
Il n'est pas certain que cet échange soit rediffusé avant 1 h du matin...

=> Articles biographiques

Daniel Canepa (né le 16 juillet 1948 à Clichy, Hauts-de-Seine) est diplômé de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, de l'Ecole nationale d'administration (ENA), préfet hors cadre (2002), directeur adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy (2002-2003)

En savoir plus:

mercredi 31 décembre 2008

Mort de sans-abri, mais surtout pas d’hébergement de force

Matignon soulève le problème des refus d’accueil
Selon le collectif "Les morts de la rue", les décès constatés lundi près de Paris portent à 360 le nombre de SDF morts en 2008 dans la rue ou à l'hôpital.
Or, la proposition d’un hébergement de force des sans-abri par grand froid a été repoussée par les associations qui estiment qu'elle renvoie une image fausse du problème des SDF et qu'elle serait inapplicable, mais qui se scandalisent pourtant de la mort de victimes du froid et font campagne pour dénoncer la politique gouvernementale.

Morts d’avoir refusé des abris

> En déplacement à Nantes lundi soir, Christine Boutin avait observé que tous les sans-abri morts en France avaient refusé des propositions d'hébergement.
"Tous les gens qui sont décédés ont été pris en charge par des maraudes, se sont vus proposer un logement mais l'ont refusé", avait-elle dit en inaugurant une "halte de nuit" expérimentale pour les sans-abri en terre socialiste à Nantes.
> Elle avait encore défendu sa proposition, suggérée à l'origine par Nicolas Sarkozy lors d'un Conseil des Ministres, soulignant que "83% des Français étaient favorables à ce qu'on prenne les SDF et qu'on les mette au chaud."

Le gouvernement est mobilisé mais contrecarré

Dans ce contexte, Matignon a déplacé le débat sur le problème des refus d'accueil de sans-abri.

> En pleine vague de froid, et après la découverte de deux sans-abri morts dans la rue lundi dans le Val-d'Oise, le Premier ministre, François Fillon, a donné "instruction pour qu'aucune demande d'hébergement ne soit refusée" lors du réveillon de la Saint-Sylvestre, a annoncé Matignon.
Le chef du gouvernement venait de réunir Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives, Roselyne Bachelot (Santé), Michèle Alliot-Marie (Intérieur) et Rachida Dati (Justice) mais hors la présence de Christine Boutin (Logement), qui a fait la proposition controversée et se trouvait la veille au soir à Nantes.

> Martin Hirsch a expliqué après la réunion que l'idée de protéger les SDF contre leur volonté n'avait pas été abordée, mais qu'en revanche il avait été question d'ouvrir les portes effectivement à ceux qui le demandaient.
"Le Premier ministre a donné un mot d'ordre très simple qui est 'zéro refus d'hébergement', c'est-à-dire que toute demande d'hébergement qui est faite par une personne en difficulté soit satisfaite", a-t-il dit. "Il faut ouvrir les portes à tout le monde et qu'on ne se retrouve pas dans la situation dans laquelle quelqu'un a besoin d'hébergement et se voit fermer les portes", a-t-il ajouté.

> Un nouveau point doit être effectué mercredi matin sur les capacités des centres d'hébergement. Des associations font état tous les jours de refus d'hébergement. Dans la nuit du 24 décembre, une vingtaine de personnes se sont ainsi vu refuser un hébergement à Paris, mais au fil des jours ils sont de moins en moins nombreux et ce chiffre est passé à une quinzaine quelques jours après, a indiqué Martin Hirsch.

Des missions précisées

> Suite à la réunion de mardi, Matignon précise que François Fillon a demandé aux préfets de se mobiliser sur le problème. Il assure que 10.714 places d'hébergement supplémentaires sont proposées par rapport aux 99.600 déjà ouvertes.

> Il est aussi promis un renforcement des équipes mobiles d'intervention. La France connaît depuis quelques jours des températures négatives sur une grande partie de son territoire, qui devraient se prolonger environ une semaine.

samedi 26 juillet 2008

Les pollueurs ne seront plus ‘responsables, mais pas coupables’ !

Le Parlement adopte le principe du pollueur/payeur
Le Parlement a définitivement adopté le projet de loi sur la responsabilité environnementale qui inscrit le principe du pollueur-payeur dans le droit français. Après les sénateurs, qui avaient voté le projet de loi présenté par le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, les députés ont en effet entériné mardi 22 juillet le texte mis au point par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat.

En vertu de ce principe, introduit dans la Charte de l'environnement en 2005, les industriels devront réparer les dégâts et prendre des mesures de prévention en cas d'atteintes graves aux sols, aux eaux de surface ou souterraines ou aux habitats naturels protégés.
Tandis que les groupes UMP et du Nouveau Centre (NC) ont voté pour, mais, sans surprise et conformément à leur habitude d’obstruction, les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) contre.

Le projet de loi, qui transpose avec retard une directive européenne de 2004, prévoit que les collectivités territoriales pourront se porter partie civile en cas de pollution. La loi renforce également les pouvoirs des préfets, prévoit une peine d'emprisonnement de deux ans et porte de 75.000 à 150.000 euros l'amende prévue en cas de mise sur le marché d'un produit biocide sans autorisation provisoire. Le texte alourdit donc les amendes - elles sont multipliées par 15 - et les peines d'emprisonnement, dont est passible le capitaine d'un navire responsable du rejet volontaire de produits polluants en mer.

A la demande du gouvernement, qui tire les conséquences d'une décision du Conseil Constitutionnel en juin, le texte comporte une disposition précisant la liste des informations non confidentielles qui devront figurer dans la loi OGM - et non dans un décret - lors des demandes d'agrément ou d'autorisation pour l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés.