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mardi 19 décembre 2017

Blanchiment d'argent du terrorisme: La Banque postale visée par une enquête judiciaire

La banque publique française a-t-elle fauté ?

La Banque postale est visée par une enquête préliminaire

La Banque Postale avait supprimé de son système de filtrage la Saving Bank, une banque d'Etat syrienne figurant sur la liste noire de l'Union européenne. Des dysfonctionnements et manquements qui ont conduit l'autorité de contrôle des banques à saisir la justice.
Ouverte par le Parquet de Paris, il y a trois mois,
en septembre, elle est confiée à la brigade financière, pour des soupçons de manquements à ses obligations de la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, a révélé le site d'information Les Jours. 
Ce site indépendant d'info sans pub, a été fondé en 2016 par des anciens du journal Libération, après le plan massif de départs volontaires en 2014Ces transfuges sont Olivier Bertrand, Nicolas Cori, Sophian Fanen, Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts (surnommés les 'Garriberts'), Antoine Guiral et Charlotte Rotman.
"La justice avait été saisie par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution", l'ACPR, adossée à la Banque de France, qui avait découvert lors d'une inspection "plusieurs faits graves", selon un pré-rapport d'une trentaine de pages élaboré en juin, précise Les Jours.
L'ACPR reproche notamment à la filiale de la Poste un "ensemble de dysfonctionnements" dans le contrôle des clients (le KYC know-your-customer), en particulier sur les "mandats cash", système souvent évoqué comme un canal potentiel de financement frauduleux, notamment du terrorisme, que La Banque postale a prévu d'arrêter au 1er janvier, sa direction prétextant une baisse de son utilisation et sa volonté vertueuse de "poursuivre le renforcement de sa politique de sécurisation des opérations en espèces".

La Banque postale a également dû bloquer son dispositif de gel des avoirs, qui oblige un établissement à bloquer les actifs de toute personne ou société sanctionnées par les autorités. En l'occurrence, le groupe a supprimé de son système de filtrage un établissement syrien lié au régime de Bachar el-Assad et sanctionné par l'Union européenne, la Saving Bank, car son nom, très commun, déclenchait de nombreuses alertes. Au risque de laisser passer des opérations normalement interdites.

Banque syrienne sans filtre

Le gendarme des banques dénonce des "carences du système de filtrage" : elle aurait ainsi suppriméde ce système de filtrage la Saving Bank, banque d'Etat syrienne figurant sur la "liste noire" de l'Union européenne.  

L'ACPR a découvert "plusieurs dizaines d'opérations effectuées au bénéfice de personnes figurant sur des listes de sanctions financières et faisant l'objet de mesures de gel nationales ou européennes."
"A ce stade, la procédure étant en cours, La Banque postale réserve ses réponses à l'ACPR. La Banque postale précise que la Syrie figure sur la liste des pays sous embargo, et qu'aucune opération n'a été faite entre La Banque postale et la Syrie", a certifié la filiale de La Poste, qui précise que le pré-rapport a déjà fait l'objet de modifications à la suite de ses observation
Selon Les Jours, citant le pré-rapport, les risques liés à ces mandats cash ont constitué un "enjeu largement sous-estimé" par l'établissement bancaire. 

Les actionnaires de cette banque publique sont l'Etat français à 73,68 % et la Caisse des dépôts et consignations, institution financière publique, à 26,32 %.

vendredi 9 décembre 2016

Cahuzac : condamnation du ministre fraudeur, à hauteur de sa faute

Socialiste vertueux, Cahuzac condamné à la hauteur du scandale, estime la presse

Les éditorialistes ne plaignent pas le ministre du Budget, socialiste exemplaire et pourtant fraudeur 

Au lendemain du jugement, ils estiment la peine "exemplaire"
L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac a été condamné à trois ans de prison ferme jeudi pour fraude fiscale. 

"La condamnation est à la hauteur du scandale. Le plus retentissant et le plus ahurissant de ce quinquennat entamé sous le signe de la 'République exemplaire' ", estime Hervé Favre dans La Voix du Nord. 

"Un jugement exemplaire", affirme Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Pascal Coquis souligne que "le tribunal a qualifié ces faits d’une 'rare et exceptionnelle gravité'. Et ce sont ces faits-là qui méritaient une sanction qui fasse sens".

L'arrogant a interjeté appel et n'ira donc pas en prison  

La peine de prison ferme sanctionnant Jérôme Cahuzac n'est assortie d'aucune possibilité d'aménagement de peine. Le tribunal correctionnel de Paris a ajouté cinq ans d'inéligibilité, pour fraude fiscale et blanchiment dans le cadre du scandale le plus retentissant du mandat présidentiel de François Hollande. 

La longueur du procès et les délais des recours le mettent en fait à l'abri de l'humidité des geôles de la République. Le déclenchement de cette affaire politico-finncière date en effet de décembre 2012. Accusé par le site d'information trotskiste en ligne Mediapart d'avoir possédé des fonds non déclarés sur un compte en Suisse, puis à Singapour, Cahuzac campa sur son déni, clamant - "les yeux dans les yeux" -   son innocence, y compris devant les députés à l'Assemblée nationale. Des féaux comme le journaliste Jean-Michel Aphatie allèrent même jusqu'à demander à Mediapart de publier ses preuves, quitte à divulguer ses sources.

Le quotidien socialiste Libération accuse ajourd'hui les juges : "La justice règle son compte à Jérôme Cahuzac".  

Fraude fiscale et blanchiment dans l'affaire Cahuzac 

"La faute morale est particulièrement lourde, car celui qui dissimulait son argent dans des paradis fiscaux était le ministre chargé de punir les contribuables indélicats", souligne Guillaume Goubert dans La Croix. 

La justice a été "droite et sévère", se félicite dans La Montagne, Florence Chédotal pour qui "la sanction 'exemplaire' est à la mesure de la République voulue 'exemplaire' [par le candidat socialiste Hollande], qu'il a foulée aux pieds". 

"Une sanction exemplaire à l'encontre d'un ministre qui aurait dû donner l'exemple", s'indigne Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute-Marne. 
Une sanction également qualifiée d' "exemplaire" dans le Courrier picard, par Bertrand Meinnel. 

"Il était temps d’en finir avec la naïveté et la bienveillance dont Jérôme Cahuzac, dissimulateur avéré, menteur patenté, bénéficia trop longtemps", lance Bruno Dive dans Sud-Ouest. 
Denis Daumin, de La Nouvelle République du Centre-Ouest, partage cette opinion. "Voleur sans scrupule, fraudeur désinvolte, menteur avec aplomb, il paie (...) C’est la règle du jeu dangereux auquel il s’était attablé". 

"Jérôme Cahuzac a été pris à son propre jeu", ajoute Hervé Chabaud de L'Union. "Il y a une loi" et "elle se doit d’être appliquée". 
Et tous les éditorialistes s'en félicitent, pensant que cette condamnation "devrait faire réfléchir", comme l'écrit Bertrand Meinnel (Courrier picard). "C'est un avertissement pour tous ceux qui auraient de mauvaises tentations fiscales", assure Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne). 

Le Figaro y voit "un signal dur de la justice". Pour le quotidien : "la sentence délivre un message: le sursis ne sera plus quasi automatique pour les gros fraudeurs célèbres ou non". 
En tout cas, "c'est un tournant", pour Jean-Louis Hervois, de la Charente Libre. "L’affaire Cahuzac aura jeté un énorme pavé dans la mare de l'évasion fiscale et aura permis d’armer l’État contre ces tricheurs de haut vol", conclut l'éditorialiste.

Certains organes de presse s'offusquent ou détournent l'attention

Voyons la réaction des quotidiens dominants dans son fief électoral.
France Info tente de réhabiliter Cahuzac en se rendant à Villeneuve-sur-Lot, ville dont il fut maire:
Elise Lucet va-t-elle diligenter une enquête en caméra cachée sur les bienfaits de l'ancien ministre de Hollande envers sa population ?

Selon La Dépêche,"Villeneuve assiste à une chute qui ne s'arrête-jamais"... Faut-il arrêter le bras de la Justice quand un puissant, fût-il un député menteur du Lot-et-Garonne, est en cause? 

En Côte d'Or, le journal hégémonique ne connaît pas de déontologie.
"La condamnation en première instance de l’ancien ministre a suscité des réactions plutôt nuancées au PS et à LR", prétend-il, avant de polémiquer en se tournant vers l'extrême droite. "Peine tout à fait normale", estime Gilbert Collard au FN. 
En septembre dernier, le journal régional expliqua que "Jérôme Cahuzac a chargé le président de la République François Hollande", titrant : "Comptes cachés : Cahuzac dit n'avoir "pas menti" à Hollande "les yeux dans les yeux"...

"L’affaire Cahuzac a rapporté… 3 milliards au fisc," applaudit le même quotidien, le Bien Public de Dijon, dont le maire est François Rebsamen...

jeudi 17 mars 2016

Brésil: Dilma Rousseff aggrave le cas de Lula, ex-président marxiste corrompu

Une écoute téléphonique compromet l' "opération Lula" de la présidente Dilma Rousseff

Des manifestations d'indignation ont éclaté mercredi soir au Brésil
 

 Hollande a reçu Dilma Rousseff à dîner
à l'Elysée, dès le 11 décembre 2012
La diffusion d'une écoute judiciaire met en effet en cause la présidente Dilma Rousseff. La présidente du Brésil a en effet nommé l'ex-président Lula au poste de "chef de cabinet du gouvernement" avec l'intention de lui éviter la prison.

En charge de l'enquête sur le scandale de corruption Petrobras, le juge fédéral Sergio Moro, a  rendu public l'enregistrement - juste "embarrassant", selon Le Monde -  d'une conversation téléphonique entre D. Rousseff et Lula, intervenue peu après la nomination de ce dernier au gouvernement à la mi-journée. L'information a mis le feu aux poudres dans la soirée.

La présidente y informe son prédécesseur (2003-2010) et mentor politique et syndical qu'elle va lui faire parvenir rapidement son décret de nomination. "Ne t'en sers qu'en cas de nécessité", lui dit-elle.

Une nomination au gouvernement pour permettre à Lula d'échapper à la justice

Etreinte entre Hollande et Lula
(ambassade de France au Brésil, le 12 décembre 2013)
Cet extrait a  ainsi apporté la preuve de la volonté du pouvoir de protéger le camarade Lula d'un éventuel placement en détention imminent dans le cadre du scandale de corruption Petrobras.
Une fois ministre, Lula bénéficie en effet d'un statut privilégié et ne peut plus pénalement répondre de ses actes que devant le Tribunal supérieur fédéral.

Le juge Moro avait fait interpeller brièvement le 4 mars à son domicile pour un interrogatoire sur des soupçons de "corruption" et de "blanchiment d'argent".

Dans d'autres écoutes téléphoniques, Lula dit s'attendre à une opération de la police lundi prochain à son domicile de Sao Paulo.

Colère des démocrates
Ce rebondissement a provoqué une bronca au Congrès des députés et au Sénat où les parlementaires indignés de l'opposition criaient le poing levé "Démission ! Démission !"

Dans la soirée, des milliers de Brésiliens en colère ont afflué devant la présidence de la République à Brasilia et dans la capitale économique Sao Paulo. Des concerts de casseroles ont retenti dans plusieurs quartiers de Rio de Janeiro.
Sao Paulo, le 16 mars 2016
A Sao Paulo, la foule s'est massée sur la grande avenue Paulista, au pied du gratte-ciel abritant la puissante Fédération des industries de Sao Paulo (Fiesp), illuminé aux couleurs nationales vert et jaune et barré d'une énorme inscription: "Impeachment (mise en accusation) maintenant".

La présidence riposte en menaçant le juge de représailles judiciaires
La présidente brésilienne a réagi en annonçant que des "mesures judiciaires et administratives" seront prises pour "réparer la flagrante violation de la loi et de la Constitution commise par le juge" Moro.
La présidence a soutenu que Dilma Rousseff avait fait parvenir à Lula son décret de nomination uniquement pour qu'il le signe et qu'il devienne officiel, puisqu'il avait indiqué qu'il ne serait sûrement pas présent à Brasilia pour la prise officielle de fonction prévue ce "jeudi". Or, le ministre de la Maison civile Jaques Wagner, qui a cédé son poste à Lula, avait déjà précisé dans la matinée que son successeur serait investi "mardi" prochain.

Empêtrée dans une crise politique majeure et personnellement visée par une procédure parlementaire de destitution, 
la présidente avait publiquement appelé son mentor à la rescousse vendredi dernier.

Successeur de Cardoso, un centre-gauche qui prit des mesures économiques libérales, tout en se réclamant de la social-démocratie (suivez mon regard!), Lula aurait présidé au miracle socio-économique des années 2000, selon le monde marxiste, mais l'économiste américain Jeffrey Sachs estimait en 2004 qu' "une grande partie du mérite du redressement du Brésil revient non à Lula mais à son prédécesseur Fernando Henrique Cardoso, président du Brésil de 1995 à 2000". Lula a pourtant une stature politique et une réelle capacité de négociation qui, au moment où sa coalition parlementaire menace d'imploser, fait cruellement défaut à la potiche qu'il a lui-même placée à présidence.

Samedi, pilier de la majorité parlementaire au pouvoir, le parti centriste PMDB, s'est donné 30 jours pour décider ou non de claquer la porte du gouvernement. Ce parti, éclaboussé lui aussi au plus haut niveau par le scandale Petrobras, est divisé entre pro et anti-gouvernement, chaque jour plus nombreux à mesure que le navire présidentiel sombre.

"L'arrivée de Lula va renforcer mon gouvernement", avait cru pouvoir se féliciter Mme Rousseff dans la soirée, avant que n'éclate la bombe de l'écoute téléphonique.
Du coup, de nombreux internautes avaient ironiquement repris en boucle sur les réseaux sociaux une célèbre phrase prononcée par Lula en 1988 quand il était syndicaliste: "Au Brésil, quand un pauvre vole, il va en prison. Quand un riche vole, il devient ministre !"

L'opposition avait dénoncé une manoeuvre "scandaleuse".
Royal avait applaudi à l'élection de Rousseff
"Au lieu de donner des explications et d'assumer ses responsabilités, l'ex-président Lula a préféré fuir (la justice ordinaire) par la porte de derrière", a lancé le député Antonio Imbassahy, chef du groupe parlementaire du Parti sociale-démocrate brésilien (PSDB, centre-droit), la principale formation de l'opposition. "C'est un aveu de culpabilité et une gifle à la société. La présidente, en l'invitant, se fait son complice. Le chapitre final de cette histoire sera la destitution" de Dilma Rousseff, a-t-il pronostiqué.

En marge du chaos, le Tribunal suprême a fixé mercredi les règles du cheminement de la procédure de destitution lancée en décembre contre la présidente de gauche à l'initiative de l'opposition de droite sur la base de sa forfaiture. La haute juridiction a déclenché la reprise des hostilités au parlement dans un climat explosif.
Quid de l'accusation contre Lula ?
En février 2011, le ministère public brésilien réclame l'ouverture d'une procédure contre Lula da Silva pour utilisation irrégulière de fonds publics et demande le gel de ses avoirs. Lula est accusé d'avoir utilisé des fonds publics pour financer une campagne de promotion politique en 2004, pour un coût estimé à quatre millions d'euros.
Le 4 mars 2016, alors qu'il est soupçonné d'avoir bénéficié d'un système de corruption dans le cadre du scandale Petrobras, son domicile de São Paulo est perquisitionné. Lula est ensuite arrêté et placé en garde à vue. Le procureur Carlos Fernando dos Santos Lima indique qu'il a reçu "beaucoup de faveurs" de grandes entreprises du bâtiment accusées dans cette affaire, notamment 30 millions de reais (huit millions de dollars) de dons et d'honoraires; le procureur affirme que la fondation de ce marxiste, l’Institut Lula, a été en grande partie financée par ces entreprises. Il est ensuite soupçonné de blanchiment d'argent et de falsification d'identité afin de dissimuler la possession d'un appartement sur le front de mer.

Et le scandale Petrobras qui accable sa protégée, Dilma Rousseff ?
Le scandale de corruption Petrobras, qui implique son mouvement politique, le Parti des travailleurs, fondé par Lula, affecte durablement sa popularité. En août 2015, entre 400.000 et 600.000 manifestants descendent dans la rue pour demander sa destitution et sa cote de popularité tombe à 8 %. Deux mois plus tard, en octobre 2015, l'hypothèse de sa destitution est renforcée par les préconisations du Tribunal des comptes de l'Union, qui appelle les parlementaires brésiliens à rejeter les comptes publics de l'État de 2014 au motif qu'ils auraient été sciemment entachés d'irrégularités, ainsi que par la relance d'une enquête judiciaire sur sa campagne présidentielle de 2014. Plusieurs de ses soutiens politiques et collaborateurs sont arrêtés.
Une procédure de destitution à son encontre est déclenchée le 2 décembre 2015. Alors que Lula est également accusé de corruption et de blanchiment d'argent, Delcidio do Amaral, sénateur du Parti des travailleurs, affirme début mars 2016 que des pots-de-vin provenant de contrats surfacturés liés à la construction du barrage de Belo Monte(Amazonie) ont servi au financement des campagnes de Dilma Rousseff en 2010 et 2014, ce qui fragilise un peu plus la position politique de celle-ci. Le 13 mars 2016, plus de trois millions de Brésiliens manifestent pour réclamer son départ de la présidence.

La fabrique d'un mythe
En 2011, Lula reçoit le prix Lech-Wałęsa "pour avoir fait des efforts pour réduire les inégalités sociales et avoir été l'avocat d'une compréhension pacifique et d'un partenariat entre les nations, en particulier en renforçant la position des pays en développement dans le concert des nations."
Le journal Le Monde a désigné Lula "personnalité de l'année en 2009" et le 27 septembre 2011, Sciences Po Paris lui remet le titre de Docteur honoris causa. 

jeudi 17 décembre 2015

Un fils de ministre de Valls et Hollande, placé en garde à vue: Thomas Fabius

Le clan Fabius sort vaincu des Régionales en Normandie et sali au plan familial

La COP21 a placé Laurent dans la lumière, mais la justice a mis son fils Thomas à l'ombre.



Pour des soupçons de faux, de blanchiment et d'escroquerie, le fils de... a été placé en garde à vue à Nanterre (Hauts-de-Seine), annonce i-télé. Son appartement de grand standing du boulevard Saint-Germain a été perquisitionné ce mardi matin, ajoute la chaîne d'information du groupe Canal+.

Une information judiciaire avait été ouverte en 2013


Depuis trois ans, la cellule anti-blanchiment de Bercy - Tracfin - enquête sur les mouvements suspects observés sur les comptes de Thomas Fabius, un joueur de poker par ailleurs connu pour hanter les salles de jeux et les casinos.

Une note de Tracfin récem- ment révélée par Le Point mettait en évidence deux virements douteux sur l'un de ses comptes : le premier d'un montant de 235.000 € versé en 2013, le second d'un montant de 316.000 € qui émanerait de la tante du flambeur.
Avant cette note, qui étaie les investigations de l'Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF),
les spécialistes du blanchi- ment s'étonnaient qu'un Fabius chômeur et non imposable (quand le père est soumis à l'ISF) ait pu faire l'achat d'un appartement de luxe à Paris pour la somme de 7,4 millions d'euros. (lien PaSiDupes) (lien PaSiDupes 2)

En 2011, 
la Société Générale avait été déposé une plainte pour un faux courrier de Thomas Fabius pour obtenir près de 200.000 € dans un casino de Marrakech. 
Toujours en 2011, il avait aussi été condamné à 15.000 € d'amende - dont 10.000 € avec sursis - après un détournement  de l'argent destiné à la création d'une carte bancaire sonore, en 2009. C'est la première fois que Thomas Fabius est entendu dans cette affaire par les enquêteurs de l'OCRGDF. (lien PaSiDupes)

Son avocat Me Cyril Bonan a confirmé la garde à vue , sans autre commentaire. 

Le fils du ministre des Affaires étrangères de Hollande est par ailleurs 'persona non grata' aux Etats-Unis


A la COP21, Obama sert la main de Fabius, père, 
tout en lorgnant S. Royal,
sous le regard attentif de Hollande...


En octobre dernier, on apprenait que le fils du ministre des Affaires étrangères faisait l'objet d'un mandat d'arrêt outre-Atlantique pour avoir effectué des chèques sans provision dans trois casinos de Las Vegas: une dette de 3 millions de dollars ? (lien PaSiDupes)

Il est peut-être temps que la loi s'applique à tous, sans délais. Ni sursis.

mardi 30 juin 2015

Cahuzac a reçu des enveloppes de cash

L'ancien ministre de Hollande s'est fait livrer 10.000 euros en espèce et à deux reprises

Jérôme Cahuzac se retrouve au coeur d'une nouvelle affaire 
Non seulement il s'est fait renvoyer devant le tribunal correctionnel de Paris pour fraude fiscale, mais l'ancien ministre du Budget s'est fait livrer du cash à Paris, d'après les révélations de L'Obs.

En 2010 et 2011, 10.000 euros en espèces lui ont été remis deux fois en main propre, par un "intermédiaire de confiance". L'argent provenait de son compte en banque en Suisse non déclaré. Le ministre exemplaire sacrifiait ainsi à une pratique répandue chez les propriétaires de ces comptes qui préfèrent appeler leur gestionnaire de compte plutôt que de se rendre de l'autre côté des Alpes et passer la frontière. Selon l'hebdomadaire, "la somme réclamée est apportée sous 24 ou 48 heures par un livreur d'une société spécialisée et rémunérée par commission".

"Des actes de blanchiment"

En avril 2013 déjà, Jérôme Cahuzac avait admis des livraisons d'argent liquide. Il avait alors fait part de "charges de familles" à honorer: l'ancien ministre était à cette époque en instance de divorce. Pour les juges Le Loire et Van Ruymbecke, "cette remise d'espèces témoigne d'un savoir-faire et de la pérennité d'un dispositif permettant de rendre des services à un client constituant des actes de blanchiment." Jérôme 

Cahuzac n'a pas souhaité commenter cette information.
La date du procès de l'ancien ministre n'a pas encore été fixée. Il comparaitra pour fraude fiscale et blanchiment mais sera également jugé pour avoir menti dans sa déclaration de patrimoine, lors de son entrée au gouvernement Ayrault. 
Hollande, Ayrault et Moscovici savaient-ils ?

jeudi 13 mars 2014

Fraude fiscale: les Cahuzac auraient blanchi des millions d’euros dans un paradis fiscal

Patricia Cahuzac reconnaît l’existence d’un compte bancaire sur l’Île de Man

Les révélations de Sud-Ouest sont complémentées: 

ce compte est crédité de 2,5 millions, en livres sterling et non pas en euros,  soit l’équivalent de 3 millions d’euros


Après les 600.000 euros que Jérôme Cahuzac avait placés en Suisse puis à Singapour, la justice s'est intéressée à des sommes plus importantes que son épouse a soustraites à l'impôt, indique "Sud Ouest" ce jeudi.

L'information judiciaire ouverte pour blanchiment de fraude fiscale visant Jérôme Cahuzac et tous autres touche à sa fin.
Sud Ouest révèle 
les principales conclusions de cette  son édition de jeudi.
Les juges d'instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ne sont pas parvenus à confirmer les hypothèses avancées à l'encontre de l'ancien ministre du Budget.Mais, comme ce dernier l'a  affirmé, il est confirmé que les sommes non déclarées frauduleusement placées par le ministre du Budget et donc du fisc en Suisse, puis à Singapour, approchent bien 600.000 euros.

En revanche, les juges ont remonté la piste des avoirs détenus par Patricia Menard, l'ancienne femme de Jérôme Cahuzac dont ce dernier s'est dernièrement séparé.

Les sommes qui ont transité par un paradis fiscal britannique auraient été investies dans l'immobilier.

L'île au trésor des Cahuzac,
 exilés fiscaux socialistes et vertueux
Deux millions de livres sterling ont été investis dans des parts immobilières au Royaume Uni et 500.000 ont été créditées sur ce compte  de l’île de Man.

samedi 18 janvier 2014

Victime, Valls a porté plainte contre l'humoriste Dieudonné

Sans rire, Valls se dit victime d' "injure publique"

L'humoriste avait qualifié le ministre de l'Intérieur de "Mussolini moitié trisomique" et
 d' "acteur porno"... 

Manuel Valls avait porté plainte pour "injure publique" en septembre 2013 et une enquête préliminaire avait été diligentée par le Parquet de Paris le mois suivant, comme l'a révélé M6 vendredi 17. La vidéo a été postée sur YouTube le 29 août 2013

Le 8 octobre 2013, une enquête préliminaire avait été ouverte sur Dieudonné après un courrier secret envoyé par Manuel Valls au procureur de Paris
, rapporte M6. Quelques jours auparavant, le ministre de l'Intérieur avait porté plainte pour "injure publique envers un membre du gouvernement".

Trois mois avant la circulaire du 6 janvier interdisant le spectacle "le Mur" de l'humoriste controversé, Manuel Valls s'est ainsi attaqué à une vidéo de l'humoriste dans laquelle le ministre est notamment qualifié d' "acteur de film porno", comparé au dictateur italien "Mussolini" et à "un trisomique". Dieudonné emploie ses mots alors qu'il revient sur la réaction de Valls à propos de la mise en cause du journaliste Frédéric Haziza par Alain Soral, ami du polémiste.

Dans l'enregistrement daté d'août 2013, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, et Pierre Moscovici, ministre de l'Economie et des Finances, sont également brocardés.

Fin décembre 2013, Manuel Valls avait annoncé qu'il étudiait "toutes les voies juridiques" pour interdire les "réunions publiques" de Dieudonné après des propos antisémites visant notamment le journaliste de Radio France Patrick Cohen, qui font l'objet d'une enquête à Paris.

Début janvier, l'humoriste a fait l'objet d'une citation directe à comparaître pour injure publique devant la 17e chambre du Tribunal Correctionnel de Paris, a précisé la source judiciaire. La date de l'audience devrait être fixée en février.

Avec mépris, le ministre de l'Intérieur avait qualifié Dieudonné de "petit entrepreneur de la haine".

Le 6 janvier, il avait alors publié une circulaire pour demander aux préfets et aux maires d'interdire les représentations du "Mur". Saisi par Manuel Valls, le Conseil d'Etat a donné raison au gouvernement en validant l'interdiction du spectacle de Dieudonné.

L'humoriste controversé a annoncé le week-end dernier qu'il renonce à donner son spectacle "Le Mur", interdit par la justice pour ses sorties et le geste antisémites de la "quenelle". 

Dieudonné est également l'objet d'une enquête sur des soupçons d'organisation frauduleuse de son insolvabilité et de blanchiment d'argent.

Le polémiste Dieudonné sera jugé par le Tribunal Correctionnel de Paris, a annoncé vendredi 17 janvier une source proche du dossier et
la date de l'audience sera fixée en février.

Nicolas Bedos fait une merguez à Dieudonné chez Laurent Ruquier

Le très controversé Nicolas Bedos est venu chroniquer affublé d’une fausse barbe et d’une moustache nazi.
 
L’humoriste s’est attaqué à Dieudonné et sa "quenelle" dans un sketch que les internautes ont applaudi autant que critiqué, le samedi 11 janvier dans "On n’est pas couché" (ONPC), l’émission elle-même provocante de Laurent Ruquier sur France 2.


Le fils de Guy Bedos s'en est également pris à Stéphane Guillon au tribunal de Ruquier.
L'avocat général Bedos règle les comptes du PS avec Guillon qui a évoqué le premier publiquement l'affaire entre le président Hollande et l'actrice Julie Gayet sur le plateau du Grand Journal de Canal+.  Evoquant la "technique Guillon", il a ainsi expliqué : "Quand t’as pas de talent, tu te fais censurer et t’es le Jean Moulin de la scène française." 
Jean Moulin a-t-il mérité cet excès d'indignité? 

La scène française de l'humour est clairement à la pointe dans le monde partisan du spectacle.
Depuis l'échec socialiste de 2002, il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Hollande.