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mardi 30 juin 2015

Cahuzac a reçu des enveloppes de cash

L'ancien ministre de Hollande s'est fait livrer 10.000 euros en espèce et à deux reprises

Jérôme Cahuzac se retrouve au coeur d'une nouvelle affaire 
Non seulement il s'est fait renvoyer devant le tribunal correctionnel de Paris pour fraude fiscale, mais l'ancien ministre du Budget s'est fait livrer du cash à Paris, d'après les révélations de L'Obs.

En 2010 et 2011, 10.000 euros en espèces lui ont été remis deux fois en main propre, par un "intermédiaire de confiance". L'argent provenait de son compte en banque en Suisse non déclaré. Le ministre exemplaire sacrifiait ainsi à une pratique répandue chez les propriétaires de ces comptes qui préfèrent appeler leur gestionnaire de compte plutôt que de se rendre de l'autre côté des Alpes et passer la frontière. Selon l'hebdomadaire, "la somme réclamée est apportée sous 24 ou 48 heures par un livreur d'une société spécialisée et rémunérée par commission".

"Des actes de blanchiment"

En avril 2013 déjà, Jérôme Cahuzac avait admis des livraisons d'argent liquide. Il avait alors fait part de "charges de familles" à honorer: l'ancien ministre était à cette époque en instance de divorce. Pour les juges Le Loire et Van Ruymbecke, "cette remise d'espèces témoigne d'un savoir-faire et de la pérennité d'un dispositif permettant de rendre des services à un client constituant des actes de blanchiment." Jérôme 

Cahuzac n'a pas souhaité commenter cette information.
La date du procès de l'ancien ministre n'a pas encore été fixée. Il comparaitra pour fraude fiscale et blanchiment mais sera également jugé pour avoir menti dans sa déclaration de patrimoine, lors de son entrée au gouvernement Ayrault. 
Hollande, Ayrault et Moscovici savaient-ils ?

mardi 9 septembre 2014

Affaire Thévenoud: une enquête fiscale s'impose, selon l'UMP

Le fraudeur fiscal va-t-il s'exonérer comme ça ?
Christian Jacob a demandé qu'un contrôle fiscal soit diligenté contre le socialiste Thomas Thévenoud
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a demandé ce mardi 9  que soit saisie la commission des infractions fiscales sur le cas du député PS Thomas Thévenoud "pour savoir s'il y a eu une fraude".
Cette commission est une autorité administrative indépendante, saisie par le ministre du Budget, pour des dossiers susceptibles de fraude fiscale. "S'il y a eu fraude délibérée, le ministre devra ensuite saisir la justice", a estimé le leader UMP. "Les informations penchent largement vers le fait qu'il y a eu fraude", plutôt que simples "négligences" présumées, étalées sur trois années, a -t-il ajouté.

Christian Eckert est le ministre délégué chargé du Budget auprès de mon beau Sapin, roi de Bercy, lequel n'a encore pas pris d'initiative en ce sens.

Qui est ce député PS de Saône-et-Loire, comme Montebourg ?

Janvier 2014 : "Les députés ont des obligations particulières" en matière de patrimoine. Suite à l'affaire Cahuzac, la haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) demandait aux parlementaires de remplir des déclarations d'Intérêt, rendues publiques en juillet. A cette occasion, la chaîne TF1 avait recueilli les propos de Thomas Thévenoud, qui déclarait : "Il faut que les parlementaires comprennent que les temps changent. Il faut aussi accepter que parce que nous sommes élus, nous avons des obligations particulières", tout en estimant que "l'on va assez loin dans les questions, je trouve"...
Ironie du sort, à l'inverse de la majorité des députés, la déclaration du sémillant Thévenoud -sorte de clone de son aîné- n'est pas disponible sur le site de la HATVP, la page lui étant réservée annonçait une "publication à venir" (ci-dessus).

Fin août 2014, le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, avait qualifié Thomas Thévenoud de "meilleur", alors que ce dernier arrivait à la Fête de la rose à son invitation. Le lendemain, Manuel Valls écartait Montebourg du gouvernement. Le "meilleur" de l'entourage de Montambour se fit virer dans les 22 juillet 2013 : Thévenoud prônait "la recherche de l'exemplarité" des politiques pour "renouer la confiance"
Alors qu'il défend dans l'hémicycle le projet de loi sur la transparence de la vie publique, le député Thomas Thévenoud affirme que "cette loi s'intègre dans la recherche difficile, parfois chaotique, que mène cette majorité en faveur d'une République exemplaire". Il défend alors une "solution pour renouer un lien de confiance avec nos concitoyens", et y prône "la recherche de l'exemplarité des femmes et des hommes politiques que nous sommes"
VOIR et ENTENDRE le grimacier étaler sa "vertu apparente":
Il a bien parlé !

Juin 2013 : Thévenoud demande à Cahuzac de "dire les choses franchement"
Membre de la commission d'enquête formée après l'affaire Cahuzac, Thomas Thévenoud assurait, en juin 2013 sur LCP, attendre de l'ancien ministre du Buget qu'il "dise les choses franchement, avec sa vérité", ajoutant que "s'il a des choses à révéler, qu'il saisisse la justice". (Images : LCP et LeHuffPost).


Février 2013 : Thévenoud et son copain député jourant au Scrabble dans l'hémicycle
Les branleurs au travail en séance
Egalement révélateur, Thomas Thévenoud est l'un des deux députés à avoir été filmés en train de jouer au Scrabble sur son iPad avec son pote Jérôme Guedj, président du Conseil général de l'Essonne et "frondeur" exemplaire du PS, en pleine séance de l'Assemblée nationale.

Toute honte bue, les deux Pieds-Nickelés socialistes avaient justifié un dur labeur sous les ors de la République et avaient quasiment réclamé le bénéfice des dispositions sur la pénibilité des travailleurs...

Manuel Valls n'a plus qu'une "majorité de façade" à l'Assemblée

Le chef de file des députés UMP a donc pronostiqué que, soumis "aux coups de boutoir de Martine Aubry et des frondeurs", les jours du gouvernement Valls "sont comptés".

jeudi 13 mars 2014

Fraude fiscale: les Cahuzac auraient blanchi des millions d’euros dans un paradis fiscal

Patricia Cahuzac reconnaît l’existence d’un compte bancaire sur l’Île de Man

Les révélations de Sud-Ouest sont complémentées: 

ce compte est crédité de 2,5 millions, en livres sterling et non pas en euros,  soit l’équivalent de 3 millions d’euros


Après les 600.000 euros que Jérôme Cahuzac avait placés en Suisse puis à Singapour, la justice s'est intéressée à des sommes plus importantes que son épouse a soustraites à l'impôt, indique "Sud Ouest" ce jeudi.

L'information judiciaire ouverte pour blanchiment de fraude fiscale visant Jérôme Cahuzac et tous autres touche à sa fin.
Sud Ouest révèle 
les principales conclusions de cette  son édition de jeudi.
Les juges d'instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ne sont pas parvenus à confirmer les hypothèses avancées à l'encontre de l'ancien ministre du Budget.Mais, comme ce dernier l'a  affirmé, il est confirmé que les sommes non déclarées frauduleusement placées par le ministre du Budget et donc du fisc en Suisse, puis à Singapour, approchent bien 600.000 euros.

En revanche, les juges ont remonté la piste des avoirs détenus par Patricia Menard, l'ancienne femme de Jérôme Cahuzac dont ce dernier s'est dernièrement séparé.

Les sommes qui ont transité par un paradis fiscal britannique auraient été investies dans l'immobilier.

L'île au trésor des Cahuzac,
 exilés fiscaux socialistes et vertueux
Deux millions de livres sterling ont été investis dans des parts immobilières au Royaume Uni et 500.000 ont été créditées sur ce compte  de l’île de Man.

mercredi 17 juillet 2013

Hollande était informé de la fraude fiscale de Cahuzac, affirme Charles de Courson

Courson (UDI) détiendrait "les preuves": Hollande a couvert Cahuzac

Selon le président de la commission Cahuzac, le  détenteur de l’enregistrement dans lequel Jérôme Cahuzac parle de son compte en SuisseMichel Gonelle, "a informé le directeur adjoint du cabinet du président le 15 décembre, qui est immédiatement allé voir le secrétaire général de l’Elysée, et tous les deux sont allés voir le président dans son bureau".

De fait, a-t-il encore précisé, "je dis que
le président, entre le 4 et le 18 décembre, a l’ensemble des informations lui permettant de se rendre compte que des preuves graves, selon lesquelles Jérôme Cahuzac détenait un compte en Suisse, existent ". 
Pourquoi François Hollande n’a-t-il pas alors remercié Jérôme Cahuzac, qui n’a été contraint à la démission que le 19 mars ? 
"Certains prétendent qu’il a été tenté de faire cela mais nous ne pouvons pas auditionner le président de la République, en application du principe de séparation des pouvoirs", a-t-il indiqué, n’excluant pas cependant une audition du Premier ministre.

Président UDI de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion par le gouvernement de l’affaire Cahuzac, Charles de Courson a affirmé mercredi détenir "les preuves" que le président François Hollande était "parfaitement informé" de la faute morale de son ministre du Budget. 

Cahuzac prête serment...
"Nous avons les preuves que le président a été parfaitement informé ", a déclaré le député centriste de la Marne sur France 2. L’ex-maire RPR de Villeneuve-sur-Lot, Michel Gonelle "a informé le directeur-adjoint du cabinet du président (Alain Zabulon) le 15 décembre, qui est immédiatement allé voir le secrétaire général de l’Elysée (Pierre-René Lemas), et tous les deux, ils sont allés voir le président dans son bureau". "Donc, il (François Hollande) le sait le 15" décembre, a répété avec insistance le président de la commission Cahuzac.

"Le 18, Edwy Plenel informe l’Elysée qu’ils ont toutes les preuves ", a-t-il ajouté, rappelant que le journaliste, directeur du site d’informations Mediapart, "est un ami personnel du président, ils ont même écrit un bouquin ensemble ".

Moscovici lâche le morceau

De l’avis du député et "en l’état actuel" des travaux de la commission, "on peut dire que la réponse qu’(ont) faite le Premier ministre, le président et Pierre Moscovici à cette affaire n’était pas adaptée ", a-t-il poursuivi au lendemain de l’audition de trois ministres, dont celui de l’Economie et des Finances. 
Revenant sur l’audition de Pierre Moscovici, qui a contribué à fragiliser la réalité de la "muraille de Chine" érigée autour de Jérôme Cahuzac par son ministre de tutelle, Charles de Courson a jugé qu’elle avait été "la plus intéressante". "Il nous a dit (...) qu’il y a bien eu une réunion le 16 janvier à l’Elysée suite à un Conseil des ministres, entre quatre personnes: François Hollande, président de la République, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, lui-même, Pierre Moscovici, et Jérôme Cahuzac", a-t-il précisé. 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo



Et de qualifier d’  "incroyable " la présence du ministre délinquant...

mercredi 5 juin 2013

Ségolène Royal recule devant un débat avec F. Fillon

Royal se défile face à Fillon

France 2 a offert à Ségolène Royal de débattre avec François Fillon, jeudi soir.
 
B. Cazeneuve et Stefan Füle,
commissaire européen
chargé de l’élargissement
L'ex-candidate à la présidentielle ne se sent pas de taille. France 2 peine à trouver un débatteur face à François Fillon pour son émission Des Paroles et des actes, jeudi. Après le refus de Ségolène Royal, le ministre du Budget Bernard Cazeneuve a finalement donné son accord. Fillon se verra opposer une petite pointure.

Fillon, terreur de la majorité présidentielle

Le refus de la présidente de région fait suite aux reculades des ministres de l'Economie et des finances Pierre Moscovici et de la Santé Marisol Touraine. Cette dernière avait dans un premier temps accepté, avant de faire machine arrière: depuis que JJ Bourdin l'a étrillée ? 
La chaîne d'Etat avait même annoncé sa présence sur le plateaupar communiqué

Dents grises:
gare à l'haleine fétide...
C'est finalement le très charismatique Bernard Cazeneuve, qui s'y colle.
Le prétentieux ministre du Budget et successeur de Jérôme Cahuzac, a besoin de grandir en taille  notoriété. 
Pour la hargne, il est en revanche à la hauteur ...des mollets.

samedi 6 avril 2013

J. Cahuzac, fraudeur fiscal et ...faussaire ?

Le socialiste aurait menti à une banque suisse


L'ancien ministre français du Budget a fourni un "certificat fiscal falsifié"
à la banque suisse Julius Baer*
Il refuse de renoncer à ses indemnités parlementaires
C'est une révélation du quotidien zurichois Tages Anzeiger, citant  samedi ses propres sources.

Le journal français Le Monde avait fourni mercredi une version allégée de l'exil des 600.000 euros que le journal socialiste qualifie d' "odyséee" (sic), que Jérôme Cahuzac a dissimulés au fisc et qui sont restés longtemps en Suisse.
En 1992, Philippe Péninque, un ami de longue date de Jérôme Cahuzac a ouvert pour lui, sous son nom, ce compte à l'UBS Genève.

Quelques mois plus tard, le "responsable" socialiste s'est rendu lui-même à Genève et le compte a été transféré à son nom.

En 2000, la petite société financière Reyl & Cie est entrée dans le circuit 

A l'époque, 
établie à Genève, elle n'avait pourtant pas de licence bancaire, mais travaillait comme une société de Bourse. A ce titre, elle relevait de la surveillance de la FINMA, l'autorité suisse de surveillance des marchés financiers.

En tant qu'intermédiaire financier, Reyl & Cie n'était pas soumise aux mêmes règles que les banques et ne devait pas fournir de renseignements sur les détenteurs de ses comptes.

Reyl & Cie a ouvert auprès de l'UBS un compte "omnibus", soit un compte comprenant les fonds de plusieurs clients - seulement connus de la banque... -, et parmi lesquels figurait Jérôme Cahuzac, dont l'argent est resté de facto à l'UBS.

Jérôme Cahuzac a estimé que la situation devenait trop dangereuse à Genève

En 2009, la Suisse s'est en effet déclarée prête à accorder l'aide judiciaire en cas d'évasion fiscale et a demandé à Reyl & Cie de transférer les fonds sur un compte omnibus à Singapour, auprès de la filiale de la banque Julius Baer .

La banque Julius Baer a réagi avec prudence, écrit le journal. Elle a réclamé à Reyl & Cie, bien que rien ne l'y obligeait, un formulaire appelé "formulaire A", qui fait apparaître le nom du détenteur des fonds.

Lorsque les banquiers de Julius Baer ont vu qu'il s'agissait d'un homme politique, ils ont demandé un document certifiant que les fonds avaient bien été déclarés au fisc compétent.

Selon des recherches effectuées par le Tages Anzeiger, Jérôme Cahuzac "a présenté un certificat fiscal falsifié". 
Il a également assuré que ces 600.000 euros provenaient de son activité de chirurgien esthétique, ajoute le journal. En conséquence, Julius Baer a autorisé l'opération de transfert de fonds.

mercredi 3 avril 2013

"Moscovici a utilisé les moyens de l’Etat pour tenter de blanchir un copain " (Mediapart)

Un journaliste du site internet Mediapart accuse le ministre des Finances

Fabrice Arfi assure que l’affaire Cahuzac ne fait que commencer


Le journaliste de Mediapart à l'origine des révélations sur le compte de Jérôme Cahuzac à l'étranger a mis en cause Pierre Moscovici, ce mercredi matin sur RMC
Selon Arfi, le ministre de l’Economie aurait "utilisé les moyens de l’Etat à des fins personnelles pour tenter de blanchir un copain, alors que la justice enquêtait déjà (sur l'affaire Cahuzac). Ça, c’est Pierre Moscovici lui-même qui l’a reconnu. 
Il a dit qu’il avait demandé à l’administration fiscale et a dit "la réponse de la Suisse me permet de dire que je n’ai pas de doute et que ce doute que je n’avais pas n’est pas ébranlé"
Le mensonge a donc été possible grâce à une opération de communication orchestré depuis Bercy et monsieur Moscovici pour tenter de blanchir Jérôme Cahuzac en sollicitant l’entraide administrative avec les Suisses dont on n’a jamais vu la couleur de la réponse ". 

"La responsabilité de Pierre Moscovici est considérable"

Le journaliste explique en outre que "les questions de cette entraide administrative ont été posée n’importe comment. Tout a été fait pour qu’il n’y ai pas de réponse claire ".
"Il n'y a eu aucune complaisance, aucune volonté d'entraver la justice, aucune volonté de couvrir ou de blanchir. Il y a eu la confiance, avec des questions et à chaque fois, les réponses que faisait cet homme", estime Moscovici. Droit dans les yeux ?

Mais d'où venaient donc les 600.000 euros ? 

Ministre du Budget fraudeur
narguant
la représentation nationale
Fabrice Arfi s'interroge:  "Combien a circulé sur ce compte ?" 

La date précise de l’ouverture de ce compte interpelle aussi le journaliste d'investigation. 
"On n’a jamais la date de l’ouverture de ce compte. On dit depuis une vingtaine d'année, c'est flou. Si Jérôme Cahuzac a ouvert ce compte entre 1988 et 1991, il est au ministère de la Santé. [Auprès de Claude Evin, ministre de Michel Rocard et donc de Mitterrand
Vous imaginez s'il a reçu ces sommes de la part de l’industrie pharmaceutique ?


mercredi 5 décembre 2012

Cahuzac est-il victime d'un règlement de comptes instrumentalisé par Mediapart ?


L'investigation de Mediapart vire à la stigmatisation du journaliste
Bien que Cahuzac fasse peur jusqu'au sein du gouvernement, selon Aurélie Filippetti qui dit trembler comme une feuille d'impôts en entrant dans son bureau, à lire le site de la radio Europe 1, l'arrogant ministre du Budget n'a pas que des détracteurs. 
Or, Mediapart est également très contesté pour ses rumeurs douteuses mais protégées par le secret des sources et la liberté de la presse.

Alors, si les motifs qui portent les uns et les autres dans un camp ou l'autre sont troubles, leurs prises de position respectives sont toutefois éclairantes. 

Europe 1 propose un angle de défense du ministre

La radio soupçonne son confrère...


Le contexte
Mediapart a publié mardi un article dans lequel Jérôme Cahuzac est accusé d’avoir détenu pendant plusieurs années un compte non déclaré en Suisse. [N'oublions pas toutefois qu'il est également soupçonné de l'avoir fait transférer à l'UBS de Singapour, en 2010 ] Le site Internet s’appuie notamment sur les propos et les notes d’un ancien directeur du Fisc, Rémy Garnier. L’homme est aujourd’hui à la retraite, mais il n’a pas oublié ses vieux dossiers.

Son surnom : "Columbo"
Journaliste
militant...
Rémy Garnier est décrit par ses anciens collègues comme un inspecteur coriace, obstiné et méthodique. En 2008, il signale à sa hiérarchie l’existence éventuelle d’un compte à l’UBS de Genève au nom de Jérôme Cahuzac. Mais c’est lui qui est sanctionné pour avoir consulté le dossier de l’actuel ministre sans autorisation. Rémy Garnier terminera ses dernières années d’inspecteur au placard, mais il met à profit son temps pour consigner ce qu’il dit savoir dans des carnets. Une ex-collègue confirme : "il nous disait : ‘une fois à la retraite, je sortirai des trucs’."

Un contentieux qui date
Entre Rémy Garnier et Jérôme Cahuzac, le torchon brûle depuis un long moment déjà. Depuis 1999 en fait. Celui qui était alors député du Lot-et-Garonne aurait à l’époque passé plusieurs coups de fil pour effacer la dette d’une coopérative de pruneaux. Or, la société avait été placée en redressement par un certain Rémy Garnier. Ce dernier n’avait pas apprécié l’intervention politique. "Le fonctionnaire n’est pas un domestique au servie du pouvoir politique", répète-t-il à l’envi.

Une rencontre "récemment
Les deux parties confirment une rencontre récente entre Jérôme Cahuzac et Rémy Garnier. "Oui, il y a eu un contact", a confirmé mercredi Me Auguste, l’avocat du ministre. "Récemment, M. Garnier, qui est en délicatesse avec son administration, qui accuse depuis longtemps ses collègues, sa hiérarchie, et beaucoup de gens d’avoir commis beaucoup, beaucoup d’infractions, a rencontré M. Cahuzac, qui [cassant, comme à son habitude] lui a dit : ‘je suis navré pour vous’". L’ancien fonctionnaire confirme lui aussi : "Il m’a reçu, il a confirmé que selon lui l’administration fiscale m’avait tendu un piège au lieu d’utiliser mes qualités, tout en déclarant qu’il n’interviendrait pas."

Ce qu’il dit de Cahuzac
Sans évoquer le fameux compte en Suisse, Rémy Garnier s’en est pris [sic] mercredi matin sur Europe 1 à Jérôme Cahuzac. "Je considère que la parole d’un ministre a perdu tout crédit à partir du moment où il soutient sciemment les éléments les plus corrompus de son administration. Moi, je suis victime de l’omerta. Depuis de nombreuses années, l’administration fait barrage", a assuré l’ancien inspecteur du fisc [ses préférences politiques et son appartenance syndicale se précisent clairement...]. Puis, après avoir évoqué leur rencontre infructueuse : "Pour moi, M. Cahuzac n’a plus aucune crédibilité. C’est tout ce que j’ai à dire pour l’instant."

"Cahuzac n’a plus aucune crédibilité" par Europe1fr



Ce que l’avocat de Cahuzac dit de lui
Pour Me Gilles Auguste [l'avocat du ministre rogue, rappelons-le!], les informations de Rémy Garnier ne sont pas sérieuses. "Il a prétendu dans le même document, et je suis étonné que Mediapart n’en ait pas parlé, que Jérôme Cahuzac avait une villa à Marrakech et une maison à La Baule. Pourquoi pas une hacienda au Mexique", a-t-il raillé sur Europe 1 [Tenterait-il d'éluder par la raillerie ?] "Oui, ils se connaissaient. M. Garnier est connu dans la région parce qu’il accuse beaucoup de gens."

"Cahuzac n’a plus aucune crédibilité" par Europe1fr


Reste à savoir lequel est le moins infect des deux
On attend aussi une prise de position des syndicats du ministère des Finances qui ont Cahuzac pour patron au Budget...


mardi 4 décembre 2012

Cahuzac aurait un "compte suisse", selon Mediapart

Le ministre du Budget de Hollande préfère les paradis fiscaux

Solidaire des Français les plus démunis, mais point trop !

Les riches fraudeurs fiscaux socialistes
ne sont pas favorables à
la démondialisation

Pendant de longues années, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a détenu "un compte bancaire non déclaré" en Suisse, affirme mardi le site d'informations Mediapart.

Cahuzac "a détenu un compte bancaire non déclaré à l'Union des banques suisses (UBS) de Genève", précise le site internet d'Edwy Plenel, assurant disposer de "nombreux témoignages" et "éléments documentaires probants" qu'il ne révèle pas directement.

"Ce compte a été formellement clos par Jérôme Cahuzac début 2010, quelques jours avant qu'il ne devienne président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale", lors d'un "discret déplacement à Genève", précise le media trotskiste. 

"Les avoirs auraient été ensuite déplacés vers un autre paradis fiscal"

Les grosses économies due l'actuel ministre du Budget  ont échappé au fisc. Elles ont été délocalisées à l'UBS de Singapour, paradis fiscal de Malaisie "par le truchement d'un complexe montage financier offshore", précise-t-il, citant "des sources informées du dossier".

Le socialiste nanti a immédiatement démenti en dénonçant des "propos diffamatoires"
"Je réitère le démenti formel que j'ai apporté directement auprès de Mediapart: je n'ai jamais disposé d'un compte en Suisse ou ailleurs à l'étranger. Jamais", se défend le ministre du Budget dans un communiqué. Il annonce évidemment avoir donné mandat à SES avocats de porter "plainte au pénal", "dans les plus brefs délais", "pour diffamation".
"Je ne sais pas de quoi il est question", "c'est ahurissant", a-t-il ensuite  tweeté.

Pour l'anecdote, élu socialiste du Lot-et-Garonne, Jérôme Cahuzac, 60 ans, est spécialiste des implants capillaires. On dit qu'il aurait exercé ses talents sur la calvitie galopante du candidat à la présidentielle qui l'aurait payé avec le maroquin du Budget à son arrivée au pouvoir en mai .

Ce ministre "vertueux" a récemment annoncé un plan de lutte contre la fraude fiscale, dans la foulée de son projet de budget pour 2013 comportant un effort de rigueur sans précédent, essentiellement concentré sur les ménages les plus aisés et les grandes entreprises.



Cahuzac snobbe la marinère
"made in France" de Montebourg...


Selon Mediapart, Jérôme Cahuzac s'est "inquiété de l'existence de ce compte" en Suisse "lors d'une conversation" en 2000 "avec un chargé d'affaires" non identifié. Le site écrit ses prétendus propos, sans dire qui les lui a rapportés: "Ce qui m'embête, c'est que j'ai toujours un compte ouvert à l'UBS".


Mediapart cite enfin un mémoire d'un agent du fisc du Sud-Ouest, Rémy Garnier, adressé en 2008 à sa hiérarchie, dans lequel il évoquait "un compte bancaire à numéro en Suisse" ouvert, selon lui, par Jérôme Cahuzac. Cet agent a été par la suite sanctionné par un "avertissement", qu'il conteste devant la justice administrative, ajoute le site.

Le ministre du Budget assure que les journalistes de Mediapart qu'il a rencontrés n'ont "pas accepté de produire le moindre document étayant leurs affirmations délirantes". 
"A supposer qu'ils existent, je peux par avance qualifier ces soi-disant documents comme étant de faux grossiers", insiste-t-il.

Intimidation et atteinte sur la liberté de l'information
Jérôme Cahuzac menace de "poursuivre tous ceux qui colporteraient ces élucubrations". Cet après-midi à l'Assemblée nationale, si puissant soit ce ministre, il était d'une humeur massacrante.
Bizarre de la part d'un élu qui assure être dans son bon droit, mais navrant de la part d'un socialiste vertueux.


lundi 26 janvier 2009

Désirdavenir Royal, entretenue par Pierre Bergé ?

Woerth s'interroge sur ses liens financiers

Elle aime les riches !
A la différence de son ex,


l’amère de Melle adore les riches.


Le ministre du Budget a suggéré dimanche 25 janvier à Sa Cynique Majesté Royal "d'éclaircir" ses liens financiers avec l'homme d'affaires Pierre Bergé, qui revendique l'aide matérielle qu'il apporte à l'ancienne candidate PS à la présidentielle.
> "Je n'en sais pas assez. Pierre Bergé a ses amitiés, c'est un homme estimable. Il peut aider qui il le souhaite mais ça pose la question du rapport entre l'argent et la politique finalement", a-t-il déclaré au micro de Radio J.
> "Ségolène Royal s'est beaucoup émue de ce rapport entre l'argent et la politique, donc il faudra aussi qu'elle éclaircisse tout cela bien évidemment (...) comment elle fonctionne sur le plan financier. J'imagine qu'elle aura à cœur de le faire. Le tout, c'est de respecter la loi", a-t-il ajouté.

L’amère Royal est-elle hors la loi ?

Si son association est "un parti politique", a précisé Eric Woerth, "les aides des particuliers sont plafonnées à exactement 7.500 euros par an, c'est la loi".
"Le tout, c'est que Ségolène Royal respecte la loi mais je n'ai aucun doute sur ce sujet. Si c'est dans le cadre de la loi, ça ne me choque pas" qu'elle soit aidée par Pierre Bergé, a-t-il poursuivi.

Le silence Royal fait du bruit

Mais le multimilliardaire Pierre Bergé est plus loquace.
Interviewé par Le Journal du Dimanche, Pierre Bergé s'est expliqué sur le financement qu'il apporte à Ségolène Royal :


"Avant, pendant les primaires socialistes, j'ai contribué à la soutenir. J'ai financé les locaux de l'association […].

Après la présidentielle
, j'ai décidé de continuer à aider Ségolène. Elle avait engrangé 17 millions de voix et on voulait la tuer!". L'homme d'affaire poursuit en expliquant qu':

"Aujourd'hui je mets à sa disposition de nouveaux locaux, boulevard Raspail. Je ne sais pas exactement combien cela me coûte... [ !] J'ai aussi participé au financement du Zénith pour la fête de la Fraternité en septembre dernier.". Il conclut en assurant que "Si Ségolène a besoin de moi aujourd'hui, je ferai les choses dans la légalité, mais je ferai sûrement quelque chose pour l'aider financièrement."
Ainsi, jusqu'ici, ils n'auraient pas été dans la légalité ?

Dans le genre plus authentiquement social, est-ce que le Bergé finance les brebis égarées de DAL et des Don Quichotte ?