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jeudi 13 mars 2014

Fraude fiscale: les Cahuzac auraient blanchi des millions d’euros dans un paradis fiscal

Patricia Cahuzac reconnaît l’existence d’un compte bancaire sur l’Île de Man

Les révélations de Sud-Ouest sont complémentées: 

ce compte est crédité de 2,5 millions, en livres sterling et non pas en euros,  soit l’équivalent de 3 millions d’euros


Après les 600.000 euros que Jérôme Cahuzac avait placés en Suisse puis à Singapour, la justice s'est intéressée à des sommes plus importantes que son épouse a soustraites à l'impôt, indique "Sud Ouest" ce jeudi.

L'information judiciaire ouverte pour blanchiment de fraude fiscale visant Jérôme Cahuzac et tous autres touche à sa fin.
Sud Ouest révèle 
les principales conclusions de cette  son édition de jeudi.
Les juges d'instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ne sont pas parvenus à confirmer les hypothèses avancées à l'encontre de l'ancien ministre du Budget.Mais, comme ce dernier l'a  affirmé, il est confirmé que les sommes non déclarées frauduleusement placées par le ministre du Budget et donc du fisc en Suisse, puis à Singapour, approchent bien 600.000 euros.

En revanche, les juges ont remonté la piste des avoirs détenus par Patricia Menard, l'ancienne femme de Jérôme Cahuzac dont ce dernier s'est dernièrement séparé.

Les sommes qui ont transité par un paradis fiscal britannique auraient été investies dans l'immobilier.

L'île au trésor des Cahuzac,
 exilés fiscaux socialistes et vertueux
Deux millions de livres sterling ont été investis dans des parts immobilières au Royaume Uni et 500.000 ont été créditées sur ce compte  de l’île de Man.

mardi 4 décembre 2012

Cahuzac aurait un "compte suisse", selon Mediapart

Le ministre du Budget de Hollande préfère les paradis fiscaux

Solidaire des Français les plus démunis, mais point trop !

Les riches fraudeurs fiscaux socialistes
ne sont pas favorables à
la démondialisation

Pendant de longues années, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a détenu "un compte bancaire non déclaré" en Suisse, affirme mardi le site d'informations Mediapart.

Cahuzac "a détenu un compte bancaire non déclaré à l'Union des banques suisses (UBS) de Genève", précise le site internet d'Edwy Plenel, assurant disposer de "nombreux témoignages" et "éléments documentaires probants" qu'il ne révèle pas directement.

"Ce compte a été formellement clos par Jérôme Cahuzac début 2010, quelques jours avant qu'il ne devienne président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale", lors d'un "discret déplacement à Genève", précise le media trotskiste. 

"Les avoirs auraient été ensuite déplacés vers un autre paradis fiscal"

Les grosses économies due l'actuel ministre du Budget  ont échappé au fisc. Elles ont été délocalisées à l'UBS de Singapour, paradis fiscal de Malaisie "par le truchement d'un complexe montage financier offshore", précise-t-il, citant "des sources informées du dossier".

Le socialiste nanti a immédiatement démenti en dénonçant des "propos diffamatoires"
"Je réitère le démenti formel que j'ai apporté directement auprès de Mediapart: je n'ai jamais disposé d'un compte en Suisse ou ailleurs à l'étranger. Jamais", se défend le ministre du Budget dans un communiqué. Il annonce évidemment avoir donné mandat à SES avocats de porter "plainte au pénal", "dans les plus brefs délais", "pour diffamation".
"Je ne sais pas de quoi il est question", "c'est ahurissant", a-t-il ensuite  tweeté.

Pour l'anecdote, élu socialiste du Lot-et-Garonne, Jérôme Cahuzac, 60 ans, est spécialiste des implants capillaires. On dit qu'il aurait exercé ses talents sur la calvitie galopante du candidat à la présidentielle qui l'aurait payé avec le maroquin du Budget à son arrivée au pouvoir en mai .

Ce ministre "vertueux" a récemment annoncé un plan de lutte contre la fraude fiscale, dans la foulée de son projet de budget pour 2013 comportant un effort de rigueur sans précédent, essentiellement concentré sur les ménages les plus aisés et les grandes entreprises.



Cahuzac snobbe la marinère
"made in France" de Montebourg...


Selon Mediapart, Jérôme Cahuzac s'est "inquiété de l'existence de ce compte" en Suisse "lors d'une conversation" en 2000 "avec un chargé d'affaires" non identifié. Le site écrit ses prétendus propos, sans dire qui les lui a rapportés: "Ce qui m'embête, c'est que j'ai toujours un compte ouvert à l'UBS".


Mediapart cite enfin un mémoire d'un agent du fisc du Sud-Ouest, Rémy Garnier, adressé en 2008 à sa hiérarchie, dans lequel il évoquait "un compte bancaire à numéro en Suisse" ouvert, selon lui, par Jérôme Cahuzac. Cet agent a été par la suite sanctionné par un "avertissement", qu'il conteste devant la justice administrative, ajoute le site.

Le ministre du Budget assure que les journalistes de Mediapart qu'il a rencontrés n'ont "pas accepté de produire le moindre document étayant leurs affirmations délirantes". 
"A supposer qu'ils existent, je peux par avance qualifier ces soi-disant documents comme étant de faux grossiers", insiste-t-il.

Intimidation et atteinte sur la liberté de l'information
Jérôme Cahuzac menace de "poursuivre tous ceux qui colporteraient ces élucubrations". Cet après-midi à l'Assemblée nationale, si puissant soit ce ministre, il était d'une humeur massacrante.
Bizarre de la part d'un élu qui assure être dans son bon droit, mais navrant de la part d'un socialiste vertueux.


vendredi 13 janvier 2012

AAA: ce qu'il faut savoir

Vendredi 13: Standard and Poor’s a abaissé la note de plusieurs pays d'Europe



Préméditation:
dans la nuit du 8 décembre 2011,
l'agence Standard & Poors avait diffusé une annonce de dégradation de la France,
par erreur



L’agence de notation Standard and Poor’s est passée à l'acte


Comme prévu depuis trois mois, Standard and Poor's a dégradé la note souveraine de plusieurs pays de la zone euro et la France ne fait pas exception.
Créée en 1941, cette agence d’évaluation financière américaine examine les dettes de 126 Etats, dont 12 depuis plus de 30 ans, mais ce n’est qu’au 1er janvier 1975 qu’elle s’est autorisée - parfois contre l’avis des principaux intéressés - à mesurer la capacité de remboursement d’un pays.
Et début août 2011,les Etats-Unis d'Obama ont été rétrogradés à la note "AA + ", rejoignant un club qui ne comptait qu’un deuxième comparse : la Belgique.Standard & Poor’s est la seule des trois "majors" à avoir rétrogradé les Etats-Unis. Ils font donc toujours partie du cercle restreint des "AAA" de l’américaine Moody’s et de la franco-Américaine Fitch.
Mi-octobre 2011, l'agence Moody's avait menacé de s'en prendre à son tour au triple A de la France, en annonçant qu'elle se donnait trois mois pour déterminer si la perspective "stable" de la note était toujours justifiée, au vu de la dégradation de la situation économique.

Même attendue, c'est une déception à droite, mais une satisfaction à gauche à cent jours de la Présidentielle.
Europe1.fr reprend les décisions prises par Standard and Poor’s:

Quels pays ont été dégradés ?
La France et l’Autriche sont les deux pays qui ont perdu leur triple A vendredi. Tous deux ont perdu le "graal" des finances publiques. Leur note est désormais abaissée d'un cran à AA+, avec perspective négative. Cette perspective négative signifie que l'agence envisage de dégrader à nouveau cette note à moyen terme. La chance de dégradation en 2012 ou 2013 est d'"au moins une sur trois".
Le Royaume Uni n'est pas membre de la zone euro.

Quelles sont les conséquences de cette baisse ?
Entreprises, banques, particuliers : tous sont touchés par la baisse de la note de la France d’un cran. Les collectivités locales devraient aussi voir leur note se dégrader. (Lire le détail des répercussions en

Quels pays conservent le triple A ?
Treize pays figurent encore dans le club très fermé des AAA des trois agences de notation Standard and Poor's, Moody's et Fitch : neuf en Europe et trois dans la zone euro. L’Allemagne, l’Australie, le Canada, le Danemark, la Finlande, Hong-Kong, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, Singapour, la Suède et la Suisse.
Pays moteur de l'Union européenne avec la France, l'Allemagne conserve son triple A avec une perspective stable.
A la vérité, ce décompte des pays est effectué à la louche
Ces neuf européens ne sont en fait que sept, puisque la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg forment une seule et même union économique, le Benelux (acronyme, en français, de Belgique, Néderland et Luxembourg) depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour former une entité économique plus forte face à des pays voisins beaucoup plus grands. A noter que la gauche française ne relève pas que Standard and Poor's accorde une prime au Bénélux dont le Luxembourg est accusé d'être un "paradis fiscal"...

La France peut-elle regagner son triple A ?
Il est possible, mais très difficile de regagner le précieux sésame. Pour cela, l’Hexagone devra réaliser d’importants efforts de redressements de ses finances publiques, mettre en place une vaste réflexion sur le modèle économique et le projet de société du pays tout en rééquilibrant son budget ou encore bénéficier d’un boom l'immobilier pour gonfler ses recettes fiscales.

Les pays de l'Europe du sud dans le collimateur des agences
?
Le Danemark, la Finlande et la Suède, le Canada ou encore l’Australie sont passés Leurs efforts leur ont valu de retrouver la note de AAA.
Fin septembre 2011, Fitch a abaissé la note souveraine de la Nouvelle-Zélande à AA, avant d’être rejoint par Standard & Poor’s.

Un nouveau plan d’austérité à prévoir en France ?
Malgré une chute de la note française, le ministre de l’Economie l’a assuré : le gouvernement ne prépare pas de nouveau plan de rigueur. "Ce n'est pas une question de rigueur budgétaire. Ce qui devait être fait a été fait et va se poursuivre", a affirmé François Baroin.

En charge pour les investisseurs d'évaluer la capacité des Etats ou des entreprises à honorer leur dette, les agences de notation sont accusées de dicter leur loi aux gouvernements de la zone euro, qui multiplient les gages de bonne volonté à l'égard des marchés pour ne pas mettre en péril le financement de leur dette.

jeudi 8 décembre 2011

Condamnation de l'ex-juge Joly, candidate Europe-Ecologie-les Verts de la droiture

Gro Eva Joly condamnée pour diffamation envers David Douillet

Si tous ses dossiers sont aussi bien instruits...

Eva Joly, ex-magistrate et candidate écologiste à la présidentielle, a été condamnée jeudi à 1.000 euros d'amende avec sursis pour diffamation à l'encontre de l'actuel ministre des Sports David Douillet, qu'elle avait accusé en 2009 de disposer de comptes dans un paradis fiscal.

La gauchiste est décrédibilisée

" J'ai l'intention de faire appel de cette décision. Elle ne va pas me perturber ", a assuré la candidate, défiant la justice.

L'ex-magistrate accuse sans preuves !
Selon le tribunal, " Eva Joly a singulièrement manqué de prudence en faisant état publiquement et sans nuance d'une telle information, sans détenir une base factuelle solide et sans se livrer elle-même à la moindre vérification ".


L'ex-magistrate devra verser des dommages et intérêts
Le tribunal a également condamné Mme Joly à verser un euro de dommages et intérêts à M. Douillet, ainsi que 3.000 euros au titre des frais de justice.
Lors de l'audience du 27 octobre, l'avocat de M. Douillet, Philippe Blanchetier, avait réclamé 25.000 euros de dommages et intérêts.
En outre, a-t-il relevé, "le montant des dommages et intérêts est symbolique et très loin de ce qui était réclamé par M. Douillet."
" Il n'y a pas de quoi pavoiser du côté de David Douillet ", a réagi l'avocat amer d'Eva Joly, Me William Bourdon.

L'avocat de l'altermondialiste doit se contenter de la satisfaction que le tribunal ait "tenu compte du fait qu'Eva Joly avait repris à son compte une information publiée par un média "


Bakchich, le media malveillant, n'a pu étayer ses accusations

"Eva Joly n'a fait que reprendre des propos poursuivis vainement [sic] par M. Douillet devant la justice. Elle était donc légitime à le dire", avait minimisé pour sa part l'avocat de l'écologiste, William Bourdon.
Me Bourdon faisait référence à une procédure en référé engagée en 2008 par M. Douillet contre Bakchich.info qui avait accusé le député UMP de figurer sur une liste de présumés exilés fiscaux au Liechtenstein. Que la candidate à la présidence de la République n'assume pas pleinement ses responsabilités est quelque peu navrant, puisque la sexagénaire se pose en héraut de la droiture !

Depuis, Bakchich.info a été condamné au fond.
Le 7 janvier 2011, le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné deux journalistes du site d'informations en ligne à verser 20.000 euros de dommages et intérêts à l'ancien multi-médaillé olympique.

La force de nuire dans un contexte électoral
David Douillet, qui en 2009 était candidat à l'élection législative partielle dans la 12e circonscription des Yvelines, avait porté plainte contre celle qui devait devenir candidate à la présidentielle d'Europe-Ecologie Les Verts (EELV).
" Eva Joly n'est pas un petit blogueur, mais un ancien juge d'instruction "; " elle sait la portée qu'on peut accorder à de tels propos ", avait plaidé à l'audience l'avocat de M. Douillet.
Le 23 septembre 2009, dans son émission "Le journal de 8 heures", France Inter avait diffusé des propos tenus la veille par l’eurodéputée lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, dont le thème était la lutte contre les paradis fiscaux. Elle y décrivait l’ancien champion olympique de judo comme " l’heureux détenteur de comptes au Liechtenstein ".
La magistrate serait influençée par la presse...

Le site Bakchich a fait appel.
Dans son jugement, la 17e chambre correctionnelle a estimé que "si Eva Joly a pu ne pas être informé de la saisine ultérieure du juge du fond, elle ne pouvait ignorer, lorsqu'elle a publiquement tenu les propos litigieux le 22 septembre 2009, que la détention de comptes au Liechtenstein par David Douillet avait été démentie par le ministère du Budget et qu'elle était formellement contestée par l'intéressé qui avait engagé une action en diffamation".
Pour le tribunal, l'ancien juge d'instruction financier "devait savoir en sa qualité de magistrat que ce type de décision, émanant du juge de l'évidence, n'a pas autorité de la chose jugée au principal".

Pour une fois que le secret des sources de la presse n'est pas invoqué
Le tribunal a relaxé France Inter, au nom de la "liberté d'expression et du devoir d'informer".

Pour dire n'importe quoi impunément, mieux être journaliste que magistrat.





vendredi 18 février 2011

Emmanuelle Béart, citoyenne solidaire, à l'abri du fisc en Belgique

DAL ne lui a trouvé aucun logement décent en France

Mais qu'est-ce qui les pousse donc à se délocaliser ?

L'amour ?
Emmanuelle Béart a découvert les charmes cachés de la Belgique
Ce ne sont pas ses activités humanitaires qui conduisent régulièrement Emmanuelle Béart en Belgique.
La fille du chanteur Guy Béart, laquelle annonce 45 ans (bien que née le
le 14 août 1963), y rend visite à ...sa grand-mère, selon un journaliste de la Dernière-Heure. L'actrice, ex-femme de Daniel Auteuil, a épousé son compagnon, l'acteur français Michael Cohen, le 13 août à Genappe, dans le Brabant wallon (sud de Bruxelles) en Belgique, lors d'une cérémonie "tout à fait confidentielle", rapporte encore le journal belge.

Une belle conscience citoyenne?
En 2003, Emmanuelle Béart soutient la misère sexuelle masculine et pose nue en couverture du magazine ELLE..

Tous les dix ans, Emmanuelle Béart profite de sa notoriété pour mener des actions humanitaires fortement médiatisées, telle le soutien d'étrangers en situation irrégulière (ci-contre, devant le Ministère de la Crise du logement), comme à l'église Saint-Bernard de la Chapelle à Paris en 1996 ou en 2006, dans l'affaire des « squatters » de Cachan (cf.libellé).

En 2007, elle apporte sa caution citoyenne à Désirdavenir Royal et rejoint son comité de soutien. Elle s'affiche -habillée- au meeting de la candidate socialiste, le 1er mai au stade Charléty.

Solidaire des mal logés, mais trop sensible, le plus clair de son temps, la star s'éclipse dans un paradis

A 1h30 de Paris, la Belgique a tant attraits qu'elle amène la vertueuse ségogole à se désolidariser de ses compagnons français de misère.

En Belgique, elle décompresse et dépose ses valises : c'est en effet un paradis fiscal. Pas d'impôt sur la fortune, ni sur les plus-values boursières . La Belgique a donc les faveurs des nantis, stars et chefs d'entreprise, tous vertueux.
Humanitaire, oui, mais pas 35 heures par ...an !

La Belgique accueille aussi des grands patrons français

La Belgique est un véritable eldorado pour les chefs d'entreprise et les cadres dotés en stock-options qui veulent se retirer.
Paul-Louis Halley (groupe Carrefour), Bernard Darty, plusieurs membres de la famille Mulliez (Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi)
Lotfi Belhassine, ancien président d’Air Liberté, entrepreneur réside en Belgique. Il déclara avoir fui la France car l’ISF représentait 93% de ses revenus.) ont craqué ...

Enfin, autre avantage non négligeable pour les expatriés : ils bénéficient du secret bancaire appliqué par le royaume. Le fisc n'a donc pas accès aux registres des banques. Emmanuelle Béart peut dormir en paix sur son magot.

Résidents célèbres en Belgique
A la différence d'Emmanuelle Béart qui vit en Belgique, Bernard Tapie et Daniel Auteuil ont habité un temps à Bruxelles, mais son rentrés en France.
En novembre 2005, Johnny Hallyday, Français de père belge, a tenté d'obtenir la nationalité belge avant de s'installer en Suisse.
Et aussi : Eric-Emmanuel Schmitt, Henri Leconte et José Garcia.

D'autres Français d'origine refusent de payer leurs impôts en France, et ont demandé la nationalité helvétique, ce qui leur donne le droit – et le devoir – de faire rêver :

- des membres de la famille Baud (dont Jean Baud), (marques Franprix et ...Leader Price, entre 2 à 3 milliards de CHF dans le maxidiscompte), résident en Suisse.

- Robert Louis-Dreyfus (1946-2009), homme d'affaires d'origine française, avait acquis la nationalité suisse et résidait à Zurich. Il est surtout respecté comme patron d'Adidas, pour ses activités dans la téléphonie (LDCom devenu Neuf telecom acquis par SFR) et le football, sport populaire (un des actionnaires du Standard de Liège et actionnaire principal de l'OM, en Suisse).

dimanche 30 août 2009

La presse d'opposition au secours des paradis fiscaux: elle dénonce une « chasse » aux fraudeurs

L'évasion fiscale serait-elle devenue un exercice de résistance citoyenne ?
Action-réaction mais opposition

Que la droite fasse ce que la gauche a fustigé dans l'opposition tout en laissant courrir une fois aux affaires est de nature à ternir l'image sociale de son leader socialiste hégémonique et d'irriter les beaux parleurs vertueux privés de matière à leur démagogie.

Les « bras ballants » ?

Le lundi 10 mars dernier, lors d'un entretien téléphonique, le ministre français du Budget, Eric Woerth, et le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, avaient confirmé leur intention de coopérer étroitement dans la lutte contre la fraude fiscale, notamment dans l'affaire mise au jour au Liechtenstein. Le mardi 31 mars 2009, le groupe pétrolier Total et l'équipementier de pneumatiques français Michelin avaient démenti "formellement" les informations du Parisien, qui affirmait que les deux groupes, ainsi que Adidas, pourraient faire l'objet d'une enquête pour "blanchiment de fraude fiscale".
Une enquête préliminaire confiée au Service national des douanes judiciaires (SNDJ) a ensuite été ouverte dès le mercredi 1er avril par le parquet de Paris à la suite d'une dénonciation par Bercy d'une éventuelle fraude fiscale au Lichtenstein commise par des entités susceptibles d'être rattachées à Adidas, Michelin et l'ex-Elf, aujourd'hui propriété de Total.
La gauche et la presse d'opposition auraient pu logiquement applaudir, mais peut-on attendre de sectaires qu'ils soient cohérents ?

France Info défend le riche et le fraudeur

Aujourd'hui, cette radio de service public dénonce en effet une action du gouvernement qualifiée de « menace »: le ministre du budget invite les fraudeurs à se « dénoncer ». Ainsi, la radio engagée prenait-elle ce matin le parti des détenteurs de comptes secrets en Suisse.
Ces nouvelles victimes, qui suscitent la compassion de la presse de gauche, seraient « dans le colimateur » du gouvernement. Attention ! «J'ai des noms ironise le quotidien Libération sans pourtant rien proposer de plus que le copié-collé de la dépêche de l'A*P.
Les vertueux condamnent donc la moralisation de la recette fiscale et la volonté du gouvernement, en assainissant les finances publiques, de combattre pour plus de justice face à l'impôt. Inutile en outre de demander au NPA s'il confirme que ce n'est que de la poudre aux yeux... ou à l'amère Royal si ce serait également « absurde » et « injuste », au même titre que .

Faut-il sauver les fraudeurs fiscaux ?

Les autorités françaises ont dressé une liste de 3.000 contribuables Français détenteurs de comptes bancaires en Suisse non déclarés, "dont une partie correspond très probablement à de l'évasion fiscale", indique le ministre du Budget Eric Woerth.

Cette annonce intervient seulement deux jours après la signature entre Paris et Berne d'un accord permettant l'échange d'informations dans les cas de fraude fiscale.
"La majorité des noms ont été obtenus par le biais du renseignement fiscal, de manière non anonyme et sans contrepartie financière et d'autres, par des déclarations d'établissements bancaires", a encore précisé le ministre.
"Ces comptes sont ouverts dans trois banques et représentent des avoirs à hauteur de trois milliards d'euros", déclare Eric Woerth dans un entretien mis en ligne sur le site Internet du "Journal du Dimanche". Il ajoute que les autorités françaises disposent non seulement des "noms", mais aussi des "numéros de comptes" et "montants en dépôt" de ces contribuables.

Dernier carat

Le ministre du Budget appelle les contribuables concernés "à régulariser au plus vite" leur situation avant le 31 décembre 2009
, en utilisant notamment la "cellule de régularisation" mise en place par le gouvernement en avril pour les résidents français détenteurs d'avoirs dans les paradis fiscaux. "S'ils ne le font pas, nous utiliserons le contrôle fiscal dans toute sa rigueur : enquête détaillée et saisie de la justice au besoin", prévient-il.

Information, dialogue et concertation
Le ministre fera un point prochainement avec Didier Migaud (PS) et Gilles Carrez (UMP), respectivement président et rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée nationale, sur ces informations.

E. Woerth exclut toute amnistie pour les fraudeurs

"Tout le monde doit bien comprendre que nous avons changé d'époque", a poursuivi "Ce serait une injustice insupportable", explique-t-il. "N'attendez pas une amnistie. Nous refusons même d'y réfléchir".
Toujours plus haut, toujours plus juste

Eric Woerth souhaite réunir prochainement les représentants des banques installées en France pour leur demander l'identité des contribuables ayant transféré leurs avoirs à l'étranger.
"Si leur collaboration est insuffisante, le droit fiscal prévoit d'ores et déjà des sanctions dissuasives (pénalité représentant 50% des sommes transférées)", a averti le ministre.
Depuis son ouverture en avril, la cellule de régularisation a "instruit 200 dossiers, bouclé 20 régularisations et 80 autres sont en cours de traitement", selon le ministre qui a précisé que les 20 premiers dossiers ont représenté "une collecte d'impôt d'un demi-million d'euros".

La lutte contre l'évasion fiscale avait enregistré un succès spectaculaire en février 2008 lorsque Bercy avait mis la main sur une liste d'environ 200 noms de personnes ayant ouvert des comptes au Liechtenstein.

Au total, Bercy a contrôlé 34 "groupes familiaux" dans le cadre de cette enquête.
Interrogé sur le montant de l'évasion fiscale en France, Eric Woerth a dit ne pas la mesurer. "Le chiffre de 50 milliards d'euros circule mais il comprend la fraude à la TVA et aux prélèvements sociaux", selon le ministre qui a demandé à la "Délégation nationale de lutte contre la fraude d'élaborer une méthodologie de chiffrage".