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mardi 31 janvier 2012

Eva Joly se raconte "sans tricher": sérieux ?

Battue d'avance, elle tacle les "tricheurs"


Bouche dégoûtée, haineuse,
regard oblique
de la candidate de la droiture



Pour la première fois "notre bi-nationale" Gro-Eva Joly se confie dans un livre autobiographique. La "vieille éthique" d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sort mercredi un livre autobiographique Sans tricher (Les Arènes), révèle Le Parisien.
La candidate d’Europe Ecologie - Les Verts (EELV), larguée dans les sondages, espère mieux se faire connaître et adoucir son image en se dévoilant davantage.

Rupture familiale

Mal-aimée, la détestable est détestée

Misérabilisme
La jeune Eva arrive en France à 20 ans et se fait engager au pair chez les Joly.
" Chez eux, où j’arrivais comme jeune fille au pair en février 1964 le bon goût est une règle impérative. J’ai senti que ma robe verte ne passait pas très bien ?! A l’époque, je n’avais pas le sou, je vivais avec 200 francs par mois et mes parents ne m’envoyaient rien de Norvège. Je suis donc allée au marché Saint-Pierre. J’ai acheté un crêpe noir et un patron. Je me suis fait un ensemble que j’ai cousu à la main dans ma chambre de bonne […].

Intrigante
Le fils, Pascal Joly, [cousin de l'humoriste Sylvie Joly] et moi sommes tombés amoureux. La bienveillance des premiers temps s’est muée en méfiance au fur et à mesure que notre histoire s’est affirmée puis en hostilité lorsque Pascal et moi avons annoncé notre mariage […]. Nous habitions un petit studio de 14 m2. Mon futur mari commençait ses études de médecine, longues et accaparantes. Pour nous faire vivre, j’ai travaillé comme secrétaire. "

Affaire Elf : " J’ai reçu des menaces de mort "
Miss Norvège à 18 ans, la conseillère juridique de l'hôpital psychiatrique d'Étampes accède à Ecole Nationale de la Magistrature par concours spécial en ...1981. La même année, à 38 ans, elle est nommée substitut du procureur de la République à Orléans, puis devient juge d’instruction.

Treize ans plus tard, elle s’occupe de l’affaire Elf à partir de 1994.
" Une instruction qui allait occuper huit années de ma vie et transformer ma vision du monde […]. L’Afrique, le continent le plus pauvre du monde, participait à l’enrichissement d’une foule de gens et finançait sans doute une partie de la vie politique française […]. Ce fut mon premier combat contre les lobbys — et ce ne sera pas le dernier […]. Je dormais avec l’affaire Elf. J’ai subi toutes les pressions et menaces qu’on peut imaginer. Y compris des menaces de mort. (...) J’avais été menacée de mort, protégée par des gardes du corps."
Parmi ses confidences, l’ancienne juge raconte son entrée en politique
Les socialistes ?
L’influence de Roland Dumas et de ses compagnons du premier cercle de François Mitterrand restait forte. Leur conception du pouvoir ne me donnait pas envie de frapper à cette porte."
De là à faire de sa rancune personnelle le moteur de son action judiciare...
Et ce sont précisément les habits que F. Hollande essaie d'enfiler !

François Bayrou
?
Eva Joly se rapproche finalement de François Bayrou:
"Il est venu chez moi, dans mon deux-pièces parisien. Nous avons pris un verre sur la terrasse […]. L’homme est estimable. Il a voté contre le bouclier fiscal et s’est opposé à Nicolas Sarkozy. Mais sur le reste des questions économiques sociales et écologiques, il reste au milieu du gué […].

Europe Ecologie ?
"C’est à ce moment-là que Dany Cohn-Bendit m’a téléphoné. Il venait de fonder Europe Ecologie […]. J’étais enthousiasmée par son projet, sa chaleur humaine, son énergie […]. Il est arrivé dans ma vie comme un frère choisi."
Et Cécile Duflot, comme une demi-soeur imposée ?


Une refoulée suspicieuse

Du lavage des couches à Fukushima

" J’ai été une mère de famille qui lave ses couches en tissu et qui trie ses déchets […]. Si je ne suis pas née écologiste, je le suis devenue. " De son combat contre les algues vertes à la défense d’une agriculture de proximité, la septuagénaire décrit ses nouvelles luttes et parle de son voyage à Fukushima en octobre 2011. " J’en suis revenue plus convaincue que jamais : le risque nucléaire est inacceptable […]. Pour la première fois depuis un demi-siècle, en France comme en Allemagne, le lobby nucléaire commence à perdre la main. De toutes mes forces, je le combattrai. "

Mon amie Björk
Au cours d’un mission pour le gouvernement finlandais, Eva Joly se rapproche de la chanteuse Björk qu’elle appelle "mon amie". "C’est une citoyenne réfléchie et impliquée. (...) Quand je me suis lancée dans la campagne présidentielle, elle aura été parmi les premières à m’apporter son soutien. Dans plusieurs interviews, elle n’a pas hésité à évoquer mon intégrité."
La chanteuse islandaise participa en 1998 à une vidéo pour Free Tibet et, accueillie en Chine à Shanghai en 2008, s'écria " Tibet, Tibet, lève ton drapeau ! ", avant de fuir la scène. De même, Björk scande " Kosovo-Kosovo " lors d'un autre concert . Suite à ces provocations frontales, l'indélicate sera interdite de concert en Serbie et en Chine.

La candidate cherche à séduire les banlieues en tentant d'incarner l'immigré moyen
" La presse norvégienne me reproche… d’être trop française ?! "
" Mon norvégien n’est plus assez bon ?! Mon langage s’était francisé à l’excès", prétend-la bi-nationale. […] "Dans mon pays natal, la presse me reproche… d’être trop française ?! Et pas seulement à cause de ce prétendu accent français qui apparaît maintenant quand je parle norvégien […]. Je suis littéralement tombée en amour avec la France. Je suis ascendant viking sur vingt générations au moins. Mais une partie de moi […] a immédiatement résonné avec la France, a fait corps avec elle. "

vendredi 21 octobre 2011

Joly Eva, condamnée au troisième rang

Quand la vaine Eva Joly tentait de se "peopoliser"

Une carrière très contrastée mais toujours subalterne

Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, a tout essayé pour exister
Née en 1943 en Norvège, Gro Eva Farseth, de son nom de jeune fille, est sortie de l'ombre en traquant ses concitoyens: après un passage au MoDem et avant de se lancer en politique à la faveur de la poussée d'Europe Ecologie et d'être élue députée européenne en 2009, la juge binationale a instruit les affaires Tapie et Elf comme juge d'instruction au pôle financier au Palais de justice de Paris.
Un temps tracassé dans l'affaire Tapie, cet ex-député PS des Bouches-du-Rhône en 1989 et ministre de la Ville dans le gouvernement Bérégovoy, s'est bien remis du harcèlement de la juge. Elle mettra le groupe de l'homme d'affaires en faillite en 1994, mais le sulfureux journaliste du Nouvel Observateur, Airy Routier, interpella les juges en 2009, lors de l’émission Un jour, un destin sur France 2. Airy Routier rapporte qu’ à la question " comment se fait-il que le Groupe Tapie ait été mis en faillite avec une telle précipitation et sans prévoir aucun plan sauvegarde ou même de continuation, fait tout à fait inhabituel pour des groupes de cette taille ", les juges auraient accusé leur hiérarchie et admis avoir cédé à de fortes pressions. " avoir subi de très fortes pressions de leur hiérarchie pour prononcer la faillite immédiate du Groupe Tapie ". Cette précipitation de la justice et ces pressions déclarées comme subies par les juges eux-mêmes constituent des arguments majeurs pour les défenseurs de la théorie de l’ " assassinat politique " dans la mise en faillite de Bernard Tapie.

Dans l'affaire Elf, vaste et longue affaire politico-financière qui éclata en 1994 suite à une enquête de la commission des opérations boursières (aujourd'hui AMF) sur le financement de l'entreprise textile Bidermann par Elf entre 1989 et 1993, la juge Eva Joly mis au jour un impressionnant réseau de corruption, mettant en cause grands patrons et hommes politiques de tous bords. François Mitterrand s'était engagé en Afrique pour soutenir ses alliés francophones Bantous, notamment au Rwanda, au Zaïre et en Congo Brazzaville contre les tentatives de mainmise sur leurs richesses par les anglophones venus de l'Est africain, et de protéger les intérêts d'ELF, alors sous contrôle du gouvernement français.

La chef de file des altermondialistes a participé à sa première élection à 18 ans.

Ce que la presse avait auto-censuré, c'est que la sexagénaire a décroché à 18 ans un titre de deuxième dauphine (troisième place) de Miss Norvège (alors peuplée de seulement 3,6 millions d'habitants), concours auquel elle s’était présentée dans son pays " pour s’amuser ", raconte après coup la 'sémillante' candidate radicale dans Gala, qui publie la photo du concours.
C'est sur cet échec qu'elle déserta son pays pour rejoindre la France, où elle exerça divers métiers, dont celui de jeune fille au pair, répandu parmi les étudiantes, surtout lorsqu'elles étaient en rupture avec leur famille. " J'étais la bonne à tout faire ", raconte-t-elle au magazine, selon Le Parisien qui relaye l'information, histoire de faire pleurer dans les chaumières. C'est dans une famille bourgeoise qu’elle séduit et épouse en 1967 le fils de ses 'exploiteurs', Pascal Joly, dont elle est divorcée. La candidate altermondialiste est donc l'ex-cousine de l'humoriste Sylvie Joly, épouse d'Alain Joly, directeur financier du CA Suisse et soeur de Louis-Noël Joly, ancien haut cadre de la Société générale. C'est dire si Eva Joly est proche de la finance...

Eva Joly dit avoir souffert du machisme de son entourage mais l'a bien fait payer aux hommes
De Roland Dumas, l'ancien ministre tout-puissant de François Mitterrand, qu'elle surprit au saut du lit pour perquisitionner chez lui, à Daniel Cohn-Bendit, son allié au sein d'Europe Ecologie, en passant par son ancien greffier ou son éditeur, L'Express ouvre la galerie des hommes d'Eva Joly: lien.

Eva joly fait l'impasse sur cette première expérience électorale

Sur son site officiel, la cachotière fait débuter sa biographie à son arrivée à Paris.
Jeune fille au pair, donc, puis étudiante en droit public et en sciences politiques, elle devient conseillère juridique d’un hôpital psychiatrique avant d’intégrer la magistrature, comme substitut du procureur de la République d’Orléans puis d’Evry. " Je suis ensuite nommée Secrétaire générale adjointe du CIRI, service du ministère de l’économie et des finances en charge de la restructuration des grandes entreprises en difficultés ", précise-t-elle.
Peut-on être plus laconique que Le Monde ?
De retour dans la magistrature en tant que juge d’instruction, elle instruit "certaines des principales affaires politico-financières des années 1990".

Le Monde sait être évasif
" Entre 2005 et 2009, elle travaille comme conseillère du gouvernement norvégien. "
Qu'une candidate à la présidence de la République française fasse des infidélités aux Français, voilà ce que le quotidien d'information cherche à occulter. Après l'affaire Elf, Eva Joly souhaita marquer ses distances avec la France, mais elle présente son retour en Norvège comme un véritable exil et prétend se mettre à l'abri : " J'ai quitté la France. Je suis partie parce que je ne voulais laisser à personne les moyens et le temps de se venger ", accuse-t-elle, sans autres précisions. Lors de la présidentielle 2002, elle se mit donc en disponibilité de la magistrature pour devenir conseillère du gouvernement de son pays d'origine dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière internationale, attaquant au passage la France pour sa supposée complaisance envers les malversations financières.
En 2005, le ministère des Affaires étrangères norvégien lui confie le lancement d'un réseau privé de juges et d'enquêteurs engagés dans la lutte contre la corruption. Ce domaine deviendra son fonds de commerce.
Un commentaire partisan de lecteur du journal Le Monde "Où veut en venir cet article ? Salir Eva Joly? Elle a participé dans sa jeunesse à un concours de beauté. Et alors? On est belle, c’est pas bien. On n’est pas belle, ce n’est pas bien non plus. Je dois me tromper. En politique on n’a pas le droit d’être belle. Cela ne fait pas sérieux. "
Aurait-elle été chanteuse et serait-elle restée belle, le commentaire aurait-il été inversé ?
Lien vers un site hébergé par le très futile journal: Le maquillage rend-il les femmes plus compétentes ?
Les lunettes rouges y réussissent-elles mieux ?

samedi 11 juin 2011

Relance: les députés allègent l'ISF mais suppriment le bouclier fiscal


Le "bouclier fiscal", un boulet jusqu'en 2014, après la présidentielle

Deux articles allégeant l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et supprimant le "bouclier fiscal" ont été adoptés par les députés français ont adopté vendredi soir.
Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour l'article du projet de loi de finances rectificative qui allège l'ISF et permet de "sortir" quelque 300.000 contribuables du champ de cet impôt créé sous sa forme actuelle en 1989.
Les groupes socialiste et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre.

L'impôt sur la fortune

L'article prévoit que l'ISF s'applique désormais aux patrimoines supérieurs ou égaux à 1,3 million d'euros, contre 800.000 euros jusqu'à présent.

Au-dessus du nouveau seuil, il fixe un taux d'imposition de 0,25% pour les patrimoines compris entre 1,3 million et trois millions d'euros et de 0,5% au delà.
Lien PaSiDupes: les premiers les socialistes ont plafonné l'impôt

Le "bouclier fiscal"
En contrepartie, les députés ont également adopté - à l'unanimité - l'article 13 du texte qui abroge le "droit à restitution des impositions directes en fonction du revenu", c'est-à-dire le "bouclier fiscal", un dispositif créé en 2006 qui limite l'imposition à 50% des revenus et réduit la pression fiscale. Une mesure qualifiée de « justice sociale » par le ministre du Budget, François Baroin, mais qui ne prendra effet qu'« à compter des impôts directs payés en 2011 et 2012, au titre des revenus réalisés en 2011 », mais qui représentera un coût pour les caisses de l'Etat de 550 millions d'euros en 2012 et de 200 millions d'euros en 2013, selon le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée, Jérôme Cahuzac.
Les groupes UMP et NC ont voté pour. L'opposition de gauche, qui réclamait la suppression de ce dispositif depuis sa création, a également voté l'article.

Le Sénat examinera à son tour à partir du 21 juin sur l'ensemble du texte, sur lequel l'Assemblée devrait se prononcer mardi prochain par un vote solennel. L'objectif du gouvernement est de faire adopter définitivement cette réforme avant la mi-juillet.

Assurance-vie: taxation inchangée
Les députés ont rejeté à la demande du gouvernement un amendement UMP qui proposait de porter de 20 à 25% le taux de taxation des sommes figurant sur un contrat d'assurance-vie en cas de décès.

Encouragement au maintien des oeuvres d'art en France
L'Assemblée, également à la demande du gouvernement, avait auparavant repoussé un amendement de la commission des Finances qui proposait d'élargir l'assiette de l'ISF aux oeuvres d'art.
Anne Sinclair, épouse Strauss-Kahn (PS), aura toute latitude pour ramener sa collection d'oeuvres d'art des Etats-Unis en France: un geste républicain !

Frégates de Taïwan: 460 millions d'indemnisation

L'Assemblée nationale a en revanche adopté un amendement du gouvernement inscrivant au budget l'indemnité que la France doit verser à Taïwan dans l'affaire des frégates, après la confirmation en appel, le 9 juin, de la condamnation de Thalès.
En mai 1991, Taïwan approcha la France pour l'achat de seize, puis six frégates militaires de classe La Fayette, pour une somme fabuleuse, qui aurait en effet été utile aux électeurs PS de base : 2,8 milliards de dollars.
L'affaire remonte au temps de la présidence de François Mitterrand (PS) et de son Premier ministre, Michel Rocard: le feu vert avait été donné par R. Dumas, ministre des Affaires Etrangères.
Roland Dumas sera cité à partir de 1997 dans les affaires Elf et des frégates de Taïwan, pour ce qui devient l'affaire Elf, autour du rôle d'intermédiaire joué par sa maitresse Christine Deviers-Joncour.
Le montant global à verser à Taïwan s'élève à 630 millions d'euros, dont 170 millions pour Thales et 460 millions pour l'Etat.

Autre indemnisation
Les députés ont entériné l'article du projet de loi qui crée un fonds d'indemnisation des victimes du benfluorex, la molécule du Mediator, médicament accusé d'avoir provoqué la mort de 500 à 2.000 personnes.

Successions et donations

Le projet de loi prévoit également un relèvement des taux des deux tranches supérieures d'imposition des successions et donations.

Il crée enfin une taxe sur les résidences secondaires des non-résidents et une taxe pour les contribuables ayant transféré leur domicile fiscal à l'étranger ("exit tax").

vendredi 31 décembre 2010

Côte d'Ivoire: ingérence de Roland Dumas et Jacques Vergès

Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo recrute deux avocats français pour sa défense

Roland Dumas, un ancien ministre des Affaires Etrangères de François Mitterrand, et l'avocat anti-colonialiste Jacques Vergès vont défendre Laurent Gbagbo.

Le chef d'Etat ivoirien contesté, chéri du PS depuis qu'il s'est déclaré opposant au « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, est président depuis octobre 2000, et en une seule élection présidentielle...
Lors de leur visite jeudi à Abidjan, les avocats ont offert leurs services au président déchu et dévoilé leur stratégie à l'issu d'un entretien avec Gbagbo: feu sur la France et la "fraude".

Arrivés un peu plus d'un mois après l'éclatement de la crise provoquée par Gbagbo qui refuse de céder le pouvoir, l'ex-ministre socialiste et le sulfureux ténor franco-algérien maoïste du barreau ont été reçus pendant environ une heure et demie par L. Gbagbo au palais présidentiel.

Jacques Vergès, 85 ans

A la sortie de cet entretien, l'avocat né d'un père réunionnais et d'une mère vietnamienne,
- proche des sanguinaires Khmers rouges
- et pro-palestinien, connu pour avoir défendu Tarek Aziz, le Premier ministre irakien de Saddam Hussein,
- également le révolutionnaire Carlos, l'auteur d'attentats vénézuélien,
- mais aussi bien Slobodan Milosevic, le dictateur serbe,
ou le nazi Klaus Barbie, « le boucher de Lyon », condamné pour crime contre l'humanité en 1987, a aussi défendu l'homme fort d'Abidjan.

Et l'usurpateur ivoirien "est devenu un symbole" pour Me Vergès, car Laurent Gbagbo " représente une Afrique nouvelle, une Afrique qui ne s'incline pas ", " et c'est ça qui est intolérable pour les dirigeants français", a estimé devant la presse le père de Françoise Vergès, politologue féministe et militante pour la mémoire de l'esclavage et frère jumeau de Paul Vergès (élu communiste de La Réunion).

Roland Dumas, 88 ans

Cet ex-président du Conseil constitutionnel (1995-2000) nommé par son ami Mitterrand, mais contraint à la démission en 2000 pour sa mise en cause dans l'affaire ELF, et qui est à l'origine d'un avis favorable à l'immunité judiciaire du Président de la République, a expliqué que les deux avocats allaient "s'occuper" de la crise post-électorale. "Nous allons faire un Livre blanc et puis nous allons prendre la défense des autorités en place".

Selon lui, une enquête s'impose y compris pour les crimes et délits de droit commun.
"Plus nous avançons, (...) plus nous savons qu'il y a eu des fraudes au deuxième tour des élections", a-t-il affirmé.
L'ancien ministre reprend le discours du camp Gbagbo et accuse: elles sont survenues "dans des secteurs contrôlés" par Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale des états démocratiques, mais privé de l'essentiel des leviers du pouvoir et retranché dans un hôtel d'Abidjan, malgré sa victoire à la présidentielle.

Outre l'ex-puissance coloniale française, une grande partie de la communauté internationale appelle Laurent Gbagbo, président sortant, proclamé élu par son Conseil constitutionnel, à céder la présidence à son rival, déclaré vainqueur par la commission électorale. La crise post-électorale a été marquée par de graves violences, qui ont fait 179 morts depuis la mi-décembre selon l'ONU.
C'est en s'appuyant sur des pièces détenues par le Conseil constitutionnel installé par Laurent Gbagbo que Me Vergès affirme que son client est victime d'un "coup d'Etat électoral organisé par le représentant de la France et le représentant des Etats-Unis [d'Obama] en Côte d'Ivoire", lesquels auraient, selon lui, "pris par la main le responsable de la Commission électorale indépendante (CEI)"...

Dumas et Vergès stigmatisent l'ONUCI

En fin de journée, par pure compassion, les deux avocats se sont rendus à l'hôpital militaire d'Abidjan auprès des blessés.

Propagande du camp Gbagbo
Roland Dumas et Jacques Vergès étaient conduits par une avocate de Laurent Gbagbo, une militante présidente des "femmes patriotes", Geneviève Bro Grébé.


La télévision d'Etat RTI, contrôlée par le régime Gbagbo, ainsi que des journaux qui lui sont favorables ont affirmé que la patrouille avait tiré sur une foule et blessé des civils.

Les blessés ont été exposés aux caméras et présentés comme des victimes d'une patrouille de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), lors d'un incident mercredi dans le quartier populaire d'Abobo (nord).
Témoin dont L. Gbagbo veut le départ, l'Onuci est accusée d'avoir " poussé le bouchon très loin, jusqu'à aller tirer sur des personnes aux mains nues ", a accusé l'avocate de Gbagbo, promettant des "suites judiciaires".

Une intox

La mission onusienne a réfuté avoir tiré sur la foule et évoqué des tirs de sommation, alors que ses Casques bleus étaient encerclés. Elle a exprimé "son indignation devant les manoeuvres de la RTI destinées à inciter une partie de la population à la haine".

Menaçant, Me Vergès lance une grave accusation contre la France

"Une agression militaire est préparée -de longue date - par la France et les Etats-Unis, afin de placer un gouvernement fantoche en Côte d'Ivoire, comme dans tant d'autres pays où des gouvernements de tirailleurs servent les intérêts français et américains sans mot dire", estime-t-il, plein de haine, dans un entretien à Rue89, le 31 décembre 2010.

Me Vergès promet de déplacer le conflit ivoirien sur le territoire français
" Nous sommes venus à la demande du président Gbagbo, et parce que nous voulions nous informer de la situation pour ensuite agir en France."
Alors que le PS a largement aidé à l'installation de Gbagbo au pouvoir et qu'Henri Emmanuelli, député PS des Landes, continue de le soutenir, "agir en France signifie surtout tenir des conférences de presse et rendre compte de ce nous constatons sur place", annonce Me Vergès.

Devoir de mémoire

Laurent Gbagbo s'est personnellement occupé de faire prodiguer des soins médicaux, aussi bien en France qu'en Côte d'Ivoire, à Mohamed Diawara, ministre ivoirien qui fut mêlé à l'un des plus gros scandales financiers de l'Afrique contemporaine : le détournement de 6,5 milliards de francs CFA au préjudice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Ceao).
A qui ont-ils bien pu profiter au début des années 80 ?

Roland Dumas est un habitué des tribuaux

- Décembre 1997: affaires ELF et des frégates de Taïwan
La juge Eva Joly découvre la commission de 45 millions de francs versée par Alfred Sirven depuis les fonds d’Elf. Puis, grâce à une dénonciation anonyme, elle comprend que celle-ci est revenue à la maîtresse de l'ancien ministre de Mitterrand (mort en 1995), Christine Deviers-Joncour. Janvier 2003, Christine Deviers-Joncour est condamnée à 18 mois de prison ferme et 12 avec sursis, Loïk Le Floch-Prigent et Alfred Sirven sont condamnés à trois ans d’emprisonnement ferme, mais la Cour d'appel de Paris relaxe Roland Dumas.

- Roland Dumas a été condamné, de manière définitive, à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d'amende pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Giacometti, la Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi le 10 mai 2007.

mardi 27 juillet 2010

Affaire Bettencourt: les exploiteurs dénigrent

Les sources pures de Mediapart, le Canard Enchaîné et Marianne

La presse socialiste évite le pire au PS
Ignore-t-elle ce que publie la journaliste Ariane Chemin ? Chacun sait que pour apaiser Danièle, son épouse bafouée, autant que pour cadrer ses ardeurs, le Président Mitterrand avait attribué à Jean-Claude Colliard une mission bien étrange qui fait aujourd'hui scandale: recruter de riches donateurs l'association de la Présidente, France Libertés. En pratiquant aujourd'hui l'auto-censure militante au milieu de soi-disant 'révélations', cette presse vertueuse est particulièrement odieuse.
Les entreprises amies moultes fois invitées à déserrer les cordons de leurs bourses ne sont autres que celles de Pierre Bergé, patron d'Yves Saint-Laurent, Max Théret, bailleurs de fonds réguliers de la gauche, Loïk Le Floch-Prigent, patron d'Elf, autre généreux pourvoyeur, Georgina Dufoix, présidente de la Croix-Rouge, Me Georges Kiejman, Erik Orsenna et même Me Tajan, qui ont en retour siégé au conseil d'administration de France-Libertés.
On s'attendrait donc à ce que, dans un sursaut d'honneur, Mediapart citât aussi ce généreux donateur qui n'a soudainement plus la cote: L'Oréal.

Les accusateurs n'inspirent que dégoût

La presse des profiteurs
Comme au PS entre son aile gauche et son aile droite, l'émulation est vive entre la presse de centre gauche et celle de gauche, sur le dos du pouvoir.
Lire PaSiDupes:

Pour Mediapart, c'est moralité vs liberté de la presse ?

Pour Mediapart, un ministre est-il une personne, et donc respectable ?

Dominique Baudis a déjà eu à souffrir de Mediapart

La presse solidaire
Dans PaSiDupes, Elkabach malmène Laurent Waquiez

L'hebdomadaire Marianne creuse ensuite le filon
Son numéro du samedi 24 juillet participe à l'escalade des révélations: le magazine semble pas vouloir être de reste sur le site payant d'Edwy Plenel.
La banque Dexia, où l'ex-comptable de Liliane Bettencourt a retiré à sa demande 100.000 euros en espèces quatre mois avant la présidentielle de 2007, avait refusé au préalable un retrait de 500.000 euros.
"Devant l'énormité d'un tel retrait, et craignant sans doute d'avoir à se justifier devant Tracfin, l'organisme chargé de la lutte contre les mouvements illicites de capitaux, les responsables de la banque (...) ont refusé de lui accorder une telle somme", poursuit l'hebdomadaire, qui jette la suspiçion sur la destination de cet argent, adoptant la technique de Mediapart: probabilité vaut preuve !
Lien RMC
Le retrait de 500.000 euros que la banque Dexia a refusé à Liliane Bettencourt en décembre 2006 s'explique par un "train de vie extraordinairement élevé", commente Patrice de Maistre, qui cite l'exemple d'une bague à 400.000 euros.

L'entourage Bettencourt

L'ex-comptable, une mythomane aigrie et avide ?
Lire PaSiDupes:
Un couple d'enfer
Un témoin qui se rétracte et discrédite Mediapart

De Maistre dénigre sa patronne: sympathique, n'est-ce pas?
Dans un entretien au Journal du dimanche, le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt réfute catégoriquement que cette demande d'argent ait pu être liée à un financement de la future campagne présidentielle de 2007 : "tout cela relève du fantasme".

De Maistre va un peu loin, mais point trop
Patrice de Maistre assure qu'Eric Woerth lui aurait demandé de rencontrer sa femme Florence. M. Woerth "m'a soumis l'idée que je rencontre son épouse, qui travaillait dans une banque de gestion de patrimoine, afin de voir avec elle l'évolution de sa carrière", déclare M. de Maistre.
Lien PaSiDupes: Florence Woerth
Mais "Eric Woerth ne m'a pas demandé d'embaucher sa femme", assure M. de Maistre, qui a passé 36 heures de garde à vue dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de blanchiment de fraude fiscale et de conflit d'intérêt entre les fonctions occupées par Mme Woerth auprès de lui et celles de son mari au ministère du Budget (2007-2010).

Que reste-il des « révélations » de Mediapart ?
Un pactole...
Interrogée pendant deux heures, Liliane Bettencourt n'a pas souvenance d'une visite d'Eric Woerth.

dimanche 31 janvier 2010

Clearstream: Eva Joly, parfaite illustration de la dépendance des juges à l'idéologie

L'ex-juge indépendante, toute puissante et vertueuse est candidate

L'ancienne juge d'instruction Eva Joly se révèle à nouveau

Selon elle, la décision du procureur Jean-Claude Marin de faire appel dans l'affaire Clearstream est la "parfaite illustration de l'absence d'indépendance du parquet". L'ancienne magistrate ajoute qu'elle se sent "mal à l'aise de voir qu'il annonce sa décision de faire appel à la radio dès le lendemain du jugement, alors qu'il avait dix jours pour réfléchir". Dans son entretien accordé dimanche 31 au JDD, la juge Joly n'a pas tellement pris davantage le temps de la réflexion, bien qu'elle ne connaisse le dossier qu'à travers la presse. Il semble bien que
les considérations qui motivent sa prise de parti sont essentiellement politiques.

Les juges 'indépendants' de l'affaire Clearstream ?

A l'époque de l'affaire Alcatel, les journaux avaient, tour à tour, dénoncé puis vanté l'audace de ces "petits juges" contre la délinquance en col blanc. Le "petit juge d'Evry" était du nombre des magistrats instructeurs qui stigmatisaient le pouvoir.

-> Il se trouve que ce 'petit juge d'Evry' n'est autre que Jean-Marie d'Huy, lequel s'est précisément fait connaître par l'instruction de l'affaire mettant en cause le groupe Alcatel, provoquant la chute du PDG, Pierre Suard, choisi par Édouard Balladur en 1986 pour privatiser la CGE (Compagnie Générale d’Électricité). Or, le PDG a bénéficié d'un non lieu. Il a alors publié « L'envol saboté d'Alcatel-Alsthom » aux Editions France-Empire, en février 2002, et « En Toute Impunité - La scandaleuse destruction d’Alcatel Alsthom », à la Société des Ecrivains, en octobre 2009.
Jean-Marie d'Huy est aujourd'hui le magistrat instructeur de l'affaire Clearstream, avec Henri Pons. Ils instruisent également ensemble l'affaire Rhodia, l'affaire Vivendi et l'affaire du comité d'entreprise d'EDF.

  • Henri Pons est l'autre juge indépendant de tous (Montpellier), avec Jean-Marie d'Huy, de l'affaire Clearstream 2 (ou affaire du Corbeau), survenue en marge de l'affaire des frégates de Taiwan. Il a démêlé plusieurs affaires internationales de trafic de stupéfiants et de blanchiment, dont une enquête sur un trafic impliquant le frère de l'ancien président mexicain Carlos Salinas.
    Difficile de croire que ces juges d'instruction tout puissants seraient indépendants et sereins.

    La magistrate qui débine les procureurs au nom de l'indépendance de la magistrature

    La gauche ne tolère le Parquet que lorsqu'elle est au pouvoir

    Candidate Europe Ecologie, la juge Joly Eva est aujourd'hui forcément -et ouvertement- partisane
    Cette militante hurle avec les loups de la gauche et ne conçoit pas que le procureur Marin a pu décider de son propre chef de faire appel de la relaxe de Dominique de Villepin. Elle manifeste ainsi son manque absolu de respect du Parquet qui contrebalance la toute puissance des juges partisans et des syndicats de la magistrature, lesquels entendent co-gérer le ministère de la Justice.
    Si Joly Eva désapprouve les procureurs, elle peut toujours militer démocratiquement, plutôt que de tenter de peser sur un procès en cours. Cette ingérence n'est pas républicaine: qu'un journaliste téléguidé propage une polémique lancée par l'opposition n'est pas éthiquement professionnel, mais qu'une magistrate, certes atteinte par la limite d'âge 63 ans), milite sur la place publique dans son domaine d'activité est indécent. Cette attaque ad hominem est intolérable.

    'Tous contre un', devise de la gauche vertueuse
    Orfèvre en matière de rumeurs, cabales et autres produits de déstabilisation, la gauche tente d'intimider et de salir le procureur, dont l'honneur est mis en cause. Jean-Claude Marin dénonce le procès qui lui est intenté et -dans l'isolement qu'impose sa charge- doit s'élever seul contre la meute de ses détracteurs. Il l'affirme, son appel n'est pas la marque d'un "acharnement sarkozyste", mais des magistrats engagés alimentent pourtant la suspicion. Ainsi, Eva Joly.
    Il est en soi effarant qu'une magistrate vertueuse donne à un magazine un entretien dans lequel elle règle des comptes avec son confrère du tribunal de Paris, mais que, de surcroît, elle ne fasse
    aucune allusion au droit qui est celui d'un procureur d'exercer le pouvoir que lui confère sa charge n'est pas très joli, joli. Du fait de cette cabale, et dans le secret de sa conscience, le procureur de Paris doit veiller lui-même à ce que soit rendu à tous les procureurs de France ce qui appartient aux procureurs. Dans la mesure où il subsiste des zones d'ombre ou que le jugement ne lui paraît pas équitable, le procureur est dans son bon droit de prendre la décision qui permette d'aller au fond de l'affaire et d'obtenir un jugement à son sens plus juste, au nom du peuple. Le rôle subalterne du journaliste Denis Robert, par exemple, a-t-il été complètement élucidé ? Que cela plaise ou non à Madame Joly, il est donc naturel que son collègue du tribunal de Paris fasse appel d'une décision qui ne prend pas son réquisitoire en compte. C'est son droit et c'est, de son point de vue, son devoir.
    La militante craint-elle que toute la lumière soit faite ?

    La juge 'indépendante' Joly est dans la logique de son engagement politique

    Sans surprise, la juge, qui a notamment instruit l'affaire Elf, confirme l'engagement politique de toute une vie dans la magistrature.
    "Pour convaincre l'opinion publique qu'il a agi en toute indépendance, nous pourrions demander à Jean-Claude Marin de rendre publics tous les rapports et toutes les notes administratives qu'il a forcément transmises à sa hiérarchie comme c'est l'usage dans les dossiers sensibles", ajoute-t-elle.


    Ses termes trahissent son intention
    "Pour convaincre l'opinion publique » souligne qu'elle est en campagne et cherche à manipuler l'électorat
    Sa question de savoir s' «il a agi en toute indépendance » est une insulte à la profession sur laquelle, elle-même magistrate, jette l'opprobre.
    «Nous pourrions demander » constitue une menace caractérisée.
    Cette menace de « demander à Jean-Claude Marin de rendre publics tous les rapports... forcément transmis(es) à sa hiérarchie» souligne ô combien le juge d'instruction, qui n'a de comptes à rendre à personne, est tout-puissant et potentiellement dangereux. Ces propos renvoient à la volonté de domination exercée par le pouvoir judiciaire sur notre société.
    Ils rappellent aussi de nombreuses affaires douloureuses et les dangers de l'exercice solitaire du pouvoir judiciaire, symbolisé par les petits juges, tels Fabrice Burgaud (affaire d'Outreau, mai-juillet 2004) ou Henry Pascal (affaire de Bruay-en-Artois dans les années 1970).


    L'instrumentalisation politicienne ne fait pas de doute

    De la part d'une magistrate vertueuse, la déception est grande.
    Tout autant que dans le cas du juge indépendant Eric Halphen qui s'est engagé en politique, d'abord en soutenant la candidature présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, puis en se ralliant aujourd'hui à Roland Castro (« l'Utopie concrète »), la juge Joly était moralement tenue à l'obligation de réserve. Mais les instits "désobéisseurs" ne revendiquent-ils pas aussi une pleine autonomie pédagogique dans leurs classe tout en exigeant davantage de moyens de l'Etat. Il est vrai que la politique ne s'embarrasse pas de la vertu.

    La très indépendante juge Joly (née Gro Eva Farseth en décembre 1943 à Oslo (Norvège) est française par mariage. A 18 ans, elle séduisit Pascal Joly, le fils aîné (cousin de l'humoriste Sylvie Joly) de la famille française qui l'accueillait au pair. Qui soupçonna ensuite, au temps où elle était -secrétaire chez Eddie Barclay, puis styliste de mode, qu'elle est depuis longtemps attirée par la gloire et motivée par la politique. Quand, tardivement à 38 ans, Gro Eva fit son entrée dans la magistrature, elle opta pour le Parquet et se fit nommer … substitut du procureur de la République à Orléans, et cela en 1981, à l'arrivée de Mitterrand à l'Elysée.
    => Un beau palmarès
    Elle se délecta rapidement des dossiers politico-financiers : c'est ainsi qu'en 1989 elle se fit détacher au Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI, organisme rattaché au ministère des Finances), qui épaule les entreprises en difficulté dans les zones sinistrées: le socialiste Pierre Bérégovoy était ministre des Finances.

    Plus tard, nommée en 1990 juge d'instruction au pôle financier de Paris, elle instruisit l'affaire Bernard Tapie, lequel fut ministre de la Ville sous le gouvernement de ...Pierre Bérégovoy.

    La juge d'instruction instruisit l'affaire Elf qui la rendit célèbre. Elle fit en effet incarcérer (1996) le patron Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG d'Elf et président en exercice de la SNCF.

    Puis elle ouvrit les dossiers de l'affaire des frégates de Taïwan (avec et de l'affaire Dumas-Deviers-Joncour, qui, en 1998 amenèrent à la mise en examen de Roland Dumas (ci-contre), ancien Garde des Sceaux et proche de François Mitterrand et président du Conseil constitutionnel du même président socialiste de la République. Il sera pourtant condamné en première instance en 2001, mais relaxé en appel en 2003.
    Dans ce regret que le procureur n'ait pas fait appel faut-il trouver la source de sa rancoeur et la raison de ses attaques actuelles ?

    Mme Joly, devenue députée européenne au parcours sinueux (7 juin 2009)

    -> En 2007-2008, Joly Eva va d'abord au Mouvement démocrate (MoDem) et proche de François Bayrou. Elle avait indiqué qu'elle serait "peut-être" candidate aux européennes de juin 2009 sous les couleurs du MoDem... Mais elle reprend son indépendance.

    -> En octobre 2008, Gro Eva vire franchement à gauche et rejoint le rassemblement Europe Écologie (elle a cette foischaussé des lunettes rouges: pour passer inaperçus) . Elle est alors en deuxième position sur la liste des écologistes pour l'élection européenne de juin 2009 en Île-de-France, derrière Daniel Cohn-Bendit et José Bové.
    A noter encore que la juge indépendante Laurence Vichnievsky s'est convertie à la politique: elle sera tête de liste … Europe écologie (aussi) pour les élections régionales de 2010 en PACA.
    Face à Vincent Peillon-la-honte, parachuté de Picardie en PACA: la Diagonale du Fou.

    Les magistrats indépendants sont à gauche !

    L'indépendance de la juge est-il assez clairement établi ?
  • dimanche 30 août 2009

    La presse d'opposition au secours des paradis fiscaux: elle dénonce une « chasse » aux fraudeurs

    L'évasion fiscale serait-elle devenue un exercice de résistance citoyenne ?
    Action-réaction mais opposition

    Que la droite fasse ce que la gauche a fustigé dans l'opposition tout en laissant courrir une fois aux affaires est de nature à ternir l'image sociale de son leader socialiste hégémonique et d'irriter les beaux parleurs vertueux privés de matière à leur démagogie.

    Les « bras ballants » ?

    Le lundi 10 mars dernier, lors d'un entretien téléphonique, le ministre français du Budget, Eric Woerth, et le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, avaient confirmé leur intention de coopérer étroitement dans la lutte contre la fraude fiscale, notamment dans l'affaire mise au jour au Liechtenstein. Le mardi 31 mars 2009, le groupe pétrolier Total et l'équipementier de pneumatiques français Michelin avaient démenti "formellement" les informations du Parisien, qui affirmait que les deux groupes, ainsi que Adidas, pourraient faire l'objet d'une enquête pour "blanchiment de fraude fiscale".
    Une enquête préliminaire confiée au Service national des douanes judiciaires (SNDJ) a ensuite été ouverte dès le mercredi 1er avril par le parquet de Paris à la suite d'une dénonciation par Bercy d'une éventuelle fraude fiscale au Lichtenstein commise par des entités susceptibles d'être rattachées à Adidas, Michelin et l'ex-Elf, aujourd'hui propriété de Total.
    La gauche et la presse d'opposition auraient pu logiquement applaudir, mais peut-on attendre de sectaires qu'ils soient cohérents ?

    France Info défend le riche et le fraudeur

    Aujourd'hui, cette radio de service public dénonce en effet une action du gouvernement qualifiée de « menace »: le ministre du budget invite les fraudeurs à se « dénoncer ». Ainsi, la radio engagée prenait-elle ce matin le parti des détenteurs de comptes secrets en Suisse.
    Ces nouvelles victimes, qui suscitent la compassion de la presse de gauche, seraient « dans le colimateur » du gouvernement. Attention ! «J'ai des noms ironise le quotidien Libération sans pourtant rien proposer de plus que le copié-collé de la dépêche de l'A*P.
    Les vertueux condamnent donc la moralisation de la recette fiscale et la volonté du gouvernement, en assainissant les finances publiques, de combattre pour plus de justice face à l'impôt. Inutile en outre de demander au NPA s'il confirme que ce n'est que de la poudre aux yeux... ou à l'amère Royal si ce serait également « absurde » et « injuste », au même titre que .

    Faut-il sauver les fraudeurs fiscaux ?

    Les autorités françaises ont dressé une liste de 3.000 contribuables Français détenteurs de comptes bancaires en Suisse non déclarés, "dont une partie correspond très probablement à de l'évasion fiscale", indique le ministre du Budget Eric Woerth.

    Cette annonce intervient seulement deux jours après la signature entre Paris et Berne d'un accord permettant l'échange d'informations dans les cas de fraude fiscale.
    "La majorité des noms ont été obtenus par le biais du renseignement fiscal, de manière non anonyme et sans contrepartie financière et d'autres, par des déclarations d'établissements bancaires", a encore précisé le ministre.
    "Ces comptes sont ouverts dans trois banques et représentent des avoirs à hauteur de trois milliards d'euros", déclare Eric Woerth dans un entretien mis en ligne sur le site Internet du "Journal du Dimanche". Il ajoute que les autorités françaises disposent non seulement des "noms", mais aussi des "numéros de comptes" et "montants en dépôt" de ces contribuables.

    Dernier carat

    Le ministre du Budget appelle les contribuables concernés "à régulariser au plus vite" leur situation avant le 31 décembre 2009
    , en utilisant notamment la "cellule de régularisation" mise en place par le gouvernement en avril pour les résidents français détenteurs d'avoirs dans les paradis fiscaux. "S'ils ne le font pas, nous utiliserons le contrôle fiscal dans toute sa rigueur : enquête détaillée et saisie de la justice au besoin", prévient-il.

    Information, dialogue et concertation
    Le ministre fera un point prochainement avec Didier Migaud (PS) et Gilles Carrez (UMP), respectivement président et rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée nationale, sur ces informations.

    E. Woerth exclut toute amnistie pour les fraudeurs

    "Tout le monde doit bien comprendre que nous avons changé d'époque", a poursuivi "Ce serait une injustice insupportable", explique-t-il. "N'attendez pas une amnistie. Nous refusons même d'y réfléchir".
    Toujours plus haut, toujours plus juste

    Eric Woerth souhaite réunir prochainement les représentants des banques installées en France pour leur demander l'identité des contribuables ayant transféré leurs avoirs à l'étranger.
    "Si leur collaboration est insuffisante, le droit fiscal prévoit d'ores et déjà des sanctions dissuasives (pénalité représentant 50% des sommes transférées)", a averti le ministre.
    Depuis son ouverture en avril, la cellule de régularisation a "instruit 200 dossiers, bouclé 20 régularisations et 80 autres sont en cours de traitement", selon le ministre qui a précisé que les 20 premiers dossiers ont représenté "une collecte d'impôt d'un demi-million d'euros".

    La lutte contre l'évasion fiscale avait enregistré un succès spectaculaire en février 2008 lorsque Bercy avait mis la main sur une liste d'environ 200 noms de personnes ayant ouvert des comptes au Liechtenstein.

    Au total, Bercy a contrôlé 34 "groupes familiaux" dans le cadre de cette enquête.
    Interrogé sur le montant de l'évasion fiscale en France, Eric Woerth a dit ne pas la mesurer. "Le chiffre de 50 milliards d'euros circule mais il comprend la fraude à la TVA et aux prélèvements sociaux", selon le ministre qui a demandé à la "Délégation nationale de lutte contre la fraude d'élaborer une méthodologie de chiffrage".

    vendredi 5 juin 2009

    Européennes 2009 : Eva Joly, une juge en politique

    Eva Joly ou la justice politique Née en 1943 à Oslo en Norvège, Eva Joly est retraitée de la magistrature et en bonne position sur la liste des écologistes rouges du rassemblement Europe Écologie en Île-de-France, aux côtés de Dany-le-Rouge, Daniel Cohn-Bendit le veule, et Jojo Bové, casseur de McDo et Atilla de champs de maïs.

    Ses débuts<br>À 18 ans, Gro Farseth quitte la Norvège avant d'exercer divers métiers non qualifiés : fille au pair, secrétaire chez Eddie Barclay, styliste de mode. En 1967, elle épouse un étudiant en médecine, Pascal Joly, le fils aîné (cousin de l’humoriste Sylvie Joly) de la famille qui l'accueillait au pair, malgré l'opposition de ses futurs beaux-parents... Ils auront deux enfants, Caroline et Julien. Elle devient ensuite conseillère juridique de l'hôpital psychiatrique d'Étampes.

    À 38 ans, elle fait son entrée dans la magistrature. En 1981, elle est nommée substitut du procureur de la République à Orléans. En 1989, elle est détachée au Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), organisme rattaché au Ministère des finances, qui épaule les entreprises en difficulté dans les zones sinistrées. Elle en devient la première secrétaire générale adjointe à ne pas sortir de l'ENA.

    Elle s’illustre dans diverses affaires politico-financières

    Nommée en 1990 juge d'instruction au pôle financier au Palais de Justice de Paris, elle instruisit des affaires politico-financières sulfureuses, comme celle de Bernard Tapie, puis hérite du dossier Bidermann, qui conduit via Elf-Gabon à l'affaire Elf, qu'elle instruit avec Laurence Vichnievsky.(source Wikipedia)

    Parenthèse Bernard Tapie
    En politique, Tapie fut ministre de Mitterrand, député des Bouches-du-Rhône et euro-député, avec sur sa liste, Christiane Taubira, députée de Guyane, candidate en 2002 à l'élection présidentielle, et Noël Mamère, qui quittera ce parti pour les Verts.

    Tapie fut aussi tête de liste de la gauche aux élections régionales de 1992 en PACA, dans les Bouches-du-Rhône avec à ses côtés Élisabeth Guigou, tête de liste dans le Vaucluse, Mylène Demongeot, actrice, sur sa propre liste, Daniel Hechter, couturier, tête de liste dans les Alpes-Maritimes, le professeur Léon Schwartzenberg, professeur de cancérologie, tête de liste dans le Var et opposant aux organismes génétiquement modifiés (OGM) ainsi que défenseur des sans-abri et des « sans-papiers » avec DAL et Carole Bouquet (née dans le 16e arrondissement de Paris), bien que Tapie soit propriétaire d'un vaste et luxueux hôtel particulier, rue des Saints-Pères (Paris).


    Le 5 juillet 1996, Eva Joly fit incarcérer le patron Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG d'Elf et président en exercice de la SNCF.
    Puis elle ouvrit les dossiers de l'
    affaire des frégates de Taïwan et de l'affaire Dumas-Deviers-Joncour. Elle condamne le président du Conseil constitutionnel en 2001 qui démissionne. Mais Roland Dumas est relaxé en appel en 2003.
    Elle se sera donc attaquée aux dossiers les plus sensibles :
    Crédit lyonnais, Elf (dossier repris en main par le juge Van Ruymbeke), Les Ciments français, Isola... Epaulée par son fidèle greffier militaire, Serge, elle tire le fil de la corruption, met en cause les plus puissants et, surtout, alerte l'opinion sur le délabrement de la justice spécialisée dans la délinquance en col blanc. Or, la juge d'instruction qui disait vouloir se consacrer, après la magistrature, à l'administration pénitentiaire, l'enseignement ou l'écriture, annonce son arrivée en Norvège comme conseiller spécial du gouvernement !

    Officiellement engagée politiquement

    Si Éva Joly était proche du Mouvement démocrate en 2007, avant l’OPA de François Bayrou, elle a rejopint le rassemblement Europe Écologie.
    En 2002, elle explique donc son départ en Norvège comme un véritable exil pour se mettre à l'abri : « J'ai quitté la France. Je suis partie parce que je ne voulais laisser à personne les moyens et le temps de se venger. » Le parano Bayrou, dont elle était encore proche, aurait été contaminé.

    En 2007, son nom fut choisi par la promotion de l'École nationale de la magistrature (ENM) qui reconnaissait ainsi les préférences politiques des juges et l’engagement politique d’Eva Joly.
    Dénonçant toujours la soumission de la magistrature au pouvoir politique, elle a critiqué le projet de Nicolas Sarkozy de dépénaliser le droit des affaires et l'immunité judiciaire durant la durée de son mandat du président de la République.

    En mars 2006 : Eva Joly n’avait pas apprécié le film de Claude Chabrol, "L'Ivresse du Pouvoir"…