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mercredi 4 décembre 2013

Transparence et respect: révélation de l'opération secrète sur la prostate de François Hollande en 2011

Colère d'Ayrault qui la déclare bénigne, sans aucun doigté

France Info contraint le président Hollande à se déboutonner 

Le député Hollande, alors âgé de 56 ans, a dû subir une opération de la prostate à l'hôpital Cochin à Paris, en février 2011, un mois avant de se lancer dans la course à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, alors qu'il n'est encore que président du Conseil général de la Corrèze.
François Hollande a d'abord subi des examens ambulatoires, ce qui lui a permis à l'époque de poursuivre ses déplacements. Puis, il a été hospitalisé une semaine, sans qu'aucune trace n'apparaisse dans son agenda.

"Il faut lui faire confiance mais a-t-on le choix ?", se demande Denis Demonpion. Pour lui, cette affaire pose la question de "l'éternel secret" et "le fait que l'on n'ait pas plus d'informations sur l'entourage médical clinique" des chefs d'Etat français. L'auteur du livre "Le Dernier Tabou, révélations sur la santé des présidents" demande des bulletins de santé plus explicites. 


Une intervention  "bénigne" entourée de secret

L'Elysée a dû confirmer cette intervention chirurgicale. Il s'agissait d'une "hypertrophie bénigne de la prostate", selon le communiqué publié dans la matinée par la présidence de la République. "A la suite de cette intervention, aucun suivi médical n'a été jugé nécessaire", est-il affirmé.

Le député UMP Bernard Debré, éminent spécialiste d'urologie, a confirmé avoir été au courant. 
Mais selon lui, François Hollande n'a pas caché cette événement, à son avis "minime". "Je suis astreint au secret médical. Ca s'est passé à l'hôpital Cochin, dans un service qui devait être le service d'urologie, dont j'étais le chef de service", a-t-il répondu. "Je ne vois pas qui a pu faire fuiter... Si, je crois que François Hollande ne s'en est pas caché, parce que certains journalistes l'ont vu".

Ces gouvernants qui nous manquent de respect

"Il n'y avait rien ! C'est comme si on disait : vous savez, François Hollande s'est fait opérer de l'appendicite à l'âge de 7 ans ans. Et alors ?", a minimisé Bernard Debré qui avait fait partie de l'équipe soignante de François Mitterrand, qui dissimula sa maladie jusqu'au 11 septembre 1992 quand il dut être opéré d'un cancer de la prostate.

Deux bulletins de santé mensongers du président Hollande ont été publiés par l'Elysée depuis son élection en mai 2012. 

Une mascarade de plus. Le premier l'avait été le 5 juin 2012, le second le 6 mars de cette année. Et alors?
"L'examen clinique et para-clinique s'est révélé normal", était-il évidemment écrit dans le communiqué publié par la présidence de la République. François Hollande s'est engagé à en publier un "tous les six mois". Et pourquoi pas,Le prochain est prévu avant l'été 2014.

Pourquoi faut-il que les politiciens vertueux blessent l'intelligence peuple?  
Dr. Ayrault : "Aucune raison d'être inquiet" 
"Je n'ai pas à donner des informations qui relèvent de la vie privée" du Président de la République. Jean-Marc Ayrault n'avait pas du tout envie d'être interrogé ce mercredi matin sur l'intervention subie deux ans et demi plus tôt par François Hollande. Sur RTL, ce mercredi matin, il a malgré tout confirmé l'information en assurant qu'"il n'était pas président de la République quand il a eu cette petite opération bénigne."
Mais il a dénoncé avec véhémence "une espèce de dérive", qui consiste à "rendre compte en permanence de tout" et être "toujours obligé d'étaler la vie privée". "En quoi cela a un rapport avec la campagne présidentielle ?", s'est-il emporté, simplement oublieux que la santé défaillante d'un président "a un rapport" certain avec la gouvernance d'un pays. "Je suis surpris qu'on fonctionne comme ça." 

Dès lors, peut-on croire un Premier ministre qui assure qu'il n'y a  "aucune raison d'être inquiet". Quelle crédibilité peut-on accorder à François Hollande qui s'est "engagé à la transparence."  Pour sa part, le Premier ministre a promis qu'il est "en forme". Tout comme François Hollande...
De son côté, François Bayrou, patron du MoDem, a estimé sur  Europe 1 que le "Président de la République, comme toute personne quelle que soit sa profession, a droit au respect de sa vie privée, dés l'instant que cela n'a pas de conséquence sur l'exercice de son mandat." Il s'est dit "étonné devant l'emballement." La solidarité du milieu fonctionne à plein. 
VOIR et ENTENDRE le sombre Ayrault perdre ses nerfs sur l'opacité (aller à 12' 30") 

U
n secret d'Etat mal gardé mis au jour après 18 mois 
Un  fait aussi "bénin" et une maladie aussi "banale" justifient-ils tant d'opacité et d'irritabilité de la gauche ? 
Pire: la gauche vertueuse et donneuse de leçons respecte-t-elle les Français en la maintenant dans l'ignorance?

Une tradition socialiste: F. Mitterrand, maître du mensonge

François Mitterrand restera le président socialiste issu du pétainisme
Occupation allemande - Mitterrand, son parcours vichyssois, ses relations avec l'extrême droite, dont son amitié indéfectible pour René Bousquet, organisateur de la rafle du Vél’ d'Hiv’.

1956 - 1957 :
 garde des Sceaux, il signe l'exécution de 45 condamnés à mort pour terrorisme, dans le cadre de la guerre civile en Algérie

1959 -
Faux attentat de l'Observatoire, dont Mitterrand se dit victime

1983 - 1986 -
Affaire des écoutes téléphoniques illégales par la cellule antiterroriste de l’Élysée: les victimes reconnues sont l'ex-journaliste du Monde Edwy Plenel (Mediapart), en pointe dans l'affaire Greenpeace, l'avocat Antoine Comte, défenseur des Irlandais de Vincennes, Jean-Edern Hallier (décédé) ainsi que sa famille (son fils, sa fille et son frère) à propos de l'ent cachée du président, et Joël Galipapa, collaborateur de Charles Pasqua, alors que 22 autres plaintes sont jugées infondées dont celles des journalistes Hervé Brusini (France 2) et Michel Cardoze (PCF, L'Humanité, France Inter et France 2) et celle de l'actrice Carole Bouquet.

1987 - 1989 :
Affaire Urba qui porte notamment sur les conditions d'attribution de marchés publics et concerne le financement occulte du Parti Socialiste. Condamnations d'Henri Emmanuelli, mentor de Benoît Hamon, pour "recel et complicité de trafic d'influence, reconnu coupable par la justice de complicité de trafic d'influence, et condamné en décembre 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques.)

1992 -
Hospitalisation en France de Georges Habache: vives réactions dans le monde politique français, Israël proteste contre l'accueil en France d'un "chef terroriste aussi cruel".

1993 -
suicide de son ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, soupçonné de corruption dans une affaire polémique de prêt1994 (7 avri) - suicide à l'Élysée d'un ami proche du Président, François de Grossouvre qui menaçait de révéler des secrets

1994 (1er mai)- soutien de F. Mitterrand au régime Hutu à l'origine du génocide au Rwanda

A partir du printemps 1983 - entretien financier de sa fille adultérine par l’État, Mazarine Pingeot et sa mère Anne logent avec François Mitterrand, dans un appartement de fonction d'un immeuble affecté à la Présidence de la République du quai Branly (7e arrondissement de Paris) de plus de 250 m2, spécialement rénové pour l’occasion. Pendant treize ans, huit "super-gendarmes" de la République veillent en permanence sur les deux femmes, qui s’installent ensuite dans le château de Souzy-la-Briche, résidence de villégiature de la République française mise à disposition du Premier ministre.


La maladie du président Mitterrand fut l'un des secrets les mieux gardés de l'Etat,sous les deux septennats du premier président socialiste de la Ve République, avec l'existence d'une enfant cachée, Mazarine Pingeot. C'est devenu depuis le symbole de la très grande discrétion des politiques sur leur état de santé. En 1992, dans un communiqué officiel, l’Elysée annonce que François Mitterrand doit être opéré d’un cancer de la prostate. Son médecin personnel révélera après sa mort, le 8 janvier 1996, que le candidat Mitterrand se savait atteint dès septembre 1981, avant son éléction du 10 mai 1981. 

Les bulletins de santé qu'il s'était engagé à publier tous les six mois étaient en fait falsifiés.
"Il est normal que la presse s'intéresse à la santé du président de la République", déclare pourtant François Mitterrand lors d'un entretien en décembre 1981 (voir la vidéo ci-dessous). Il mentait mêmeles yeux dans les yeux déjà, assurant même qu'il n'avait "jamais eu affaire, pour des choses sérieuses, à la médecine". 
En octobre 2012, son ancien Premier ministre, Pierre Mauroy, assurera sur Europe 1 avoir été informé dès 1980 du mal dont souffrait le futur président. "Voilà, j'ai un cancer de la prostate. Mais je vais en sortir", aurait alors déclaré le candidat à la présidentielle de 1981.
Moins le régime est démocratique, plus la santé du chef est camouflée 
Le culte du secret autour de la maladie d'un chef d'Etat est particulièrement vrai des régimes les moins démocratiques, nous montre une analyse publiée par Slate l'an dernier. Le site d'info en ligne s'attarde notamment sur les cas du Vénézuélien Hugo Chavez, décédé d'un cancer démenti à de nombreuses reprises, ou encore du Chinois Xi Jinping, un ancien "présidentiable" soudain disparu de la circulation pour raisons de santé. Selon ce site, la fragilisation d'un leader en autocratie est bien souvent l'opportunité que saisissent les élites pour bousculer le pouvoir en place et lancer une révolution. Et l'article de citer en exemple le Zaïrois Mobutu Sese Seko, défait par Kabila en 1997 après avoir publiquement exposé sa maladie.Le site étaye sa démonstration avec des exemples plus récents, ceux des révolutions ayant conduit aux chutes de Moubarak en Egypte, Ben Ali en Tunisie, et Ali Abdallah Saleh au Yémen. Une analyse qui permet également de voir d'un autre oeil les récurrentes mises en scène sportives et viriles de Vladimir Poutine... 
Pourtant, Slate va vite en besogne. Saleh a pris le risque d'annoncer en janvier 2012 qu'il va se rendre aux États-Unis pour des soins et il est toujours à la tête du Yemen. Quant à Moubarak, il fut hospitalisé après sa déchéance et lors de son procès.  Dans le cas de Ben Ali, le président est soupçonné d'une maladie supputée en 2003 pour affaiblir son pouvoir: comme Moubarak (85 ans), il est toujours en vie à 77 ans.
Tabou sociétal, omerta politique et fuitage politicien.
Pourquoi le président trompe-t-il délibérément notre confiance en promettant la transparence, alors qu'il est déjà entré dans la spirale du flou et du mensonge ? 
Le paraître des acteurs politiques  politiciens est une insulte à la démocratie, un manque de respect envers le peuple souverain. Peu lui chaut la prostate du président si elle est plus saine que sa moralité.

Aucun des protecteurs solidaires du président, membre du gouvernement ou simple militant, de gauche comme de droite, en défendant le mensonge, ne sort grandi et ne gagne le respect.
VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé dans le rôle de Mlle Cunégonde nous dire que "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes" du mensonge et  nous lancer, non sans audace, "Circulez, y a rien à voir":

Si la dame est enrhumée, qu'elle se mouche !

VOIR et ENTENDRE le double jeu de France Info, révélateur de la cachotterie mais critique de la fouille de la vie privée des grands de ce monde, dont notre sort dépend pourtant largement: 

Santé des présidents : faut-il tout dire ? par FranceInfo


vendredi 20 avril 2012

Le scandale Hollande révélé outre-Manche, occulté en France

Omerta vertueuse des media socialistes français pour Hollande 


Dans son édition du 15 avril 2012, le Sunday Times consacra un article très documenté sur l'affaire du chauffeur de François Hollande, dont PaSiDupes a déjà parlé ici.
Désormais, c’est la presse anglaise ou américaine qui doit sortir des informations occultées  auto-censurées (sic!) sur François Hollande, tant nos journalistes corrompus mènent une campagne active. Le pire, dans ce comportement totalitaire, c’est que la majorité des journaleux doit avoir l’impression de bien faire son travail, d’être objectifs et professionnels, dans le respect de la déontologie professionnelle (une expression creuse, mais qui en jette !), puisque tous ont les mêmes pratiques serviles.

 

Un candidat socialiste pas très social




"Rumeur de menaces de mort..."
titre le journal britannique
 



Pour mémoire, Mohamed Belaïd accuse l'entourage du candidat socialiste et notamment Faouzi Lamdaoui, le chef de cabinet d'Hollande, de l'avoir employé illégalement comme chauffeur, sans déclaration d'embauche ni versement de salaire, puis de l'avoir physiquement menacé à plusieurs reprises à partir du moment où ses réclamations salariales commençaient à se faire entendre.
Mohamed Balaid a d'ailleurs filmé ces menaces, vidéos aujourd'hui en possession de la police.
De nouvelles informations sont fournies dans cet article.  A plusieurs reprises, le chef de cabinet de François Hollande, Faouzi Lamdaoui, a  payé  l'ex chauffeur, Mohamed Belaïd, en liquide – des sommes de 200 ou 300 euros. Si c'était prouvé, cela viendrait démontrer que cette collaboration passée n'avait rien de bénévole, argument que tentent de faire prévaloir les socialistes.
VOIR et ENTENDRE  l'employé victime de son patron socialiste anti-social et méprisant qui nie les faits: 

Puisque ce blog est entravé dans sa liberté d'expression,
les auteurs vous invitent à cliquer à chaque fois sur "VOIR et ENTENDRE"
pour accéder librement aux videos hébergées par Dailymotion   YouTube.
Merci de votre compréhension des difficultés liées à la campagne...



La presse de gauche discrédite le travailleur

Omerta bien-pensante

La plupart des grandes rédactions françaises ont d'abord dit s'intéresser à l'affaire et certaines auraient même ouvert un début d'investigation sur le sujet. De nouveaux éléments auraient été découverts, mais n'ont pas pas été publiés. Ni par Mediapart, ni par le Canard enchaïné... 

Aucun journaliste français n'a donc finalement révélé l'affaire, à la différence de la presse étrangère. À chaque fois, la même raison est évoquée : "j'aurais bien voulu, mais j'ai pas pu: ma rédaction n'a pas voulu et m'en a empêché".

Rendre publique une information négative sur le candidat socialiste ? En France ? Quelle insolence ! Tout le monde sait très bien qu’il est interdit de diffuser la moindre information compromettante sur Hollande, paragon de vertu socialiste, et ses barons.
Au mieux vous serez considéré comme un manipulateur de « boules puantes », au pire comme un fasciste. C’est pour cette raison que les journalistes 'indépendants' se contentent de déverser des flots d’ " informations "  nauséabondes - vérifiées ou non, et de témoignages anonymes de membres d'associations et de proches -  sur la vie privée et les amis d’amis d’amis de Nicolas Sarkozy et refusent d’évoquer la moindre " boule puante " concernant les aveux de magouilles politiques de Hollande…



Le "deux poids, deux mesures" de la presse soi-disant insolente

La presse engagée a abondamment traité de "l'affaire Pierre Lellouche", simple secrétaire d'État, suspecté d'avoir fait travailler illégalement une femme de ménage sans-papiers ou celle de la femme de la femme de Renaud Muselier à Marseille. Elle a même accordé une large couverture à celle du petit Louis Sarkozy qui jeta  des tomates-cerises sur une policière, on s'étonne un peu que lorsqu'il s'agit du possible futur Président de la République, aucune curiosité politique ou médiatique ne saisisse les journalistes d'investigation.

Le PS bénéficie d'une auto-censure médiatique bien peu honorable

François Hollande et son affaire "Caton", dès l'âge de 29 ans
Video YouTube





François Hollande s'est-il lavé les mains de l'affaire Banon-DSK, lorsqu'il était premier secrétaire du PS ?
Lien PaSiDupes: "DSK aurait imposé le silence à Tristane Banon et son entourage" - La mémoire revient soudain à Philippe Vandel...

VOIR et ENTENDRE la chronique d'Eric Zemmour du 12 décembre 2011 sur les malversations et fraudes électorales de "féodaux locaux" socialistes, Guérini, Kucheida, Navarro, etc...




François Hollande et son incitation à la violence
Le 2 avril 2012, François Hollande  avait désigné Nicolas Sarkozy à la violence des militants,lançant:  "maintenant, on va le taper".
Et cet appel irresponsable a été entendu par des militants socialistes qui n'ont pas hésité, à Amiens, à agresser de jeunes militantes UMP. Cette agression illustre le climat de violences entretenu par l'anti-sarkozysme développé par l'équipe de François Hollande et, avant lui, par la Ch'tite Brochen-Aubry.
Bien évidemment, les deux militantes ont porté plainte pour coups et blessures.

Cerise sur le gâteau: la justice aux ordres de la gauche

La candidate septuagénaire d'Europe Ecologie-les Verts vient d'être

Le juge du tribunal correctionnel de Paris a donné raison à sa consoeur
Pousuivie en diffamation pour avoir accusé Marine Le Pen d'être "l'héritière de son père milliardaire par un détournement de succession", Eva Joly a été relaxée.
La justice de classe ou corporatiste profite à qui ? 
Le tribunal  a estimé que Marine Le Pen était "irrecevable en son action" car elle n'était "pas visée par les propos incriminés", le détournement de succession étant imputé à son père. A l'inverse, la fille peut être impunément incriminée pour les propos du père, mais on ne peut parler de justice à deux vitesses. 

Est-ce la faute de la bi-nationale Gro-Eva Joly si la solidarité joue à plein entre magistrats en activité et juges à la retraite ?

L'avenir risque d'être démocratique et équitable...

vendredi 13 avril 2012

Le dégoût de J. Lang pour les écrits de Montebourg



PS/Pas-de-Calais : Lang va porter plainte contre Montebourg




Le torchon brûle au PS

"Je découvre avec dégoût les extraits d'une lettre d'Arnaud Montebourg reproduite par Le Parisien. Je ne suis évidemment ni de près ni de loin lié aux faits rapportés sur le Pas-de-Calais par le député de Saône-et-Loire ", affirme Jack Lang dans ce communiqué.

" Je ne suis en rien concerné par les diatribes et les appréciations à l'emporte-pièce proférées par Arnaud Montebourg ", insiste-t-il.
Si le député de Saône-et-Loire est libre de ses jugements de valeur, en revanche je ne tolère pas la moindre mise en cause diffamatoire me concernant. J'ai demandé à mon avocat, Maître Laurent Merlet, d'engager des poursuites contre Arnaud Montebourg à raison des attaques ignominieuses portées à mon encontre ", conclut le texte.

Dans un courrier du 21 novembre à la Ch'tite Martine Brochen-Aubry, Arnaud Montebourg, déjà en première ligne pour dénoncer le système Guérini dans les Bouches-du-Rhône, alerte la première secrétaire du PS sur " un système de corruption " bénéficiant à des élus du parti dans le Pas-de-Calais. Une situation qui nécessite à ses yeux d'écarter plusieurs députés PS sortants des prochaines législatives.

A. Montebourg s'en prend principalement au député-maire de Liévin Jean-Pierre Kucheida, qui a été accusé d'être au centre d'un système de financement occulte du PS départemental et d'emplois fictifs.

Mais au détour d'une phrase Jack Lang est aussi visé. 
Maître Montebourg insinue dans son argumentaire que le PS risquerait de prêter le flanc aux " attaques " de la présidente du FN, Marine Le Pen, élue dans le Pas-de-Calais, si n'est pas dénoncé par le parti ce " système de corruption (...) dont la présence de Jack Lang dans ce département n'est qu'un des tristes symptômes ".



Jack Lang, député PS du Pas-de-Calais, a demandé à son avocat d'engager des poursuites judiciaires contre son collègue député Arnaud Montebourg, qui l'a mis en cause dans un courrier évoquant un "système de corruption" d'élus socialistes dans ce département.

Qualifiant d' " attaques ignominieuses " les affirmations du député PS de Saône-et-Loire à son encontre dans ce courrier, l'ancien ministre précise avoir "demandé à (s)on avocat, Me Laurent Merlet, d'engager des poursuites contre Arnaud Montebourg ", selon un communiqué.


Législatives: Jack Lang change de crèmerie
Ce parisien de la Place des Vosges s'est fait parachuter dans le Jura... Le fromage y est meilleur ?
Mais sera-t-il présent, puisqu'il brigue le perchoir de l'Assemblée nationale ?

Pendant la campagne, et pendant que le reblochon s'affine, les juges militants laissent mûrir les affaires.



mardi 21 février 2012

Le Monde recueille le Huffington Post et ses canards boiteux

Raphaëlle Bacqué raconte comment sa consoeur A. Sinclair était « salie »

Réseaux, sororité et copinage mediatiques

Le site américain d'actualités politiques Huffington Post a lancé sa version française le 23 janvier dernier. Anne Sinclair, épouse Dominique Strauss-Kahn, en est la directrice éditoriale.
La propriétaire, Arianna Huffington (née Stassinopoulos et divorcée du républicain Michael Huffington) a échoué en 2003 dans sa conquête du poste de gouverneur de la Californie, contre Arnold Schwarzenegger.
Le journal en ligne, qui démarre avec une équipe de huit journalistes, est hébergé dans les locaux du quotidien socialiste du crépuscule, Le Monde.
L'objectif de la version française du site américain,
lancée lundi matin, est d'être "sérieux mais divertissant", a déclaré Anne Sinclair, lors de la conférence de presse de lancement. Sérieux mais chaud ?


"Nous avons une ambition forte mais des moyens plutôt limités au départ. Nous avons l'intention de grandir", a expliqué l'épouse de l'ancien directeur général du FMI !

VOIR et ENTENDRE

Parmi les grandes signatures de ses tribunes politiques, Rachida Dati (UMP) et Julien Dray (PS) .


« DSK : comment le patron du FMI cachait sa double vie

Au 2613 Dumbarton Street, la maison n'a toujours pas trouvé preneur. C'est une belle demeure de brique rouge, au bout d'une petite impasse de Georgetown, l'un des quartiers chics prisés par les Européens, au coeur de Washington. Par-dessus la palissade, on aperçoit le jardin, une jolie terrasse et une piscine.

Anne Sinclair, après l'avoir achetée en 2007 pour quelque 4 millions de dollars et l'avoir redécorée de fond en comble, l'avait mise en vente 5,2 millions (4 millions d'euros) en septembre 2011. Elle a dû consentir depuis un rabais de 500 000 dollars pour convaincre des acheteurs qui ne se manifestent toujours pas.

Dans les réceptions données par les ambassades, c'est désormais la nouvelle patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui est fêtée. Le nom de Dominique Strauss-Kahn n'y est que rarement prononcé. Ceux qui l'ont côtoyé à Washington continuent pourtant d'en parler à mots couverts, et reconstituent à l'infini les pièces d'un puzzle dessinant la double personnalité de DSK.

"Le 25 janvier 2010, se souvient l'un des économistes du FMI, il devait être l'invité de la traditionnelle galette des rois qui réunit chaque année économistes et employés français du FMI et de la Banque mondiale", deux institutions qui se font face, au coeur de la capitale américaine. L'événement n'a pas d'importance autre que celle de réunir ces exilés volontaires. DSK y était cependant attendu comme une vedette. "Deux heures avant la petite fête, il a appelé pour annuler sa venue : "Je suis grippé", assurait-il. Ce n'est qu'ensuite, en lisant la presse française, que nous avons fait le rapprochement..."

IL PRÉFÈRE "SÉCHER" SES OBLIGATIONS MONDAINES FRANÇAISES POUR RETROUVER SES AMIS DU NORD

Ce jour-là ont débarqué à Washington le commissaire de police Jean-Christophe Lagarde, adjoint de la sécurité publique dans le département du Nord, Fabrice Paszkowski, un riche entrepreneur du Pas-de-Calais, et une jeune femme que ce dernier présente comme sa "collaboratrice", Jade, une prostituée des bars de Dominique Alderweireld, alias "Dodo la Saumure". Deux jours plus tard, Dominique Strauss-Kahn doit s'envoler pour la Suisse où se tient le Forum économique mondial de Davos. Avant ce rendez-vous sur fond de crise financière internationale, il préfère "sécher" Epiphanie et obligations mondaines françaises pour se rendre à l'Hôtel W, superbe établissement dont les canapés rouges et noirs attendent la petite troupe de Français, sous des lustres de cristal.

On l'observe, pourtant, depuis des mois. La plupart des journalistes français en poste dans la capitale américaine traquent les signes annonciateurs d'une éventuelle candidature à la présidentielle française. A l'été 2010, le communicant Ramzi Khiroun est venu passer plusieurs jours à Washington en compagnie du journaliste Claude Askolovitch, qui prépare, dit-il alors à ceux qui le rencontrent, le futur livre de campagne du candidat. Ses conseillers d'Euro RSCG multiplient les allers-retours entre Paris et Washington. En France, il est le net favori des sondages présidentiels. Qui pourrait imaginer qu'il prenne le risque d'une soirée libertine au coeur de l'Amérique puritaine ?

L'Hôtel W est à deux pas de la Maison Blanche. C'est un de ces lieux élégants et luxueux, nombreux à Washington, où se croisent hommes d'affaires, élus du Congrès, hauts fonctionnaires et riches voyageurs. Comment DSK n'a-t-il pas été reconnu lors de ses passages dans le hall de cet hôtel si fréquenté par ses pairs ? "Parce qu'il pouvait légitimement penser que son visage n'était pas connu, avance un diplomate. Un sénateur américain aurait eu une visibilité supérieure."

Depuis 2008, surtout, Dominique Strauss-Kahn a pris le parti de la discrétion mondaine. Les premiers mois après son arrivée à Washington, on le croisait souvent dans les dîners et les cercles du Tout-Washington, accompagné d'Anne Sinclair. Mais le scandale provoqué, quelques mois après sa nomination à la tête du FMI, par sa liaison avec une économiste du Fonds, la Hongroise Piroska Nagy, a manqué lui coûter sa position de directeur général. Il n'a dû qu'à son remarquable entregent d'être lavé par la commission d'enquête interne des soupçons d'abus de pouvoir. Il a essuyé le blâme de l'institution pour sa "regrettable erreur de jugement". Il a dû aussi infliger à Anne Sinclair une séance d'excuses publiques, debout devant quelque huit cents membres du FMI, dans un "silence glacé", sorte de répétition des regrets qu'il exprimera trois ans plus tard sur TF1, après l'affaire du Sofitel.

Il a depuis juré à ses proches, à ses communicants, à ses amis politiques, qu'il serait prudent. Anne Sinclair l'accompagne plus souvent dans ses déplacements, à Panama, Singapour, Kiev, Yalta, Alger, Johannesburg. On la voit déjeuner avec lui à la cantine du FMI. Dans l'enceinte du Fonds, un garde du corps le suit systématiquement dans ses déplacements. Et c'est comme s'il évitait, désormais, les tentations à l'intérieur de l'institution.

UNE SURPRENANTE RÉSERVE

A l'extérieur, DSK montre une réserve surprenante. La crise mondiale, bien sûr, l'oblige à voyager cent cinquante jours par an. Au dîner d'ouverture du G20, à Pittsburgh, le 24 septembre 2009, c'est lui que l'on a placé aux côtés du président américain, Barack Obama. Pour le reste, il paraît s'être retiré de toute mondanité. Même Tony et Heather Podesta, deux célèbres organisateurs des soirées politiques les plus courues de la capitale américaine assurent aujourd'hui : "We didn't know DSK..."

Lors de la campagne menée pour la nomination de son mari au FMI, à l'été 2007, Anne Sinclair lui avait offert les services d'un cabinet américain de relations publiques, TD International, chargé d'assurer le lobbying du Français auprès des gouvernements étrangers. Mais depuis l'affaire Piroska Nagy, il évite les corvées sociales.

Un soir où, tout de même, ils n'ont pu éviter une réception, plusieurs invités aperçoivent un DSK lassé, seul dans son coin. "Il a fallu qu'Anne le pousse à aller vers les invités", se souvient l'une des convives. Le city magazine mensuel de la capitale, The Washingtonian, qui publie un long article consacré à la vie quotidienne du directeur général du FMI, titre de façon éloquente : "The Invisible Man"...

Il n'a pourtant pas renoncé à sa vie libertine. Puisqu'il doit dissimuler ses plaisirs, c'est vers ce petit groupe de "copains" du nord de la France qu'il a trouvé la parade. Jamais les économistes du FMI ne pourront comprendre la raison de la présence de ces hommes d'affaires lillois et de ces femmes dont rien ne dit qu'elles peuvent, à l'occasion, se prostituer. Le décalage des mondes semble la meilleure des couvertures. DSK a aussi obtenu d'être débarrassé de son garde du corps dès sa journée terminée. Hors du Fonds, il est sans protection ni surveillance.

Anne Sinclair s'est d'abord félicitée, devant la presse, d'avoir enfin son mari pour elle, le soir. Le couple détaille ses week-ends passés à dévorer des séries américaines, parmi lesquelles la série culte "The West Wing" ("A la Maison Blanche"). Mais, à ses amies, l'ancienne star de TF1 confie fréquemment qu'elle s'ennuie dans ce Washington parfois si provincial. Souvent, lorsque son mari enchaîne les voyages et les réunions de crise, elle part passer quelques jours à Paris.

Le 15 décembre 2010, au retour d'un voyage officiel au Mexique et alors que le FMI est plongé dans la résolution de la crise grecque et l'attribution d'un prêt de 22,5 milliards d'euros à l'Irlande, Dominique Strauss-Kahn rejoint Fabrice Paszkowski et Jean-Christophe Lagarde. Ils sont accompagnés de David Roquet, patron d'une filiale du groupe de BTP Eiffage, du patron de la sécurité publique du Nord Jean-Claude Menault (le supérieur de Jean-Christophe Lagarde), de Jacques Mellick junior, fils de l'ancien ministre, et de deux jeunes femmes. Le 11 mai 2011, deux jours avant de partir pour le Sofitel de New York, il retrouve à nouveau ses amis du Nord à l'hôtel W.

"ON DÎNAIT À L'HÔTEL PUIS ON ALLAIT DANS MA CHAMBRE"

Jamais, lors de ces rencontres, le directeur général du FMI ne songe à se dissimuler. "Florence", qui tient à Lille un salon de massage offrant des prestations sexuelles tarifées, a décrit ainsi ces soirées aux policiers : "On dînait à l'hôtel puis on allait dans ma chambre, car j'invitais tout le monde dans ma chambre..." Le jour, DSK fait visiter le FMI au groupe. Et quand Jade, la prostituée des bars de "Dodo la Saumure", veut une photo à ses côtés, dans son bureau de directeur général, elle lui est accordée sans difficulté.

David Roquet rapportera plus tard aux juges que, lors du dernier voyage en mai, quelques jours avant le scandale du Sofitel, Jean-Christophe Lagarde s'inquiète pourtant. Lors de son précédent passage à Paris, le couple Strauss-Kahn a été photographié montant dans la Porsche de Ramzi Khiroun. Le commissaire de police recommande donc à DSK "d'éviter de regarder des filles dans la rue et d'avoir des comportements qui pourraient attirer les médias". Jamais, cependant, ils ne paraissent s'interroger sur le danger que peut courir le favori des sondages dans ces soirées au W.

Au sein du FMI, depuis des mois, des rumeurs courent. Des gardes du corps ont rapporté que, lors d'une tournée en Afrique, Dominique Strauss-Kahn a exigé de sortir seul le soir, dans des quartiers réputés dangereux. DSK s'est sans doute imaginé que la crise économique mondiale serait son meilleur bouclier. Qui prendrait le risque de déstabiliser un rouage aussi essentiel dans cette période ?

Il ne lui a pas échappé qu'il était arrivé, en 2007, dans une institution traumatisée. Son prédécesseur, l'Espagnol Rodrigo Rato, qui s'était séparé de son épouse durant son mandat à Washington, avait dû brusquement annoncer sa démission afin de poursuivre une liaison avec une jeune femme qui ne pouvait obtenir de visa. Presque au même moment, le président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, avait été forcé de quitter son poste après avoir largement augmenté le salaire de sa maîtresse, employée de l'institution qu'il dirigeait. DSK a compris que ces grandes institutions feront tout pour s'épargner une crise interne supplémentaire. Jusqu'à l'affaire du Sofitel de New York, il gardera ainsi cette certitude que son secret est bien gardé. »
Raphaëlle Bacqué

lundi 2 janvier 2012

Affaire Karachi: le PS la met en veilleuse

Les supputations de Libération dérangent à gauche



On a, sans nul doute,
envie de lui faire confiance



Les "révélations" de Libération ne convainquent pas


Les dernières révélations sur l’affaire Karachi n’ont pas suscité plus d'intérêt que ça. Dans son édition de lundi, Libération rapporte qu’un ancien haut fonctionnaire a déclaré au cours de son audition devant le juge avoir appris - "par "ouï dire" - que Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, avait donné en 1994 son aval à la création d’une société luxembourgeoise chargée de verser des commissions dans le cadre de contrats d’armement. La justice cherche à savoir si ces commissions n’ont pas été au départ de rétrocommissions qui auraient financé la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.


Les allégations
L'accusateur émet un avis personnel.
Un ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, Gérard-Philippe Menayas, entendu le 2 décembre dernier par le juge Renaud Van Ruymbeke (qui s'est fait connaître dans l'affaire Robert Boulin, restée non élucidée) dans le cadre de l'affaire Karachi, a affirmé que, selon lui, Nicolas Sarkozy - ministre du Budget en 1994 - ne pouvait qu'être au courant du versement de rétrocommissions en coulisse du contrat d'armement signé avec le Pakistan. "Il est clair [sic] que le ministère du Budget a nécessairement donné son accord pour la création de Heine, a-t-il accusé lors de son audition, dont le procès verbal a été dévoilé lundi matin par le quotien socialiste Libération. "Vu l'importance du sujet, cette décision ne pouvait être prise qu'au niveau du cabinet du ministre, a-t-il insisté. Et de répéter catégoriquement au cours de l'audition: «Je n'imagine pas qu'une telle décision ait pu être prise sans l'aval du cabinet du ministre", a-t-il martelé, à défaut de preuves.


Le socialiste Manuel Valls s'est emballé

La réaction la plus virulente est venue de Manuel Valls.
Sautant quelques intermédiaires au passage, il a roulé des mécaniques "Il est temps que le président, je l'exige, s'explique sur cette affaire d'Etat", a déclaré le responsable de la communication de François Hollande en campagne sur France 2. Le député-maire d’Evry a évoqué un "besoin criant de vérité, de transparence". "Nous le devons aux familles des victimes", a-t-il assuré, comme on fait en ce genre de circonstances floues, au sujet de l'attentat de Karachi de mai 2002, qui a fait 15 morts, dont 11 Français, au Pakistan. L’arrêt du versement des commissions dans le cadre du contrat Agosta, arrêt décidé par Jacques Chirac en 1995, pourrait être à l’origine de cet attentat. C’est en tout cas une des pistes étudiées par la justice.


Les camarades socialistes de Manuel Valls sont plus circonspects

Ils redoutent un effet boomrang
"Je vais être extrêmement prudent
parce que je ne crois pas qu'une campagne doive se faire dans un climat d'affaires ou d'affairisme", a ainsi lâché, inqueit, Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, sur RTL. Mais "il faudra bien qu'un jour, Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy s'expliquent sur le financement de cette étrange campagne ou l'étrange financement de cette campagne", a-t-il tout de même déclaré.

Des politiques de tous bords sont cités
Dans un cahier saisi par deux juges du pôle financier, Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin, qui enquêtaient sur une affaire mineure de barbouzes au sein de la DCN, selon l'hebdomadaire Bakchich Hebdo, il est écrit:"L'un des principaux bénéficiaires des 5 millions de francs [affaire frégates] serait Edouard Balladur. L'autre, Elisabeth Guigou (PS), grâce à un système élaboré des prêts adossés."
Lien backchich.info



La majorité ne s'émeut pas

La majorité ne compte plus les rumeurs et accusations socialistes.
"C'est une affaire qui remonte à plus de 20 ans aujourd'hui" (1994), a estimé sur RTL Luc Chatel. "Attendons les faits et non pas de supposées déclarations via voie de presse", a encore déclaré le ministre de l’Education. "Il y a une enquête judiciaire qui est en cours. A chaque fois que le gouvernement était sollicité pour fournir des informations à la justice, il l'a fait. Donc nous jouons la transparence, et laissons l'enquête judiciaire se dérouler".

Même profession de bonne foi chez Nathalie Kosciusko-Morizet. "Le gouvernement a systématiquement déclassifié ce qui était autorisé à la déclassification et accompagné la justice de toutes les manières qu'il pouvait pour que la justice puisse faire son travail", a fait valoir la ministre de l’Ecologie sur France Inter.


Gérard-Philippe Ménayas cherche-t-il à se blanchir ?

Il était directeur financier de la Direction des constructions navales
(DCN) en 1994, à l'époque de la signature des contrats d'armement Agosta avec le Pakistan et Sawari II avec l'Arabie saoudite – les fameux contrats auxquels s'intéressent les juges

En octobre dernier, l'intermédiaire en armement Ziad Takieddine, entendu par le juge Renaud van Ruymbeke sur son intervention dans le contrat Sawari II avec l'Arabie Saoudite, a dénoncé jeudi sur Europe 1 "un complot" contre Nicolas Sarkozy et mis nommément en cause ...Dominique de Villepin.

Bayrou accuse tout le monde
Le candidat du centre pour 2012 préconise de "durcir les lois". Sa solution: "surtout, on choisit des responsables pour l'Etat totalement indépendants de ces réseaux. C'est un des enjeux de 2012: des hommes et femmes tellement éloignés de tout ça, qu'ils établiront un mur de verre entre les influences et les décisions de l'Etat".
François Hollande et Martine Aubry lui semblent-ils appartenir à cette catégorie hors de tout réseau ? "Ils ne sont pas hors des solidarités de partis", a estimé Bayrou, qui crève de ne pas avoir de réseaux...

samedi 26 novembre 2011

Affaire DSK: relance de la thèse fumeuse du complot

Les avocats US de Strauss-Kahn conditionnent le procès au civil


Pourquoi cet homme
a-t-il de quoi rire ?




La défense n'a rien trouvé de mieux que la thèse du complot

La thèse d'un complot dans l'affaire DSK a été relancée vendredi
" Nous ne pouvons plus exclure la possibilité que Dominique Strauss-Kahn ait été la cible d'un effort délibéré de le détruire en tant que force politique ", accuse par communiqué le moins médiatisé des deux avocats de Dominique Strauss-Kahn. William Taylor, l'un des deux avocats de Dominique Strauss-Kahn, relance ainsi l'affaire qui a précipité la chute du candidat favori de la primaire socialiste, l'ex-directeur général du Fonds monétaire international, un homme marié aux moeurs débridées, à nouveau inquiété dans une sordide affaire de sexe.


Une "enquête" ...journalistique alimente justement la thèse

Quels sont donc les éléments de la machination du camp DSK aux Etats-Unis ?
Après le stupéfiant abandon des charges par le procureur Cyrus Vance Jr., voilà qu'un magazine prétend avoir des indices !
A l'approche de l'ouverture du procès civil annoncé, un journaliste d'investigation a justement mené ce qu'il appelle une 'enquête' pour le New York Review of Books à paraître lundi. L'auteur de cette enquête parallèle n'est autre qu'un dénommé ...Edward Jay Epstein , né en 1935. Des mystères, le journaliste septuagénaire a eu le loisir d'en faire sa spécialité: il a écrit des livres sur l'assasinat du président Kennedy, sur une tentative d'assassinat de Fidel Castro par la CIA ou sur le trafic de diamants.

Et, dans son élan, Epstein (ci-contre) s'autorise un merveilleux amalgame, écrivant qu'il " met sérieusement en question le comportement des représentants de l'hôtel Sofitel à New York et du Groupe Accor à travers le monde ". Ainsi reprend le suintement de l'accusation à base de supputations et interprétations.

Son enquête est tellement percutante qu'elle n'a que des interrogations et ne démontre rien: elle insinue. L'investigateur appelle en effet le groupe hôtelier à faire le travail: " Nous les appelons à avancer une explication complète aux questions soulevées par M. Epstein ", ajoute-t-il. Dans la foulée, la presse ironise en observant aussitôt qu'aucune réaction n'a pu être obtenue dans l'immédiat auprès du groupe Accor sur l'article daté du 22 ...decembre 2011: "What Really Happened to Strauss-Kahn ?"lien.

Le monde est aussi petit que l'univers de DSK est grand

La surprise est-elle grande de constater que la fondatrice du magazine culturel est une journaliste journaliste américaine du nom de Barbara Epstein, née Barbara Zimmerman (1928-2006) ?

Le magazine Esquire, qui s'adresse à une clientèle masculine aisée et comporte un mélange de photos dites de charme et d'articles sur l'économie, a d'ailleurs qualifié son confrère de " premier magazine intellectuel et littéraire du monde anglophone ", ce qui tend à classer le bimensuel new-yorkais du côté des collectionneurs internationaux d'oeuvres de grands maîtres de la peinture, comme l'épouse DSK (1991), Anne Sinclair, plutôt que de l'investigation judiciaire.

Anne Sinclair, de son vrai nom Anne-Élise Schwartz, est née en 1948 à New York. Elle est est la fille de Micheline Nanette Rosenberg (représentée sur une toile de Picasso) et de Joseph-Robert Schwartz (devenu Sinclair en 1949), homme d'affaires et chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur, et petite-fille du grand marchand d'art parisien, londonien, puis new-yorkais Paul Rosenberg, dont elle est l'une des héritières (elle possède une partie de sa collection de tableaux d'une valeur de plusieurs dizaines de millions d'euros).

Une "enquête" commanditée
Le 18 septembre dernier, interrogé sur TF1 sur un éventuel complot destiné à torpiller ses ambitions présidentielles, Dominique Strauss-Kahn avait répondu sans exclure cette hypothèse: allait-il se fermer cette possiblilité ? " Un piège, c'est possible, un complot, nous verrons." La possibilité de piège est un demi aveu de celui dont la vie sexuelle tourmentée n'est que trop connue dans les mileieux hôteliers, comme le démontre l'affaire du Carlton de Lille. Un complot était plus difficile à envisager, mais l'obsédé sexuel se réservait cette éventualité et ne fermait aucune porte.

L'insolent DSK accumule les déboires

Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999 (affaire de la mutuelle étudiante MNEF, emploi fictif dans l'affaire ELF et affaire de la cassette Méry, il démissionne de ses fonctions ministérielles, puis retrouve son siège de député en 2001, avant de bénéficier d'un non-lieu et d'une relaxe.

Arrêté le 14 mai à l'aéroport John Fitzgerald Kennedy de New York l'ex-ministre socialiste de Jospin s'est montré très arrogant alors qu'il était le favori des sondages pour la présidentielle de 2012 en France et très imprudent, alors qu'avec Laurent Fabius il s'était fait éliminer par Ségolène Royal à la primaire du PS pour désigner son candidat à l'élection présidentielle de 2007.
A la demande du procureur de Manhattan Cyrus Vance, la justice a renoncé en août aux poursuites pénales en raison de difficultés présumées à convaincre la totalité requise du jury américain, mais une procédure au civil est toujours en cours, avec laquelle la presse interfère donc.


Un téléphone perdu: piraté ?

Dans cet article, Edward Jay Epstein (76 ans), qui s'appuie notamment sur les enregistrements des caméras de vidéo-surveillance de l'hôtel, tombées entre ses mains, retrace minute par minute ce qui s'est passé le 14 mai.


L'investigateur en chambre s'étonne d'abord que l'hôtel ait mis une heure entre le moment où la femme de chambre a informé son responsable hiérarchique de son agression sexuelle et la mise au courant de la police new-yorkaise
, bien que l'agresseur soit un VIP international intouchable, le patron du FMI. Le Figaro parle de seulement "quarante-cinq minutes après sa 'rencontre' avec DSK": l'un des deux journaux n'est pas à la minute, ni à quinze près...

Epstein évoque ensuite une série de contacts téléphoniques entre des responsables du groupe Accor, qui possède l'hôtel. Il écrit également qu'au moment où le chef de la sécurité de l'hôtel, Adrian Branch, vient de composer le 911, le numéro de la police, deux employés de l'hôtel ressortent de son bureau en se congratulant et en se livrant à ce qu'il qualifie subjectivement d'" extraordinaire danse de célébration qui dure trois minutes ". Un de ces deux employés, souligne-t-il, a accompagné Nafissatou Diallo jusqu'au bureau du chef de la sécurité du Sofitel à 12h52. L'autre les y a rejoints. Selon l'enquête à charge du journaliste, " il n'y a toujours aucune explication des raisons pour lesquelles le personnel de sécurité a différé l'appel au NYPD qui allait aboutir à un scandale impliquant le possible futur président français (...), insiste-t-il, bien qu'il s'agisse d'une personne à ménager et éventuellement protégée par un passeport diplomatique. " Pas plus qu'on ne sait pourquoi ces deux hommes faisaient la fête ", insinue-t-il, sinon que ces faits sexuels scabreux sont de nature à égailler le quotidien de deux hommes ordinaires.
Un soupçon parano, Epstein affirme également que le BlackBerry de DSK a forcément été "piraté", puisqu'il a disparu.
Dominique Strauss-Kahn se servait de l'un de ses téléphones portables, "le BlackBerry FMI", son appareil de fonction, pour des communications aussi bien professionnelles que privées. Déjà journaliste d'investigation au temps de la 'Guerre froide', Epstein conclut sans preuve que le portable égaré le jour de l'arrestation de DSK lui aurait été subtilisé par les services secrets bulgares ... D'après les relevés, il a été désactivé à 12h51, alors que Dominique Strauss-Kahn avait quitté l'hôtel et qu'il déjeunait avec sa fille. Rien n'indique que, reprenant ses esprits et réalisant son oubli après sa fuite de l'hôtel, DSK ne l'a pas lui-même fait désactiver au cours du repas. "D'après des informations électroniques qui ont été portées à la connaissance des enquêteurs en novembre 2011, il apparaît en effet que ce téléphone n'a jamais quitté le Sofitel ", confirme Epstein.

Selon le journaliste, Strauss-Kahn a en outre été alerté par un SMS d'une amie travaillant pour l'UMP. Epstein ne précise malheureusement pas à quelle heure... Cette infiltrée travaillant temporairement comme documentaliste au siège de l'UMP - dont le nom n'est pas révélé - l'aurait prévenu qu'un courrier électronique qu'il a adressé à sa femme, Anne Sinclair, via son BlackBerry, a été lu au siège de l'UMP. " On ignore comment les bureaux de l'UMP ont bien pu recevoir cet e-mail, mais SI il venait de son BlackBerry FMI, Epstein avait des raisons [lesquelles ?] de penser qu'il était peut-être sous surveillance électronique à New York".
Des 'si', des 'peut-être et des conditionnels font sans doute de l'information sur Mediapart, mais ne constituent pas des preuves pour la justice, seulement des hypothèses vendeuses. Ainsi, dans certains cas, les informations électroniques ne parlent-elles plus "minute par minute" au journaliste qui n'est donc pas en capacité de révéler l'heure exacte de lecture éventuelle par l'UMP.
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a d'ailleurs démenti l'information et réfléchirait à d'éventuelles poursuites judiciaires pour diffusion de fausses informations.

Nouveau recours à l'immanquable théorie de la peur

DSK serait d'autant plus inquiet, ajoute Epstein, que quelque temps auparavant, un ami diplomate - anonyme, faut-il le préciser - lui AURAIT révélé qu'ON essaierait de le "gêner avec un scandale ". C'est à ce moment qu'intervient le coup de fil de DSK à Anne Sinclair (plusieurs fois évoqué dans la presse) dans lequel il lui dit "avoir un gros problème . La conversation passée à 10h07 dure six minutes.
Une peur qui n'a toutefois pas coupé les moyens de DSK, déplore certainement la femme de chambre gratifiée d'un "quickie" de sept minutes, douche comprise.

DSK n'est pas matinal
A 12h13, sept minutes après l'agression de Nafissatou Diallo en cinq sets à la sortie du bain, sur le coup de midi, Monsieur Sept Minutes appelle sa fille Camille avec ce BlackBerry de fonction pour lui dire qu'il sera en retard à leur déjeuner.
Le repas terminé, DSK prend un taxi pour l'aéroport et constate à l'arrivée qu'il a égaré le "BlackBerry FMI" (sur lequel se trouvait le texto de sa camarade documentaliste à l'UMP). A 14h16, il demande à sa fille de vérifier s'il ne l'a pas oublié au restaurant: c'est dire qu'il ne diabolise pas encore le Sofitel. Mais Camille ne le retrouve pas. Ni la police ni les détectives privés ne remettront la main dessus. On comprend que pour le bon déroulement de son scénario, Epstein n'envisage l'oubli ni au restaurant ni dans le taxi.

" Si on excepte la possibilité d'un accident, pour qu'un téléphone soit mis hors service de cette façon, il faut une connaissance technique du fonctionnement du BlackBerry ", affirme Edward Jay Epstein. Ou une opposition du propriétaire.

Le zèle de France Info

Pour mieux étayer les soupçons sur le Sofitel de Manhattan
, propriété de la chaîne hôtelière française, France Info, elle aussi "à la solde de l'Elysée", selon la presse partisane, insiste pourtant sur la vidéo qui montrerait le personnel de l'hôtel en train de "se réjouir" du récit de Nafissatou Diallo, à 13h33. La commentatrice s'étonne que des employés fassent des gorges chaudes d'une affaire sexuelle et interprète à son tour leurs réactions grivoises comme de la satisfaction au succès du présumé complot.

La chaîne d'information abonde dans le parti-pris
Les allées et venues d'une employée de service dans une chambre voisine, la 2820, située au même étage que la suite présidentielle 2806 occupée par DSK, seraient suspectes ! Mme Diallo s'y est rendue , ce qui s'expliquait jusqu'ici naturellement avant la rencontre, par ses obligations de service, et après, par le besoin de se ressaisir des violences sexuelles subies.

La défense de l'employée immigrée peine à se faire entendre

Douglas Wigdor, un des avocats de Nafissatou Diallo, a au contraire estimé qu'il est "au-delà du grotesque de dire que Mme Diallo a pris part à un complot d'Etat pour piéger DSK".

D'autant que des zones d'ombre subsistent que l'enquêteur partisan n'éclaire toujours pas.