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lundi 12 mars 2012

'Buy European Act': Sarkozy veut le promouvoir, mais Hollande ?

Sarkozy a la volonté politique, là où ses prédécesseurs ont laissé courir


En 1980 à Romilly, les communistes organisaient déjà des manifestations
contre les délocalisations en ...Tunisie.


"La France demandera que l'Europe se dote d'un 'Buy European Act'

Un serpent de mer
Ainsi, sur le modèle du 'Buy American Act', bénéficieront de l'argent public européen, les entreprises qui produiront en Europe".

Parmi les trois ultimatums fixés à l' Europe par Nicolas Sarkozy figurent ces deux propositions : imposer à toutes les administrations de l'UE et des pays membres de se fournir et de travailler uniquement avec les entreprises issues de pays européens ; et imposer des règles de réciprocité, qui permettraient des mesures de rétorsion en cas de frein aux exportations européennes.

Sarkozy l'a promis, mais Hollande n'en souffle mot

Si "dans les douze mois qui viennent, aucun progrès sérieux sur l'exigence de la réciprocité avec nos principaux partenaires n'était enregistré, alors la France appliquera unilatéralement cette règle jusqu'à ce que les négociations aboutissent".

La détermination est salutaire, mais Le Monde, favorable à Hollande, se pose de la question de la crédibilité, comme à chaque fois que son candidat n'a aucune position sur le sujet...


On attend le "Buy European" qui ne vient pas

Guigou adepte du protectionnisme que le PS reproche à l'UMP


L'idée d'acheter européen n'est pas nouvelle et Elizabeth Guigou, ministre socialiste des affaires européennes de Mitterrand, l'évoquait en 1993, sans parvenir -en cinq années de pouvoir- à le faire passer dans les actes. Marchais (PCF), avant elle avait fait campagne "Produisons français" au début des années 80...
Lien PaSiDupes : " Achetez français, clame Hollande, avec les communistes ".

A la même époque, la députée (UDF, devenue UMP depuis) Marie-Thérèse Boisseau expliquait à l'Assemblée : "La Communauté européenne doit reprendre l'offensive et se doter d'instruments législatifs analogues à ceux des Etats-Unis. Cela n'a rien à voir avec une ' forteresse Europe'. Mais le 'Buy American Act' n'est pas prêt d'être aboli. Il faut donc au plus vite renforcer l'Union européenne en brandissant notamment un 'Buy European Act'". A son tour, François Bayrou fait du neuf avec de l'ancien en 2012.

Mais la dernière décennie du XXe siècle se consacre au libre-échange au travers d'accords d'ouverture de marchés, dans l'esprit du GATT (en français : Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce).
Plus question de mesures protectionnistes, jugées contre-productives et critiquées à gauche comme à droite. Entre-temps, les négociations entre Union européenne et organisation mondiale du commerce (OMC) ont conduit à l'abaissement du tarif douanier commun instauré en 1968 et permettant aux pays européens d'imposer des droits de douane.

La gauche rédige beaucoup mais n'agit pas

L'idée d'un "Buy European" ressurgit périodiquement d'un extrême à l'autre de l'échiquier politique.

Sorti de sa torpeur par la présidentielle, le sénateur trotskiste fabiusien Henri Weber prend le train en marche dans une note pour la fondation socialiste Jean Jaurès, en date de février 2012. Avant lui, la Chambre de commerce et de l'industrie de Paris a également rédigé plusieurs notes réclamant une telle mesure. La question a surtout été relancée par Christine Lagarde, un mois avant encore, en janvier 2011. Elle annonçait des actions sur le sujet, mais les frasques de l'odieux socialiste D. Strauss-Kahn l'interrompirent, puisque son affaire de violences sexuelles la propulsa à la tête du FMI en juin 2011.

On comprend donc que, malgré son volontarisme, l'action gouvernementale n'a pu porter ses fruits, du moins pour le moment. Les membres de l'Union européenne ne sont pas tous sur la même ligne, complexe, et certains craignent des effets économiques inattendus : elle peut en effet entraîner des surcoûts importants, notamment pour les matières premières qui devraient alors être impérativement orginaires d'Europe pour être employées dans des projets publics.

Surtout, les mesures protectionnistes peuvent entraîner des mesures de rétorsion de la part du pays qui subirait des blocages. Et l'Allemagne, deuxième exportateur mondial, n'a pas envie de voir son économie mise en péril par de nouvelles règles.


Un projet en gestation à la Commission européenne


Sarkozy s'attaque à un gros morceau

L'Allemagne a évolué favorablement, comme le montre la carte jointe, car elle préférait jusqu'ici (décembre 2011) rappeler les règles existantes, et notamment l'article 58-2 de la Directive 2004/17, qui prévoit que "toute offre présentée pour l'attribution d'un marché de fournitures peut être rejetée lorsque la part des produits originaires des pays tiers (...) excède 50 % de la valeur totale des produits composant cette offre". Elle est désormais le deuxième état le mieux disposé. Mais il est impossible de savoir si ce dispositif est appliqué, faute de statistiques établies, comme le regrettait un rapport sénatorial.

Sous la pression des autorités françaises, la Commission européenne n'est pas restée totalement inactive face à une question devenue de plus en plus pressante. Elle a récemment évoqué ces questions, en lançant, en juin 2011, une consulation sur "la question de l'accès aux marchés publics externes".
Ainsi, le Français Michel Barnier, commissaire européen chargé du marché intérieur, et le commissaire belge au commerce, Karel De Gucht, préparent parallèlement une proposition pour favoriser l'ouverture des marchés publics de certains pays étrangers, avec, à la clé, une menace d'être exclus de certains marchés européens.

L'idée serait de permettre aux administrations et opérateurs publics européens de traiter différemment les fournisseurs en fonction de l'accès que laisse leur pays d'origine à ses propres marchés publics. Les deux commissaires prévoient également un mécanisme de "défense commerciale" qui permettrait de fermer des marchés en cas de discrimination des fournisseurs européens dans un pays tiers.

Ces résolutions devaient être présentées en mars, avant d'emprunter le tortueux chemin des institutions européennes : validation par le Parlement, puis par le Conseil européen.

L'ultimatum de N. Sarkozy pourrait faire accélérer ce calendrier.

jeudi 1 mars 2012

Bayonne - Sarkozy assiégé par des activistes: Reuters réécrit l'histoire

div align="justify">Cinq journalistes engagés pour un récit de tordus

Le monde à l'envers de Reuters

Titre Reuters: "Chahuté à Bayonne, Nicolas Sarkozy s'en prend aux socialistes"

Par conséquent, le candidat Sarkozy aurait attaqué ses agresseurs: un comble !

Un angle d'attaque vicieux

"Des CRS sont intervenus jeudi à Bayonne pour dégager les accès d'un café." A ces premiers mots de la dépêche ensuite reprise en choeur par la masse des journalistes paresseux, chacun aura compris que la police est à l'origine des faits. "Nicolas Sarkozy était assiégé par des manifestants" banalise d'autant plus la situation que celle-ci est alors qualifiée d'"incident", dans lequel le président "a vu", c'est-a-dire a interprété, le résultat de l'"épuration" annoncée, mais c'est "selon lui", par François Hollande.
Manuel Valls et Delphine Batho
savent-ils de qui et de quoi ils parlent ?


Puis, le lecteur étant conditionné pour la suite, les cinq compères passent aussitôt aux conséquences.
"Le président sortant a ensuite demandé au candidat socialiste à l'élection présidentielle de condamner le comportement des manifestants, où l'on trouvait des militants basques mêlés à des militants socialistes." Involontairement, Reuters identifie le gros des assaillants comme des militants du PS auxquels se sont mêlés des indépendantistes basques. L'agence de presse est-elle bien dans son rôle en suggérant, avant tout le monde, que les jeunes socialistes auraient été infiltrés ? Par des socialistes eux-mêmes, d'ailleurs !

Le président-candidat malmené mais présenté en accusateur de son rival
"J'aurai l'occasion de stigmatiser le comportement de voyous qui sont la honte la République", a-t-il dit à son arrivée au Conseil européen de Bruxelles. "Je ne peux pas imaginer une seconde que M. Hollande ne condamne pas ces méthodes."

"Dans une grande démocratie comme la France, on doit pouvoir faire campagne normalement de façon civilisée, sans violence, sans que les gens qui viennent discuter avec vous reçoivent des pierres sur la figure, des oeufs sur la figure, ce ne sont pas des méthodes de démocrate et François Hollande se grandirait en condamnant ces comportements comme je le ferais si ça avait été le cas de gens qui se réclament de moi", a-t-il ajouté.

VOIR et ENTENDRE le reportage de BFMTV qui, malgré les photos, affirme avec insistance que les manifestants sont "tous des indépendantistes basques":

Hollande pacificateur

Sans faire allusion directement aux incidents de Bayonne, François Hollande a estimé qu'il ne fallait "jamais céder (...) à la violence verbale et encore moins à la violence physique", mais a défendu le droit "de manifester autant que nécessaire".

Une certaine version des faits

Point de vue des victimes


En campagne au Pays basque, Nicolas Sarkozy est
arrivé peu avant 16h00 à Bayonne, où il a été immédiatement chahuté.
[ Bar du Palais, rue d'Espagne, près de la cathédrale: seuls peuvent pénétrer des responsables de l'UMP, comme Max Brisson et Michèle Alliot-Marie. A l'intérieur, le candidat s'entretient avec une vingtaine de professionnels
issus de la société civile.]

Il a été accueilli par des sifflets et des lâchers de bulletins de vote factices en forme de "oui" à la création d'une collectivité territoriale basque [Autour de l'établissement, le face-à-face est très tendu. Quelques coups sont même échangés. Oeufs et projectiles sont lancés. Max Brisson demande que les responsables départementaux du PS, notamment Pierre Chéret et Georges Labazée, condamnent les incidents]. Des militants du Parti socialiste s'étaient aussi mêlés à la foule, où les sympathisants UMP ont eu du mal à se faire entendre.

Nicolas Sarkozy n'a eu le temps que de visiter un seul commerce dans la cohue avant de gagner le café où, comme à Annecy pour sa première sortie de campagne, il s'est entretenu avec des habitants et des commerçants. Mais Reuters présente cette rencontre comme "une réunion à huis clos avec des habitants".
.
Reuters change la victime en agresseur

Le point de vue est désormais celui de la rue
"Des centaines de manifestants ont été repoussés à distance du café par les forces de l'ordre, a constaté Reuters," qui prend ainsi clairement position du côté des manifestants.

"Avant de partir, il [le président] s'en est pris à François Hollande" [sic]
"On n'acceptera rien, simplement parce qu'on a la force des convictions qui sont les nôtres", a-t-il ajouté, assurant que François Hollande avait "annoncé l'épuration. Forcément ça échauffe les esprits des gens de la base".

"Si c'est ça leur conception de la démocratie, si c'est ça la République qu'ils préparent, et bien ça ne donne pas envie qu'ils arrivent", a-t-il ajouté.

Reuters donne la parole au PS

Michel Sapin, chargé du projet de François Hollande, a repoussé les accusations insinuant [mais en fait claires et directes] que le PS serait derrière ces troubles [les journalistes passent au conditionnel].

Contre-vérités socialistes

Les socialistes se sont aussitôt répartis les interventions sur les chaînes de radio.

1 - "Quand on est candidat on n'est plus président de la République"
Nicolas Sarkozy reste président légitime en exercice jusqu'à la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel: les margoulins du PS, tel Sapin, sont pressés de sévir.

De plus, selon le PS, un simple citoyen peut être assiégé dans un commerce

2 - "On n'est plus protégé par des centaines et des centaines de CRS qui évacuent toute population à plusieurs kilomètres à la ronde", a dit l'ancien ministre sur I>Télé".[filiale du groupe Canal+], légitimant les violences et les entraves à la libre circulation de leurs opposants. Les otages de forcénés n'auraient pas le soutien de Sapin et des autres.

Mais Manuel Valls, directeur de la communication du candidat, a finalement regretté ces incidents sur BFM-TV. "Nous sommes évidemment opposés à toute violence", a-t-il [évidemment] dit."

"M. Sarkozy perd ses nerfs. Il sent que sa campagne ne prend pas", a estimé Elisabeth Guigou, députée socialiste de Seine-Saint-Denis, sur Radio Classique/Public Sénat, sans un mot de condamnation des violences par l'ex-Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

[Quant au toujours élégant trotskiste du PS, Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris interrogé ce vendredi sur LCI, il a eu le réflexe de polémiquer : "Les incidents sont regrettables, mais le président de la République surjoue l'indignation. Franchement, l'incident est clos", décide-t-il.]

La majorité présidentielle a exprimé son indignation aux méthodes anti-démocratiques de la gauche
, mais qui a entendu ou lu les réactions de F. Fillon, A.Juppé, L.Wauquiez, J.-F. Copé ? Reuters ne les a pas apportées en contrepoids des dénis socialistes...

Epilogue malveillant de l'"incident", selon Reuters


"Avant cet incident, une agricultrice d'Itxassou, au sud-est de Bayonne, avait eu un échange aigre-doux avec le président. Eleveuse de vaches laitières, elle se plaignait de la difficulté de son travail et de ses problèmes financiers."
Nous en passons les détails qui sont du type discussion de café: l'agence de presse militante s'abandonne aux racontars et petites aigreurs avec malignité, sans d'ailleurs les revendiquer d'un classique "a constaté Reuters"...

Ce dialogue, inventé ou non, concerne en revanche un épisode occulté de la série d'agressions dont le président sortant a été victime.


Les hostilités socialistes contre le candidat Sarkozy avaient en effet commencé dès le matin du jeudi

Tout a commencé lors de la rencontre du président sortant avec les agriculteurs d'une exploitation à Itxassou.

Reuters n'a pas dû "constater" les amabilités des vertueux, car il n'en souffle mot.

Pour sa part, Sud Ouest n'y a d'ailleurs rencontré qu'un boucher-charcutier impatient: " Je l'interrogerais notamment sur les charges qui pèsent sur les commerçants ", cite le quotidien socialiste régional.

La République des Pyrénées
, qui parle d'"excursion" présidentielle, note: "La visite du Président-candidat Nicolas Sarkozy a, certes, généré une marée humaine dans les rues du centre historique mais, surtout, produit un véritable climat d'émeute, contenu par l'intervention des CRS."


Une centaine de manifestants s'était massée à proximité de la ferme.
Vers 13h, coupant à travers bois, quelques personnes ont contourné le service d'ordre pour s'approcher de la ferme, au sud-est de Bayonne. Ils ont alors tiré des fusées en l'air.
Le groupe de manifestants était composé d'opposants à la ligne à grande vitesse (LGV) devant relier Bordeaux à l'Espagne et de militants de la coalition Euzkal Herria Bai regroupant des partis de la gauche nationaliste basque, dont Batasuna Après une course-poursuite, trois personnes ont été interpellées et conduites à Bayonne par les forces de sécurité pour "vérification d'identité".

L'alliance du PS avec Batasuna n'est pas à prendre à la légère

Il s'agit d'un parti politique nationaliste et indépendantiste basque d'extrême gauche qui apparaissait jusqu'en 2009 sur la liste officielle des organisations terroristes de l'Union européenne. Il se dit aussi socialiste (proche des mouvances marxistes et libertaires) et encore féministe et écologiste, donc sympathisant des altermondialistes de Gro Eva Joly et Cécile Duflot (Europe Ecologie-les Verts).
Batasuna est considerée comme le bras politique de l'ETA par l'État espagnol, par la Cour européenne des droits de l'homme et par l'Union européenne.

lundi 2 janvier 2012

Affaire Karachi: le PS la met en veilleuse

Les supputations de Libération dérangent à gauche



On a, sans nul doute,
envie de lui faire confiance



Les "révélations" de Libération ne convainquent pas


Les dernières révélations sur l’affaire Karachi n’ont pas suscité plus d'intérêt que ça. Dans son édition de lundi, Libération rapporte qu’un ancien haut fonctionnaire a déclaré au cours de son audition devant le juge avoir appris - "par "ouï dire" - que Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, avait donné en 1994 son aval à la création d’une société luxembourgeoise chargée de verser des commissions dans le cadre de contrats d’armement. La justice cherche à savoir si ces commissions n’ont pas été au départ de rétrocommissions qui auraient financé la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.


Les allégations
L'accusateur émet un avis personnel.
Un ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, Gérard-Philippe Menayas, entendu le 2 décembre dernier par le juge Renaud Van Ruymbeke (qui s'est fait connaître dans l'affaire Robert Boulin, restée non élucidée) dans le cadre de l'affaire Karachi, a affirmé que, selon lui, Nicolas Sarkozy - ministre du Budget en 1994 - ne pouvait qu'être au courant du versement de rétrocommissions en coulisse du contrat d'armement signé avec le Pakistan. "Il est clair [sic] que le ministère du Budget a nécessairement donné son accord pour la création de Heine, a-t-il accusé lors de son audition, dont le procès verbal a été dévoilé lundi matin par le quotien socialiste Libération. "Vu l'importance du sujet, cette décision ne pouvait être prise qu'au niveau du cabinet du ministre, a-t-il insisté. Et de répéter catégoriquement au cours de l'audition: «Je n'imagine pas qu'une telle décision ait pu être prise sans l'aval du cabinet du ministre", a-t-il martelé, à défaut de preuves.


Le socialiste Manuel Valls s'est emballé

La réaction la plus virulente est venue de Manuel Valls.
Sautant quelques intermédiaires au passage, il a roulé des mécaniques "Il est temps que le président, je l'exige, s'explique sur cette affaire d'Etat", a déclaré le responsable de la communication de François Hollande en campagne sur France 2. Le député-maire d’Evry a évoqué un "besoin criant de vérité, de transparence". "Nous le devons aux familles des victimes", a-t-il assuré, comme on fait en ce genre de circonstances floues, au sujet de l'attentat de Karachi de mai 2002, qui a fait 15 morts, dont 11 Français, au Pakistan. L’arrêt du versement des commissions dans le cadre du contrat Agosta, arrêt décidé par Jacques Chirac en 1995, pourrait être à l’origine de cet attentat. C’est en tout cas une des pistes étudiées par la justice.


Les camarades socialistes de Manuel Valls sont plus circonspects

Ils redoutent un effet boomrang
"Je vais être extrêmement prudent
parce que je ne crois pas qu'une campagne doive se faire dans un climat d'affaires ou d'affairisme", a ainsi lâché, inqueit, Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, sur RTL. Mais "il faudra bien qu'un jour, Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy s'expliquent sur le financement de cette étrange campagne ou l'étrange financement de cette campagne", a-t-il tout de même déclaré.

Des politiques de tous bords sont cités
Dans un cahier saisi par deux juges du pôle financier, Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin, qui enquêtaient sur une affaire mineure de barbouzes au sein de la DCN, selon l'hebdomadaire Bakchich Hebdo, il est écrit:"L'un des principaux bénéficiaires des 5 millions de francs [affaire frégates] serait Edouard Balladur. L'autre, Elisabeth Guigou (PS), grâce à un système élaboré des prêts adossés."
Lien backchich.info



La majorité ne s'émeut pas

La majorité ne compte plus les rumeurs et accusations socialistes.
"C'est une affaire qui remonte à plus de 20 ans aujourd'hui" (1994), a estimé sur RTL Luc Chatel. "Attendons les faits et non pas de supposées déclarations via voie de presse", a encore déclaré le ministre de l’Education. "Il y a une enquête judiciaire qui est en cours. A chaque fois que le gouvernement était sollicité pour fournir des informations à la justice, il l'a fait. Donc nous jouons la transparence, et laissons l'enquête judiciaire se dérouler".

Même profession de bonne foi chez Nathalie Kosciusko-Morizet. "Le gouvernement a systématiquement déclassifié ce qui était autorisé à la déclassification et accompagné la justice de toutes les manières qu'il pouvait pour que la justice puisse faire son travail", a fait valoir la ministre de l’Ecologie sur France Inter.


Gérard-Philippe Ménayas cherche-t-il à se blanchir ?

Il était directeur financier de la Direction des constructions navales
(DCN) en 1994, à l'époque de la signature des contrats d'armement Agosta avec le Pakistan et Sawari II avec l'Arabie saoudite – les fameux contrats auxquels s'intéressent les juges

En octobre dernier, l'intermédiaire en armement Ziad Takieddine, entendu par le juge Renaud van Ruymbeke sur son intervention dans le contrat Sawari II avec l'Arabie Saoudite, a dénoncé jeudi sur Europe 1 "un complot" contre Nicolas Sarkozy et mis nommément en cause ...Dominique de Villepin.

Bayrou accuse tout le monde
Le candidat du centre pour 2012 préconise de "durcir les lois". Sa solution: "surtout, on choisit des responsables pour l'Etat totalement indépendants de ces réseaux. C'est un des enjeux de 2012: des hommes et femmes tellement éloignés de tout ça, qu'ils établiront un mur de verre entre les influences et les décisions de l'Etat".
François Hollande et Martine Aubry lui semblent-ils appartenir à cette catégorie hors de tout réseau ? "Ils ne sont pas hors des solidarités de partis", a estimé Bayrou, qui crève de ne pas avoir de réseaux...

dimanche 11 décembre 2011

Guigou (PS) refuse obstinément l'Union nationale sur la Règle d'Or

La crise ne parvient pas à raisonner les socialistes



Silicone et botox
pour la candidate sexagénaire PS
en Seine-Saint-Denis



L'ex-ministre PS, Elisabeth Guigou, a refusé dimanche "l'union nationale" sur la "règle d'or" que lui proposait le ministre de l'Economie François Baroin.

Le ministre Baroin soutient que cette position de refus n'est pas "tenable" pour
.
" Il n'y a aucune raison que nous acception d'aller au congrès du pour modifier une nouvelle fois la Constitution (...) et pour que M. Sarkozy engrange un vote d'union nationale sur une politique que nous critiquons ", a déclaré la députée PS de Seine Saint-Denis, 65 ans, lors d'un débat avec F.Baroin sur BFMTV.
Angela Merkel, qui abordera également des élections (2013), a fait voter la "règle d'or" en Allemagne où elle n'est pas un "effet d'affichage"...


Les soupçonneux socialistes sont sur la défensive

" C'est un piège politicien grossier",
a craint l'ex-ministre des Affaires européennes, selon qui la "règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire existe déjà dans les traités européens depuis 20 ans et dans la Constitution depuis 2008. "

Le particularisme des socialistes français est une particularité européenne
Les autres pays le font", a répondu M. Baroin. "Malheureusement pour le PS et pour M. Hollande, c'est une position qui n'est pas tenable"."On ne peut pas dire que l'on sera à 3% de déficit sans dire comment", a-t-il développé.


F. Baroin ne peut compter sur "le soutien des socialistes" sur la Règle d'or

Il a fait valoir que ce " n'est pas un soutien pour Nicolas Sarkozy
, mais un esprit d'union nationale: il n'y a pas de honte à aller sur l'union nationale ".
Le projet de nouveau traité européen s'imposera un jour au PS
Que les socialistes le veuillent ou non, l'U.E. prévoit en effet que les Etats-membres intègrent dans leur Constitution une "Règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire. Or, en France, cette modification de la Constitution doit être adoptée par une majorité des 3/5e de l'Assemblée et du Sénat réunis en Congrès. Majorité dont ne dispose pas le gouvernement, surtout depuis que le Sénat est passé à gauche.

VOIR et ENTENDRE le débat animé par Olivier Mazerolle (Le Direct 24h/24) entre de François Baroin, ministre de l’Economie et des Finances, et d’Elisabeth Guigou, député aubryste de Seine-Saint-Denis, notamment sur l’accord de Bruxelles. (Hélas, il faut d'abord subir une pub...):


BFMTV 2012 : François Baroin face à Elisabeth... par BFMTV

En mai dernier, Elisabeth Guigou déclara "souhaiter" que "Martine Aubry soit candidate aux primaires du PS", car elle a, selon elle, "les meilleures chances de faire gagner la gauche en 2012". Pas même au PS ! C'est dire la perspicacité de la députée...



La socialiste Elisabeth Guigou ?
Non, "Posh Spice",
aka. Victooria Beckham




La gauche assumera-t-elle le blocage de le "règle d'or" ?

Le président Nicolas Sarkozy a semblé définitivement écarter vendredi l'idée, un temps envisagée, de faire adopter la "règle d'or" en France avant l'élection présidentielle de mai 2012.
Cela n'a pas empêché F. Baroin de lancer cet appel à l'union nationale dimanche, tout comme la porte-parole du gouvernement et ministre du Budget Valérie Pécresse: " J'appelle les socialistes à re-réfléchir une nouvelle fois ".

Les responsabilités seront ainsi clairement établies.

jeudi 10 novembre 2011

Nos dirigeants socialistes, ces grands défavorisés méconnus

Ces riches qui tiennent le Parti Socialiste !


Schizophrénie PS:

Pas facile d'être socialiste !


François Hollande l'a assez dit et répété: il déteste les riches !

Les connaissant, vérifions plutôt par nous-mêmes qu'ils nous disent bien la vérité...

Martine Aubry
Fille de Jacques Delors, ancien ex-hypothétique candidat du PS à la Présidentielle de 1995, elle est née dans le 17ème à Paris, études à Notre Dame des Oiseaux. Son père travaillait à la Banque de France, fut Ministre des Finances puis Président de la Commission Européenne.
Son époux est bâtonnier et issu de la grande bourgeoisie du Nord.

Jean-Christophe Cambadélis
Né à Neuilly, il fait des études dans le 16e à Paris.
Un père diamantaire lui inspire une vocation de militant trotskiste lambertiste !
Bertrand Delanoë
Né à Tunis, son père était géomètre et son grand-père capitaine du port de Tunis.

Laurent Fabius
Son père était un célèbre et richissime antiquaire. Comme premier Ministre, Laurent Fabius a fait voter une loi sur les ...plus-values, en prenant bien soin que les œuvres d'art en soient exclues... Sa mère américaine était issue d'une famille de bijoutiers de Francfort.

Elisabeth Guigou
Elle est née à Marrakech alors que son père travaillait dans l'agro industrie alimentaire. Issue d'une grande famille bourgeoise, elle n'a donc aucune notion de l'exploitation des richesses naturelles du pays et de la main d'oeuvre maghrébine.

François Hollande
Son père était médecin ORL. Après une enfance en pension catholique, puis un passage au Lycée Pasteur de Neuilly Sur Seine, il intègre l'ENA.

Benoît Hamon
Si peu brillant soit-il, il est pourtant fils d'ingénieur, directeur des constructions navales de Brest. Il a vécu la vie coloniale à Dakar. Une éducation chez les Pères maristes ne lui permet pas pour autant de dépasser bac +3. Il fera sa carrière sous la tutelle d'Henri Emmanuelli, à l'aile gauche du PS.

Jack Lang
Il est issu d'une très riche famille bourgeoise nancéenne de francs maçons. Son père était directeur commercial de l'entreprise familiale.
L'une de ses filles, la comédienne Valérie Lang, née en 1966, est la compagne de Stanislas Nordey, fils de Jean-Pierre Mocky.

Arnaud Montebourg
Le gommeux est issu d'un père fonctionnaire des impôts et d'une mère universitaire.
Marié une première fois à Hortense de La Briffe, collaboratrice d'Edouard Balladur et fille d’un comte propriétaire d’un château dans les Yvelines. Divorcé depuis, il vit avec Audrey Pulvar, journaliste connue fort bien rémunérée.

Pierre Moscovici
Son père, directeur du Laboratoire européen de psychologie sociale, et sa mère psychanalyste, lui ont assuré un milieu favorable aux études.

Vincent Peillon
Ce philosophe a découvert la vie auprès d'un père banquier et d'une mère chercheuse.

Marie-Ségolène Royal
Née de père officier supérieur, elle est issue d'une famille bourgeoisie catholique. Elle effectue sa scolarité dans des écoles privées catholiques.

Manuel Valls
Né en Espagne, son père était un artiste-peintre catalan et son grand-père rédacteur en chef d’un journal espagnol catholique.

Et pour en finir avec le fin du fin:
Dominique Strauss-Kahn
Né à Neuilly, de père avocat, il a vécu au Maroc et à Monaco. Anne Sinclair, son épouse née à New York, est une milliardaire internationale, héritière d'une fortune en tableaux de grands maîtres (principalement des Picasso)

"Moralité"
Si François Hollande affiche sa détestation des riches, pourquoi ne met-il ses actes en adéquation de ses propos?
Pourquoi ses camarades bourgeois ne s'excluent-ils donc pas du Parti Socialiste ?
Et pourquoi les salariés, ex-travailleurs, eux-mêmes anciens damnés de la terre, leur accordent-ils leur confiance: appartiennent-ils au même monde ?
Sauvons les riches !

dimanche 6 novembre 2011

2002-2007-2012: Chevènement reprend sa longue marche sur l'Elysée

Son nouvel accès quinquennal de fièvre présidentielle

Jean-Pierre Chevènement a annoncé qu'il se lance à nouveau dans la course présidentielle

" J'ai beaucoup réfléchi et j'ai décidé de me porter candidat pour faire bouger les lignes, comme je l'avais dit, c'est-à-dire pour mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qui sont devant nous ", a déclaré l'ancien ministre (ex-PS), âgé de 72 ans, samedi
5 novembre au soir sur France 2.

Celui qui fait trébucher les candidats du PS

=> Dix ans après une candidature qui lui avait valu d'être considéré comme l'un des tombeurs de Lionel Jospin au premier tour du 21 avril 2002, il se justifie: " J'avais le tort en 2002 d'avoir raison contre tous les autres ", a-t-il lancé, alors qu'il était interrogé sur le fait de savoir s'il n'y avait pas un excès de candidatures à gauche de l'échiquier politique. "
En 2002, déjà, j'ai mis en garde contre l'omnipotence des marchés financiers, j'ai proposé une politique industrielle, le redressement de l'Europe, des repères clairs pour l'école, la sécurité, l'intégration", détaille-t-il dans un entretien au Parisien dimanche.

=> A-t-il porté la poisse à Désirdavenir Royal en 2007 ?
Même pas !
Il avait annonçé sa candidature le 6 novembre 2006, avant de se retirer le mois suivant...
Chacun s'accorde donc à penser qu'il est advenu ce qui devait arriver(46,94 % à la gauche) après le choix malencontreux des militants aux primaires où elle avait obtenu 60,65 % des voix (contre Dominique Strauss-Kahn, 20,69 %, et Laurent Fabius, 18,66 %), malgré son souverain mépris pour le parti qui l'avait faite reine.

Chevènement avait promis qu'il annoncerait sa décision "à l'automne" soit avant le 21 décembre.
Il se préparait depuis plusieurs mois, à renfort dernièrement de livre et de campagne d'affichage. Nombre d'observateurs jugeaient cependant sa candidature peu probable. Candidat à l'élection présidentielle de 2002, il avait obtenu 5,3 % des voix. Il doit obtenir 500 signatures d'élus pour que sa candidature soit validée.

Un électron libre de plus à se croire indispensable

" Ma voix manquerait si on ne l'entendait pas s'élever aujourd'hui.
Je ne suis motivé que par le souci de servir le pays dans une période critique. ", s'est-il justifié pour défendre sa candidature, bien que privé de son siège de député en 2007.

Le score de Montebourg aux primaires avive ses prétentions
Arnaud Montebourg, qui défend des idées "proches" des siennes, est arrivé en troisième position lors de la primaire socialiste et le sénateur du Territoire-de-Belfort, pense pouvoir s'octroyer la majeure partie de ses 17%.

Nono Montebourg a d'ailleurs approuvé la candidature Chevènement

Invité sur Europe 1 le 3 avril dernier, Jean-Pierre Chevènement avait exprimé sa préférence pourle candidat aux primaires Arnaud Montebourg. Aujourd'hui sur Canal+, Arnaud Montebourg a jugé la candidature de Chevènement " parfaitement compatible " avec celle de François Hollande, soulignant qu'il aiderait à "faire ce pont" entre les deux. Nono a exhorté le candidat du PS à "écouter Jean-Pierre Chevènement" et à "reprendre une partie de ses idées" afin de "rassembler" le plus largement autour de lui.

Le président d'honneur du MRC supporte pas Hollande non plus
Sur France 2, ne s'est pas privé d'un scud contre François Hollande, le candidat PS officiel. " C'est un homme intelligent. On peut l'aider à se mettre à la hauteur ", a lancé l'ancien ministre de la Défense de Mitterrand, démissionnaire en janvier 1991 pour protester contre l'engagement de l'armée française dans la guerre en Irak, lors de l'engagement français dans la guerre du Golfe au côté des troupes américaines au Koweït.

Un souverainiste de plus à se croire indispensable

La question du Traité de Maastricht oppose Chevènement au PS


Nommé ministre de l'Éducation nationale (juillet 1984-mars 1986),il rétablit l'enseignement de l'éducation civique, alors abandonné, en 1969, au lendemain de Mai 68.

Le MDC a fait sécession du PS pour devenir un parti politique indépendant au début de l'année 1993.

En tant que ministre de l'Intérieur (1997-2000) du gouvernement Jospin, . Là aussi, il est parti sur un différend, concernant la gestion du dossier corse.

Le sénateur du Territoire de Belfort est l'un des défenseurs d'une " politique sécuritaire de gauche ", s'opposant notamment au Garde des Sceaux, Élisabeth Guigou (aujourd'hui proche de la Ch'tite Aubry), sur la question de la mise en détention des jeunes délinquants, et mettant en place la police de proximité.
Il soutiendra d'ailleurs Marie-Ségolène Royal en 2007.

En 2004, Chevènement sera très actif dans la campagne pour le " non " au référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe.

"Le vice est dans la monnaie unique !"

Lors de cet entretien télévisé de quelques minutes, J.-P. Chevènement a déroulé son argumentaire contre l'euro : " le vice est dans la monnaie unique !", s'est-il exclamé. " Il y a deux solutions à la crise : soit on renforce le moteur, la Banque centrale (BCE), et on garde la monnaie unique, soit on ne peut pas, parce que l'Allemagne s'y refuse et il faut envisager la solution qui fasse le moins souffrir les Européens c'est-à-dire la mutation d'une monnaie unique en une monnaie commune ", a-t-il expliqué sur France 2.
Il a aussi fixé quatre "repères fondamentaux" :
"une monnaie moins chère",
"la croissance plutôt que la récession",
"la souveraineté de la France, budgétaire et fiscale"
et "une Europe redressée et confédérale".

" Je suis un patriote", assume l'ancien ministre de l'Education (1984– 1986) dans Le Parisien, présentant sa candidature comme "pédagogique à l'égard des citoyens mais aussi des autres candidats".

Les formules chevènementesques

Il n'en a pas pris assez en 2002:
il en redemande !





Il aime cultiver une éloquence classique et réactiver un vocabulaire choisi devenu obsolète. C'est ainsi qu'il est le père du terme polémique de "sauvageons", pour désigner les jeunes délinquants urbains.

Cet atrabilaire est opéré de calculs à la vésicule biliaire à l'hôpital des armées du Val-de-Grâce, le 2 septembre 1998, mais est victime d'un grave accident d'anesthésie qui le plonge dans le coma pendant huit jours: il est tenu éloigné de son ministère pendant quatre mois et se surnomme alors lui-même le " miraculé de la République ".

Or, c'est lui qui, ministre de la Recherche et de la Technologie, pousse un coup de gueule contre la " parenthèse libérale " socialiste, au prétexte de la construction de l'Europe, et démissionne le 22 mars 1983, lançant sa célèbre phrase : " Un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ".

mercredi 18 mai 2011

Affaire DSK: Gisèle Halimi égratigne les femmes du PS

L'avocate se polarise sur les politiciennes socialistes du féminisme
Mais épargne la passivité des associations





Associations féministes:
dans l'opposition systématique,
la prise de parole médiatisée
et l'inaction ?

Rokhaya Diallo n'agresse pas DSK,
agresseur de femme noire ?



Spontanéité féministe vs. solidarité politique


L'avocate féministe Gisèle Halimi, qui a souvent défendu dans sa carrière des femmes victimes de viol, se dit "déçue" par l'attitude du PS au sujet de l'affaire DSK, dans un entretien au Parisien d'aujourd'hui. "

Il ne me semble pas avoir entendu les Aubry, Royal ou Guigou, [et Lebranchu, deux proches de la Ch'tite Aubry] exprimer leur compassion pour la victime.
Je le regrette car s'il y a une chose qui doit prévaloir sur l'amitié, l'esprit de clan, c'est le respect des femmes ", affirme-t-elle, avant d'ajouter: "Ou alors, qu'on ne nous parle pas de socialisme".

L'équipe DSK étouffe la douleur de Nafissatou Diallo

Interrogée sur la "potentielle" culpabilité de Dominique Strauss-Kahn inculpé d'agression sexuelle, l'avocate souligne qu'il est "possible que de tels actes aient été commis", se disant "persuadée que "si cette affaire était arrivée en France, on n'en aurait rien su".

La leçon américaine

" Ce qui se passe aux Etats-Unis, avec la brutalité de cette justice, réaffirme la dignité de la femme et la protection des plus faibles, poursuit Gisèle Halimi.
Il faut le dire, c'est une victoire des féministes américaines qui, depuis des années, ont travaillé pour démontrer que le harcèlement sexuel, le viol étaient des faits graves".


"Je veux juger cette affaire en tant que femme et, pour moi, cette femme dit la vérité",
assure encore Gisèle Halimi. Et cette dernière de s'interroger: "Comment voulez-vous croire qu'une simple femme de ménage, noire, mère célibataire de surcroît, ne dise pas la vérité ? Quel serait son intérêt ?"

L'incurie des associations féministes françaises

Le Collectif national pour les droits des femmes (1996)
regroupe des associations féministes, des syndicats comme la CGT et Solidaires et des partis politiques de gauche et d'extrême gauche ont perdu leur crédibilité: qu'en est-il du " véritable rebond pour la lutte pour les droits des femmes ", s'il ne bronche pas quand l'agresseur est l'un des leurs ?

Et les subventions, comme DSK, elles courent ?
=> L'Internationale socialiste des femmes (ISF), associée à l'Internationale socialiste (IS), reste les "bras ballants": s'enrichit-elle de subventions en dormant ?
Le saviez-vous?
Au PS, la secrétaire nationale au droits des femmes est l'hyper-active Zita Gurmaï...

mardi 17 mai 2011

Copinage indécent de J. Lang rangé au côté de DSK contre sa victime présumée

Jack Lang bafoue les femmes

Lang ne relève pas le niveau socialiste

En vertu de la présomption d'innocence, la gauche socialiste attribue davantage de crédit à Dominique Strauss-Kahn, désacralisant une parole de femme, de surcroît modeste employée de couleur du service de chambre du luxueux Sofitel où DSK a ses habitudes.

Les féministes de combat, la Ch'tite Aubry et Sa Cynique Majesté Royal, n'ont pas eu un seul mot de compassion pour leur consoeur tombée dans les filets de DSK.
C'est après un article de PaSiDupes (lien) et les prises de parole de Cécile Duflot et Clémentine Autain, qu'elles se sont avisées de leur faute, tandis que Marilyse Lebranchu et Elisabeth Guigou sont restées impavides.
Sans parler de l'indécente Michèle Sabban (PS): lien PaSiDupes

Jack Lang contre-attaque la plaignante

Il a fait la tournée des plateaux télé et radio avec la même indignation mais sans un mot pour la jeune femme confrontée à la lubricité débridée de son ami DSK, allant jusqu’à lâcher sur France 2 qu’il "n’y a pas mort d’homme"…

VOIR et ENTENDRE l'ex-ministre de Mitterrand dramatiser la situation dans laquelle DSK s'est mis. Il parle de lynchage et ...d'équité.
Lang fait aussi le proçès du système juridictionnel américain et dénonce la soi-disant impossibilité de DSK de s'exprimer, alors que ses deux avocats ont pris la parole devant les media et choisi de ne pas aborder les faits reprochés:

mardi 1 mars 2011

Bébette Guigou: les immigrés de Seine-Saint-Denis sont bien intégrés

Sondages sur les musulmans en France et Allemagne

« Les musulmans ne sont pas bien intégrés dans leurs sociétés » d'accueil (LeMonde):
68% en France;
75% en Allemagne.

Pour au moins 42% des Français et 40% des Allemands, l'islam représente « plutôt une menace », selon un sondage publié par le quotidien Le Monde, alors que le débat sur la place de l'islam se développe dans ces deux pays.
22% seulement des Français les voient comme « un facteur d'enrichissement culturel » (et 24% des Allemands).

Or, entre 5 et 6 millions de musulmans vivent en France, qui compte la plus importante communauté musulmane d'Europe, et environ 4 millions en Allemagne.

Début janvier 2011, Elisabeth Guigou avouait ne rien voir de tel

La députée PS de Seine-Saint-Denis se garde de stigmatiser les immigrés clandestins musulmans. Il n'est à ses yeux d'immigration clandestine que d'origine lointaine.

Elle admet que l'immigration clandestine pose problème, mais refuse les généralisations et les amalgames .

La tâche lui serait aisée
Elle sait ce qu'il faudrait faire, c'est-à-dire ce qui est entrepris (!), mais assure qu'elle réussirait beaucoup mieux, malgré toutes les considérations humanistes qu'elle énumère et qui contredisent ses promesses d'immigration vertueuse:
- refus des lignes Maginot à l'encontre de « ceux qui risquent leur vie ...l'Atlantique ». Or, sachant que les Européens peuvent circuler à leur guise et que, selon elle, pas même la Méditerranée ne peut constituer une ligne Maginot, reste donc peut-être les asiatiques qui ne sont pas en odeur de sainteté socialiste et qu'il faudrait sans doute contenir.
- aide au développement des systèmes et dénonce un pseudo-colonialisme
- mobilités étudiante et familiale du sud vers le nord
(regroupement familial inclus pour recruter de la main d'oeuvre pour nos retraites...: l'esclavage avait cette différence qu'il n'était pas consenti)

VOIR et ENTENDRE l'ex-ministre et député socialistes du 9.3 sur France 5:

Guigou ne voit rien de bizarre se passer sous ses yeux en Seine-Saint-Denis

L'intégration, pour un socialiste, c'est ça:

Les Français ne consentent pas assez d'efforts dans la lutte contre les inégalités avec ceux qui s'imposent à eux.

Les sans papiers, les travailleurs illégaux et les réfugiés politiques font à leurs hôtes la leçon sur le respect des droits de l'homme.
Et ils ont le droit de brûler les écoles et d'agresser les infirmières et les médecins.



Droits de l'homme, mais de certains...

Vous aurez peut-être lu cette inscription sur un mur de France:
un imam de Seine-saint-Denis, à qui on demande la raison pour laquelle les Français de souche quittent en masse la Seine-saint-Denis, répond un jour en souriant: "c'est pourtant bien simple, ils refusent de s'intégrer !"... Symptomatique ?

lundi 24 janvier 2011

Inéligibilité: la justice sera-t-elle la même pour Jean-Paul Huchon ?

Pression partisane de la presse sur le Conseil d'Etat
Le président du Conseil régional d'Ile-de-France, J.-P. Huchon (PS),
au côté de Jeudi Noir devant un immeuble squatté, le 10 janvier 2011 à Paris

L'A*P dicte la ligne de défense socialiste

L'agence de presse française fait peu cas de la démocratie et de l'égalité des moyens entre les candidats, lorsque les pratiques du président sortant du Conseil régional d'Ile-de-France sont en cause.
Ainsi, à propos de la Régionale 2010 en Ile-de-France, l'agence appuie sur le plateau de la balance de la Justice en s'inquiétant de « l'avenir politique du président socialiste », Jean-Paul Huchon, dont les comptes de campagne posent problème aux républicains.

L'agence de presse prend largement fait et cause pour le PS
« Selon la défense de l'élu, la campagne de promotion qui lui est reprochée, lancée six mois avant les dernières élections régionales, ne doit pas entraîner automatiquement son inéligibilité. »
Lien PaSiDupes

C'est pour elle un « Coup de tonnerre le 3 décembre: il est recommandé au Conseil d'Etat de prononcer l'inéligibilité pour un an de Jean-Paul Huchon, ce qui entraînerait l'annulation de son élection à la tête de la région. » Où est le problème, si c'est juste ? Est-ce à l'A*P de rendre la justice ?

C'est donc un comble pour l'agence de presse d'accuser: « Des «tentatives d'instrumentalisation de la justice par le biais de pressions médiatiques ». La parole est d'ailleurs loguement donnée à l'avocat de Huchon-ronron: « Me Thiriez a 'dénoncé les tentatives d'instrumentalisation de la justice par le biais de pressions médiatiques' et condamné une 'présentation totalement biaisée venant d'élus de l'opposition régionale'. 'De tels agissements renforcent l'idée d'une manoeuvre revancharde visant à remettre en cause le résultat d'une élection régionale', a affirmé l'avocat. » Un 'temps de parole' équitable...
Lien PaSiDupes: Dominique Paillé s'était indigné des pressions socialistes sur le Conseil d'Etat

20 Minutes donne la parole au PS en dernier

« Selon Me Philippe Blanchetier, avocat du plaignant Paul Midy, ' si le Conseil d'Etat décidait de renvoyer la QPC [question prioritaire de constitutionnalité]devant le Conseil Constitutionnel, j'imagine assez mal que (soient) déclarés contraire à la Constitution les trois articles visés' dans la requête. ' Ce serait l'effondrement de tout le système d'encadrement des campagnes électorales alors qu'on est en pleines cantonales et qu'on est à la veille d'une élection présidentielle', a déclaré à Me Blanchetier. »

Faut-il aménager la loi pour le PS ?
Le cas Huchon serait particulier. « L'entourage de Jean-Paul Huchon estime au contraire que cela obligerait le gouvernement à changer la loi, et cite les propos d'un groupe de travail pluraliste de cinq sénateurs - Anne-Marie Escoffier (PRG), Nicole Borvo Cohen-Seat (PCF), Alain Anziani (PS), Yves Détraigne (UC) et Jean-Pierre Vial (UMP), en majorité d'opposition - qui a critiqué en décembre le manque de lisibilité de la législation sur le financement des campagnes électorales et le caractère disproportionné de la sanction d'inéligibilité. Après l'audience de lundi, le Conseil d'Etat devra prendre au moins une semaine pour rendre sa décision. »

La majorité doit se plier à la loi; le PS pourrait passer outre !

En décembre dernier, le bureau national du PS avait lancé son offensive de soutien à Huchon:
=> Le député Jean-Christophe Cambadélis a évoqué devant la presse "une vengeance politique", en soulignant : " Qui a porté plainte? C'est quand même quelqu'un de l'UMP ! ".
=> Elisabeth Guigou, députée de Seine-Saint-Denis, a lancé une mise en garde à la droite. " Cela va nous amener à la solidarité avec Jean-Paul Huchon, c'est absolument certain mais aussi à l'avenir à être extrêmement rigoureux et à systématiquement, dès lors que la droite se comporte comme cela, intenter des recours contre nos adversaires ne fût-ce qu'à titre dissuasif ", a-t-elle menacé.
=> Malek Boutih a fait valoir que le Conseil constitutionnel avait "cautionné les comptes de Balladur et les dépassements de Jacques Chirac" durant leurs campagnes présidentielles de 1995. "Et, a-t-il poursuivi, on va chercher Jean-Paul Huchon (pour) une histoire d'affiches touristiques (...) Il y a un problème quand on voit un petit quota de personnes qui passent hors de toutes les lois et d'autres, de temps en temps, sur qui une balle tombe. Et là, c'est le tour de Huchon". Boutih s'est encore grandi dans le maniement de la litote !
=> Quant au maire de Paris, Bertrand Delanoë, il a expliqué que " si une élection de président d'un exécutif est annulée, ça annule l'élection " tout entière. Il faut, selon lui, dans ce cas "que l'on puisse revoter, sinon cela signifie que c'est une personne qui est visée ". Il a tout compris...

La majorité a bien dû riposter:

=> Jean-François Copé s'est déclaré "halluciné", "choqué", par la défense de Jean-Paul Huchon par le PS.
Il s'est dit "indigné des propos des responsables socialistes qui mettent en cause l'intégrité du Conseil d'Etat en expliquant que c'est une instance politique".
"Je ne tomberai pas dans cet argument très vil qui consisterait à (...) aller regarder les passés politiques des membres du Conseil d'Etat, a ironisé J.-F. Copé. "C'est déjà suffisamment scandaleux comme ça de s'exprimer comme le font les responsables socialistes. Qu'est ce qu'on dirait si c'était nous qui avions un argument pareil", a-t-il ajouté.
"Je signale que les socialistes ne sont pas à l'économie sur ce sujet. Ils déposent systématiquement des recours pour contester les élections qu'ils perdent", a poursuivi le député de Seine-et-Marne.

=> Tandis que le socialiste était accueilli par France info, sa rivale spoliée aux régionales, Valérie Pécresse, était invitée pour sa part sur RTL. Si elle a reconnu que le plaignant est un militant UMP, elle a justifié son geste au nom "d'une question d'éthique". En vertu de ce même principe, elle a mentionné des recours contre Jacques Chirac. " Je rappelle que quand les socialistes avaient déposé des recours sur les emplois fictifs de la mairie de Paris, c'est un militant socialiste qui l'avait déposé et s'il ne l'avait pas fait, je l'aurais fait moi-même ".

"Le problème est de savoir si M. Huchon a gagné régulièrement ou s'il a triché", a souligné Jean-François Copé.

samedi 8 janvier 2011

Le procureur Nadal est très affranchi du pouvoir politique

L'est-il autant des syndicats ?

Le coup de sabot de l'âne avant sa mise à la réforme

Pour son dernier discours avant départ à la retraite, le vendredi 8 janvier, le procureur situé en France au sommet de la hiérarchie a choisi l'audience solennelle de la Cour de Cassation pour donner des gages ultimes d'indépendance. Né en Tunisie en 1942, le magistrat était certes redouté pour la liberté de son verbe, quel que soit le pouvoir en place, mais le procureur général est allé cette fois très loin.
Jean-Louis Nadal s'en est sévèrement pris au ministre de l'Intérieur et a également accusé le gouvernement de vouloir conserver le pouvoir de nomination des procureurs.

Policiers condamnés à des peines de prison ferme
Evoquant à chaud l'actualité de l'affaire de la condamnation de policiers de Seine-Saint-Denis qui avait donné lieu à un échange musclé entre policiers et magistrats, Jean-Louis Nadal a évoqué les prises de position des ministres de l'Intérieur, Brice Hortefeux, et de la Justice, Michel Mercier, venus en renfort des fonctionnaires de leur ministère respectif, chacun dans son rôle et conformément à la tradition.
Il faut rappeler que, prenant note de la culpabilité des policiers condamnés, Brice Hortefeux avait déploré que, eu égard à la difficulté et à la dangerosité de leur tâche, les fonctionnaires de police aient reçu des peines de prison, non pas avec sursis, mais ferme.

Le procureur général près la Cour de cassation a également pointé des syndicats

Le procureur général sur le départ - à l'âge de 68 ans - relance la polémique contre la police
Jean-Louis Nadal a également visé les syndicats. Mais ce sont ceux de la partie adverse que stigmatise le magistrat 'impartial': les policiers et les manifestants du 10 décembre devant le Tribunal de Grande Instance de Bobigny.
« Au nom de quoi, par quelles dérives, certains [des] représentants [de la police judiciaire] se permettent-ils d'en appeler à l'opinion contre [les] magistrats quand ils prennent une décision qui leur déplaît ? », interroge-t-il.
Faisant les questions et les réponses dans une sorte de 'débat participatif' à la Désirdavenir Royal, il accorde la relaxe au ministre de la Justice, mais fustige le ministre de l'Intérieur: « Et le scandale n'est-il pas encore plus grand quand ces protestations politico-corporatistes sont relayées au plus haut niveau, au mépris du fondamental principe de séparation des pouvoirs? Prenons garde, prenons garde à l'instrumentalisation de la justice ! »

Faut-il céder le Parquet aux syndicats?

Dans une seconde partie tout aussi partisane, le procureur général Nadal s'est attaqué au statut du Parquet, rappelant que, le 15 décembre dernier, la Chambre criminelle de la Cour de Cassation avait "dénié au ministère public la qualité d'autorité judiciaire", le Parquet étant donc "maintenant proche d'un état de coma dépassé", selon cet ancien conseiller technique au cabinet du Garde des Sceaux socialiste Robert Badinter.

Rappelant encore qu'il s'est maintes fois prononcé pour "une réforme profonde" du statut du ministère public, le Parquet, car il faudrait, selon lui, accorder du crédit à la critique et "extraire le venin de la suspicion", en instaurant "de plus grandes garanties de neutralité et un surcroît d'indépendance".

L'Etat doit-il être privé d'un droit de recours ?

Le futur retraité préconise d'affaiblir l'Etat.
Le procureur général occulte allègrement que le ministère public (ou Parquet) exerce une mission de sauvegarde des intérêts généraux de la société devant les tribunaux. Le Parquet n'est donc pas le garant d'intérêts particuliers, mais de l'intérêt collectif, auquel les citoyens sont attachés.

Mais Jean-Louis Nadal a une réaction corporative
Avant de tirer sa révérence, il souhaite faire une fleur à la profession. "Couper tout lien entre l'échelon politique et le Parquet pour ce qui concerne les nominations"... ces dernières devant être confiées au Conseil supérieur de la magistrature (CSM). C'est la seule façon pour Nadal de ne prendre en compte que les qualités professionnelles "indépendamment de toute appartenance réelle ou supposée à telle ou telle organisation professionnelle, à telle école de pensée". Sachant que les magistrats se sont déjà affranchis des textes de loi pour n'en garder que l'esprit et les interpréter librement, le bientôt septuagénaire entend obtenir que la magistrature debout ne soient plus soumis à aucune contrainte ni aucun contrôle. Cette totale indépendance des magistrats conduirait inéluctablement à davantage d'arbitraire et au renforcement du risque d'appartenance syndicale.
Le Conseil supérieur de la magistrature, c'est quoi ?

Aux termes de l'article 64 de la Constitution de la Cinquième République française, le CSM assiste le Président de la République pour garantir l'indépendance du pouvoir judiciaire. Il a un pouvoir consultatif et non pas décisionnaire.

Le CSM se réunit en formation plénière pour répondre aux demandes d'avis formulées par le Président de la République au titre de l'article 64 de la Constitution. Cette formation comprend trois des cinq magistrats du Siège et trois des cinq magistrats du Parquet mentionnés ci-dessus, ainsi que le conseiller d'Etat, l'avocat et les six personnalités qualifiées déjà mentionnés. Elle est présidée par le premier président de la Cour de Cassation, qui peut être suppléé par le procureur général près la Cour.

Composition du CSM
Le CSM comprend deux formations paritaires, dont l'une est compétente à l'égard des magistrats du Siège et l'autre à l'égard des magistrats du Parquet.
La formation compétente à l'égard des magistrats du parquet (comme celle compétente à l'égard des magistrats du siège) est présidée le procureur général près la Cour de cassation (et non pas, sur ce point, par le premier président de la Cour de Cassation).
Elle comprend cinq magistrats du Parquet et un magistrat du Siège (et inversement, dans le cas des magistrats du Siège), un conseiller d'Etat désigné par le Conseil d'État, un avocat, ainsi que six personnalités qualifiées qui n'appartiennent ni au Parlement, ni au pouvoir judiciaire, ni à l'ordre administratif. Le Président de la République, le Président de l'Assemblée nationale et le Président du Sénat désignent chacun deux personnalités qualifiées. Les nominations effectuées par le président de chaque assemblée du Parlement sont soumises au seul avis de la commission permanente compétente de l'assemblée intéressée.
Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a ainsi été nommé par le pouvoir contre l'avis du CSM. Or, dans le dossier Bettencourt/Woerth, le premier magistrat de France, J.-L. Nadal, a fait pression sur le procureur Philippe Courroye en lui "suggérant" de saisir un juge d'instruction ...

Les garanties
Pour ce qui concerne les magistrature debout, c'est le Garde des Sceaux qui prend les décisions (de nature administrative et non juridictionnelle) en matière disciplinaire, mais après avis du CSM.
La décision du ministre peut être attaquée devant le Conseil d'État, qui statue alors en premier et dernier ressort comme juge de l'excès de pouvoir. Si le ministre déclare qu'il suivra l'avis du CSM en renonçant à exercer son pouvoir propre de décision, sa décision peut être annulée pour incompétence négative.

Les attributions relatives au Parquet

Le CSM peut-il être juge et partie en tant qu'organe disciplinaire des magistrats du Siège et du Parquet ?
Il est en effet saisi par la dénonciation des faits motivant les poursuites disciplinaires contre un magistrat du Siège, que lui adresse le Garde des Sceaux, ministre de la justice.
Comment pourrait-il se déjuger de ses propres décisions de nominations ?

Jean-Louis Nadal a été nommé procureur général près la Cour d'Appel de Paris le 7 mars 2001 par Elisabeth Guigou, ministre socialiste de la Justice du gouvernement de Lionel Jospin, et fut promu procureur général près la Cour de Cassation le 20 octobre 2004 par Dominique Perben, Garde des Sceaux de Jean-Pierre Raffarin.