POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est règles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est règles. Afficher tous les articles

samedi 2 mai 2020

Déconfinement: Castaner va faire tomber une pluie de PV

Macron va élargir le champ des sanctions contre les réfractaires au déconfinement


Si les attestations de déplacement n’auront plus cours, certains agents des transports en commun et les réservistes seront autorisés à sanctionner les infractions aux règles de déconfinement


Le pouvoir de verbalisation sera étendu notamment aux agents des transports en commun, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, ce samedi, bien qu'ils ne soient pas assermentés. "Le 11 mai, si les conditions sont réunies, la règle générale redeviendra la liberté de circulation et les Français n’auront plus à produire d’attestation pour sortir dans la rue", a-t-il déclaré à l’issue du Conseil des ministres qui a décidé la prolongation jusqu'au 24 juillet de l'état d'urgence sanitaire en France, mesure xénophobe pour lutter contre l'introduction du  "coronavirus étranger"!.

Cependant, le port du masque sera rendu obligatoire dans les transports en commun, a rappelé le ministre, et les commerces rouvriront sous conditions de respecter les gestes barrières.

Pour ces raisons, "les adjoints de sécurité, les gendarmes adjoints volontaires, les réservistes de la police et de la gendarmerie nationale ainsi que, et c’est important, les agents de sécurité assermentés dans les transports mais aussi les agents des services de l’autorité de la concurrence pour les commerces pourront constater le non-respect des règles de l’urgence sanitaire et le sanctionner", a-t-il détaillé. Tout le monde, sauf vous et moi...

"Une marque de confiance"

L’image contient peut-être : 1 personne"C’est un apport considérable, c’est une marque de confiance. C’est nous donner toutes les chances pour que le déconfinement se déroule dans les meilleures conditions sanitaires possible", s'est justifié Christophe Castaner, appelant cependant les Français au "civisme".

"C’est grâce à ce civisme et cet esprit de responsabilité - sous la menace de son voisin -que le confinement a été possible, c’est grâce à eux aussi que le déconfinement sera possible", selon Castaner. "La lutte est dure, la lutte est âpre", a-t-il commenté, assurant qu'"avec le respect du confinement nous avons pu sauver des milliers de vies"

"Le 11 mai le moment sera venu de reprendre nos vies progressivement, patiemment, prudemment, apprendre à vivre avec le virus, voilà l’objectif des prochaines semaines, des prochains mois", a prédit le ministre de l’Intérieur.

La question des déplacements

Aucune description de photo disponible.
Interrogé sur l’autorisation de se déplacer dans un rayon de 100 km autour de son domicile, et notamment sur la méthode de prise en compte de cette distance, Castaner a indiqué que "le dispositif […] n’est pas arrêté dans ses modalités"

Le ministre apparent de l’Intérieur a par ailleurs précisé qu’il n’y aura pas de restrictions de déplacement d’une zone administrative à l’autre, notamment d’un département "vert" pour un autre classé "rouge" sur 99 kilomètre.

samedi 24 mai 2014

L'UNEDIC prévoit déjà au moins 103.000 chômeurs de plus en 2014

Notre facture sociale s'allonge encore

Le gestionnaire de l'assurance chômage prévoit également 60.000 demandeurs d'emploi de plus en 2015.

Magie socialiste
L'UNEDIC ne croît pas non plus aux promesses gouvernementales.
On savait que le nombre de demandeurs d'emploi excède celui des créations et le gestionnaire de l'assurance chômage table d'ailleurs sur une poursuite de la hausse du chômage, avec 103.200 demandeurs d'emploi sans activité supplémentaires en 2014 et 60.000 en 2015, a-t-il annoncé jeudi.

Bizarrement, le déficit du régime d'assurance chômage devrait, quant à lui, baisser 

Et le magicien Hollande assume le changement 
Il s'élèverait à 3,7 milliards 2014 et 3,6 milliards fin 2015, contre 3,8 milliards en 2013, par la magie des nouvelles règles d'indemnisation qui doivent entrer en vigueur au 1er juillet.

Demandez aux sereins Sapin ou Le Roux, ils nieront, assurant que le thermomètre est fiable. 


Quand à Valls, c'est un spécialiste du gel lubrifiant intime capillaire...

samedi 10 mars 2012

François Bayrou "déchire" Valls et le programme de Hollande

Le porte-parole de Hollande manque de convictions, selon Bayrou

Valls a muté entre les primaires PS et la campagne du candidat Hollande

Lors de l’émission Des Paroles et des actes de France 2, le jeudi 8 mars, François Bayrou a d’abord flatté son contradicteur, Manuel Valls, avant de le mettre face à ses incohérences.

Bayrou, centriste vicieux et efficace
Bayrou se cantonne à une position " ni gauche " ni " droite ", ni " division " ni " illusion ". Une définition "par opposition", misant davantage sur la formule que sur une " autoréférence ". Or ce type de position appelle toujours le genre de réponse que Valls lui assène.

Valls : "Vous avez dit que Nicolas Sarkozy était le candidat de la division et François Hollande celui de l'illusion. Je crains que votre incapacité à choisir-nous verrons le 22 avril prochain, vous avez dit que vous alliez vous engager- fasse que vous soyez le candidat de la stagnation. François Bayrou, le moment approche où vous devrez vous-même choisir"

Bayrou souligne les incohérences de l'ancien candidat de la primaire socialiste

François Bayrou ne pouvait passer sous silence les incohérences de la girouette
Tôt dans le débat, le centriste a confronté le socialiste rallié à Hollande à ses contradictions entre son discours de campagne des primaires et son discours actuel de directeur de la communication du candidat désigné du PS. Lorsqu'il était concurrent de Hollande, Valls se démarquait sensiblement. Il a mis depuis ses convictions dans sa poche et son mouchoir par dessus...
"Nous ne sommes pas en guerre, ce n'est même pas un duel entre nous" mais "il y a un devoir de vérité", a attaqué F. Bayrou.

Manuel Valls, victime durable de la primaire

Manuel Valls (au geste agressif ci-contre, face à un tueur) a peiné à faire oublier que son actuel discours heurte ses convictions passées. Mis à mal à plusieurs reprises, il n'a eu de cesse de rappeler qu’il est présent désormais représentant du candidat Hollande et du PS et que ses interlocuteurs n'auraient plus le droit de le mettre face à ses convictions personnelles.
Bayrou à Valls : "Ce que je mets en cause ce n'est pas votre conviction, c'est votre cohérence", a-t-il lancé reprochant au député de l'Essonne de défendre avec François Hollande "le contraire" de ce qu'il défendait lors de la primaire PS, quand il faisait sa priorité du désendettement et de la réduction des déficits.

VOIR et ENTENDRE Valls interpeler Bayrou sur les valeurs, "retrouver le sens de la morale", dont la vérité... Bien mal lui en a pris !


Bayrou reproche à Manuel Valls de soutenir un programme qui attente à certaines valeurs, dont celle de vérité: le programme de Hollande "raconte des histoires aux Français", souligne-t-il. Valls a personnellement combattu certains de ses aspects qu'il défend aujourd'hui. Bayrou cite les propos de Valls qui assurait sur les créations de postes de professeurs lors des primaires que "on ne pourra pas dépenser un euro de plus", mais soutient aujourd'hui que Hollande a raison de créer 60.000 nouveaux postes que les Français devront financer 20 milliards pendant 60 ans (41+20 ans).
Sur le rétablissement des comptes publics que Hollande serait en capacité d'assurer , selon son porte-parole, et que Valls, désormais "converti" assure pouvoir défendre avec conviction depuis septembre et octobre.

Bayrou met au défi Hollande de pouvoir créer
- les 60.000 emplois annoncés,
- les 150.000 emplois-jeunes annoncés,
- l'augmentation de 30% de l'allocation de rentrée scolaire,
- l'allocation d'autonomie pour les étudiants.

Bayrou accuse le PS d'avoir défendu dans la rue depuis 2002 l'idée qu'il fallait dépenser plus.
Il rappelle que les socialistes se sont opposés à la réforme des retraites.

S'agissant de l'augmentation de la TVA, Valls ne voyait pas à l'automne comment y échapper pour réduire la dette publique, mais la fustige depuis son ralliement à Hollande. Bayrou évoque l'explosion de la dette publique lors de la récession de l'économie en 1993 mais rend hommage au gouvernement Juppé qui, en dépit des entraves socialistes dans la rue, a fait des efforts "courageux" de ré-équilibrage (réforme des retraites et des régimes spéciaux). En revanche, le problème de la dette a été sous-estimé par Lionel Jospin, à partir de 1997, souligne-t-il. La perte de confiance date de cette période, quand les Français ont commencé à douter que la dette serait maîtrisée et que la croissance pourrait revenir.



Pourriez-vous faire confiance
à cet homme ?


Bayrou dénonce les "hypothèses de croissance fausses" (2,2% ou 2,5%) du projet socialiste
Elles sont "inventées" et "intenables".
Hollande prévoit déjà de ne pas tenir ses engagements
"Si la croissance n'est pas là, on s'adaptera"

Sur la règle d'or, le PS est divisé
Valls assure que " aucun d'entre nous n'était favorable " à son inscription dans la constitution, mais Bayrou lui rafraîchit la mémoire en indiquant que Valls l'était, mais que cette réforme constitutionnelle voulue par Sarkozy a été rejetée par la Ch'tite Brochen-Aubry et Hollande qui refusent de libérer la jeunesse du fardeau.
Bayrou tient à aborder la question "vertueuse" du cumul des mandats
Il réclame un référendum sur le cumul des mandats, mais aussi la proportionnelle et une réduction du nombre des représentants du peuple. Valls trompe les électeurs sur la parité en faisant un amalgame éhonté entre candidatures socialistes et candidats en situation d'éligibilité: la diversité a déjà connu d'amères désillusions dans les scrutins locaux et les femmes dénoncent déjà l'entourloupette dont Hollande et Aubry en font les victimes.


Bayrou dresse la liste des divergences entre Hollande et son porte-parole

En fin de débat, Manuel Valls a fait un appel du pied à François Bayrou en vue du second tour. S'en est suivie une partie de ping-pong entre les deux hommes:

- Valls: "Vous avez dit que Nicolas Sarkozy était le candidat de la division et François Hollande celui de l'illusion. Je crains que votre incapacité à choisir -nous verrons le 22 avril prochain, vous avez dit que vous alliez vous engager- fasse que vous soyez le candidat de la stagnation. François Bayrou, le moment approche où vous devrez vous-même choisir"

- Bayrou: "Peut-être, Manuel Valls, serez-vous vous-même obligé de choisir ?"
- Valls: " C'est le choix des Français et nous verrons bien "
- Bayrou: " Au moins, les Français nous départageront "
- Valls: " Eh bien, je pense que c'est vous qui avez plus de chances de devoir choisir le 22 avril," met-il en garde.
- Bayrou: " Plus de chances, je ne dis pas le contraire, mais ne prenez pas cette probabilité pour une certitude..."
Manuel Valls accuse le centriste Bayrou d'"écarter" les Français, mais l'appelle à se rallier au second tour... En cas de présence, Bayrou débaucherait Valls !...

dimanche 11 décembre 2011

Guigou (PS) refuse obstinément l'Union nationale sur la Règle d'Or

La crise ne parvient pas à raisonner les socialistes



Silicone et botox
pour la candidate sexagénaire PS
en Seine-Saint-Denis



L'ex-ministre PS, Elisabeth Guigou, a refusé dimanche "l'union nationale" sur la "règle d'or" que lui proposait le ministre de l'Economie François Baroin.

Le ministre Baroin soutient que cette position de refus n'est pas "tenable" pour
.
" Il n'y a aucune raison que nous acception d'aller au congrès du pour modifier une nouvelle fois la Constitution (...) et pour que M. Sarkozy engrange un vote d'union nationale sur une politique que nous critiquons ", a déclaré la députée PS de Seine Saint-Denis, 65 ans, lors d'un débat avec F.Baroin sur BFMTV.
Angela Merkel, qui abordera également des élections (2013), a fait voter la "règle d'or" en Allemagne où elle n'est pas un "effet d'affichage"...


Les soupçonneux socialistes sont sur la défensive

" C'est un piège politicien grossier",
a craint l'ex-ministre des Affaires européennes, selon qui la "règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire existe déjà dans les traités européens depuis 20 ans et dans la Constitution depuis 2008. "

Le particularisme des socialistes français est une particularité européenne
Les autres pays le font", a répondu M. Baroin. "Malheureusement pour le PS et pour M. Hollande, c'est une position qui n'est pas tenable"."On ne peut pas dire que l'on sera à 3% de déficit sans dire comment", a-t-il développé.


F. Baroin ne peut compter sur "le soutien des socialistes" sur la Règle d'or

Il a fait valoir que ce " n'est pas un soutien pour Nicolas Sarkozy
, mais un esprit d'union nationale: il n'y a pas de honte à aller sur l'union nationale ".
Le projet de nouveau traité européen s'imposera un jour au PS
Que les socialistes le veuillent ou non, l'U.E. prévoit en effet que les Etats-membres intègrent dans leur Constitution une "Règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire. Or, en France, cette modification de la Constitution doit être adoptée par une majorité des 3/5e de l'Assemblée et du Sénat réunis en Congrès. Majorité dont ne dispose pas le gouvernement, surtout depuis que le Sénat est passé à gauche.

VOIR et ENTENDRE le débat animé par Olivier Mazerolle (Le Direct 24h/24) entre de François Baroin, ministre de l’Economie et des Finances, et d’Elisabeth Guigou, député aubryste de Seine-Saint-Denis, notamment sur l’accord de Bruxelles. (Hélas, il faut d'abord subir une pub...):


BFMTV 2012 : François Baroin face à Elisabeth... par BFMTV

En mai dernier, Elisabeth Guigou déclara "souhaiter" que "Martine Aubry soit candidate aux primaires du PS", car elle a, selon elle, "les meilleures chances de faire gagner la gauche en 2012". Pas même au PS ! C'est dire la perspicacité de la députée...



La socialiste Elisabeth Guigou ?
Non, "Posh Spice",
aka. Victooria Beckham




La gauche assumera-t-elle le blocage de le "règle d'or" ?

Le président Nicolas Sarkozy a semblé définitivement écarter vendredi l'idée, un temps envisagée, de faire adopter la "règle d'or" en France avant l'élection présidentielle de mai 2012.
Cela n'a pas empêché F. Baroin de lancer cet appel à l'union nationale dimanche, tout comme la porte-parole du gouvernement et ministre du Budget Valérie Pécresse: " J'appelle les socialistes à re-réfléchir une nouvelle fois ".

Les responsabilités seront ainsi clairement établies.

samedi 19 novembre 2011

Sapin confirme le défaitisme politicien du PS en campagne

Le désespérant Sapin prévoit aussi "une fin d'année catastrophique en termes d'activité"

Les socialistes désespèrent les Français à des fins électoralistes

Le "capitaine de pédalo" anticipe des excuses à son incapacité "dans la tempête".
François Hollande a refusé la "règle d'or."
Puis, il a créé une psychose démobilisatrice après avoir "constaté que les marchés ont déjà anticipé" une dégradation de la note française. Ainsi commentait-il dès sa publication la dégradation par erreur de la note française par l'agence Standard and Poor's. De quoi éclairer sur ses mauvais sentiments et susciter une panique dont il espérait qu'elle profiterait à sa campagne en perte de vitesse, mais aux dépens de l'économie du pays qu'il voudrait présider un jour.
VOIR et ENTENDRE

Erreur de Standard and Poor’s : Hollande réagit par BFMTV

Hollande instrumentalise la bavure de l'agence de notaion et dramatiser la situation réelle:
Lien PaSiDupes: "François Hollande défaitiste sur le triple A des agences de notation "

En charge du projet présidentiel du François Hollande, Sapin a estimé que la situation de la France est "désastreuse". "La situation de la France aujourd'hui est désastreuse. Je ne dirais pas qu'elle est en récession parce que techniquement il faut trois mois de suite, mais là, vous verrez, cette fin d'année est une année catastrophique en termes d'activité", a-t-il déclaré à Questions d'info (LCP/Le Monde/France Info/AFP), profitant de son statut d'ex-ministre de l'Economie de Bérégovoy, mort par ...suicide.

D'un pessimisme rare chez un dirigeant politique, Sapin (60 ans en 2012) a même annoncé que, selon lui, "il n'y aura pas de croissance pour ce dernier trimestre. Il y aura peut-être même une croissance négative". Il dresse un tableau cataclysmique: "le nombre des chômeurs ne va pas cesser d'augmenter", "la situation du pouvoir d'achat ne va pas cesser de se dégrader", a assuré le député de l'Indre.
"Et quand je dis ça, je ne suis pas un oiseau de malheur. [sic] Je regarde les choses en face. Et quand je regarde les taux d'intérêt en France, je m'aperçois que nous sommes quasiment à deux points de plus que les Allemands", a encore insisté le socialiste.

VOIR et ENTENDRE l'oiseau socialiste de mauvais augure, dans sa manière de soutenir le moral des Français dans l'effort :



Appelant à "changer les politiques" qui dirigent le pays, il a ajouté : " ça ne veut pas dire que d'un seul coup la croissance reparte. [sic] Mais nous allons créer les conditions d'un retour à la croissance parce que la croissance c'est la condition même pour une diminution de nos déficits, une diminution de l'endettement, le maintien d'un certain nombre de systèmes sociaux, etc". Et comment ? Il faut attendre pour savoir, car pour l'instant, les créations massives d'emploi ne sont pas financées de manière crédible.

Pour le moment, François Hollande n'a toujours pas présenté le détail de son projet présidentiel personnel , ce qui permet toutes les promesses et approximations. Mais il joue aussi un vilain jeu, puisqu'il admet maintenant qu'il s'agira bien pour les Français de faire "un effort", même avec les magiciens socialistes, avec un PCF moribond, un Mélenchon prêt à tout casser et des écolos désordonnés et seulement motivés par la possibilité de mettre le Bronx à l'Assemblée nationale. "Il n'y a pas un Français aujourd'hui qui pense que ce sera facile", a-t-il admis, plaidant toutefois pour "un effort justement partagé", notamment vers ceux "qui paient de moins en moins" d'impôts, comme si ce petit nombre devait suffire.


Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture, l'a exhorté, lançant au maire d'Argenton-sur-Creuse le dimanche 13 novembre au Grand Rendez-Vous Europe 1/i-Télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France: "Je lui demande d'avoir un discours responsable."

lundi 22 août 2011

Ségol'haine Royal n'a que mépris pour les économistes des candidats socialistes


Royal ironise sur les «réunions d'économistes» autour de candidats PS

La picto-charentaise affiche un sentiment infondé de supériorité

La prétendante permanente à l'investiture socialiste se targue de ne pas avoir « attendu pour parler de la crise » et s'oppose de surcroît à une hausse d'impôts préconisée par ses concurrents.

Le décor de l'université d'été du PS est planté
Sans attendre La Rochelle ni la réunion de crise du Bureau national mardi soir, les candidats à la primaire PS font leur rentrée sur l’incontournable dossier économique.
A sa fête confidentielle de la Rose à Frangy-en-Bresse, Arnaud Montebourg occupe le terrain de la gauche du parti.
Manuel Valls a investi le créneau de la droite du PS en proposant de remettre à plat le projet socialiste tout-terrain et en prenant les socialistes à contre-courant sur la règle d'or : il communique avec ses concurrents par lettre ouverte ce matin.
Lien Libération.

Les candidats socialistes jouent la carte de la gravité

Alors que les nouvelles mesures budgétaires du gouvernement pour réduire les déficits publics sont attendues pour mercredi, François Hollande s’exprimera le même jour après un «colloque sur la sortie crise et la politique économique de la France» et Martine Aubry réunit jeudi sa «cellule de suivi de la crise».

Et l'amère Royal ?
« Moi, JE n’ai pas attendu pour parler de la crise. La crise, on la connaît depuis 2008, on la subit depuis trois ans. Je n’ai pas attendu demain ou après demain pour rencontrer les économistes», se flatte-t-elle, après que tous, au PS, aient nié l'ampleur de la tâche de la majorité, avec elle.
Elle ne réserve pas seulement ses flèches au gouvernement, mais aussi à ces experts « de haut vol » - « à quel moment ont-ils interpellé le pouvoir en place ? » - d'une part, mais aussi à ses camarades, d'autre part: «Attention aux mises en scène et à la politique spectacle ! » « S'il y a des économistes de haut niveau, comme un ancien président de la Commission, qui ont des choses à dire, qu'ils viennent le dire devant tous les socialistes», assène l'agressive Royal. La dédicace s'adresse à Jacques Delors qui participe à la cellule de crise de sa fille, Martine Aubry
L'agresseur ne brille pourtant pas pour ses compétences en économie.

Elle tente de se hausser en mettant en avant son expérience d’ex-candidate à la présidentielle, pourtant battue à plate couture en 2007 et rebattue par sa rivale Aubry, déjà en mai 2008. Faire illusion avec des échecs recyclés en expérience trahit un défaut chronique de lucidité, voire d'aveuglement.

Certes ses propres économistes « de (très) haut vol » ont depuis peaufiné ses propositions soumis au 'crash test' de « 17 universités populaires, des déplacements internationaux », détaille la gestionnaire-comptable, sans que leur impact ne soit avéré. Thomas Piketty a pourtant failli arriver sur le ventre à l'émission On n'est pas couché du 29 janvier dernier sur France 2... Or, cet économiste de référence de Sa Cynique Majesté Royals'est surtout illustré pour une garde à vue à Paris en mars 2009 à la suite d'une plainte pour violences de sa compagne, la députée PS de Moselle, Aurélie Filippetti.
Lien PaSiDupes


Surfant sur la vaguelette des Indignés, elle s’octroie aussi la médaille de Chabichou de la « bonne gestion des fonds publics »: en Poitou-Charentes, « je suis la démonstration qu’il est possible de faire du développement économique sans augmenter les impôts» depuis 2004. « Lever l’impôt, c’est la solution de facilité », insiste la tête de gondole.

Après avoir stigmatisé, samedi, certains de ses rivaux qui promettent « du sang, des larmes et de la rigueur », Royal se distingue à nouveau dans la « course à l’échalote sur la rigueur ». Elle fait ainsi la leçon à Valls et à Hollande, le père de ses enfants. « Il faut se demander qui supporte cette rigueur », pointe-t-elle, prônant un « rigueur plus "rigoureuse"» pour le système bancaire et les grandes fortunes fraudant le fisc.

Elle a la langue fourchue mais, à trop servir, le venim altéré.


«Je suis favorable au principe d’une règle d’or», claironne Manu Valls


La "règle d'or" divise le PS et ses candidats au premier chef

Cher(e)s Martine, Ségolène, Arnaud, François, Jean-Michel,


Le krach financier qui a secoué la planète ces dernières semaines est la marque d’une crise d’ampleur inédite. Les pouvoirs politiques semblent impuissants face à la tempête boursière, malgré le signal d’alerte précurseur de 2008. Les mois à venir seront très difficiles pour les Etats et les populations, éprouvant chaque jour un peu plus l’efficacité des premiers et la confiance des secondes. Notre statut de responsables politiques, notre engagement pour la gauche, notre ambition présidentielle pour la France nous imposent d’être à la hauteur de nos prérogatives en proposant un projet fort et crédible.

La crise l’exige : impulsons une nouvelle donne à l’Europe !

Le monde a besoin de nouvelles règles de coopération financière. Il nous faut prendre la voie d’un nouvel ordre monétaire et financier, ordonné, juste et efficace. Pour cela, l’Europe a besoin de stabilité économique et de cohérence politique. Sans rien céder à l’anti-européanisme populiste, il faut, néanmoins, avoir le courage de regarder la situation avec lucidité : l’élargissement trop rapide de l’Union, l’absence d’harmonisation fiscale et budgétaire, l’euro trop fort…

Une de nos premières priorités devra être le rééquilibrage rapide des objectifs de croissance et d’inflation, en combinant un abaissement des taux de la Banque centrale européenne avec des politiques publiques responsables où chaque euro dépensé le serait à bon escient.

Cette nouvelle donne doit également passer par un vrai dialogue avec l’Allemagne, afin qu’elle accepte une révision de sa politique (par exemple à l’égard des eurobonds). Le plus tôt serait le mieux. La chancelière le souhaite-t-elle et le peut-elle politiquement ? Rien n’est moins sûr. Nous devrons donc convaincre notre partenaire allemand - mais aussi les Français eux-mêmes - que les enjeux actuels dépassent très largement les seuls intérêts nationaux…

Il est urgent de passer à l’écriture d’un nouveau traité qui rééquilibrerait les priorités entre croissance et inflation, qui permettrait à l’Union européenne d’emprunter pour financer des programmes de grands travaux, qui progresserait dans le fédéralisme et qui amènerait l’Allemagne à davantage de solidarité en contrepartie de la prise en compte de ses intérêts de garant du système.

Ne sacrifions pas l’avenir, favorisons l’intérêt général !

La situation inquiétante de la France nécessite, elle aussi, de profondes réformes.

Avec sa «règle d’or», le président de la République cherche aujourd’hui moins à recadrer les finances publiques qu’à nous tendre un piège sans que l’intérêt de la France y trouve son compte.

Pourtant, j’ai déjà eu l’occasion de le dire : je suis favorable au principe d’une «règle d’or». Sacrifier l’avenir et les nouvelles générations est insupportable. Laisser filer le déficit de la dette, c’est se mettre dans les mains des marchés. Face à l’inquiétude des Français, nous devons formuler nos propositions.

Proposons une vraie règle d’or, un engagement contraignant de retour progressif aux équilibres, étalé dans le temps pour ne pas menacer l’activité, mais commençant tout de suite. Il ne sert à rien de se fixer des objectifs constitutionnels que l’on ne saurait respecter eu égard à la dégradation de nos finances. L’objectif d’un plafond de dette à 60% du PIB est «constitutionnel» (traité de Maastricht) et, pourtant, il faudra une génération pour retomber sous ce plafond… En revanche, à travers une loi de programmation quinquennale garantissant la soutenabilité des finances publiques, on peut mettre en place une procédure efficace.

Il faut immédiatement annuler la baisse du taux marginal de l’impôt sur le revenu, l’exonération des heures supplémentaires et la baisse de la TVA dans la restauration.

Nous devons proposer un collectif budgétaire préalable à toute discussion sur une quelconque règle d’or. Il appartiendra au président de la République de refuser ou non de revenir sur la politique fiscale pratiquée ces dernières années.

Le devoir de vérité de la gauche

La première des priorités demeure d’investir dans l’avenir : l’éducation, la formation, la recherche, mais nous ne pourrons dépenser un euro supplémentaire sans lui trouver sa contrepartie. Nous devons dire aux Français que l’effort à accomplir, à condition qu’il soit juste, sera aussi important que celui réalisé après la Libération. Les mesures à prendre sont nombreuses : supprimer des niches fiscales ; augmenter le taux d’imposition des ménages les plus riches ; contrer les stratégies d’optimisation des grands groupes ; redéployer nos efforts vers les classes moyennes, les PME et les TPE ; étudier le principe d’une «TVA protection» avec des contreparties pour les consommateurs ; réviser en profondeur notre fiscalité locale…

Ne disons pas aux Français que nous n’augmenterons pas les impôts. Il faut les réconcilier avec un impôt juste et efficace. C’est d’ailleurs le sens de notre proposition commune de fusion de l’impôt sur le revenu avec la CSG et de la retenue à la source.

Revoir le financement de notre projet

Enfin, sans remettre en cause notre projet pour 2012, nous devons le revoir à l’aune de cette crise et de ses effets sur nos finances. La part des marges de manœuvre «conventionnelles» - hausse des impôts jusqu’au seuil maximum historique de 45% du PIB, baisse des dépenses publiques de gestion… - consacrée à la réduction des déficits doit être revue. Je vous propose de consacrer l’intégralité de cette marge à la réduction des déficits, et non plus la moitié.

Cher(e)s ami(e)s,

La tempête financière qui a déferlé sur le monde exige que nous nous retrouvions et que nous débattions ensemble sur la situation économique de notre pays avec lucidité et responsabilité collective.

Je vous prie de croire en mes sentiments amicaux.

Par Manuel Valls Candidat à la primaire socialiste et député-maire d’Evry (Essonne)

mercredi 17 août 2011

Pourquoi Merkel mettrait-elle donc la pression sur le PS avec la "règle d'or"?


La presse, en campagne socialiste, fait un procès d'intention à Sarkozy


Angela Merkel, avec Nicolas Sarkozy, a proposé mardi que les pays de l'euro adoptent des engagements de bonne gestion de leurs finances publiques du type "règle d'or". La chancelière allemande aurait-elle cherché à mettre la pression sur les adversaires socialistes de Nicolas Sarkozy ?

La gauche ramène la crise au niveau de la campagne de la primaire

En dénonçant des desseins électoralistes
, la presse alignée sur le PS se montre petite et mesquine. Jusqu'à plus ample informé, les dirigeants français et allemand ne se sont pas réunis pour mettre en exergue les reculades des candidats socialistes sur la réduction des déficits à 3% en 2013.
Après deux heures de travail à l'Elysée, ils ont proposé la
création - attendue- d'un gouvernement économique de la zone euro
et l'amorce d'une coordination des politiques budgétaires de ses pays, via un engagement commun à remettre leurs finances d'aplomb. C'est plus responsable que de polémiquer...

Nicolas Sarkozy a parlé d'une "règle de bon sens" qui s'inspirerait du "frein à la dette" inscrit dans la Loi fondamentale allemande et de la "règle d'or" de retour progressif à l'équilibre budgétaire, qu'il souhaite voir inscrite dans la Constitution française.

Angela Merkel, qui s'exprimait avec le chef de l'Etat au cours d'une conférence de presse commune, a évoqué pour sa part une règle par laquelle les Etats s'engagent dans la durée en matière de discipline budgétaire, "au-delà des soubresauts du quotidien", et qui permettra d'inspirer de la confiance dans l'euro.

Les deux dirigeants ont proposé son entrée en vigueur à la mi-2012 .

Le gouvernement français a déjà fait voter le principe d'une "règle d'or", mais a besoin des deux tiers des voix des deux chambres du Parlement réunies en Congrès, pour qu'elle puisse être inscrite dans la Constitution.

Le PS soumet la crise à sa campagne de la primaire socialiste

Davantage préoccupés de leur choix d'un candidat à la présidentielle que des déficits publics, les dirigeants du PS ont dénoncé une manoeuvre électoraliste de l'Elysée à l'approche de 2012. Les irresponsables n'ont rien trouvé de mieux à faire que de polémiquer en mettant au défi Nicolas Sarkozy d'accélérer la baisse des déficits sans attendre l'an prochain, alors qu'ils ont déjà approuvé son calendrier et la date de 2013...

Le chef de l'Etat a en revanche le souci de l'équilibre des finances publiques
Il a indiqué mardi que le Premier ministre François Fillon prendrait contact avec l'ensemble des partis politiques, majorité et opposition, "pour que chacun, face à ses responsabilités, décide en son âme et conscience de ce qu'il doit faire face à cet objectif de retour à l'équilibre budgétaire".

"Si un consensus est possible, je convoquerai à l'automne la réunion du Congrès. Si un consensus n'est pas possible, c'est les Français qui seront juges lors de l'élection présidentielle des forces politiques qui souhaitent le retour à l'équilibre budgétaire", a-t-il dit.

Les Français décideront dans un climat nauséabond de petite cuisine de campagne au PS.

vendredi 12 août 2011

Le PS prend la mesure de la crise: il s'aligne sur la majorité, en renâclant


Les candidats ont pris conscience de leur déficit de crédibilité économique


La campagne de la primaire socialiste ne peut ignorer plus longtemps son contexte économique et financier: il s'impose de lui-même aux prétendants socialistes pour 2012. Les candidats font tomber leurs oeillères. Mais, sans renoncer à l'invective contre la majorité, tous délivrent le même message qui ne risque pas de les distinguer de la concurrence et les militants devront choisir sur l'apparence plutôt que sur le fond, alors que le premier tour du vote, ouvert à tous, aura lieu dans quelques semaines, le 9 octobre.
Les candidats à la candidature préparent leurs argumentaires sur un terrain qui ne leur sera pas le plus favorable. « Mener une campagne présidentielle dans un climat de crise, on ne peut pas dire que ce sera neutre ! » observe l'ancien ministre Michel Sapin, l'un des spécialistes des questions économiques dans l'entourage de François Hollande. Mais que dire de la majorité qui doit elle aussi convaincre, mais non pas sur des idées, des promesses et des postures, mais sur ses actes: elle est tenue à la réussite, tandis que les plaignants impénitents n'auront qu'à faire illusion.

Les candidats socialistes se trouvent déjà des excuses

Désirdavenir Royal assurait ses arrières mercredi.

« Souvent les crises conduisent à des reflux conservateurs», s'inquiétait . Le tout à cause d'un «a priori» , dit-elle. La droite serait une meilleure gestionnaire que l'ensemble de la gauche…

Complexe d'infériorité chez les aubrystes
« C'est étonnant, c'est un résidu de l'histoire ancienne », gémit amèrement l'économiste et député du Rhône Pierre-Alain Muet, proche de Martine Aubry. «
Avant le début des années 1980, la droite gouvernait sans laisser se creuser le déficit. Mais depuis, jamais la droite ne l'a ramené sous la barre des 2 % », assure-t-il.
Evidemment, l'alternance est passée par là entre-temps et la gauche a laissé des séquelles. Mais, à l'entendre, c'est la gauche qui aurait pourtant été la plus vertueuse. malgré trois dévaluations du franc, l'effondrement de l'économie, des affaires catastrophiques, qui seront, évidemment, payées par les contribuables. A côté de cela, ils ont dénationalisé et privatisé, officiellement ou en catimini. Ils ont donc appliqué une politique non pas "socialiste", mais social-démocrate. C'est à dire que, dans leur totale incohérence, ils ont sacrifié à l'économie de marché qu'ils renient aujourd'hui, stigmatisant la responsabilité du système capitaliste dans la crise internationale que nous vivons.
Depuis l'élection de François Mitterrand, l'endettement n'a quasiment jamais cessé de se creuser, sauf en période de croissance internationale, dont a bénéficié le gouvernement Jospin, "à l'insu de son plein gré" !

C'est désormais à qui, de la droite et la gauche, apparaîtra la plus rigoureuse.
Dans les deux camps, il va falloir revoir les plans de bataille.

Au PS, les principaux candidats ont d'ailleurs décidé de mettre en scène des réunions de travail sur la crise. François Hollande a invité des économistes pour un séminaire de travail le 24 août. Martine Aubry a convoqué une «cellule de suivi de la crise» le 25.
«Je n'ai pas attendu aujourd'hui pour voir [des économistes] et encore moins dans quinze jours», a ironisé, jeudi sur Twitter, Ségol'haine Royal.
Il reste que les candidats socialistes se dérobent à tout "débat participatif" lors de l'université d'été de La Rochelle... Le dialoge attendra la rentrée: inutile en effet d'afficher l'insignifiance des différences de l'une à l'autre.
A force de lisser leur image et de se marquer à la culotte, leurs discours sont "bonnet rose et rose bonnet".

Tactiques politiques

À gauche, le problème est d'apparaître crédible

Le député du Doubs Pierre Moscovici, qui coordonne la campagne de François Hollande, a invité jeudi la gauche à une « révolution culturelle». Et ça consiste en quoi, ça ? Ce serait la prise en compte de « l'ardent impératif de réduire les déficits publics et la dette ». Inattendu !

Sur ce thème, Hollande semble avoir l'avantage, à en croire les sondages du commerce. « Il apparaît comme le plus outillé : il a les positions les plus claires ». C'est le sentiment d'un de ses proches, qui préfère toutefois garder l'anonymat.
À l'inverse, Martine Aubry est suspecte. Non seulement elle a fait des catastrophiques 35 heures son image de marque, mais elle a aujourd'hui radicalisé ses idées et le soutien de l'aile gauche du PS la plombe. « Elle devrait s'exprimer plus », veut croire un de ses soutiens, pour redorer cette image. A cet effet, le rêveur flouté juge bon d'évoquer le souvenir de la réduction du déficit de la Sécurité sociale: elle était ministre du Travail de Jospin quand la conjoncture internationale était propice. Mais la versatilité de la dame aux 35 heures doit pourtant être également rappelée, car celle qui mit en oeuvre cette politique controversée en 1997 avait déclaré six ans plus tôt ne pas croire « qu'une mesure générale de diminution du temps de travail créerait des emplois. »

Alors que la tempête financière fait rage, Nicolas Sarkozy tient la barre
Le chef de l'État compte bien utiliser cette adversité pour consolider sa stature présidentielle.
Sa cote de popularité ne cesse d'ailleurs de monter de trois points en trois points: à 34 % pour l'Ifop et 35 % pour l'institut CSA.
Il ne devrait pas avoir de mal à souligner les contradictions de ses opposants et démontrer le manque de crédibilité .
Il a lancé l'offensive avec le thème de la «règle d'or» qui vise à inscrire dans la Constitution une limitation du déficit. La gauche refuse de se lier à ce texte, même si elle ne conteste pas la nécessité du désendettement. Certains, comme Manuel Valls, se sont cependant déclarés prêts à discuter. À l'Élysée, on a sauté sur l'opportunité d'enfoncer un coin à gauche en laissant entendre que des rendez-vous avec ces personnalités d'opposition « constructives » étaient possibles. Mais Manuel Valls craint un alignement individuel. Il prône « un dialogue entre l'exécutif et l'opposition et [non] pas entre l'exécutif et quelques parlementaires ! ».

La crise oblige le PS à infléchir son projet peu à peu.
Les tactiques politiciennes s'accommodent mal de la conjoncture.
Sans parler de la démagogie constitutive du socialisme ! «
On ne peut pas dépenser un euro supplémentaire », met en garde Valls, en jugeant impossibles certaines propositions du PS, comme la création de 300.000 emplois jeunes. «C'est très facile à financer grâce à la suppression des exonérations de charges pour les heures supplémentaires », rétorque Pierre-Alain Muet (1945, retraitable...), décidément attaché aux vieilles lunes de Tartine Aubry depuis 1997.
Le débat va avoir lieu, comme sur l'augmentation du budget de la Culture, voulue par Aubry et contestée par Hollande. Finalement, les candidats à la primaire se démarqueront peut-être en promettant plutôt moins que plus.

Postures variées mais proches

Pour mieux embobiner les Français, Martine Aubry joue sur les mots

La maire de Lille ne cache pas que la «règle d'or» la met dans l'embarras. Alors elle endort la vigilance des Français. Si elle était élue, elle s'engage donc à suivre « une vraie [sic] règle de conduite » : « affecter la moitié des marges de manœuvre au désendettement du pays ». Si les Français ne comprennent pas que c'est pas autant de moins pour le social, c'est qu'ils ont vraiment la tête dans le guidon.
Elle s'est même dite finalement prête à respecter l'échéance «d'un retour sous les 3 % en 2013» qu'elle rejetait. Elle avait pourtant tout son temps jusqu'ici : " Plus des deux tiers des pays européens demandent que cette étape soit repoussée à 2015", assurait-elle, se retranchant derrière les autres. D'abord, elle estima donc que le retour aux 3 % de déficit ne serait pas réaliste avant 2014 ou 2015. Mais elle adopta la position de François Hollande lorsque son principal rival changea d'avis : "Nous nous sommes engagés, dans le projet socialiste, à respecter les engagements de la France, 3 % en 2013 puisque c'est la règle aujourd'hui", obtempéra l'agressive maire de Lille, le dimanche 17 juillet dernier. La veille, le samedi 16 juillet, son rival avait déclaré dans le journal Le Monde : "la dette est l'ennemie de la gauche et de la France" et François Hollande avait admis: "Il faut rééquilibrer nos comptes publics dès 2013."
Du coup, les socialistes, en cas de victoire, proposeraient d'engager un débat avec les gouvernements européens. Il n'y donc pas urgence à agir...

François Hollande se la joue 'On ne me la fait pas' !
Le député de Corrèze juge « factice » l'idée d'inscrire une «règle d'or» dans la Constitution, l'application étant reportée à 2013. Il fait une contre-proposition : adopter un amendement au projet de loi de finances 2012 pour que la France « s'engage à respecter sa trajectoire de retour sous la barre des 3 % en 2013 », pour ouvrir -vite- le débat sur les politiques économiques. Ca se serait fait sans lui, mais il est à noter que pendant des mois le PS avait refusé le dialogue et décliné les invitations du Chef de l'Etat par la voix de l'ancien professeur d'allemand, Jean-Marc Ayrault, jugulaire, jugulaire...

Sa Cynique Majesté Royal dénigre
La «règle d'or» n'est qu'un « gadget de plus » de Nicolas Sarkozy, selon sa fielleuse concurrente malheureuse de 2007, visiblement mal remise. Mais « s'il accepte les propositions qui consistent à écrire également dans la “règle d'or” la lutte contre les inégalités fiscales, la contribution à égalité des revenus du capital et des revenus du travail aux dépenses, la justice fiscale, alors oui, on est prêt». Tel est le défi gratuit de la candidate rétrogradée au troisième dans les sondages de la primaire socialiste.

Manuel Valls consensuel
Moins sectaire, le député-maire d'Évry est aussi le plus ouvert à la proposition du chef de l'État. « Je ne suis pas hostile sur le principe », a-t-il déclaré. Il laisse même à Nicolas Sarkozy le soin de trouver les conditions d'un « compromis ». Il évoque une remise à plat de mesures fiscales, par exemple la baisse de la TVA dans la restauration. Pour lui, «tout passage en force serait contraire à l'intérêt du pays».

Arnaud Montebourg, radical, voire borné

Le député psycho-rigide de Saône-et-Loire est le plus virulent : sans nier la nécessité « impérative » de réduire les déficits, il « s'oppose » à la « règle d'or », au prétexte qu' « elle signifie la fin des choix politiques ». Il propose « un pacte de désendettement », « choisi et assumé, et non une règle subie et intouchable». Et il polémique: « Le déficit est l'enfant bâtard de la droite. »

Malgré leurs efforts, on le voit, les socialistes ne sont pas crédibles.

mercredi 10 août 2011

PS dépité: les notes française et britannique restent stables

Standard & Poor's juge stable la perspective des notes souveraines de la France



Les gouvernements sous le joug des agences de notation
, des experts sortis de nulle part et des observateurs véreux




S&P a déclassé les Etats-Unis de son triple A à AA+

Vendredi, cette agence de notation a assorti leur baisse de note souveraine d' une perspective négative , a déclaré Moritz Kraemer, cité par le quotidien économique allemand Handelsblatt.
" Nous signalons les risques que nous percevons par la perspective que nous attribuons ", a-t-il souligné. " Les agences de notation se voient en effet reprocher de ne pas avoir vu venir la crise économique et financière internationale. Les agences de notation ont d'ailleurs fait mieux en maintenant le niveau de notes des banques qui, dès 2007, avaient présenté comme sûrs leurs produits financiers à risques (subprimes).

Moritz Kraemer souligne en outre que "les Etats-Unis sont sous surveillance négative, et nous avons une perspective stable tant pour la France que pour la Grande-Bretagne, ce qui signale que du point de vue présent nous n'anticipons pas un abaissement dans les deux prochaines années. ".
Premier créancier des Etats-Unis, la Chine en profite pour fustiger la politique budgétaire inconsidérée d'Obama.

Le PS participe allégrement à la psychose

La délectation morose de l'opposition
Face à la panique des derniers jours, déclenchée par l'abaissement de la note de la dette américaine en fin de semaine dernière, le président français Comme les autres chefs d'Etat européens, avait envoyé un signal de sérénité, en poursuivant ses vacances tout en restant en alerte. Cédant en revanche à cette panique, mais affectant un soudain sens des responsabilités, les candidats en campagne pour la primaire de la prochaine présidentielle se sont exprimés avec gravité. Dans le public, le pire trouve toujours un meilleur écho que la sérénité.

=> La décadence américaine ouvre la voie à tous les amalgames

Réactions du PCF et du PRG à la dégradation du "tigre de papier"
=> Observateur passif, le PCF a livré une réaction pessimiste et aigre à cette dégradation par l'agence Standard and Poor's . " Il s'agit certes d'une première dans l'histoire des USA et la manoeuvre vise aussi à accréditer l'idée qu'aucune nation, pas même une des premières puissances mondiales n'est à l'abri. C'est surtout la confirmation que ce sont les marchés financiers qui commandent (...) Les répercussions sur l'économie mondiale vont être terribles et ce n'est pas une réunion du G7 qui mettra un terme à cette danse macabre, car plus les gouvernements et les Etats se plient à la loi des marchés et plus ces derniers en exigent. Il faut donc regarder ailleurs ! Vers une refonte complète des institutions financières internationales, une monnaie commune mondiale pour briser les reins de la spéculation financière, la taxation des transactions de capitaux et profits financiers et le pouvoir aux citoyens et pas aux marchés !"

-> Pour le commentateur Jean-Michel Baylet, président du PRG, candidat à la primaire socialiste, cette décision de Standard and Poor's frappant la dette à long terme des Etats-Unis " est un véritable défi lancé par les marchés financiers à la première puissance mondiale. Face à cette situation, inimaginable il y a encore quelques mois, les Etats doivent prendre la mesure du danger et réagir contre des spéculateurs qui n'attendent que de faire du profit sur leur faillite".

Les socialistes s'amusent à nous faire peur

Chacun défile devant les caméras pour ajouter une épaisse couche
Ils ont en commun de nous certifier qu'ils savent ce qu'ils faut faire, mieux que quiconque. Même qu'ils feraient, à la différence donc de leurs camarades socialistes européens aux affaires... -les peuples rappelleront à ceux de leurs dirigeants qui n’auront pas su maintenir l’Europe comme la région économique la plus riche et la plus prospère du monde la dimension tragique de l’Histoire.

=> Côté jardin, avec sa mine d'enterrement des mauvais jours, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius a assuré que " les socialistes sont des gens budgétairement sérieux ". A cela près que les dernières dévaluations françaises leur sont imputables

=> Très limité, le mono-maniaque Harlem Désir, patron par intérim du PS, a demandé mardi 9 août au gouvernement " des mesures immédiates de lutte contre les déficits", appelant à la suppression de " tous les cadeaux fiscaux aux plus favorisés" dès le projet de loi de finances (PLF) 2012. "

Du côté cour des candidats à la primaire
=> Si François Hollande est hostile à la "règle d'or", c'est aussi parce qu'il veut des actes immédiats: cette réforme "telle qu'elle a été votée par la majorité, est factice, puisque son application n'est pas prévue avant 2013", estime-t-il, suggérant que le gouvernement ne fait donc rien et que les déficits publics baissent, si peu soit-t-il au lieu d'augmenter, par l'action de Fillon du saint esprit. Il a proposé que le PLF 2012 comporte l'engagement de la France "à respecter sa trajectoire de retour sous la barre des 3% (de déficit public) en 2013".

=> Idem pour Ségol'haine Royal. Avec Manuel Valls, elle réclame des engagements dans le prochain budget. Ils se disent "prêts à discuter " avec le chef de l'Etat, mais à la condition que Nicolas Sarkozy ajoute notamment un volet à la règle d'or, celui d'une meilleure justice fiscale, en supprimant ...les niches fiscales, comme si leur nombre n'avait pas été déjà sensiblement réduit. Le gouvernement a d'ailleurs laissé entendre qu'il pourrait en supprimer de nouvelles, auquel cas les deux lascars s'en attribueraient le mérite.

=> Pour Martine Aubry, "
si on tient ses engagements en matière de désendettement, il n'y a pas besoin d'inscrire une 'règle d'or' dans la Constitution. Il vaut mieux faire, que dire
," polémique l'un de ses nombreux petits porte-parole, Olivier Dussopt, l'Ardéchois aux dents longues.

strong>=> Thuriféraire socialiste, Elie Cohen, économiste au CNRS, incarne à lui seul les postures politiciennes socialistes, pour l'heure particulièrement déplacées. Il juge que " les socialistes ont fait preuve de responsabilité en déclarant d'emblée que s'ils venaient au pouvoir ils tiendrait l'engagement de 3% (de déficit public) en 2013". Pour agir, il suffit pour lui de parler...

Jacques Attali, économiste, écrivain, éditorialiste, est un des fondateurs de Slate.fr dont il préside le conseil de surveillance. 'Gravement' sombre parmi les sinistres, il assure que si les hommes politiques se conduisent enfin en hommes d'Etat et prennent la mesure de la gravité de la situation, les solutions existent pour sortir l'Europe de la crise. Cette affirmation est reprise en boucle au PS.
Ainsi la morosité socialiste a-t-elle de beaux jours devant elle: quand ils sont Français, les socialistes la cultivent, tandis que leurs homologues grecs et espagnols basculent dans l'insolvabilité et peut-être aussi aux Etats-Unis, où la gestion des Démocrates a amené les agences de notation à dégrader leurs notes. Vont-ils se conduire "enfin en hommes d'Etat" ?...

On comprend dès lors que l'internationale socialiste unanime mettent maintenant les agences en cause.
En septembre 2010, la Communauté urbaine de Lille a manifesté sa crainte d'être notée par Standard & Poor's en refusant son évaluation financière. Le premier secrétaire du Parti socialiste a affirmé que ce retrait n'a en rien altéré sa capacité d'emprunt, précisant que la communauté urbaine a désormais recours à l'emprunt bancaire.

Après le complot contre DSK et la rumeur contre la Ch'tite, le catastrophisme

=> < Aubry refuse l'évaluation financière de sa communauté urbaine
Dès juin, dans une tribune publiée sur le site internet de ...Libération, la candidate Aubry à la primaire socialiste pour 2012 jugeait que la Banque centrale européenne (BCE) "doit intervenir massivement sur le marché de la dette pour éviter l'implosion de la zone" euro. Pour elle, "la situation européenne prend aujourd'hui un tour extrêmement préoccupant".

=> Attali sape le moral des Français.
" Les marchés ne laissent aucun répit aux peuples aussi longtemps que les hommes politiques ne se conduisent pas en hommes d’Etat," assène le militant socialiste. Jacques-le-fataliste va jusqu'à poser la question qui alarme les populations: "Tous ruinés dans dix mois ?" Le pire trouve toujours plus d'écho que la sérénité dans le public.
A tout hasard, Attali met en garde
Dans sa version littéraire du "vent de révolte" attendu par la coquecigrue picto-charentaise, le dramaturge mitterrandien prévient: " Les peuples rappelleront à ceux de leurs dirigeants qui n’auront pas su maintenir l’Europe comme la région économique la plus riche et la plus prospère du monde la dimension tragique de l’Histoire
".

Jean-Michel Baylet, radical de gauche, fils de... et homme de presse lui-même, a encore pris la parole ce matin pour dire que ses alliés ont tous bien parlé, mais à cette différence près que Nicolas Sarkozy a fait. Et même qu'il a fait pour le mieux dans l'adversité. Le vilain petit canard va prendre un coup de bec de l'une ou l'autre des canes dominantes.

Les agences de notation ne prévoient pas de déclasser la France

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, appelle les gouvernements européens à agir sur les déficits budgétaires et la dette, notamment l'Espagne et la Grèce. En France, la situation mensuelle budgétaire s'est légèrement améliorée à fin juin.

L'intox ou info ? Les agences soufflent le chaud et le froid
Les bourses internationales font les montagnes russes. Les notes de la France et de la Grande Bretagne ne devraient pas être baissées au cours des deux prochaines années, a déclaré mardi 10 août le directeur des notations de l'agence Standard and Poor's en Europe. Paris et Londres bénéficient toujours d'une perspective stable sur leur triple A, a déclaré Moritz Kraemer.
Mais, concurrente de Standard & Poor's, l'agence de notation Fitch a d'abord maintenu la pression et estimé que l'incertitude en Europe affecte beaucoup la France. Mais aujourd'hui, en milieu d'après midi, Fitch a réaffirmé le triple A français avec perspective stable. Sur quelles bases nouvelles dont elle n'avait pas eu connaissance ?
Quant à Gary Jenkins, économiste à la banque d'investissement Evolution Securities, un brin amer que la France réussisse mieux que les USA, pourtant à l'origine de la crise des subprimes en 2007, il estimait mardi qu' "il est difficile d'imaginer qu'ayant dégradé les Etats-Unis, S&P ne dégrade pas aussi au moins un des autres membres du club triple A".

Concernant la France, Standard & Poor's reste positif

N'en déplaise au PS, la France tiendra ses engagements pour conserver cette note qui lui permet de se financer aux meilleures conditions sur les marchés financiers, a déclaré mardi matin la ministre du Budget Valérie Pécresse.
Mais la presse d'opposition évoque de moins bons ratios budgétaires de la France dans le groupe des "triple A" de la zone euro (France, Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Finlande et Luxembourg).
Or, cette presse militante évite de souligner quelle est la tendance , car la courbe de la dette française est la plus favorable. Le déficit du budget de l'Etat français s'établit en effet à 61,3 milliards d'euros à fin juin contre 61,7 milliards un an plus tôt, selon les données publiées mardi par le ministère du Budget.


La France prépare déjà la rentrée

Le gouvernement a maintenant choisi de se réunir autour du président Nicolas Sarkozy et du Premier ministre
, François Fillon: outre les ministres concernés, François Baroin, Valérie Pécresse et Jean Léonetti, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, est convié. La présence du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, souligne bien que la France n'envisage pas une réaction purement franco-française.
Paris veut montrer qu'il fera tout pour maintenir sa note « triple A », quitte à donner un nouveau tour de vis aux finances publiques. En ligne de mire, notamment, les quelques 500 niches fiscales. « Les arbitrages ne sont pas encore rendus à cette heure», assurait-on dans l'entourage du ministre du Budget, Valérie Pécresse. Le gouvernement, qui s'est engagé à les réduire de quelque 3 milliards d'euros par an en 2012 et 2013 après les avoir déjà rabotées de 11 milliards cette année, devrait aller au-delà encore. Sans entrer dans les détails, Valérie Pécresse a admis mardi sur RTL que l'exécutif était prêt à consentir «davantage d'efforts» pour contenir les déficits.

Les candidats socialistes en campagne "have a dream"

Ils rêvent que la note de la France soit abaissée avant l'ouverture de la campagne présidentielle ...

Et ils s'y emploient !
Ainsi, Arnaud Montebourg, candidat à la primaire PS, refuse le dialogue.
Le mardi 9 août, il a en effet affirmé son opposition de fond à l'adoption de la "règle d'or" budgétaire. Le projet de loi qui l'institue a été adopté par l'Assemblée et le Sénat avec les seules voix de la majorité. Sans le PS, le gouvernement ne pourra donc pas réunir la majorité des 3/5e requise au Congrès pour faire inscrire cette réforme dans la Constitution.
Radical (ou borné), le malfaisant Nono Montebourg argue que la règle d'or constituerait "la fin de la politique". "Approuver la règle d'or, c'est la victoire des marchés et la fin de la politique : les peuples perdent la liberté de faire autre chose que ce que les marchés ont décidé", a jugé le député de Saône-et-Loire. S'inscrivant dans une logique de conflit politique, l'aspirant président oppose une fin de non-recevoir au gouvernement. Dans l'intérêt de la France et des Français.