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mardi 28 janvier 2020

Le nombre de demandeurs d'emploi aurait baissé en 2019 : info ou intox ?

Les Français suspectent une manipulation de l'électorat à six semaines des municipales

Le nombre de personnes inscrites en catégorie A aurait baissé de 3,3% en France entière et s
ur un an, et de 3,1% en métropole

Depuis Moscovici et Sapin, on ne la fait plus aux Français. Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A - autrement dit, sans activité - s'établirait à 3,553 millions de personnes fin 2019, contre 3,674 millions de personnes au quatrième trimestre 2018. Une baisse notable, selon les données communiquées ce lundi par Pôle emploi et le ministère du Travail de Muriel Pénicaud : en terme d'effectifs, ce serait la plus forte baisse depuis le troisième trimestre 2017. Les Français aimeraient y croire, mais l'annonce ne se vérifie pas dans leur entourage.

Les commerçants et artisans se sont plaints dans tous les media de leur baisse d'activité due aux mouvements sociaux et de l'obligation de réduire leur masse salariale, mais non, tout va bien selon Bercy ! Sur le seul dernier trimestre de l'année 2019, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A aurait ainsi baissé de 1,7% (soit 63.000 personnes en moins).




La magie macronienne ne s'arrête pas là: le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A et B et C aurait diminué de 3% sur un an en France entière (5,740 millions de personnes au quatrième trimestre 2019 contre 5,916 millions de personnes un an plus tôt) et de 1,6% sur un trimestre. Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d'emplois sur le territoire atteint 6,415 millions de personnes, en baisse de 2,2% sur un an par rapport aux 6,561 millions de personnes fin 2018.
Les chiffres ne peuvent pas tromper : ils sont officiels !


Et pendant qu'on y est, la baisse touche tous les âges !


Enfin, la baisse touche l'ensemble du territoire : le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A baisse dans douze régions, à l'exception de la Corse. Même constat pour les catégories A, B et C. Au quatrième trimestre, la baisse du nombre en catégorie A est plus notable dans les régions Centre-Val de Loire (-3%), Grand Est (-2,4%), Provence-Alpes-Côte d'Azur et Bourgogne-Franche Comté (-2,2%) et Nouvelle-Aquitaine (-2,1%). Elle est aussi notable dans les territoires d'Outre-mer : sur les trois derniers mois de 2019, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A baisse de 4,6% en Guadeloupe, 3,7% en Guyane et 2,9% dans l'ensemble de ces zones, hors Mayotte. A l'inverse, la Corse a vu son nombre augmenter de 1,6% sur un trimestre.




Pour Le Maire, candidat à Matignon après le départ de l'Edouard, 
la politique du gouvernement "fait enfin baisser le chômage"...

Cette nouvelle évolution vient conclure une année 2019 marquée par une baisse du nombre de chômeurs, selon les données de Pôle emploi, établissement public à caractère administratif (EPA) dont le directeur général, Jean Bassères, a été nommé par arrêté en Conseil des ministres il y a 9 ans, après une carrière dans plusieurs cabinets ministériels (dont ceux de Laurent Fabius et de Michel Sapin) et le président du Conseil d’Administration, François Nogué, issu de la SNCF à laquelle il retounera au 1er février 2020. 
Au premier trimestre, le nombre de chômeurs de catégorie A - le noyau dur - avait baissé de 0,7% en France entière, hors Mayotte, soit 25.100 personnes, pour atteindre 3,649 millions de demandeurs d'emploi. Il avait poursuivi sa baisse au second trimestre, mais de manière moins marquée, avec 16.800 personnes en moins sur trois mois, soit 3,632 millions de personnes sans emploi. Au troisième trimestre, il avait également diminué de 0,4%, soit 15.800 personnes de moins, pour un total de 3,616 millions de personnes sans activité. Sur un an, au troisième trimestre, la baisse de la catégorie A aurait ainsi atteint 2,4%, contre 2,0% pour la catégorie A, B et C mais seulement 1,1% pour l'ensemble des inscrits, soit l'épaisseur du trait qui biffe certains demandeurs.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, n'a pas hésité à se féliciter d’un "taux qui va être l’un des plus faibles des quinze dernières années". Pour le patron du gouvernement, ce taux est l’illustration que sa politique économique "donne des résultats […]: elle fait enfin baisser le chômage, qui est le vrai problème économique et social de notre pays", a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs confirmé que l’objectif de l’exécutif est "le plein emploi": autrement dit, le gouvernement a trouvé le truc qui permet d'aller plus loin que l’objectif de 7% de chômage en 2022, en faisant baisser le taux "autour de 5%". Il ne s’est toutefois pas engagé sur l’échéance, entre 2022, 2025 ou "un peu plus loin". "Il faut être encore plus ambitieux pour les Français", a avancé le ministre.
En avril 2019, lors de sa conférence de restitution du "grand" débat national, Macron avait réaffirmé que son objectif est de porter le chômage à 7% d'ici la fin de son quinquennat, et d'arriver au plein emploi d'ici 2025, mais sans dire par quel moyens, structurels ou administratifs et comptables. A plusieurs reprises, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, avait elle aussi affiché sa détermination à faire chuter le taux à 7% d'ici deux ans. "On a mis en place une partie des réformes qui doit permettre de faire baisser le chômage de masse", avait-elle estimé en septembre 2018, ajoutant, sans crainte d'être excessive, qu'une "révolution est en train de se faire" dans le domaine de l'emploi.

La baisse du chômage permettrait de repousser le sujet sensible de l'âge pivot.
Pourquoi exiger des Français qu'ils travaillent plus longtemps pour payer les pensions de retraite des seniors si les demandeurs d'emploi sont moins nombreux et les actifs en capacité de réduire le déficit des caisses de retraites annoncé pour demain ? En dépit des annonces de Bercy et de Pôle emploi, le taux de chômage reste clairement une préoccupation centrale pour Macron puisqu'il tente d'imposer par la force de 29 ordonnances l'âge de départ à la retraite - sans pénalités - de 62 à 64 ans.  


Avec les municipales, Le Maire fait aux électeurs le coup du câlin dans le bain

"Je ne raconte pas comment ma femme me caresse le sexe"
, voilà la bourrade d'Hervé Mariton à Bruno Le Maire, l'un des quatre alors candidats à la présidence de l'UMP, relayée par Le Point. L'attaque portait sur un roman fictionnel nommé Le Ministre (2004) inspiré de Dominique de Villepin dont il était le collaborateur. Bruno Le Maire s'y met en scène lors d'un voyage à Venise: "Je me laissais envahir par la chaleur du bain, la lumière de la lagune qui venait flotter sur les glaces de la porte, le savon de thé vert, et la main de Pauline qui me caressait doucement le sexe". Le choix des mots est cru sans vulgarité, mais assez déplacé pour retenir l'attention du député de la Drôme Hervé Mariton. Cette citation n'est pas anodine puisqu'elle renvoie au passé d'écrivain coquin de Bruno Le Maire. 
La presse avait déjà révélé que l'ancien ministre de l'Agriculture avait écrit, voilà "une vingtaine d'années", des romans érotiques pour la collection Harlequin. Une double activité inhabituelle chez les ministres dont on voudrait penser qu'ils préfèrent l'action au fantasme. Une plume audacieuse, donc, et de l'humour aussi puisque Bruno Le Maire a répliqué sur le plateau de LCI avec le sens de la répartie d'un dialoguiste de série télévisée : "Je veux remercier Hervé Mariton de faire de la publicité pour un ancien livre, "Le Ministre", et par ailleurs je lui enverrai le livre que j'ai écrit il y a quelques années où je présente un vrai projet (...) Je l'enverrai à Hervé Mariton pour qu'il voit qu'il m'arrive aussi de réfléchir." CQFD...
Et Madame Le Maire dans tout ça ? Issue d'une famille d'agriculteurs du Gers, maman de 4 enfants, assistante parlementaire de 2007 à 2013, la câline Pauline est artiste-peintre.

mercredi 27 septembre 2017

Le chômage a poursuivi sa hausse en août 2017

La presse "indépendante" a passé cette hausse sous silence  
 Après la hausse de juillet, la hausse d'août... 

Résultat de recherche d'images pour "hausse du chomage"Nouvelle hausse forte du chômage après celle de juillet, déjà forte (1%), en métropole et en Outre-mer.

Le nombre de chômeurs a poursuivi sa courbe ascendante, +22.300, +0,6%, faisant 3,54 millions de victimes dans la seule métropole, a annoncé mardi le ministère du Travail. 
En incluant l’Outre-mer, le chômage augmente dans les mêmes proportions (+0,6%) pour un total de 3,80 millions de personnes, si on inclut seulement la catégorie A (sans activité) des inscrits sur les listes de Pôle emploi. 

Très fluctuant depuis le début de l’année, l’indicateur enchaîne deux mois de hausse pour la première fois en 2017. Le ministère du Travail recommande donc de "toujours privilégier les évolutions en tendance plutôt qu’au mois le mois"... Or, le nombre de chômeurs est en hausse de 46.300 (+1,3%) sur trois mois et de 73.300 (+2,1%) depuis le début de l’année en métropole. 
En revanche, l’indicateur baisse légèrement sur un an (-0,3%). 

La faute à "l'indicateur de Pôle emploi [qui] reste en berne", selon Le Point

Sur le seul mois d’août, les chiffres de Pôle emploi atteignent de nouveaux records en comptant - et pourquoi ne pas le faire - les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité au cours du mois (catégories B et C). Leur nombre s'envole à 5,65 millions en métropole (+0,4 %) et 5,95 millions en France entière (+0,5 %). 
Hausse du chômage en août © AFP AFP
Document AFP que Le Point ne craindra pas
de décompter au nombre de vos consultations
En catégorie A, la hausse d’août frappe autant les jeunes que les seniors (+0,4%). +3,1% sur un an pour les "50 ans ou plus" confirment une tendance de fond, tandis que pour les "moins de 25 ans", la situation reste en amélioration sur un an (-5,2%). 

Le chômage de longue durée s'étend lui aussi, en hausse de 0,9% en août.
A la fin du mois, 2,49 millions de demandeurs d’emploi, petite activité comprise, étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an en métropole.

La croissance annoncée à 1,7 % par le gouvernement en 2017 peut-elle être encore atteinte ?

Le Point  conteste les chiffres de Pôle Emploi.
Image associée
Et de citer Bruno Ducoudré, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) : "La hausse du chômage observée ces derniers mois par Pôle emploi est "difficilement compréhensible". Selon lui, cette détérioration n'est pas en phase avec "l'accélération de la croissance et des créations d'emplois". 
La-dite accélération serait-elle donc artificielle ? En février 2017, l'OFCE avait prévu une baisse importante du chômage pour les années à venir, atteignant 8,7 % pour 2019-2020, puis 7,7 % en 2022. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la tendance a du retard à l'allumage... Cette prévision de l'OCDE était déjà en contradiction avec une étude de l'UNEDIC de fin 2016, qui prévoyait une légère hausse du chômage jusqu'en 2019 à 9,6 %. Tous les espoirs resteraient donc permis. C'est la position volontariste du Point.
A noter que, créé par l'Etat en 1981 au sein de la Fondation nationale des sciences politiques de Sciences Po, l'OFCE est présidé depuis juin 2014 par Xavier Ragot, ancien conseiller économique d'Arnaud Montebourg (ministre de l'Économie et du ...Redressement productif de mai 2012 à août 2014).
Hausse du chômage en août © AFP AFP
Bruno Ducoudré met en cause la baisse de charge du plan de formation des demandeurs d'emploi et la baisse des contingents de contrats aidés depuis juillet qui pourraient expliquer une partie de la hausse du chômage.
Le taux de chômage, mesuré par l'INSEE, une direction générale du ministère des Finances, a reculé de 0,5 point au premier semestre (jusqu'en juin, avant les hausses de juillet et août), pour s'établir à 9,2 % de la population active en métropole et à 9,5 % en France entière. Dans sa communication, le gouvernement, qui refuse de commenter les chiffres de Pôle emploi (son directeur général est nommé par le président de la République, actuellement un homme de Hollande), marque clairement sa préférence pour ce taux positif, seul thermomètre du chômage reconnu à l'international.

Il apparaît clairement que la ministre du Travail envisage de casser le thermomètre du chômage de Pôle emploi pour améliorer l’image de la situation
Suite à la publication des chiffres des inscrits à Pôle Emploi, le ministère du Travail a publié un communiqué, le premier du nouveau ministre, qui annonce assez clairement une prochaine modification du mode de mesure du chômage. Les termes ont été pesés :
"En s’appuyant sur les rapports de grande qualité déjà existants sur cette question, la ministre saisira dès les prochains jours les autorités et organismes compétents de façon à réfléchir, avec eux, aux moyens de mieux éclairer le débat public à l’avenir, dans un double objectif de pertinence et de transparences accrues." (Extrait du communiqué du 24 mai 2017).
La divergence entre les indicateurs de Pôle emploi et de l'INSEE s'explique par le fait qu'ils ne mesurent pas le chômage de la même manière: Pôle emploi comptabilise les inscrits sur ses listes, alors que l'INSEE réalise une enquête auprès de 110.000 personnes. Les seniors inscrits à Pôle emploi ne sont pas comptabilisés par l'INSEE s'ils ne cherchent plus activement un emploi. A contrario, certains jeunes, chômeurs pour l'INSEE mais inéligibles à l'assurance chômage, ne s'inscrivent pas à Pôle emploi. Des jeunes acceptent d'échapper aux statistiques de Pôle emploi, tandis que les seniors sont quantités négligeables pour l'INSEE.

S'il ne s'est fixé aucun objectif chiffré de baisse du nombre d'inscrits à Pôle emploi, le gouvernement vise un taux de chômage BIT (Bureau International du Travail) de 7 % à la fin du quinquennat. Il compte, pour y parvenir, sur ses ordonnances réformant le droit du travail, entrées en vigueur ce weekend, mais aussi sur son plan d'investissement dans les compétences, dont les grandes lignes ont été présentées lundi.

"Encore faudrait-il que des emplois soient créés", a réagi FO (Force ouvrière), pour qui "la relance de l'emploi passe avant tout par la reprise de l'activité économique." "Former c'est nécessaire, créer des emplois de qualité c'est mieux !" estime le syndicat.

mercredi 27 juillet 2016

Chômage en juin 2016: en hausse, mais la presse de la "désintox" ne démêle plus le vrai du faux

Nouvelle hausse du chômage en juin

"Reprise" : de la hausse ou de la baisse du chômage ?

Le chômage a connu son deuxième mois de hausse consécutive en juin. 
Voyez la mise en musique d'un échec gouvernemental quand il est socialiste. 

La hausse continue, mais c'est comme si elle baissait... L'information livrée par les chiffres possiblement objectifs ne résiste pas aux méfaits de la rhétorique quand la communication politique se l'approprie:  à la fois l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi reste faible, selon France Télévisions (France 24) et le bilan depuis le début de l'année demeure positif. La tendance ne paraît pas favorable, mais elle est toutefois baissière, selon L'Express, c'est-à-dire qu'elle ne baisse pas, mais c'est comme si... 

En fait, la presse gouvernementale aurait pu parler de "tendance haussière", mais c'eût été au risque de déplaire à l'Etat-PS.
Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a progressé de 0,1 % (0,2 % en France métropolitaine) en juin, a annoncé Pôle emploi, mardi 26 juillet. "Si la hausse reste faible, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit du deuxième mois consécutif au cours duquel le chômage augmente en France, écrit France 24, qui danse sur un pied et puis l'autre...
Le chômage était reparti à la hausse en mai (+0,3 %), une dégradation que le gouvernement attribua aux grèves contre la loi travail et aux inondations. Et sous l’effet d’un nombre élevé de réinscriptions, selon les chiffres publiés vendredi 24 juin par le ministère du Travail.
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 0,3 % sur un mois, à 3.520.300, dans la seule Métropole, soit 9.200 personnes de plus qu’à fin avril. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi augmente de 0,6 %, soit 31.300 personnes de plus en un mois, à 5.428.300 (5.726.400 en incluant les départements d’Outre-mer, en mai, également en hausse de 0,6 % sur un mois).
"La courbe du chômage est donc en train de s'inverser de nouveau," écrivait France 24, non sans ambiguïté, voire embrouille. Une "tendance haussière" embarrassante pour Hollande qui a fait de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi la condition de son éventuelle candidature pour un second mandat.

Hausse du chômage de longue durée parmi les jeunes, priorité de Hollande

Le chômage des jeunes est, en grande partie, responsable de cette hausse enregistrée au mois de juin. Sur un total de 5.400 nouveaux inscrits à Pole emploi, 4.000 ont moins de 25 ans.

Le taux de chômage de longue durée (plus d'un an), qui progressait depuis des années, a enregistré une baisse significative de 0,9 %. Pour le ministère du Travail et à la différence du chômage des jeunes, il s'agit dans ce cas du signe "d'une incontestable amélioration de l'emploi".

Ce graphique de Pôle emploi aurait-il été mal interprété ?

Nous dédions ce document à la presse d'Etat...

Provisoirement, malgré les hausses de mai et juin,
il y a 54.800 demandeurs d'emploi de moins que fin décembre 2015. 
A voir sur la durée...
Document Dares, direction de Bercy qui dépend du ministère du Travail, de l'Emploi,
que Libération voudrait réserver à ses abonnés...

Au total, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B, C est de 5.434.600 fin juin 2016. Ce nombre progresse de 0,1% sur un mois (+ 6.300 personnes) et de 0,9% sur un an (+ 48.100 personnes). 

Fin juin 2016, 735.000 personnes sont inscrites à Pôle emploi sans être tenues de rechercher un emploi, qu'elles soient sans emploi (catégorie D) ou en emploi (catégorie E). Sur trois mois, le nombre d'inscrits en catégorie D augmente de 11,3% (+3,2% sur un mois) et le nombre d'inscrits en catégorie E augmente de 1,6% (+0,5% sur un mois).

Ce n'est pas L'Express qui le certifie, mais Pôle emploi !


dimanche 29 novembre 2015

Forte progression du chômage en octobre: l'inversion de la courbe paraît inaccessible...

Une embellie sans lendemain et de faux espoirs pour les demandeurs d'emploi 

L'exécutif a dû passer aux aveux

Une ministre épanouie du chômage
Le chômage a repris sa hausse en octobre, alors que le gouvernement se gargarisait de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi en septembre, occultant la forte progression des radiations administratives qui s'étaient littéralement envolées sur la période pour progresser d’environ 25%, soit 43.000 personnes rayées des listes. La pouvoir socialiste enregistre un nouveau record, signe que la reprise de l'économie française est encore trop incertaine pour inverser durablement sa courbe, promesse répétée depuis avant décembre... 2013, voilà deux ans. 

Plus précisément, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) a augmenté de 1,2%, soit 42.000 personnes - un plus haut depuis janvier 2013 si l'on excepte le contrecoup du "bug" informatique qui avait gonflé les chiffres de septembre 2013 - à 3.589.800 millions en métropole. 

Si on veut être plus précis, il faut ajouter les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), et alors le nombre d'inscrits à Pôle emploi en octobre a progressé de 0,2% de plus, à 5.435.800.

Si le pouvoir socialiste n'ignore pas les départements d'Outre-mer, ce sont 5.740.600 demandeurs d'emploi dans le malheur, soit 13.100 de plus qu'un mois plus tôt. Aux familles de l'ensemble de ces trois catégories, l'Etat-PS apporte ainsi de nouvelles déceptions d'autant plus amères qu'elles ont largement contribué à l'élection de Hollande, au même titre que la Bretagne qui s'apprête à voter pour Le Drian à la régionale et dont il faudra subventionner le secteur agro-alimentaire.. 

Le gouvernement continue d'annoncer une baisse du chômage pour demain

Réagissant à ces chiffres, le ministère du Travail a reconnu que la forte hausse du nombre de personnes frappées par le chômage en octobre n'est pas "satisfaisante", et assure que ça ira mieux à partir de 2016. "En tendance, le nombre de demandeurs d'emploi continue d'augmenter, mais à un rythme beaucoup moins soutenu qu'avant," selon le sentiment de la ministère en charge, la prometteuse Myriam el-Khomri. Vous connaissez ?

A dix jours des régionales, Valls et Hollande font le jeu des extrêmes
Avec cette troisième plus forte hausse du chômage depuis le début du quinquennat, les victimes se tournent en nombre également grandissant vers les porteurs d'espoirs nouveaux mais jamais vérifiés par une quelconque gouvernance.

Plus sûrement, ça ira mieux au second semestre 2017... 
L'opposition ne pouvait pas ne pas réagir à l'inaction de l'exécutif. "A combien de vies professionnelles brisées le gouvernement décrétera t-il l'état d'urgence économique?", s'est interrogé sur Twitter le sénateur les Républicains (LR) de l'Yonne, Jean-Baptiste Lemoyne. 

Tandis que
le pays est frappé par de multiples assassinats de masse islamistes encouragés par un pouvoir faible, à la différence des grandes démocraties voisines, sur le réseau social, Edouard Courtial, député LR de l'Oise, a demandé  que "la lutte contre le chômage reste aussi une priorité". 

Le mois dernier, le gouvernement s'était félicité d'une baisse du chômage, ce qui navre l'ancien ministre du Travail, Eric Woerth: "Le gouvernement attend patiemment un alignement des astres !" à la faveur d'un retour de croissance par le Pont de l'Europe où Cazeneuve est allé faire des offrandes au ciel. "On ne peut pas aller de fausses embellies en nouvelles catastrophes", a-t-il écrit dans un communiqué. 
Pour l'ancien ministre, "il faut donc dire la vérité aux Français: la France ne pourra jamais vaincre le chômage de masse à coup d'emplois aidés financés sur de l'argent public". 


Yves Jégo, l'ancien ministre UDI, s'étrangle, lui, devant une "nouvelle hausse spectaculaire du chômage qui nous éloigne encore de la tristement fameuse promesse d'inversion de la courbe". Le député de Seine-et-Marne parle d'un "échec du Parti socialiste", alors que François Hollande a justement fait de ce dossier une condition sine qua non à une nouvelle candidature en 2017. 
"Heureusement que le gouvernement et les socialistes nous expliquaient le mois dernier que les choses allaient dans le bon sens...", souligne l'ex-ministre UDI Hervé Morin. 
"Je ne suis pas sûr que nous ayons eu en France des chiffres aussi terribles du chômage qui se suivent sur un temps aussi long", conclut le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo.

Au Front national, la critique est encore plus vive.

Tandis que le gouvernement Valls empile promesses sur promesses, le vice-président du parti, Florian Philippot, parle d'une "hausse dramatique", pointant du doigt, sur Twitter, le "discours mensonger sur la fausse reprise". "Il faut aussi se libérer de l'Union européenne sur l'économie", avance l'eurodéputé. 
Et le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, s'interroge: "Quand le gouvernement comprendra-t-il qu'il faut changer?" 
Les électeurs - notamment bretons -  comprendront-ils les 6 et 13 décembre prochains que c'est maintenant ?

jeudi 5 novembre 2015

La ministre du Travail avoue ne pas connaître le nombre de renouvellements possibles de CDD

Myriam El Khomri est la crème du gouvernement

La ministre du Travail encadrée
de ses deux parrains
Questionnée sur le nombre de renouvellements possibles de CDD, la ministre du Travail de Hollande et Valls s'est faite piégée sur son incompétence à ce poste sensible


VOIR et ENTENDRE Myriam El Khomri, interrogée par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC jeudi matin:
A 20 mois de la présidentielle de 2017, François Hollande avait joué la carte du renouvellement générationnel en nommant la benjamine du gouvernement,

Myriam El Khomri, 37 ans et peu connue du grand public, au poste-clé de ministre du Travail pour remplacer François Rebsamen.

Celle qui n'occupait qu'un rôle de figuration dans le gouvernement, au secrétariat d'Etat à la Ville depuis 2014, se retrouvait ainsi propulsée aux avant-postes, dans un rôle stratégique pour le chef de l'Etat qui a fait de l'inversion de la courbe ascendante du chômage la condition sine qua non d'une nouvelle candidature en 2017. Ne savait-il pas qu'elle n'a pas les épaules?
"Je mesure la responsabilité qui est la mienne. Comptez sur ma combativité et ma détermination au service des Français travail-emploi", avit tweeté peu après sa nomination la troisième locataire de la rue de Grenelle depuis le début du quinquennat après Michel Sapin (2012-2014) et François Rebsamen.

"C'est une femme d'expérience qui a réalisé un travail de grande qualité auprès de Patrick Kanner depuis août 2014", avait assuré l'Elysée à l’appui de cette nomination et alors que Kanner reste lui-même un inconnu. "Elle a parfaitement rempli sa tâche avec le souci d'être toujours en prise avec le terrain et à l'écoute et en dialogue avec les citoyens", avait-on imprudemment ajouté au Palais, notant encore qu'elle "incarne la jeunesse, une nouvelle génération et le renouvellement" au sein du gouvernement. La belle affaire !

Et la presse en avait rajouté... Elue dans le 18e arrondissement de Paris, cette jeune femme "connaît parfaitement les politiques de l'emploi sur le terrain qu'elles soient en direction de la jeunesse ou des quartiers"... Elle vient de le prouver !

Les Républicains avait toutefois exprimé ses doutes considérant que le ministère du Travail "passe au second plan": "Ce n'est un pas un poids lourd (...) Je pense que c'est un mauvais signal pour nos concitoyens qui souffrent du chômage", avait déclaré l'un des porte-parole des Républicains Sébastien Huyghe.

La diversité est un plus pour la France et les demandeurs d'emploi
Née à Rabat en 1978 d'une mère bretonne, enseignante, et d'un père marocain, commerçant, Myriam El Khomri, a adhéré au PS en 2002. En 2014, elle avait été l'une des
porte-parole de la campagne pour les municipales de la future maire de Paris, la très perspicace Anne Hidalgo, célèbre meneuse d'hommes...

La ministre du Travail de Valls ne connaît pas ses dossiers


Et que fait l'ignorante Myriam el Khomri pour se mettre à niveau ?
M. El Khomri n'a-t-elle pas mieux à faire 
que d'escorter le président en campagne à Vandoeuvre?

Comme tous les socialistes, elle a reçu un DESS, en droit public et rien ne la prédisposait donc à cette responsabilité gouvernementale. Mais elle l'accepta, avec la promesse que ses parrains Hollande et Valls lui assureraient sa protection. Or, forte des faveurs de l'exécutif, elle négligea son apprentissage pour figurer au nombre des acteurs de la pantomime de Vandoeuvre en participant à la rencontre "impromptue" avec Lucette Brochet, cette infirmière retraitée qui avait été sollicitée par le service de com de l'Elysée pour tenir le rôle de la fervente admiratrice de Hollande à six semaines des Régionales.

"Il y a du travail pour le ministre du Travail", a lâché l'ambigu Stéphane Le Foll.
En septembre député PS de Seine-Saint-Denis et proche de Manuel Valls, 
Popelin a perdu une occasion de se taire
Pascal Popelin, ancien élu du canton de Livry-Gargan (dont Clichy-sous-Bois), a salué "un très beau symbole: une jeune femme à un tel ministère dans une telle période".

"C'est n'importe quoi, elle ne connaît rien à ces sujets", s'est cependant indigné un autre député PS.

Du côté syndical, le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly a promis de "juger sur ses actes" la ministre, s'interrogeant toutefois sur son "poids politique" tout comme le leader de l'UNSA ,  Luc Bérille.

La nouvelle venue a-t-elle toujours sa place au gouvernement ?
Les demandeurs d'emploi ne doivent pas avoir à pâtir aussi de cette erreur de trop. 

vendredi 4 septembre 2015

Mazerolle découvre que la presse est désormais soumise à la censure de la diversité

Des internautes reprochent les questions naturelles de Mazerolle à la nouvelle ministre du travail

Le procès d'intention de la presse à certains d'entre eux: chasse aux sorcières ?

M. el Khomri, sous l'étroite surveillance
de M. Valls et F. Hollande, visiblement tendus
"Elle est attendue au tournant", reproche d'emblée le HuffPost à son confrère. Myriam El Khomri, tout juste nommée ministre du Travail pour remplacer François Rebsamen, va devoir faire ses preuves à ce poste-clé. Bien que " benjamine du gouvernement" -et inexpérimentée, quoi qu'en disent les personnes bien informées de l'entourage élyséen- relayée par la presse en service commandé, elle a accepté  ce portefeuille alors que le chômage touche près de 6 millions de personnes, toutes catégories confondues. Sa première faute aura été de se croire les épaules plus solides que Rebsamen et  Sapin-le-roi-des-forêts de chômeurs, avant lui.
Réduire le chômage et réformer le Code du travail. Tels sont les défis qui attendent la nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri. Aux camarades à qui elle a été préférée, A. Vidalies, S. Le Foll ou Pruneau Le Roux, garde-chiourme des députés PS, et aux lucides qui expriment leur légitime surprise à cette nomination surprise, ès-qualité de proche de François Hollande, et qui doutent du bienfait d'un tel parrainage, elle répond : "Je ne suis pas un poids lourd, mais j'ai une légitimité qui vient du terrain". Et c'est justement ce qui, selon elle, fait sa force. Mais cette expérience du terrain est partagée par tant d'autres qu'on comprend bien qu'elle a accepté de se sacrifier en rendant service et qu'elle sera la chose des techniciens du ministère.

La nomination par défaut et de la dernière heure
Lundi matin, rien n'était fait, le soir venu, les Français étaient stupéfaits. 
Invitée sur RTL ce jeudi 3 septembre, Myriam El Khomri a été d'abord interrogée sur "ses origines" ou son parcours, comme il se devait, puisqu'elle est inconnue du plus grand nombre, tandis que son nouveau poste n'est en revanche que trop connu et sur son carnet de route. Olivier Mazerolle, qui a succédé à Jean-Michel Aphatie à la rentrée, lui pose cette première question: "Vous dites, je suis Marocaine par mon père. Ça donne quel trait de caractère?". Savoir quel plus sa part de Maghreb apporte au gouvernement est une question utile. Elle y répond sans sourciller "chaleureuse". Même question avec sa mère, Bretonne, dont elle dit avoir hérité le côté "tenace". Ca reste à voir, mais rien de choquant.

La toute nouvelle ministre a ensuite [le  ] droit à une question sur son patronyme: ce nom n'est pas encore typiquement breton, en effet. "Alors vous avez décidé de faire carrière sous votre nom de jeune fille, alors que vous auriez pu vous présenter avec votre nom de femme mariée. Votre mari est un Bordelais pur sucre. Pourquoi ? Parce que c'est important de montrer qu'en France quand on s'appelle El Khomri, on peut réussir tout aussi bien que, je ne sais pas moi, Marcelline Dupont ?", lui suggère le journaliste, pour preuve de sa compréhension, évoquant Claudine Dupond, sa coreligionnaire franco-marocaine du gouvernement.
Ces questions sont celles que se posent les Français mais que le journaliste de RTL n'aurait pourtant pas le droit de poser?

Blasée ou consciente, Myriam El Khomri répond qu'elle a eu "une vie avant de me marier". "J'ai eu une vie politique, j'ai été élue à Paris et adjointe au maire de Paris. Il m'a semblé important de conserver [mon nom, mais on ne comprend toujours pas pourquoi, à la différence de Najat Vallaud-Belkacem]. Beaucoup de femmes mariées conservent leur nom de jeune fille. Qu'on s'appelle El Khomri ou non. Pour moi c'est important de pouvoir conserver mon nom, surtout que j'avais commencé ma carrière politique avant", a-t-elle répété, sans avancer dans la justification. Après cela, elle s'agace des conséquences de son propre choix: "Quand on me voit arriver, on ne voit que mes origines marocaines." Ni plus ni moins que les origines françaises au Maroc, mais il est vrai qu'aucun de nos émigrés ou 'expatriés' (réfugiés?) n'est ministre du roi Mohamed VI: cherchez d'où monte le "relent de racisme" !...
VOIR et ENTENDRE un montage polémique dû au HuffPost:

Ces deux premières questions semblent avoir heurté certains auditeurs

Bien que Twitter ne soit pas une référence, la presse monte en épingle des messages dénonçant un supposé "relent raciste", selon l'expression consacrée.

Stéphanie Vovor:

Le journaliste a-t-il posé la question que suggère ce tweet ?

VOIR et ENTENDRE maintenant si BFMTV fait mention de cette origine franco-marocaine reprochée à Olivier Mazerolle:

Il est temps de
VOIR et ECOUTER l'original qui provoque cette polémique artificielle:

Myriam El Khomri : "je suis de l'école Bertrand... par rtl-fr

La polémique aura permis à Valls à se mettre au clair
Lors du remaniement d'août 2014, le premier ministre avait écorché le nom de sa secrétaire d'État, la rebaptisant 'Myriam El Kawi'.
Aujourd'hui, il ne se plaint pas du nombre de franco-marocains au gouvernement (et à la tête des mosquées). Or, en juin 2009, lorsqu'il était maire d'Evry, il s'inquiétait de la proportion  croissante de "personnes de couleur" et de "l'image qu'elles donnent de la ville": "Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos," avait-il réclamé.


Les polémistes en réclament-ils encore?