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lundi 3 février 2020

Apprentissage: une menteuse au ministère du Travail, accusent les Régions

Plusieurs Régions révèlent "les mensonges" de Muriel Pénicaud

Elles accusent la ministre de Macron de s'approprier les bons résultats sur l'apprentissage obtenus grâce à leur action
 
"La croissance à deux chiffres dont se prévaut à longueur d'interviews Mme Pénicaud, ce sont les régions qui en sont à l'origine !", écrit Régions de France dans un communiqué, mardi. "Les régions ont financé l'apprentissage à hauteur de 9 milliards d'euros sur les cinq dernières années, dont près d'un milliard d'investissement", précise l'association qui regroupe l'ensemble des régions françaises.

Depuis deux ans, un bras de fer oppose les régions, qui souhaitaient garder leur compétence en matière d'apprentissage des jeunes, au gouvernement qui l'a confiée aux branches professionnelles par une loi passée en plein mois d'août 2018. 

Elle "ment sur la 'forte hausse' des formations de niveau CAP et bac pros, grâce à sa réforme", dénonce Régions de France

Résultat de recherche d'images pour "pénicaud""Interrogée lundi sur le bilan de l'année 2019, la ministre s'est réjouie que "tous les réseaux concernés voient leur nombre d'apprentis exploser". Or, Régions de France  affirme que le nouveau dispositif "favorise plutôt l'apprentissage dans l'enseignement supérieur dont le financement devient plus attractif".

"Les '554 intentions de création d'un CFA', dont se prévaut Mme Pénicaud se heurteront à la réalité du terrain, avec des fermetures ou des restructurations de très nombreux CFA" (Centres de formation des apprentis), notamment en zone rurale, assène encore Régions de France. 
L'association affirme enfin que l'attitude de la ministre "plombe la confiance entre les régions et le gouvernement", au moment où s'engage la concertation entre l'Etat et les collectivités sur le projet de décentralisation.

mardi 24 septembre 2019

Reculade : le gouvernement a finalement renoncé à raboter un avantage fiscal sur l'aide a domicile des plus de 70 ans

A la veille des municipales, les bras cassés prétentieux du gouvernement ne pénaliseront pas les personnes âgées sur l'aide à domicile 

Le gouvernement Philippe a réservé aux députés l'annonce de sa marche-arrière

Le mauvais génie du gouvernement, sous l'oeil inquiet de l'Edouard
Le Philou de Matignon a annoncé mardi que l'exécutif est revenu sur sa décision de supprimer l'aide à domicile aux personnes âgées de plus de 70 ans qui en ont besoin, ce que 'Capital' - détenu par le groupe allemand Prisma Media (avec notamment RTLM6, Télé loisirs, Femme actuelle, Gala ou Voici, etc.- qualifie d'"avantage supplémentaire". Le premier ministre a ainsi mis fin aux troubles causés par son premier couac depuis la rentrée et apaisé  sa majorité au contact de la population, des électeurs qui ne pratiquent pas l'abstention.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud doit trouver de nouvelles pistes d'économies pour remplacer la mesure abandonnée.
A peine 24 heures après l'annonce de ce dispositif, aux dernières nouvelles et à la demande d'Edouard Philippe, la mesure qui avait mis le feu à la majorité, mais qu'il avait pourtant cautionnée,  l'aide fiscale qu'il avait créée en faveur de nos anciens de plus de 70 ans pour l'emploi d'une aide à domicile ne sera pas rabotée. "Ces mesures n'entreront jamais en vigueur", a-t-il affirmé dès le début de la séance de questions au gouvernement. Dans ce délai, les membres du gouvernement ont été assiégés par les professionnels du secteur, mais aussi par la majorité.

Une première proposition qui avait fait polémique

L'aide à domicile existe depuis 2017, mais l'exécutif a souhaité en réduire le coûte et a ajouté un épisode au feuilleton ré-ouvert il y a quelques jours dans les colonnes du Figaro, succursale du pouvoir, quand, jeudi dernier, deux députés En marche (LREM) évoquent leur projet de raboter le crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile. Les agresseurs de personnes âgées sont Benjamin Dirx, cadre d'entreprise en Saône-et-Loire, et Emilie Cariou, fonctionnaire au ministère de l'Economie et des Finances, nouvelle responsable du groupe majoritaire (à la commission des Finances de l'Assemblée, dont elle est le "Whip", comme disent les marcheurs que le souci de la protection de la langue française n'effleure pas : homophobie et changement climatique sont leurs obsessions prioritaires).

Des députés de la majorité débauchés à droite et à gauche prennent aussitôt leurs distances avec l'idée de toucher à l'emploi à domicile. 
Sous la pression des professionnels du secteur, de la Fédération des employeurs particuliers (Fepem) en tête, ils alertent leurs collègues contre la mesure et interviennent auprès du gouvernement. De nombreux SMS sont échangés, notamment visant les ministres Muriel Pénicaud (Travail) et Gérald Darmanin (Comptes publics).

Les professionnels du secteur ne sont pas les seuls à alerter leurs réseaux. 
Les associations de retraités sont également indignées. "C'est bien sûr un problème de pouvoir d'achat, mais pas seulement : la mesure est en incohérence totale avec la volonté du gouvernement d'encourager les retraités à rester à leur domicile le plus longtemps possible", dans une logique d'économies budgétaires à la Sécurité sociale, mais aussi d'allègement de la charge des personnels hospitaliers au bord de l'épuisement physique, émotionnel et mental (le 'burn-out', selon les pédants de la majorité présidentielle et de ses suppôts),  explique Christian Bourreau, président de l'Union française des retraités.

Si les oppositions dénoncent la mesure du gouvernement, le vent de panique gagne aussi les rangs des députés LREM. 
Résultat de recherche d'images pour "Jack Russel"
Mardi matin, leur réunion de groupe est assez agitée: même des députés légitimistes expriment leur mécontentement. "Il n'est plus possible de travailler dans ces conditions, tempête Olivia Grégoire (Paris), qui se décrit comme un "Jack Russel et un bulldozer" (L'Obs, juin 2017), une proche de Jean-Pierre Raffarin et de Xavier  Bertrand (2002-2007) et ancienne maîtresse du socialiste Manuel Valls (annonce officielle d'avril 2018). Et la porte-parole du groupe LREM, membre de la Commission des finances, de gronder : "On apprend dans la presse une mesure aussi importante !"

Son collègue Laurent Saint Martin (député du Val-de-Marne, bien que référent d'En marche ! pour le 17ème arrondissement de Paris), vice-président de la Commission des Finances, lui fait écho : "Les personnes loyales ne peuvent pas tout encaisser en permanence!" 

Un peu plus tôt, à l'occasion du petit déjeuner de la majorité, le délégué général de La République en marche, Stanislas Guérini, avait donné le signal de la contestation. 
Dans le même élan, le chef de file des députés MoDem, Patrick Mignola, avait exprimé des états d'âme. "Est-ce que c'est vraiment la première mesure à annoncer dans cette rentrée plutôt que la baisse de l'impôt sur le revenu des basses tranches ?", se désole un pilier anonyme du groupe, qui rappelle : "Le coeur de notre électorat, c'est les plus de 65 ans et les retraites."

La sauvegarde du pouvoir d'achat des personnes âgées n'est donc pas seule en cause

"Vendredi soir, avant de partir en week-end, nous étions rassurés, confie Marie-Béatrice Levaux, la présidente de la Fepem. Et puis, lundi matin, nous sommes tombés des nues!"

Le gouvernement avait choisi le Groupe Les Echos-Le Parisien (LVMH) pour faire fuiter l'information et tester l'opinion : Les Echos révéla en effet lundi une piste d'économies figurant dans le projet de loi de finances : la suppression pour certains de l'aide à domicile. Avec cette mesure, seuls les plus de 70 ans en situation de dépendance et de handicap auraient continué à bénéficier automatiquement de l'exonération de cotisations patronales. 
"Cette mesure ultra-sensible émanait du ministère du Travail et aurait dû être l'objet d'une concertation," précisait même le JDD, citant une source anonyme proche du pouvoir. "Et puis, c'est sorti par Les Echos, sans que personne ne sache comment", commente cette source. Ainsi la presse était-elle informée avant les députés. La mère fouettarde ('whip' ou garde chiourme, traduction libre de 'fouet') et Dirx les avaient tenus en dehors du coup.

Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, avait même reçu le feu-vert officiel de Philou pour confirmer l'information dans la matinale de LCI (groupe TF1), soulevant un nuage de particules fines dans les couloirs, des salles de rédaction au Palais Bourbon. 

A tel point que la ministre du Travail Muriel Pénicaud fut dépêchée sur le plateau de BFMTV (autre propriété d'homme d'affaire). En fin de journée, elle fit de la "pédagogie" (et on se demande pourquoi les élèves dorment au fond des classes!), expliquant la mesure de justice sociale... 
Elle raconta que les gens n'avaient encore rien compris, qu'il ne s'agit pas de faire d'économies, mais de ...redéployer des fonds vers les personnes qui en ont vraiment besoin (celles en situation de dépendance ou de handicap). 

Sur la même chaîne, juste après elle,  le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin justifia cette coupe à son tour, alors même que son entretien, calé de longue date, devait aborder d'autres sujets. Le petit bonhomme explique alors qu'ils n'ont pas de raison de se plaindre, les vieux en situation de faiblesse, que "les personnes de plus de 70 ans vont rentrer dans le droit commun [autre alignement de têtes], mais qu'ils "continueront de bénéficier de deux autres mécanismes : le crédit d'impôt de 50% et l'exonération sociale de deux heures par heure travaillée", relativise pour sa part.

Le ministre de l'Economie a dû avaler la couleuvre en public.
Bruno Le Maire s'est invité sans problème sur BFMTV jeudi soir pour annoncer l'abandon de l'idée.  

D'autres pistes d'économies attendues et d'autres mécontentements

L'électorat visé par la coupe dans l'aide à l'emploi n'a pas oublié que l'exécutif a déjà tenté de les faire cracher au bassinet lors de l'épisode de la hausse, finalement piteusement annulée de la CSG, qui en début de quinquennat avait fait monter en flèche la tension des seniors. "On savait qu'il y avait une attaque sur les niches fiscales, poursuit ce parlementaire. Mais là, à six mois des élections municipales, aller inquiéter les plus de 70 qui sont l'électorat le plus sûr d'aller voter…" Et de conclure : "Il faut qu'on tue le truc dans la journée!"

Nous devrons trouver d'autres pistes d'économies dans ce champ...
Le vœu du parlementaire inconnu déterminé à renverser les tables a été réalisé. "Avec Muriel Pénicaud, nous avons convenu [nous sommes convenus] ensemble [tant qu'à faire !] que cette décision aurait mérité une concertation beaucoup plus approfondie", a convenu le pleutre de Matignon, Edouard Philippe mardi dans l'hémicycle, après avoir insisté : "Les inquiétudes, je les ai entendues" !
Mais le premier ministre a également mis en garde : "Nous devrons trouver d'autres pistes d'économies dans ce champ. La ministre [Muriel Pénicaud] nous fera parvenir rapidement d'autres propositions qui seront soumises à concertation avec les parlementaires et avec les secteurs concernés." 

Nouveau round avec la première mouture du budget 2020 : coup de gong  vendredi en Conseil des ministres. 
Qui seront les prochaines victimes, les automobilistes ou les clandestins ?

vendredi 28 juillet 2017

Muriel Pénicaud rattrapée par une nouvelle affaire de gros sous

La ministre du Travail du gouvernement Philippe a touché un pactole sur le dos de licenciés de Danone

La ministre du Travail, "prise à partie par l'opposition" communiste, selon Reuters

Elle aurait réalisé une juteuse plus-value quand elle était aux commandes des ressources humaines chez Danone, une superbe expérience qui a séduit Macron, lequel y a vu une belle réussite personnelle. 
Muriel Pénicaud a été interpellée par des élus communistes brandissant la "Une" de "L'Humanité", au cours de la discussion du projet de loi d'habilitation pour réformer le Code du travail par ordonnances porté par la ministre jeudi au Sénat.
Le quotidien communiste révèle en effet une plus-value boursière de 1,13 million d’euros réalisée par Muriel Pénicaud en 2013, , à la faveur d'une restructuration, lors de la vente de stocks options Danone, alors qu'elle était directrice des ressources humaines du groupe agroalimentaire international.
Plus d’un million d’euros de plus-values boursières par un simple jeu d’écritures : c’est la somme gagnée en une journée par Muriel Pénicaud comme directrice générale des ressources humaines (DGRH) chez Danone, le 30 avril 2013. Et cela alors que le groupe s’apprêtait à supprimer 900 emplois de cadres, dont 230 en France. L’information fait tache sur le CV de la ministre du Travail, au moment où celle-ci défend mordicus au Sénat l’idée que faciliter les licenciements sera in fine bénéfique à l’emploi et donc aux salariés.
La ministre dénonce des "amalgames," dans un entretien publié vendredi dans Le Figaro.
"Soyons clairs, l'attribution du plan de stock-options évoqué dans la presse est bien antérieure à l'annonce du plan de départs volontaires, soutient-elle et n'a aucun lien avec ce dernier", souligne la ministre du Travail, en disant "regretter ces amalgames".
"Le niveau de ma rémunération était fixé en toute transparence, avec une part fixe et une part variable différée, comme les 200 autres dirigeants de l'entreprise", explique la ministre dans une tentative de détournement de l'attention, précisant d'ailleurs qu'elle ne compte pas entrer dans le débat sur le niveau de rémunération, au sujet duquel "chacun a le droit d'avoir et d'exprimer son avis", concède la bonne fille.

Le député non inscrit Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a réclamé la démission de Muriel Pénicaud.
"Je demande la démission de Mme Pénicaud", a-t-il dit sur France 2, ce vendredi matin. "Je suis révolté qu'on ait une ministre du Travail qui est en train de casser le droit du travail (...) et qui elle même a fait fortune en organisant des licenciements dans une entreprise, Danone, qui marchait bien."
Parmi les administrateurs de Danone, on note, outre Franck Riboud, son président du CA, Clara Gaymard, fille du professeur Jérôme Lejeune, généticien, et épouse de l'ex-ministre ministre de l'Agriculture (2002-2004) puis ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie (2004-2005) dans le gouvernement Raffarin III, Hervé Gaymard,Jacques-Antoine Granjon, PDG de Vente-privee.com et ami de Xavier Niel, Marc Simoncini et Bernard Arnault, ou Bruno Bonnell, président d'I-Volution et député La République en marche (LREM) du Rhône, tombeur de la candidate PS Najat Vallaud-Belkacem.
Pénicaud, "atout"  ou "boulet" pour le gouvernement ?

Pour le secrétaire général de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly,
le débat est plus large, "le problème de fond" derrière cette polémique étant "le mode de rémunération des dirigeants des grandes entreprises".

Porteuse de l'une des mesures emblématiques du début du quinquennat d'Emmanuel Macron, Muriel Pénicaud doit faire face depuis plusieurs semaines à une enquête judiciaire pour favoritisme présumé, concernant Business France, une agence publique qu'elle a dirigée et qui, sans appel d'offres, a réglé la visite éclair - et la levée de fonds - du candidat Macron en campagne présidentielle à Las Vegas...

"Le fait d'avoir un ministre du travail qui connaisse le travail, qui était confrontée pendant toute une carrière à cette réalité-là (....), je pense que c'est plutôt un atout dans un gouvernement", a raconté le porte-parole du gouvernement lors du compte rendu du Conseil des ministres.
"Mme Pénicaud fait partie de ces femmes et ces hommes qui viennent de la société civile, qui ont quarante années d'expérience professionnelle", a expliqué Christophe Castaner vendredi, niant toute fragilisation de la ministre - et du gouvernement - avec cette nouvelle politique.

"Il s'agit de quelqu'un qui, dans la transparence d'un contrat de travail, a assumé un travail qui a été jugé, y compris par les partenaires sociaux, toujours de grande qualité", a insisté la Voix de son Maître.

La CGT ne considère pas qu'un enrichissement personnel est la marque d'une grande qualité sociale et morale. 80, c’est, en années de SMIC net, l’équivalent de la plus-value touchée par Muriel Pénicaud sur la revente de ses stock-options.
Entre autres actions de moralisation en panne, le journal Le Monde vend un seul de ses articles sur le sujet  2 euros...

mardi 20 juin 2017

Déplacement de Macron à Las Vegas : perquisitions chez Havas et Business France

Relance d'une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme

Des perquisitions ont été menées au siège du groupe Havas et de l’agence nationale Business France 

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dans le cadre de l’enquête sur un déplacement du ministre de l’Economie de Hollande au salon CES en 2016 à Las Vegas, sans appel d’offres. 

Les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions (OCLCIFF) ont procédé à des perquisitions simultanées mardi 20 juin au siège du groupe publicitaire Havas et de l’agence nationale Business France. 

Une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme avait été ouverte le 15 mars 2017 par le parquet de Paris.
 
Absence d’appel d’offres et méconnaissance des règles ?

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Organisme de promotion des entreprises françaises à l’étranger, Business France, est soupçonné d’avoir confié au géant Havas l’organisation d’une soirée au Salon CES (Consumer Electronics Show). Emmanuel Macron participait à cette soirée.  

L’ouverture de cette enquête fait suite à un rapport de l’inspection générale des finances (IGF), daté de février 2017, pointant l’absence d’appel d’offres sur ce contrat et la méconnaissance des règles par Business France, alors dirigé par l’actuelle ministre du travail Muriel Pénicaud
Ce rapport avait été commandé par l’ex-ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, en décembre 2016, après un audit interne à Business France, alarmiste sur le sujet.
 
L’événement a réuni "cinq cents personnalités" dans "un  hôtel très chic, réservé à prix d’or", selon Le Canard enchaîné, qui chiffre son coût total à 381.759 euros. Image associée

Finalement, la transaction négociée avec Havas réduit la facture publique de 90.000 euros. Comparer avec la procédure d'arbitrage Adidas-Crédit Lyonnais dans l'affaire Tapie, en 2008...
De son côté, l’enquête judiciaire ne fait pourtant que commencer. 

L’IGF continue quant à lui ses investigations. 
On reconnaît le ministre Macron avec Muriel Pénicaud à sa gauche
Emmanuel Macron, son cabinet et le ministère de l’Economie "sont totalement hors de cause", avait affirmé son successeur à Bercy, le très honnête Michel Sapin, le 8 mars, dénonçant dans cette affaire "un dysfonctionnement de Business France". Autant dire de sa directrice, l'actuelle ministre du Travail.
Résultat de recherche d'images pour "Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, au salon CES de Las Vegas le 7 janvier 2016"
Le tour n'était pas joué, Michel Sapin...

mercredi 7 juin 2017

Loi travail 2: la ministre du Travail se défend d'avoir un "plan caché"

Concertation floue, puis ordonnances imposées: pas de quoi s'inquiéter !

Aucune base officielle à la concertation avec le gouvernement, son 
projet viendra après... 

"Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup" (Martine Aubry)
Il n'y a "pas de plan caché" pour réformer le Code du travail, a certifié la ministre du Travail, mercrediMuriel Pénicaud affirme s'en tenir au "programme de travail" remis mardi aux partenaires sociaux, tout "autre document" que les ordres du jour n'ayant "aucun intérêt".

Le  quotidien Libération évoque un document qui "émane de quelqu'un de la direction du travail, ce n'est pas signé par la direction du travail", "ce n'est pas un document officiel", a-t-elle admis sur France Inter.
"Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot, la seule chose qui vaille, c'est le programme de travail qu'on a remis aux partenaires sociaux et toutes les concertations qu'on a avec eux", a ajouté la ministre. 

"Tout autre document arrivant à n'importe quel moment, et je suis sûre qu'il y en aura d'autres qui arriveront de je ne sais pas quelle source, je n'ai même pas envie de les commenter, ça n'a aucun intérêt", a-t-elle dit.

Une série de "pistes" de travail explosives

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Révélée par Libération, après un autre lundi dans Le Parisien, ces pistes sont notamment la négociation, à l'échelle de l'entreprise, des motifs de licenciement, du niveau des indemnités légales de licenciement et des CDD, des points ne figurant pas dans le programme d'Emmanuel Macron.

"On ne peut pas vouloir la démocratie sociale et faire 48 réunions avec les partenaires sociaux en profondeur, et puis, avoir décidé à l'avance tout ce qui va en sortir, se justifie Pénicaud. C'est pourtant ce qui se prépare, puisque le projet de réforme gouvernemental pour lequel le Parlement devra donner son accord, global et préalable, aux ordonnances n'est pas connu.
"C'est vrai que c'est un changement de méthode, je sais que certains ont du mal à le comprendre, parce qu'ils pensent qu'on cache une copie. On ne cache pas une copie, on la co-construit", a prétendu M. Pénicaud.

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Affirmant sa volonté de donner "la primauté au dialogue social", la ministre a toutefois refusé de répondre à la question d'une éventuelle possibilité de négocier dans l'entreprise les conditions de rupture du contrat de travail. De son point de vue, "le sujet principal n'est absolument pas le contrat de travail", ce qui augure mal de la suite de le "concertation", assurant toutefois que "le CDI restera la norme et le but". Un but accessible, ou non...

jeudi 8 septembre 2016

Travailleurs sans papiers, ils se mettent en grève sur un chantier parisien

Colère des salariés légaux...

La CGT est derrière la révolte des travailleurs clandestins qui ne passent pas par Pôle emploi, avec la complicité du gouvernement socialiste

La notion de "travailleurs de France" fait écho à celle de "musulmans de France".
Sont-elles l'une et l'autre supportables ?



La CGT est derrière la révolte des travailleurs clandestins qui ne passent pas par Pôle emploi, avec la complicité du gouvernement socialiste

Ces ouvriers maliens ne reprochent pas à leur employeur de leur avoir donné du travail. Mais parce que ce patron n'a pas appelé les secours, ils instrumentalisent cette faute - et non la fraude de leur embauche clandestine - pour revendiquer leur régularisation administrative et des conditions moins dangereuses de travail clandestin.

La semaine dernière, déjà, un travailleur illégal s'était blessé à l’œil avec un débris de chantier, raconte la CGT. Mais les 25 travailleurs maliens sans papiers affectés au démontage de l’ancien siège du groupe Michelin, avenue de Breteuil, dans le VIIe arrondissement de Paris, avaient tout de même continué le travail. 

La CGT les a incités à la grève, mercredi. 
La veille, l’un d’eux a été victime "d’un gros accident du travail", raconte encore une militante aux mains fines et blanches de l’union départementale de la CGT de Paris, Marilyne Poulain. "Il est tombé d’un échafaudage non adapté aux travaux en hauteur et s’est cassé le bras, avec fracture ouverte. Ses collègues ont alors voulu appeler les pompiers, mais l’employeur ne voulait pas. Ce sont donc eux qui ont finalement alerté les secours."
— Marilyne Poulain (@marilynepoulain) 7 septembre 2016
Pompiers, police, inspection du travail ont débarqué sur le chantier. 
Pas de quoi arranger les affaires de l’employeur. D’autant que, selon la CGT, les 25 salariés seraient tous sans papiers et «pas ou mal déclarés». «Ce qui fait désordre», pointe Marilyne Poulain. Point positif, souligne la syndicaliste, l’inspectrice du travail en charge du dossier a pu faire un contrôle du site alors que les salariés étaient en tenue de travail. De quoi prouver, par la suite, leur relation de travail. Contacté par Libération, leur employeur, la société MT BAT, spécialisée dans la démolition et domiciliée à Paris, n’a pas répondu. Le directeur de Capron, la société donneuse d’ordres située dans les Yvelines, n’a, lui, pas souhaité faire de commentaires sur l’affaire.

Pour les salariés, en revanche, c’en est trop. D’autant que le soir de l’accident, l’entreprise leur aurait demandé de ne plus venir travailler. Pour ne justement pas disparaître et pour se faire entendre, ils ont donc décidé de se mettre en grève. Après avoir contacté la CGT, ils ont installé, le lendemain matin, un piquet de grève dans la cour d’entrée du chantier, où les attendaient deux vigiles. Décidés à rester «jour et nuit», ils réclament une régularisation de leur situation administrative et des conditions de travail moins dangereuses. La CGT dénonce également l’absence de nombreux contrats de travail et de feuilles de paye pour ces salariés précaires.
"Certains d’entre eux sont présents en France depuis plus de dix ans, d’autres sont arrivés depuis moins de temps, quelques-uns sont demandeurs d’asile et la plupart sont dans des situations de vulnérabilité forte", résume la cégétiste, qui soutient les travailleurs illégaux contre ses compatriotes. Avant d’ajouter : "On est face à un cas emblématique d’exploitation très organisée avec des travailleurs contraints au travail dissimulé. Or, le droit actuel ne prend pas en compte ces salariés, [clandestins] puisqu’il ne permet pas de les régulariser. C’est une impasse."

Des travailleurs illégaux découverts un peu partout

Y a-t-il un ministre du Travail dans le pédalo de Hollande ?
Mars 2015: dame Taubira était aux irresponsabilités (2012-2016)
Un réseau de travailleurs illégaux démantelé en Bretagne
Six responsables d'une société... roumaine qui avait placé frauduleusement près de 250 intérimaires roumains et bulgares auprès d'entreprises du secteur agro-alimentaire de la Bretagne d'Yves Le Drian, président au four du ministère de la Défense et au moulin de la Région. Ils ont été interpellés et mis en examen fin mars 2016, a annoncé lundi le parquet de Rennes. Une fraude estimée à plus de 6 millions d'euros.

Y a-t-il un ministre du Travail dans le pédalo de Hollande ?
En juin dernier, des agents de l'Urssaf avaient décidé un contrôle qui ne devait pas créer de vagues et ont vérifié les papiers d'identité et les contrats de travail de la douzaine d'ouvriers qui s'activaient sur un chantier a priori insoupçonnable. A leur grande stupéfaction, deux salariés de 24 et 42 ans étaient en "situation irrégulière".
Des agents de l'Urssaf ont découvert deux travailleurs non déclarés sur le chantier de réhabilitation de leurs propres locaux, au siège régional de Bordeaux-Lac (Gironde), rapporte Sud Ouest mardi 14 juin. Ces deux salariés de nationalité italienne et originaires de Roumanie étaient employés par un sous-traitant spécialisé dans le domaine thermique.
En juin dernier, des agents de l'Urssaf ont décidé de contrôler les papiers d'identité et les contrats de travail de la douzaine d'ouvriers qui s'activaient sur le chantier. A leur grande stupéfaction, deux salariés de 24 et 42 ans étaient en situation irrégulière.
"Même si elles disposent d'un établissement en Europe, les entreprises étrangères ne peuvent se prévaloir de la mesure de détachement dans le cadre de la prestation de service international, rappelle un agent de l'Urssaf à Sud Ouest.

On attend la grosse colère de.. "P'tit Zizi"...
La ministre du Travail, Myriam El Khomri, une ressortissante marocaine, était travailleuse détachée à la loi Travail de Vall(depuis septembre 2015) et, pendant le débat, les travailleurs clandestins ont pu danser en rond, comme ils le faisaient du temps de ses prédécesseurs, François Rebsamen (avril 2014-septembre 2015) et... Michel Sapin (mai 2012–mars 2014).

Le redressement de la courbe du chômage des Européens n'est-il pas dans une impasse ?

lundi 9 mai 2016

Loi travail: le gouvernement suspend le vote des amendements à l'Assemblée

Le débat s'engage mal et le pouvoir socialiste se rabat sue l'article 49.3

Le défaut de concertation et de consensus conduit à l'épreuve de force

Clotilde Valter, secrétaire d'Etat auprès de la ministre 
du Travail, passionnée par l'emploi,
 s'est endormie en séance

Des amendements réclamaient la suppression de l'article 1 du texte. Alors que les députés venaient lundi de commencer à examiner les amendements sur l'article 1, créant une commission chargée de proposer une refondation de la partie législative du Code du travail, Myriam El Khomri, la ministre porteuse du projet Valls, a annoncé la réserve des votes des amendements sur la loi travail à l'Assemblée nationaleAprès une brève suspension de séance alors qu'un scrutin public avait été annoncé sur des amendements visant à supprimer l'article 1, le gouvernement a annoncé ce lundi qu'il reporte "jusqu'à nouvel ordre" le vote sur les amendements au projet de loi travail, après l'examen de ceux visant à supprimer le premier article du texte. "En application de l'article 96 du règlement de l'Assemblée, le gouvernement demande la réserve des votes jusqu'à nouvel ordre", a déclaré la ministre du Travail, Myriam El Khomri. 


Les députés sont montés au créneau, suite à cette "réserve"
Bien que le gouvernement puisse la lever comme il l'entend, des députés dénoncent, à l'instar de Francis Vercamer (UDI), un signe de "fébrilité ", ou, selon Jacqueline Fraysse (Front de gauche), un "manque de respect"
Peu après le début des débats, des députés de tous bords (UDI, LR, écologistes, FG ou encore PS) avaient défendu des amendements de suppression de l'article 1 qui prévoit la création d'"une commission d'experts" afin de "proposer au gouvernement une refondation de la partie législative du Code du travail". 

L'article 1, de l'avis général, "inutile et dangereux"
Un logo qui ne remplit pas ses promesses
Du député FN Gilbert Collard à Marie-George Buffet (FG), en passant par Yann Galut (PS), les députés ont pris la parole tour à tour pour critiquer cet article et plus globalement le texte. "Ca ressemble à un simulacre", a lancé la socialiste "frondeuse", ex-ministre Aurélie Filipetti et compagne d'Arnaud Montebourg, "simulacre" aussi dénoncé par la droite, le Front de gauche et des écologistes. "Ave Caesar morituri te salutant", a lancé de son côté Bernard Debré (LR), accusant le gouvernement de vouloir "déposséder" les députés de leur pouvoir législatif en ayant recours au 49.3, Francis Vercamer (UDI) jugeant pour sa part que l'article 1 revient à "demander au Parlement de lui-même se saborder". L'élue EELV Éva Sas a elle aussi pointé un article " inutile et dangereux", notamment parce que la composition de la commission reste "floue".
"Je n'imaginais pas que, dès l'article 1er, je serais amené à signaler à quelques-uns de mes collègues (...) qu'à l'évidence ce qu'ils évoquent n'est pas inscrit" dans le texte, a contesté le rapporteur Christophe Sirugue (PS), évoquant notamment l'idée que la commission puisse "se substituer au rôle qui est celui du Parlement", ce qui est "faux". 
Il a affirmé que l'article 1 traduit une "volonté de travailler sur une écriture du Code du travail" et ne prévoit que la mise en place d'une commission d'experts. Selon le projet de loi, celle-ci doit formuler ses propositions dans un délai de deux ans. Elle doit associer à ses travaux les organisations syndicales et patronales.