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lundi 9 mai 2016

Loi travail: le gouvernement suspend le vote des amendements à l'Assemblée

Le débat s'engage mal et le pouvoir socialiste se rabat sue l'article 49.3

Le défaut de concertation et de consensus conduit à l'épreuve de force

Clotilde Valter, secrétaire d'Etat auprès de la ministre 
du Travail, passionnée par l'emploi,
 s'est endormie en séance

Des amendements réclamaient la suppression de l'article 1 du texte. Alors que les députés venaient lundi de commencer à examiner les amendements sur l'article 1, créant une commission chargée de proposer une refondation de la partie législative du Code du travail, Myriam El Khomri, la ministre porteuse du projet Valls, a annoncé la réserve des votes des amendements sur la loi travail à l'Assemblée nationaleAprès une brève suspension de séance alors qu'un scrutin public avait été annoncé sur des amendements visant à supprimer l'article 1, le gouvernement a annoncé ce lundi qu'il reporte "jusqu'à nouvel ordre" le vote sur les amendements au projet de loi travail, après l'examen de ceux visant à supprimer le premier article du texte. "En application de l'article 96 du règlement de l'Assemblée, le gouvernement demande la réserve des votes jusqu'à nouvel ordre", a déclaré la ministre du Travail, Myriam El Khomri. 


Les députés sont montés au créneau, suite à cette "réserve"
Bien que le gouvernement puisse la lever comme il l'entend, des députés dénoncent, à l'instar de Francis Vercamer (UDI), un signe de "fébrilité ", ou, selon Jacqueline Fraysse (Front de gauche), un "manque de respect"
Peu après le début des débats, des députés de tous bords (UDI, LR, écologistes, FG ou encore PS) avaient défendu des amendements de suppression de l'article 1 qui prévoit la création d'"une commission d'experts" afin de "proposer au gouvernement une refondation de la partie législative du Code du travail". 

L'article 1, de l'avis général, "inutile et dangereux"
Un logo qui ne remplit pas ses promesses
Du député FN Gilbert Collard à Marie-George Buffet (FG), en passant par Yann Galut (PS), les députés ont pris la parole tour à tour pour critiquer cet article et plus globalement le texte. "Ca ressemble à un simulacre", a lancé la socialiste "frondeuse", ex-ministre Aurélie Filipetti et compagne d'Arnaud Montebourg, "simulacre" aussi dénoncé par la droite, le Front de gauche et des écologistes. "Ave Caesar morituri te salutant", a lancé de son côté Bernard Debré (LR), accusant le gouvernement de vouloir "déposséder" les députés de leur pouvoir législatif en ayant recours au 49.3, Francis Vercamer (UDI) jugeant pour sa part que l'article 1 revient à "demander au Parlement de lui-même se saborder". L'élue EELV Éva Sas a elle aussi pointé un article " inutile et dangereux", notamment parce que la composition de la commission reste "floue".
"Je n'imaginais pas que, dès l'article 1er, je serais amené à signaler à quelques-uns de mes collègues (...) qu'à l'évidence ce qu'ils évoquent n'est pas inscrit" dans le texte, a contesté le rapporteur Christophe Sirugue (PS), évoquant notamment l'idée que la commission puisse "se substituer au rôle qui est celui du Parlement", ce qui est "faux". 
Il a affirmé que l'article 1 traduit une "volonté de travailler sur une écriture du Code du travail" et ne prévoit que la mise en place d'une commission d'experts. Selon le projet de loi, celle-ci doit formuler ses propositions dans un délai de deux ans. Elle doit associer à ses travaux les organisations syndicales et patronales. 

 

dimanche 3 février 2013

Ouverture de la première mosquée homo annoncée à Paris

En France, le mariage homosexuel des musulmans est imaginable 


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Ludovic Lotfi Mohamed Zahed (à gauche) et son "compagnon" Qiyaam (à droite)




Le site Internet de  20minutes.fr annonce l’ouverture d’une future " mosquée gay ", le 30 novembre prochain à Paris.

Principal porte-parole de la communauté des " gays et musulmans français ",  un Français converti, Ludovic-Mohamed Zahed, est l'instigateur de l’initiative de cette mosquée progressiste. Mosquée, où les femmes " seront au même niveau que les hommes et où pourront être célébrées des unions homosexuelles ", précise-t-on.

"Dès qu’il est question d’homosexualité, il est difficile de travailler avec les autorités musulmanes ", gronde-t-il, sans se poser la question du pourquoi ces nombreux refus.
Irrité par un amalgame qu'il juge humiliant, il ajoute que " des mosquées inclusives existent aux Etats-Unis. Beaucoup de musulmans ne supportent plus d’entendre des propos contre les femmes ou les homosexuels. "

Ludovic-Mohamed fonda l’association Homosexuels musulmans 2 France (HM2F) en 2010
Elle compte seulement quelques dizaines d’adhérents. 

Que dit l’islam au sujet de l'homosexualité ?

Les savants musulmans sont unanimes à admettre que l'homosexualité est un des péchés graves et les textes religieux sont très clairs.

Allah a passé ses prescriptions dans nombre de passages du Coran.
" Aurez-vous commerce avec les mâles d’entre les humains, délaissant vos femmes créées pour vous par votre Seigneur ? Vous êtes assurément un peuple transgresseur " (Sourate 26 - Verset 165)

On rapporte que le Prophète salla Allahu ‘alayhi wa salâm a dit : " Le lesbianisme, c’est de la fornication. " (Rapporté par At-Tabarânî)

Le Prophète a dit : "Allah ne regardera pas un homme qui a eu une relation sexuelle avec un homme, ainsi que celui qui a eu des rapports sexuels anaux avec une femme. "

D’après Abou Hourayra radî Allahu anhou, l’Envoyé d’Allah  a dit : " Quatre type d’individus seront matin et soir soumis à la Colère d’Allah ‘aza wa jal "
On lui demanda : " Qui ce sera, ô Messager d’Allah ! " 
Il répondit : "Les hommes qui cherchent à ressembler aux femmes; les femmes qui cherchent à ressembler aux hommes ; celui qui s’accouple avec un animal et celui qui a des rapports sexuels avec un homme. " (Rapporté par At-Tabarânî et Al Bayhaqî)

Sergio Coronado va leur faire une crise...


La gauche française plonge les instances musulmanes dans un profond embarras
Pour les trois grandes religions du Livre, le projet de loi de Hollande qui vise à introduire le mariage homosexuel dans le droit français est une provocation. S'appuyant sur les textes sacrés, elles condamnent l'homosexualité, refusent le projet de loi sur le mariage gay et rejettent toute forme d'homophobie. 

Les autorités musulmanes de France ne dérogent pas à la règle.
"La non-conformité du 'mariage homosexuel' avec les principes de la jurisprudence musulmane fait l’unanimité au sein de toutes les écoles juridiques musulmanes", rappelle ainsi Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) sur le site de l’institution chargée de représenter les musulmans de France. Celle-ci s'appuie sur des passages du Coran et notamment le verset 13 de la sourate 49 : "Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous vous avons répartis en peuples et en tribus, pour que vous fassiez connaissance entre vous."

Veulent-ils un référendum ?
Si le resteur de la Grande Mosquée observe une neutralité toute diplomatique, 
plusieurs organisations musulmanes ont manifesté leur désapprobation du passage en force de la loi scélérate qui, en démocratie, contraint les opposants à faire entendre leur voix dans la rue : l’Union des Organisations islamiques de France (UOIF) et l’organisation musulmane et patriote "Fils de France" appellent ainsi à la mobilisation sur leur site Internet.