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mardi 4 février 2020

L'offense de Ségolène Royal à Mila, adolescente "encore en crise d'adolescence"

Mila, accusée d'insulte à l'islam et menacée de mort, n'est pas un "parangon de la liberté d’expression", juge la battue à la présidentielle

D'une part, Mila ne pose pas en "parangon de la liberté d'expression", mais d'autre part, Royal n'est pas juge des élégances



Ségolène Royal refuse son soutien à l'adolescente de 16 ans en classe de seconde, bien qu'elle soit menacée de mort, au motif qu'elle a violemment critiqué l’islam. Ainsi, pour la socialiste, dénoncer les excès de l'islam serait inconcevable en république laïque. En conséquence,  elle milite en clamant qu'elle n’aurait "absolument pas" posté le hashtag ”#Jesuismila” sur les réseaux sociaux. L’ancienne pourfendeuse du string à l'école estime que "cette adolescente qui manque de respect”, ne doit pas être érigée en "parangon de la liberté d’expression.

La religion peut être critiquée, mais dans le respect des personnes.
"Il y a une liberté de critiquer la religion. Mais, moi, je refuse de poser le débat sur la laïcité à partir des déclarations d’une adolescente de quinze ans, affirme l'ex-ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de Jospin (1997-2000). Ce n’est pas à partir de comportements comme ceux-là qu’on peut poser sérieusement la question de la laïcité”, a ainsi estimé Ségolène Royal ce dimanche 2 février sur France 3, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Et l’ancienne battue de la présidentielle de 2007 humilie l'adolescente

Elle estime que la lycéenne est peut-être “encore en crise d’adolescence.” "Revenons à des choses sérieuses. Si cette adolescente (...) avait dit la même chose sur son enseignant, sur ses parents, sur sa voisine, sur sa copine, on aurait dit simplement 'un peu de respect'", a ajouté la magistrate dans ses attendus, bien que partisane des conseils municipaux des jeunes dès le collège.

L'ex-ministre à la famille porte sur les jeunes des jugements à géométrie variable.
Paradoxalement, en septembre dernier, Ségolène Royal disait tout le bien qu'elle pense de la jeune militante suédoise Greta Thunberg et de son combat pour le climat.
"Je la trouve formidable" et "extrêmement brillante", s'est-elle exclamée. "Je trouve scandaleux les attaques qui sont dirigées contre elle même par certains intellectuels", a-t-elle ajouté. Selon l'ancienne ministre, "ce que ne supporte pas un certain nombre d'adultes c'est qu'elle soit très jeune (16 ans) et qu'elle sache parfaitement ce qu'elle dit. (...) On la tacle soi-disant de lire des choses qu'on lui a préparé, pas du tout", affirme-t-elle.
"
C'est comme des parents qui ne tolèrent pas que leurs enfants leur disent leur quatre vérités. Elle vient, elle dit ses quatre vérités, elle arrive à soulever des lycéens à travers la terre entière", constate Ségolène Royal. (émission On n'est pas couché, samedi 14 septembre)
"Critiquer une religion n’empêche pas d’avoir du respect"

A la question de savoir si la liberté de critiquer les religions doit être totale, l’ancienne ministre de la Transition écologique élude. 
"Critiquer une religion n’empêche pas d’avoir du respect, ça n’empêche pas d’avoir de l’éducation, de la connaissance, d’être intelligent et certainement pas d’ériger une adolescente qui manque de respect en parangon de la liberté d’expression", a-t-elle glosé sans répondre.

Mila, elle, est toujours empêchée de retourner dans son établissement scolaire.
Plus de dix jours après avoir publié sa vidéo polémique, la séquence en question reste virale sur les réseaux sociaux, attirant un déferlement de menaces, de soutiens et un lot de polémiques impliquant jusqu’à des ministres.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est confirmée de parti-pris en assimilant la critique des religions à "une atteinte à la liberté de conscience", avant d'être contrainte à un piteux rétro-pédalage en plaidant la maladresse...

La secrétaire d’Etat à l’Egalité des femmes, Marlène Schiappa, s’en est prise aux déclarations du délégué général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri qui déclarait notamment: "qui sème le vent récolte la tempête". "Je trouve que ce sont des propos criminels, ce sont des propos coupables", avait fustigé Marlène Schiappa.

Ni l'appel à la lapidation lancé par le CFCM, ni l'insulte homophobe du jeune musulman qui traita Mila de "sale lesbienne" n'émeut l'amère Royal.


samedi 2 avril 2016

"Ces problèmes de pédophilie concernent toutes les religions et les sans-religion aussi !" souligne Odon Vallet

Et aussi l'Education nationale ou l'armée...

L’historien des religions Odon Vallet s’est exprimé sur la cabale visant actuellement le cardinal Barbarin

 Programme ABCD de l'égalité des ministères des Droits des femmes
et de l'Education nationale, visant les jeunes de 3 à 15 ans

"Il doit demander à être libéré de ses responsabilités épiscopales qui sont très lourdes dans ce diocèse" de Lyon, fragilisé par les affaires de pédophilie, a estimé l'invité de BFMTV ce jeudi soir. Le prélat doit en effet pouvoir se défendre, mais une mise en retrait serait interprétée comme un aveu de culpabilité. 

Ce spécialiste a exclu la culpabilité de l’archevêque, tout en estimant qu’il y a " un vrai problème de gestion". 

Il a par la suite rappelé que la pédophilie concerne "toutes les religions", ainsi que les athées

Toute personne au contact avec les mineur(e)s est exposée, jusqu'aux directeurs de chorale ou les entraîneurs de club sportif:

Parmi les athées et les libres-penseurs toujours prompts à salir les religions, notamment les anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo dissimulés sous le qualificatif de "libertaires", Daniel Cohn-Bendit, dit Dany-le-rouge de Mai 68 et militant écologiste, ne se flattait-il pas de pratiques pédophiles sur de très jeunes enfants?

Le professeur de Coran des Mureaux écroué pour pédophilie

Sans remonter à Mahomet, ni pointer la polygamie et les mariages forcés ou arrangés, cet exemple parmi d'autres n'est pas fait pour absoudre tout laxisme dans le diocèse de Lyon, mais la mise en examen de ce musulman jeudi 14 janvier à Versailles rappelle les trolls malveillants à la décence et à l'honnêteté intellectuelle: quel que soit leur milieu, les jeunes sont exposés. Ce disciple d'Allah a été écroué pour viol et agressions sexuelles sur trois filles de 11 ans, à qui il enseignait l'arabe à travers les textes du Coran. La justice reproche à cet homme de 35 ans - dont l'identité n'est pas révélée - sans emploi et résidant dans un foyer des Mureaux (Yvelines), des attouchements sur les fillettes, qui suivaient son enseignement d'alphabétisation, et au moins un viol sur l'une d'entre elles, selon une source proche de l'enquête.

L'affaire remonte à novembre lorsque les trois fillettes, deux sœurs et leur cousine, se plaignent à leur famille d'avoir été agressées par cet anonyme qui leur inculquait la langue de leur religion au domicile d'un de leurs proches, dans cette commune socialiste de banlieue parisienne. Les enquêteurs de la brigade de la protection de la famille de la Sûreté départementale l'ont interpellé à l'aéroport parisien d'Orly cette semaine, alors qu'il s'apprêtait probablement à fuir vers le Sénégal, son pays d'origine. Inconnu des services de police et affable selon le quidam, l'agresseur présumé a nié les faits devant les policiers et le juge d'instruction.

Le détraqué sexuel avait été passé à tabac par la famille et s’était rendu au commissariat pour porter plainte. Ses deux agresseurs, âgés de 29 ans, ont été condamnés à des peines de 6 et 12 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Versailles, pour arrestation arbitraire, séquestration et violence aggravée. Le marabout avait été déshabillé, les coups de poing et de ceinture avaient plu sur tout son corps. La "victime" parla d’un couteau avec lequel il aurait été menacé. Il évoqua aussi la présence d’un troisième homme lors de l’agression et de femmes qui n’auraient pas été avares de coups.

L'armée française des forces de l'ONU est accusée depuis 2015 

Le 30 juin, le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des
soupçons d’agressions sexuelles sur mineur par des soldats français en mission au Burkina Faso.
Bernard Cazeneuve avait dû annoncer la suspension de deux soldats français soupçonnés d' "actes à connotation sexuelle" sur deux enfants dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Cette suspension rompt avec la loi du silence jusqu'ici observée par la hiérarchie militaire et la presse et encore récemment, lors d'un premier scandale de viol sur mineurs, par des militaires de la force Sangaris en Centrafrique. 14 militaires français ont été mis en cause dans cette dernière affaire, dont trois sont identifiés, par les témoignages de six enfants âgés de 9 à 13 ans dénonçant des faits commis au début de l’opération Sangaris entre fin 2013 et fin mai-début juin 2014.

Cinq scandales ont éclaboussé les casques bleus de l’ONU
Depuis 2004, plusieurs soldats faisant partie des forces de maintien de la paix ont été mis en cause ou accusés pour des faits similaires au Burundi (décembre 2004, ONUB), en République démocratique du Congo (2009, MONUC), en Côte d’Ivoire (2010, ONUCI), à Haïti (2011, Minustah),  ou encore au Mali (Septembre 2013, Minusma)Au Burkina-Faso, deux militaires français sont sous le coup d'accusations d'agression sexuelle sur une fillette de 5 ans, une scène filmée avec une caméra oubliée.

Pédophilie à l'école

Villefontaine: mon pédophile chez les laïcs

Le directeur de l'école publique de Villefontaine (Isère), Romain Farina, était un "prédateur". L'enseignant interpellé le 23 mars 2015 dans le groupe scolaire Le Mas de La Raz qu'il dirigeait est aujourd'hui mis en examen pour "viols et agressions sexuelles" sur 66 enfants. "Ce décompte n'est pas clos, les enquêteurs ayant procédé à des auditions récemment". 
"Les faits les plus anciens remontent à 2001, année où Romain Farina a démarré sa carrière à Vénissieux", dans le Rhône. Les parents d'une fillette avaient alors déposé une plainte pour agression sexuelle, classée sans suite par l'administration avec à sa tête Jack Lang (mars 2000-mai 2002).

L'accusé, un éducateur prompt à s'exonérer de ses responsabilités
Selon le compte-rendu des psychiatres, "ce père de famille de 46 ans"  estime que "c'est plus fort" que lui et qu'il "n'a pas choisi" d'être pédophile. Il admet toutefois s'être servi d'enfants comme d'"objets". Le journal rapporte aussi que le pervers qualifie de "dégustation" les "prétendus 'ateliers du goût' durant lesquels les enfants étaient contraints à des fellations les yeux bandés".
Condamné en 2008 pour recel d'images pédopornographiques, avec injonction de soins, il avait consulté pendant deux ans un psychologue "sans réelle intention de coopérer".

Un animateur d'une école maternelle lyonnaise suspecté de pédophilie
L'école Ferdinand Buisson de Lyon 5eme est bouleversée depuis la révélation en mardi 1er avril 2016 de faits remontant à novembre. Une mère de famille a saisi le procureur de Lyon pour des suspicions d'agressions sexuelles sur son enfant de 3 ans. L'auteur présumé des faits, âgé de 34 ans, est un animateur du temps périscolaire attaché à la MJC Saint-Just. Après avoir nié, la ville de Lyon, qui emploie également l'animateur dans une garderie du soir, l'a suspendu en janvier.

Depuis, d'autres petits ont rapportés des témoignages troublants concernant cet animateur, actuellement placé en arrêt maladie.

En 2015, 27 enseignants ont été révoqués pour pédophilie.

Vingt affaires de pédophilie à l'école sont actuellement en cours d'instruction.

vendredi 25 mars 2016

Jésus était-il marié? Une professeure de Harvard en est convaincue

La thèse n'est pas nouvelle, mais la provocation de BFMTV est manifeste

Le reportage n'apporte en effet aucun fait nouveau
Les libres-penseurs ont tenu à faire du Fils de Dieu un homme'normal'.
Faut-il 
 à tout prix maintenant qu'il ait été un homme marié ?
BFMTV ressort en 2016 un 'document' déjà exploité par France Télévisions, le 12 avril 2012 
Une professeure de Harvard, Karen Leigh King, se dit convaincue - une simple opinion affirmée - que Jésus aimait les femmes. Tant mieux, par les temps qui courent ! Mais delà à en faire un homme marié, il y avait une marge, qu'enjambe -sans arrière pensée- cette érudite. 

Le papyrus étudié à la Harvard Divinity School jette le doute sur le statut marital de Jésus.

La dame fonde sa thèse, publiée le jeudi 10 avril 2012 par des chercheurs américains, sur un fragment de papyrus authentifié postérieurement et encore source de controverse"Et Jésus leur a dit, ma femme...", dit un fragment du manuscrit rédigé en copte, et qui proviendrait d'Egypte ou de Syrie. Un flou qu'assume l'historien, sans sourciller.

L'étude relance le débat sur le célibat des prêtres et le conflit palestino-israélien

Pour le Vatican, le document de référence est un "faux absurde".
Si les historiens étaient sceptiques lors de sa divulgation en 2012, des analyses du papyrus et de l'encre situent le document entre 659 et 869, selon France Info, mais en vérité entre le Ve et le VIIIe siècles. Une précision qui prouve seulement que ce document n'est pas de première main et qu'il donne une représentation de Jésus non seulement tardive, mais soumise au lieu et à l'époque qui l'a produit.
Alors, il y a six ans, Michael Langlois, maître de conférences à l'université de Strasbourg et spécialiste de la littérature hébraïque et araméenne, avait tenté pour francetv info de démêler le vrai de faux sur ce que l'on sait de la vie de Jésus, à travers le prisme des intentions du chercheur.

Jésus, marié ou pas ?
Pour commencer, il n'y a "aucun vestige archéologique" qui prouve l'existence de Jésus, attaque Michael Langlois. Si les historiens savent qu'un homme appelé Jésus a bien existé en Judée autour de l'an 0, ils se fondent sur l'ensemble des textes écrits qui en témoignent. 
Difficile en revanche d'avoir une preuve directe d'un hypothétique mariage de Jésus. Mais si on accorde du crédit à Langlois, le manuscrit est authentique. "Si c'est un faux, il est très sophistiqué", considère Michael Langlois, qui estime qu'un faussaire "aurait plutôt intérêt à faire un document qui date du Ier siècle après J.-C.".  Nous y sommes ! Quelqu'un, un groupe, a un intérêt à cette exploitation du document, même controversé. Le papyrus est d'ailleurs trop tardif pour être une preuve historique sur la vie de Jésus, à l'inverse de certains manuscrits qui sont contemporains de sa vie.

Il est en revanche un vestige d'une vision de Jésus qui n'a pas été retenue quand il a fallu faire le partage entre le témoignage des proches de Jésus et le "on dit" de la mémoire orale et des détracteurs. Pour définir le "canon biblique", l'Eglise n'a retenu que les textes des Apôtres, ceux qui racontent la vie de Jésus telle qu'ils l'ont partagée. Ainsi, un débat oppose ceux qui croient au fils de Dieu et aux récits des Evangélistes  et ceux -à qui nous avons affaire- et qui ne veulent voir en lui qu'un homme, un fils de menuisier. 

Or "l’idée du mariage de Jésus entre en conflit avec l’idée que Jésus est Dieu, parce que Dieu ne peut pas être marié à une femme". Les contradicteurs ne reconnaissent en lui qu'un prophète, à l'instar de... Mahomet !  Michael Langlois lance un doute, voire une accusation, en envisageant la possibilité que la plupart des manuscrits décrivant un Jésus marié aient été détruits. Ont-ils seulement existé ? Or, ça non plus, Langlois ne peut l'affirmer... Il fait une fixation sur la situation maritale du Jésus historique et rage de ne rien pouvoir démontrer de ce qui l'arrangerait pour abattre la figure divine.  

Analyse au faciès: le Messie était-il blanc et barbu ?

L'historien imagine... "On n’a pas de photo de Jésus, sauf si on considère le Saint-Suaire comme authentique", ricane l'historien, mais on a des indications qui permettent d'imaginer à quoi ressemblait vraiment le fils de Dieu. La description en robe, ceinture et sandales en cuir est "crédible" : elle correspond aux morceaux de tissu que l'on a retrouvés et datant de cette période. De même, Jésus "a pu avoir les cheveux longs et de la barbe; c'était courant à l'époque", atteste-t-il. 
En revanche, "ce qui ne colle pas, c'est la peau pâle et les yeux bleus" qu'arbore Jésus dans la plupart de ses représentations constitue une critique indigne d'un historien "Jésus appartenait à une population orientale. Il avait la peau plus bronzée, les yeux sans doute pas bleus et les cheveux plutôt frisés", estime Michael Langlois, sans risque d'erreurs, à cela près que les apôtres sont allés partout dans le monde connu répandre la parole de Dieu (plutôt que sa représentation photoshopée) et qu'ils s'adressaient aux hommes de leur temps et du pays comme, après eux, les artistes.. En somme et en clair, la thèse de Langlois et des universitaires de Harvard, c'est que Jésus ressemblait moins au Romain Ponce Pilate qu'à un Palestinien d'aujourd'hui...

Le fils de Dieu était-il infaillible ?
Michael Langlois n'écrit pas l'Histoire seulement au faciès, lui qui préfère en outre les textes apocryphes aux Evangiles. L'histoire de Jésus, telle qu'elle a été rapportée dans le Nouveau Testament, est suspecte, selon lui, parce qu'elle ne s'attache pas à son aspect humain, lui qui est Dieu. D'ailleurs, les religions sémites ne lui accordent pas l'importance que lui prêtent les Américaines 'botoxées' de Harvard... 
Parmi les textes que l'on a préféré ne pas retenir, il y a ceux qui décrivent "le côté bon vivant de Jésus". Une trace persiste dans les Evangiles. "Il y a un moment dans l'évangile selon Matthieu où Jésus se compare à Jean-le-Baptiste. Il décrit Jean en ascète, qui vit dans le désert, ne mange pas et ne boit pas, et il dit qu’au contraire 'le fils de l'homme mange et boit' et l'on dit 'c'est un glouton et un ivrogne'," souligne Langlois 
Mais son absence de références textuelles empêchent la confrontation immédiate. ll lui serait pourtant facile de signaler ses sources, l'Evangile de St Matthieu qui oppose la rumeur concernant Saint Jean traité de 'possédé' parce qu'ascète et celle concernant le Christ, traité d' " ivrogne," parce qu'il ne refusait pas un verre de vin. Une manière de signaler que le Messie vit la condition humaine, avec ses tentations et ses émotions, comme ses souffrances. Dans ce passage, le "fils de l'homme", c'est Jésus, estiment les historiens, mais ces interprètes des textes n'apportent pas la précision de Matthieu, lequel fustigeait en fait ses détracteurs qui accusaient Jésus d'être "l'ami des publicains et des pécheurs". Ce qui ferait dire aujourd'hui que Jésus était socialiste...
"Au moment d’établir [sic] les évangiles, c’est un problème vis-à-vis du côté fils de Dieu, on n’aime pas trop le voir comme un homme qui aime manger, et boire, et peut-être le sexe aussi," commente l'universitaire partisan en croyant peut-être faire oeuvre d'historien. 

Une autre période est oubliée (selon Langlois), l'enfance de Jésus. 
Et pour cause, assure-t-il. "Si Jésus grandit, ça veut dire qu'il est imparfait", objecte Langlois qui, à l'occasion, se révèle capable de croire en la divinité de Jésus. Dans un évangile apocryphe, c'est-à-dire un texte religieux qui n'a pas été retenu dans la Bible, est décrit un Jésus enfant... Et bagarreur. Tantôt Langlois nie la divinité de Jésus, tantôt il s'y accroche, en fonction des besoins de sa cause. "Il joue avec un autre enfant, et à un moment il s’énerve et il punit son camarade en lui paralysant la main. Ce n’est pas un enfant comme les autres : il a des pouvoirs que les autres n'ont pas." Jésus est alors grondé par Joseph, son père, et forcé de guérir l'autre enfant. Dans les textes des premiers Chrétiens, Jésus fait des miracles, mais Jésus s'énerve et fait des bêtises, une vision beaucoup plus contrastée que celle de la Bible. Faux, puisque les Evangiles rapportent sa célèbre colère contre les marchands du temple. Comment un universitaire tel que Langlois peut-il ignorer cet épisode en relation directe avec son sujet d'étude ?

Jésus a-t-il vraiment ressuscité ?

Vingt-et-un siècle plus tard, Langlois et ses semblables prétendent réécrire la Bible. Il s'est donc mêlé du faciès de Jésus et a souligné les perfections du Christ. Va-t-il s'en prendre à l'immaculée conception? A l'heure de la GPA et de la GPA, il s'abstient. Mais a-t-il dit son dernier mot à propos de tests ADN sur l'activité sexuelle de Jésus adolescent ?

Il est révélateur que "la résurrection de Jésus n'a jamais été mise en doute par les premiers chrétiens"estime Michael Langlois, contrairement à son célibat, par exemple. Des textes datant de quelques décennies après la période où Jésus aurait vécu mentionnent la résurrection. "Luc, dans son évangile, dit qu’il a enquêté et qu’il a 500 témoignages de gens qui ont vu Jésus après sa mort." Difficile de les interroger aujourd'hui, ironise cet historien respectueux du passé. Mais ces histoires sont "trop proches dans le temps pour qu'elles soient des gros mensonges. Ça plaide pour leur véracité," juge-t-il encore. 
Alors miracle ou invention ? Les historiens comme Michael Langlois ne sont pas des hommes de foi mais plutôt des idéologues qui, dans leur mal-être et leur agacement face à la béatitude de l'Autre, se retranchent derrière le questionnement philosophique. Cet historien lâche des hypothèses sans autre intention que de réduire les croyant à son état de désespoir existentiel. "On pense qu’il y a réellement eu un événement spectaculaire, et que des gens l’ont vu [des imbéciles, disons-le?]. Peut-être qu’il a été laissé pour mort, peut être qu’il était dans le coma." Peut-être aussi Langlois est-il à plaindre dans cet acharnement à imposer aux autres le doute et la peur qui l'envahissent.

Choisir, pour une re-diffusion, la date du 25 mars 2016, un Vendredi Saint, relève de la malveillance

C'est une chose que la professeure bâtisse une notoriété sur du papyrus, mais c'en est une autre d'exhumer une interprétation fumeuse à partir d'un document datant de six ans, en pleine semaine sainte des mécréants...

mardi 2 février 2016

Cachez cette enquête que la gauche ne saurait voir !

Peur de l'autre et préjugés: quand le JDD aborde les tabous de front

Mieux valait-il ne rien savoir ?

Le Journal du Dimanche a publié ce dimanche 31 janvier une étude réalisée pour la "Fondation du judaïsme français". Elle posait les questions auxquelles n'ont pas le droit de répondre les Français et elles n'ont pas manqué en effet de susciter de vives réactions d'une partie de la population sur Twitter, du fait de la nature des questions posées. 

Elle visait à mettre au jour, dans un contexte de crise sociale, les sujets rentrés sur certaines communautés et le ressenti profond qu'il est convenu de disqualifier sous le terme dépréciatif de "préjugé". 
Ariel Goldmann, président de la Fondation du judaïsme français, a pesé l'opportunité de publier l'étude intitulée "Perceptions et attentes de la population juive : le rapport à l’autre et aux minorités", comme il l'explique dans le JDD ce dimanche. 

Et ses hésitations se sont révélées justifiées au vu de certaines réactions outrées relevées sur Twitter de la part de communautés particulièrement privilégiées par la gauche radicale, voire anarcho-communiste. "Nous voulions éviter que ses conclusions ne soient détournées à des fins politiques pendant la campagne des élections régionales", remontant à la première quinzaine de décembre 2015, indique Ariel Goldmann. "Cette étude n'est ni accusatrice, ni généraliste. Elle est une mesure des maux qui nous rongent en tant que Français." 

Une vaste enquête de 18 mois

Elle est fondée sur des entretiens réalisés entre juillet 2014 et juin 2015, entre deux épisodes terroristes particulièrement sanglants. L'objectif de l'étude réalisée par l' "institut" Ipsos, sous le contrôle scientifique de Dominique Schnapper, ex-membre du Conseil constitutionnel (nommée par Christian Poncelet), de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESC) et de Chantal Bordes-Benayoun du CNRS, est de mesurer l'étendue des "préjugés tenaces" qui circulent en France en n'évitant aucun sujet : la religion, le terrorisme, l'antisémitisme, les actes racistes commis envers les musulmans... 

Cette étude "est destinée à tous ceux qui veulent combattre les préjugés", explique Ariel Goldmann. "Nous voulons lancer un cri d'alarme et appeler au sursaut." 
Autre particularité de l'étude, elle donne aussi la parole spécifiquement aux "juifs" et aux "musulmans", avec toute la difficulté que pose ce type de regroupement. Brice Teinturier, d'Ipsos, répond ainsi à cette interrogation : "la meilleure façon de procéder", dit-il, pour obtenir l'échantillon "le moins biaisé", est encore "de partir de la définition par l'interviewé lui-même, quels que soient les critères qu'il mobilise pour cela : religieux, culturels, familiaux…" 

Si l'étude s'attarde sur l'antisémitisme, elle aborde d'autres thèmes très divers.
Quels sont les résultats ? 
Peur de l'autre, méfiance et préjugés sont les maîtres mots de cette étude. Une majorité de Français n'ont ainsi pas confiance en leur avenir personnel (61% estiment qu'il est "complètement bouché"). Conséquence, selon Ipsos, ils sont également méfiants envers les autres groupes sociaux et/ou ethniques qui vivent en France : 66% des personnes interrogées pensent qu'"on ne peut pas faire confiance à la plupart des gens", toutes confessions confondues, et 54% jurent que "l'immigration n'est pas une source d'enrichissement." 

Par ailleurs, 53% des personnes interrogées "estiment qu'on en fait plus pour aider les immigrés que pour aider les Français"
L'étude révèle certaines anomalies dans la perception que les Français ont de leur pays. 49% des personnes interrogées estiment que les catholiques représentent moins de la moitié de la population; 57% pensent que les juifs représentent plus de 10% de la population française et 39% pensent que les "musulmans" pèsent pour plus de 20% dans le total. "Les études sur le sujet, notamment celles de l'Institut national d'études démographiques (INED), tendraient à démontrer que ces deux communautés seraient en réalité entre trois et six millions, soit moins de 10% de la population", estime le JDD. Il n'est donc pas étonnant qu'aux questions suivantes, les réponses soient tout aussi déconnectées de la réalité. Mais le vécu de chacun n'est-il pas ce qui importe?

Ainsi, les clichés sur les "juifs" et les "musulmans" restent largement ancrés.
Selon les résultats de cette étude, les Français réagiraient mal si leur fils (52%) ou leur fille (56%) se mariait avec un ou une personne de confession musulmane. 
Enfin, les stéréotypes sur les personnes de confession juive restent tout aussi forts : 56% des personnes interrogées estiment que "globalement, les juifs sont plus riches que la moyenne des Français" et "ont beaucoup de pouvoir." Pire : 24% des personnes interrogées continuent de penser que "les juifs ne sont pas vraiment des Français comme les autres"... Et surtout, 6 personnes sur 10 "estiment que les juifs ont une part de responsabilité dans la montée de l'antisémitisme." Pensent-ils aux antisionistes ?

Autre résultat qui a stupéfait: un tiers des Français considère qu'"une réaction raciste peut se justifier". 
A la question : "Aujourd'hui, quelle est le plus souvent votre réaction lorsque vous voyez les personnes suivantes dans la rue ?", 
55% des personnes interrogées se disent "agacées" ou "inquiètes" lorsqu'elles croisent des "femmes portant un voile couvrant l'ensemble du visage" et 48% lorsque ce sont "des hommes en tenue traditionnelle musulmane." 
Dans le même temps, 41% des musulmans assurent avoir essuyé personnellement des remarques ou des insultes. 

Toujours dans l'idée d'identifier les préjugés sévissant en France aujourd'hui, l'étude pose une question qui a concentré l'essentiel des réactions ce dimanche sur les réseaux sociaux : "Vous même, au cours de l'année, avez-vous personnellement rencontré des problèmes (insultes, agressions...) avec une ou plusieurs personnes issues des groupes suivants ?" 
Les réponses proposées sont les suivantes : "Des personnes d'origine maghrébine", "Des Roms", "Des personnes de confession musulmane", "Des personnes d'origines africaine", "Des personnes de confession catholique", "Des personnes de confession juive" et "Des personnes d'origine asiatique". Soit une catégorisation jugée absurde mais pourtant co
mmunément admise dans le quotidien des Français et qui correspond aux préjugés identifiés plus haut. Le JDD place d'ailleurs ces résultats dans un ensemble plus large intitulé "Des préjugés tenaces": un jugement stigmatisant. 

Ce sondage a créé de vives réactions ce dimanche

A l'instar de celle,  sur Twitter, du député-maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin (dont un grand-père est d'origine algérienne):
Cette image recadrée a beaucoup tourné, sans laisser voir le but de l'étude : mettre en lumière la façon subjective dont nous percevons les autres, et tenter de mesurer cette perception des autres dans une société fragmentée, communautarisée et soumise à un violent choc social. C'est notamment la raison pour laquelle l'étude teste plus précisément les "musulmans" sur leur rapport aux "juifs", afin de comprendre les liens qui existent entre les deux communautés - même si l'expression est soumise à débat, la France ne reconnaissant qu'une communauté : la communauté nationale. 
Ceux qui ont participé à cette étude et se sont définis comme "musulmans" estiment, 
- pour 74% d'entre eux, que la phrase "les juifs ont beaucoup de pouvoir" est "vraie" (c'est près de 20% de plus qu'en juillet 2014...) 
- pour 62% à penser que "les Juifs sont plus attachés à Israël qu'à la France" 
-et 66% à penser que "globalement, les Juifs sont plus riches que la moyenne des Français". 
C'est à chaque fois beaucoup plus que la population globale. 

"Le point de rupture se situe au début des années 2000", explique dans le JDD Bernard Godard, spécialiste de ces questions, qui évoque notamment la deuxième Intifada [soulèvement des Palestiniens à partir de la fin du mois de septembre 2000] et les avatars du gouvernement Jospin (1997-2002). "Auparavant, il y avait une volonté des deux communautés de se rapprocher. Quant à savoir si l'islam est antisémite, c'est une question très complexe," tellement complexe qu'un seul article de presse a déjà bien du mal à en expliquer les ressorts, alors un tweet...

Au final, si la méthode et les questions posées par Ipsos peuvent être débattues, les résultats recueillis par l'institut n'en sont pas moins particulièrement instructifs. 
A noter que tous les tableaux présentés dans cet article sont issus d'une précédente étude publiée par Le Monde du 14.11.2014, laquelle n'avait pas fait l'objet d'une pareille orchestration de l'émoi des Français. Les camemberts sont dûs au JDD.

"Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti" (A.Camus)

mardi 5 janvier 2016

Charlie hebdo, exsangue, fait sa pub sur les attentats islamistes qui l'ont vidé de sa substance

La surchauffe désespérée des rotatives de "Charlie Hebdo" 

Avant l'attentat, l'hebdomadaire libertaire était déjà porté pâle.



"Charlie" ne tirait plus qu'à environ 30.000 exemplaires par semaine, avant son expiation. Depuis la tuerie islamiste, il en a sorti "300.000 exemplaires chaque semaine", assura son directeur commercial, qui garde l'anonymat, à la suite de l'émotion des attentats qui fauchèrent les dessinateurs (Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré) et quand l'émotion était encore de règle. Mais la compassion n'est plus ce qu'elle était.
Actuellement, le journal ne se vendrait plus qu'à environ 100.000 exemplaires en kiosques, selon Le Monde.

Chez l'imprimeur de la feuille anarcho-révolutionnaire, les rotatives tournaient à plein lundi
pour sauver ce mort en réanimation. Dans un dernier sursaut, il sort le numéro anniversaire, dont il espère vendre un million d'exemplaires, un an après le châtiment dont les croisés de l'anarchie veulent croire qu'il fut divin. 

Sa stratégie d'apaisement n'était pas crédible: Charlie retombe dans ses provocations

Ce numéro spécial affiche en une un dieu barbu, armé d'une kalachnikov et couvert de sang, car les impies ne sont jamais coupables de rien: seul dieu peut l'être, selon les incohérents caricaturistes libertaires qui se veulent émancipés de toute tutelle suprême.
Des éléments extérieurs s'associent à l'entreprise, dont la ministre de la culture Fleur Pellerin, qui citera probablement Patrick Modiano dont elle ne soupçonnerait toujours pas l'existence s'il n'avait reçu le Nobel de litérature, des comédiennes comme Isabelle Adjani, Charlotte Gainsbourg, Juliette Binoche, des intellectuels et écrivains, tels qu’Elisabeth Badinter, la Bangladaise Taslima Nasreen, l’Américain Russell Banks, et le musicien Ibrahim Maalouf. Manquent Jamel Debbouze ou Sophia Aram, Stéphane Guillon et... Christophe Alévêque au nombre des artistes et intellectuels...

Un an après, les irresponsables
 refusent d'assumer
Plutôt que de s'en prendre à lui-même, l'hebdo accuse le ciel : "1 an après, l'assassin court toujours", et le dessinateur Riss, patron du journal sectaire et agressif, se croyant au Bataclan, décharge sa haine laïque en rafales, arrosant large ses victimes,  tous des "fanatiques abrutis par le Coran" et, pour le même prix, les "culs-bénits venus d'autres religions" qui, selon le "déséquilibré" (dirait Cazeneuve), souhaitaient la mort du journal qui "ose rire du religieux". Les victimes de l'intolérance laïque auront-elles le coeur à rire de leurs pitoyables agresseurs ? 

L
a République doit-elle commémorer un "acte militant" criminel ? 

Pendant les mois qui ont suivi la tuerie perpétrées par des djihadistes français (ou bi-nationaux), la gendarmerie a surveillé le site. Puis les patrouilles se sont raréfiées, mais ce dimanche, à la veille de l'impression du numéro anniversaire,
une brigade renforcée est venue sécuriser les lieux

Pour l'entreprise commerciale d'imprimerie, il s'agit d'un "acte militant", car depuis qu'il travaille pour Charlie Hebdo, "c'était d'abord des connaissances, devenues des amis", raconte-t-il. En revanche,
pour la quinzaine d'ouvriers du site d'imprimerie, l'hebdomadaire reste presque "un client lambda". "Certes, on a été choqués après l'attentat, mais nous n'avons pas d'appréhension particulière pour venir travailler", a témoigné l'un d'eux, anonyme (ou imaginé). "On lit vite fait la première et la der" (la dernière page), mais ce n'est pas trop notre soupe. Mais depuis les attentats, tout le monde me demande si je peux ramener des numéros", a-t-il raillé. Il y a un an, l'imprimeur avait réparti sur plusieurs sites la sortie en urgence du "numéro des survivants", le 14 janvier, qui avait été tiré à quelque 8 millions d'exemplaires.
La banque de France est-elle aussi sécurisée ?