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dimanche 8 septembre 2019

Municipales à Paris : Villani porte un premier coup à l'autorité de Macron

Et si cet exemple de dissidence se reproduisait ailleurs? 

Le modèle de candidature dissidente offert par Cédric Villani à la mairie de Paris semble promis à la duplication.

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Le Journal du Dimanche n'est pas allé chercher loin pour s'en prendre à la candidature Villani
: il a choisi d'interroger son propre directeur de la rédaction (et éditorialiste à RMC et BFMTV, également suspect de Macron-friendliness), Hervé Gattegno, qui a navigué d'une salle de rédaction à l'autre (du Méridional au Nouvel Observateur, en passant aussi bien par Le Monde que par Le Point ou Vanity Fair).
Le caméléon est soupçonné d'avoir censuré en novembre 2018 une enquête sur le député de la majorité, Francis Chouat, ex-socialiste de 70 ans, élu contre la candidate LFI avec l'étiquette LREM proche de Manuel Valls, à qui il a succédé à la mairie d'Evry. D'après le journal Marianne, l'ancien premier ministre aurait obtenu de du journaliste sans états d'âme qu'il empêche la publication de l’enquête. Ainsi partons-nous aujourd'hui sur de bonnes bases...

Ce matin, vous nous parlez de
Cédric Villani, candidat dissident de la REM à la mairie de Paris.
Il fait des débuts un peu étranges, et il subit déjà beaucoup d’attaques. D’après vous, c’est le prix de l’inexpérience ou ça veut dire que les macronistes supportent mal l’indiscipline?

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Ça veut sans doute dire qu’il doit faire des progrès et qu’on va lui faire des procès. Des progrès parce que oui, c’est un débutant en politique, ce qui n’est pas un handicap à condition de le faire vite oublier – il peut apporter de la fraîcheur mais il ne faut pas qu’il brasse trop d’air dans ses discours… Et puis des procès parce que bien évidemment, dans une campagne pour la mairie de Paris, personne ne fait de cadeau à personne. Donc, c’est normal qu’on le critique parce qu’il bafouille quand on l’interroge sur ce qu’il propose pour le logement, et c’est normal qu’on attende de lui un vrai projet – pas forcément pour tout de suite [les élections sont dans six mois]; on ne connaît pas non plus celui d’Anne Hidalgo ni celui de Benjamin Grivaux. Mais il faut qu’il s’y mette rapidement. 

Comment interprétez-vous le fait que La République en marche ne réclame pas son exclusion, alors qu’il n’a pas respecté la règle du parti en se rangeant pas derrière Benjamin Griveaux [candidat imposé d'en haut, depuis l'Elysée]?

Il y a deux hypothèses, qui peuvent se combiner.
Le sanctionner, ce serait en faire une victime, un martyr de la politique – et ça ferait de Benjamin Grivaux le méchant de l’histoire, le revanchard, donc ce serait un atout pour Villani.
On peut penser aussi qu’Emmanuel Macron (parce qu’on n’imagine pas qu’il reste en dehors de tout ça) [depuis sa désignation de son ancien porte-parole du gouvernement, il ne l'est pas] préfère
attendre de voir lequel des deux va prendre l’avantage pour organiser ensuite le rapprochement. Sauf qu’en attendant, le cas Villani risque de se reproduire dans d’autres villes – on parle déjà de Lille, de Montpellier, voire de Marseille… Si ça se produit, ce sera un coup porté à l’autorité d’Emmanuel Macron. Villani est un grand mathématicien ; peut-être qu’Emmanuel Macron, lui, n’est pas toujours un grand calculateur.

D’un autre côté, quelques maires qui ont soutenu le président de la République au moment de la crise des Gilets jaunes se plaignent de la brutalité du parti d’Emmanuel Macron, qui veut présenter des candidats contre eux. Vous pensez que là aussi, il y a de la maladresse? [réponse téléguidée]

En tout cas, c’est un paradoxe :
La REM tolère des dissidents en son sein, mais agresse ses propres alliés. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a une volonté hégémonique dans ce parti qui est un peu en crise de croissance, et il y a aussi de l’arrogance, de l’agressivité. Ce sont des défauts qu’on reproche parfois à Emmanuel Macron, mais dans son parti, ils sont d’autant plus criants qu’on n’y retrouve pas toutes ses qualités. En fait La REM, c’est un grand bazar où pas grand monde ne travaille et où chacun veut faire ce qui lui plait. C’est le péché originel du macronisme : comme Emmanuel Macron est parti de très bas et qu’il est arrivé très haut, ceux qui le suivent pensent tous qu’ils peuvent en faire autant. Le résultat, c’est que c’est le parti du chacun pour soi. Ça fait le jeu des ambitieux, mais ça ne fait pas les affaires du parti. Et si ça provoque des dissidences, ça divise les voix, donc ça favorise les adversaires – et ça, comme dirait Cédric Villani, c’est mathématique.

dimanche 11 août 2019

Financement de campagne : l'accusateur de Sarkozy serait "protégé" par le juge Tournaire

Les indulgences de la presse pour le juge militant


Le JDD ou Valeurs actuelles évoquent une "protection" du témoin à charge par le juge Tournaire 

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Un juge que l'on disait remarquable d'intégrité et de ... discrétion
"Selon les informations du JDD, le juge Tournaire aurait protégé le bras droit de Kadhafi, accusateur de Nicolas Sarkozy dans l’affaire libyenne," écrit Le Point, lundi 11. Le magazine commente mollement, bien que l'honneur d'un homme soit en cause et celui d'un président français: "C’est une révélation qui pourrait faire grand bruit sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Valeurs actuelles dépayse pareillement le complot, titrant : "Affaire libyenne : l'accusateur de Sarkozy protégé par le juge Tournaire ?

Les soupçons véhiculés par la presse ont coûté à Sarkozy sa réélection.
Mais, pour cette presse d'investigation qui a hurlé avec les loups sans pour autant investiguer, la "révélation" du jour "pourrait faire grand bruit" !... Et de glisser, avec des réticences exprimées au conditionnel et comme un fait anodin, et que "les juges chargés de l'enquête auraient en effet passé un accord avec Abdallah Senoussi, chef des services de renseignement et beau-frère du colonel Kadhafi, pour obtenir ses déclarations à charge contre Nicolas Sarkozy, lequel est harcélé par le juge d’instruction marseillais au pôle financier du tribunal de Grande instance de Paris. C'est ce même homme qui, après avoir placé Sarkozy sur écoute, a renvoyé l’ancien président de la République devant le tribunal correctionnel (dossier Bygmalion) ; le même qui est intervenu dans le contentieux de Bernard Tapie avec le Crédit lyonnais ; le même qui instruit les affaires du couple Fillon (costumes et emplois fictifs): si ce n'est pas de l'amour, c'est de la rage car, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce  myope et taiseux [un cas pathologique qui va - au-delà des trotskistes - jusqu'à dissimuler sa date de naissance sur sa fiche Wikipedia] est dédié à la droite, corps et âme (si jamais). Selon le livre de Davet et Lhomme sur Hollande, c'est "un type qui parle bas, agit fort. Un dur." Ignoraient-ils que ce "dur" est en vérité un méchant sans scrupules ?

Tout aussi anodin, le fait que l'ensemble de la justice aurait monté ce complot.
"En échange, l’accusateur de l’ex-président de la République aurait été protégé par la justice française", toute la justice, donc, c'est-à-dire le Parquet, le ministère de la Justice et les gouvernements des présidents de gauche qui l'ont suivi, Hollande et Macron.

Le juge Serge Tournaire a fait le déplacement de Tripoli le 5 février dernier pour "interroger" l'intéressé, dixit le JDD 

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Condamné à mort et emprisonné en Libye depuis la chute de Kadhafi, le chef des services du renseignement, Abdallah al-Senoussi, ci-contre à gauche, aurait bien exposé [?] cet arrangement dans une seconde version d’un procès verbal. "Le conseil de Senoussi insiste sur le fait que son client n'est pas impliqué [dans les] actes reprochés à M. Sarkozy, et M. le juge d'instruction [Tournaire] de lui expliquer que les autorités françaises n'ont aucun lien avec les actes de M. ­Senoussi et que celui-ci n'aura pas de comptes à rendre à ce propos", relaye le JDD.

En faisant preuve de clémence [ou complicité] envers Senoussi, le juge Tournaire pourrait ainsi être affaibli [sic] dans ce dossier, selon VA. 
Le juge aurait accepté [ou imposé] que l'audition de Senoussi se fasse sans enregistrement ni photo [pour plus de transparence et de légalité?]

Le Journal du dimanche souligne quant à lui que cet accord ne figure pas dans les correspondances entre le juge et le Quai d'Orsay [Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de Hollande] ou le personnel du ministère de la Justice [pour ne pas mettre en cause Nicole Belloubet]. 
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Le 14 juillet dernier, le Journal du dimanche publiait déjà le témoignage d'El-Mahfoud Ladib, qui fut proche de l'intermédiaire Ziad Takieddine pendant huit mois, en 2012. VA écrivit : "un ancien proche de Ziad Takieddine fournit des éléments qui semblent dédouaner Nicolas Sarkozy dans cette nébuleuse affaire." Des propos qui donnaient corps à la thèse d'une machination fomentée contre l'ancien président français dans l'affaire du financement libyen [supposé] de sa campagne présidentielle de 2007.

vendredi 21 juin 2019

Budget de la zone euro : les eurodéputés de gauche soulignent "l’échec personnel de Macron"

La presse française a-t-elle perdu tout sens critique ?

Le budget de la zone euro est un "ectoplasme" et Macron, un "illusionniste", observent des eurodéputés français du groupe Socialiste & Démocrate

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Raphaël Glucksmann et les eurodéputés socialistes français dénoncent l'accord obtenu par Emmanuel Macron sur le budget de la zone euro.

Alors que les ministres des Finances européens ont accouché d'un fragile compromis sur le principe d'un budget de la zone euro, les eurodéputés français du groupe S&D Eric Andrieu, Raphaël Glucksmann, Sylvie Guillaume, Aurore Lalucq et Pierre Larrouturou en critiquent sa présentation fallacieuse par Macron. 

Dans une tribune, ils reprochent ainsi à Macron d'avoir céder à l'Allemagne et aux Pays-Bas. "Plutôt que de continuer à convaincre, Emmanuel Macron préfère faire semblant d’avoir abouti, tel un illusionniste, et avec son ministre des finances accepter un projet qui n’a de budget de la zone euro que le nom", estiment-ils.
"Ce vendredi 21 juin, les chefs d’Etat et de Gouvernement vont finaliser un "instrument budgétaire pour la convergence et la compétitivité", que le président français présente, très abusivement, comme un budget pour la zone euro

L’impératif d’un budget de la zone euro est une idée portée bien avant l’actuel président de la République. Pendant la législature précédente, le Parlement européen avait dessiné un véritable budget de la zone euro dans le rapport de Pervenche Berès et Reimer Böge. Nous avions su réunir une majorité derrière des propositions ambitieuses, jugées indispensables par le FMI, la BCE ou l’OCDE. Les membres de la délégation française du groupe S&D savent enregistrer les avancées, considérer le verre à moitié plein lorsque le résultat des négociations marque des améliorations ; mais là, force est de constater que le verre ne contient que quelques gouttes de ciguë pour l’Union économique et monétaire.

Cet instrument budgétaire est le résultat d’une série de renoncements et d’erreurs stratégiques masqués par des discours enflammés

Emmanuel Macron a adressé une tribune aux citoyens européens.
Le président de la République française est comptable de ce fiasco : il avait tout en main, il ruine ce projet. Cet instrument budgétaire est un ectoplasme, le résultat d’une série de renoncements et d’erreurs stratégiques masqués par des discours enflammés. Ce n’est pas parce qu’il faut savoir terminer une bataille qu’il faut le faire comme ça!

Plutôt que de continuer à convaincre, Emmanuel Macron préfère faire semblant d’avoir abouti, tel un illusionniste, et avec son ministre des Finances accepter un projet qui n’a de budget de la zone euro que le nom. Ce dernier est en réalité calqué sur les propositions des opposants à une telle idée, menés par le gouvernement des Pays-Bas, auxquels l’Allemagne voulait faire plaisir pour se débarrasser du "problème français". C’est contraire aux intérêts de la zone euro et donc de l’Union européenne, aux aspirations de tous les alliés de la France dans ce combat, comme l’Espagne, le Portugal ou la Grèce.

L'accord valide la contractualisation des réformes structurelles souhaitée par l’Allemagne

Sans l’essentiel, la fonction de stabilisation, et sans ressources propres, avec un budget au rabais, cet instrument ne permettra pas de faire face aux prochaines crises qui menacent, ni de financer les investissements au niveau européen. Pire, il valide la contractualisation des réformes structurelles souhaitée par l’Allemagne et provoque les pays non membres aujourd’hui de la zone euro, puisqu’il projette des investissements stratégiques qui n’ont pas de spécificités liées à l’euro.

Au Parlement européen, nous continuerons de plaider pour un véritable budget pour la zone euro, qui permette d’atténuer les chocs économiques qui concernent l’ensemble de la zone euro, ou ceux qui ne concernent qu’un ou plusieurs pays, mais ont des répercussions sur les autres. Pour y parvenir, nous devons transformer le Mécanisme européen de stabilité – qui permet de faire face à des crises financières - en un véritable fonds de stabilité - qui permettrait de soutenir les pays confrontés à une récession profonde. Parce que rien ne peut se faire sans contrôle démocratique, ce nouveau fonds serait contrôlé par le Parlement européen, et géré par un ministre des Finances de l’eurozone qui assumerait les fonctions actuelles du commissaire à l’économie et du président de l’Eurogroupe.

L’Union européenne doit être capable de dégager, chaque année, un budget de 100 milliards d’euros

Nous nous battrons également pour que le Pacte de stabilité et de croissance soit réformé afin de permettre des investissements publics compatibles avec les Objectifs de développement durable des Nations-Unies. Parce qu’il est aujourd’hui reconnu que l’Europe, dans son ensemble, de l’Allemagne à l’Italie, souffre de sous-investissement chronique, nous proposons en parallèle un plan d’investissement public notamment à travers un Green New deal européen afin de concrétiser l’Europe écologique et sociale. L’Union européenne doit être capable de dégager, chaque année, un budget de 100 milliards d’euros pour investir dans l’enseignement, les infrastructures, la transition écologique et in fine dans la création d’emploi.

Enfin, nous appelons à la création d’une banque européenne du climat et de la biodiversité qui fournirait à tous les pays de l’Union des prêts à taux zéro, exclusivement consacrés à la transition énergétique et à la protection du vivant. Cela garantirait ainsi à chaque pays une enveloppe correspondant à 2% de son PIB : la France disposerait par exemple de 45 milliards d’euros par an.

C’est avec ces objectifs que les eurodéputés français du groupe S&D s’engagent dans cette législature."
Par Éric Andrieu, Raphaël Glucksmann, Sylvie Guillaume, Aurore Lalucq et Pierre Larrouturou.

lundi 25 mars 2019

Municipales à Paris: Hidalgo placée en tête par l'IFOP, mais elle n'a encore aucun rival officiel déclaré !

Encore un sondage Ifop merveilleux pour le Journal du Dimanche : la socialiste n'a toujours aucun rival...

La maire sortante de Paris est donnée favorite pour le premier tour des élections municipales de 2020 : elle est seule en lice !

Six des prétendants à la mairie de Paris : Anne Hidalgo, Rachida Dati, Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Benjamin Griveaux et Gaspard Gantzer.
Les sondeurs de l'IFOP font fort: ils assurent qu'Hidalgo devancerait les différents candidats potentiels de la majorité
, selon le Journal du Dimanche.

A un an du scrutin, on attend une dizaine de candidats, mais aucun n'a encore déposé sa candidature officiellement. Pas même Hidalgo ! Aucun prétendant n'a d'ailleurs reçu l'investiture de son parti. Il est donc insensé - et irresponsable -  d'assurer que l'actuelle locataire de l'Hôtel de ville de Paris sortirait vainqueure du premier tour. L'IFOP a pourtant osé cet gageure dans un sondage publié dimanche 24 mars. L'entreprise commerciale de sondages peut même annoncer qu'Anne Hidalgo devancerait tous ses concurrents, "même de seulement quelques points" : surtout, d'ailleurs, de quelques points. 

L'IFOP suppute favorablement les cas de figure Griveaux, Mahjoubi et Villani

L'IFOP en est réduit à des hypothèses. 
SI la liste La République en marche (LREM) est conduite par Benjamin Griveaux, la maire sortante recueillerait 24% des suffrages, contre 22% pour l'actuel porte-parole du gouvernement recueillerait 22%. 
SI c'est le secrétaire d'Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, l'écart augmente en faveur de la maire socialiste (23% contre 20%), selon l'enquête. 
Et SI la liste de la majorité est menée par le député de l'Essonne Cédric Villani : Anne Hidalgo recueillerait alors 24% des voix, contre 20% pour l'élu francilien.

Rachida Dati devancée par des "hypothèses"
"En cas de candidature" (sic) de Rachida Dati, la maire Les Républicains du VIIe arrondissement totaliserait seulement 16% des bulletins de vote, loin derrière Anne Hidalgo (24%) et Benjamin Griveaux (22%). 
Face à Mounir Mahjoubi et Cédric Villani, l'ancienne garde des Sceaux recule rait même à 15% d'intentions de vote.


Ce genre de mascarade sondagière trouve des lecteurs au JDD. 
Pour ça, le gracieux Hervé Gattegno est payé par le groupe Lagardère (Elle, Paris Match ou Télé 7 jours ou MCM et Gulli), dont le propriétaire, Arnaud Lagardère, a pris la présidence d’Europe 1 (qui emploie Laurent Ruquier).

Quant à l'IFOP, il a longtemps été la propriété de la famille Parisot et donc de Laurence Parisot (1990-2007), ancienne présidente du MEDF de 2005 à 2013), avant d'être cédé à la famille Dentressangle, des camionneurs, mais 56e fortune de France.

Plusieurs impétrants supposés ne dépasseraient pas 5%
Dans ses différentes hypothèses testées, l'Ifop a déjà éliminé certains concurrents : l'ancien conseiller en communication de François Hollande, Gaspard Gantzer, ne dépasse pas 5%, tandis que le "roi des forains" Marcel Campion stagne à 1%. 

Pour valider sa manipulation, l'IFOP évoque une situation vieille d'un an...
Lors d'un précédent sondage, la liste LREM recueillait 32% des intentions de vote au premier tour, si elle était conduite par Benjamin Griveaux. Anne Hidalgo, quant à elle, totalisait 29% des intentions de vote.
A droite, Les Républicains étaient donnés à 21%, avec une liste conduite par leur présidente de groupe au Conseil de Paris (au poste de Nathalie Kosciusko-Morizet), Florence Berthout, actuelle maire du 5e arrondissement de Paris et soutien de Bruno Le Maire le temps de la campagne pour la présidence de l'UMP.

Le baromètre IFOP conclut un an plus tard qu'Anne Hidalgo reste en position de favorite, bien que son image auprès des Parisiens soit certes négative : une majorité d'habitants (55%) se dit mécontente de l'action de la socialiste à la tête de la ville. 
L'incohérence  de ce pseudo-"institut" "scientifique" laisse sans voix.

jeudi 24 janvier 2019

Européennes: une liste Gilets jaunes est en formation

Un "embryon" se gausse Gérard Leclerc  ou liste à la Coluche, destinée à un retrait, selon d'autres

Des  Gilets jaunes ont annoncé mercredi la constitution d'une liste pour les élections européennes

une initiative promise selon des sondages à un beau succès électoral, au détriment notamment de LREM, le parti présidentiel.

Dans un communiqué, le mouvement diffuse les noms des dix premiers de liste, avec à leur tête Ingrid Levavasseur, ci-contre, une aide-soignante normande de 31 ans qui est l'une des figures médiatiques du mouvement des Gilets jaunes (sur Facebook : "Levavasseur Ingrid Citoyenne En Gilet Jaune"). I. Levavasseur avait récemment renoncé à devenir chroniqueuse Gilets jaunes, lorsque BFM TV avait tenté de la récupérer et avait provoqué des réactions de menace.

L'objectif est de constituer une liste complète de 79 candidats d'ici "mi-février" en vue du scrutin du 26 mai qui doit désigner les eurodéputés français, a précisé l'un de ses responsables. 
Parmi les dix noms sur la liste, les autres candidats ont entre 29 et 53 ans, avec des professions variées (chef de petite entreprise, cariste, juriste, mère au foyer ou encore fonctionnaire).

"On pourrait très bien avoir 79 candidats dès aujourd'hui, mais on a choisi d'ouvrir au participatif. Il y aura une votation interne entre les candidats actuels pour désigner les autres places", a expliqué Hayk Shahinyan, un ancien des Jeunes socialistes, MJS, selon David Pujadas.
Le directeur de campagne, qui ne figure pas sur la liste pour l'instant, a précisé que l'appel à candidatures est ouvert "à tous les citoyens".

Dans son communiqué, le RIC, qui rappelle l'acronyme du "référendum d'initiative citoyen" défendu par certains Gilets jaunes, se présente comme "une coordination issue de différentes initiatives".
Il juge que le mouvement fait "apparaître la nécessité de transformer la colère en un projet politique humain, capable d'apporter des réponses aux Français qui soutiennent le mouvement des gilets jaunes depuis des mois".
"Nous, citoyens français, ne voulons plus subir les décisions des instances européennes et les diktats des castes de financiers et de technocrates, qui ont oublié le principal : l'humain, la solidarité et la planète", écrit encore le nouveau mouvement, affirmant que ses éventuels eurodéputés auront "avant tout, la mission de porte-parole des citoyens qui seront consultés tout au long du mandat".

Le commerce du sondage rebondit

Selon Elabe qui a publié un premier sondage à tout hasard, dès l'annonce mercredi, une liste Gilets jaunes, quelle qu'elle soit, est créditée de la troisième place, avec 13% des voix. Ce qui importait si urgemment et d'entrée de jeu, c'était d'ancrer cette liste au rang qui devra être le sien jusqu'au scrutin des Européennes, derrière La République en Marche et le Rassemblement national, mais aussi devant Les Républicains ou la France Insoumise. Tel est l'ordre établi par l'Elysée et l'élément de langage diffusé depuis. La semaine dernière, un sondage Ifop créditait une éventuelle liste "gilets jaunes" de 7,5%.

Le beau-fils d'Emmanuel Macron, Sébastien Auzière, 44 ans, ci-contre, soupçonné de truquer les résultats d’un sondage. Il est vice-président d’un institut de sondage français. Depuis la sortie du sondage Elabe, les preuves d'un complot se constituent. "Le beau-fils du président Macron vous informe que beau-papa a gagné 5 points”, lance ce twittos excédé, tandis qu'Elabe les lui restitue de mauvaise grâce. Le bon-sens des réseaux irrite la presse aux ordres quand elle lit encore ce "décryptage" amateur : "Quoi de plus normal que de donner un coup de pouce à beau-papa ?" ou encore "Ne pas oublier que le beau fils de Macron fait partie de la direction de l'Ifop. Escroc un jour escroc toujours…" "Pourtant, il n’en est rien", commente le groupe Prisma Media. Après plusieurs vérifications effectuées par Le Monde, aucun membre de la famille du président ne travaille à l’institut qui a réalisé ce sondage. 

Sébastien Auzière, le fils aîné de la locataire de l'Elysée, est en réalité vice-président pour Kantar, un institut de sondage américain ["Choose France" !], implanté également à Paris, et selon cette presse, cela changerait tout : tous les "instituts" ne sont pas "blanc bonnet et bonnet blanc". 
Car c'est une évidence que le poste qu'occupe le beau-fils chez Kantar le disculperait de toute ingérence dans les résultats du sondage publié par le Journal du dimanche, également le 19 janvier, au sujet de la cote de popularité du président Emmanuel Macron. Selon le groupe Lagardère SCA (Europe 1, Elle, Paris Match ou le JDD) qui a commandé ce sondage, le chef de l’Etat aurait gagné quatre points supplémentaires depuis le dernier sondage réalisé au mois de décembre, alors que son 'Grand débat national' aseptisé avec des maires ruraux n'inspire pourtant que suspicion et que le mouvement des Gilets jaunes continue de lui tenir tête : incompréhensibles sondages de commande. 

Sans doute
le coût exorbitant de l'envoi de la lettre d'Emmanuel Macron "A tous les Français" explique-t-il ce rebond de popularité... "Lorsqu'on décide de faire un référendum et donc d'adresser à tous les Français une propagande électorale? ça coûte entre 5 et 7 millions d'euros", a lâché Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, celui qui nous impose et nous taxe et sur-taxe.

Ces sondages portent en fait sur l'hypothèse d'une liste "gilets jaunes" et non précisément sur la liste annoncée mercredi.

Cette liste, "cela m'en touche une sans faire bouger l'autre", aurait dit Chirac

Se situant au-dessus de la mêlée des gueux, Jupiter serait intouchable, message de sondeurs. L'annonce d'une liste "gilets jaunes" nuirait principalement au RN, ainsi qu'à Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, selon ces sondeurs, sans toucher la liste Macron. Et ça non plus, ce n'est pas méprisant !

Sur CNews, en revanche, Marine Le Pen n'a pas le sentiment que l'annonce de cette liste soit une "mauvaise nouvelle" pour le RN. Elle met plutôt en garde contre une éventuelle "récupération", évoquant le militantisme de H. Shahinyan au MJS , il y a quelques années. Depuis, il a monté une association "Gilets jaunes, le mouvement", forte de 25.000 likes Facebook.

"Ca me pose pas de problème qu'il y ait une liste gilets jaunes. La question après c'est qu'ils gardent leur indépendance et leur autonomie. (...) Quand on voit autour de ces listes des anciens militants socialistes, ce danger, il existe", a-t-elle souligné.

Mise en garde aussi de Nicolas Dupont-Aignan sur BFMTV.
"Je crois qu'au contraire la force des gilets jaunes tenait à leur diversité politique. A partir du moment où ils vont faire une liste, il va bien falloir qu'ils clarifient les choses. Rendez-vous aux élections", a-t-il dit, leur souhaitant "bonne chance". 

"C'est toujours une bonne nouvelle quand des personnes s'engagent en politique, et portent des thèmes de justice fiscale, de partage du pouvoir et des richesses, qui font écho aux propositions qui ont été les nôtres pendant un long moment", a pour sa part jugé la tête de liste de LFI, Manon Aubry.

A l'instar du chroniqueur de CNews Gérard Leclerc qui évoque un "embryon" de liste, la presse méprisante, assimile le RIC à un projet de liste annoncé en décembre par le chanteur Francis Lalanne sous le nom de "rassemblement gilet jaune citoyen", qui n'a plus communiqué ces dernières semaines, et s'y "ajoute", selon l'AFP. 

dimanche 15 avril 2018

Impactés par la grève SNCF, 46% des Français la déclareraient pourtant "justifiée"

L'Etat macronien mène sa guerre psychologique

L'AFP titre d'ailleurs : "une majorité de Français souhaite que le gouvernement aille au bout de la réforme."

S'il reste pourtant globalement stable, le sentiment des Français envers la grève de la SNCF pour protester contre la réforme du ferroviaire aurait légèrement évolué en un mois
Résultat de recherche d'images pour "IFOP"
selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche (JDD), propriété de Lagardère Active, filiale du groupe Lagardère qui détient Elle, Paris Match, Télé 7 jours ou Europe 1, des organes de presse qui ne passent pas pour hostiles au président de la République. 

Ainsi, 46% des sondés la considèrent "justifiée", soit une progression de 4% par rapport à un sondage similaire réalisé à la mi-mars, c'est-à-dire avant le début de cette grève "perlée" étalée sur 3 mois...

A l'inverse, plus d'un Français sur deux (54%) jugerait que cette grève qui  pénalise leurs transports SNCF deux jours sur sept n'est "pas justifiée." Ce pourcentage est en baisse de 4 points, répète l'AFP, bien que le lecteur ait compris que s'il augmente d'un côté, il ne peut aussi augmenter de l'autre... 

Il n'aura échappé à personne que
ce sondage est diffusé entre deux entretiens du président au cours de la même semaine, jeudi 12 et dimanche 15 avril, un accaparement - deux jours par semaine, lui aussi - des organes de presse.  

A l'issue du 1er épisode de grève, 
61% des Français souhaiteraient que le gouvernement aille " au bout de la réforme de la SNCF"

Il semblerait donc que les Français - dont on dit qu'ils ont besoin qu'on leur explique tout - seraient deux sur trois à la vouloir telle qu'elle a été annoncée,  comme si ils en connaissaient le contenu, sans céder aux mobilisations et aux grèves", alors qu'ils n'étaient que 51% à émettre un tel souhait il y a un mois. Faut-il le répéter, cette grève reconductible a débuté le 2 avril au soir, donnant son plein régime les 3 et 4 et ce sondage s'est déroulé les 12 et 13, auprès d'un échantillon représentatif de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

La date de ce sondage n'est pas anodine
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Les 12 et 13 avril choisi par l'IFOP sont à la veille  des départs de la zone C, soit les familles des académies de Créteil - Montpellier - Toulouse - Versailles et ...Paris !

Prochain sondage IFOP à la veille des retours par la SNCF pour le lundi 30 avril 2018 ?... 
L'actionnaire majoritaire de cette entreprise commerciale de sondages depuis 1990, était la famille Dentressangle, entreprise internationale de transport et de logistique - rachetée par le groupe américain XPO Logistics - et 56e fortune de France.

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De 1990 à novembre 2016, l'actionnaire majoritaire de l'IFOP a été Laurence Parisot, devenue en 2005 présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), principale organisation patronale française. Rien ne dit que l'IFOP est désormais coupé du patronat. Ce sondage indique plutôt que l'ex-banquier  et actuel président socio-libéral n'est pas desservi par l'IFOP...