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mercredi 25 septembre 2019

Municipales : LREM exclut un candidat pour "dissidence""

Exclu pour l'exemple : une première à LREM

Les vieux marchandages politiciens continuent dans le "monde nouveau" de Macron

Christian Jasko a maintenu sa candidature aux élections municipales à Compiègne (Oise) contre l'avis du parti... qui soutient un candidat UDI.
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Lagarde fait le compte des mairies à sauver pour pouvoir exister, à tout prix


Si Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, Union des démocrates et ...indépendants, est content de son accord avec le parti présidentiel, Christian Jasko est furieux contre les magouilles politiciennes perpétuées par Macron. Elu député au second tour en 2017 contre la candidate LREM, Malika Maalem-Chibane, Lagarde entretient de bons rapports avec le parti du président qui, en cas d'affrontement, peut lui jeter dans les jambes un(e) candidate plus difficile à battre. Confortablement réélu à la mairie de Drancy en 2014, mais avec un taux de participation de 49,47%, sa principale adversaire (liste A gauche pour Drancy, solidaires ensemble) ne représentait en aucune façon une menace. Or, pour respecter l'obligation de non-cumul des mandats, il avait confié sa charge de maire à la sixième de la liste, sa femme Aude. Dès lors, Lagarde doit veiller à maintenir concurrentielle l'entreprise politique familiale: il lui faut donc rester coûte que coûte dans les petits papiers de l'homme fort du moment.

La clémence de l'Elysée à l'endroit de Cédric Villani, caillou dans le soulier LREM à Paris, semble devoir être l'exception qui ne doit pas devenir la règle. Alors que rien n'est tranché dans le duel de candidatures LREM à Lyon entre Gérard Collomb, 72 ans, et David Kimelfeld, 58 ans, mercredi 18 septembre, le bureau exécutif de La République en marche (LREM) a donc décidé d'exclure Christian Jasko du parti. Ce dernier, comme Villani, député de l'Essonne, avait choisi de maintenir sa candidature aux élections municipales et ce, contre l'avis de sa formation politique. 
Cet exclusion crée un précédent qui pourrait tracasser Collomb, ancien ministre d'Etat de Macron, mais démissionnaire du gouvernement et aujourd'hui contesté par le maire sortant, président de la métropole de Lyon depuis le , qui lui avait succédé à la mairie, au moment de sa nomination au ministère de l'Intérieur...

L'affrontement ne se passe pour l'heure ni à Paris, ni à Lyon, mais à Compiègne (Oise), où LREM a préféré investir Daniel Leca, responsable local UDI.
"Monsieur Jasko s'était engagé à respecter la décision de la Commission nationale d'investiture et à s'engager derrière le candidat soutenu, assure le parti de Macron. Il a toutefois souhaité maintenir sa candidature à l’élection municipale. (...) Il s'est placé de lui-même en position de dissidence", ajoute le parti jupitérien sur franceinfo.

Christian Jasko, député suppléant LREM, réagit à son exclusion pour avoir contesté le soutien d'un UDI par son parti 

Bien qu'il soit marcheur de la première heure, Christian Jasko a été sacrifié à l'alliance électorale entre LREM et le parti centriste, essentiellement radical, mâtiné de Nouveau Centre et de MoDem, au gré des vents du moment.

"Il y a une grande déception, a déclaré Christian Jasko au micro d'Europe 1. J'aurais tendance à dire qu'il y a deux poids deux mesures. Dans d'autres villes plus importantes que Compiègne, il y a eu des candidatures aussi sans que les personnes ne soient exclues. Je dois correspondre à l'exemple destiné à faire peur". 

A Paris, le député Cédric Villani, qui se présente contre Benjamin Griveaux, investit par le président Macron soi-même, n'a pas été exclu du parti. Parce que Griveaux apparaît déjà comme un mauvais choix, Macron se garde un Plan B en la personne de Villani.
Christian Jasko, plutôt qu'un hybride ? 

dimanche 8 septembre 2019

Municipales à Paris : Villani porte un premier coup à l'autorité de Macron

Et si cet exemple de dissidence se reproduisait ailleurs? 

Le modèle de candidature dissidente offert par Cédric Villani à la mairie de Paris semble promis à la duplication.

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Le Journal du Dimanche n'est pas allé chercher loin pour s'en prendre à la candidature Villani
: il a choisi d'interroger son propre directeur de la rédaction (et éditorialiste à RMC et BFMTV, également suspect de Macron-friendliness), Hervé Gattegno, qui a navigué d'une salle de rédaction à l'autre (du Méridional au Nouvel Observateur, en passant aussi bien par Le Monde que par Le Point ou Vanity Fair).
Le caméléon est soupçonné d'avoir censuré en novembre 2018 une enquête sur le député de la majorité, Francis Chouat, ex-socialiste de 70 ans, élu contre la candidate LFI avec l'étiquette LREM proche de Manuel Valls, à qui il a succédé à la mairie d'Evry. D'après le journal Marianne, l'ancien premier ministre aurait obtenu de du journaliste sans états d'âme qu'il empêche la publication de l’enquête. Ainsi partons-nous aujourd'hui sur de bonnes bases...

Ce matin, vous nous parlez de
Cédric Villani, candidat dissident de la REM à la mairie de Paris.
Il fait des débuts un peu étranges, et il subit déjà beaucoup d’attaques. D’après vous, c’est le prix de l’inexpérience ou ça veut dire que les macronistes supportent mal l’indiscipline?

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Ça veut sans doute dire qu’il doit faire des progrès et qu’on va lui faire des procès. Des progrès parce que oui, c’est un débutant en politique, ce qui n’est pas un handicap à condition de le faire vite oublier – il peut apporter de la fraîcheur mais il ne faut pas qu’il brasse trop d’air dans ses discours… Et puis des procès parce que bien évidemment, dans une campagne pour la mairie de Paris, personne ne fait de cadeau à personne. Donc, c’est normal qu’on le critique parce qu’il bafouille quand on l’interroge sur ce qu’il propose pour le logement, et c’est normal qu’on attende de lui un vrai projet – pas forcément pour tout de suite [les élections sont dans six mois]; on ne connaît pas non plus celui d’Anne Hidalgo ni celui de Benjamin Grivaux. Mais il faut qu’il s’y mette rapidement. 

Comment interprétez-vous le fait que La République en marche ne réclame pas son exclusion, alors qu’il n’a pas respecté la règle du parti en se rangeant pas derrière Benjamin Griveaux [candidat imposé d'en haut, depuis l'Elysée]?

Il y a deux hypothèses, qui peuvent se combiner.
Le sanctionner, ce serait en faire une victime, un martyr de la politique – et ça ferait de Benjamin Grivaux le méchant de l’histoire, le revanchard, donc ce serait un atout pour Villani.
On peut penser aussi qu’Emmanuel Macron (parce qu’on n’imagine pas qu’il reste en dehors de tout ça) [depuis sa désignation de son ancien porte-parole du gouvernement, il ne l'est pas] préfère
attendre de voir lequel des deux va prendre l’avantage pour organiser ensuite le rapprochement. Sauf qu’en attendant, le cas Villani risque de se reproduire dans d’autres villes – on parle déjà de Lille, de Montpellier, voire de Marseille… Si ça se produit, ce sera un coup porté à l’autorité d’Emmanuel Macron. Villani est un grand mathématicien ; peut-être qu’Emmanuel Macron, lui, n’est pas toujours un grand calculateur.

D’un autre côté, quelques maires qui ont soutenu le président de la République au moment de la crise des Gilets jaunes se plaignent de la brutalité du parti d’Emmanuel Macron, qui veut présenter des candidats contre eux. Vous pensez que là aussi, il y a de la maladresse? [réponse téléguidée]

En tout cas, c’est un paradoxe :
La REM tolère des dissidents en son sein, mais agresse ses propres alliés. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a une volonté hégémonique dans ce parti qui est un peu en crise de croissance, et il y a aussi de l’arrogance, de l’agressivité. Ce sont des défauts qu’on reproche parfois à Emmanuel Macron, mais dans son parti, ils sont d’autant plus criants qu’on n’y retrouve pas toutes ses qualités. En fait La REM, c’est un grand bazar où pas grand monde ne travaille et où chacun veut faire ce qui lui plait. C’est le péché originel du macronisme : comme Emmanuel Macron est parti de très bas et qu’il est arrivé très haut, ceux qui le suivent pensent tous qu’ils peuvent en faire autant. Le résultat, c’est que c’est le parti du chacun pour soi. Ça fait le jeu des ambitieux, mais ça ne fait pas les affaires du parti. Et si ça provoque des dissidences, ça divise les voix, donc ça favorise les adversaires – et ça, comme dirait Cédric Villani, c’est mathématique.

jeudi 5 septembre 2019

Municipale LREM à Paris : Villani écrase Griveaux en popularité

Griveaux a plus de réseaux, mais moins de connexion populaire

Le député de l'Essonne est mieux apprécié de l'ensemble des Français mais aussi des sympathisants LREM

"Cédric, il n'a pas les épaules pour encaisser une campagne de cette nature. Il ne verra pas venir les balles, il va se faire désosser,"
avait dit Griveaux de Villani.
L'arrogant Griveaux, déstabilisé par Villani, le nouveau venu
Mais sa notoriété est plus faible que celle de Benjamin Griveaux qui a laissé un méchant souvenir de son passage au porte-parolat du gouvernementselon le baromètre Elabe pour le groupe Les Echos et Radio classique, filiale de LVMH, comme Le Parisien, également détenu par l'homme d'affaires Bernard Arnault. 

Ce premier instantané de la situation du mouvement présidentiel en campagne pour la municipale de 2020 à Paris couvre la France entière et non pas la seule ville de Paris, mais les cas de dissidence risquent désormais de se multiplier sur l'ensemble du territoire, de Nice à Lille, en passant par Lyon. Mais la photo du jour, au lendemain de la déclaration de candidature de Villani (LREM) et du refus du parti du président de sanctionner le dissident, en rupture avec ses propres statuts, constituent une première évaluation du risque encouru en mars 2020, par LREM, après son revers aux Européennes, en arrivant deuxième derrière le FN, malgré l'investissement personnel du locataire de l'Elysée qui avait écarté Nathalie Loiseau, la tête de liste qu'il s'était choisie : une 'Renaissance' avortée

Dès sa déclaration de candidature pour la mairie de Paris, le député de l'Essonne - élu à Saclay - Orsay avec 69,36 % des voix exprimées - Cédric Villani peut déjà se féliciter d'avoir une meilleure cote de popularité que le candidat officiel de La République en Marche, Benjamin Griveaux.
Selon le sondage Elabe pour Les Echos et Radio Classique , 17 % des Français ont une opinion positive de lui, et 29 % une opinion négative, contre 11 % à Benjamin Griveaux qui accumule 43 % d'opinions négatives.

Sa notoriété porte préjudice à Griveaux

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Les deux hommes n'ont pas la même notoriété, selon Elabe. Les Français sont plus d'un sur deux (54 %) à ne pas avoir d'opinion sur Cédric Villani. Le mathématicien n'était pourtant pas passé aussi inaperçu que le prétend l'entreprise de sondages associée à BFMTV, du fait de son apparence, sa lavallière d'un autre âge, sa broche d'araignée au revers de la veste ou le cheveu en bataille. Surnommé le "Lady Gaga de la politique", le député-mathématicien LREM a normalisé son look depuis qu'il est candidat à la Mairie de Paris.

L'homme a du caractère et ne se laisse pas prendre au piège de la loyauté tendu par Griveaux. 
Le favori du président a cru pouvoir tenir son collègue en respect. En avril, Griveaux déclara "ne pas douter" de la loyauté de Villani... "J'espère le convaincre que sa place est dans sa famille et qu'il pourra porter toutes ses idées avec nous," avait déclaré le candidat LREM alors que Cédric Villani devait annoncer début septembre s'il présenterait une candidature dissidente.
“Cédric a dit qu’il serait loyal; je n’ai pas de raison de douter de sa parole”, avait insidieusement glissé l'ancien porte-parole du gouvernement au JDD. "On a plus de points communs que de divergences : avoir soutenu le Président, avoir été choisis par LaREM pour les législatives… C’est grâce à LaREM que nous sommes députés", avait fait valoir le fils de notaire et d'avocate, né à Saint-Rémy (village bobo du Luberon) et ex-pensionnaire dans un lycée catholique privé de Lyon, pensant casser les genoux du médaillé Fields, équivalent, en mathématiques, du prix Nobel.
Compagnon de campagne du président Macron, l'ex-socialiste Griveaux a été désigné par Macron et non pas par la baseil a depuis reçu la facture de ce déni de démocratie. 

Pas plus que Macron envers Hollande, Villani ne se sent lié à un homme. 
Avec 46 % d'opinions négatives, le candidat officiel de LREM, Benjamin Griveaux, souffre d'une personnalité déplaisante et de ses bourdes accumulées lors de son passage au gouvernement, où il a été notamment porte-parole. 

Plus connu, Griveaux est aussi plus rejeté. 
"Benjamin Griveaux a des difficultés dans l'opinion car il a été ministre au moment de la crise des Gilets jaunes," raconte Bernard Sananès, le président d'Elabe. "Il a pris sa part d'impopularité", estime-t-il. De son côté, Cédric Villani n'est pas encore installé dans l'opinion.
Parmi les électeurs de LREM, le mathématicien bénéficie aussi d'un avantage. 
Il bénéficie de 37 % d'opinions positives contre 31 % pour Benjamin Griveaux. Là encore, l'ancien porte-parole du gouvernement jouit d'un faible coefficient de sympathie compte tenu de sa proximité avec Emmanuel Macron et de son passage controversé au gouvernement. 

Griveaux est un dilettante acculturé doublé d'un malveillant arrogant
C'est ainsi qu'il a cité le nationaliste Maurras en pensant faire référence au résistant Bloch. Il a en outre tenté de faire pleurer dans les chaumières en affirmant qu'"avec ses revenus, il ne pouvait pas être "propriétaire à Paris". "Je ne vis pas dans un château", a-t-il tenu à faire savoir, précisant gagner 7.900 euros par mois. "Moi, je suis locataire. Je ne suis pas propriétaire à Paris parce que le prix du mètre carré est trop cher. Moi, je n'ai pas hérité, je n'ai pas d'argent caché", a aussi martelé l'ancien député de Paris 3e, un quartier recherché, avec de nombreux hôtels particuliers, tels l'Hôtel de Montmorency, l'Hôtel de Marle ou encore l'Hôtel d'Albret. Et ce n'est pas tout : "Je n'ai pas de voiture. Je ne m'habille pas dans des costumes très chers, je peux vous donner de super adresses pas loin d'ici , voilà, c'est comme ça. Il faut qu'on fasse tomber cette espèce de mythe", a insisté Benjamin Griveaux, jusqu'à la nausée. Marié à Julia Minkowski, petite-fille du pédiatre Alexandre Minkowski et avocate, il a préféré cocooner dans les ministères. Lien Facebook

Enfin, à gauche comme à droite, Cédric Villani est aussi mieux apprécié par les sympathisants des deux camps.
L'Opinion, 28 août 2019
Sondage réalisé les 3 et 4 septembre 2019 auprès d'un échantillon de 1.002 personnes, selon la méthode des quotas.

Municipales 2020 à Paris : LREM n'exclut pas Cédric Villani, candidat dissident

Macron s'assure une solution de rechange : Griveaux, son candidat, ne décolle pas  

Bien implanté, le candidat officiel LREM déplaît pourtant
 
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Villani n'appartient pas à la bande à Macron
(Arnaud Leroy, Benjamin Griveaux, Sibeth Ndiaye, Jean-Marie Girier, Richard Ferrand, Julien Denormandie, Stéphane Séjourné et, derrière, Sylvain Fort) 
Candidat malheureux à l’investiture LREM pour les municipales 2020, Cédric Villani, a annoncé ce mercredi 4 septembre une candidature dissidente à Paris.
La République en marche a regretté la candidature dissidente de Cédric Villani, mais le parti du président ne l'a pas pour autant exclu du parti, pour ne pas tomber "dans la division" déjà créée par son dissident.

Une réaction ambiguë, interprétée comme une porte ouverte à la multiplication des candidatures dissidentes dans d’autres villes de FranceQuelques semaines après avoir évoqué la possible exclusion de Cédric Villani du parti présidentiel en cas candidature dissidente à Paris, En Marche! fait marche arrière... mercredi,  se contentant d'exprimer des regrets à l'annonce de Cédric Villani aux élections municipales à Paris.
 
La réaction du parti présidentiel est en total désaccord avec ses propres statuts

L’article 33 des statuts du parti est en effet parfaitement clair. 
"Ce choix [de Villani] va à l’encontre des règles collectives du Mouvement auquel il appartient et rompt l’engagement qu’il avait pris devant la Commission Nationale d’Investiture de soutenir le candidat qui serait désigné" en juillet, en l’occurrence Benjamin Griveaux, a pourtant indiqué le parti dans un communiqué. Sans micros, ni caméras...


Le nouveau candidat à la mairie de Paris a trahi ses engagements envers son propre part," a sanctionné la porte-parole du gouvernement, à la différence des instances du mouvement présidentiel. "Des mains ont été tendues, des promesses avaient été faites. Il s'était engagé à respecter le processus qui était le nôtre," a grondé la Franco-sénégalaise.
La porte-parole du gouvernement s'est dite "déçue"."Je regrette sa décision. Cédric Villani est un 'marcheur'. Il a accédé à des responsabilités importantes en devenant député par un processus qu'il dénonce aujourd'hui. Il a été désigné parmi des centaines de candidats sur la circonscription de l'Essonne," a taclé Sibeth Ndiaye, sur BFMTV.

Lors de l'investiture de Benjamin Griveaux, l'ex-ministre socialiste de la Défense de Jospin, Alain Richard, 74 ans, membre de la Commission nationale d'investiture de LREM avait tout de suite rappelé à l'ordre le candidat déchu, et fait planer "une exclusion probable" en cas de fronde. "L'esprit de responsabilité l'emportera. Cédric Villani nous a dit les yeux dans les yeux qu'il serait solidaire de la décision et qu'il participerait la campagne."
Il participera et comme acteur de premier rang.

mercredi 21 août 2019

Municipales 2020 : Villani (LREM) dénonce une procédure de désignation "viciée"

Villani n'a pas apprécié l'ingérence de Macron en faveur d'un de ses proches 

Le député de l’Essonne annoncera en septembre s’il a l’intention de maintenir sa candidature à la mairie de Paris, malgré le verdict de la primaire LREM.

Résultat de recherche d'images pour "tintin trouver la voie"Alors qu’il doit annoncer ses intentions sur une candidature dissidente ou non à la mairie de Paris, Cédric Villani dénonce dans un entretien avec Paris Match une procédure de désignation par la commission nationale d’investiture [qui] qui était "viciée" lors de la primaire de LREM. Le député de l’Essonne précise que "quelle que soit la suite de la démarche, il s’agira de rassembler et de travailler sur le meilleur projet". "Je ne considère pas le candidat officiel [Benjamin Griveaux] comme un adversaire ou un ennemi", ajoute-t-il.

"On peut se dire "Le mathématicien respecte les règles". Mais la liberté est une valeur familiale et personnelle importante", ajoute Cédric Villani. "On sent qu’il va se passer quelque chose d’important, on est sur le point de trouver la voie", déclare-t-il, sans apporter plus de précision.

"La place [de Cédric Villani] est dans sa famille"

Assurant  dans le JDD que Cédric Villani "[a] dit qu’il sera loyal", Benjamin Griveaux avait, quant à lui, espéré "le convaincre que sa place est dans sa famille".

Début juillet, et à l'unanimité, les membres de la Commission nationale d’investiture ont désigné  Benjamin Griveaux candidat de LREM aux municipales de Paris, face à Hugues Renson et Cédric Villani.

samedi 3 août 2019

Municipales : une députée LREM entre en dissidence

La députée Michèle Crouzet quitte LREM pour se présenter à Sens

La bande à l'ex-giscardien Gilles Le Gendre lui a préféré une autre femme...


La députée de l'Yonne dénonce l'investiture d’une membre du Parti radical, condamnée à un an d’inéligibilité.
Il n’y a pas qu’à Paris que la bataille des municipales crée des tensions dans LREM. La députée Michèle Crouzet a annoncé ce vendredi à BFMTV son départ du parti, suite au choix du comité national d’investiture de la République en marche de soutenir Claude Vivier le Got, ci-contre, conseillère municipale d’opposition à Sens (2001-2013), membre du Parti radical, aux prochaines élections à Sens et ex-étudiante en médecine en échec, mais fondatrice du groupe EAC (Enseignement dans le management des Arts et de la Culture"°...
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Cette autre femme qui bénéficie d'un accord à l'ancienne entre appareils politiques est présidente de la FEDE (Fédération européenne des Ecoles) et aussi présidente de la Commission 'Education et Culture" de la Conférence des OING (non pas de la graisse de porc fondue, servant notamment à graisser les essieux de voiture, mais "organisation internationale non gouvernementale") du Conseil de l’Europe : une cumularde poussée à plusieurs présidences par la franc-maçonnerie.

La députée de l’Yonne met en cause la probité de cette ancienne candidate, condamnée à un an d’inéligibilité après un rejet de ses comptes de campagne en 2014.
"J’ai décidé de ne pas trahir mes concitoyens, c'est pour ça que je démissionne de LREM", gronde Michèle Crouzet. Et d'ajouter: "On a eu des mouvements sociaux dans la rue, ils nous disent 'on en veut plus des élus comme ça'."
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Toujours candidate à la mairie

L'ex-députée LREM claque la porte du parti présidentiel. 
"On n'apprend pas des erreurs d’avant, on continue à faire des choses qui ne devraient pas avoir lieu", poursuit l'élue frondeuse. "Il existe suffisamment de personnes qui répondent aux valeurs, qui pourraient prendre des responsabilités locales", oppose-t-elle, estimant qu'il est "anormal qu’on continue à recaser ces personnes-là qui à nouveau reviennent à chaque élection."

Face à cette candidature, la députée a décidé de maintenir la sienne à la mairie de Sens et entre en dissidence.
"Je veux rester conforme à mes valeurs et pour cela je ne méprise pas LREM, je suis fidèle aux idées que j’ai pu défendre. Je pensais qu’on allait faire de la politique autrement, il faudrait vraiment que ce soit mis en œuvre", déplore la réfractaire.
Claude Vivier Le Got est actuellement présidente de l’Institut français du luxe, IFL, un Institut de prestige qui associe culture, formation et expertise de l’univers du luxe et propose des voyages (Tanzanie,Colombie, Iran...). 
Marie-Hélène PRADINES a travaillé à la Direction générale des ressources humaines de la Commission européenne
Le magazine UBH a d'ailleurs fait la part belle au voyage IFL du 15 au 21 janvier 2018 en Tanzanie. L'UBH est l’Union de la Bijouterie Horlogerie, organisation professionnelle représentant les distributeurs et détaillants indépendants, du commerce associé et succursalistes dans le respect des intérêts de chacun.

mardi 5 février 2019

Loi "anti-casseurs" : très forte dissidence LREM au moment du vote

L'AFP parle pourtant d'un "très large vote de l'Assemblée" malgré un refus inédit dans les rangs de la majorité présidentielle

L'Assemblée nationale a adopté mardi la proposition de loi "anti-casseurs" dénoncée comme "liberticide"

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Tribunal correctionnel de Vaucluse
On retiendra que 50 députés LREM ont bravé la discipline de vote - un record - en s'abstenant du fait des dispositions visant à autoriser des interdictions administratives préventives de manifester.
Dans une ambiance agitée, les députés LREM et MoDem soumis, ainsi que des LR et UDI ont voté pour, l'ensemble de la gauche s'étant prononcée contre, de même que les élus RN.
Déjà approuvé dans sa version originelle par la Chambre haute en octobre, le texte amendé a été validé au Palais Bourbon en première lecture par 387 voix contre 92, et 74 abstentions, soit 166 contestataires. 

Cinquante "marcheurs", dont le vice-président de l'Assemblée, Hugues Renson, la présidente de commission Barbara Pompili, ainsi que Matthieu Orphelin, Aurélien Taché et encore Sonia Krimi ont fait le choix de l'abstention, un chiffre jamais atteint depuis 2017 sur un projet de loi défendu par le gouvernement. Mais aucun n'a voté contre, une possibilité  qu'Aurélein Taché avait envisagé pour sa part.
Sur la loi asile-immigration il y a quelques mois au même stade, les abstentionnistes étaient 14 (et un contre).

"Le texte a été voté" et "il n'y a pas de malaise", a prétendu le patron du groupe majoritaire. Lundi, Gilles Le Gendre craignait pourtant une vingtaine d'abstentions  et de votes contre un texte "équilibré"

Sonia Krimi, LREM, qui a un temps envisagé de voter contre, a voulu "envoyer un signal" pour que le gouvernement évolue sur la disposition clé des interdictions préventives de manifester pouvant être prises par les préfets. Plusieurs redoutent à l'avenir que ces représentants de l'Etat soient aux mains d'un "régime mal-intentionné".

Dans le groupe MoDem, dépendant de la majorité, quatre députés se sont abstenus et un, Brahim Hammouche, a voté contre cette proposition "incertaine et confuse", pour que "demain ne rime pas avec gueule de bois". 

Le numéro un de LREM, Stanislas Guerini, avait récusé d'avance le terme connoté de "fronde": sous François Hollande il s'agissait d'"une opposition fondamentale avec la politique qui était portée" et "ce n'est pas le cas ici".

Plusieurs juristes, des avocats de renom, dont deux proches d'Emmanuel Macron, se sont élevés contre une "loi de la peur" (François Sureau, 61 ans, premier rédacteur des statuts d'En Marche!, le parti politique fondé par Emmanuel Macron) ou "une réponse d'un pouvoir qui agit sous la pression et dans l'urgence" (l'ex-socialiste  ete ancien soutien de Ségolène Royal, Jean-Pierre Mignard).
"C’est le citoyen qu’on intimide, et pas le délinquant".Le 4 février 2019, F. Sureau publia dans Le Monde une tribune réquisitoire contre la proposition de loi, dite "anti-casseurs", visant à prévenir les violences - par des décisions administratives et non plus de justice - lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs, estimant notamment que ce texte "vise les 'gilets jaunes', sous prétexte de réprimer des casseurs que le droit pénal ordinaire permet tout à fait de réprimer. Ce sont les manifestations qu’on veut limiter, pas les actes violents."
Jugeant son travail bafoué, cet auteur de plaidoyers contre l'état d'urgence devant le Conseil constitutionnel ajoute
"je ne sais pas où est le 'progressisme' dans cette majorité ou dans ce gouvernement, mais il n'est sûrement pas dans le domaine des libertés publiques. [...] Que personne ne voie la contradiction politique entre la lutte revendiquée contre le "populisme" et ce genre de législation est proprement stupéfiant."

"Loi scélérate", pour le moins, aux mains d'un régime présumé bien-intentionné

Outre les interdictions administratives de manifester pouvant être prises par les préfets, et non plus la justice, sous peine de six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende, il est également prévu la possibilité de fouilles pour trouver des "armes par destination", sur réquisition du procureur - soumis au ministre de la Justice - et encore le principe du "casseur-payeur".

La proposition de loi retournera au Sénat dès le 12 mars pour une deuxième lecture, le gouvernement, qui l'a reprise à son compte début janvier, souhaitant une adoption définitive rapide dans le contexte des manifestations récurrentes des "gilets jaunes".

Ce n'est "pas une loi de la peur", a affirmé mardi le ministre sécuritaire de l'Intérieur, Christophe Castaner, qui entend donner des gages à certains syndicats policiers. Et de certifier que ce n'est "pas une loi de circonstance mais une loi de bon sens" à l'égard des "brutes" qui nuisent à la cause des manifestants.

Côté syndicats, seule la CFDT opine
Hasard du calendrier, plusieurs dizaines de milliers de personnes défilaient dans le même temps partout en France, à l'appel principalement de la CGT, mais aussi pour la première fois avec la participation de "gilets jaunes".

UNSA Police, syndicat majoritaire de la profession, déplore dans une publication à propos de la loi dite anticasseurs : "
L'interdiction de manifester doit rester exclusivement une décision de justice" et propose une "peine complémentaire".
Les syndicats de police majoritaires vont-ils entrer dans la danse ? Alors que jusqu'à présent, les syndicats minoritaires (tel que ViGi ou France Police) et les associations de police (UPNI, CAP, CLIP et MPC) faisaient cavaliers seuls, l'UNSA Police a publié un tract le 31 janvier qui remet en cause la proposition de loi dite "anticasseurs" initialement portée par le groupe Les Républicains (LR) dans un autre contexte et exhumée par la majorité compte tenu de la crise actuelle.

L'ex-député européen Daniel Cohn-Bendit a jugé que "cette loi ne sert à rien" et est "dramatiquement bête".

Les partis politiques les plus radicaux ont clamé leur opposition.
La gauche a dénoncé un texte "inique" (PS), "anti-gilets jaunes" (PCF) et porteur d'une "dérive autoritaire", à l'unisson de certains syndicats et associations.
Fustigeant "une loi scélérate", les Insoumis avaient cherché en vain la semaine dernière à obtenir l'interdiction des lanceurs de balles de défense, qui ont provoqué de nombreuses blessures graves.

Avec les interdictions préalables de manifester, "on se croit revenu sous le régime de Vichy", avait tonné la semaine dernière Charles de Courson, dont le groupe Libertés et territoires a voté majoritairement contre. 

La droite LR et UDI-Agir s'est très majoritairement prononcés pour, malgré les amendements apportés au texte des sénateurs, patron des sénateurs LR qui entendait initialement répondre au phénomène des "black blocs".

Ce texte est pour la majorité
"une bouée de sauvetage dans une forme de naufrage", "d'échec à rétablir l'ordre républicain", a toutefois nuancé Eric Ciotti.