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dimanche 8 septembre 2019

Municipales à Paris : Villani porte un premier coup à l'autorité de Macron

Et si cet exemple de dissidence se reproduisait ailleurs? 

Le modèle de candidature dissidente offert par Cédric Villani à la mairie de Paris semble promis à la duplication.

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Le Journal du Dimanche n'est pas allé chercher loin pour s'en prendre à la candidature Villani
: il a choisi d'interroger son propre directeur de la rédaction (et éditorialiste à RMC et BFMTV, également suspect de Macron-friendliness), Hervé Gattegno, qui a navigué d'une salle de rédaction à l'autre (du Méridional au Nouvel Observateur, en passant aussi bien par Le Monde que par Le Point ou Vanity Fair).
Le caméléon est soupçonné d'avoir censuré en novembre 2018 une enquête sur le député de la majorité, Francis Chouat, ex-socialiste de 70 ans, élu contre la candidate LFI avec l'étiquette LREM proche de Manuel Valls, à qui il a succédé à la mairie d'Evry. D'après le journal Marianne, l'ancien premier ministre aurait obtenu de du journaliste sans états d'âme qu'il empêche la publication de l’enquête. Ainsi partons-nous aujourd'hui sur de bonnes bases...

Ce matin, vous nous parlez de
Cédric Villani, candidat dissident de la REM à la mairie de Paris.
Il fait des débuts un peu étranges, et il subit déjà beaucoup d’attaques. D’après vous, c’est le prix de l’inexpérience ou ça veut dire que les macronistes supportent mal l’indiscipline?

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Ça veut sans doute dire qu’il doit faire des progrès et qu’on va lui faire des procès. Des progrès parce que oui, c’est un débutant en politique, ce qui n’est pas un handicap à condition de le faire vite oublier – il peut apporter de la fraîcheur mais il ne faut pas qu’il brasse trop d’air dans ses discours… Et puis des procès parce que bien évidemment, dans une campagne pour la mairie de Paris, personne ne fait de cadeau à personne. Donc, c’est normal qu’on le critique parce qu’il bafouille quand on l’interroge sur ce qu’il propose pour le logement, et c’est normal qu’on attende de lui un vrai projet – pas forcément pour tout de suite [les élections sont dans six mois]; on ne connaît pas non plus celui d’Anne Hidalgo ni celui de Benjamin Grivaux. Mais il faut qu’il s’y mette rapidement. 

Comment interprétez-vous le fait que La République en marche ne réclame pas son exclusion, alors qu’il n’a pas respecté la règle du parti en se rangeant pas derrière Benjamin Griveaux [candidat imposé d'en haut, depuis l'Elysée]?

Il y a deux hypothèses, qui peuvent se combiner.
Le sanctionner, ce serait en faire une victime, un martyr de la politique – et ça ferait de Benjamin Grivaux le méchant de l’histoire, le revanchard, donc ce serait un atout pour Villani.
On peut penser aussi qu’Emmanuel Macron (parce qu’on n’imagine pas qu’il reste en dehors de tout ça) [depuis sa désignation de son ancien porte-parole du gouvernement, il ne l'est pas] préfère
attendre de voir lequel des deux va prendre l’avantage pour organiser ensuite le rapprochement. Sauf qu’en attendant, le cas Villani risque de se reproduire dans d’autres villes – on parle déjà de Lille, de Montpellier, voire de Marseille… Si ça se produit, ce sera un coup porté à l’autorité d’Emmanuel Macron. Villani est un grand mathématicien ; peut-être qu’Emmanuel Macron, lui, n’est pas toujours un grand calculateur.

D’un autre côté, quelques maires qui ont soutenu le président de la République au moment de la crise des Gilets jaunes se plaignent de la brutalité du parti d’Emmanuel Macron, qui veut présenter des candidats contre eux. Vous pensez que là aussi, il y a de la maladresse? [réponse téléguidée]

En tout cas, c’est un paradoxe :
La REM tolère des dissidents en son sein, mais agresse ses propres alliés. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a une volonté hégémonique dans ce parti qui est un peu en crise de croissance, et il y a aussi de l’arrogance, de l’agressivité. Ce sont des défauts qu’on reproche parfois à Emmanuel Macron, mais dans son parti, ils sont d’autant plus criants qu’on n’y retrouve pas toutes ses qualités. En fait La REM, c’est un grand bazar où pas grand monde ne travaille et où chacun veut faire ce qui lui plait. C’est le péché originel du macronisme : comme Emmanuel Macron est parti de très bas et qu’il est arrivé très haut, ceux qui le suivent pensent tous qu’ils peuvent en faire autant. Le résultat, c’est que c’est le parti du chacun pour soi. Ça fait le jeu des ambitieux, mais ça ne fait pas les affaires du parti. Et si ça provoque des dissidences, ça divise les voix, donc ça favorise les adversaires – et ça, comme dirait Cédric Villani, c’est mathématique.

mardi 14 mars 2017

La compagne de Hamon a vendu l'affaire des costumes de Fillon ?

Faute professionnelle de la compagne du candidat officiel du Parti socialiste ?

Fillon se serait fait offrir pour plusieurs milliers d'euros de vêtements

Pris à son propre piège
François Fillon porte des costumes sur mesure de plusieurs milliers d'euros, rapporte le JDD, dont l'élégant Hervé Gattegno est le directeur de la rédaction. Il se les serait fait offrir par un "ami généreux", commente cet ancien du Nouvel Observateur, de L'Express et du Point. Sur cinq ans, depuis 2012, il aurait ainsi acquis pour près de 48.500 euros de vêtements, dont certains offerts par des tiers. 

Le JDD dispose du détail précis de ces achats qu'il jette sur la place publique :
un costume à 7.000 euros, trois vestes au col Mao de 'type forestier', vêtement légendaire de l'enseigne parisienne Arnys, pour 15.000 euros, un blazer pou 4.500 euros, deux pantalons pour 5.000 euros et deux pulls en cachemire pour 4.000 euros. Le 20 février, deux costumes ont été payés en chèque par un ami généreux, pour un montant de 13.000 euros, "à la demande de François Fillon". Et, toujours d'après les informations du journal, 35.500 euros auraient été réglés en liquide, pour le compte de François Fillon, à la boutique Arnys. Le candidat rétorque : "Et alors ?" 

L'ami généreux qui, le 20 février, a payé 13.000 euros les deux costumes sur mesures de chez Arnys, par chèque au nom de la banque Monte Paschi, adressé par porteur le jour-même au magasin, affirme au JDD : "J'ai payé à la demande de François Fillon". Le reste des montants n'est pas précisé.

Luc Chatel, porte-parole de Fillon, dénonce une "campagne de caniveau". 
L'entourage du candidat confirme que François Fillon se fournit chez un tailleur renommé et s'est fait offrir des costumes. "Il est exact qu'un de ses amis lui a offert des costumes en février. Ca n'a rien de répréhensible", commente-t-on.
En revanche, il ne serait pas question d'espèces. "C'est totalement extravagant. Aucune maison sérieuse n'accepte des paiements en espèces pour de tels montants."

L'intéressé indique au journal Les Échos : "Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors? J'observe que ma vie privée fait l'objet d'enquêtes en tous sens et que ce traitement m'est réservé. Mes faits et gestes sont scrutés tous les jours dans l'intention évidente de me nuire pour m'écarter de la course à la présidentielle. Qui cherche à me nuire, je ne le sais pas et je n'ai pas de cabinet noir qui mènerait des enquêtes parallèles pour démasquer mes ennemis. Ce n'est pas ma conception de la démocratie. Mon temps et mon énergie, je les consacre à mon projet de redressement de la France."

Le porte-parole de François Fillon, Luc Chatel, a dénoncé, sur Europe 1, "une campagne de caniveau". "On va continuer jusqu'où? On va vérifier si sa grand mère n'avait pas un emprunt russe et s'il l'a bien déclaré dans sa déclaration de patrimoine?", reproche-t-il. "Il y en a marre, ça suffit. Les François ont le droit d'avoir un débat sur le fond, ils vont élire leur chef de l'Etat, ce qui est important c'est qu'ils élisent celui qui est le mieux préparé à cette fonction", a-t-il fait valoir.
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Hamon, christique, façon Hamon...
Le candidat PS Benoît Hamon a choisi l'ironie pour dénoncer ces nouvelles révélations depuis la Guadeloupe, où il se trouve en déplacement. 
"Personne ne me fait des chèques pour me payer mes costumes. Mes costumes, je les achète moi-même", a-t-il affirmé sur Europe 1, avant d'ajouter : "Et si possible pendant la période des soldes; cela me revient moins cher".

Des parlementaires socialistes ont également réagi et invoqué le règlement de l'Assemblée nationale. "Que pense le déontologue d'un député qui se fait offrir 50.000 euros de costumes quand la règle est de refuser les cadeaux de plus de 150 euros?", a demandé le patron des députés PS, Olivier Faure, sur Twitter. "Fillon a-t-il déclaré ces dons au déontologue de l'Assemblée? C'est obligatoire. Sinon Claude Bartolone doit agir", a tweeté de son côté le député PS Christophe Castaner, ancien chef de cabinet de Catherine Trautmann, puis de Michel Sapin et soutien d'Emmanuel Macron, son ancien collègue à Bercy.

En effet, une décision du bureau de l'Assemblée remontant à 2011 "rend
obligatoire la déclaration de tout don ou avantage d'une valeur supérieure à 150 euros". "En cas de manquement, le déontologue peut, après en avoir informé le député, saisir le Bureau de l'Assemblée nationale. Si le Bureau conclut à l'existence d'un manquement, il rend publiques ses conclusions. Il peut également, depuis la réforme du Règlement adoptée le 28 novembre 2014, assortir ses conclusions de sanctions disciplinaires à l'encontre du député", spécifie le règlement de l'Assemblée. 
Or, selon les rapports d'activité du déontologue, les députés n'ont pas de délai fixe imposé pour déclarer les dons reçus. En tout état de cause, peu de dons sont généralement déclarés: seulement 19 entre juin 2015 et novembre 2016, dont 12 invitations à des événements sportifs.

Et le déontologue de l'Assemblée s'est saisi de l'affaire des costumes offerts à Fillon

François Fillon s’habille depuis des années chez Arnys, la célèbre boutique rive gauche, rue de Sèvres à Paris. Mais si "ça n’a rien de répréhensible" que qu'un inconnu paye les costumes, blazers et pantalons confectionnés sur mesure de Fillon, le mystère pique la curiosité des amis de Roland Dumas ou de Julien Dray. 
Le ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand (1984-1986 et 1988 -1993) recevait toutes sortes de gâteries de Christine Deviers-Joncour, liée à l'affaire Elf et à la vente des frégates militaires à Taïwan. Salaire mensuel versé par Elf-Impex (10.000 F), un autre par Elf Aquitaine International (40 000 F), des faux frais (200.000 F par mois sur sa carte bancaire, aux meilleures époques): la valeur de la belle tenait beaucoup à sa couverture par Roland Dumas. Et cette dame était trop bonne d'avoir redistribué d'importantes commissions de ce groupe chimique et pétrolier public, ainsi que du groupe d'armement Thomson, dont l'un des bénéficiaires fut Roland Dumas, alors ami et surtout ministre en exercice des Affaires étrangères de François Mitterrand. 
Le ministre Roland Dumas a ainsi bénéficié de chaussures (plusieurs paires de chaussures, faite sur mesure par le chausseur Berluti et facturée 11.000 F, puis une deuxième paire de Berluti à 13.000 francs ) et restaurants fins (au Pichet, un restaurant goûté par François Mitterrand, où le galant Roland laissait la note à Christine) sur fonds d'Elf-Aquitaine.
Les très spacieux 320 m2 de la maîtresse de Roland Dumas au 19 de la rue, c'était effarant, même pour une émissaire correctement rémunérée par Elf-Aquitaine. En 1992, Christine Deviers-Joncour y a aussitôt installé une tapisserie du XVIIe siècle. Interrogé sur le train de vie mené par Christine Deviers-Joncour, avec laquelle il partageait voyages diplomatiques au frais de l'Etat (comme dirait Hollande !), concerts à l'Opéra et quelques moments privés dans cet appartement, Dumas se contente de répondre qu'il n'est pas un homme curieux, même s'il avait constaté les "facilités" obtenues par la dame. Ce petit nid d'amour a coûté 17 millions de francs.
Ce socialiste intègre fut également poursuivi et condamné pour complicité d'abus de confiance, dans l'affaire de la succession du sculpteur Alberto Giacometti dont il est l'exécuteur testamentaire.
A propos, maintenant, de la polémique actuelle suscitée par le visuel dit antisémite de la "galaxie Macron", signalons
l'antisémitisme du pro-palestinien Roland Dumas, avéré par son soutien soutien précoce (2006) à Dieudonné avec lequel il se fit photographier, ainsi qu'avec Bruno Gollnisch, Jany Le Pen, et Alain Soral, et par sa signature d'une lettre de recommandation pour l'entrée au barreau de Louis Aliot, vice-président du Front National et compagnon depuis 2009 de Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle 2017.
Le 16 février 2015 sur BFM TV, à Jean-Jacques Bourdin (RMC) qui lui demanda si
Manuel Valls, alors Premier ministre, "est sous influence juive"Roland Dumas, ami de Mouammar Kadhafi, répondit : "Probablement, je peux le penser, tout le monde a un peu d'influence. On en a d'abord beaucoup sous l'influence de sa femme", visant Anne Gravoin. Des personnalités politiques et médiatiques, notamment des responsables du Parti socialiste tel Jérôme Guedj, joueur de Scrabble à l'Assemblée et soutien de Hamon ont relevé ces propos pour les qualifier d'antisémites.
Deux mois avant la fin du deuxième septennat de François Mitterrand, en 1995, le président
Mitterrand nomma le franc-maçon Roland Dumas à la tête du Conseil constitutionnel.
Quant à Julien Dray, un proche de Hollande, co-fondateur de SOS Racisme et membre du comité politique de la campagne de Vincent Peillon pour la primaire citoyenne de 2017, le conseiller régional socialiste n'a rien à envier à Fillon en matière de train de vie. En 1999, Julien Dray fut mis en cause dans une enquête préliminaire pour l'achat d'une montre d'une valeur de 250.000 francs (38.000 euros), dont 150.000 francs payés en liquide. L'affaire fut finalement classée ...sans suite. Le déontologue de l'Assemblée devrait se sentir lié par cette jurisprudence...
A propos de proches de Fillon venus de la droite radicale, rappelons que Dray est un ex(?)-trotskiste à la Ligue communiste révolutionnaire. Autres révolutionnaires trotskistes du PS, Lionel Jospin, David Assouline ou Jean-Christophe Cambadélis, des lambertistes (OCI, Organisation Communiste Internationaliste) proches du Mouvement pour un parti des travailleurs (MPPT), qui devint en 1991 le Parti des travailleurs, dissout dans dissolution dans le Parti ouvrier indépendant (POI). Assouline soutient Peillon, puis Hamon.
Arnys, c'est Berlutti et Berlutti, c'est qui ?

On se rappelle que le socialiste Roland Dumas aime la vie menée à grand train et a les goûts de luxe qui vont avec. On n'a pas non plus oublié que le galant homme a reçu en cadeaux de sa maîtresse des paires de bottines citées lors du scandale des années 1990 impliquant l'ancien ministre : plusieurs paires étaient facturées par l'un des meilleurs faiseurs, ...le chausseur Berluti.
Au début des années 60, Berluti lança le "prêt-à-chausser de luxe", vend à l'étranger et compte parmi ses clients Warhol, François Truffaut (chouchou des cinéphiles bobos) ou encore Yves Saint Laurent, compagnon de Pierre Bergé, homme d'affaires socialiste et co-propriétaire de plusieurs groupes de presse, dont Le Monde...

Or, Berluti est aujourd'hui la propriété du groupe LVMH.

En 1993, Berluti est racheté par le groupe LVMH. Le développement international de Berluti progresse.

En 2011, l'italien Alessandro Sartori (venu de chez Ermenegildo Zegna) prend la direction artistique de la maison et s'oriente vers la confection de vêtements de luxe.

En 2012, LVMH rachète le tailleur parisien Arnys ("tailleur de luxe prisé des hommes de pouvoir", de droite comme de gauche, qui apprécient "la haute couture du sur-mesure masculin", selon L'Express du 13 mars 2017, mais aussi des intellectuels et acteurs, lesquels sont rarement de droite)
Créé en 1933, la maison Arnys, haut lieu de l'élégance masculine aux allures de club de gentlemenest installée au 14 rue de Sèvres, dans le 7e arrondissement de Paris, en face de la boutique Hermès. La griffe avait déjà fait attiré l'attention en août 2010, quand François Fillon, alors Premier ministre, avait opté pour une veste "forestière" - à l'origine confectionnée pour l'architecte Le Corbusier -, pour se rendre à une réunion au fort de Brégançon avec Nicolas Sarkozy, plutôt que pour le protocolaire costume-cravate des autres participants. La presse avait alors ouvert un dossier sur Fillon, sur fond de rumeurs d'un éventuel départ de Matignon. Ce modèle a séduit de nombreuses personnalités, de Jean-Paul Sartre à Yves Saint-Laurent, en passant par Jean Cocteau, ou plus récemment Louis Garrel, Pierre Bergé, François Pinault, Pierre Arditi, lequel est réduit à faire de la pub pour maintenir son train de vie d'artiste élégant, ainsi que de nombreux hommes politiques, comme les socialistes François Mitterrand et Laurent Fabius. C'est chez Arnys qu'avait été confectionné le célèbre chapeau de feutre noir du président socialiste, racheté en 2008 pour 9.600 euros (frais inclus) par le PS à la demande de François Hollande, alors premier secrétaire.  
Si la maison ne communique pas sur les prix de ces vêtements sur mesure, le JDD affirme qu'un mécène a signé le 20 février un chèque de 13.000 euros pour le règlement de deux costumes achetés chez Arnys. 
Et LVMH emploie la compagne de Benoît Hamon, candidat officiel du PS.
Résultat de recherche d'images pour "guallar genevieve"Le malheureux rame dans les sondages et a dû chercher le moyen de sortir de ce marasme. La responsable des affaires publiques chez LVMH donnera un coup de pouce au candidat officiel du PS resté en rade des intentions de vote socialiste, pour tenter de discréditer son adversaire de la droite républicaine, sans évaluer les dommages collatéraux provoqués par le retour de boomerang de l'affaire des bottines de Roland Dumas.

C'est Gabrielle Guallar, sa compagne : elle aurait communiqué l'information au JDD,
organe de presse, dite d'investigation, qui attend les fuitages devant son téléphone. 

Le JDD appartient au groupe Lagardère
via sa filiale Lagardère Active qui détient: Elle, Paris Match, Télé 7 jours, dans la presse écrite, Europe 1, Virgin Radio, RFM... dans le secteur de la radio, et Gulli, Canal J, MCM, dans celui de la télévision. Des media dont aucun ne s'est marqué en faveur de l'alternance. Dans son Conseil de surveillance ne trouve-t-on pas Pierre Lescure, ancien président directeur-général de l'ex-Canal+ et membre de plusieurs autres conseils de surveillance, dont celui de la société Le Monde.

Arnaud Lagardère fut administrateur de LVMH (2003-2009).
Et dans le réseau de relations d'Arnaud Lagardère, on compte des personnalités appartenant au monde des entreprises ou de l'univers politique de droite comme de gauche, Dominique Strauss-Kahn ou Henri de Castries, Martin Bouygues ou Tony Blair, François-Henri Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire Le Point et qui, en 2012, fit connaître son intention de voter pour François Hollande, ou Bernard Arnault qui, en 2012, se rapprocha de Hollande, après avoir été l'un des invités de N. Sarkozy au Fouquet's le soir de l'élection présidentielle de 2007 : les affaires sont les affaires. Bernard Arnault est le propriétaire du groupe de luxe LVMH (également Christian Dior et Hermès, Sephora et Le Bon Marché, Les Échos ou Radio Classique), employeur de Gabrielle Guallar, lobbyist à la fois pour l'homme d'affaires et son homme politique de compagnon, un européen tiède, tandis que sa compagne fait du lobbying pour LVMH auprès des institutions de l'Union européenne.
Ambiguïté et  faute professionnelles par amour ?
.
Le candidat jurera n'être au courant de rien
 mais devra demander des explication à sa spécialiste en communication. De joyeuses soirées familiales à venir.

dimanche 5 février 2017

Affaire Penelope: après les gaz de la rumeur, les skuds des sondeurs

Baisse des intentions de vote à l'instant T de la tempête 

Seulement 32% des Français veulent que François Fillon reste candidat à l'élection présentielle

PhotoSur 1.007 personnes interrogées vendredi et samedi sur des soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié sa femme, 68% disent ne pas vouloir que l'ancien Premier ministre, candidat de la droite, insiste une agence de presse étrangère, maintienne sa candidature.

Les sondés sont seulement 23% à le juger "honnête" et 28% à estimer qu'il comprend les problèmes de gens comme eux.

Mais 64% d'entre eux estiment que François Fillon restera malgré tout candidat, contre 35% qui sont d'un avis inverse.

Concernant un éventuel candidat de substitution, dans l'hypothèse d'un 'plan B' avancée par des media, ils placent le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, en tête de leurs préférences (39% d'avis positifs), juste devant l'ancien ministre François Baroin (38%), à seulement un point, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez (29%) et sa collègue d'Ile-de-France, Valérie Pécresse (25%).
Le président du Sénat, Gérard Larcher, ne recueille pour sa part que 24% d'avis positifs.

Les charognards - politiques et médiatiques - sont les mêmes en 2012 et en 2017

Les accusations visant François Fillon et sa famille rappellent curieusement celles dont ont été victimes Nicolas Sarkozy et Eric Woerth, également à la veille d'une présidentielle, celle de 2012.

L'opération Bettencourt fut déclenchée à gauche à l'approche d'une présidentielle  
En juin 2010, de pseudo-"révélations" émanèrent du journal trotskiste en ligne Mediapart et d'Hervé Gattegno, un journaliste venu du Nouvel Observateur et proche d'Arnaud Montebourg selon L'Express. Il fut collaborateur au quotidien Le Monde de 1992 à 2007 et, au moment des accusations, rédacteur en chef de la cellule investigation de l'hebdomadaire Le Point dont le propriétaire milliardaire François Pinault appela à voter François Hollande en 2012. Le manipulateur est désormais éditorialiste à...BFMTV.

Les juges n'ont rendu justice qu'en 
mai 2015
L'ex-ministre UMP Eric Woerth devra attendre cinq années pour que, dans les deux volets de l'affaire Bettencourt, le tribunal correctionnel de Bordeaux prononce en sa faveur une double relaxe.
En droit pénal français, la relaxe est une décision prononcée par un tribunal correctionnel au cours du procès lorsque ni l'enquête ni la justice ne peut établir la preuve de la culpabilité d'un prévenu.

Dans cette opération "d'une extrême ampleur" "de calomnie très professionnelle", comme peut encore le dire aujourd'hui François Fillon,  la justice se résigna à accorder un non-lieu à Nicolas Sarkozy. 
Une telle décision de justice marque l'abandon d'une action judiciaire en cours de procédure, lorsque le juge d'instruction ne dispose pas des éléments justifiant la poursuite d'une action en justice.
Des "révélations" avaient suinté en 2010 sur un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy par le couple Bettencourt. Placé sous le statut de témoin assisté en novembre 2012, l'ancien président fut mis en examen en mars 2013 pour abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt. Mais une décision de non-lieu est finalement rendue en sa faveur le 7 octobre 2013, après trois années de calomnies dont la presse n'a pas eu à rendre compte...

A droite, Alain Juppé avait pourtant estimé qu'Éric Woerth "doit choisir" entre ses fonctions de ministre et celles de trésorier de l'UMP. Plusieurs anciens premiers ministres de l'UMP avaient aussi manifesté leur préoccupation : Jean-Pierre Raffarin n'avait-il pas souhaité un "remaniement profond du gouvernement" ? 

Côté gauche, Ségolène Royal, la candidate de la gauche battue à la présidentielle de 2007 avait lancé que "le système Sarkozy est corrompu". Et de nombreux responsables socialistes avaient frontalement attaqué Eric WoerthJean-Marc Ayrault, futur premier ministre du Radical Jérôme Cahuzac, fraudeur du fisc dont il avait la charge au gouvernement de HollandeJean Glavany, Christian Eckert, Claude Bartolone, devenu président de l'Assemblée nationale, et Benoît Hamon, actuel tombeur de Manuel Valls et candidat de l'aile gauche du PS à l'élection présidentielle de 2017.

Dans la presse engagée, le quotidien Le Monde estima alors que "l'Élysée est dépassé par l'affaire Bettencourt" et on évoqua un remplacement d'Éric Woerth par Xavier Bertrand. Martine Aubry, première secrétaire du PS, avait dénoncé la tentation du "tous pourris" mais aussi réclamé des preuves avant de demander la démission du ministre du Travail.

Le 5 juillet 2010, Libération brandit déjà un sondage dans lequel 64 % des Français estimaient que "les politiques sont plutôt corrompus".

Combien des sondés choisis sont-ils des électeurs d'opposition à la gauche ? 
L'Histoire se répète et les Français interrogés par l'Ifop pour le Journal du Dimanche se laissent prendre à chaque fois. 
Mais les autres ?

mercredi 17 février 2016

"Nicolas Sarkozy n'est pas traité comme un justiciable ordinaire," observe Hervé Gattegno

"Compétion entre magistrats pour avoir la peau de Sarkozy"

L'éditorialiste politique de RMC 
a commenté comment la mise en examen de Nicolas Sarkozy pourrait impacter la primaire à droite

Octobre 2015
Les soupçons de financement illégal de sa campagne en 2012 attendent d'être formalisés par le juge, mais Hervé Gattegno a livré son sentiment ce mercredi matin.  "Il peut encore se présenter il n'y a pas de décision de justice qui l'en empêche", a souligné le journaliste sur BFMTV

Mais cette nouvelle "bataille judiciaire" vient s’ajouter à une "primaire qui est une bataille d'image". Et de ce point de vue-là, "Nicolas Sarkozy a déjà du retard", du fait de son investissement dans le redressement du parti qu'il redresse et qu'il n'est pas actuellement candidat déclaré.
"Nicolas Sarkozy n'est pas traité comme un justiciable ordinaire" admet Hervé Gattegno.



"Il y a une compétition entre les magistrats pour avoir Nicolas Sarkozy dans son bureau", a-t-il lâché, ajoutant que ce n’est pas un "fonctionnement de la justice sain".

vendredi 26 juin 2015

Taxis UberPop: maintenant, Hollande refuse le changement et le progrès

Homme de progrès, mais point trop, le président socialiste freine l'avancée des quatre fers

Hollande veut la dissolution d'UberPOP, le service de covoiturage urbain
Manifestation pacifique des taxis UberPOP 
(6 décembre 2015)

Radical comme Marine Le Pen, le président François Hollande a estimé sous le coup de l'émotion que UberPOP doit être purement et simplement "dissous et déclaré illégal". Il a par ailleurs fermement condamné "les violences inacceptables", commises par des chauffeurs de taxi soucieux de préserver leur monopole, lors des manifestations en France.
Le président socialiste a toutefois rétropédalé aussitôt dans la nuit de jeudi à vendredi depuis Bruxelles, et en l'état d'imprécision de la loi Thévenoud, pourtant récente, que "ce n'est pas l'Etat qui peut saisir des véhicules lui-même", la saisie des véhicules devant "être autorisée par des décisions de justice".  

La loi du plus fort s'étend sur la jungle française
Au total, les syndicats professionnels  ont mobilisés 2.800 taxis, jeudi en France, avec une "trentaine de points de blocage"

Or, UberPOP revendique 400.000 utilisateurs dans l'Hexagone et un fort engouement des usagers pour son application numérique. Mais ses chauffeurs ne payent ni cotisations ni impôts, n'ont pas suivi les 250 heures de formation nécessaires et ne sont pas assurés professionnellement.

La ministre des Transports, S. Royal, et celui de l'Economie ou du Numérique ne pensent rien...

La loi Thévenoud du 1er octobre 2014 supposée organiser la concurrence entre les taxis et les services de voiture de transport avec chauffeur (VTC) n'a rien réglé. Mieux, elle risque une censure partielle. Le Conseil constitutionnel va devoir se prononcer dans les prochaines semaines sur la conformité à la Constitution de deux de ses dispositions contestées par la filiale française du groupe californien Uber. La Cour de cassation en a décidé ainsi par deux arrêts du vendredi 13 mars. 
Tandis que Hollande tient pour les caméras un discours de fermeté, voire d'intransigeance, la Cour s’interroge sur la conformité aux "exigences constitutionnelles" et le "caractère proportionné" de cette interdiction qui rompt l’égalité entre les VTC et les taxis sur le marché de la réservation où ils sont censés être en libre concurrence.
Dans le silence par ailleurs assourdissant des ministres concernés, des journalistes aux ordres et des experts auto-proclamés multiplient les commentaires plus ou moins éclairés, mais toujours alignés sur le pouvoir pourtant peu étayés, seulement destinés à travailler l'opinion.  

VOIR et ENTENDRE ainsi Hervé Gattegno, un réactionnaire à l'économie collaborative:

Contrairement aux allégations de ce proche d'Arnaud Montebourg, Hervé Gattegno,  Uber est fiscalisée, d'une part, et ses chauffeurs sont déclarés et bénéficiaires d'une couverture sociale, d'autre part. 
Ce journaliste du passé (Le Point) ne trouve pas mieux en outre que de prôner une indemnisation fiscale des taxis professionnels, si coûteuse qu'elle serait pour le contribuable et les finances publiques. Or, cette fausse bonne idée de facilité ignore que les taxis sont des entreprises et soumises  comme les autres aux risques du marché. Les indemniser créerait un précédent insupportable, seulement concevable par les analystes qui pérorent ici et là pour meubler le temps d'antenne pléthorique de la TNT.

Tandis que tous les modes de transports de personnes cohabitent harmonieusement en Grande Bretagne
, la machine répressive à l’encontre d’UberPop est lancée en France. Depuis le début de 2015, le procureur de la République a déjà reçu  de la Préfecture de police de Paris plus d’une trentaine de dossiers de ces particuliers qui s’improvisent chauffeurs de taxis, selon leurs détracteurs, mais qui sont comme les proches, voisins et amis qui, pour nous dépanner, nous transportent sous couvert de leur assurance personnelle et avec la qualité de conduite qu'a validé leur permis. Les premières poursuites judiciaires pourraient pourtant être lancées rapidement.

Yves Jégo rétablit quelques vérités

L'ancien ministre (UDI) a réagi à la manifestation des taxis contre UberPOP et les VTC. Yves Jégo, député-maire UDI de Seine-et-Marne, était l'invité de Nathalie Levy sur BFMTV, ce jeudi 25 juin 2015. 


Le député détruit les contre-vérités véhiculées sans assurance d'exactitide et se projette dans le sillage des nouvelles technologies niées par le pouvoir socialiste. 
A propos de la manifestation des taxis à Paris, Yves Jégo  a également souligné que "le combat des professionnels n'est pas seulement contre UberPOP, mais aussi contre tous les VTC" 


L'avancée du covoiturage - plébiscité par le public - est-elle remise en question ? 
Avec elle, un renoncement à la souplesse d'utilisation et la convivialité du dispositif constituerait une régression que le pouvoir socialiste assume déjà sous la pression des braillards descendus dans la rue et en des termes violents qui ne conviennent qu'à un pouvoir partisan. Dans ce nouveau combat des Anciens et des Modernes,  les socialistes s'opposent aux jeunes (et aux moins jeunes) qui vivent avec leur époque.


Le parti-pris de l'exécutif est flagrant au regard de sa récente détermination à déréguler les professions libérales qui elles aussi achètent leurs charges et cabinets: en septembre 2014, les médecins, dentistes, pharmaciens mais aussi notaires et avocats, ont été appelés par leurs syndicats à baisser le rideau pour protester contre le projet du gouvernement qui vise à déréglementer leurs professions. 
En terme de cohérence et d'équité, cette volonté de statu quo de l'Elysée et de Matignon en faveur des entreprises de la famille André Rousselet (groupe Canal+, i-télé, D8, D17 ou Universal Music Group et Dailymotion, etc), proche du pouvoir socialiste, reste difficile à démontrer. 
Aujourd'hui, le pouvoir socialiste s'en prend aux entreprises de VTC pour protéger les patrons sympathisants de son entourage. 

samedi 12 juillet 2014

C'est çà, supprimons le défilé du 14 juillet !

"Raisonnement" paradoxal de Gattegno, porte-parole d'Eva Joly

J.-J. Bourdin sert d'ampli à Hervé Gattegno
Bien propre sur lui,
à l'extérieur
Et Gattegno sert la soupe de la bi-nationale Eva Joly, altermondialiste  
Editorialiste dans la matinale de Jean-Jacques Bourdin, Bourdin & Co sur RMC, où il tient une chronique quotidienne nommée Le Parti Pris de Gattegno, est un ancien collaborateur du quotidien Le Monde (1992-2007) et rédacteur en chef de la cellule investigation (France) à l'hebdomadaire Le PointIl est réputé proche de Nono Montebourg, jusqu'à peu et (provisoirement, sur la ligne Valls). Sur ses vieux jours, il collabore à Vanity Fair, un magazine d'origine américaine.

Nous célèbrerons lundi la fête nationale, fait remarquer Bourdin à Gattegno, et vous voulez profiter de cette perspective pour lancer un coup de gueule – le dernier avant les vacances.

Au contraire, c’est une idée qui irait dans le sens d’une meilleure défense de la patrie [pour autant qu'elle soit menacée] puisque notre bataille principale, elle se mène sur le front des déficits publics et de la dette extérieure. A côté de cette menace-là, la parade annuelle de nos armées est inutile et anachronique – il n’y a plus que les dictatures qui le font. C’est un déplacement de force déplacé. Et une démonstration de force gratuite qui est plutôt coûteuse (en argent, en temps et en carburant – sans parler de l’empreinte carbone) [ce défenseur de la "patrie" est un tantinet mesquin, lui qui ne mégotte pas sur les créations de postes de fonctionnaires...]. Donc on pourrait s’en dispenser sans transformer la fête nationale en défaite nationale. [journaliste visiblement besogneux refaisant un Victor Hugo hostile à Napoléon III, talent en moins] 

Est-ce qu'on ne peut pas quand-même considérer que le symbole républicain du 14 juillet doit rester au-dessus des considérations matérielles et budgétaires ?

D’abord, il faut dire que le symbole a été perverti. Le défilé du 14 juillet a été inventé en 1880 pour afficher le redressement militaire de la France [ce qui n'est pas négligeable], 10 ans après la défaite de Napoléon III contre la Prusse –avec l’objectif de reconquérir l’Alsace et la Lorraine [sur l'Allemagne]. De là vient l’esprit martial [de moins en moins vrai, notamment depuis les divertissements de la Place de la Concorde, telle l'animation assurée par les parachutistes: dommage pour le raisonnement daté du journaliste] de ce défilé, encore accentué après 14-18. Alors qu’à l’origine, le 14 juillet est une fête de paix et d’unité nationale qui n’a rien de militaire [occasion d'oecuménisme international - en 1994, des soldats de l'Eurocorps, dont des soldats allemands, ont participé au défilé à l'invitation de Mitterrand, président socialiste - et de réconciliation des armées: trois militaires algériens sont invités en 2014: dommage encore pour la démonstration à nouveau partiale du journaliste]: on célèbre la fête de la Fédération (1790) et non la prise de la Bastille – c’est le moment où Louis XVI accepte la République [Et, faut-il le rappeler à certains, les troupes saluent le président de la République, chef des armées]. Ça veut bien dire que notre défilé de soldats, de chars et d’avions de chasse marche en réalité… à contresens. [de l'Histoire? Nous y voilà! Mais le propos de Gattegno est coupable d'une autre déviance. Depuis de nombreuses années, sans remonter à l'enfance de Gattegno, d'une part notre armée fait assez peu la guerre puisqu'elle reçoit des missions humanitaires, de soutien aux pays amis menacés et de rétablissement de la paix. Sans remonter à 1790, elle est placée sous la responsabilité d'un ministre, non plus de la Guerre (jusqu'en 1945) ou des Armées, mais de la Défense (nationale, 1947)... Quant au défilé  -honni par Eva Joly et Gattegno et qualifié de "guerrier" par le Verts parisien, Sylvain Garel-   il rend les honneurs aux morts, civils et militaires, mais rend aussi hommage aux écoles de police, ainsi qu'aux corps non-combattants, tels les services sanitaires et les sapeurs-pompiers.] 

Politiquement, l'idée de supprimer le défilé n'a été défendue que par les écologistes (dont Eva Joly pendant la présidentielle de 2012) et le défilé est une manifestation très populaire. Est-ce que ce n'est pas vous qui êtes à contresens ?

En France, il y a une telle dévotion envers la chose militaire que toute idée de restriction est assimilée à de la propagande séditieuse [un chouïa excessif, l'élégant Gattegno!]. Le PR décide seul d’engager nos troupes en Afrique, les généraux exigent dans la presse la sanctuarisation du budget de la défense (alors qu’on ferme des tribunaux et des écoles [et Hollande ne crée plus de postes dans l'Education? C'est un scoop!], tout le monde se met au garde-à-vous [Gattegno n'aime-t-il donc pas les masses populaires?]. Mais en Espagne, au Portugal, en Italie, les défilés ont été réduits (et même supprimé en Grèce). Et il n’y en a pas en Allemagne ni dans les pays nordiques [Et pas de parade militaire au Royaume Uni, donc]. Chez nous, la seule raison qui aurait pu faire reporter le défilé (pas l’annuler), c’était que les Bleus gagnent la coupe du monde (le 13), pour laisser les Champs-Elysées aux supporters [Hollande aurait bien déplacé la date du 14 juillet pour convenances personnelles: il aurait tant eu besoin de se faire mousser auprès des Bleus!]. Ça relativise quand-même le caractère sacré de ce rituel républicain… [Il ne croit pas si bien dire, notre intelligent de la semaine].

A ce propos, l'annonce des économies dans les ministères montre que la défense n'a pas été entièrement épargnée. C'est une décision logique de M. Valls ?

Bien sûr. L’armée doit participer à l’effort de redressement des comptes publics [le malin de service est prêt à abandonner les pays africains qui appellent leur ex-puissance coloniale au secours]. Cela dit, les restrictions imposées à la défense sont surtout des suppressions de postes. Mais la bataille budgétaire a donné lieu à de grandes manœuvres et aussi de petites : le financement des opérations extérieures est prévu sur une ligne à part et Bercy a intégré des recettes qui viennent de cessions d’actifs militaires qui n’ont pas encore eu lieu… Donc c’est un budget en tenue de camouflage. Et les généraux n’ont pas fini de défiler… à l’Elysée et à Matignon. [C'est ainsi tout une institution que veut brader le collaborateur de Vanity Fair: plus de dépendance à l'OTAN (et donc aux USA) et d'allégeance à l'ONU, tels sont les ambitions des altermondialistes pour notre pays

VOIR et ENTENDRE Bourdin poser les questions rédigées par Hervé Gattegno, lequel lit ses notes, sujet sensible oblige:


Qu'il soit au Nouvel Obs ou à Libération, nul doute qu'un Laurent Mouchard-Joffrin  est sur la même ligne...