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mardi 14 mars 2017

La compagne de Hamon a vendu l'affaire des costumes de Fillon ?

Faute professionnelle de la compagne du candidat officiel du Parti socialiste ?

Fillon se serait fait offrir pour plusieurs milliers d'euros de vêtements

Pris à son propre piège
François Fillon porte des costumes sur mesure de plusieurs milliers d'euros, rapporte le JDD, dont l'élégant Hervé Gattegno est le directeur de la rédaction. Il se les serait fait offrir par un "ami généreux", commente cet ancien du Nouvel Observateur, de L'Express et du Point. Sur cinq ans, depuis 2012, il aurait ainsi acquis pour près de 48.500 euros de vêtements, dont certains offerts par des tiers. 

Le JDD dispose du détail précis de ces achats qu'il jette sur la place publique :
un costume à 7.000 euros, trois vestes au col Mao de 'type forestier', vêtement légendaire de l'enseigne parisienne Arnys, pour 15.000 euros, un blazer pou 4.500 euros, deux pantalons pour 5.000 euros et deux pulls en cachemire pour 4.000 euros. Le 20 février, deux costumes ont été payés en chèque par un ami généreux, pour un montant de 13.000 euros, "à la demande de François Fillon". Et, toujours d'après les informations du journal, 35.500 euros auraient été réglés en liquide, pour le compte de François Fillon, à la boutique Arnys. Le candidat rétorque : "Et alors ?" 

L'ami généreux qui, le 20 février, a payé 13.000 euros les deux costumes sur mesures de chez Arnys, par chèque au nom de la banque Monte Paschi, adressé par porteur le jour-même au magasin, affirme au JDD : "J'ai payé à la demande de François Fillon". Le reste des montants n'est pas précisé.

Luc Chatel, porte-parole de Fillon, dénonce une "campagne de caniveau". 
L'entourage du candidat confirme que François Fillon se fournit chez un tailleur renommé et s'est fait offrir des costumes. "Il est exact qu'un de ses amis lui a offert des costumes en février. Ca n'a rien de répréhensible", commente-t-on.
En revanche, il ne serait pas question d'espèces. "C'est totalement extravagant. Aucune maison sérieuse n'accepte des paiements en espèces pour de tels montants."

L'intéressé indique au journal Les Échos : "Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors? J'observe que ma vie privée fait l'objet d'enquêtes en tous sens et que ce traitement m'est réservé. Mes faits et gestes sont scrutés tous les jours dans l'intention évidente de me nuire pour m'écarter de la course à la présidentielle. Qui cherche à me nuire, je ne le sais pas et je n'ai pas de cabinet noir qui mènerait des enquêtes parallèles pour démasquer mes ennemis. Ce n'est pas ma conception de la démocratie. Mon temps et mon énergie, je les consacre à mon projet de redressement de la France."

Le porte-parole de François Fillon, Luc Chatel, a dénoncé, sur Europe 1, "une campagne de caniveau". "On va continuer jusqu'où? On va vérifier si sa grand mère n'avait pas un emprunt russe et s'il l'a bien déclaré dans sa déclaration de patrimoine?", reproche-t-il. "Il y en a marre, ça suffit. Les François ont le droit d'avoir un débat sur le fond, ils vont élire leur chef de l'Etat, ce qui est important c'est qu'ils élisent celui qui est le mieux préparé à cette fonction", a-t-il fait valoir.
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Hamon, christique, façon Hamon...
Le candidat PS Benoît Hamon a choisi l'ironie pour dénoncer ces nouvelles révélations depuis la Guadeloupe, où il se trouve en déplacement. 
"Personne ne me fait des chèques pour me payer mes costumes. Mes costumes, je les achète moi-même", a-t-il affirmé sur Europe 1, avant d'ajouter : "Et si possible pendant la période des soldes; cela me revient moins cher".

Des parlementaires socialistes ont également réagi et invoqué le règlement de l'Assemblée nationale. "Que pense le déontologue d'un député qui se fait offrir 50.000 euros de costumes quand la règle est de refuser les cadeaux de plus de 150 euros?", a demandé le patron des députés PS, Olivier Faure, sur Twitter. "Fillon a-t-il déclaré ces dons au déontologue de l'Assemblée? C'est obligatoire. Sinon Claude Bartolone doit agir", a tweeté de son côté le député PS Christophe Castaner, ancien chef de cabinet de Catherine Trautmann, puis de Michel Sapin et soutien d'Emmanuel Macron, son ancien collègue à Bercy.

En effet, une décision du bureau de l'Assemblée remontant à 2011 "rend
obligatoire la déclaration de tout don ou avantage d'une valeur supérieure à 150 euros". "En cas de manquement, le déontologue peut, après en avoir informé le député, saisir le Bureau de l'Assemblée nationale. Si le Bureau conclut à l'existence d'un manquement, il rend publiques ses conclusions. Il peut également, depuis la réforme du Règlement adoptée le 28 novembre 2014, assortir ses conclusions de sanctions disciplinaires à l'encontre du député", spécifie le règlement de l'Assemblée. 
Or, selon les rapports d'activité du déontologue, les députés n'ont pas de délai fixe imposé pour déclarer les dons reçus. En tout état de cause, peu de dons sont généralement déclarés: seulement 19 entre juin 2015 et novembre 2016, dont 12 invitations à des événements sportifs.

Et le déontologue de l'Assemblée s'est saisi de l'affaire des costumes offerts à Fillon

François Fillon s’habille depuis des années chez Arnys, la célèbre boutique rive gauche, rue de Sèvres à Paris. Mais si "ça n’a rien de répréhensible" que qu'un inconnu paye les costumes, blazers et pantalons confectionnés sur mesure de Fillon, le mystère pique la curiosité des amis de Roland Dumas ou de Julien Dray. 
Le ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand (1984-1986 et 1988 -1993) recevait toutes sortes de gâteries de Christine Deviers-Joncour, liée à l'affaire Elf et à la vente des frégates militaires à Taïwan. Salaire mensuel versé par Elf-Impex (10.000 F), un autre par Elf Aquitaine International (40 000 F), des faux frais (200.000 F par mois sur sa carte bancaire, aux meilleures époques): la valeur de la belle tenait beaucoup à sa couverture par Roland Dumas. Et cette dame était trop bonne d'avoir redistribué d'importantes commissions de ce groupe chimique et pétrolier public, ainsi que du groupe d'armement Thomson, dont l'un des bénéficiaires fut Roland Dumas, alors ami et surtout ministre en exercice des Affaires étrangères de François Mitterrand. 
Le ministre Roland Dumas a ainsi bénéficié de chaussures (plusieurs paires de chaussures, faite sur mesure par le chausseur Berluti et facturée 11.000 F, puis une deuxième paire de Berluti à 13.000 francs ) et restaurants fins (au Pichet, un restaurant goûté par François Mitterrand, où le galant Roland laissait la note à Christine) sur fonds d'Elf-Aquitaine.
Les très spacieux 320 m2 de la maîtresse de Roland Dumas au 19 de la rue, c'était effarant, même pour une émissaire correctement rémunérée par Elf-Aquitaine. En 1992, Christine Deviers-Joncour y a aussitôt installé une tapisserie du XVIIe siècle. Interrogé sur le train de vie mené par Christine Deviers-Joncour, avec laquelle il partageait voyages diplomatiques au frais de l'Etat (comme dirait Hollande !), concerts à l'Opéra et quelques moments privés dans cet appartement, Dumas se contente de répondre qu'il n'est pas un homme curieux, même s'il avait constaté les "facilités" obtenues par la dame. Ce petit nid d'amour a coûté 17 millions de francs.
Ce socialiste intègre fut également poursuivi et condamné pour complicité d'abus de confiance, dans l'affaire de la succession du sculpteur Alberto Giacometti dont il est l'exécuteur testamentaire.
A propos, maintenant, de la polémique actuelle suscitée par le visuel dit antisémite de la "galaxie Macron", signalons
l'antisémitisme du pro-palestinien Roland Dumas, avéré par son soutien soutien précoce (2006) à Dieudonné avec lequel il se fit photographier, ainsi qu'avec Bruno Gollnisch, Jany Le Pen, et Alain Soral, et par sa signature d'une lettre de recommandation pour l'entrée au barreau de Louis Aliot, vice-président du Front National et compagnon depuis 2009 de Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle 2017.
Le 16 février 2015 sur BFM TV, à Jean-Jacques Bourdin (RMC) qui lui demanda si
Manuel Valls, alors Premier ministre, "est sous influence juive"Roland Dumas, ami de Mouammar Kadhafi, répondit : "Probablement, je peux le penser, tout le monde a un peu d'influence. On en a d'abord beaucoup sous l'influence de sa femme", visant Anne Gravoin. Des personnalités politiques et médiatiques, notamment des responsables du Parti socialiste tel Jérôme Guedj, joueur de Scrabble à l'Assemblée et soutien de Hamon ont relevé ces propos pour les qualifier d'antisémites.
Deux mois avant la fin du deuxième septennat de François Mitterrand, en 1995, le président
Mitterrand nomma le franc-maçon Roland Dumas à la tête du Conseil constitutionnel.
Quant à Julien Dray, un proche de Hollande, co-fondateur de SOS Racisme et membre du comité politique de la campagne de Vincent Peillon pour la primaire citoyenne de 2017, le conseiller régional socialiste n'a rien à envier à Fillon en matière de train de vie. En 1999, Julien Dray fut mis en cause dans une enquête préliminaire pour l'achat d'une montre d'une valeur de 250.000 francs (38.000 euros), dont 150.000 francs payés en liquide. L'affaire fut finalement classée ...sans suite. Le déontologue de l'Assemblée devrait se sentir lié par cette jurisprudence...
A propos de proches de Fillon venus de la droite radicale, rappelons que Dray est un ex(?)-trotskiste à la Ligue communiste révolutionnaire. Autres révolutionnaires trotskistes du PS, Lionel Jospin, David Assouline ou Jean-Christophe Cambadélis, des lambertistes (OCI, Organisation Communiste Internationaliste) proches du Mouvement pour un parti des travailleurs (MPPT), qui devint en 1991 le Parti des travailleurs, dissout dans dissolution dans le Parti ouvrier indépendant (POI). Assouline soutient Peillon, puis Hamon.
Arnys, c'est Berlutti et Berlutti, c'est qui ?

On se rappelle que le socialiste Roland Dumas aime la vie menée à grand train et a les goûts de luxe qui vont avec. On n'a pas non plus oublié que le galant homme a reçu en cadeaux de sa maîtresse des paires de bottines citées lors du scandale des années 1990 impliquant l'ancien ministre : plusieurs paires étaient facturées par l'un des meilleurs faiseurs, ...le chausseur Berluti.
Au début des années 60, Berluti lança le "prêt-à-chausser de luxe", vend à l'étranger et compte parmi ses clients Warhol, François Truffaut (chouchou des cinéphiles bobos) ou encore Yves Saint Laurent, compagnon de Pierre Bergé, homme d'affaires socialiste et co-propriétaire de plusieurs groupes de presse, dont Le Monde...

Or, Berluti est aujourd'hui la propriété du groupe LVMH.

En 1993, Berluti est racheté par le groupe LVMH. Le développement international de Berluti progresse.

En 2011, l'italien Alessandro Sartori (venu de chez Ermenegildo Zegna) prend la direction artistique de la maison et s'oriente vers la confection de vêtements de luxe.

En 2012, LVMH rachète le tailleur parisien Arnys ("tailleur de luxe prisé des hommes de pouvoir", de droite comme de gauche, qui apprécient "la haute couture du sur-mesure masculin", selon L'Express du 13 mars 2017, mais aussi des intellectuels et acteurs, lesquels sont rarement de droite)
Créé en 1933, la maison Arnys, haut lieu de l'élégance masculine aux allures de club de gentlemenest installée au 14 rue de Sèvres, dans le 7e arrondissement de Paris, en face de la boutique Hermès. La griffe avait déjà fait attiré l'attention en août 2010, quand François Fillon, alors Premier ministre, avait opté pour une veste "forestière" - à l'origine confectionnée pour l'architecte Le Corbusier -, pour se rendre à une réunion au fort de Brégançon avec Nicolas Sarkozy, plutôt que pour le protocolaire costume-cravate des autres participants. La presse avait alors ouvert un dossier sur Fillon, sur fond de rumeurs d'un éventuel départ de Matignon. Ce modèle a séduit de nombreuses personnalités, de Jean-Paul Sartre à Yves Saint-Laurent, en passant par Jean Cocteau, ou plus récemment Louis Garrel, Pierre Bergé, François Pinault, Pierre Arditi, lequel est réduit à faire de la pub pour maintenir son train de vie d'artiste élégant, ainsi que de nombreux hommes politiques, comme les socialistes François Mitterrand et Laurent Fabius. C'est chez Arnys qu'avait été confectionné le célèbre chapeau de feutre noir du président socialiste, racheté en 2008 pour 9.600 euros (frais inclus) par le PS à la demande de François Hollande, alors premier secrétaire.  
Si la maison ne communique pas sur les prix de ces vêtements sur mesure, le JDD affirme qu'un mécène a signé le 20 février un chèque de 13.000 euros pour le règlement de deux costumes achetés chez Arnys. 
Et LVMH emploie la compagne de Benoît Hamon, candidat officiel du PS.
Résultat de recherche d'images pour "guallar genevieve"Le malheureux rame dans les sondages et a dû chercher le moyen de sortir de ce marasme. La responsable des affaires publiques chez LVMH donnera un coup de pouce au candidat officiel du PS resté en rade des intentions de vote socialiste, pour tenter de discréditer son adversaire de la droite républicaine, sans évaluer les dommages collatéraux provoqués par le retour de boomerang de l'affaire des bottines de Roland Dumas.

C'est Gabrielle Guallar, sa compagne : elle aurait communiqué l'information au JDD,
organe de presse, dite d'investigation, qui attend les fuitages devant son téléphone. 

Le JDD appartient au groupe Lagardère
via sa filiale Lagardère Active qui détient: Elle, Paris Match, Télé 7 jours, dans la presse écrite, Europe 1, Virgin Radio, RFM... dans le secteur de la radio, et Gulli, Canal J, MCM, dans celui de la télévision. Des media dont aucun ne s'est marqué en faveur de l'alternance. Dans son Conseil de surveillance ne trouve-t-on pas Pierre Lescure, ancien président directeur-général de l'ex-Canal+ et membre de plusieurs autres conseils de surveillance, dont celui de la société Le Monde.

Arnaud Lagardère fut administrateur de LVMH (2003-2009).
Et dans le réseau de relations d'Arnaud Lagardère, on compte des personnalités appartenant au monde des entreprises ou de l'univers politique de droite comme de gauche, Dominique Strauss-Kahn ou Henri de Castries, Martin Bouygues ou Tony Blair, François-Henri Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire Le Point et qui, en 2012, fit connaître son intention de voter pour François Hollande, ou Bernard Arnault qui, en 2012, se rapprocha de Hollande, après avoir été l'un des invités de N. Sarkozy au Fouquet's le soir de l'élection présidentielle de 2007 : les affaires sont les affaires. Bernard Arnault est le propriétaire du groupe de luxe LVMH (également Christian Dior et Hermès, Sephora et Le Bon Marché, Les Échos ou Radio Classique), employeur de Gabrielle Guallar, lobbyist à la fois pour l'homme d'affaires et son homme politique de compagnon, un européen tiède, tandis que sa compagne fait du lobbying pour LVMH auprès des institutions de l'Union européenne.
Ambiguïté et  faute professionnelles par amour ?
.
Le candidat jurera n'être au courant de rien
 mais devra demander des explication à sa spécialiste en communication. De joyeuses soirées familiales à venir.

mardi 7 juillet 2015

Obsèques de Charles Pasqua: hommage appuyé de Nicolas Sarkozy

Saint-Louis des Invalides: Balladur, Fillon Juppé et Dumas aux obsèques de Charles Pasqua

Les obsèques de 
Charles Pasqua, l'ancien ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, 
Grasse, 7 juillet 2015


Saint-Louis des Invalides, Paris, le 3 juillet 2015
décédé lundi à l'âge de 88 ans, se sont déroulées le vendredi 3 juillet en la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris.
Plusieurs personnalités politiques Les Républicains (LR) étaient présentes : les anciens Premiers ministres Edouard Balladur, François Fillon et Alain Juppé, le président du Sénat Gérard Larcher, les anciens ministres de l'Intérieur Brice Hortefeux et Claude Guéant, ainsi que les élus parisiens Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Legaret.

Nicolas Sarkozy a rendu un dernier hommage appuyé à Charles Pasqua, ce mardi matin lors de ses obsèques,

juste avant que des polyphonies corses, en souvenir des racines de l’ancien ministre de l’Intérieur, ne résonnent sous les voûtes de la cathédrale Notre-Dame-du-Puy de Grasse, dans l'intimité familiale.

"Il était un homme réservé, droit et courageux, qui ne trahissait pas et qui respectait sa parole", a rappelé l’ex-chef de l’État, saluant également la mémoire d’un "serviteur intransigeant de la France, d’un homme qui aimait son pays".

Le président des Républicains a rappelé que Charles Pasqua "lui a souvent fait la leçon".
"Il a été très important dans ma vie", a-t-il encore ajouté, avant de saluer la famille de l’homme politique, natif de Grasse et décédé le 29 juin à l’âge de 88 ans.

Deux petits-fils de Charles Pasqua, Philippe et Alexandre, sont ensuite allés allumer des cierges autour du cercueil du gaulliste, recouvert d’un drapeau tricolore. La cérémonie, suivie par plus de 500 personnes à l’intérieur de la cathédrale et une centaine d’habitants de la cité des parfums à l’extérieur, a duré environ 1h30.
A Grasse, l’ex-président de la République était accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy.

Bernadette Chirac, également présente à la cérémonie

Bernadette Chirac a également assisté aux obsèques, accompagnée du député-maire de Nice, Christian Estrosi
et du maire de Grasse Jérôme Viaud (Les Républicains).

Le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, les députés azuréens Lionnel Luca, Michèle Tabarot et d’autres élus locaux ont aussi participé à cet ultime hommage.

Sur sa page Facebook, juste après l'annonce du décès, l’ex-chef de l’Etat et président des Républicains avait expliqué
"à quel point [Charles Pasqua] aura marqué [son] engagement politique"

De nombreux élus locaux, parlementaires du département des Alpes-Maritimes et de la région sont annoncés. Alexandre Ricard, le PDG du groupe Pernod-Ricard, dans lequel Charles Pasqua avait fait une partie de sa carrière, était également présent.


Inhumé auprès de son fils, Pierre-Philippe Pasqua


La messe de cérémonie était chantée par trois Corses, dont Jean-Toussaint Paolacci, parent de la famille du défunt et maire de la commune de Casevecchie, sur l’Ile de Beauté, d’où sont originaires les ancêtres de Charles Pasqua.


L’inhumation de l’ancien sénateur a eu lieu, non pas en Corse, mais dans le caveau familial du cimetière Sainte-Brigitte, à Grasse, où repose son fils unique, Pierre-Philippe Pasqua, mort à 67 ans en février dernier.


mardi 17 février 2015

Roland Dumas dérape à propos de l'épouse de juive de Valls

Et c'est Bourdin qui se ramasse !

Bourdin a-t-il poussé l'ancien diplomate à la faute?

Interrogé sur France 24, l'ancien ministre assume ce qu'il a dit sur RMC, sans le redire. Et emporté par la dérive générale des chaînes en concurrence pour l'audience par le buzz, symbolisée par l'accusateur public du tribunal révolutionnaire de France 2 (encore elle), Aymeric Caron, qui agresse les invités par ses questions en forme de sentenceJean-Jacques Bourdin, assure qu'il n'a fait que son "métier"...

Les incendiaires du PAF
Ce lundi après-midi sur France 24Roland Dumas cachait mal la satisfaction de celui qui n'est pas mécontent d'avoir réussi son coup en mettant le feu au lac, comme disent les Suisses. Aussi laconique que fut le "probablement" de ce proche de François Mitterrand, en réponse le matin même à Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait sur BFM TV si Manuel Valls est "sous influence juive", a créé un scandale. Le journaliste a ainsi incité l'ancien président du Conseil constitutionnel à estimer que la femme de Manuel Valls explique son engagement supposé en faveur d'Israël. 
Le Premier ministre "a des alliances personnelles. Chacun sait qu’il est marié avec quelqu'un.... quelqu'un de très bien, je dirais, qui a de l’influence sur lui", a estimé l'ancien président du Conseil constitutionnel, avant d'être invité à préciser sa pensée.
Un dialogue étrange, pour ne pas dire indigne.
"Manuel Valls est-il sous influence juive ?" demanda Bourdin. "Probablement. Je peux le penser," confirma Dumas, avant d'ajouter, sentencieusement: "Tout le monde est sous influence."
Est-il "sous l’influence de sa femme", insiste celui qui, en ne faisant "que son métier" fait un drôle de métier, insinuant qu'Anne Gravoin est juive. "Pourquoi ne pas le dire ? C’est la réalité", rétorque le socialiste Roland Dumas.

R. Dumas a par ailleurs rejeté l'expression "islamo-fascisme" employée lundi matin par Manuel Valls.

A 92 ans, l'ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand ne regrette rien, et surtout pas ce qui s’est produit quelques heures plus tôt. D’abord, rappelle-t-il, "l’expression était dans la question" de Bourdin; il n’a fait que répondre par l’affirmative. 
Dans sa tête, la question se serait au passage transformée en "est-ce que Manuel Valls subit l’influence du gouvernement israélien ?', ce qui n'arrange pas le cas du socialiste et aggrave la responsabilité de l'hypocrite journaliste dont on n'imagine pas qu'il n'a pas prémédité les deux hypothèses. 

Le présentateur de France 24, Sylvain Attal, enfonce le clou, rappelant que la question suggérant la réponse incriminée était: "Manuel Valls est-il sous influence juive ?" Oui, enfin, "je pense que nous sommes dans un régime de libertés", enchaîne Dumas, lui-même sous influence, mais de l' "esprit Charlie"... Et de rappeler que "beaucoup de gens se sont mobilisés pour dire qu’on a le droit de dire ceci, on a le droit de dire cela. Eh bien moi, je le dis." Quoi ? Cette fois, pas de réponse: on ne l'y prend pas deux fois.

"Vous voyez de l’antisémitisme partout," accuse Dumas

A ceux qui l’accusent d’antisémitisme, il rétorque aussi :  
"Vous croyez que je suis le seul à penser et dire ce que je dis ? On me pose une question, si je réponds "bien sûr que non", personne ne me croira, et moi-même je ne me croirai pas."
Mais au présentateur de France 24 qui lui demande si, tout de même, on peut être juif sans être inféodé à Israël, il répond : "Bien sûr !" 
B. Gollnisch, JM. Dubois, R. Dumas, A. Soral, Dieudonné et Jany Le Pen

Quant à ses liens avec l’extrême droite, attestés par des photos de lui en compagnie de Dieudonné, Alain Soral et Bruno Gollnisch : "Gollnisch, je ne le connais pas." Et puis, sur ces photos : «Pourquoi vous remarquez toutes ces choses et pas d’autres ?"

Bourdin se donne le rôle du sondeur des reins et des coeurs

Quant à l’instigateur de l’affaire, Jean-Jacques Bourdin, critiqué pour avoir lui-même mis dans la bouche de Roland Dumas l’expression "influence juive", il a réagi auprès du site Puremedias.com en se retranchant derrière la conception nouvelle du "métier" : inviter pour piéger et buzzer... "Je l’ai poussé, je l’ai senti, je l’ai conduit. Je savais ses positions antérieures, mais je voulais qu’il le dise, qu’il se dévoile. Il n’est pas le seul à penser ça, d’autres le pensent aussi. Poser la question, ça ne veut pas dire que je le pense ! Mon rôle est de faire dire à celui qui est en face de moi ce qu’il pense.
Journalisme de confesseurs ou d'inquisiteurs ? 
Et le journaliste qui se flatte de sonder les puissants, comme Elise Lucet qui se décrit en femme "la plus redoutée", se dit serein vis-à-vis du CSA. 
Le régulateur de l'audiovisuel a en effet indiqué (sur Twitter !) qu'il "instruit un dossier" sur la question et devra trancher: au-delà du cas Bourdin, sur les nouvelles moeurs du journalisme des coupe-gorges. 

Dumas et Bourdin, "responsables, mais pas coupables"


"La question de Bourdin est inacceptable"
Sur LCI lundi matin, les deux invités de l'émission "Choisissez votre camp" s'en sont beaucoup davantage pris à Jean-Jacques Bourdin qu'à Roland Dumas lui même. "C'est un raccourci médiatique absolument honteux de la part d'un animateur", estime Sophie de Menthon, présidente de l'association Ethic et Chef d'entreprise. "C'est lamentable. C'est de la part de Bourdin que c'est scandaleux".

"Déontologiquement, la question de Bourdin est inacceptable", renchérit Maurice Ulrich, éditorialiste à L'Humanité. "C'est une question de pousse-au-crime. C'est Bourdin qui met le feu. On est dans une situation où les mots ont tout leur poids. On ne joue pas aussi facilement avec une phrase comme celle-là. Dire cela, ça renvoie exactement au climat des années 40."

Bourdin a également réagi sur les réseaux sociaux se flattant de sa vision du son métier. 
Une "recherche de la vérité contre toutes les langues de bois".


mardi 4 mars 2014

Municipales 2014: Laurence Vichnievsky (EELV) motivée par la lutte de Mennucci contre FO à Marseille

Mennucci recrute l'écologiste Laurence Vichnievsky pour combattre FO

La conseillère régionale EELV de PACA Laurence Vichnievsky recherche un mandat individuel
Elle sera candidate sur les listes du prétendant socialiste à la mairie de Marseille, Patrick Mennucci, a-t-on appris mardi auprès de l'intéressée et de l'équipe du candidat. "Laurence Vichnievsky a décidé de s'engager à mes côtés dans la campagne municipale pour Marseille, sur la liste que je conduis dans le premier secteur de notre ville", indique Mennucci dans un communiqué.

"Patrick Mennucci m'a fait cette proposition et j'ai suivi (...) ce qui se passait, j'ai écouté les uns et les autres, et j'ai trouvé que Patrick avait pris des positions courageuses", notamment sur la "transparence" et [contre] la "cogestion" avec FO, syndicat majoritaire de la municipalité, a confirmé L. Vichnievsky.

Elle sera en 8e position, éligible au conseil municipal, sur la liste PS du premier secteur (1er et 7e arrondissements) de la ville.
Viechnievsky, magistrate austère,
inappropriée à Marseille
Reprenant les déclarations de son protecteur franc-maçon, avec la même mauvaise foi, elle répète après lui: "Je pense que Marseille souffre de trop d'immobilisme depuis trop longtemps, notamment en matière de gouvernance municipale et plus généralement en matière de gouvernance politique", a-t-elle poursuivi, sans exemple concret pour étayer ses dires.

Patrick Mennucci pourra-t-il tenir ces engagements ? 
"Je crois à la politique des petits pas. Le cap (...) est très ambitieux. Il faudra du temps. Ca ne se fera pas du jour au lendemain", a-t-elle admis,  confortant ainsi l'importance de la longévité politique, en général et  particulier, dont celle de Jean-Claude Gaudin. "Ce qui compte, c'est l'enchaînement positif et vertueux, c'est de l'amorcer, et ça se fera petit à petit." 
Tandis que Mennucci n'a jamais été que collaborateur de candidats battus, Ségolène Royal et Jean-Noël Guérini, ou impliqués dans des affaires judiciaires (Michel Vauzelle dans l'affaire  Sylvie Andrieux), le sénateur-maire sortant, qui a remporté la mairie socialiste de Gaston Deferre en 1995, a aussi été ministre de l'Aménagement du territoire de 1995 à 1997.

Raid de socialo-écolos parisiens sur la ville
La magistrate de 59 ans a acquis une réputation de militante

Elle a mené l'instruction de l'affaire ELF, avec les juges Eva Joly (EELV) et Renaud Van Ruymbeke.  Ouvert en 2002, le procès impliqua l'ancien ministre de François Mitterrand, le socialiste Roland Dumas, sa maîtresse Christine Deviers-Joncour, Loïk Le Floch-Prigent et Alfred Sirven.

"Laurence Vichnievsky sera amenée dans le futur à jouer un rôle central dans l'action municipale, car c'est avec le concours de personnalités de ce niveau, de cette qualité et de cette exigence citoyenne que nous pourrons changer le destin de Marseille", ajoute le candidat PS, jugé sans expérience.

Interrogée sur un éventuel poste de première adjointe en cas de victoire, Mme Vichnievsky a répondu qu'il est "trop tôt" à trois semaines du scrutin pour répondre à cette question. "Cette question-là, elle ne se posera que si les électeurs font confiance à notre liste", a-t-elle souligné, visiblement peu confiante.
"Les délégations dépendent du maire", a-t-elle également précisé. "Que je puisse être intéressée par des responsabilités, c'est une chose, ensuite c'est à Patrick Mennucci, le cas échéant, de l'annoncer. Rien n'est arrêté", a-t-elle continué.

L'ex-co-porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) ruine les espoirs d'un poste de premier adjoint caressé par Karim Zéribi (ci-contre avec Guérini), autre rallié altermondialiste à Mennucci: "On nous propose neuf conseillers municipaux et trois adjoints au maire en cas de victoire, ainsi qu'un groupe au conseil communautaire." Une seule chose est sûre: ils se sont réparti les sièges...

La magistrate ne vend pas la peau de l'ours
avant de l'avoir abattu. 
Vichnievsky ne pèse en effet que 6% des voix au premier tour, selon un sondage Ifop Fiducial du 8 janvier. La liste PS arrivait à 25% au premier tour, tandis que celle de l'UMP-UDI conduite par Jean-Claude Gaudin arrivait alors en tête, avec 33%.

vendredi 11 octobre 2013

F. Hollande, boute-en-train des sommets internationaux

Quand Roland Dumas se paye François Hollande
Roland-Dumas



Nouvelliste.
Dans une remarquable émission de Radio Courtoisie intitulée « Guerre contre la Syrie : où en est-on ? », en présence notamment de Dominique Jamet, l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, Roland Dumas, brossait un savoureux portrait de son complice socialiste, et néanmoins va-t-en-guerre, le président Hollande dans le contexte syrien.
M. Dumas nous explique avoir été contacté par les membres d’un comité officieux restreint (américano-anglo-francais) œuvrant activement et en cachette il y a deux ans déjà à la déstabilisation de la Syrie. Concernant la position actuelle de la France, Roland Dumas remarque que non seulement les pouvoirs publics semblent pousser à la guerre contre la Syrie mais, dit-il, « ce qui est intéressant de voir aussi, [...] est que ce n’est pas simplement les pouvoirs français officiels, c’est aussi toute la génération des bien-pensants, et notamment des médias, quand je vois les articles du journal Le Monde, quand j’écoute la télévision [...] ».
Roland Dumas me rappelle tout de même un peu ces auteurs de braquages dissimulés parmi les otages de la banque pour mieux prendre la poudre d’escampette : ces bien-pensants sont les enfants de Mitterrand, à qui nous devons par exemple un antiracisme résolument dévoyé très bien illustré par certains ministres actuels (Mme Duflot, par exemple) et dont l’insignifiance historique n’égale, hélas, que la capacité de nuisance. Ce sont vos enfants, Monsieur Dumas, assumez-les.
Voici donc le truculent portrait de François Hollande par Roland Dumas. « La position de monsieur Sarkozy n’est pas différente de celle de monsieur Hollande. Celle de monsieur Hollande, c’est encore plus fort. Elle est plus forte et si je devais [...] essayer de qualifier cette diplomatie, je l’emprunterais plutôt à l’agriculture. Vous allez comprendre. C’est plutôt la politique du boute-en-train [on dit aussi agaceur" ou "souffleur". Terme qui désignait encore un oiseau (tarin) qui servait à faire chanter les autres]. On le met devant, le boute-en-train, vous savez ce que c’est, tous les agriculteurs le savent [...] c’est-à-dire qu’il y a quelqu’un qui passe devant pour exciter la partenaire et qu’on retire au dernier moment. C’est pas agréable, comme situation. Je parle du boute-en-train (rires). Vous remarquerez que la position de la France est exactement celle-ci depuis le début. Je suis indigné, moi, par cette position. »
 [A noter que la race du Charentais a disparu...]
Moi aussi, Monsieur Dumas, je suis indigné. Nous sommes certes en démocratie, mais je n’aurais jamais voté pour le boute-en-train socialiste François Hollande. Et vous ?
Silvio Molenaar, dans Boulevard voltaire

mercredi 29 mai 2013

Bombe au PS: le "baiser de la mort" du candidat PS à Marion Maréchal-Le Pen en Vaucluse ?

Le PS aurait soutenu la candidate Front National à Carpentras

Magouille sous Martine Aubry aux législatives de 2012



Dans un article de l’hebdomadaire "L'Express" publié mardi 28 mai au soir sur son site internet, l'hebdomadaire politique révèle que le PS a permis l’élection dans le Vaucluse de la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, seule députée frontiste présente à l’Assemblée nationale. Des élus socialistes accusent leurs camarades du Vaucluse de tractations secrètes avec le parti d'extrême droite pendant les deux tours des législatives, en 2012. 

Harlem Désir et Valls instrumentalisent par ailleurs le FN en brandissant la peur de violences d'extrémistes de droite lors des manifestations pacifistes d'opposants au mariage pour tous ouvrant la voie à la PMA et à la GPA.

Mardi 28 mai sur France Info, Désir H, premier secrétaire du PS, a eu le "front" d'exhorter le président de l'UMP, Jean-François Copé à cesser ce qu'il a qualifié de "baiser de la mort avec le FN", dans la campagne gouvernementale d'intimidation des opposants à la filiation pour tous. "M. Copé ne le cache même pas, il est dans une volonté de récupération, et de tension", selon le coopté de l'Elysée. "Il faut que M. Copé arrête ce baiser de la mort avec le Front national. Il n'est pas à la recherche d'un bloc républicain, mais d'un bloc droitier", a lancé le fantoche, non sans impudeur.

Lien Eric Woerth dans Le Parisien " Hollande élu grâce aux voix du Front national"

On rappellera à cette occasion l’alliance objective du PS et du FN depuis que le président François Mitterrand a aidé le parti de Jean-Marie Le Pen à passer dans les grands media et permettre ainsi de diviser la droite. Voici quelques révélations de Roland Dumas, son ami et ministre des Affaires Etrangères :


Mais 
Désir continue de dégager des vents pour tenter de dissimuler l'enquête  interne du PS national sur les magouilles des camarades du Vaucluse. Il rendra un rapport "à charge" en fin de semaine. 
La bombe sur le point d'exploser au PS a-t-elle été posée par des Cathos, des "ultras" ? Les "fachos" sont-ils restés fréquentables ?

Des socialistes ont directement contribué à l'élection de Marion Maréchal-Le Pen à l'Assemblée nationale , en juin 2012. 

Dans la 3e circonscription du Vaucluse,
la candidate du PS Catherine Arkilovitch, arrivée au premier tour en troisième position derrière l'UMP et le FN, s'était maintenue, malgré les pressions directes de la première secrétaire de l'époque, Martine Aubry, celle qui est si sensible aux salissures. En dépit des pressions de Martine Aubry en faveur d'un "front républicain", Catherine Arkilovitch avait été poussée au maintien par l'entourage du président socialiste du Conseil général du Vaucluse, Claude Haut, sénateur-maire de Vaison-la-Romaine, et ancien soutien de DSK

Un an après les faits, la thèse d'un deal entre le PS et le FN est désormais défendue par des socialistes repentis. Il y aurait eu échange de bons procédés: le maintien de la socialiste 
Arkilovitch dans la circonscription de Marion Le Pen contre le maintien de la candidate FN dans la circonscription voisine, la 5e du Vaucluse, tout cela au profit du socialiste Jean-François Lovisolo qui avait besoin d'une triangulaire avec la présence de la FN Martine Furioli au second tour pour l'emporter face à l'UMP Julien Aubert. 


Au premier tour, Julien Aubert, jeune énarque proche de l'Elysée, arrive en seconde position avec 26,27 %, en ballotage avec le candidat socialiste Jean-François Lovisolo (35,27 %) et la candidate du Front national Martine Furioli-Beaunier (24,41 %). Mais celle-ci se désiste pour faire barrage à la gauche, en désaccord avec la direction du FN. Le 17 juin, au second tour, Julien Aubert est élu député avec 50,33 % des voix dans un duel face à Jean-François Lovisolo maire de La Tour d'Aigues (49,67 %). Une magouille locale qui visait à servir ce socialiste qui sans son papa, Maurice Lovisolo, ex-maire de La Tour d'Aigues (1977-2008) avant lui durant 31 ans et toujours conseiller général, n'aurait pas certainement pas pu être candidat.

Le PS de Martine Aubry et Désir souillé par les socialistes vauclusiens
En juin 2012, Patrice Lorello était le premier secrétaire de la fédération PS du Vaucluse. Aujourd'hui, il raconte: "Le lundi qui suit le premier tour, en début d'après-midi, je reçois un coup de fil de Claude Haut, le président du Conseil général. Il me dit: ''Il faut prendre la décision du maintien à la réunion de la fédération ce soir. Et il faut que la réunion se termine avant 19 heures, afin qu'Arkilovitch puisse annoncer qu'elle va au second tour avec le soutien de la fédération." 
Ce lundi 11 juin 2012, vers 17 heures, Lorello reçoit un deuxième appel, plus intrigant encore, de Jean-François Loviso, le responsable local de campagne du candidat PS. Dans le jeu de chaises musiclales, Lorello, successeur de Lovisolo à la fédération, simple succursale du CG, lui confie: "Des gens du FN sont passés et ils menacent de faire retirer leur candidate, Martine Furioli, dans la 5e, si Arkilovitch se désiste dans la 3e." 
Un troisième et dernier coup de téléphone de Patrice Lorello ponctue l'après-midi : "Vers 18 heures, j'ai directement notre candidat de la 5e, Lovisolo, qui me dit qu'il faut se maintenir dans la 3e, sans quoi le FN va retirer sa candidate dans la 5e.

Le suppléant de la candidate PS jette l'éponge

Le lundi soir, Catherine Arkilovitch annonce qu'elle persiste à se maintenir, en dépit des consignes venues du PS national. Son suppléant, Roland Davau, démissionne.
Lien PaSiDupes : " Les obsessions sexuelles du PS de Martine Aubry ": Plus sexiste que féministe

Davau raconte aujourd'hui les pressions reçues le lendemain

"Un militant proche du Conseil général m'a dit 'Si vous vous retirez, vous ferez perdre un camarade ailleurs'.'' On m'a également promis des opportunités professionnelles au Conseil général si j'accompagnais Catherine Arkilovitch jusqu'au second tour." Mais le suppléant jette l'éponge. 

Le 12 juin, à 21h17, Martine Aubry lui laisse un mail
: "Bonsoir, je t'appelais pour te remercier. J'ai beaucoup parlé avec Catherine [Arkilovitch]... Quels que soient le travail fait et la difficulté de retirer une candidature, je pense qu'on ne peut pas taper la droite et ne pas faire ce geste-là. Merci encore." 

Le 17 juin, Marion Maréchal-Le Pen est élue députée du Vaucluse avec 42,09% des voix contre 35,8% au candidat UMP Jean-Michel Ferrand et 22,08% à Catherine Arkilovitch. 

Le déroulé de cet entre-deux-tours a fait naître de graves soupçons 

L'antenne vauclusienne du think-tank socialiste Terra Nova, dont l'ex-président
Olivier Ferrand est mort les jours qui ont suivi le scrutin, a récemment rédigé une note de sept pages. Le siège parisien du PS s'est finalement décidé à mener une enquête. Le 21 mars 2013, une mission d'information se rend à Avignon. Dans d'étranges conditions: à la gare TGV d'Avignon, Marc Mancel et Pascal Jailloux, les deux responsables de la mission, sont accueillis par le trésorier de la fédération PS du Vaucluse. Il s'appelle Yannig Joubrel et travaille comme directeur adjoint de cabinet du président du Conseil général. Pendant toute la durée des auditions, il va rester au siège de la fédération pour noter les noms de ceux qui apportent leur témoignage aux enquêteurs de Solférino
Marc Mancel, qui rendra ses conclusions à la fin de cette semaine au premier secrétaire Harlem Désir, confie à L'Express: "Plusieurs personnes m'ont décrit un deal. Mais je n'ai pas eu les preuves concrètes. Néanmoins, compte tenu des éléments, mon rapport sera très à charge. Il n'est pas normal, par exemple, que le président socialiste du Conseil général ait refusé de prendre Martine Aubry au téléphone pendant toute la semaine de l'entre-deux tours.
Le candidat du PS dans la 5e, Jean-François Lovisolo, que de nombreux témoins ont accusé durant les auditions du 21 mars, ne s'est pas présenté devant les enquêteurs venus de Paris. Contacté par L'Express, il se justifie: "Si j'ai quelque chose à dire à Solférino, je le dis directement là-bas." 

La magouille en Vaucluse serait "purement" socialo-socialiste  

De fait, six jours après les auditions d'Avignon,
Lovisolo et ses amis du conseil général du Vaucluse montent à Paris pour s'expliquer. Ils nient tout deal, pour preuve leur échec pourtant bien involontaire ! Leur argument principal est que si la candidate lepéniste de la 5e, Martine Furioli, s'est finalement retirée, c'est bien la preuve qu'il n'y a pas eu échange de bons procédés dans les deux circonscriptions. L'argument est fragile pour une raison simple: Martine Furioli n'est pas encartée au FN (elle se présentait au titre du Rassemblement bleu marine), elle s'est sentie libre de désobéir, à la dernière seconde, aux consignes du Front national parisien, qui lui demandait de se maintenir. 
Jean-François Lovisolo ne peut nier qu'un certain nombre d'élus proches du président du CG ont soutenu la candidature de Catherine Arkilovitch pendant l'entre-deux tours. 
Aujourd'hui, Catherine Arkilovitch est "grillée" en politique. Dans son village des Alpes de Haute-Provence, elle certifie, "les yeux dans les yeux" (!), qu'elle n'a pas subi de pressions pour se maintenir, ajoutant néanmoins: "Je suis peut-être le dindon de la farce, oui." 

Marion Maréchal-Le Pen, elle, découvre l'histoire lorsqu'on la lui apprend. 
Elle n'accorde aucun crédit à la thèse du deal entre le PS et le FN et rappelle simplement la haine que les socialistes locaux entretiennent à l'égard du député UMP sortant Jean-Michel Ferrand, son challenger qui aurait pu bénéficier d'un Front républicain...
Quant au vertueux socialiste Jean-François Lovisolo, il n'a pas pas entrepris son auto-critique et ne s'est pas reniflé: "Il y a une différence entre le Vaucluse vu d'avion par des Parisiens et le merdier à supporter sur place lorsque l'on vit dans une circonscription dirigée par Jean-Michel Ferrand,"  conclut l'apprenti-sorcier. 


Désir a déjà eu à nier la collusion PS-FN contre J-F Mancel
Lien PaSiDupes (mars 2013): "Législative partielle: revers à gauche pour Hollande dans l'Oise "


Fait-on au PS le procès de ses alliances avec l'extrême gauche aussi ?