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lundi 19 septembre 2016

Fausse alerte attentat de Paris: deux "adolescents" assument un "canular"

Ces hackers insaisissables sont-ils des nôtres ?

Une fausse alerte attentat a provoqué une opération antiterroriste surdimensionnée dans le centre de Paris samedi après-midi

Cette fausse alerte est tout sauf un canular potache:
c'est un acte militant de déstabilisation et de subversion,
visant des Chrétiens en épargnants des musulmans
De deux olibrius, L'Obs fait des vedettes, les présentant comme deux adolescents de génie qui assument leur canular comme un exploit. De futures recrues de Xavier Niel ? Du côté des enquêteurs, qui n'ont aucun sens de l'humour, on confirme néanmoins que la thèse de l'acte malveillant est privilégiée. La fausse alerte attentat a suscité de la peur samedi et a déclenché une vaste opération de police dans le 1er arrondissement de Paris, et a un coût.

Les auteurs de la fausse alerte fanfaronnaient sur Facebook
Dès la fin d'après-midi de samedi, les pseudos "ados" ou ados demeurés se sont vantés de leur malveillance sur leurs page Facebook : "J'ai fait déplacé des hélico, le gouvernement, 50 voiture de flics (sic)". 


 - Capture écran / Facebook
Une heure avant l'envoi de l'alerte - via l'application gouvernementale SAIP - celui qu'on peut 'liker' sur Facebook sous le pseudonyme de 'Tylers Swatting' annonçait : "Dans 10 minutes, je swatt l'église". Autant d'éléments qui n'ont pas fait renoncer L'Obs à la glorification des deux militants admirateurs d'Ulcan.  

Sur son site, L'Obs a donné la parole aux deux crétins qui revendiquent le coup de fil à l'origine de la fausse alerte. Les deux "plaisantins", selon l'AFP, elle-même très responsable, prétendent avoir 16 et 17 ans. 
Des âges qui ne sont pas affichés par hasard, puisqu'ils ne peuvent ré-ouvrir le débat sur la majorité pénale des moins de 16 ans: le code pénal pose le principe de l'irresponsabilité pénale absolue des enfants de moins de quinze ans. Mais, du même coup, les deux ostrogoths se déclarent mineurs de 18 ans capables de discernement. Les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables, dans des conditions protectrices fixées par une loi particulière. De 16 à 18 ans, les délinquants multirécidivistes se voient refuser automatiquement l'excuse atténuante de minorité.
Or, les premiers appels de ce type par les deux acolytes remontent à trois ans, alors qu'à les croire, ils avaient donc 13 et 14 ans.
Sur les réseaux sociaux, ils sont connus sous les pseudos "Tylers Swatting" et "Zakhaev Yamaha", précise L'Obs, sans doute désireux de faire leur promotion. "Le projet initial était de 'swatter' une mosquée mais, après Saint-Etienne-du-Rouvray, on s'est dit que ça marcherait mieux avec une église", racontent-ils au média. 
Pourtant, Imran Zakhaev était un trafiquant d'armes russe, un ultranationaliste et un terroriste. Son fils, Viktor Zakhaevest est animé par l'idée de rétablir le régime communiste en Russie. Mais ce sont les héros du... quatrième jeu de la série Call of Duty, un jeu de tir à la première personne sorti en novembre 2007 et le premier de la série Modern Warfare !
Quant à "Yamaha" évoque un certain Hocine, supporter du CRB et de l'équipe nationale, véritable figure du football algérien, assassiné par balles, il y a 20 ans, ce qui décrédibilise l'âge des deux acolytes.
Le "swatting" consiste à signaler un événement imaginaire pour provoquer l'intervention de la police à un endroit spécifique, ou à accuser une personne de crimes inventés pour provoquer son arrestation. La pratique, qui fait fureur aux Etats-Unis, est désignée d'après le nom des unités d'intervention de la police américaine, le SWAT. De nombreuses personnalités en ont fait les frais : Justin Bieber, Rihanna, Tom Cruise et d'autres, ont ainsi pu voir débarquer chez eux des policiers en tenue combat, armes au poing, prêts à mettre fin à une fausse prise d'otage ou à une fausse fusillade.
Admirateurs du franco-israélien Ulcan

Samedi, vers 15h30, les deux jeunes hackers appellent la police et se font passer pour le "père Mathis". "J'ai dit que j'étais caché dans la cave et que dix maghrébins étaient rentrés avec des armes dans l'église", rapporte L'Obs. Pour prouver ce qu'ils avancent, ils ont fait écouter aux journalistes de l'hebdomadaire l'enregistrement de leur conversation avec les policiers. France Info avance qu'ils auraient réussi une manipulation technique permettant de faire croire que l'appel provenait de la ligne de téléphone fixe de l'église.

Se disant admirateurs du hacker Ulcan, les deux demeurés assurent avoir réalisé le canular pour la gloire. "On a fait ça pour le buzz. Si les gens ont eu peur, c'est leur problème", commentent les deux minus habens. 
Le hacker Ulcan est le franco-israélien sioniste Grégory Chelli, qui est l'objet de deux informations judiciaires ouvertes en France pour de nombreux chefs d'accusation, dont "attaques informatiques", "violences volontaires" et "atteinte à la vie privée". En 2015, dans un entretien à la chaîne israélienne i24news, il démentit toute responsabilité dans les derniers "canulars", notamment ceux qui ont provoqué des interventions du Raid aux domiciles des journalistes Daniel Schneidermann (Arrêt sur images), Pierre Haski (site d'informations Rue89 détenu par L'Obs) et Denis Sieffert (directeur trotskiste, anti-libéral et altermondialiste de la rédaction de l'hebdomadaire Politis). Il nia aussi avoir menacé de mort le patron d'Orange, Stéphane Richard.
Et ils s'en vantent sur les réseaux sociaux. 
"J'ai fait le pire SWATT, (...) j'suis passer en premier sur twitter, j'suis passer sur periscope, j'suis passer sur facebook, j'suis passer sur BFMTV et 10 journal hihi #églisefuck #flicKO", écrit "Tylers Swatting" sur sa page Facebook, fautes d'orthographes et de grammaire comprises. La page était inaccessible lundi matin. Gloire éphémère relayée par L'Obs.

La police ne leur fait pas peur. Ni l'état d'urgence ?

Les deux hackers sont très sûrs d'eux et n'ont rien à faire de la bouche de Valls tordue par la colère sur tous les écrans, escorté de son petit croque-mort de l'Intérieur. "On n'est pas traçable, on utilise des serveurs cryptés. On est à moins de deux heures de Paris; on a pas peur de la police", assurent les héros de L'Obs.

"Comportements totalement irresponsables"
"Ce sont des personnes qui ont vraisemblablement voulu faire le buzz. Reste à les trouver, ce qui peut demander du temps", a repris une source policière qui prend ses informations à L'Obs. Si l'enquête confirme que des hackers sont derrière cette action, "ce sont des comportements totalement irresponsables", a grondé Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur. "Ils le sont plus encore dans le contexte de menace terroriste actuel: c'est prendre sciemment le risque de détourner les forces de sécurité et de secours de véritables cas d'urgence, et de mettre en péril la vie d'autres personnes", a commenté le factotum rond et mou de l'impressionnant Cazeneuve.

Le Parquet de Paris a ouvert une enquête pour "dénonciation de crime imaginaire" et "divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse", a-t-on appris de source judiciaire. "Les enquêteurs cherchent à déterminer les conditions dans lesquelles cette alerte a été donnée et s'orientent vers une fausse alerte malveillante", a déclaré la même source anonyme.

Scènes de panique à Paris

C'est un appel à la police, à 15h39, donnant l'alerte sur une possible prise d'otages en cours à l'église St-Leu, située dans le quartier des Halles, qui a déclenché cette vaste opération de police, avec intervention de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), avait indiqué samedi le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Le secteur avait été bouclé et des habitants évacués ou confinés.
  
Via l'application mobile SAIP pour smartphone (Système d'alerte et d'information aux populations) du ministère de l'Intérieur, les autorités gouvernementales avaient publié un message "église - alerte attentat". L'hypersensibilité du système et la formulation de ce message sont critiqués, car pour beaucoup elle donnait à croire qu'un attentat était réellement en cours. Mais rappelons aux journalistes qui colportent des approximations que le dispositif SAIP -qui met à contribution les citoyens- a pour objet de "prévenir dans les 15 minutes" les populations "en cas de suspicion d'attentat ou d'événement exceptionnel." Il serait indécent de leur demander en plus de savoir apprécier à chaud s'il est ou non en présence d'une "crise majeure". Ce sont ces mêmes journalistes qui sollicitent l'envoi de vidéos d'amateurs pour meubler leurs antennes à moindre frais, tout en taxant l'accès à leurs sites internet... 

Avant que l'alerte ne soit levée après quarante-cinq minutes, l'alerte attentat et l'opération anti-terroriste des forces de l'ordre qui en a résulté interpellent d'autant plus  la population sur sa sécurité qu'une autre alerte a été lancée à la cathédrale de Saint-Etienne, le lendemain, dimanche 16, en plein "état d'urgence".

mardi 12 avril 2016

Jean-Louis Debré (LR) défend Hollande contre les frondeurs

Le président était-il impartial à la tête du Conseil constitutionnel ?

Disparition des députés frondeurs du PS, annoncée par l'ancien président du Conseil constitutionnel


Jean-Louis Debré a prédit la disparition des frondeurs, s'ils persistaient à vouloir déstabiliser l'exécutif.
Cordialement détesté à gauche lorsqu'il était député, puis ministre, Jean-Louis Debré a reçu les honneurs du groupe socialiste,  mercredi 6 avril à l'Assemblée nationale, révélé  Challenges hier. "Chaque semaine nous invitons une personnalité, un intellectuel, un politique. Jean-Louis Debré venait de quitter ses fonctions au Conseil constitutionnel, et avoir son regard sur la vie politique actuelle nous a semblé intéressant", confirme un proche de Bruno Le Roux. Et pour renforcer la tendance majoritaire, l'ancien président de l'Assemblée -et fils du co-auteur de la constitution de 1958- s'est livré à une critique acerbe de la ligne des frondeurs qui mettent à mal les institutions de la Ve République, puisqu'ils préconisent l'avènement d'une VIe République.

Sans ambages, Jean-Louis Debré a qualifié Christian Paul et ses soutiens d'"iconoclastes inconscients" ou encore de "flibustiers de carnaval". Aux yeux de ce fidèle chiraquien, le mouvement dit de "fronde" des parlementaires socialistes,
né en avril 2013, relève d'une "guérilla infantile" contre François Hollande.

Ces députés rebelles au vote des orientations du gouvernement tentent d'exister par la critique, explique J.-L. Debré,  au risque de déstabiliser le régime. "C'est scandaleux d'avoir détruit par des jeux politiciens incompréhensibles ses efforts d'union autour de la déchéance nationale", a grondé l'ancien ministre de l'Intérieur (1995-1997). "C'est scandaleux, de prétendre conditionner la réélection de François Hollande à des primaires alors que, président sortant, il bénéficie d'une légitimité incontestable", a défendu ce gardien du régime présidentiel et soutien d'Alain Juppé, lequel ne ferait qu'une grosse bouchée de Hollande en 2017. 


Debré applaudi par les socialistes loyalistes

Jean-Louis Debré ERIC FEFERBERG / AFPDe quoi renforcer la critique d'un "UMPS" par le FN.
Jean-Louis Debré promet un sombre destin  politique aux frondeurs, vouant aux gémonies ceux qui persisteraient dans leur contestation. Ils seront "balayés s'ils persistaient dans leur fractionnisme frondeur," a prédit l'ancien Sage suprême. Il conclut par une sentence sans appel : "Si vous êtes une équipe, vous gagnerez; si vous persistez à être divisés, vous pouvez déjà faire vos paquets." Dans les rangs des socialistes, la charge de Jean-Louis Debré a soulevé les applaudissements de l'auditoire, rapportent les témoins, à l'exception bien sûr, de ceux des frondeurs.

Quel destin J.-L. Debré promet-il aux diviseurs Républicains ?

Si on ne connaît pas d'amitié particulière entre François Hollande et Jean-Louis Debré, il faut noter que François Hollande a chaleureusement salué le travail de Jean-Louis Debré à la tête des Sages
, à l'occasion de ses vœux aux Sages, le 5 janvier dernier. Pour le chef de l'État, le Conseil constitutionnel est une protection contre les tentations "du repli."
C'était la dernière fois que Jean-Louis Debré participait à la cérémonie des vœux du chef de l'Etat au Conseil constitutionnel à l'Élysée, en sa qualité de président du Conseil, fonction prestigieuse d'arbitre à laquelle il avait été nommé par Jacques Chirac en 2007.

samedi 1 mars 2014

Ukraine: le Premier ministre de Crimée veut l’aide de Moscou contre les insurgés pro-occidentaux

La France se fait une spécialité d'aider les rebelles: Syrie, Centrafrique ou Ukraine  

Le pouvoir français est-il républicain?
Le droit d'ingérence:
Hollande aligné sur Obama
République autonome de l'Etat indépendant d'Ukraine, la Crimée est contaminée par l'insurrection anti-russe dans l'Ouest de l'Ukraine et à Kiev. Washington a encore accentué les tensions en haussant le ton à l'encontre de Moscou en fin de journée vendrediet, ce samedi, le Premier ministre de Crimée, Sergey Askenov, a demandé l'aide de la Russie, afin de maintenir la paix dans cette région russophone à 60 % d'Ukraine où les deux aéroports sont toujours bloqués, annonce l'agence Itar-Tass.

Mais les grandes puissances occidentales poursuivent leur action de déstabilisation de la région, puisque le Président Obama s'est ingéré dans le conflit, prenant le parti des rebelles qui ont pris le dessus en Ukraine et mettant même en garde Moscou qui a dû envoyer 6.000 hommes pour maintenir l'intégrité de la Russie.
L'Ukraine est membre de la Communauté des États indépendants (CEI), une entité intergouvernementale composée de 11 des 15 anciennes républiques soviétiques. En 1997, les tensions entre l'Ukraine et la Russie s'apaisèrent lorsqu'un traité est conclu, par lequel la Russie reconnaît l'appartenance de la Crimée à l’Ukraine. Kiev et Moscou s'entendent alors pour se partager l’ancienne flotte soviétique de la mer Noire et ses installations stratégiques, grâce à un bail qui expirera en 2017. 
Dans les années 2000, la CEI s’est ouverte à d'autres États, tels la Mongolie (ancienne démocratie populaire soviétique) et l'Afghanistan (ancien régime procommuniste) qui a émis le souhait de rejoindre l'organisation.

En novembre 2013, l'Ukraine décide de refuser un accord avec l'Union européenne et de "relancer un dialogue actif avec Moscou". Ce refus entraîne d'importantes manifestations pro-européennes à Kiev rassemblant des centaines de milliers de personnes, l'occupation du Maïdan et de la mairie par les insurgés, avec pour objectif de chasser le président Ianoukovytch, chef légitime de l'Etat ukrainien, et de le remplacer par Ioulia Tymochenko, une femme d'affaires, fondatrice de la "Compagnie du pétrole ukrainien", puis d'une compagnie de distribution d'hydrocarbures, favorisée par son ami le ministre de l'énergie, Pavel Lazarenko. La "princesse du gaz" a pris la tête de l'opposition à la suite de sa défaite aux élections de 2010.
Ioulia Tymochenko s'investit en politique lorsqu'elle doit s'éloigner de son protecteur. Le 9 avril 1997, le New York Times accuse Pavel Lazarenko de corruption à travers la compagnie d'hydocarbures de Ioulia Tymochenko. Une enquête de justice est ouverte contre Ioulia Tymochenko et Pavel Lazarenko, bien que tous deux bénéficient d'une immunité parlementaire. En décembre 1998, Pavel Lazarenko est arrêté à la frontière franco-suisse et accusé de blanchiment d'argent. La justice suisse le libère contre une caution de 3 millions de dollars. Le Parlement ukrainien obtient, le 17 février 1999, la levée de son immunité politique. Le 20 février, P. Lazarenko est arrêté à l'aéroport JFK de New-York. Il est condamné en mai 2004 pour blanchiment d'argent, corruption et fraude.

Le Premier ministre de Crimée, Sergiï Aksionov, a demandé à Vladimir Poutine de l'aider à restaurer "la paix et le calme"

"La Russie ne va pas ignorer cette demande" d'assistance, a déclaré un responsable de l’administration présidentielle russe. A l’occasion d’un premier conseil des ministres du nouveau gouvernement ukrainien insurrectionnel, Igor Peniouk, ministre ukrainien de la Défense, a évalué à 6.000 hommes les renforts envoyés par Moscou en Ukraine, tandis que le Premier ministre porté par la rue au pouvoir, Arseni Iatseniouk, a estimé que "la présence inadéquate des militaires russes en Crimée est une provocation", malgré l'appel à l'aide du Premier ministre de Crimée menacée par les rebelles ukrainiens.
Le Parlement de Crimée a voté la création d’une unité spéciale de sécurité afin de protéger les habitants de la région. Celle-ci a été créé avec les hommes exclus par le nouveau pouvoir de Kiev de l’unité d'élite de la police anti-émeute (la Berkut) accusée de violence lors du mouvement insurrectionnel qui a conduit à la déstitution du président Viktor Ianoukovitch.

L'insurrection d'Ukraine est-elle légitime?
Ceux qui sont assez simples pour considérer que tout ce qui vient de la rue est populaire et démocratique sont naïfs. Le monde fait l'expérience des "printemps arabes" nés de soulèvements qualifiés de spontanés, mais n'est pas plus "éclairé" d'avoir pu observer les effets, non seulement pervers mais durablement tragiques de l'arrivée des islamistes au pouvoir. Les peuples "libérés de l'oppression" sont aussitôt retombés dans la dictature, cette fois religieuse. 
Pourtant, il n'est toujours pas politiquement correct d'appeler "coup d’État" ce que la "pensée unique" impose de considérer comme une "résistance à l’oppression". La révolution bolchévique de 1917 a conduit au totalitarisme soviétique et à la chute du mur du Berlin. Le Vénézuela est en train d'administrer une nouvelle preuve de l'irréalisme du marxisme. Mais le cycle libération-oppression recommence sans qu'il soit permis de remettre en question la Déclaration des droits de l’homme de 1789 (article 2). Spérimée et inadaptée au monde nouveau qu'elle puisse être, elle continue de faire autorité. Car nos sociétés sont certes dominées par la finance, mais aussi bien par les ONG et réseaux internationaux douteux, voire sulfureux, qui y font référence pour d'attribuer un semblant de légitimité.  
Les "droits naturels et imprescriptibles" des habitants de l'Ouest  de l'Ukraine sont-ils supérieurs à ceux de l'Est et de la Crimée? Les grandes puissances utilisent la Déclaration des droits de l’homme pour en détourner les grands et beaux  principes démocratiques à des fins stratégiques, en tentant de chasser la Russie de Mer Noire, et économiques, en prenant en compte le rôle central de l'Ukraine dans la distribution gazière européenne.

Le clivage entre l'est et l'ouest de l'Ukraine
La Russie n'a reconnu qu'en 1997 le rattachement de la Crimée à l'Ukraine et pour dix ans seulement et uniquement du fait du statut autonome de la république de Crimée. Il en est résulté un clivage à l'intérieur même de l'Ukraine entre les pro-russes et les pro-occidentaux. Or, la carte ethnique montre que seulement 25% de la population de la péninsule de Crimée sont constitués d'Ukrainiens, contre 60 % de Russes, et que près de 98 % des habitants de Crimée parlent le russe.

Les insurgés de Kiev sont-ils plus "éclairés" ou tout aussi manipulés que ceux de Tunisie d'abord et de Lybie ou d'Egypte ensuite. Après bientôt quatre années, aucun des régimes qui se sont imposés n'est pas transitoire, et il est apparu que la lutte démocratique pour la "libération du peuple" syrien est en fait  une guerre de religion. Et tous ces conflits étaient au départ des "révoltes de la jeunesse", à forte dimension sociale, selon les marxistes invétérés ! C'est encore actuellement le cas au Vénézuéla: le libérateur Chavez  n'était-il pas un libérateur ? Maduro, son dauphin, un dicateur?

Résultat ? Déjà trop de morts et de blessés, mais les longs affrontements parlementaires et les violences se poursuivent dans la rue lors de la discussion de la constitution en Égypte et en Tunisie. 
Des partitions sont redoutées en Ukraine, mais aussi en Centrafrique.

vendredi 11 octobre 2013

F. Hollande, boute-en-train des sommets internationaux

Quand Roland Dumas se paye François Hollande
Roland-Dumas



Nouvelliste.
Dans une remarquable émission de Radio Courtoisie intitulée « Guerre contre la Syrie : où en est-on ? », en présence notamment de Dominique Jamet, l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, Roland Dumas, brossait un savoureux portrait de son complice socialiste, et néanmoins va-t-en-guerre, le président Hollande dans le contexte syrien.
M. Dumas nous explique avoir été contacté par les membres d’un comité officieux restreint (américano-anglo-francais) œuvrant activement et en cachette il y a deux ans déjà à la déstabilisation de la Syrie. Concernant la position actuelle de la France, Roland Dumas remarque que non seulement les pouvoirs publics semblent pousser à la guerre contre la Syrie mais, dit-il, « ce qui est intéressant de voir aussi, [...] est que ce n’est pas simplement les pouvoirs français officiels, c’est aussi toute la génération des bien-pensants, et notamment des médias, quand je vois les articles du journal Le Monde, quand j’écoute la télévision [...] ».
Roland Dumas me rappelle tout de même un peu ces auteurs de braquages dissimulés parmi les otages de la banque pour mieux prendre la poudre d’escampette : ces bien-pensants sont les enfants de Mitterrand, à qui nous devons par exemple un antiracisme résolument dévoyé très bien illustré par certains ministres actuels (Mme Duflot, par exemple) et dont l’insignifiance historique n’égale, hélas, que la capacité de nuisance. Ce sont vos enfants, Monsieur Dumas, assumez-les.
Voici donc le truculent portrait de François Hollande par Roland Dumas. « La position de monsieur Sarkozy n’est pas différente de celle de monsieur Hollande. Celle de monsieur Hollande, c’est encore plus fort. Elle est plus forte et si je devais [...] essayer de qualifier cette diplomatie, je l’emprunterais plutôt à l’agriculture. Vous allez comprendre. C’est plutôt la politique du boute-en-train [on dit aussi agaceur" ou "souffleur". Terme qui désignait encore un oiseau (tarin) qui servait à faire chanter les autres]. On le met devant, le boute-en-train, vous savez ce que c’est, tous les agriculteurs le savent [...] c’est-à-dire qu’il y a quelqu’un qui passe devant pour exciter la partenaire et qu’on retire au dernier moment. C’est pas agréable, comme situation. Je parle du boute-en-train (rires). Vous remarquerez que la position de la France est exactement celle-ci depuis le début. Je suis indigné, moi, par cette position. »
 [A noter que la race du Charentais a disparu...]
Moi aussi, Monsieur Dumas, je suis indigné. Nous sommes certes en démocratie, mais je n’aurais jamais voté pour le boute-en-train socialiste François Hollande. Et vous ?
Silvio Molenaar, dans Boulevard voltaire

mercredi 18 avril 2012

Les media s'attaquent au moral des électeurs de la présidentielle


La presse qui se laisse aller à l'agit-prop



Mais à quoi sert donc ce truc,
que l'on appelle CSA:
Ca Sert A manipuler ?



Sondage CSA, la grosse manip

Depuis quelques heures, le parti socialiste, aidé par une partie importante des médias, s'est lancé dans une vaste opération visant à déstabiliser et démoraliser l'électorat de Nicolas Sarkozy.

Un sondage réalisé par l'institut CSA, donnant François Hollande en tête au premier tour avec 5 points d'avance, sert de matière première à cette opération. Depuis sa publication, ce matin, les media se sont lancés dans une surenchère catastrophiste : " Sarkozy s'effondre, Hollande plus que jamais favori " titre, le Huffington post, dirigée par Anne Sinclair [épouse DSK], "Hollande accroît son avance sur Sarkozy" renchérit le Nouvel Obs. Ce sondage a été au centre de tous les commentaires des éditorialistes et des politiques de gauche.

Ils furent peu nombreux à préciser que les autres instituts de sondage ne mesuraient pas du tout les mêmes évolutions.
L'institut IPSOS place désormais François Hollande et Nicolas Sarkozy à égalité au premier tour à 27 %, l'IFOP, quant à lui, place toujours Nicolas Sarkozy avec 27,5 % devant François Hollande à 26 %, le président de la République ayant même progressé à l'occasion de la vague de sondage d'hier.

Alors pourquoi n'évoquer que le sondage réalisé par l'institut CSA ?
Est-ce que les prévisions de l'institut CSA sont plus pertinentes que les autres ? La réponse est clairement négative. En 2007, l'institut CSA fut celui qui s'était le plus profondément planté dans ses prévisions. Deux jours seulement avant le premier tour, le 20 avril 2007, l'institut CSA annonçait que Jean-Marie Le Pen avec 16,5 % serait devant François Bayrou à 16 % et que Nicolas Sarkozy avec 26,5 % des suffrages serait talonné par Ségolène Royal à 25,5 %. Les résultats du premier tour furent radicalement différents, Nicolas Sarkozy obtint 31,18 % des voix soit près de 5 points de plus que dans le sondage CSA, Ségolène Royal obtint 25,87 %, François Bayrou arriva en troisième position avec 18,57 % des suffrages et Jean-Marie Le Pen finit quatrième avec seulement 10,44 % des suffrages, soit plus de 6 points de moins que dans les prévisions CSA.

[Tandis que la gauche vertueuse de la 'pensée unique' fait ce que bon lui chante, la presse inféodée à cette gauche met sa déontologie professionnelle en sommeil]

Ne nous laissons pas intoxiquer par cette opération de déstabilisation menée par la gauche, en 2012, comme en 2007 faisons mentir l'institut CSA en votant massivement pour Nicolas Sarkozy.

(Source Affichage libre, par Olivier Vial)

Les manipulations des media mettent la démocratie en grand danger: le retour des méthodes totalitaires aux mains des trotskistes nous guette.

samedi 21 janvier 2012

L'américaine Standard and Poor's milite-t-elle pour la déstabilisation de l'Union européenne ?

La décision de S & P risque de renforcer les divisions au sein de la zone euro

La zone euro pourrait traverser une nouvelle période de fortes turbulences après la dégradation par Standard & Poor's des notes de crédit de la moitié des Etats de la zone euro.
Outre que la France décroche de l'Allemagne, l'Italie risque de s'enfoncer davantage dans la crise.
Moody's et Fitch, les deux autres agences de notation, n'atteignent pas ce niveau d'acharnement sur l'Europe dans la crise de la dette, de part et d'autre de l'Atlantique.

Nivellement par le bas
Le 5 août 2011, l'agence de notation abaissa la note des États-Unis, attribuée à la dette publique à long terme, de " AAA ", le maximum, au niveau immédiatement inférieur (" AA+ "). L'agence américaine n'a pas tardé à aligner l'Europe sur l'administration Obama qui promettait tant, mais a peu réussi dans la crise...

L'acharnement de S & P sur l'Europe
L'Europe du Sud est particulièrement visée

La dégradation de la note de la France et de celles de huit de ses voisins européens porte un nouveau coup, sévère, à la zone euro.
Standard & Poor's aurait pu dégrader uniformément l'ensemble de la zone euro.
Elle a choisi, vendredi, d'accorder un traitement différencié à chacun, prenant le risque d'accroître un peu plus les tensions politiques et financières au sein de la zone euro.

Ses conséquences pour les marchés " sont pires qu'une dégradation pour l'ensemble de la zone euro, en raison des querelles politiques croissantes qu'elle va impliquer, des débats en cours sur le montant des pare-feu et de l'inquiétude des investisseurs ", estiment les économistes de Royal Bank of Scotland (RBS), qui n'est pas membre de la zone euro et se réjouit sous cape. La décision de S&P est pourtant motivée, pour l'essentiel mais selon elle, par l'" insuffisance " des réponses apportées à la crise par " les dirigeants européens " au cours des dernières semaines, notamment à l'occasion du sommet européen du 9 décembre. " L'environnement politique dans la zone euro n'a pas été à la hauteur des défis croissants engendrés par la crise », a déclaré Moritz Krämer, en charge de l'Europe chez S&P. Les appréciations de S & P sont donc maintenant clairement politiques.


Diviser pour régner: Berlin est conforté dans son leadership

L'agence dénonce aussi un " diagnostic incomplet " des causes de la crise
et assure " qu'un processus de réformes basé sur le seul pilier de l'austérité risque d'aller à l'encontre du but recherché ". Or l'Allemagne, qui porte autant que les autres pays de la zone euro - sinon plus en tant que "moteur" - la responsabilité de cette stratégie européenne, n'est pas mise en garde par S&P. Elle est même le seul pays de la zone euro à conserver à la fois son triple A et une " perspective stable ". Au sein des institutions européennes comme dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, le revers infligé aux Etats par S&P confirme l'incompréhension persistante vis-à-vis du programme de travail engagé par la zone euro. "
L'Allemagne est le grand gagnant de cet exercice et voit sa puissance de négociation renforcée " , souligne en tout cas RBS.
" Berlin est seul dans le cockpit ", commentait, samedi, l'ancien ministre de l'Economie de Raffarin et Villepin, Thierry Breton.

Première conséquence de ce favoritisme au profit de Berlin, la France, qui avait déjà du mal à convaincre son partenaire de s'impliquer davantage dans le sauvetage de la zone euro, aura encore moins d'atouts en main pour le convaincre de prendre en charge une part croissante de la solidarité. Les Etats-Unis n'en seront pas contrariés... Si, comme cela se profile, la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF) est alignée sur celle de la France et de l'Autriche, il n'y aura qu'une alternative : soit les Européens accepteront une réduction de la capacité de prêt du Fonds (d'environ 170 milliards d'euros, selon RBS), soit les pays triple A devront accroître leurs garanties, ce qui est improbable au regard des résistancesd'Angela Merkel, proclamées samedi.
Or ce pare-feu est pour l'instant la seule digue existante -avec les interventions ponctuelles de la BCE -contre la contagion de la crise à l'Italie qui, selon Moritz Krämer, doit faire face à des besoins de financement de 130 milliards d'euros d'ici à avril et de 300 milliards sur toute l'année.

Autre conséquence de l'ingérence de l'agence américaine
Berlin pourra en outre se prévaloir de sa notation pour continuer à imposer à ses partenaires une réponse purement " budgétaire " à la crise. Ce week-end, Angela Merkel a demandé que le pacte budgétaire, actuellement en négociation, soit mis en oeuvre " rapidement ". " Et il ne s'agit pas d'essayer de l'adoucir partout où l'on peut, mais de donner des garanties de finances solides pour l'avenir ", a-t-elle averti.

lundi 12 septembre 2011

Isabelle Prévost-Desprez, juge engagée, se fait pincer et dessaisir du dossier Médiator

La magistrate militante est allée trop loin


Son sourire et son look BCBG
ne trompent pas le milieu judiciaire,
qui l'a surnommée "le bulldozer"



La magistrate doit s'effacer

Contre sa volonté, la juge Isabelle Prévost-Desprez a accepté de se retirer provisoirement du dossier sensible du Mediator, avant son audition prévue à Nanterre mercredi par les juges bordelais chargés du dossier Bettencourt sur ses allégations visant Nicolas Sarkozy, dans un thriller politique, "Sarko m'a tuer", écrit par des journalistes d'opposition.
Isabelle Prévost-Desprez, qui s'est exposée à des sanctions disciplinaires, a pris du "recul" sur le dossier Mediator à la demande de sa hiérarchie.

Selon Le Monde, la juge, au coeur d'une deuxième affaire, sera entendue à Bordeaux le même jour que Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt, témoin du dossier instruit par le site trotskiste Mediapart, et dont les déclarations avaient mis en cause l'ex-ministre du Travail Eric Woerth, trésorier de l'UMP.
Claire Thibout devra s'expliquer sur ses accusations de trafic d'influence et de financement illicite de parti politique de l'affaire Bettencourt, a précisé son avocat Me Antoine Gillot.

Dans le livre de journalistes de gauche au Monde et au Nouvel Observateur, "Sarko m'a tuer", la juge Isabelle Prévost-Desprez parle pour l'ex-infirmière de Liliane Bettencourt, Henriette Youpatchou, qui aurait, selon elle, fait des confidences après son audition à sa subordonnée, une greffière, qui lui aurait déclaré: " J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy mais je ne pouvais le dire sur procès-verbal ". Une révélation du journal socialiste Libération (lien).

Des 'révélations' démenties depuis par les sources inventées de la juge
Des éditorialistes de la presse régionale avaient aussitôt relayé la juge et les journalistes du Monde et du Nouvel Observateur et dénoncé le "climat de peur" entourant l'affaire Bettencourt après la mise en cause de Nicolas Sarkozy par une magistrate. Une véritable "bombe" pour le chef de l'Etat à huit mois de la présidentielle, assuraient-ils. Mais la bombe a fait pschitttt! et cette presse grégaire est restée sans voix...

La magistrate éreinte également le procureur Philippe Courroye, son ennemi juré au tribunal de Nanterre.

La juge accepte de ralentir ses activités

Pour apaiser les "tensions" au tribunal de Nanterre
, la juge Prévost-Desprez a accepté, à la demande du président du tribunal Jean-Michel Hayat, de ne pas présider les audiences de procédure les 26 et 27 septembre sur le dossier du Mediator, selon ce dernier. Des voix s'étaient en effet élevées pour demander des sanctions disciplinaires contre la présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre.
Le président du TGI a pourtant tenu à préciser qu'il ne s'agissait ni d'une "sanction" ni d'un "dessaisissement". Ce retrait provisoire vise à "préserver les justiciables des antagonismes récurrents au tribunal de Nanterre", a-t-il expliqué.
" Jean-Michel Hayat lui a bien dit les yeux dans les yeux qu'il ne la déchargeait pas du dossier Mediator, ni de la présidence de la 15ème chambre ", a rapporté Christophe Régnard, présent lors de cet entretien en tant que président de l'Union syndicale des magistrats (USM), et représentant syndical de la magistrate indélicate.

L'USM, un syndicat 'apolitique' pratiquant l'intimidation
Quitte à être " grillée " pour de bon ou à s’expliquer devant les instances disciplinaires", la militante assume ses propos ", confirmait le 31 août Christophe Regnard.
" Elle dira bien d’autres choses " si l’inspection générale des services judiciaires venait à interroger la juge, menace le syndicaliste. Il suffit qu'elle dise la vérité et cesse de En résumant la personnalité d’Isabelle Prévost-Desprez à " un camion de nitroglycérine ", un magistrat de Nanterre se demande " quels comptes elle a à régler ".
Et si ses attaques étaient tout simplement politiques ? Car, même si elle le nie, c’est bien avec le pouvoir, Nicolas Sarkozy et le procureur Courroye qu’Isabelle Prévost-Desprez règle ses comptes. " Dans cette affaire, le pouvoir a voulu d’emblée la faire taire ", estime Virginie Duval, de l’USM encore. Elle met en garde à son tour: une comparution d’Isabelle Prévost-Desprez devant le CSM, dont les audiences sont publiques — " et où on peut dire beaucoup de choses " — ne servirait pas l’intérêt de l’exécutif, insinue-t-elle, selon des méthodes qui honorent la profession.
I. Prévost-Desprez revendique néanmoins son " intégrité ".

La magistrate, " l'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme …" (V. Pécresse)
" Quand on a des accusations à porter, on ne les porte pas dans un livre ou dans la presse, on les porte devant la justice ", observe Valérie Pécresse. " Si jamais il y a des accusations à porter, on doit les porter devant la justice, c'est la justice qui dit la vérité dans ce pays et la méthode utilisée est pour le moins particulière. Isabelle Prévost-Desprez devra rendre des comptes."

Elle pourrait se voir reprocher un manquement au devoir de réserve des magistrats, voire une violation du secret professionnel, et encourir devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) des sanctions allant théoriquement de l'avertissement à la radiation.
Le déclenchement d'une telle procédure revient à la Chancellerie ou au premier président de la Cour d'Appel de Versailles.
Or, le premier président de la Cour d'Appel n'a pas souhaité s'exprimer. Le ministre de la Justice, Michel Mercier, avait d'ailleurs dit qu'il n'avait "pas l'intention d'être à l'origine" d'une éventuelle procédure...

La 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre est saisie de plusieurs citations directes pour des faits de tromperie aggravée.
Selon des avocats du dossier, le retrait provisoire de la juge Prévost-Desprez est sans incidence sur les audiences de procédure visant le groupe Servier, ainsi que la société Biopharma. La date du procès n'a pas été fixée.

mardi 5 avril 2011

L'accusation d'islamophobie: une offensive internationale de propagande islamique


Le Washington Post participe à la campagne islamique

Bataille de Poitiers est un tableau de Charles de Steuben, peint en 1837
Les 5 sujets principaux de friction avec l'islam ne sont pas particuliers à la France

Ils sont communs aux pays occidentaux, de part et d'autre de l'Atlantique et partout où les musulmans, minoritaires, menacent l'équilibre national des pays attentifs à leur culture et à leur devenir.

Mais le quotidien national américain fait cause commune avec les musulmans
Il participe d'ailleurs régulièrement aux actions de déstabilisation de Libération et du Nouvel Observateur ou du Monde, comme de Mediapart, par exemple.

Le vendredi 1 avril, le Washington Post (lien) donnait ainsi la parole à Feisal Abdul Rauf, fondateur de l'Initiative Cordoba et, à la différence de la France actuellement, les USA ne sont pourtant pas occupés à un débat sur la laïcité, puisque c'est une spécificité française peu répandue.

Initiative Cordoba
?


=> Il faut savoir que cette association musulmane fait référence à Cordoba,l'une des villes les plus avancées du monde, Cordoue, Al-Andalus (Espagne) il ya 1.000 ans. Elle avait été conquise par le jihad (guerre sainte) et était politiquement et religieusement dominée par l'islam. Aujourd'hui, il existe des groupes islamiques comme Al-Qaïda qui rêvent de voir le monde pan-islamique s'étendre en Occident à partir de l'ancienne Andalousie (Espagne).
Cette ambition se fonde sur le principe de l'Islam du dar-al-Islam, qui désigne un monde où la souveraineté islamique l'emporte sur l'ensemble des citoyens.
Les media regorgent d'appels d'Al-Qaïda pour le djihad (et c'est autre chose que l'usage par un membre du gouvernement du terme 'croisade' qui pourtant émeut les pro-musulmans) et à leurs revendications d'Al-Andalus et de ses grandes villes comme Cordoue. En 716, sur une pièce de monnaie, apparaît pour la première fois le terme d'« al-Andalus » désignant l'Espagne musulmane, par opposition à l’Hispania des chrétiens.
Certains organes de presse français, tout comme le Washington Post, diffusent néanmoins la propagande islamique.
=> Cordoba était autrefois une ville où un certain nombre d'intellectuels musulmans comme Averroès (Ibn-Rushd) -cf. libellé PaSiDupes-, influençaient la pensée européenne avec la philosophie arabe liée à l'enseignement scientifique d'Aristote.
=>C'est depuis l'Espagne que les Arabes ont lancé un djihad contre la France, ont traversé les Pyrénées, et en vagues successives, se sont répandus dans les régions méridionales de France, tuant des chrétiens par des milliers et brûlant leurs églises avant qu'ils soient stoppés.

Le choc avec la cavalerie franque, à la bataille de Poitiers en 732, brise l'élan des envahisseurs et les troupes refluent peu à peu sur le sud de la France. Les conquérants préfèrent alors pérenniser leur conquête, notamment en 719 pour quarante ans de la région de Narbonne, devenue capitale d'une des cinq provinces d'al-Andalus, aux côtés de Cordoue, Tolède, Mérida et Saragosse. Les musulmans laissent aux anciens habitants, chrétiens et juifs, la liberté de professer leur religion moyennant tribut. Cette situation durera jusqu' en 759 avec la reconquête par Pépin le Bref.

=> Basée à New York, l'organisation avait souhaité construire une vaste maison islamique de prière à ...«Ground Zero», assurant n'avoir d'autre objectif que de rétablir une atmosphère de confiance et de «tolérance entre les religions [...]puisque les musulmans, les chrétiens et les juifs ont vécu ensemble dans l'harmonie et la prospérité pendant huit cents ans."


"J'ai fondé le multi-foi Cordoba Initiative de lutte contre les malentendus qui élargissent le fossé entre l'Islam et l'Occident - chaque perçus comme nuisibles par l'autre. Des millions de musulmans américains, qui ne voient pas de contradiction entre être américain et être musulman, travaillons dur pour combler cette lacune. Il n'est donc pas surprenant qu'ils sont devenus la cible d'attaques par ceux qui préfèrent brûler les ponts que de les construire, et l'objet de récentes audiences du Congrès explorer leur «radicalisation». Quels mythes sont à l'origine des croyances enracinées que les musulmans n'ont tout simplement pas partie aux États-Unis et qu'ils menacent sa sécurité ?

1. Les musulmans américains sont des étrangers.

L'islam a été en Amérique avant même qu'il y avait un aux États-Unis. Mais les musulmans n'ont pas paisiblement émigrer - marchands d'esclaves les ont amenés ici.
[Des arabes musulmans ont fait la traite des blancs: lien PaSiDupes]

Les historiens estiment que jusqu'à 30 pour cent des Noirs esclaves étaient musulmans. Afrique de l'Ouest prince Abdul Rahman , libéré par le président John Quincy Adams en 1828 après 40 ans en captivité, a été l'un des nombreux musulmans africains enlevés et vendus comme esclaves dans le Nouveau Monde. Au début de l'Amérique, des noms musulmans n'a pu être trouvée dans les rapports des esclaves en fuite ainsi que les listes de soldats dans la guerre révolutionnaire. Les musulmans se sont battus pour préserver l'indépendance de l'Amérique dans la guerre de 1812 et de l'Union dans la guerre civile. Et plus d'un siècle plus tard, des milliers d'Afro-Américains, y compris Cassius Clay et Malcolm Little, converti à l'islam.

Actuellement, il ya deux membres musulmans du Congrès et des milliers de musulmans en service actif dans les forces armées. Bien sûr, certains soldats musulmans peut-être né ailleurs, mais si vous portez l'uniforme des États-Unis et sont prêts à mourir pour ce pays, pouvez-vous être vraiment être considéré comme un étranger?


2. Les musulmans américains sont ethniquement, culturellement et politiquement monolithique.

En fait, la communauté musulmane américaine est la communauté la plus diverse dans le monde musulman.

Les musulmans américains pensent des choses différentes et l'honneur de leur foi de différentes manières. Quand il s'agit de politique, une étude de Pew 2007 a ​​révélé que 63 pour cent des Américains musulmans "maigre démocratique», 11 pour cent "maigre républicain» et 26 pour cent "maigre indépendants." Ethniquement, malgré la mauvaise perception populaire, la majorité des musulmans aux États-Unis États-Unis (et dans le monde, d'ailleurs) ne sont pas Arabes - environ 88 pour cent de cocher une case différente sur leur formulaire de recensement des États-Unis. Au moins un quart, par exemple, sont afro-américains. Toute personne qui pense le contraire ne cherchez pas plus loin que le Juillet 30 mai 2007, la couverture du magazine Newsweek , qui présentait un portrait multiculturel de l'islam en Amérique.

Les musulmans américains sont également diversifiés dans leur appartenance religieuse. Et s'ils sont sunnites ou chiites, leur participation aux services religieux varie. Selon le Département d'État publication "Les musulmans en Amérique - Un portrait statistique, musulmans Américains vont de très conservatrice à modéré pour les laïques dans leur dévotion religieuse, tout comme les membres d'autres communautés de foi.

Avec supérieure à la moyenne revenu médian des ménages, ils sont aussi un élément indispensable de l'économie américaine. Soixante-six pour cent des ménages musulmans américains gagnent plus de $ 50.000 par an - plus que le ménage américain moyen.

3. Les musulmans américains oppriment les femmes.

Selon une étude menée en 2009 par Gallup , les femmes musulmanes américaines ne sont pas seulement plus instruites que les femmes musulmanes en Europe occidentale, mais sont aussi plus instruits que la moyenne américaine. Etats-Unis les femmes musulmanes déclarent des revenus proches de leurs homologues de sexe masculin que les femmes américaines de toute autre religion. Ils sont à la tête de nombreuses clés et civique des organisations religieuses, telles que l'American Family Support-Centre arabe, le magazine Azizah, Karamah, Turning Point, les réseaux du Groupe islamique et l'American Society for Muslim Advancement.

Bien sûr, les défis à la justice entre les sexes demeurent dans le monde entier. Dans le World Economic Forum 2009 de Gap Index des sexes, qui classe la participation des femmes dans la société, 18 des 25 pays les plus-rang sont à majorité musulmane. Cependant, tel que documenté par le Women's Initiative islamique dans la spiritualité et de l'égalité , les femmes musulmanes mènent la lutte pour le changement grâce à leur bourse, l'engagement civique, l'éducation, le plaidoyer et l'activisme des États-Unis et à travers le monde.


4. Les musulmans américains deviennent souvent «maison» des terroristes.

Selon le Centre Triangle sur le terrorisme et la sécurité intérieure, plus les non-musulmans que les musulmans ont été impliqués dans des complots terroristes sur le sol américain en 2010. Dans un pays en proie à de l'islamophobie - Rép où Peter King (RN.Y.) peut convoquer des audiences sur la radicalisation des musulmans américains - ce qui a été négligé. En 2010, le Centre Triangle également trouvé, la plus importante source d'information initiale sur les attentats terroristes prévus par les musulmans aux États-Unis a été la communauté musulmane américaine.

En tant que leader musulman américain qui a travaillé avec des agents du FBI sur la lutte contre l'extrémisme droit après le 11 septembre 2001, je crains que l'identification de l'islam avec le terrorisme menace d'éroder les musulmans américains "libertés civiles et alimente la perception dangereuses que les États-Unis sont en guerre avec l'islam . Les décideurs doivent reconnaître que, plus souvent qu'autrement, les terroristes du monde doit craindre sont motivés par des considérations politiques et socio-économiques - les préoccupations - et non religieuse.


5. Les musulmans américains veulent mettre la charia aux États-Unis.

Dans l'Islam, la charia est l'idéal divin de la justice et la compassion, similaire à la notion de loi naturelle dans la tradition occidentale. Bien que les radicaux existent en marge de l'islam, comme dans toute religion, la plupart des juristes musulmans d'accord sur les principaux objectifs de la charia: la protection et la promotion de la vie, la religion, l'intelligence, la propriété, la famille et de la dignité. Rien de tout cela comprend transformer les États-Unis en un califat.

Pendant des siècles, la plupart des érudits islamiques du monde entier ont convenu que les musulmans doivent respecter les lois du pays dans lequel ils vivent. Ce principe a été établi par le prophète Mahomet dans AD 614-615, quand il a envoyé certains de ses disciples d'être protégé par le roi chrétien d'Abyssinie, où ils coexistaient pacifiquement. Non seulement les musulmans américains n'ont pas de motifs bibliques, historiques ou politiques pour s'opposer à la Constitution des États-Unis, mais la Constitution des États-Unis est en ligne avec les objectifs et les idéaux de la charia. Les musulmans pratiquent déjà la charia dans les États-Unis quand ils leur culte librement en respectant la législation des États-Unis.

Dans sa publication 1776 "Réflexions sur le gouvernement," John Adams a félicité Muhammad comme un "chercheur de la vérité sobre." Et le bâtiment de la Cour suprême contient une image du prophète, dont la vision de la justice est cité comme un précédent important pour la Constitution des États-Unis.

dimanche 1 août 2010

Alain Minc décrypte Edwy Plenel de Mediapart

Les exploits médiatiques d'un trotskiste

L'affaire Bettencourt trouve son origine dans les « révélations » du site Internet payant Mediapart, contestées, voire démenties par l'ex-comptable licenciée par Liliane Bettencourt, l'héritière de L'Oréal, par ailleurs mise en cause par sa propre fille. Si troubles soient les sources du trotskiste Edwy Plenel qui dirige le site, le PS avec Arnaud Montebourg et Europe Ecologie avec Eva Joly ont politisé les accusations sans preuves en impliquant le couple Woerth - sur des "probabilités" - et la presse a gonflé l'opération de déstabilisation du pouvoir par l'opposition.
Lire PaSiDupes: Mediapart a-t-il acheté les "révélations" de l'ex-comptable ?

L’essayiste, économiste et écrivain Alain Minc présenté comme l’un des conseillers influents de Nicolas Sarkozy a accordé un entretien à France Soir, publié le 19/07/10:

France-Soir. La prestation du chef de l’Etat lundi dernier sur France 2 vous a-t-elle surpris ?
Alain Minc
. Surpris, non, mais je suis de parti pris (sourire)… Cette intervention m’en a rappelé une autre : lorsque Nicolas Sarkozy, en 2007, entre les deux tours de la présidentielle, a affronté Ségolène Royal. Dans les deux cas, il y avait la maîtrise de soi, le calme, la présidentialisation. Une prestation réussie. Politiquement, une page, grâce à cela, est, je l’espère, tournée. Les problèmes de la France – les vrais – sont devant nous.

F.-S. Comment analysez-vous rôle qu’a joué dans l’affaire Bettencourt (et que joue encore) Mediapart, le site que dirige sur le Net Edwy Plenel, l’ancien directeur du Monde ? Plenel, vous le connaissez…
A. M.
Si je le connais ! Je dois être une des meilleurs connaisseurs français du « plénélisme » car j’ai cohabité avec lui pendant des années quand j’étais au conseil de surveillance du Monde. Eh bien Plenel a fait du Plenel. Lire PaSiDupes: Mediapart, le pire du Net (à part LePost ...)
Dois-je vous rappeler
- le titre sur six colonnes à la Une fait par Plenel dans le dos de Jean-Marie Colombani et qui a conduit Strauss-Kahn à l’époque à la démission (avant, chacun s’en souvient, un non-lieu) - lire PaSiDupes à la date du 24 mai 2006 ?
-Dois-je vous rappeler la façon dont Le Monde a traité la fameuse « cassette Méry » (lire PaSiDupes), avec un Plenel qui cherchait à aller plus loin que ce que disait la cassette pour mettre en cause Jacques Chirac ?
- Et je ne parle pas de laffaire Baudis (lire PaSiDupes) !
Encore à l’époque Plenel vivait-il dans un univers où, en la personne de son patron, Colombani, il y avait des contre-pouvoirs.

Désormais, nous connaissons Plenel en liberté.
Et Plenel en liberté, c’est quelqu’un chez qui la bonne conscience d’incarner le bien se mêle, de manière très compliquée, à beaucoup d’arrière-pensées. Plenel est un grand type de « coups » journalistiques, même s’il est étrange, quand il fait parler la comptable de Liliane Bettencourt, qu’il n’y ait ni script ni enregistrements. S’il avait pu mettre le pouvoir KO, il ne se serait pas gêné. Chez Plenel, il y a beaucoup de talent, beaucoup d’arrière-pensées et toujours trois pas de trop.

« Il faut rendre hommage au sang-froid des syndicats »

F.-S. Edwy Plenel, c’est un fait, aura donné le « la »…
A. M.
Je suis très fasciné, en ce moment, par les phénomènes grégaires. Et je vais vous en citer trois :
- les banquiers qui s’affolaient en septembre 2008 ;
- les rédacteurs du Monde qui, il y a un mois, choisissent leurs patrons en votant à 90 % pour eux ;
-enfin, la classe politique, lors des révélations de Médiapart, qui, aussitôt, croit à la crise de régime. Dans nos sociétés, la peur fabrique des phénomènes d’une violence que nous n’avions jamais connue jusqu’ici.

[Et Alain Minc ne cite pas toutes les tentatives récentes de détournement politicien de phénomènes internationaux:
- la psychose de la grippe H1N1 venue du Mexique (lire PaSiDupes), ainsi que la rumeur de démission de Roselyne Bachelot;
- le nuage volcanique islandais et le principe de précaution jugé excessif. Pourtant 72% des Français approuvaient la fermeture d'aéroports: lire PaSiDupes;
- ou la "tentative de déstabilisation" (Valérie Pécresse) dans les rumeurs d'implication des époux Woerth: reprise de la technique du ricochet.

Quant aux rumeurs, nous les mentionnons pour mémoire de l'agitation médiatique de l'opinion, au nom du "droit à la désinformation l'information":
- les rumeurs sur la nomination d'Alexandre Bompard, patron d'Europe 1, à la tête de France Télévisions;
- la rumeur (France 24, service public "impertinent" et condamné à une amende) qui prêta à Benjamin Biolay une relation avec Carla Bruni-Sarkozy, ainsi que la mise en cause de Rachida Dati: d'une pierre deux coups, comme dans la rumeur d'infidélité de la Première dame;
- sans insister sur les odieux Stéphane Guillon ou Didier Porte, qui se rêvent en humoristes, et du torchon satirique Le Monte qui dégrade la parodie au rang du scabreux : tous revendiquent le "droit à l'expression", si
abjecte soit elle.]

F.-S. Une thèse répandue à droite, c’est que, derrière l’affaire Bettencourt, c’est, en fait, la réforme des retraites qui est visée…
A. M.
Je n’y crois pas. Au fond, ce qui vient d’arriver à Nicolas Sarkozy, c’est comme ce qui arrive à un viticulteur qui a préparé ses vendanges avec le plus extrême soin et, boum ! surgit l’orage. Et voilà le vignoble grêlé. Car s’il y a eu une réforme qui a fait l’objet d’un processus de prudence, de technicité, de professionnalisme hors pair, c’est bien celle-là. Je crois d’autant moins à la théorie du complot que les syndicats, une fois de plus, ont fait preuve d’un sens impressionnant de leurs responsabilités. Aucun syndicaliste n’a essayé d’utiliser l’affaire Bettencourt pour peser dans son face-à-face avec le pouvoir. Depuis 2007, il faut chaque jour rendre hommage au sang-froid des syndicats. [La répartition des tâches est en effet troublante: une sorte de délégation de pouvoirs...] Je mets au crédit de Nicolas Sarkozy d’avoir créé avec eux un type de relations qui n’existait pas jusque-là.

F.-S. La réforme des retraites sera donc votée ?
A. M.
Le pays est mûr pour la réforme des retraites comme il est mûr pour une politique « rigoureuse », selon le mot que préfère le Président. La réforme des retraites est vécue pour ce qu’elle est : un point d’équilibre entre ce que le monde extérieur attend de nous et ce que la société française peut supporter. Quant à la politique rigoureuse, il faut comprendre qu’on a changé, là aussi, d’époque. Avant, c’était un coup d’accélérateur, un coup de frein, et ainsi de suite. Aujourd’hui, il faut à la fois un coup d’accélérateur (pour ne pas casser une relance qui va partout cahin-caha) et un coup de frein (pour confirmer aux marchés que la dette ne s’emballera pas). C’est un pilotage économique sans précédent, subtilement conduit. Il y a en marre de l’autoflagellation des Européens : ils peuvent être fiers de ce qu’ils ont fait et font ensemble.

« Les Bettencourt, c’est un univers erratique »

F.-S. Eric Woerth est au cœur des polémiques et au centre de toutes les attaques…
A. M.
J’ai de l’estime pour lui. C’est un des ministres les plus professionnels qui soient. Quant à son épouse Florence, il faut se rendre compte qu’entre son entrée chez les Bettencourt en 2007 et la situation de 2010 avec ce que nous découvrons, tout a changé. En 2007, les Bettencourt, c’est le temple du capitalisme familial et responsable. En 2010, c’est un univers erratique.

F.-S. A la télévision, Nicolas Sarkozy a longuement parlé de l’argent…
A. M.
Les gens se trompent sur Sarkozy. Il n’est pas fasciné par l’argent : il est intéressé par les entrepreneurs. Par l’espèce de force vitale qu’il y a chez les grands entrepreneurs. Cela l’intéresse parce qu’il leur ressemble. On croit que, chez lui, c’est la fascination de l’argent de ces gens-là alors que c’est la fascination de leur capacité de faire. Pour le reste, Nicolas Sarkozy est quelqu’un qui a toujours été très prudent avec l’argent, y compris dans l’exercice de son métier d’avocat. Vous savez : quelqu’un qui a été chassé comme on chasse à courre, au sens où la meute chiraquienne était à ses trousses, ne peut qu’avoir eu – et qu’avoir – tous les réflexes de prudence qu’il faut. S’il y a un type qui, depuis 1995, ne pouvait pas avoir le moindre sentiment d’impunité, c’est bien Nicolas Sarkozy !
Lire PaSiDupes sur la déclaration présidentielle

F.-S. Lorsque la réforme des retraites sera votée, s’ouvrira, a dit le chef de l’Etat, une nouvelle séquence, la dernière du quinquennat…
A. M.
Cette période va être dominée par la présidence française du G20. Ce n’est pas un cadeau. Ce n’est pas gagné. Il va prendre, dans cette affaire, de vrais risques. Si on n’est pas dans un climat de crise, les conflits potentiels dans cet aréopage sont multiples et légitimes.

F.-S. Y a-t-il en Europe, France compris, un danger populiste ?
A. M.
Il y a une poussée populiste. Voyez le vote en Flandre, ou pour la Ligue du Nord en Italie car, à côté, le Front national apparaîtrait presque modéré. Mais je retire de cette crise que nos sociétés sont solides et nos économies fragiles alors que, très longtemps, on nous a soutenu l’inverse. Voyez, globalement, avec quel calme et quelle maturité les Français traversent la crise que nous vivons !

« Le système a failli mourir. Nous sommes des survivants »

F.-S. Quand verra-t-on la fin de cette crise ?
A. M.
Il faut d’abord se rappeler que le système économique a failli mourir et que nous sommes des survivants. Oui, on a failli avoir, à un moment donné, un dérapage plus grave encore que la crise des années 1930. Du coup, le problème politique est simple à énoncer, mais pas à résoudre : on va mettre des années à payer le prix de notre sauvetage mais plus on s’éloigne du moment où on a failli sauter, moins les gens s’en souviennent. Il faut un effort collectif pour rembourser les 25 % d’endettement supplémentaire qui nous ont permis d’éviter le pire. Mais, évidemment, ces 25 % s’additionnent avec l’endettement qui prévalait avant et qui est le fruit de trente ans de lâchetés collectives.

F.-S. Quel jugement portez-vous sur la gauche, où vous comptez encore beaucoup d’amis ?
A. M.
J’aurais aimé que la gauche politique se montre aussi responsable que les syndicats.

F.-S. Vous avez souhaité que, pour la dernière ligne droite du quinquennat, François Fillon soit remplacé…
A. M.
J’ai dit, en effet, que Giscard avait été battu en 1981 car il avait gardé à Matignon Raymond Barre. Cela dit, le Premier ministre a fait preuve ces derniers temps d’une résilience et d’une solidarité sans faille. Du coup, Sarkozy a deux schémas possibles : il remplace Fillon, et il peut garder beaucoup de ministres importants et de qualité ; il garde Fillon, et il doit changer beaucoup de ministres.


F.-S. Et le résultat de la présidentielle 2012 ?
A. M.
… Cela se jouera en France comme dans toutes les démocraties occidentales : dans le dernier mois. Et ce sera du 50-50.
Propos recueillis par Dominique de Montvalon