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jeudi 23 juin 2016

Euro 2016: Hollande (et Fabius) continuent-ils de soutenir l'Ukraine, Kiev et ses néo-nazis ?

Des tatouages nazis de supporteurs ukrainiens filmés dans les tribunes à Lyon 

Torses nus arborant des tatouages de croix gammées,
Des supporteurs ukrainiens dans les tribunes du Parc OL,
lors du match contre l'Irlande du Nord.



des supporteurs ukrainiens ont été filmés par la télévision jeudi au cours du match contre l'Irlande du Nord. L'UEFA n'avait pas encore réagi. 
Jeudi, lors de l’interruption du match entre l’Ukraine et l’Irlande du Nord à Lyon, cette image diffusée par les chaînes de télévision a été repérée par des internautes. Au moins deux d’entre eux arborent sur le haut du corps des tatouages de svastikas, sortes de croix gammées, considérées comme un symbole nazi dans les pays d’Europe de l’Est.  

Le règlement édicté par l’UEFA pour les stades de l’Euro précise qu’est interdit "tout matériel injurieux, raciste, xénophobe, sexiste, religieux, politique ou illicite", ainsi que l’expression et la diffusion de messages du même type. Les tatouages tels que portent ces Ukrainiens, parfois sanctionnés dans les stades de football pour motif d’"exhibition de signes nazis", contreviennent à ce règlement. "Bien sûr que des symboles extrémistes comme la svastika sont officiellement interdits dans les Championnats d’Europe, rapelle Rafal Pankowski, ancien coordinateur du projet Respect et Diversité pour l’UEFA à l’Euro 2012 et membre de l’association de lutte contre le racisme Never Again.

Ces amis ukrainiens de Hollande auraient dû repérés et expulsés du stade.
Il n'est pas avéré que la police les a interpellés.
"Si l’UEFA réagit, l’Ukraine pourrait même être punie d’une sanction financière." Six spotters ukrainiens, ces policiers chargés d'assister leurs homologues français pour repérer les supporteurs fauteurs de trouble venus de leur pays, sont en effet présents en France durant l'Euro de foot. 
Pour l’instant, l'UEFA n'a pas communiqué officiellement.

L'Euro 2016 en France est-il en train de devenir le championnat d'Europe des dérapages des supporteurs ?

Une intolérable banalisation s'installe jour après jour.
Des brèves échauffourées ont éclaté dans la tribune hongroise du stade Vélodrome à Marseille avant le coup d'envoi d'Islande-Hongrie. Deux groupes de fans hongrois, séparés par une simple rambarde, ont voulu se rejoindre, ce que les stadiers ont refusé. Un échange de coups s'en est suivi et l'intervention des CRS a été nécessaire pour ramener le calme. Puis, pour parachever le tout, le bref allumage d'un fumigène en tribune, alors qu'ils sont interdits dans les stades. Surtout, un groupe de supporteurs hongrois a été photographié (ci-dessus) faisant un salut nazi en tribunes.

Après les bagarres entre hooligans russes et anglais à Marseille. 20 Russes, dont l'ultranationaliste Alexandre Chpryguine, font l'objet d'arrêtés de reconduite à la frontière pour "trouble à l'ordre public". Au total, 43 Russes avaient été interpellés mardi dans leur car à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), puis placés en garde à vue.
Trois ont été jugés et condamnés à 12, 18 et 24 mois de prison ferme après avoir été reconnus sur des images de vidéosurveillance, lors de violentes "chasses aux Anglais" lors du Russie-Angleterre sur le Vieux-Port. Le parquet a estimé que, parmi les 20 autres expulsés samedi, se trouvent des hooligans violents et extrêmement préparés.

Supporteurs ukrainiens  arborant (au centre) des tatouages néonazis 
lors de la rencontre contre l'Irlande du Nord.





L'allumage de fumigènes en tribune est également interdit dans les stades.
Lundi, l'UEFA doit juger la Croatie et la Turquie pour des jets de fumigènes par leurs supporteurs en plein match.

dimanche 22 novembre 2015

Sabotage de l'arrivée d'électricité d'Ukraine en Crimée

L'état d'urgence est décrété en Crimée 

La livraison d'électricité ukrainienne à la région de Crimée  est totalement interrompue après la destruction de pylônes en Ukraine. 

Les autorités de la république de Crimée ont décrété l'état d'urgence dans la péninsule dans la nuit de samedi à dimanche, suite à la coupure totale de l'électricité venant d'Ukraine. Le ministère russe des Situations d'urgence a précisé que deux lignes à haute tension sont affectées et que 1,9 million d’habitants sont privés d’électricité. Depuis  le référendum d'autodétermination de la Crimée en 2014, l'Ukraine multiplie les mesures asphyxiant la sécessionniste: coupures d'électricité, suppressions de trajets en train et en car, etc... avec le soutien de pays européens.

Des attaques contre une ligne à haute tension, dans l'oblast de Kherson, sur le continent en direction de la Crimée, avaient déjà été recensées vendredi, conduisant à la fermeture de deux des quatre lignes approvisionnant la Crimée, rapporte l'agence Belga (à la différence de l'AFP et de ses petits copistes des organes de presse français). Deux nouveaux mâts ont été endommagés samedi par des auteurs inconnus, rapporte l'agence Tass. Depuis 00h20 dimanche (heure locale), toutes les parties habitées de la péninsule sont plongées dans la pénombre. 

Un sabotage aux explosifs ?

"Les générateurs de la république de Crimée ont été mis en marche. A 01h20, les villes de Simféropol, Yalta et Saki sont partiellement connectées", a précisé le ministère.

Selon les media russes, deux pylônes ont été détruits par des nationalistes ukrainiens dans la région de Kherson, en Ukraine, au nord de la Crimée annexée par Moscou en mars 2014. De leur côté, les media ukrainiens rapportent que le secteur où se trouvent les pylônes a été le théâtre d'échauffourées entre la police paramilitaire et des militants du mouvement nationaliste d'extrême droite Pravy sektor (Secteur droit).
La compagnie énergétique d'Etat ukrainienne, Ukrenergo, a également publié des photos d'un pylône électrique abattu et d'un autre endommagé. Selon elle, la nature des dégâts évoque un sabotage avec un possible "usage d'engins explosifs".

La Crimée fait partie de l'empire russe depuis la fin de du XVIIIe siècle et de l'Union des républiques socialistes soviétiques depuis 1922

La péninsule de Crimée, auparavant république autonome et russophone de l'Ukraine, a été rattachée à la Fédération de Russie, après un référendum réclamé par les habitants de Crimée à la suite du renversement à Kiev du président Ianoukovitch par des rebelles pro-occidentaux. En 1954, la Crimée avait été cédée à la République socialiste soviétique d'Ukraine par un décret soviétique: Nikita Khrouchtchev avait voulu "sceller l’union indéfectible des peuples frères". Après la chute du régime soviétique d'URSS en 1991, la Crimée avait obtenu le statut de République autonome de Crimée au sein de l'Ukraine indépendante. En 2014, la population -russophone- a obtenu sa réintégration à la Russie en tant que sujet fédéral.

samedi 16 mai 2015

Hollande a les deux Mistral sur les bras: les Français devront-ils dédommager Poutine ?

Le bras de fer se poursuit entre Moscou et Paris

La date-butoir est atteinte aujourd'hui


Le contrat entre la France et la Russie pour la livraison de deux Mistral est sur le point d'être annulé. Sauf que Paris et Moscou n'arrivent pas à se mettre d'accord sur les conditions de cette annulation.

Le refus de Hollande de livrer la commande empoisonne depuis plusieurs mois les relations
entre Paris et Moscou. La vente de deux navires de guerre de type Mistral pourrait être annulée. Le président de la République qui voulait se donner une image de fermeté avait bloqué  l'an dernier la livraison, rompant le contrat d'un milliard 200 millions d'euros, au prétexte que Poutine avait entendu l'appel au secours de la population russophone de l'Est de l'Ukraine aux mains des insurgés de Kiev qui comptent sur l'Union européenne pour sauver l'économie sinistrée du pays. L'irresponsable président français a ainsi fait passer l'illusion de son intérêt personnel désespéré avant l'intérêt général, malgré un niveau d'endettement resté élevé et des perspectives économiques d'avenir terne, voire sombre.

Paris a proposé de rembourser 785 millions d'euros à la Russie,
à condition que Moscou autorise la revente des navires à un pays tiers. Par exemple à l'Ukraine, avec une aide massive de l'U.E. ? Moscou a refusé le 'deal' et réclamerait 1,163 milliard d'euros. Et, pour l'heure, la Russie s'oppose toujours à une revente des bateaux pour des questions de sécurité nationale.
"Les deux porte-hélicoptères Mistral ont été construits pour la marine russe, pour nos hélicoptères, nos systèmes de contrôle, notre infrastructure. Ces bateaux ne peuvent en aucune circonstance être cédés à un pays tiers pour le moment, c'est une question de sécurité nationale", a expliqué un haut responsable du ministère russe de la Défense.

Que faire des deux navires ?

Jean-Dominique Merchet, journaliste à L'Opinion et spécialiste des questions de défense, ne doute pas qu'il y aura in fine [merci le latin...] un accord entre les deux pays. Sur France Info, il l'explique : "Les deux présidents Poutine et Hollande se sont mis d'accord politiquement. D'ailleurs, Poutine l'a dit ' je ne serai pas très exigeant'." Il y a deux mois de ça et on ne sait où il place le curseur de son niveau d'exigence...

Non livraison des Mistral: "Il y aura au final un accord," selon Jean-Dominique Merchet, mais quel sera le montant des indemnités ?

Reste que la France se retrouve avec deux bateaux de combat de trop et "ne sait vraiment pas quoi faire. Ce sont des bateaux assez spécifiques. La Marine française en possède déjà trois et n'en veut surtout pas d'autres: elle n'en a absolument pas besoin. Il faudrait trouver un client à l'exportation mais ça c'est très difficile", explique-t-il.
Hollande n'a su vendre aucun Rafale à la caillera de Cuba et l'A400M est actuellement invendable. Le Drian ne débarrassera-t-il des Mistral, bijoux de technologie ? 

Des décrypteurs spécialistes de l'embrouille de l'opinion

Des seconds couteaux de l'analyse partisane mettent en cause ... Sarkozy. C'est classique, mais difficile à démontrer, alors ils accusent sans présenter aucun argument.

Mistral, porte-hélicoptères d'assaut

Les faits et dates sont les suivants.
Le Mistral est un bâtiment de projection et de commandement (BPC) - dont les premières études remontent à 1997 - construit en France à Saint-Nazaire par STX France et lancé en 2004. La marine nationale devrait disposer de quatre bâtiments de ce type: en plus du Mistral, le Tonnerre (L9014) qui a été admis au service actif en août 2007, le Dixmude (L9015) qui est entré en service en juillet 2012, lequel sera suivi d'une quatrième unité dont la date de construction n'a pas été fixée. Les trois premiers BPC ont remplacé les TCD Ouragan, Orage et Foudre.

En octobre 2009, la Russie a exprimé le besoin d'un ou deux bâtiments et de l'éventuelle construction d'autres sous transfert de technologie, avec livraison d'un premier bâtiment fin 2014 et d'un second fin 2015. Le président Sarkozy n'avait pas eu à prendre parti dans un conflit étranger qui n'avait pas encore été déclenché.


La crise ukrainienne a débuté en 2013.
 
En novembre 2014, rupture du contrat par le président Hollande qui a décidé de surseoir, jusqu’à nouvel ordre, à l’exportation du premier Mistral à la fédération de Russie.

Le dédit de Hollande met en péril la crédibilité de la France et l'emploi des salariés de STX France à Saint-Nazaire.


samedi 23 août 2014

Ukraine: les occidentaux contestent une aide humanitaire parce que russe

Les indépendantistes ukrainiens n'ont-ils droit à aucun secours?

Un convoi d’aide humanitaire russe en Ukraine qualifié d' "invasion directe


Un Ukrainien russophone accueille le 
 convoi humanitaire de Moscou avec un drapeau russe 
au passage à la frontière,
le 22 août 2014


Vendredi 22 août, "la Russie a commencé à faire entrer sur le territoire ukrainien son convoi bloqué depuis une semaine à la frontière.  Elle n’a pas attendu la fin de l’inspection par les gardes-frontières et les douaniers ukrainiens de ses camions censés apportés de l’aide humanitaire aux victimes du conflit entre Kiev et les rebelles pro-russes," écrivent en choeur l'AFP et Reuters. Ainsi, le sort des Ukrainiens est-il méprisable puisque se sont des séparatistes étiquetés "rebelles"... 

"Cet acheminement se fait également sans l’escorte du Comité international de la Croix-Rouge," écrivent les agences partisanes, alors que le CICR, la plus ancienne organisation humanitaire existante, a refusé son concours. "La Croix-Rouge n’a pas reçu suffisamment de garantie de sécurité pour accompagner ce convoi", a prétexté cette entité souveraine non-gouvernementale, soucieuse de préserver ses privilèges (essentiellement fiscaux) ainsi que ses immunités dans de nombreux pays.

Près de 100 des quelque 300 camions du camion avait franchi la frontière vers 11h30, heure de Paris. Seule une trentaine aurait été inspectée.
Selon l’agence Reuters, un petit nombre de "rebelles" pro-russes accompagnaient le convoi qui a pris la direction de Lougansk, l’un des bastions des insurgés. Moscou avait indiqué que tous les prétextes pour retarder la livraison de l’aide avaient été écartés.

Le chef des services de sécurité ukrainiens, a accusé la Russie "d’invasion directe", tandis que "des violations flagrantes du droit international" ont été dénoncées par le ministère ukrainien des Affaires étrangères du gouvernement des fantoches de KievLe président Petro Porochenko a en effet été élu au premier tour par 20 % des électeurs. Quant au premier ministre, Arseni Iatseniouk, issu des manifestations de la place Maïdan qui renversa le pouvoir légitime, il avait été désigné en février 2014 et démissionnaire en juillet 2014 et remplacé le lendemain par Volodymyr Hroïsman, premier ministre "de facto" ! Les "rebelles" ne sont donc pas ceux qu'Obama accable, avec le soutien d'une presse officielle soumise.
VOIR et ENTENDRE le parti-pris pro-occidental du reportage:

Le convoi d’aide humanitaire russe, controversé par Obama et ses vassaux occidentaux, est arrivé ce vendredi à Lougansk dans l’Est de l’Ukraine, selon les séparatistes pro-russes. Les séparatistes sont retranchés dans leurs deux derniers bastions, Lougansk et Donetsk.
"Sans attendre le feu vert [des autorités pro-occidentales] de Kiev, ni même la fin de l’inspection de ses centaines de camions par les douaniers ukrainiens [compatriotes des russophones en détresse], sans même l’escorte du Comité international de la Croix-Rouge [dont les activités sont statutairement cadrées par sept principes fondamentaux: humanité,volontariat,unité, universalité ET impartialité, neutralité et indépendance], la Russie a fait franchir la frontière ukrainienne ce matin à son convoi qui était bloqué depuis une semaine".

D’après un officier de police russe qui accompagnait les véhicules, la totalité des quelque 260 camions est entrée sur le territoire ukrainien. Seule une trentaine aurait été contrôlée. 

Les camions du convoi humanitaire russe ont été déchargés à Louhansk. 

Des camions qui seraient pour certains à moitié vides, dénoncent certains observateurs qui n'ont pas vu d'armement. On y voit parfois une seule palette dans un 25 tonnes [de quoi? Un tel flou cacherait-il un loup?], "de quoi susciter le doute plus que l’apaisement", commentent les agences inféodées.

Moscou garantit que les 300 camions blancs amènent 1800 tonnes d’aide humanitaire aux Ukrainiens piégés dans les zones de combats. Ils sont "censés" contenir des générateurs électriques, du sucre, du thé et de la nourriture pour bébé, supputent les agences partisanes. 
Ce vendredi, le Kremlin a décidé unilatéralement [parce que souverain?] de forcer le passage, à la frontière, accusent les organes de presse indifférents au sort des russophones.

La Russie doit se passer de l’escorte de la Croix Rouge qui faillit à ses obligations d'impartialité et de neutralité. L’ONG avait renoncé à accompagner le convoi, estimant que sa sécurité n‘est pas garantie. Il n'a pourtant été fait état d'aucun incident. 
Depuis une semaine, les camions d'aide humanitaire étaient stationnaient à la frontière, bloqués par Kiev aux ordres d'Obama. Kiev voulait d’abord contrôler le chargement, prétextant la peur d’y trouver des armes pour les séparatistes. Les fantoches de Kiev dénoncent, à présent, une "invasion" et Libération, nouveaux - pro-Américains et atlantistes: effet Obama? -  applaudit à la décision du Conseil de Sécurité de l'ONU de se réunir après "l'incursion russe en Ukraine" ! Demain une "invasion" ? L'humanitaire est ainsi devenu une chasse gardée des "maîtres du monde"...

samedi 9 août 2014

Ukraine: les autorités tentent de déloger de nouveaux manifestants

Le Maïdan s’enflamme à nouveau

La place de l'Indépendance de Kiev a connu de nouveaux affrontements, jeudi 7 août
Six mois après le départ du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, les derniers contestataires restés sur Maïdan à Kiev depuis février ont résisté aux forces du ministère de l'Intérieur qui escortaient des employés municipaux venus nettoyer le campement.
A la suite du départ de deux partis de sa coalition, le gouvernement d’extrême-droite issu de la rébellion pro-occidentale et dirigé par Arseni Iatseniouk (ci-contre à droite) a démissionné le 24 juillet et Vladimir Groïsman est le nouveau Premier ministre par intérim.
"Ce matin, des personnels de la mairie dotés de grues ont entrepris de débarrasser la place des tentes rapporte le site de la télévision ukrainienne Espreso.tv, traduit par Courrier International (groupe Le Monde). En riposte, les contestataires ont brûlé des pneus. [...] Dans une des tentes démontées, plusieurs armes ont été saisies, ainsi que des munitions et des grenades."

Déterminés à rester

Au cours de ces heurts entre des dizaines de manifestants et les forces de l'ordre, des pneus ont été enflammés et des pavés jetés vers les bataillons de policiers protégés derrière des boucliers métalliques.

Les troupes ukrainiennes sont en grande partie formées de contestataires issus des mêmes rangs que ceux qu'elles venaient déloger.
"Ils sont venus des deux côtés et ont essayé de démonter les tentes et le reste", a protesté auprès de l'Agence France-Presse Andriï, une barre de fer à la main. "Ils ne veulent plus de nous, mais nous ne sommes pas prêts à partir."

Le visage en sang, des manifestants se sont retrouvés. 

"Rappelons-lui qui l'a fait maire", répètent les contestataires

Assistant à la scène pendant que les occupants de la place entonnaient l'hymne ukrainien, les employés communaux ont commenté, désemparés : " Quels idiots ! On nous dit de venir nettoyer et eux ils nous arrêtent et ils mettent le feu."

samedi 24 mai 2014

Ukraine: comment le scrutin serait-il plus légal à l'Ouest qu'à l'Est ?

En plein conflit, les électeurs se détermineront sous la pression de la ruine de leur économie

Les pays occidentaux, dont l'Europe et la France, ont fait du "
roi du chocolat" leur champion. 
Le milliardaire, candidat des Occidentaux,
prochain président annoncé de l'Ukraine
Le milliardaire Petro Porochenko serait un candidat de compromis qui pourrait convenir à une partie des gens de l’Est du pays, assure la sociologue Irina Bekechkina, témoin choisi par le journal socialiste Le Monde et le site socialiste Huffington PostCette Ukrainienne est tellement indépendante qu'elle raconte avoir rencontré des habitants de Kiev qui s'exprimaient en russe et qui sont passés à l'ukrainien en signe de protestation contre l'intervention russe... On peut aussi prétendre l'inverse en citant des opposants à Kiev habitant Lviv qui ont décidé fin février de passer au russe le temps d'une journée ! A la vérité, selon les études, seulement 1% de la population ne comprend pas l'ukrainien et 1% ne comprend pas le russe, souligne Mme Bekechkina. 
Le clivage linguistique entre le russe et l'ukrainien est donc artificiel et exploité en signe d'appartenance. Mais le floutage est en revanche réel. Le Monde, ni le Huffington Post passent d'ailleurs sur certains détails qui desservent leur thèse. Ainsi, originaire de l'est russophone et qualifié d'"homme de Moscou", le président déchu Viktor Ianoukovitch s'est-il efforcé d'améliorer sa maîtrise de l'ukrainien pour être le président de tous. Pareillement, l'ex-Premier ministre pro-occidentale Ioulia Timochenko, aux accents volontiers nationalistes, est -contrairement aux apparences- elle aussi originaire de l'est russophone.

Obama, Hollande et Fabius soutiennent un ploutocrate
Le candidat des socio-démocrates  occidentaux est un capitaliste 
Petro Porochenko fut ministre des Affaires étrangères de Viktor Iouchtchenko, tandis que Ioulia Tymochenko, femme d'affaires de l'industrie gazière, était premier ministre: c'est dire l'importance du changement attendu à Kiev par Obama et l'Union européenne. Ni Le Monde, ni le HuffPost ne précise que le candidat de Fabius et Hollande est en fait un capitaliste Porochenko ne détient pas seulement le monopole de la confiserie en Ukraine, mais le favori de l'Europe libérale dénoncée par les socialistes possède surtout plusieurs sites de production d'automobiles et d'autobus, le chantier naval Leninska Kuznya, la chaîne de télévision 5 Kanal et le magazine Korrespondent. Le magazine Forbes estime sa fortune à 1,6 milliard de dollars.

Les Ukrainiens votent dimanche pour la présidentielle, dans le chaos

Des combats se déroulent pendant le vote
Nos media pointent des "attaques meurtrières" de "rebelles pro-russes" contre l' "armée régulière". Pour tout dire, le climat s'est effectivement alourdi, mais les vertueux qui traitent la foule des "séparatistes" russo-phones de rebelles, mais qualifient de "régulière" une armée levée par les insurgés du Maïdan à Kiev, où le pouvoir transitoire n'a aucune légitimité. 
Les élections ukrainiennes du 25 mai visent en effet à donner un pouvoir légitime à l'Ukraine divisée depuis février 2014, quand des batailles de rue s'engagèrent entre les manifestants de l'opposition et les forces de sécurité, incluant des snipers, qui tiraient à balles réelles et firent des centaines de blessés et des dizaines de morts. Le pouvoir du président Ianoukovitch en place à Kiev fut renversé par les insurgés pro-occidentaux qui s'étaient emparés de la rue dans la nuit du 21 au 22 février.
Depuis, les puissances occidentales soutiennent un pouvoir insurrectionnel qui cherche à sauver l'économie en ruines de l'Ukraine en se tournant vers l'Union européenne. Dans cette lutte d'influence contre la Russie de Poutine, l'Union européenne risque d'imposer un nouveau fardeau  à ses populations elles-mêmes en prise avec la crise.
Les USA du démocrate Obama sont accusés d'ingérence armée 
"Quelque 400 membres des commandos d'une compagnie de sécurité privée auraient été déployés en Ukraine dans le cadre de l'opération qualifiée "d'anti-terroriste" par Kiev, selon Bild am Sonntag. Le journal allemand relie ces mercenaires à la défunte société de sécurité privée Blackwater," relaie La Tribune.

Les occidentaux ont décidé que le scrutin sera légal, quoi qu'il arrive
Près de deux millions d'électeurs pourraient avoir du mal à voter. 36 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour la présidentielle et pour assurer sa tenue, Kiev a déployé 55.000 policiers et 20.000 volontaires.
Mais à quarante-huit heures d'une élection présidentielle censée rétablir l'ordre dans un pays en proie à une guerre civile larvée, les affrontements, ponctuels mais meurtriers, se multipliaient dans l'est de l'Ukraine, avec notamment la présence de "milices" pro-ukrainiennes venues en découdre avec les séparatistes, rapporte Le Monde, avec des photos de militaires exclusivement ...pro-russes à l'appui.  
Le quotidien Le Monde se félicite de combats - à 24h du scrutin - opposant des miliciens pro-russes et, "pour la première fois" depuis le début de "la reconquête" (par un pouvoir illégitime !) du "front de l'Est" par l'armée ukrainienne, des hommes armés se réclamant du bataillon Donbass, une "milice pro-ukrainienne", dans la région de Donetsk. Une vingtaine de ces agresseurs ont attaqué un barrage pro-russe près du village de Karlivka, à 25 km à l'ouest de la capitale régionale. Des membres du groupe ultranationaliste Pravyi Sektor étaient également présents dans les alentours, et affirment avoir pris part aux combats.
Le ministre des Affaires étrangères de Hollande n'y voit pas d'obstacle
Lundi à Pékin, Laurent Fabius a estimé qu'"il serait "très difficilement admissible" que l'on s'oppose de l'extérieur à l'élection présidentielle en Ukraine dimanche, seule issue démocratique au "vide politique" dans le pays.
Les mêmes qui dénoncèrent les conditions du vote d'auto-détermination de deux régions russophones de l'Est de l'Ukraine
,
à la suite de la demande de la Crimée de son rattachement à le Russie, sont aujourd'hui moins regardant sur le respect des conditions légales du déroulement du scrutin. 
Fabius crache d'ailleurs toujours son fiel, se livrant à l'un de ses parallèles douteux que la presse qualifie pourtant volontiers d'analyse.  "Les Russes sont dans une situation peut-être un petit peu paradoxale, pour employer un mot neutre [sic], car il est assez difficile de soutenir --ce qu'ils ne font pas d'ailleurs-- [quelle est la motivation malsaine de cette élucubration fétide ?] que l'élection en Ukraine serait illégitime, alors que celle en Syrie ne le serait pas", a souligné le ministre français des Affaires étrangères en précisant qu'en Syrie, contrairement à l'Ukraine, "on sait (à l'avance) qui est le vainqueur" du scrutin.
Or, lors d'une visite dans le Caucase, le président François Hollande,  avec un parti-pris atlantiste, avait par avance déclaré "nul et non avenu" le référendum organisé par les séparatistes, estimant que la seule élection qui vaudrait à ses yeux serait la présidentielle du 25 mai...

A Kiev le président par intérim, Olexandre Tourtchinov, a appelé "chacun" des Ukrainiens à se rendre aux urnes pour donner "un pouvoir légitime" [!] à leur pays et à Saint-Pétersbourg Poutine a déclaré vendredi qu'il respecterait le "choix du peuple ukrainien" dimanche et travaillerait avec le chef de l'Etat élu. "En principe, en vertu de la Constitution, il ne peut y avoir d'élection car le président (Viktor) Ianoukovitch (...) est le président en exercice", a déclaré vladimir Poutine.  Mais "nous voulons nous aussi qu'en fin de compte le calme revienne (en Ukraine), nous allons respecter le choix du peuple ukrainien", a-t-il ajouté, assurant que Moscou "travaillerait avec les nouvelles autorités".

   

lundi 12 mai 2014

Ukraine: c'est le gouvernement transitoire qui dénonce le référendum populaire à l'Est

Kiev, Illégitime, nie pourtant la volonté populaire de séparation

La population mobilisée vote massivement pour la Russie
89,07 % de oui dans la région de Donetsk. Ce sont les résultats officiels publiés dimanche soir par les séparatistes russo-phones, qui organisaient un référendum d'auto-détermination dans deux régions de l'Est de l'Ukraine.

Le taux de participation à ce scrutin souligne la détermination du peuple
75 % de participation. Le dépouillement a été particulièrement rapide car les bureaux de vote ont fermé vers minuit et les résultats ont été annoncés dans la foulée par Roman Lyagin, directeur du comité électoral de la République de Donetsk.

Les résultats de Louhansk, l'autre région consultée, ne sont pas encore connus. 
Avant même le scrutin, ces démocrates avaient décidé que ce référendum serait illégal

Ils sont attendus avant lundi en fin de matinée.

En tout, 7,3 millions de personnes étaient appelées aux urnes.

Désaveu des Européens, notamment François Hollande

Le choix populaire est pour eux "nul et non avenu" car il pose des limites à l'expansionnisme européen et ne donnera lieu à aucune conséquence politique, affirment-ils.

Le gouvernement auto-proclamé des rebelles de Kiev est en revanche illégal
Il n'est pas issu d'un vote démocratique, mais d'une insurrection de la rue.
Il est transitoire, puisque que les élections présidentielles n'ont pas encore eu lieu: elles sont prévues pour le 25 mai prochain.

 

dimanche 11 mai 2014

Ukraine: petit rappel des faits à l'heure du vote des habitants de l'Est

Référendum d'autodétermination dans l'Est de l'Ukraine: indépendance ou fédéralisme ?
"Le référendum sur l'indépendance, organisé par les séparatistes pro-russes"
s'est ouvert comme prévu, ce dimanche, dans l'Est de l'Ukraine", écrit la très "conservatrice" agence de presse française qui dramatise, n'envisageant pas un vote négatif et participe à la désinformation généralisée par les pays occidentaux, dits démocratiques. En effet, le référendum a lieu dans seulement deux régions frontalières de la Russie, puisque la Crimée s'est déjà prononcée en faveur de la Russie, et laisse évidemment le choix d'approuver (ou non) l'indépendance, ainsi qu'un éventuel fédéralisme de l'Ukraine, ou de s'abstenir. 

"
Le référendum organisé par les séparatistes pro-russes dans l'Est de l'Ukraine sur l'indépendance des deux régions qu'ils contrôlent s'est ouvert dimanche", continue ce journal.
Le quotidien socialiste Le Monde reconnaît un "enthousiasme populaire" pour ce référendum, ce qui implique que ce vote est légitime, mais s'entête également à qualifier de "séparatistes" les victimes de "Kiev", comme dit pudiquement l'AFP, admettant qu'il est "impossible de discuter avec le gouvernement ukrainien quand celui-ci mène "une guerre et un génocide" contre les populations de l’Est.
Ces interprétations contiennent un nombre extravagant de mensonges dans les termes. Dans la forme donc,     Sur le fond, en vérité, le référendum incriminé ne pose pas  la question unique et abrupte de l'indépendance: trois options
VOIR et ENTENDRE le journaliste Pierre Lorrain, consultant de BFMTV qui présente les cas de figure:

Plus de sept millions d'Ukrainiens de l'Est sont appelés à voter pour décider du sort des régions de Donetsk et Lougantsk
, ce qui pourrait déboucher sur la sécession de cette partie du pays. "Cette consultation aux conséquences potentiellement historiques est considérée comme illégale par Kiev et la communauté internationale".  Les Occidentaux s'ingèrent sans aucune légitimité dans un conflit interne étranger: depuis Washington, l'Américain Obama continue de jouer les "gendarmes du monde", tout métis et démocrate soit-il, et son valet Hollande opine, pour exister à l'international, faute de réflexion et de politique indépendantes. 
Pourtant, ce soutien constitue un conflit d'intérêts puisque "Kiev" est ouvertement pro-occidental et souhaite à terme intégrer l'Union européenne. Pour les Européens, la question serait de savoir avant toute chose si notre intérêt bien compris est de supporter une Ukraine dont l'économie est dévastée. L'Union européenne a-t-elle les moyens politique  et économique d'un tel nouveau fardeau? 
La consultation se déroule en outre "sur fonds de nouveaux combats entre l'armée ukrainienne et les rebelles" qui assiègent depuis plusieurs semaines la ville de Slaviansk, où l'on vote aussi.

Hollande reçoit les insurgés de Kiev
à l'Elysée
La presse aux ordres de l'Elysée travestit la réalité historique.
Les séparatistes sont maintenant qualifiés de "rebelles"... Il convient donc d'inlassablement rappeler aux journalistes à bac+5, d'une part que Kiev est un gouvernement insurrectionnel et transitoire installé par la rue et, d'autre part, que,  dans ce conflit, les rebelles ne sont pas les "séparatistes". L'AFP aux ordres de l'Elysée opère donc un "retournement" non pas économique, pour le coup, mais intellectuel. Ainsi, en soutenant des régimes à potentiel totalitaire, les politiques et les media réitèrent en Europe l'expérience souvent désastreuse des "printemps arabes" qui portent atteinte aux libertés fondamentales des populations qu'ils prétendaient libérer.

Détail de l'Histoire pour les "ingérents" occidentaux. 
Quand en 1944, l'Armée rouge annexa la plus grande partie de l'Ukraine, le indépendantistes étaient essentiellement situés dans les régions ouest et le contentieux reste vif avec l'ex-Union soviétique: ils poursuivent aujourd'hui leur résistance armée contre la Russie. À la fin du conflit, le bilan des pertes ukrainiennes est de 8 millions de morts dont 1,377 million de militaires.

La dernière élection présidentielle remonte à dix ans

Alors que la présidence était assurée par Leonid Koutchma, un ancien apparatchik du Parti communiste, considéré comme corrompu et lié aux groupes mafieux, la dernière élection présidentielle a eu lieu en octobre et novembre 2004. Suite à des soupçons de fraude et à la pression populaire, plus ou moins spontanée, de la Révolution orange, la Cour suprême a annulé le résultat du second tour qui donnait vainqueur l'ancien Premier ministre Viktor Ianoukovytch sur Viktor Iouchtchenko. C'est ce dernier, jouant la carte de l'Europe et du libéralisme, qui emporta bien que son adversaire ait maintenu ses solides positions dans l'Est et le sud du pays russophones et russophiles. Viktor Iouchtchenko  désigna alors premier ministre Ioulia Tymochenko, femme d'affaires entrée en politique du temps du président Koutchma. Sur fond de corruption, le 8 septembre 2005 le président Viktor Iouchtchenko limogea le gouvernement de Ioulia Tymochenko. A travers plusieurs élections, il apparaît clairement une préférence pour les candidats pro-européens en Ukraine du nord-ouest proche de la Pologne, et pour les candidats pro-russes en Ukraine russophone du sud-est délivrée de la domination turco-tatare par les cosaques et la Russie.

Les bulletins à la vue de tous


"A Donetsk, principale ville de la région, avec un million d'habitants, "quelques feuilles" sont accrochées avec le mot référendum [...] juste en dessous du drapeau de la République de Donetsk, 'autoproclamée' par les 'rebelles', bleu et rouge avec l'aigle bicéphale. A l'intérieur de l'école, deux grandes urnes transparentes sont déposées à même le sol [Le scrutin n'étant pas alors ouvert, pourrait-on préciser]. Une dizaine de personnes sont déjà là pour encadrer le vote, de grandes listes électorales à la main." 
Si les organisateurs du vote sont des séparatistes, ce ne sont pas des rebelles.
Les rebelles sont à KievDepuis novembre 2004, Kiev est le centre d'une vaste campagne de protestation pacifique appelée Révolution orange, opposée au pouvoir légitime. En janvier 2014, des barricades furent érigées et de nombreux manifestants furent blessés par des cocktails Molotov. Ils affrontèrent  la police, réclama  la démission du Président Ianoukovitch faisant plusieurs centaines de blessés ou de morts. 
Fin janvier 2014, la contestation débutée à Kiev rencontra l'opposition des pro-russes qui refusaient d'être entraînés dans le chaos. "Je suis pour la paix et le calme et c'est pour cela que je suis venue voter", affirme Svetlana, médecin de 55 ans, qui dépose son bulletin dans l'urne en même temps qu'une femme et sa fillette "sortant du même isoloir", insinue le journaliste. Une fois le bulletin dans l'urne transparente, chacun peut sans difficulté lire le choix du votant, les bulletins n'étant pas placés sous enveloppes.
"Nous venons nous battre pour nos droits et devenir indépendants. Nous sommes heureux qu'on nous donne le droit de nous exprimer. Si nous devenons indépendants, ce sera dur au début, mais ce sera toujours mieux que d'être avec des fascistes", affirme Tatiana, 35 ans, fleuriste. Les "fascistes", pour les séparatistes russophones de l'Est de l'Ukraine, sont les autoritéspro-européennes du gouvernement autoproclamé et illégitime de Kiev, qui s'est installé au pouvoir après la contestation qui a renversé en février le président Viktor Ianoukovitch, un proche de Moscou, accusent les rebelles et les Occidentaux qui ont l'initiative du risque d'un retour à la "guerre froide".
Combats à Slaviansk

A l'approche de l'ouverture du scrutin,
les rebelles pro-occidentaux ont lancé une offensive contre Slaviansk dimanche dernier, car la ville est un
bastion des insurgés pro-russes encerclé par les forces ukrainiennes responsables début mai d'une vaste opération militaire. De nombreuses et très fortes détonations ont ainsi retenti en début de matinée. Après des tirs nourris pendant une grande partie de la nuit, les affrontements ont recommencé dans le village d'Andriïvka, sur la "ligne de front", à l'entrée sud de cette cité de 110.000 habitants encerclée par les forces ukrainiennes qui y ont déclenché depuis début mai une vaste opération "antiterroriste"... 

L'offensive de Kiev a fait une trentaine de victimes à Slaviansk
Mais Un commandant de l'OTAN accuse Poutine de chercher le "chaos". La crainte de Kiev et des Occidentaux est de voir se reproduire dans l'Est de l'Ukraine un scénario similaire à celui qui a abouti en mars au rattachement de la Crimée russo-phone à la Russie, après un référendum contesté par les Occidentaux qui ont des vues sur l'Ukraine et des intérêts économiques à la maîtrise du gaz: la presse dénonce la pire crise diplomatique entre Occident et Russie depuis la fin de la Guerre froide. Les Etats-Unis ont d'ores et déjà réaffirmé qu'ils ne reconnaîtront pas le résultat de ces référendums populaires. Avant même qu'ils aient eu lieu, ils les ont déclarés "illégaux en vertu du droit ukrainien et (qui) sont une tentative pour créer des divisions et des troubles", mais surtout en vertu de leur rivalité avec la Russie.

Le part-pris de la presse hexagonale
Le Monde publie des commentaires partisans d'illustres inconnus. "Ce scrutin organisé en quelques jours ressemblera à un coup de force", affirme le journaliste Benoît Vitkine dont la compétence reste à démontrer quand les envoyés spéciaux commentent les dépêches d'agences depuis leurs chambres d'hôtels. Comme ses confrères, il prétend "comprendre" mieux que quiconque et observe à la télévision que des hommes armés sont partout, que trois photocopieuses impriment des cartons entiers de bulletins, comme si c'était en soi une preuve de tricherie, et que des " volontaires" venus de toute la région pour charger ces cartons dans des voitures et convoyer les bulletins jusqu’aux chefs-lieux des différents districts de la région. En quoi est-ce illégal? "Même topo à Lougansk", écrit-il de manière tendancieuse. 

Hollande et Merkel jugent "illégaux" les référendums démocratiques et populaires prévus dans l'est du pays


Consulter le peuple est devenu critiquable pour François Hollande et Angela Merkel qui ont pris parti sur le conflit ukrainien. Dans un texte commun, ils ont à nouveau montré leurs biscoteaux mous, menaçant vaguement Moscou de "conséquences", en cas de non tenue des élections présidentielles en Ukraine.

Hollande et Merkel en écho aux insurgés
"Kiev" a qualifié dimanche le référendum pour l'"indépendance" dans l'Est de l'Ukraine de "farce criminelle" financée par le Kremlin, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères. 

"Le référendum du 11 mai inspiré, organisé et financé par le Kremlin est juridiquement nul et n'aura aucune conséquence juridique pour l'intégrité territoriale de l'Ukraine", souligne le ministère. "Les organisateurs de cette farce criminelle ont violé la Constitution et les lois ukrainiennes".

Depuis son forcing sur le mariage homosexuel, on sait en France que Hollande n'est pas favorable aux référendums démocratiques. Il se contente d'anaphores et de promesses floues de débat et de dialogue et autres concertations... 


Quand les Occidentaux ne traitaient pas les référendums de "farces illégales"
En 1990, au lendemain de la chute du Mur de Berlin, la légalité du référendum d'autodétermination de l'Ukraine ne fut pas contestée par les maîtres américains du monde. La libéralisation du régime soviétique et la libération des détenus politiques datait seulement de 1989 mais permit aux Ukrainiens de s'organiser pour défendre leurs droits à la souveraineté (Mouvement national ukrainien, Roukh, en 1989. Lors des élections de mars 1990, les partis ukrainiens du bloc démocratique obtinrent alors environ 25 % des sièges au Parlement. En juillet, sous l'influence des députés démocrates, le Parlement adopta la Déclaration sur la souveraineté politique de la République d'Ukraine, premier pas vers l'indépendance complète de l'Ukraine, proclamée en août 1991 et confirmée par le ...référendum du 1er décembre 1991 : 90,5 % d'électeurs votent en faveur de l'indépendance. 

Le bloc occidental ne trouva rien à redire. Le journal L'Humanité, peut-être.
L'organe du PCF n'a pas la même analyse que l'AFP soumise à l'Elysée et  la presse paresseuse et dépendante de l'agence. Il parle d' "un référendum d'auto-détermination, maintenu malgré les appels au report et à l’apaisement de la Russie. Les violences ont repris dès les premières heures du vote autour de Slaviansk, où la présence de mercenaires américains a été confirmée.
La farce serait donc réelle, mais la comédie que jouent les occidentaux et leur presse pourrait virer à la tragédie.