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dimanche 22 novembre 2015

Sabotage de l'arrivée d'électricité d'Ukraine en Crimée

L'état d'urgence est décrété en Crimée 

La livraison d'électricité ukrainienne à la région de Crimée  est totalement interrompue après la destruction de pylônes en Ukraine. 

Les autorités de la république de Crimée ont décrété l'état d'urgence dans la péninsule dans la nuit de samedi à dimanche, suite à la coupure totale de l'électricité venant d'Ukraine. Le ministère russe des Situations d'urgence a précisé que deux lignes à haute tension sont affectées et que 1,9 million d’habitants sont privés d’électricité. Depuis  le référendum d'autodétermination de la Crimée en 2014, l'Ukraine multiplie les mesures asphyxiant la sécessionniste: coupures d'électricité, suppressions de trajets en train et en car, etc... avec le soutien de pays européens.

Des attaques contre une ligne à haute tension, dans l'oblast de Kherson, sur le continent en direction de la Crimée, avaient déjà été recensées vendredi, conduisant à la fermeture de deux des quatre lignes approvisionnant la Crimée, rapporte l'agence Belga (à la différence de l'AFP et de ses petits copistes des organes de presse français). Deux nouveaux mâts ont été endommagés samedi par des auteurs inconnus, rapporte l'agence Tass. Depuis 00h20 dimanche (heure locale), toutes les parties habitées de la péninsule sont plongées dans la pénombre. 

Un sabotage aux explosifs ?

"Les générateurs de la république de Crimée ont été mis en marche. A 01h20, les villes de Simféropol, Yalta et Saki sont partiellement connectées", a précisé le ministère.

Selon les media russes, deux pylônes ont été détruits par des nationalistes ukrainiens dans la région de Kherson, en Ukraine, au nord de la Crimée annexée par Moscou en mars 2014. De leur côté, les media ukrainiens rapportent que le secteur où se trouvent les pylônes a été le théâtre d'échauffourées entre la police paramilitaire et des militants du mouvement nationaliste d'extrême droite Pravy sektor (Secteur droit).
La compagnie énergétique d'Etat ukrainienne, Ukrenergo, a également publié des photos d'un pylône électrique abattu et d'un autre endommagé. Selon elle, la nature des dégâts évoque un sabotage avec un possible "usage d'engins explosifs".

La Crimée fait partie de l'empire russe depuis la fin de du XVIIIe siècle et de l'Union des républiques socialistes soviétiques depuis 1922

La péninsule de Crimée, auparavant république autonome et russophone de l'Ukraine, a été rattachée à la Fédération de Russie, après un référendum réclamé par les habitants de Crimée à la suite du renversement à Kiev du président Ianoukovitch par des rebelles pro-occidentaux. En 1954, la Crimée avait été cédée à la République socialiste soviétique d'Ukraine par un décret soviétique: Nikita Khrouchtchev avait voulu "sceller l’union indéfectible des peuples frères". Après la chute du régime soviétique d'URSS en 1991, la Crimée avait obtenu le statut de République autonome de Crimée au sein de l'Ukraine indépendante. En 2014, la population -russophone- a obtenu sa réintégration à la Russie en tant que sujet fédéral.

vendredi 27 novembre 2009

Affaire Tarnac : la dixième mise en examen

Les avocats vont devoir développer une nouvelle contre-enquête

Alors que les avocats de Julien Coupat et son comité de soutien s’affairent à jeter le discrédit sur l’instruction de l’affaire du sabotage de lignes de TGV en novembre 2008, les enquêteurs mettent en cause un 10e présumé innocent. Elle montre que la police et le juge d'instruction poursuivent la piste du groupe d'ultra-gauche et ne se laissent pas impressionner par la campagne de presse qui les dénigre.

Un homme de 33 ans a donc été mis en examen vendredi 27 novembre dans cette affaire également dite "de Tarnac".
Christophe Becker est poursuivi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, recel de vol, recel de faux documents administratifs et falsification de documents administratifs", selon une source judiciaire.
Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, après trois jours de garde à vue et une audition par le juge Thierry Fragnoli.

Les enquêteurs l'ont mis en cause sur le fondement d'une expertise de son ordinateur qui l'impliquerait dans la fabrication de faux documents et en raison de la découverte, lors d'une perquisition chez lui, à Tarnac (Corrèze), de quatre cartes d'identité volées en Suisse. Banal et irrépréhensible...
Il est soupçonné des sabotages commis par le placement de fers à béton sur des caténaires SNCF dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, ainsi que le 26 octobre 2008.

Mercredi, la défense des neuf autres mis en examen et des parlementaires de gauche ont riposté par la mis en cause de la police.

-> Les parlementaires et avocats militants ne présument pas innocents la police et l’instruction.
-> Ils mettent aussi en cause l'audition d'un agriculteur interrogé le 14 novembre 2008 "sous X", comme le permet la procédure, et qui disait le groupe de Tarnac violent et capable de tuer, avant de se rétracter dans plusieurs media et de possibles pressions.
-> Un autre grief de la défense concerne le procès-verbal de filature établi par la police le soir des sabotages et aussi les traces de pas et de voiture retrouvées sur les lieux, qui ne correspondraient pas à celles du couple.
-> Il reste que les enquêteurs démontrent la présence près d'une ligne du TGV sabotée, en rase campagne et en pleine nuit, de celui qui est soupçonné d’être le chef du groupe, Julien Coupat, et de son amie Yldune Lévy.

Qui sait combien de nouveaux cabinets d'avocats vont encore démarcher le héros n°10 et proposer leurs services gracieux ? Combien d’élus délaisseront-ils la campagne de rejet du projet de réforme de la taxe d’exploitation ? En exerçant des pressions toutes démocratiques sur l’enquête, les media feront fi de la séparation des pouvoirs et tenteront aussi de doper leurs tirages, comme les sites peu scrupuleux buzzeront à qui mieux mieux pour exister ?

Me Jérémie Assous, avocat du 10e, réagit en exprimant des sentiments personnels: « il s'agit ni plus ni moins que d'une misérable tentative de déviation médiatique afin d'éviter de répondre aux deux questions qui font le socle de l'accusation : dans quelles conditions Jean-Hugues Bourgeois qui affirme être le témoin sous X - et sur qui repose la notion d'association de malfaiteurs et d'entreprise terroriste - a été auditionné, et où étaient les policiers le 8 novembre à 4 heures du matin (lors du sabotage de Dhuisy) ».
On n'attend d'ailleurs pas de Me Assous qu'il s'interroge, en revanche, sur les éventuelles pressions que J.-H. Bourgeois a bien pu subir au point d'être amené à se rétracter.
La défense a tout le loisir, relayée par certains media, d'accabler ceux qui recherchent la vérité, plutôt que de militer systématiquement en faveur ee quiconque a maille à pertir avec la justice.

Son contrôle judiciaire interdit au "jeune homme" (de quelque 32 printemps néanmoins...) de voir les autres mis en examen. Seule exception, les époux étant tenus de vivre ensemble selon le code civil: Manon Glibert, sa femme, l'une des mis en examen dans cette affaire.

Ce qu'il ne faut pas faire tout de même à l'heure des séries américaines !
Plus télévisuel tu meurs

Le jeune avocat raconte -avec sa conviction professionnelle et une sensibilité d'artiste- ce qui deviendra rapidement un feuilleton à charge sur Canal+ ou M6 : " Ils (les policiers de la sous-direction antiterroriste) ont cassé la porte de l'appartement ce matin à 6 h 30. [Ils n'ont manifestement pas obtenu de réponse à leur demande d'autorisation de procéder]. Ils ont procédé au placement en garde à vue de Christophe Becker. Ils ont procédé à une perquisition lors de laquelle ils ont tout retourné dans l'appartement. Face à la peur et à l'angoisse des enfants, notamment du petit de 4 ans, ils ont eu comme réaction pour le calmer de le braquer. Comme si braquer un enfant de 4 ans pouvait le calmer. C'est la deuxième fois qu'ils procèdent de la sorte, alors que les coordonnées de M. Becker, ils les ont dans le dossier depuis de nombreux mois. Une simple convocation aurait permis d'obtenir le même résultat ».
Me Assous est déjà l'avocat des candidats de l'Ile de la Tentation.
Tout est donc simple. Il suffira d'interdire à la justice de mener des instructions et à la police de procéder aux enquêtes, perquisitions et arrestations...

dimanche 8 novembre 2009

Tarnac: les avocats de la défense mènent une contre-enquête

Dès lors les juges sont-ils supposés assurer la défense des présumés innocents aux mains pleines ?

Pourquoi une contre-enquête serait-elle plus objective que l'enquête ?

Le 8 novembre 2008, d'importants retards SNCF avaient été signalés sur des centaines de TGV dans l'Oise dans les deux sens de la ligne Paris-Lille, dans l'Yonne, et en Seine-et-Marne. 4 lignes du nord et de l’est avaient été sabotées au cours d'une action concertée de plusieurs commandos.
Des crochets avaient été installés sur les caténaires... Trois jours plus tard, une vingtaine de personnes sont interpellées notamment à Tarnac, un village du Larzac dans la Corrèze.


Le 10 novembre 2008 sur la ligne TGV entre Perpignan et Narbonne, le service avait également été perturbé par le sabotage d'une caténaire dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008.
L’enquête a permis d'établir la présence de Julien Coupat à bord d'un véhicule, en compagnie d’Yildune Lévy, à proximité d’une voie sabotée, la nuit des faits.

Depuis un an, l’enquête du juge antiterroriste Thierry Fragnoli sur les sabotages des lignes TGV n’a pas apporté d’éléments matériels nouveaux permettant de disculper les neuf adultes installés à Tarnac. A ce jour, ils restent tous mis en examen pour «association de malfaiteurs, destructions et dégradations en relation avec une entreprise terroriste». Julien Coupat, un « jeune » (ci-contre), selon la presse militante, malgré ses 34 ans, et bourgeois diplômé, est quant à lui poursuivi pour «direction ou organisation» du groupe: il est considéré comme le "cerveau" du groupe ayant perpétré les dégradations.

L'enquête n'aurait pas avancé en huit mois...

La libération progressive des huit autre personnes serait donc un non événement.
Mis en cause, Bertrand Deveaux, 22 ans, Elsa Hauck, 24 ans, Aria Thomas, 27 ans, Mathieu Burnel, 27 ans, suspectés d'"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", ont été placées sous contrôle judiciaire. Gabrielle Hallez, 30 ans, Manon Glibert, 25 ans, Benjamin Rosoux, 30 ans, et Yildune Lévy, 25 ans, sont quant à eux mis en examen pour "association de malfaiteurs à visée terroriste et dégradation en réunion sur des lignes ferroviaires dans une perspective d'action terroriste".

La contre-enquête est menée par les parents, amis et avocats !

La défense appelle anomalies et contradictions tout ce qui ne l'arrange pas dans les procès-verbaux de la police.

Dans une note transmise au juge, les avocats de la défense, Mes Thierry Lévy (1945, obtint l'acquittement de Roger Knobelspiess) , Jérémie Assous (qui a défendu d'anciens candidats de L'Île de la tentation) et William Bourdon (lien Wikipedia révélateur), contestent désormais les premiers éléments recueillis. Les avocats rappellent que Yildune Lévy (ci-contre avec son avocat, Me Steeve Montagne) et Julien Coupat ont été «suivis de manière continue depuis leur départ de Paris dans la matinée du 7 novembre jusqu’à leur retour dans la capitale, dans la matinée du 8 novembre». «Leur participation à ces faits», qu’ils contestent, «ne devrait pas faire de doute». «Or non seulement le doute existe, selon eux, mais les incohérences et les anomalies dont sont émaillées les constatations des enquêteurs amènent à s’interroger sur leur crédibilité.»

Entre autres contestations, une filature
Revenant sur la nuit du 7 au 8 novembre, Julien Coupat dira -très subjectivement pour les besoins de sa cause- qu'il s'est «senti suivi» dès qu’il s’est «engagé sur des petites routes». «J’ai dû m’arrêter une dizaine de fois et faire autant de demi-tours, a-t-il précisé, indiquant par là qu'il devait semer le(s) suiveur(s) et avait donc quelque chose à cacher. Selon ce grand enfant sans malice, la situation était ludique: « Il y avait quasiment un caractère de jeu à s’arrêter et à voir venir les voitures en reconnaissance.» Selon les policiers, le couple aurait circulé, le 7 au soir, sur la départementale 23 qui relie les villages de Dhuisy et de Germigny-sous-Coulombs (Seine-et-Marne) et qui passe sous la ligne TGV qui sera découverte sabotée. Après avoir mangé, et dormi quelques heures dans la voiture, au Trilport, à trente kilomètres de là, les militants d'extrême gauche seraient revenusle lendemain sur la même route, décidemment très attractive. «Le 8 novembre, à 3 heures 50 minutes, constatons que le véhicule allume ses feux et démarre en direction de la Ferté-sous-Jouarre. Il chemine à allure normale sur la RN3, indique le procès-verbal de la SDAT. Le véhicule emprunte dans Dhuisy la direction Germigny, après un kilomètre, il oblique à gauche dans la voie dans laquelle il avait été observé précédemment (près de la ligne TGV). Il est 4 heures.» Ce minutage sera repris dans d’autres procès-verbaux.
L’avis des avocats sur leur propre enquête...
«Selon le procès-verbal, il s’est écoulé dix minutes entre les deux points de stationnement. L’itinéraire emprunté entre les deux arrêts est également indiqué. Or, la distance parcourue étant de 26,6 kilomètres, la vitesse moyenne de la voiture aurait dû être de 159,6 km/h. La voiture surveillée n’a pas pu parcourir la distance indiquée entre Trilport et le lieu des faits dans le laps de temps indiqué.»

  • France Info participe à la mascarade médiatico-judiciaire

    La presse fait la grâce d'expliquer l'actualité aux braves gens, en interrogeant les uns mais pas les autres, puisque le juge ne peut pas s'exprimer librement. De ce fait, le décryptage par les media ne pencherait-il donc pas fortement du côté où il va tomber ? L'opinion est ainsi manipulée et un sondage ne devrait pas tarder à mesurer l'impact de l'investissement de la presse qui ne recherche que la vérité...

    Gérard Coupat, le père 'complotiste' éploré

    En mai 2009, Libération militait déjà pour la thèse de zones d'ombre sans pour autant y trouver de bonne raisons pour la justice de prendre le temps nécessaire.
    Le 2 novembre 2009, Libération prend à nouveau le parti de la défense et publie la contre-enquête des avocats du groupe de Tarnac, supputant qu'elle « risque » de faire désordre. Sans pouvoir toutefois l'affirmer.


    La radio de service public se fonde sur les dires de la défense et de son confrère pour mettre en cause de l'enquête officielle. Elle donne alors la parole à Gérard Coupat ! Il est le père de Julien Coupat: c'est comme si votre assureur recevait le témoignange de votre conjoint !

  • Le papa estime alors que cette contre-enquête ne change pas grand-chose parce qu’il était convaincu par tous ces éléments. "On voit bien qu’il y a manipulation", confie-t-il à Olivier de Lagarde qui ne semble pourtant rien voir...
  • Le papa a ensuite le sentiment que "le juge continue à juger à charge et ne veut rien voir dans tout ce qui pourrait disculper les jeunes de Tarnac." Si le père le dit, c'est donc bien la preuve qu'à la différence de la contre-enquête, l'enquête est critiquable.

  • Il n'est dès lors pas surprenant que la famille porte ensuite des accusations gratuites contre le pouvoir: "Cette affaire a été mise en place et est dirigée par Madame Alliot-Marie. L’affaire a été strictement menée de façon politique", dénonce le père de Julien Coupat dont il faut prendre l'objectivité pour argent comptant.
    Le père du militant de l'ultra-gauche utilise le service public pour déverser sa propagande anti-gouvernementale. "C’est au plus haut niveau que cela s’est passé et c’est pour cela qu’il est important que ce procès ait lieu", conclut-il impartialement. Qu'a-t-il apporté de concret au dossier de papa?

    Mais, pour des raisons politiciennes qu'elle qualifie positivement d'impertinence ou d'insolence, une certaine presse colporte les sentiments des uns et des autres, au risque conscient de se livrer au dénigrement de la justice et de la gendarmerie.


    Le quatrième pouvoir est-il démocratique et légitime ?

    Faudra-t-il bientôt que nous élisions nos avocats et nos journalistes enquêteurs?
    La sérénité de la justice paraît très gravement menacée par les agissements conjugués d'avocats de la défense et d'une certaine presse qui tentent de se substituer aux juges.
    Une république démocratique qui se laisse dépouiller du pouvoir par des juges non représentatifs, puisque non élus, est-elle une « république bananière », maître Mamère ?

    A noter enfin que la presse qui s'active pour soutenir l'entreprise fumeuse des avocats de la défense ne mentionne jamais les lourdes perturbations occasionnées aux usagers de la SNCF par les sabotages. On comprend que les lecteurs se détournent de ces media partisans et que leurs finances souffrent de leur parti-pris.
  • samedi 2 mai 2009

    Des syndicalistes privent des dizaines de milliers de parisiens de gaz

    7500 foyers pris en otages par des syndicalistes extrémistes
    L'opposition comprend les actions illégales radicales !

    Ce n'est d'ailleurs rien d'autre qu'un coup de ce "vent de révolte" que Sa Cynique Majesté Royal appelait de ses voeux à la rentrée 2008.
    Mais, dans la culture syndicale, les grévistes respectaient leur instrument de travail et les exactions étaient rares.

    Désormais, les partis politiques de gauche n'exercent aucune régulation sociale et déclarent comprendre les actions illégales, tels des sabotages (de caténaires SNCF, par exemple) que la presse d'opposition qualifie de 'jeux', et jusqu'aux violences physiques qui se multiplient sous forme de séquestrations de patrons. Ils partagent avec les syndicats révolutionnaires la responsabilité de la violence: ils font de l'incitation, les uns dans leurs discours extrémistes et leur soutien logistique, les autres par leurs justifications politiciennes. Cette complicité inquiète jusqu'aux syndicats, quand ils sont démocratiques et privilégient le dialogue.

    Les syndicalistes d'ErDF ET GrDF revendiquent
    Ils réclament des hausses de salaire de 5%, une prime de 1500 euros, ainsi que l'arrêt de projets d'externalisation d'emplois.
    En grève depuis la fin du mois de mars, certains salariés d'ERDF et GrDF trouvent acceptable d'employer la manière forte pour figer GDF: couper les vannes. Le service de l'intérêt général a trouvé son terme: les nostalgiques de GDF conservent leurs réflexes de salariés d'entreprises nationalisées et, par leurs méthodes, justifient les privatisations.


    Pourquoi 1500 euros?
    Outre que Désirdavenir Royal avait inventé "la prime au vote Ségolène" pour acoler des fans socialistes, elle avait inscrit dans son projet socialiste de campagne présidentielle, le SMIC à 1500 euros... Certes, elle s'était après coup prononcée personnellement contre, mais voulut en revanche doubler la prime pour l'emploi ... Ces 1.500 euros sont donc le monstre du Loch Ness de la gauche archaïque.

    Des abus de pouvoir

    En effet, en début de semaine -notamment-, 13.000 foyers avaient déjà été ainsi privés de gaz dans le département de l'Essonne. Cette fois, c'est au tour de Paris, où 7500 foyers sont pareillement victimes du même abus de pouvoir depuis vendredi soir, dans les 9e et 18e arrondissements. A l'origine de la coupure, la fermeture d'une vanne, probablement par des salariés grévistes radicaux.

    Des cibles à l'aveuglette?

    "Il y a des coupures depuis quinze jours, mais celle-ci est la plus grosse depuis le début du conflit, après celle qui a touché Corbeil la semaine dernière également en raison d'un acte de malveillance, et dont 12.000 clients ont été victimes [ les électeurs du maire UMP, S. Dassault, étaient sanctionnés]. Les autres coupures ont en général touché environ un millier de clients", a dit le porte-parole. Selon lui, il s'agit de la première coupure de gaz dans Paris intra-muros depuis le début du conflit, mais pas la première de l'histoire !

    Les profils sociologiques des arrondissements visés diffèrent sensiblement.
    Les salariés s'en sont pris sans discernement aux 'riches' du 9e arrondissement, sans surprise, mais aussi à la population moins favorisée du très socialiste 18e. Une répétition de l'agression du quartier populaire de Strasbourg par les 'Black blocks'? Les anarcho-révolutionnaires auraient-ils des comptes à régler avec les éléphants gras et mous du PS ?

    On pense aussitôt à une célébration musclée de la Fête du Travail.
    Mais le rassemblement des manifestants du 1er Mai, qui promettait d'ébranler le pouvoir, n'a allumé qu'un pétard mouillé. Il aura donc suscité un baroud d'honneur au lendemain de ce pschitt syndical.

    Enfin, la date des derniers sévices perpétrés pendant ce long weekend du 1er Mai fournit un indice plausible sur les bonnes intentions des syndicalistes. Les deux arrondissements sont en effet touristiques et la recherche de perturbations de l'industrie du tourisme a pu aussi mo-ti-ver les dangereux malfaisants, alors que les restaurateurs viennent précisément de bénéficier d'une baisse de TVA. Parmi les victimes figurent des particuliers, mais aussi des patrons-artisans, dont des restaurateurs, qui ont besoin de gaz pour leur cuisine et leurs clients.

    Les salariés honnêtes s'appliquent maintenant à remettre les installations en service, foyer par foyer, pour limiter les risques encourrus par les usagers. Selon un porte-parole de GrDF, le gaz devait être rétabli samedi soir pour le 18ème arrondissement et "dans la journée de dimanche pour le 9ème", la société mobilisant "80 agents d'astreinte pour passer chez chaque client opérer le rétablissement". "Il ne faut surtout pas que le client tente de se ré-alimenter tout seul", a-t-il souligné.

    Les pouvoirs publics doivent-ils déléguer aux juges?

  • Les juges à nouveau sollicités
    Samedi, la société GrDF, filiale GDF Suez qui s'occupe de la distribution de gaz, a annoncé qu'elle portera plainte contre X "à la suite d'un acte de malfaisance".
  • S'il est concevable que les autorités puissent se sentir impuissantes contre les phénomènes naturels du type tornades, il est en revanche difficile d'admettre qu'elles le soient contre les saboteurs qui se qualifient ironiquement de 'citoyens' ?

    Encore un abus de langage d'ailleurs

    Au vu de leurs pratiques, chacun est à même de constater que les « désobéissants » ne sont pas 'citoyens'. Les syndicalistes hors-la-loi se mettent délibérément au ban de la cité. Ce sont des ennemis mortels de la démocratie et de tous les démocrates.
  • mardi 11 novembre 2008

    Huit arrestations dans l’enquête sur les sabotages SNCF

    Soupçons sur l’ultra-gauche : la gauche condamnait !
    Le ministère de l'Intérieur a annoncé mardi "l'identification et l'interpellation de 8 personnes appartenant à l'ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome : ils sont soupçonnés d’être les auteurs des actes de sabotage commis contre des caténaires SNCF ces derniers jours".

    Le parquet antiterroriste est entré en action
    Suite aux actes de malveillance à l’origine de fortes perturbations samedi 8 novembre dans le trafic des TGV, Thalys et Eurostar, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne, les parquets d'Auxerre et de Senlis étaient en charge de ces affaires, mais ils se sont finalement dessaisis au profit du parquet antiterroriste, à Paris.

    Cette décision serait avant tout destinée à "centraliser les enquêtes". En effet, "Il y a une action concertée de sabotage", avait estimé dimanche le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant au vu de la première série de déprédations, qui utilisaient le mode opératoire en plusieurs points. La veille, Guillaume Pepy s'était publiquement posé la question de la possibilité d'un sabotage organisé.
  • Fin octobre, le même procédé --une tige de fer à béton fichée dans la caténaire-- avait été utilisé pour endommager plus de 200 mètres de caténaires sur la ligne à grande vitesse (LGV) Est près de Baudrecourt (Moselle), a indiqué la SNCF lundi.
  • Un nouvel incident s'est produit dimanche soir : un TGV reliant Bruxelles à Perpignan a percuté vers 23H00 deux plaques de béton d'un mètre et de 30 kilos chacune, posées sur la voie à la hauteur de la commune de Coursan (Aude). La collision, qui a entraîné une interruption de trafic pendant 70 minutes, n'a fait aucun blessé et n'a causé que des dégâts mineurs au train.

    L'ultra-gauche?
    Elle est difficile à cerner et souvent confondue avec Action Directe, l'anarchisme et surtout l'extrême gauche. Pour tenter de la définir, il faut donc élargir l'ultra gauche aux courants révolutionnaires marxistes anti-léninistes.

    La mouvance anarcho-autonome de l’ultra-gauche ?
    Elle n’est pas plus connue, bien qu’active.

    2006
  • En mars à Paris, durant le mouvement anti-CPE, l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) fut occupée durant quatre jours par plusieurs centaines de personnes, dont au moins 200 anarchistes et autonomes réunis en Assemblée Générale autonome. Le matériel d'enseignement et informatique fut alors saccagé, et les murs couverts de graffitis. Le tag « Mort à la démocratie » notamment fit scandale auprès des médias (notamment au journal télé de France 2 du 24 mars 2006 ). Ce tag a d'ailleurs inspiré à Léon de Mattis le titre de son livre publié chez L'Altiplano. Les locaux de Charlie-Hebdo aussi furent d’ailleurs attaqués.
  • Au Danemark, en 2007, un verdict de la Cour d'Appel de Copenhague rendu en août 2006 et obligeant l'évacuation du squat Ungdomshuset (Copenhague), ouvert depuis 1982, a entraîné une vague internationale de solidarité envers les squatteurs, dont le mouvement autonome européen (occupations de consulats danois, manifestations devant les ambassades danoises, manifestations massives à Copenhague). Les manifestations qui ont dégénéré en émeutes le 16 décembre 2006 et le 1er mars 2007 ont donné lieu à de nombreuses arrestations d'anarchistes, de squatteurs, d'autonomes et de personnes proches de l'extrême gauche d'une vingtaine de nationalités différentes (dont quelques Français). Les violentes émeutes qui ont suivi l'expulsion du squat par une unité antiterroriste de l'armée danoise (matin du 1er mars 2007) et qui se sont produites les soirs du 1, 2, 3 et 4 mars 2007 sont elles aussi à mettre en grande partie sur le compte du mouvement autonome européen (on compte quelques dizaines de blessés légers des deux côtés). Le squat Ungdomshuset a finalement été démoli le matin du lundi 5 mars 2007. Même si le mouvement de solidarité a été un échec, ces événements ont prouvé l'existence d'une certaine coordination autonome internationale, et ont par la même occasion démontré la puissance offensive de cette dernière.
    > En France, la création d'Assemblées de résistance populaire Autonome à Caen et à Toulouse font suite à l'élection de Nicolas Sarkozy : grève spontanée des jeunes ouvriers d'Airbus Toulouse, en opposition aux centrales syndicales ; vote de la grève des étudiants réunis en Assemblée Générale à l'université de Tolbiac.

    2008
  • Le 19 janvier, deux personnes furent arrêtées, dans la région parisienne, en possession de fumigènes artisanaux et de crèves pneu (clous tordus) et sont mises en détention provisoire. D’après les Renseignements Généraux, il s’agissait alors« d’anarcho-autonomes »
  • Le 5 avril, à Paris, dans le cadre d'une manifestation (de la place d'Italie à la place de Rennes) de soutien aux sans-papiers qui rassembla entre 5000 (selon la police) et 15 000 personnes (selon les organisations présentes), un cortège autonome de 200 personnes s'affronte durement au service d'ordre de la LCR. Selon la LCR, ce serait une réaction de défense de leur service d’ordre face à une charge violente apparemment non justifiée de la part des autonomes. Selon les autonomes, en revanche, ce serait le service d’ordre de la LCR qui les aurait agressés, en les bloquant physiquement et en arrachant leur banderole de tête, pour les empêcher de se positionner derrière leur cortège qui venait de les dépasser. Il y eut plusieurs blessés légers mais aucune interpellation.
  • La veille, alors qu'il ne savait pas nager, Baba Traoré, un sans-papier, avait été trouvé la mort après s'être jeté dans la Marne du haut du pont de Joinville pour échapper à un contrôle de la Brigade anticriminalité (la crainte d'éventuelles représailles de la part des manifestants aurait expliqué la faible présence policière sur le parcours de la manifestation). Après la manifestation, entre 200 et 300 personnes se rendirent au Centre de Rétention de Vincennes, en solidarité avec les sans-papiers qui y étaient retenus dans l'attente d'une expulsion. Suite à la rumeur de l'arrivée massive de forces de police, le rassemblement tourna en manifestation sauvage. La circulation d'une route fut bloquée, une patrouille de trois policiers fut "caillassée", une voiture de police, un commissariat de police municipale, ainsi que des panneaux publicitaires, furent endommagés. La gare RER où Baba Traoré avait été contrôlé a elle aussi été attaquée et vandalisée. Le cortège se dispersa ensuite, sans aucune interpellation.
  • En août, la revue No Pasaran, jusque là proche des autonomes, rompit avec eux par un article extrêmement critique vis-à-vis de la manifestation du 5 avril 2008.
    (d’après Wikipedia)



    " La Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout"
    Tel est le titre d’un communiqué de presse du Syndicat de la Magistrature, en date du 26 juin 2008:

    « Le 13 juin dernier la Direction des affaires criminelles et des grâces du Ministère de la Justice a publié une note à destination des parquets afin de faire face à « la multiplication d’actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d’être attribuées - ça n’est donc même pas sûr - à la mouvance anarcho-autonome », notion dont il convient d’observer l’absence de contours précis.
    On y apprend que, « outre des inscriptions sur des bâtiments publics (en clair, des tags), cette mouvance s’est manifestée par la commission d’actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l’Etat et de ses institutions » et que « c’est aussi à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d’étrangers en situation irrégulière (nous y voilà) que ses membres s’expriment, parfois avec violence ».
    Le zèle développé à cette occasion par la Chancellerie prêterait presque à sourire s’il n’était ensuite demandé aux magistrats « d’informer dans les plus brefs délais la section anti-terroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit » et, par voie de conséquence, de permettre une extension quasi illimitée d’une législation d’exception.
    Cette manière de procéder devrait ainsi permettre – au prétexte bien commode et très consensuel de lutte contre le terrorisme – de renforcer la répression à l’encontre des différents acteurs du mouvement social.
    A n’en pas douter, la philosophie générale de cette note singulière est à rapprocher des propos récemment tenus par le porte-parole de l’UMP à l’encontre du Réseau Education Sans Frontières et autres collectifs « faiseurs de provocations » et « semeurs de désordre » qui - bientôt suspects d’appartenir à cette fameuse « mouvance anarcho-autonome » - pourront bénéficier d’un traitement judiciaire de faveur.
    Le Syndicat de la magistrature dénonce avec force ce procédé et invite les magistrats à faire preuve du plus grand discernement dans la mise en œuvre de cette scandaleuse dépêche.
    » (Lien)
  • La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) emboîte le pas du SM
    Dès le 29 juin 2008, LDH publie ce même communiqué assorti d’un article du Monde du 28 juin 2008, dans lequel (Lien)
    Isabelle Mandraud écrit :

    « Faisant état de "réunions régulières d’évaluation de la menace", Guillaume Didier, porte-parole de la chancellerie, estime que "le SM commet une grave confusion". "Les manifestations, même lorsqu’elles donnent lieu à des violences, relèvent du droit commun et le resteront", affirme-t-il.
    Poignée d’individus
    Jusqu’à présent, dans la catégorie très imprécise de "mouvance anarcho-autonome", la police a interpellé une poignée d’individus, notamment trois jeunes à Toulouse qui transportaient un explosif en novembre 2007. Quelques mois plus tôt, un livre, […], rédigé par un "Comité invisible" anonyme (éditions La Fabrique), avait suscité l’émoi. Sur la foi des notes des RG, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, a donc agité à plusieurs reprises la menace de groupuscules d’extrême gauche favorisée par l’effondrement du PCF.
    Par rapport aux années 1970, marquées par une idéologie très anticapitaliste, cette résurgence se manifesterait, selon un spécialiste, par une "myriade de contestations institutionnelles" qui craint que leur intensité ne finisse par atteindre "ce qui se passe en Italie et en Grèce". Ces derniers mois, rien n’est venu le confirmer. "Il n’y a rien de nouveau", indique un haut responsable policier. Les alertes à la bombe sur des TGV de Savoie, début juin, assorties d’une lettre de revendication en italien qui faisait référence aux Brigades rouges et à l’ex-activiste italien Cesare Battisti, provenaient d’un individu isolé, pas d’un activiste. »
    Article payant du Monde, accessible aux plus défavorisés auprès de… Luttes Etudiantes (Fédération Syndicale Etudiante, lien)

    La FSE
    Fondée en juin 2000 à …Caen, ce syndicat étudiants se revendique du syndicalisme de lutte (opposé au syndicalisme dit de "co-gestion"), proche, selon Le Monde, de l'extrême gauche. !
    La FSE cherche à favoriser les convergences syndicales, ce qui explique qu'elle co-signe certains de ses tracts avec un nombre restreint d'organisation étudiante comme …SUD Étudiant, mais aussi avec les syndicats de personnels Iatos ou enseignants comme la CGT éduc'action, SUD Education et la …CNT Education (cf. Schivardi dans l’Aude).
    En septembre 2005, la FSE a lancé au niveau national le "processus de fusion du syndicalisme de lutte" visant à rassembler l'ensemble des syndicalistes de lutte (militants de SUD Étudiant, de la TTE-UNEF, de la CNT-FAU, etc) dans une nouvelle organisation.