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dimanche 12 juin 2011

Tout, dont l'ébriété, excuse-t-il les insultes à agents de l'Etat ?


Faut-il vraiment que nous subissions des magistrats qui font leur loi?

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.” Jean de la Fontaine, dans Les animaux malades de la peste, est dépassé. Nous sommes passés au temps de la justice de classe, “Selon que vous serez salarié ou patron, les jugements des magistrats humanistes vous rendront blanc ou noir.” Les syndicats de magistrats ont donné un coup de balancier dans l'autre sens et la justice n'y a rien gagné.

Les fruits de la "défiance citoyenne"

L'habit fait le moine

L'allure soignée de Bernard X - l'anonymat est garanti aux délinquants jugés coupables - , prévenu au casier judiciaire flambant neuf, jure avec les faits d'outrage et de rébellion pour lesquels il comparaît devant la 24e chambre correctionnelle de Paris.

Troubles à l'ordre public
"Fils de pute ! Va te faire sodomiser ! Il faut légaliser les crimes contre les flics !" a-t-il hurlé à deux policiers qui venaient d'intervenir dans le bar où il arrosait l'anniversaire d'un ami. Il était environ 2 heures du matin lorsque les policiers l'ont aperçu en train d'empoigner le gérant du bar, tout aussi éméché que lui.

Insulte à agent de la force publique
Bernard a alors insulté la policière prêtant main-forte à ses collègues pour le transport des noctambules ivres vers l'hôpital le plus proche.
"Vous lui avez dit : Je vais cramer ton uniforme. Puis vous avez craché sur elle, indique le président. Vous l'avez blessée au poignet et à la main... Comment un homme distingué comme vous peut se laisser aller de cette façon ?"

"Violent et vulgaire", comme à la télé
Ce trentenaire au physique lustré travaille comme maître d'hôtel dans un grand restaurant parisien. Il explique qu'il venait de fêter l'anniversaire d'un ami et qu'il ne maîtrisait plus ses gestes tant il était saoul.

Le juge demande à l'avocat de la policière pourquoi sa cliente outragée ne s'est pas présentée. "Elle ne veut surtout pas le voir", doit expliquer l'avocat.

"Ça se saoule, un maître d'hôtel ? interroge le procureur. Non seulement vous buvez trop, mais vous êtes violent et vulgaire !"
"Je regrette... j'aurais dû rentrer chez moi plus tôt", confesse Bernard d'une voix blanche.

Ce qui reste du slogan anarchiste de mai 68 "CRS-SS"
"Voilà encore un dossier où les policiers servent d'exutoire aux personnes ivres ! s'exclame la partie civile. Tout cela dégrade leurs conditions de travail, déjà affectées par le fait qu'ils sont en sous-effectif. De tels outrages sont à la fois humiliants et dégradants : des crachats, c'est pire que des coups ! Ma cliente s'est retrouvée avec des oedèmes douloureux immobilisant sa main pendant plusieurs jours." Il réclame pour elle 600 euros au titre du préjudice moral.

Haine ordinaire
Le procureur libère sa colère. "La police fait régler l'ordre public en France et je suis scandalisé de votre attitude, Monsieur !" Il réclame quatre mois de prison avec sursis.

L'avocat de la défense livre au tribunal son regard oblique sur les faits.
"Ces outrages ne reflètent pas une haine profonde à l'égard des forces de l'ordre, mais une mauvaise réaction à l'alcool. (...) Pour éviter qu'un tel événement ne se reproduise, Bernard G. a pris les devants, il suit un traitement, consulte un psychologue et participe aux réunions des alcooliques anonymes. Sa véritable peine, c'est la nuit qu'il a passé en garde à vue."
Il suggère un travail d'intérêt général ou une simple amende, et insiste sur l'importance de ne pas inscrire la peine sur le casier judiciaire de son client de façon à préserver son avenir dans la restauration. Sans s'interroger de savoir si l'individu est en adéquation avec cette profession de services.

Une rechute pourrait avoir des conséquences moralement aussi graves, mais physiquement tragiques.
Or, pour des raisons glorieuses, puisque sociales, cet humaniste des prétoires prend avec légèreté le risque d'une récidive.
Bernard s'en sortira avec une amende de 1 000 euros, sans inscription au bulletin n° 2, en plus des 600 euros de dommages et intérêts alloués à la victime.
Prêt à recommencer !

La justice laxiste prépare la décadence
La justice de classe n'est jamais juste puisqu'elle justifie les excès. Qu'il s'agisse de soumission au pouvoir de l'argent ou d'incivilités anti-républicaines, elle participe alors à la dérive de la société.

Quand certains ne respectent plus l'uniforme des agents de l’État, quand d'autres insultent ses représentants élus et quand les magistrats interprètent la loi, la République est en danger. Permettre que l'uniforme des agents de l’État ne soit pas respecté, que le peuple réclame pour lui le respect qu'il refuse à la police et à ses élus et que les partis et syndicats organisent la chienlit, c'est valider la loi de la jungle et faciliter le franchissement de l'ultime barrière vers l'anarchie et la barbarie.

La démocratie ne trouve pas à s'exprimer dans le chaos organisé.

samedi 2 mai 2009

Des syndicalistes privent des dizaines de milliers de parisiens de gaz

7500 foyers pris en otages par des syndicalistes extrémistes
L'opposition comprend les actions illégales radicales !

Ce n'est d'ailleurs rien d'autre qu'un coup de ce "vent de révolte" que Sa Cynique Majesté Royal appelait de ses voeux à la rentrée 2008.
Mais, dans la culture syndicale, les grévistes respectaient leur instrument de travail et les exactions étaient rares.

Désormais, les partis politiques de gauche n'exercent aucune régulation sociale et déclarent comprendre les actions illégales, tels des sabotages (de caténaires SNCF, par exemple) que la presse d'opposition qualifie de 'jeux', et jusqu'aux violences physiques qui se multiplient sous forme de séquestrations de patrons. Ils partagent avec les syndicats révolutionnaires la responsabilité de la violence: ils font de l'incitation, les uns dans leurs discours extrémistes et leur soutien logistique, les autres par leurs justifications politiciennes. Cette complicité inquiète jusqu'aux syndicats, quand ils sont démocratiques et privilégient le dialogue.

Les syndicalistes d'ErDF ET GrDF revendiquent
Ils réclament des hausses de salaire de 5%, une prime de 1500 euros, ainsi que l'arrêt de projets d'externalisation d'emplois.
En grève depuis la fin du mois de mars, certains salariés d'ERDF et GrDF trouvent acceptable d'employer la manière forte pour figer GDF: couper les vannes. Le service de l'intérêt général a trouvé son terme: les nostalgiques de GDF conservent leurs réflexes de salariés d'entreprises nationalisées et, par leurs méthodes, justifient les privatisations.


Pourquoi 1500 euros?
Outre que Désirdavenir Royal avait inventé "la prime au vote Ségolène" pour acoler des fans socialistes, elle avait inscrit dans son projet socialiste de campagne présidentielle, le SMIC à 1500 euros... Certes, elle s'était après coup prononcée personnellement contre, mais voulut en revanche doubler la prime pour l'emploi ... Ces 1.500 euros sont donc le monstre du Loch Ness de la gauche archaïque.

Des abus de pouvoir

En effet, en début de semaine -notamment-, 13.000 foyers avaient déjà été ainsi privés de gaz dans le département de l'Essonne. Cette fois, c'est au tour de Paris, où 7500 foyers sont pareillement victimes du même abus de pouvoir depuis vendredi soir, dans les 9e et 18e arrondissements. A l'origine de la coupure, la fermeture d'une vanne, probablement par des salariés grévistes radicaux.

Des cibles à l'aveuglette?

"Il y a des coupures depuis quinze jours, mais celle-ci est la plus grosse depuis le début du conflit, après celle qui a touché Corbeil la semaine dernière également en raison d'un acte de malveillance, et dont 12.000 clients ont été victimes [ les électeurs du maire UMP, S. Dassault, étaient sanctionnés]. Les autres coupures ont en général touché environ un millier de clients", a dit le porte-parole. Selon lui, il s'agit de la première coupure de gaz dans Paris intra-muros depuis le début du conflit, mais pas la première de l'histoire !

Les profils sociologiques des arrondissements visés diffèrent sensiblement.
Les salariés s'en sont pris sans discernement aux 'riches' du 9e arrondissement, sans surprise, mais aussi à la population moins favorisée du très socialiste 18e. Une répétition de l'agression du quartier populaire de Strasbourg par les 'Black blocks'? Les anarcho-révolutionnaires auraient-ils des comptes à régler avec les éléphants gras et mous du PS ?

On pense aussitôt à une célébration musclée de la Fête du Travail.
Mais le rassemblement des manifestants du 1er Mai, qui promettait d'ébranler le pouvoir, n'a allumé qu'un pétard mouillé. Il aura donc suscité un baroud d'honneur au lendemain de ce pschitt syndical.

Enfin, la date des derniers sévices perpétrés pendant ce long weekend du 1er Mai fournit un indice plausible sur les bonnes intentions des syndicalistes. Les deux arrondissements sont en effet touristiques et la recherche de perturbations de l'industrie du tourisme a pu aussi mo-ti-ver les dangereux malfaisants, alors que les restaurateurs viennent précisément de bénéficier d'une baisse de TVA. Parmi les victimes figurent des particuliers, mais aussi des patrons-artisans, dont des restaurateurs, qui ont besoin de gaz pour leur cuisine et leurs clients.

Les salariés honnêtes s'appliquent maintenant à remettre les installations en service, foyer par foyer, pour limiter les risques encourrus par les usagers. Selon un porte-parole de GrDF, le gaz devait être rétabli samedi soir pour le 18ème arrondissement et "dans la journée de dimanche pour le 9ème", la société mobilisant "80 agents d'astreinte pour passer chez chaque client opérer le rétablissement". "Il ne faut surtout pas que le client tente de se ré-alimenter tout seul", a-t-il souligné.

Les pouvoirs publics doivent-ils déléguer aux juges?

  • Les juges à nouveau sollicités
    Samedi, la société GrDF, filiale GDF Suez qui s'occupe de la distribution de gaz, a annoncé qu'elle portera plainte contre X "à la suite d'un acte de malfaisance".
  • S'il est concevable que les autorités puissent se sentir impuissantes contre les phénomènes naturels du type tornades, il est en revanche difficile d'admettre qu'elles le soient contre les saboteurs qui se qualifient ironiquement de 'citoyens' ?

    Encore un abus de langage d'ailleurs

    Au vu de leurs pratiques, chacun est à même de constater que les « désobéissants » ne sont pas 'citoyens'. Les syndicalistes hors-la-loi se mettent délibérément au ban de la cité. Ce sont des ennemis mortels de la démocratie et de tous les démocrates.
  • mercredi 25 mars 2009

    Le cousin de Désirdavenir Royal poursuit l'État

    Nul doute, Yvan Colonna fait des émules

    Un cousin germain de Sa Cynique Majesté Royal, Pierre Royal, un enseignant (directeur des études de Saint-Alyre), avait été condamné, puis acquitté en appel dans une affaire de viol sur mineure devant les assises du Cantal. Procédurier comme sa cousine, il poursuivit son accusatrice pour dénonciation calomnieuse. En novembre 2008, le ministère public a requis la relaxe devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Mais ce n'est pas tout...

    Une affaire aussi sombre que trouble

  • Pour le procureur, Laure Lehugeur, "celle qui est prévenue aujourd'hui est en réalité la victime, je lui ai même conseillé de solliciter l'association d'aide aux victimes."
  • Pour le ministère public, dans cette affaire, "on est loin de l'évidence, de nombreux magistrats ont connu ce dossier et se sont montrés convaincus des dires de la victime. De même les premiers jurés de la cour d'assises (du Puy-de-Dôme) ont même penché pour la condamnation de Pierre Royal".
    Madame Lehugeur a rappelé au tribunal que l'un des trois avocats en appel de Pierre Royal, Me Eric Dupont-Moretti, n'a jamais plaidé l'innocence, mais le doute. Pour elle, "il faut mettre un terme à une procédure judiciaire et à la souffrance de la jeune femme". Le jugement avait été mis en délibéré au 18 décembre 2008.

    Pierre Royal dans le sillage d’Yvan Colonna

    Condamné, puis acquitté en appel, il passe à l’attaque
    Pierre Royal était mercredi dernier à nouveau devant la 1re chambre du TGI de Paris. Acquitté en appel après avoir été condamné à dix ans de prison pour "agression sexuelle", le général attaque l'État pour "dysfonctionnement de la justice, préjudices moral et professionnel".

    Pierre Royal pointe maintenant du doigt le juge d'instruction.
    Il l’accuse d’avoir refusé pêle-mêle une expertise médicale, l'audition d'un témoin et une reconstitution qui auraient pu faire, selon lui, éclater la vérité. "Lors du premier jugement aux assises de Riom, j'ai été victime d'un procès inique, affirme Pierre Royal. Le président a autorisé un expert à ne pas répondre à une question. Le dernier jour, l'audience a duré dix-neuf heures d'affilée. Mes avocats ont plaidé à 2 h 30 du matin alors que le président aurait pu prolonger les débats le lendemain, car il n'y avait aucun autre procès prévu." Pierre Royal, fils et petit-fils de général, a déjà été dédommagé à hauteur de 64.000 euros pour sa détention provisoire qui a duré dix mois.

    Le droit malmené
  • Bien qu’artificiellement, la défense d’Yvan Colonna est parvenue à introduire le doute dans le procès, en multipliant les incidents et en jetant la suspicion et l’opprobre sur le juge. Pierre Royal suit la même méthode et accuse à son tour le juge !…
  • Le SM (Syndicat de la magistrature) revendique l’exercice de son libre arbitre, mais l’autonomie du juge vis-à-vis de la loi a un prix à payer…
  • jeudi 26 février 2009

    12 ans, OK pour les agressions sexuelles, mais prématuré pour la responsabilité pénale

    Où en est la réforme de la justice des mineurs?

    Félicitations à Alfie Patten, 13 ans, 1,22m et à Chantelle Steadman, 15 ans, qui ont mis au monde leur première petite fille Maisie, née le 9 février dans un hôpital d'Eastbourne au sud de l’Angleterre. C’est trop mignon ! Tellement que le jeune garçon fait des émules. Des petits Français ont sans doute voulu faire leurs preuves à leur tour et connaître la gloire médiatique, mais en se passant de la formalité du consentement libre de leur victime de 13 ans
    Côté laïus

    «Nous sortons d'une société adulto-centriste et masculine où l'âge adulte servait d'étalon aux autres âges pour entrer dans une société multigénérationnelle», dixit Louis Chauvel, sociologue des comportements.
    La baisse de la fécondité et l'allongement de la durée de la vie, conjugués à une entrée dans la vie active de plus en plus tardive, l'alternance de périodes d'activité et de chômage, une sortie précoce de la vie professionnelle et une recomposition des familles ont fait voler en éclats le découpage rassurant des âges. Celui-là même qui a servi de repère aux sociétés occidentales - enfance, adolescence, maturité, vieillesse. Entre des enfants qui n'en sont plus, des jeunes qui s'installent dans l'adolescence, des vieux qui restent jeunes, l'âge de la maturité se retrouve pris en sandwich, et remet en cause son modèle, une famille et un emploi stable. Introuvables, les âges et leurs fonctions démocratique, économique, sociale et culturelle sont à réinventer. Adulte à 12 ans, ado à 30.

    Côté sexuellement agressée à13 ans par deux garçons de 11 et 12 ans

    Un banal fait divers ?

    Deux mineurs de 11 et 12 ans, soupçonnés d'agression sexuelle sur une mineure de 13 ans dans un collège d'Arras, ont été mis en examen la semaine dernière, a-t-on appris mercredi auprès de l'avocat de l'un d'eux. C'est la mère de la victime qui a déposé plainte à la police. Les faits se seraient déroulés au début du mois, dans les toilettes ET dans le centre de documentation de l'établissement (CDI), un lieu d'étude, a précisé Me Etienne Prud'homme.

    La panacée : activation d’une cellule psychologique ?
    L'académie de Lille a indiqué dans un communiqué qu'une enquête administrative était en cours et que les deux garçons suspectés "feront l'objet de mesures disciplinaires dans les meilleurs délais"."Toutes les mesures conservatoires ont été prises afin qu'à la rentrée (le 9 mars) un accompagnement soit mis en place et que les élèves concernés ne se retrouvent plus dans le même collège", précise le rectorat.

    Comment reconstruire sereinement les petits violeurs ?

  • L'académie de Lille a indiqué dans un communiqué qu'une enquête administrative était en cours et que les deux garçons suspectés "feront l'objet de mesures disciplinaires dans les meilleurs délais". Deux heures de travaux d'intérêt général ?
    "Toutes les mesures conservatoires ont été prises afin qu'à la rentrée (le 9 mars) un accompagnement soit mis en place et que les élèves concernés ne se retrouvent plus dans le même collège", précise le rectorat.
  • Le procureur de la République d'Arras, Jean-Pierre Valensi, a simplement confirmé la mise en examen des deux garçons mineurs pour agression sexuelle, au risque de les traumatiser.
    Les deux mineurs ont toutefois été laissés libres de leurs mouvements et remis à leurs parents. "Ils n'encourent que des sanctions éducatives parce que, pénalement, ils ne peuvent pas avoir de peines de prison ou d'amendes", a ajouté l'avocat.
    "Il s'agit de mineurs de moins de 13 ans. Place aux mesures éducatives. Il faut privilégier l'action, en toute sérénité, de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), des psychologues et des psychiatres", a expliqué le magistrat, qui n'a pas souhaité faire de commentaire sur les faits. En admettant que la psychologie et la psychiatrie soient des sciences "dures" ('scientifiques', stricto sensu), les sexologues ne sont pas conviés : sans doute la sexologie est-elle une science par trop « molle » dans une affaire où toute mollesse est exclue.

    Vers la responsabilité pénale à 30 ans ?

    Lorsqu’en octobre 2008 à l’inauguration d'une nouvelle école nationale de la Protection judiciaire de la jeunesse Roubaix, la garde des Sceaux, Rachida Dati, annonçait son souhait d'instaurer des procédures plus sévères et plus rapides
    , les réactions hostiles fusèrent aussitôt.
    Composée de 32 membres - magistrats, policiers, juristes, éducateurs... -, toutes sensibilités politiques confondues, la commission Varinard, du nom de son président professeur de droit à Lyon, proposa de remettre à plat la justice des mineurs en 70 points.

    La ministre de la Justice privilégiait trois axes
    :
  • Abaisser l'âge minimum de responsabilité pénale à 12 ans. Si cette proposition est adoptée, un enfant pourra donc être poursuivi en justice dès l'âge de 12 ans. "Jusqu'à présent, il revenait au magistrat d'évaluer la capacité de "discernement" du mineur fautif pour savoir s'il relevait de la justice", rappelle Le Figaro.
  • "Permettre au juge de prononcer plus rapidement une sanction contre les jeunes fauteurs de trouble", selon le quotidien.
  • "Rachida Dati veut que la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) se concentre sur les mineurs ayant à faire à la justice pénale et ne consacrent plus temps et moyens à la prise en charge des mineurs en danger, notamment ceux victimes de maltraitance", toujours selon Le Figaro.
    Et « détail » souvent escamoté par la presse partisane, insolente mais objective :
  • Incarcération de mineur de moins de 14 ans interdite, sauf en matière criminelle et dans des conditions précises et dans des structures adaptées.

    En avril dernier, la ministre avait lancé la commission Varinard chargée "de remettre à plat l'ordonnance de 45 qui régit la justice des mineurs, pour plus d'efficacité".Selon le ministère, ce texte, datant de l'après-guerre, "n'est plus adapté aux réalités sociales d'aujourd'hui".
  • L’opposition conservatrice freine des quatre fers

    Le 4 décembre 2008, le Syndicat de la Magistrature qualifiait le projet de « vision réactionnaire et répressive de l’enfance », le jour où la commission rendait son rapport à la ministre de la Justice :
    « Le Syndicat de la magistrature affirme sa volonté de s’opposer fermement aux principales orientations de la commission Varinard qui nous feraient revenir à une époque où les jeunes commettant des actes de délinquance n’étaient appréhendés que sous l’angle du maintien de l’ordre public, au mépris de l’éducation. ». Et des victimes.
    Le SM accuse les membres de la commission :
    « la commission Varinard n’a pas travaillé dans un esprit de véritable concertation mais a surtout souhaité répondre à la commande politique exprimée sans fard par la Garde des Sceaux lors de l’installation de cette commission le 15 avril dernier. »

    Un collectif lui faisait écho et tout le réseau des associations et collectifs prenait possession des moyens institutionnels de diffusion de la propagande. « En prison à 12 ans », résume aussi un site d’enseignants dans un raccourci sans doute pédagogique, mais aussi sensationnel qu’idéologique. Ceux qui ne parviennent pas à prévenir les abus en tous genres et se font eux-mêmes maltraiter, abandonneraient-ils les victimes à leur sort, et les agresseurs à leurs pulsions, au prétexte qu’ils n’ont pas les moyens ? « C’est la faute à la société », affirmait facilement la gauche. « C’est la faute à la politique », prétend-on dans tous les cas aujourd’hui. Sarkozy est rendu responsable. La gauche n'est responsable d'aucun blocage, d'aucun conservatisme, de rien.

    Quand les réformes ne sont pas jugées idéologiquement correctes et conformes à la pensée unique, les crédits ne sont pas insuffisants.

    Toutes les raisons sont bonnes à gauche

  • pour bloquer les réformes :En avril dernier, la ministre avait confié au recteur André Varinard le soin de piloter une commission de 32 membres chargée de remettre à plat l'ordonnance de 45 qui régit la justice des mineurs, pour plus d'efficacité. Ce texte, datant de l'après-guerre, n'est plus adapté aux réalités sociales d'aujourd'hui, estime le ministère. Les crimes sexuels, par exemple, le démontrent trop souvent.

  • pour taire ce qui fait peur :
    Bien qu’ils ne couvrent pas l’ensemble des crimes et délits, dont un grand nombre reste secret, les chiffres montrent pourtant un bilan déjà accablant : en 2006, plus de 57 000 mineurs ont été condamnés par la justice. La délinquance s'est également considérablement durcie et touche des mineurs de plus en plus jeunes - 32 enfants de moins de 13 ans ont été jugés pour des crimes.
  • pour préserver les intérêts catégoriels :

    Les futurs éducateurs craignent pour leurs postes, si les sanctions dites «éducatives», créées par la loi Perben I et peu utilisées par les juges sont abandonnées.
    Pourtant, Rachida Dati voudrait en revanche que la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) se concentre sur les mineurs ayant à faire à la justice pénale et n’aient plus à consacrer autant de temps et de moyens à la prise en charge des mineurs en danger, notamment ceux victimes de maltraitance.
  • pour conserver aux juges souverains leur pouvoir discrétionnaire:
    Jusqu'à présent, il revenait au magistrat d'évaluer librement la capacité de «discernement» du mineur jugé coupable, pour savoir s'il relevait de la justice : le projet envisage une peine automatique.
    Le prétexte de l’opposition pour empêcher la réforme du droit ? Le ministère voudrait voir cet âge minimum fixé à 12 ans alors que certains des membres de la commission plaident pour fixer le seuil à …13 ans.

    Où en est le rapport de la commission Varinard ?
  • vendredi 12 décembre 2008

    Gisèle Halimi aussi apprécie Désirdavenir Royal à sa juste valeur

    La gaffe de la militante féministe et politique

    Gisèle Halimi gagnerait-elle à être connue ?…
    Zeiza Gisèle Élise Taïeb est née en Tunisie en 1927. Elle est la mère de Serge Halimi, … journaliste au Monde diplomatique : le journalisme, c’est génétique.
    > Avocate et féministe engagée, elle milite pour l'indépendance de son pays la Tunisie et aussi pour l'Algérie et dénonce les tortures pratiquées par l'armée française en réponse aux tortures FLN sur les appelés du contingent.
    > Au procès de Bobigny en 1972, elle défend une mineure qui s'était fait avorter après un viol, en faisant une tribune contre la loi de 1920.
    > Élue à l'Assemblée Nationale (1981-1984), elle dénonce alors un bastion de la misogynie.
    > Bien que nommée par lui ambassadrice de la France auprès de l'UNESCO, d'avril 1985 à septembre 1986, elle se déclare déçue cette fois par Mitterrand qu'elle juge machiavélique.
    > Elle rejoint Jean-Pierre Chevènement à l'occasion des élections européennes de 1994.
    > Gisèle Halimi est également une des fondatrices de l'association altermondialiste ATTAC.
    > L'activiste palestinien Marouane Barghouti lui a demandé d'être l'un de ses avocats.


    2008 et la guérilla socialiste : Halimi est interrogée sur Europe 1
    Pour votre bonheur et compenser le "politiquement correct" habituel, voici le contexte d’un grand moment de vérité ‘juste’.
    > Interviewée par téléphone par Pierre-Louis Basse le 22 novembre 2008, alors que Martine Aubry essaie de faire valoir ses droits face à l’usurpatrice Royal qui la harcèle, Gisèle Halimi est sollicitée. Mais elle n'a visiblement pas compris qu'elle est en direct et insiste pour décharger sa langue de bois. Elle se soulage donc d’une anecdote personnelle relative à Sa Cynique Majesté Royal...
    > Alors que Hollande avait fait entrer sa concubine à l’Elysée, elle rappelle que Jacques Attali l’avait pistonnée auprès de François Mitterrand pour qu’il l’emploie et Tonton l’avait donc désignée, sur sa féminitude, comme interlocutrice pour un grand meeting intitulé «Quel président pour les femmes?».
    VOIR et ENTENDRE la suite

    Gisèle Halimi s’en trouva aussitôt encombrée et s’en souvient encore: «Ségolène Royal, très vite, je n'en ai plus voulue. Elle était nulle.»
    Martine Aubry, la première secrétaire du PS, non plus… Que de convergences !

    Deuxième couche

    Lorsque Maître Halimi réalise qu’elle a livré son coeur en public, elle s’émeut : «Alors, attendez, on parle directement là ! On parle à l'antenne? Tout ce que je vous ai dit est passé à l'antenne ?»
    Quand la bonne camarade tente de se rattraper, en langage politiquement correct, ça donne : "La vérité c'est comme ça à priori une grande satisfaction, un sentiment pour les femmes qui ont toujours été un peu rejetées, discriminées, toutes les femmes se sont senties un peu fières que dans un grand parti de l'opposition le duel soit entre deux femmes.
    Or, elle s’enfonce à plaisir et ajoute avec volupté : « Mais à partir de là il faut tout de suite rétablir des vérités, car il ne faut qu'on croit que la cause des femmes, c'est de promouvoir une femme, parce qu'elle n'est pas biologiquement un homme. » Voilà pour la 'féminitude' !

    Comme il est difficile à une socialiste de ne pas critiquer, fustiger et dénoncer. Et d’autant moins facile d’ailleurs pour une avocate socialiste de dire la vérité.

    dimanche 24 février 2008

    Le Président de la République doit-il se laisser insulter?

    La gauche suscite la "république de l'insulte"
    Quelle idée l'opposition a-t-elle de la fonction présidentielle qu'elle ne condamne pas les insultes au Chef de l'Etat?
    Sa Cynique Majesté Royal souhaitait que se lève un "vent de violence". Encouragé, un militant l'a prise aux mots hier au Salon de l'Agriculture: il est passé à l'acte. Nous en sommes au deuxième cas de violence verbale en provocation du Chef de l'Etat.

    Nicolas Sarkozy a inauguré la plus grande ferme du monde, comme son prédécesseur Jacques Chirac. A mi-parcours environ, il s'est soudain vu "vertement" repoussé par un militant de la "république du respect" qui réclame ce respect pour lui et ses semblables, mais le refuse à ceux qui viennent lui rendre visite. Notre tradition de l'accueil serait-elle en train de se perdre? C'est ce que disent les étrangers...

    Le Président Sarkozy s'apprêtait à donner une poignée de main à un quidam, lorsque dans la diversité de la cohue, le Chef de l'Etat s'est alors entendu dire: " Ne me touche pas!" A quoi le Chef de l'Etat répliqua sur le même ton:"Casse-toi!" Quel est le 'djeun' des quartiers sensibles qui accepterait qu'un policier le tutoie?...

    Courtoisie surprenante de la part d'un opposant nourri à la morale de la gauche vertueuse. Le Président ne désarme pas, mais le militant continue avec un: "Tu me salis!"
    Les professeurs ont l'habitude, mais aussi quiconque est au contact de cette France non pas seulement laborieuse et malmenée, mais réceptive aux messages de peur et de haine répandus par la gauche donneuse de leçons, défiante et incivile, devenue revancharde et charognarde. Car les limites de la "défiance citoyenne" sont dépassées. Les promoteurs de cette théorie, comme de la "vigilance républicaine", ne sont évidemment pas responsables et encore moins coupables de ces comportements qui font honneur à l'individu dans l'entourage de ses camarades, mais qui fait honte partout ailleurs.

    Le Président n'a laissé à personne le soin de juger le malotru et lui a rétorqué 'vertement' en le qualifiant de " Casse-toi, pauvre con!" Un jaillissement du cœur…

    Bayrou a eu également une réaction ferme et dissuasive. La gifle qu'il donna à ce 'jeune' enfant des banlieues qu'il a surpris la main dans sa poche n'a pas autrement ému la France. La riposte du Chef de l'Etat était adaptée à la situation et du niveau des propos du grossier personnage: la réponse du berger à la bergère, en somme. Avec un préambule de présentation de l'atmosphère, France 2 prend parti pour le candidat du MoDem (à ceci près qu'une gifle ne fait pas 'une paire'...) Video de la gifle de Bayrou sur enfant
    Bayrou et Sarkozy sont tous deux partisans du tac-au-tac…
    Le socialiste Jean-Christophe Cambadélis était devenu physiquement menaçant (à droite) sur la personne de D. de Villepin quand le 20 juin 2006, il avait stigmatisé la "lâcheté" du Premier secrétaire du PS. Les vidéos ne présentent pas la scène, mais des photos existent.

    Une riposte à la Zidane aurait pu être plus glorieuse et entraîner le respect des quartiers et du socialiste Cambadélis, prêt aux coups face à Villepin, en pleine séance de l'Assemblée Nationale. Video du coup de boule à Materrazzi.

    La mise en scène est la préméditation semblent ici évidents. L'aimable personnage se trouvait sous la caméra et le micro et laissait venir le visiteur, lorsqu'il apostropha soudain le Chef de l'Etat, froidement, délibérément: de la 'belle ouvrage', du travail de pros !

    La provocation par l'insulte, ça marche à tout coup. Elle a déjà opéré dans ce port breton où un enfant de l'école laïque avait tout oublié du cours d'instruction civique et de l'éducation familiale. Il avait injurié le Chef de l'Etat et ses semblables ont retenu le procédé pour le généraliser, puisque la presse les y a encouragés.
    On entend qu'un groupe était constitué et attendait le Président de pied ferme. Des 'hou!' avant-coureurs sont audibles, quelques instants avant l'insulte programmée. Les militants espéraient-ils une réaction plus vive. Le journal Le Parisien était-il de mèche? Des réponses à ces interrogations s'imposent. Que deviendra en effet la France des petites gens si le plus haut magistrat du pays est en butte à l'insulte? Sommes-nous tous exposés à cette dégradation des mœurs. Pourrons-nous réagir, postiers, pompiers et infirmières malmenés des quartiers sensibles?

    Les comptes-rendus sont généralement partisans, en ce qu'ils occultent certains mots et/ou ne respectent pas la chronologie des échanges.
    En gardant ces recommandations à l'esprit, on peut maintenant se faire une opinion personnelle sur ce guet-apens.
    VOIR et ENTENDRE

    Des commentateurs se sont déjà lancés dans des couplets indignés. Le raccourci de France Info est un exemple de manipulation de l'opinion. Vers 18h, la journaliste annonce que le Président aurait réagi de la façon que nous savons au refus du militant de lui serrer la main! Ainsi occulte-t-elle les propos tenus par le provocateur grossier. En somme, quiconque écouterait encore cette chaîne pourrait croire que le Chef de l'Etat s'en prendrait, sans raison, aux gens qui le croisent…

    La journaliste ne fait rien d'autre que Hollande: La responsabilité de celui qui trahissait son ex-concubine, Sa Cynique Majesté Royal, est pleine et entière dans la désinformation en cours; il l'a initiée. Voyez-le, bonhomme, dénaturer les faits. Ecoutez-le accuser le Président d' "entrer en conflit avec quelqu'un qui ne lui sert pas la main" ! Fiable, il ne mentionne pas les injures du militant, mais accable le Président. Faites donc confiance à ce genre d'analyse impartiale et respectueuse!
    Ce sont les mêmes qui dénoncent un régime policier qui pourtant ne protège pas ses élus, si hauts placés soient-ils. Mais qu'un journaliste se fasse malmener et la presse gronde. Aulnay-sous-Bois, octobre 2006, selon L'Express: "Le 21 octobre, un cameraman de TF1 a été frappé, sa caméra volée. Le 12, une voiture de France 3 avait été incendiée…"

    Mais ne pas répondre à la provocation et à l'insulte aurait été une lâcheté...

    Visite 2007

    samedi 16 février 2008

    Les "'vigiles' de la république" ont ouvert la chasse au Sarko dans des sites et blogs délirants

    La 'république du respect' sombre dans la démagogie et la bassesse
    La gauche vertueuse s'est récemment illustrée dans l'odieuse affaire du faux SMS attribué à Sarkozy, mais elle récidive et se vautre dans le caniveau.
    Les scénaristes d'Hollywood ne sont manifestement plus en grève. Des blogs mais aussi des sites leur emboîtent le pas; ils ont entendu l'appel à la curée et retroussent les babines. Les 17 conjurés sont-ils responsables et coupables d'incitation aux violences verbales et à la désinformation?

    Des professionnels du journal Libération, qui ont leur courroie de transmission avec David Abiker chaque matin sur France Info, se sont recyclés sur la Toile. Des révolutionnaires nostalgiques de 1789 participent ainsi au "vent de violence' de Sa Cynique Majesté Royal. En mai 2007, ils titraient déjà: "Nicolas Sarkozy, Président sous surveillance". Démocratie chérie... Que titrent-ils maintenant? " Front commun contre "la monarchie élective". Mais ils ne se contentent pas d"informer"; ils militent aussi au nom de la liberté d'expression et du respect des consciences, en ajoutant que " la pétition pour une vigilance républicaine et laïque, signée par Royal, Bayrou, Le Page, Gerin etc. se trouve sous ce lien: ...".
    Rien n'est concerté; rien ne serait orchestré. Seulement, si ni le magazine Marianne, ni son site
    marianne2 ne fournit de lien aux pétitionnaires professionnels, ce blog le fait ! N'est-ce pas ça, une campagne bien orchestrée, sous une apparente spontanéité naturelle. 'Républicaine', aussi?
    Signalons aussi un titre de Marianne2 en date du12/02/2008: "Fallait-il publier le scoop sur le SMS présidentiel ?" C'est vicieux en diable! Un faux devient un scoop! La question de l'authenticité de l'information ne taraude nullement les vertueux; le magazine sans foi ni loi aurait d'hypocrites états d'âmes. Tout démontré combien l' 'ethique' leur est étrangère. To publish or not to publish? Shakespearien! Plus c'est blessant, mieux ça fait vendre et cette presse-là est à son affaire.

    Un site "collaboratif" (Le P***, …) discrètement créé par le journal Le Monde qui n'est pas fier de ses collaborateurs gratuits, sans aucun souci de vérité, fait partie du nombre de ceux-là. Il titre l'un de ses articles: 'Sarko veut faire la peau à Bayrou': ça sonne bien, mais oser écrire de Sarkozy que "
    L'homme a en plus la rancune tenace. François Bayrou, candidat aux municipales à Pau en fait la douloureuse expérience. Rien ne lui sera épargné. Coûte que coûte, il doit être battu.", c'est n'importe quoi: si Bayrou est battu, ce sera par la candidate du PS, Martine Lignière-Cassou … L'actualité récente désigne le 'killer' et ce n'est pas celui que Le Monde couvre en secret. 'Collaboratif' signifie donc 'forum' délirant, subjectif jusqu'à la stupidité.
    L'auteur devra donc s'informer avant de divaguer et d'apprendre à distinguer l'intox de l'information, voire de l'opinion documentée. Mais bien sûr il peut citer ce qu'il veut. Si on veut bien croire qu'en effet "une triangulaire au second tour est donc envisageable", il est hasardeux, voire incorrect d'affirmer que "Le patron du Modem demeure néanmoins le favori de l'élection paloise. Selon de récents sondages, Yves Urieta ne pointe qu'à la troisième place dans les intentions de vote au premier tour."
    Bien que vous n'y soyez pas aidés par ce site, vous pouvez toutefois souhaiter connaître les réactions des élus de la majorité. PaSiDupes ne les a pas trouvées sur le site de ce journal, au moment de publier. Le Monde laisse publier des élucubrations mais n'a pas trouvé un seul 'collaboratif' pour respecter le pluralisme de l'information. Pas très 'vigilant', tout ça... PaSiDupes devra pallier les défaillances des militants de la presse donneuse de leçons.

    Paradoxalement, dans le dédale des blogs personnels violents, insultants et désinformateurs,
    des sites de journalistes ne font pas tache. Navrant, puisque les blogs sont les cibles des profiteurs de la législation en faveur de la liberté de la presse et des défenseurs de la liberté d'expression, sans partage!
    Liberté
    Paul Eluard - Poésies et vérités, 1942
    Sur mes cahiers d'écolier
    Sur mon pupitre et les arbres
    Sur le sable de neige
    J'écris ton nom
    Sur les pages lues
    Sur toutes les pages blanches
    Pierre sang papier ou cendre
    J'écris ton nom

    jeudi 14 février 2008

    Et si Royal se présentait au suffrage des quartiers?

    Plutôt que d'aller troubler le calme de la population
    Sa Cynique Majesté Royal souffle le chaud et le froid. Après avoir souhaité que se lève le vent de la révolte, elle vient proposer un "plan de l'espérance"! Que du vent !
    Marie-sEGOlène est donc revenue tâter le pouls des banlieues et y créer de l'agitation, car lors d'une visite dans le Rhône, elle a pris prétexte de la bataille municipale pour critiquer la politique présidentielle pour les banlieues et mener sa propre campagne pour la prise du PS.
    C'est bravement dans deux communes socialistes, Vaulx-en-Velin puis à Villeurbanne, que l'ancienne candidate à l'Elysée s'est posée en première opposante à Nicolas Sarkozy. La présidente de la région Poitou-Charentes a sommé le chef de l'Etat de revenir en banlieue dans six mois pour rendre compte des effets du plan qu'il a présenté la semaine dernière "sous les ors de l'Elysée" qu'elle aurait aimé fréquenter.
    Alors que le PS peine à suivre le rythme des réformes et que le Parlement s'essouffle, Madame Royal n'est pas surmenée. "Y'en a assez de ces annonces non suivies d'effet. Je le lui demande, c'est une question de respect pour les habitants", a-t-elle assuré à la foule à Villeurbanne, où elle est déjà venue à plusieurs reprises pendant les campagnes présidentielle et législative du printemps dernier.
    Au "plan de la désillusion" du gouvernement, et de la sienne propre, elle a opposé un "plan de l'espérance", dont la première étape se joue selon elle les 9 et 16 mars prochains. Si c'est là tout son "plan de l'espérance", c'est un peu court. Et si son plan répond au "plan Marshall" qui l'irrite autant, il est bien vide.
    La malfaisante veut le bien des populations laborieuses? Le premier d'entre eux est la paix sociale: c'est pourtant à celle-ci qu'elle s'en prend. "C'est à partir de ces quartiers qu'il faut exprimer un vote d'espérance face à l'inertie du gouvernement actuel", a-t-elle déclaré, en dépit du train de réformes qui est lancé et avant d'en attendre les fruits, bien sûr. "Quand le chef de l'Etat n'assume pas ses responsabilités quand il ne tient pas sa parole mais où est le plan Marshall?", s'est-elle insurgée en allusion aux déclarations du candidat Sarkozy pendant la campagne présidentielle.
    Lors d'un bref point de presse tenu dans la "Brasserie de la Poste" à Villeurbanne, elle a dédicacé son ouvrage. Business is business: il reste des stocks et si elle n'aime pas les riches, l'argent des pauvres n'a pas d'odeur.
    La candidate vise les femmes et les jeunes: les hommes sont exlus de la 'république juste' mais matriarcale.
    "Je dis aux jeunes: prenons-nous collectivement en mains. C'est pour ça qu'il faut aller voter pour les maires socialistes. Ils vont améliorer la vie quotidienne", a-t-elle assuré à trois semaines du premier tour. Si elle s'adresse aux jeunes en priorité, c'est probablement qu'à la différence de leurs aîné(e)s, ils n'ont pas le souvenir de l'inertie des gouvernements Jospin.
    La démagogie est son fonds de commerce et ses propos le démontrent à l'envi. Depuis le mois de mai et l'élection de Nicolas Sarkozy, dont elle ne se remet pas, elle répand la rancœur dans son sillage nauséabond. Elle fait un transfert en disant: "Je sais que vous avez été cruellement déçus. Il y a beaucoup de désillusion. Mais elle ne doit pas se transformer en désespoir car il conduit à la violence", a prévenu celle qui avait décrété "l'urgence" pendant la présidentielle pour éviter toute nouvelle "crise" dans les banlieues. Les mots-clés de 'désespoir' et de 'violence' poussent au crime.

    La mauvaise perdante ne lance pas seulement un défi à son vainqueur, elle incite la population à repousser le Chef de l'Etat, comme Orly a repoussé son ex-concubin qui a dû démarrer en trombe, portières ouvertes. "Nicolas Sarkozy ne peut pas venir dans les quartiers. Il ne veut pas venir et pourtant le président de la République, c'est le président de tous. Il faut être partout", a-t-elle accusé.
    Lors de chacune de ses étapes, aux côtés des candidats aux municipales et aux cantonales, l'ex-candidate présidentielle est accueillie par une foule encadrée et principalement composée de femmes, pour prouver qu'elle est la candidate "de tous"…
    A Vaulx-en-Velin, elle croise toutefois un groupe de jeunes vêtus de t-shirts orange, la couleur fétiche du MoDem. Au deuxième tour de la présidentielle, ils ont voté "Royal" mais depuis, déçus par les défaillances socialistes à promouvoir la diversité, ils ont rejoint le parti de François Bayrou. Sa Cynique Majesté Royal "ne peut pas venir dans tous les quartiers". A eux, elle s'est abstenue de dire: "Je sais que vous avez été cruellement déçus. Il y a beaucoup de désillusion. Mais elle ne doit pas se transformer en désespoir car il conduit à la violence".