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vendredi 25 novembre 2011

Violeur à 11 ans d'une enfant de 6 ans

Identité masquée du criminel présumé, mais bientôt la photo de la victime avérée ?





Un violeur mineur n'est pas un adulte;

mais les violences aux femmes,

c'est à partir de quel âge ?





Initiation familiale et bizutage précoce


Identités masquées
La mère et la grande soeur, complices du criminel présumé, ont également été mise en examen: l'adulte est soupconnée d'avoir dissimulé des preuves pour protéger son fils et sa fille a participé à la neutralisation de la victime.

Le Parquet de Versailles vient d'ouvrir une enquête sur
une sordide histoire de viol entre mineurs. Un garçon de 11 ans est accusé d'avoir abusé d'une petite voisine de 6 ans avec l'aide de sa grande soeur, tandis que la mère aurait détruit des preuves et intimé le silence à la petite fille pour protéger son fils.
Tous les trois ont été mis en examen respectivement pour viol, complicité de viol, et non-dénonciation de crime sur mineur et destruction de preuves, selon Le Parisien qui révèle l'affaire.
La petite Sonia (identité maquillée) s'est tue pendant près d'un mois avant de raconter à sa mère le calvaire qu'elle a subi un mercredi après-midi de septembre, alors qu'elle jouait au pied des tours HLM d'un quartier de la Verrière, dans les Yvelines. Invitée par une amie à jouer à cache-cache, la fillette s'est retrouvée dans une chambre de l'appartement familial avec d'autres enfants. La petite fille explique que la grande soeur de son amie, âgée de ...12 ans, lui aurait alors attrapé les jambes et les bras pour l'empêcher de se débattre, pendant que son frère Johnny (prénom modifié), 11 ans, la frappait. Il l'aurait ensuite déshabillée et violée.

Pendant ce temps, la mère de Sonia, inquiète de ne plus voir sa fille au pied de l'immeuble, s'est rendue chez l'amie de son enfant.
Une des soeurs du DSK en herbe lui a ouvert et dit que la fillette regardait un DVD avec son frère et ses autres soeurs. Selon le récit de la fillette, la mère de Johnny, consciente de ce qui s'était passé dans la chambre, aurait jeté une partie de ses vêtements, puis l'aurait lavée en lui intimant de ne rien raconter sous peine de représailles. De retour chez elle, Sonia s'est plainte de maux de ventre, et a expliqué à sa mère que Johnny lui avait donné un coup de poing.

De la prévention plutôt que des sanctions éducatives ?

La mère de Sonia a déposé plainte le 24 octobre. Des examens gynécologiques ont confirmé que la petite fille avait bien été violée.
Interrogé jeudi par la police, Johnny a partiellement reconnu les faits. Sa mère et sa soeur ont quant à elles nié en bloc s'être rendues complices de l'agression. Les deux enfants ont été placés dans un foyer tandis que la mère de famille est sous contrôle judiciaire.

Selon Le Parisien, Johnny était déjà suivi par un juge pour des faits de violence dénoncés par les services sociaux.
Ses soeurs ont elles été violées par un oncle.
Lien PaSiDupes: Agnes assassinée par laxisme des institutions, idéologues, juges et experts

Un être humain ne peut être un monstre
Et un enfant, un petit ange...
S'il est reconnu coupable, le garçon de 11 ans ne risque pas de peine d'emprisonnement car, si sexuellement mature qu'il soit, "il n'a pas du tout le discernement d'un adulte", explique Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfant de Bobigny, qui considère sans doute que la maturité arrive avec l'âge adulte comme un don de la société. " À partir de 13 ans, la loi autorise le prononcé de peines contre les enfants, mais recommande le plus souvent possible de ne pas le faire".

Comme Mathieu, le violeur et assassin d'Agnès en Haute-Loire, Johnny encourt par contre des mesures éducatives, "comme le placement dans un internat ou le suivi par un éducateur", ou des sanctions éducatives plus sévères ! Ces dernières engloblent l'interdiction de fréquenter une personne ou un lieu et l'obligation d'être suivi par un psychiatre.

Les éducateurs de Mathieu avaient déjà été aveugles sur son cas
Lien PaSiDupes : A propos d'une marche blanche de plus et de trop Et les juges idéologues avec eux...

Comme la presse militante.
L'identité de la victime, Agnès Marin (ci-dessus), est sur la place publique, mais celle de Mathieu, l'assassin, est 'secret judiciaire'.



vendredi 24 juin 2011

La majorité sexuelle excite des pétitionnaires


Intellectuels français pour l'abrogation de la majorité sexuelle

La réforme du Code pénal français mobilisa nos célébrités

Entre 1977 et 1979, de nombreux intellectuels français ont signé des pétitions et autres lettres ouvertes demandant soit l'abrogation des lois sur la majorité sexuelle soit la relaxe des individus arrêtés sous des charges de détournement de mineur.

En France, l'article 227-25 du code pénal (2000-2002) fixe la majorité sexuelle par principe à 15 ans pour les relations hétérosexuelles et homosexuelles. « Le fait, par un majeur, d'exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d'un mineur de quinze ans » constitue un délit, tandis que toute atteinte sexuelle, quel que soit l'âge de la victime, commise avec violence, contrainte ou surprise constitue une « agression sexuelle ».
L'âge limite est relevé de 15 à 18 ans dans le cas de relations entre un mineur et un ascendant ou toute personne ayant autorité par nature ou par sa fonction.

En 1977, une pétition fut adressée au Parlement, appelant à l’abrogation de plusieurs articles de la loi sur la majorité sexuelle et la dépénalisation de toutes relations consenties entre adultes et mineurs de moins de quinze ans (la majorité sexuelle en France).

Le document fut signé par l
es philosophes
Michel Foucault, titulaire d'une chaire au Collège de France, dont le compagnon, Daniel Defert (Gauche prolétarienne, mouvement maoïste non léniniste), est un militant anti-sida et le président-fondateur (1984-1991) de la première association française de lutte contre le sida, AIDES, créée après la mort du philosophe Michel Foucault,
Jacques Derrida, membre du comité de soutien à Lionel Jospinen 1995,
Louis Althusser, philosophe marxiste, membre du PCF, qui étrangla son épouse en novembre 1980: la justice le déclara dément au moment des faits (« il n’y a ni crime ni délit lorsque l’accusé était en état de démence au moment des faits »), Jean-Paul Sartre,
Simone de Beauvoir
et André Glucksmann,
par le philosophe et sémioticien Roland Barthes, qui évoque son homosexualilité dans son journal posthume,
le romancier/activiste en faveur des homosexuels Guy Hocquenghem,
l’avocat et professeur de droit Jean Danet,
l’écrivain et cinéaste Alain Robbe-Grillet (élu membre de l’Académie française en 2004, adepte du sado-masochisme),
l’écrivain Philippe Sollers, auteur de Le Cœur absolu (récit de libertinages), de Les Folies françaises (inceste heureux et culture française) ou de Le Lys d'or (traitement de la frigidité par la lecture),
la pédiatre et psychanalyste pour enfants Françoise Dolto, qui soutenait que l'enfant l'enfant est davantage mis en danger par l'autoritarisme de ses parents et de la société, que par la permissivité de notre « civilisation du plaisir »,
et d'autres.

Lettres ouvertes publiées dans des journaux français

Le Monde
26 janvier 1977

Une lettre ouverte fut publiée dans Le Monde, la veille du procès de trois Français (Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt), tous accusés d’avoir eu des relations sexuelles avec des filles et des garçons de 13 et 14 ans. Deux d’entre eux ont été en détention temporaire depuis 1973 et la lettre fait allusion à ce fait comme scandaleux.
La lettre fut signée par 69 personnes, dont Jack Lang (qui fut plus tard ministre de la Culture et ministre de l’Éducation en France), Bernard Kouchner (qui a été ministre de la Santé en France et cofondateur de Médecins sans frontières), Michel Bon (précédemment P-DG et président du conseil d’administration de Carrefour et France Télécom et anciennement vice-président de l’Institut Pasteur), et des intellectuels publics comme Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, Roland Barthes, André Glucksmann et Guy Hocquenghem, ainsi que 9 spécialistes – 5 psychiatres, 1 médecin, 1 psychologue, 1 psychanalyste et 1 spécialiste des sciences humaines. Des experts...
Le document estime qu’il y a une disproportion entre la qualification de leurs actes en tant que crime et la nature des actes reprochés, et également une contradiction puisqu’en France les adolescents sont pleinement responsables de leurs actes à partir de l’âge de 13 ans. Le texte fait également remarquer que si des filles de 13 ans ont le droit de se faire prescrire la pilule en France, elles doivent aussi pouvoir consentir.
Lien Le Monde

Le Monde Liste complète des 69 signataires

Alain Cuny
André Glucksmann
Anne Querrien
Bernard Dort
Dr. Bernard Kouchner
Dr. Bernard Muldworf (psychiatre)
Bertrand Boulin (fils du ministre RPR Robert Boulin)
Catherine Millet
Catherine Valabrègue
Christian Hennion (journaliste)
Christiane Rochefort
Dr. Claire Gellman (psychologue)
Claude d’Allonnes
Copi
Daniel Guérin
Danielle Sallenave
Dionys Mascolo
Fanny Deleuze
Félix Guattari
Francis Ponge
François Châtelet
François Régnault
Françoise d'Eaubonne
Françoise Laborie
Gabriel Matzneff
Georges Lapassade
Gérard Soulier
Dr. Gérard Vallès (psychiatre)
Gilles Deleuze
Gilles Sandier
Grisélidis Réal
Guy Hocquenghem
Hélène Védrine
Jack Lang
Jacques Henric
Jean-François Lyotard
Jean-Louis Bory
Jean-Luc Henning
Jean-Marie Vincent
Jean-Michel Wilheim
Jean-Paul Sartre
Jean-Pierre Colin
Jean-Pierre Faye
Judith Belladona
Louis Aragon
Madeleine Laïk
Marc Pierret
Marie Thonon
Dr. Maurice Erne (psychiatre)
Michel Bon (également psychosociologue)
Michel Cressole
Michel Leyris
Négrepont
Olivier Revault d'Allonnes
Patrice Chéreau
Philippe Gavi
Philippe Sollers
Dr. Pierre-Edmond Gay (psychanalyste)
Pierre Guyotat
Pierre Hahn
Pierre Samuel
Dr. Pierrette Garrou (psychiatre)
Raymond Lepoutre
René Schérer
Dr. Robert Gellman (psychiatre)
Roland Barthes
Simone de Beauvoir
Victoria Therame
Vincent Montail

LibérationMars 1979

Une autre lettre, beaucoup plus sujette à polémique, fut publiée dans le journal Libération en 1979, en soutien à Gérard R.
, accusé de crime sexuel sur des enfants et attendant son procès pendant dix-huit mois, et fut signée par 63 personnes, dont Pascal Bruckner, Georges Moustaki et Christiane Rochefort.
La lettre rapporte que Gérard R. vit avec des jeunes filles de 6 à 12 ans « dont l’air épanoui montre aux yeux de tous, y compris leurs parents, le bonheur qu’elles trouvent en lui ».
Cette lettre fut reproduite après dans le journal L’Express du 7 mars 2001.
"Jack Lang , ambassadeur de France au conseil de sécurité des Nations Unies - New York ?
Le nommer à un poste aussi sensible , c’est oublié une succession d 'affaires de mauvaises mœurs ! Attention aux tentatives de déstabilisations au sein de l' ONU ! "
« En 1996, un « blanc » - document non signé - des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n'a jamais entendues et qui ont été, selon la note… détruites depuis. La hiérarchie policière n'accorde aucune crédibilité à l'assertion.»
L’Express du 22/09/2005
Source Le Post: lien

lundi 6 décembre 2010

A 13 ans, ils braquent un magasin à Tours

La 'très grande précarité' n'est pas le mobile !...

Trois adolescents de 13 et 14 ans ont été arrêtés et placés en garde à vue dimanche à Blois pour avoir braqué, avec arme et cagoules, une boulangerie de la ville.
Un quatrième jeune, d'origine tchetchène et âgé de 16 ans, a également été interpellé, soupçonné de s'être fait remettre sous la menace le butin du braquage, 300 euros.

On apprend plus vite et mieux à la télé qu'à l'école

Les faits se sont déroulés dimanche matin dans une boulangerie située dans la ZUP de Blois, dont sont originaires deux des braqueurs. Alors qu'un des jeunes faisait le guet dans la rue, les deux autres sont entrés dans le commerce à un moment où il n'y avait pas de client. L'un d'eux, âgé de 13 ans, a menacé la boulangère de 22 ans avec une arme de poing, qui s'est avérée factice, pour se faire remettre le contenu de la caisse.

Un sens élevé du respect de la vie
Le deuxième, qui faisait le guet à l'entrée de la boulangerie, avait apporté un pied de biche qui devait servir à "finir la caissière si elle résistait", a-t-il froidement expliqué lors de sa garde à vue.

Les quatre adolescents ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat central de Blois dans la journée de dimanche, après que le père d'un des braqueurs eut livré son fils à la police. Les trois plus jeunes ont reconnu leur participation au braquage, le Tchétchène, plus âgé, clamant son innocence.

Les quatre délinquants devaient être déférés devant la justice dans la soirée de lundi. Les trois plus jeunes pourraient être placés dans un centre éducatif fermé, selon la même source policière.

Réforme du Code pénal: pas de sanction pénale avant 13 ans...

En mars 2009,le ministre de la Justice, Rachida Dati, a dessiné les grandes lignes du futur Code pénal des mineurs. Elle abandonne l'idée d'incarcérer les délinquants dès 12 ans, mais ils sont soumis à un «régime civil spécial».

La «prise en charge» ne peut être qu’«éducative»
avec un panel de sanctions simplifié, passant de 18 à quatre: l’avertissement judiciaire, la remise aux parents, le suivi éducatif en milieu ouvert et le placement dans une structure spécialisée. Avant 13 ans, un jeune soupçonné d’avoir commis une infraction peut être entendu par les enquêteurs et «placé en retenue le temps de son audition».

Les trois mousquetaires tourangeaux l'ont échappé belle, mais le problème reste entier.
La réforme n'a-t-elle pas été trop timorée: elle est déjà dépassée !

  • Pour s'en convaincre, si besoin, il suffit d'avoir en mémoire l'exemple du guetteur de 11 ans qui fut la cible de tueurs à la kalachnikov à Marseille (lien PaSiDupes)
  • En février 2009, deux mineurs de 11 et 12 ans, étaient soupçonnés d'agression sexuelle sur une mineure de 13 ans dans un collège d'Arras. (lien PaSiDupes)
    Pas de quoi en faire tout un plat ?

    Bien qu'incomplet, ce listing confirme que nos jeunes ados d'aujourd'hui ne sont plus exactement ce qu'imaginent les soixante-huitards aux responsabilités.
  • jeudi 26 février 2009

    12 ans, OK pour les agressions sexuelles, mais prématuré pour la responsabilité pénale

    Où en est la réforme de la justice des mineurs?

    Félicitations à Alfie Patten, 13 ans, 1,22m et à Chantelle Steadman, 15 ans, qui ont mis au monde leur première petite fille Maisie, née le 9 février dans un hôpital d'Eastbourne au sud de l’Angleterre. C’est trop mignon ! Tellement que le jeune garçon fait des émules. Des petits Français ont sans doute voulu faire leurs preuves à leur tour et connaître la gloire médiatique, mais en se passant de la formalité du consentement libre de leur victime de 13 ans
    Côté laïus

    «Nous sortons d'une société adulto-centriste et masculine où l'âge adulte servait d'étalon aux autres âges pour entrer dans une société multigénérationnelle», dixit Louis Chauvel, sociologue des comportements.
    La baisse de la fécondité et l'allongement de la durée de la vie, conjugués à une entrée dans la vie active de plus en plus tardive, l'alternance de périodes d'activité et de chômage, une sortie précoce de la vie professionnelle et une recomposition des familles ont fait voler en éclats le découpage rassurant des âges. Celui-là même qui a servi de repère aux sociétés occidentales - enfance, adolescence, maturité, vieillesse. Entre des enfants qui n'en sont plus, des jeunes qui s'installent dans l'adolescence, des vieux qui restent jeunes, l'âge de la maturité se retrouve pris en sandwich, et remet en cause son modèle, une famille et un emploi stable. Introuvables, les âges et leurs fonctions démocratique, économique, sociale et culturelle sont à réinventer. Adulte à 12 ans, ado à 30.

    Côté sexuellement agressée à13 ans par deux garçons de 11 et 12 ans

    Un banal fait divers ?

    Deux mineurs de 11 et 12 ans, soupçonnés d'agression sexuelle sur une mineure de 13 ans dans un collège d'Arras, ont été mis en examen la semaine dernière, a-t-on appris mercredi auprès de l'avocat de l'un d'eux. C'est la mère de la victime qui a déposé plainte à la police. Les faits se seraient déroulés au début du mois, dans les toilettes ET dans le centre de documentation de l'établissement (CDI), un lieu d'étude, a précisé Me Etienne Prud'homme.

    La panacée : activation d’une cellule psychologique ?
    L'académie de Lille a indiqué dans un communiqué qu'une enquête administrative était en cours et que les deux garçons suspectés "feront l'objet de mesures disciplinaires dans les meilleurs délais"."Toutes les mesures conservatoires ont été prises afin qu'à la rentrée (le 9 mars) un accompagnement soit mis en place et que les élèves concernés ne se retrouvent plus dans le même collège", précise le rectorat.

    Comment reconstruire sereinement les petits violeurs ?

  • L'académie de Lille a indiqué dans un communiqué qu'une enquête administrative était en cours et que les deux garçons suspectés "feront l'objet de mesures disciplinaires dans les meilleurs délais". Deux heures de travaux d'intérêt général ?
    "Toutes les mesures conservatoires ont été prises afin qu'à la rentrée (le 9 mars) un accompagnement soit mis en place et que les élèves concernés ne se retrouvent plus dans le même collège", précise le rectorat.
  • Le procureur de la République d'Arras, Jean-Pierre Valensi, a simplement confirmé la mise en examen des deux garçons mineurs pour agression sexuelle, au risque de les traumatiser.
    Les deux mineurs ont toutefois été laissés libres de leurs mouvements et remis à leurs parents. "Ils n'encourent que des sanctions éducatives parce que, pénalement, ils ne peuvent pas avoir de peines de prison ou d'amendes", a ajouté l'avocat.
    "Il s'agit de mineurs de moins de 13 ans. Place aux mesures éducatives. Il faut privilégier l'action, en toute sérénité, de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), des psychologues et des psychiatres", a expliqué le magistrat, qui n'a pas souhaité faire de commentaire sur les faits. En admettant que la psychologie et la psychiatrie soient des sciences "dures" ('scientifiques', stricto sensu), les sexologues ne sont pas conviés : sans doute la sexologie est-elle une science par trop « molle » dans une affaire où toute mollesse est exclue.

    Vers la responsabilité pénale à 30 ans ?

    Lorsqu’en octobre 2008 à l’inauguration d'une nouvelle école nationale de la Protection judiciaire de la jeunesse Roubaix, la garde des Sceaux, Rachida Dati, annonçait son souhait d'instaurer des procédures plus sévères et plus rapides
    , les réactions hostiles fusèrent aussitôt.
    Composée de 32 membres - magistrats, policiers, juristes, éducateurs... -, toutes sensibilités politiques confondues, la commission Varinard, du nom de son président professeur de droit à Lyon, proposa de remettre à plat la justice des mineurs en 70 points.

    La ministre de la Justice privilégiait trois axes
    :
  • Abaisser l'âge minimum de responsabilité pénale à 12 ans. Si cette proposition est adoptée, un enfant pourra donc être poursuivi en justice dès l'âge de 12 ans. "Jusqu'à présent, il revenait au magistrat d'évaluer la capacité de "discernement" du mineur fautif pour savoir s'il relevait de la justice", rappelle Le Figaro.
  • "Permettre au juge de prononcer plus rapidement une sanction contre les jeunes fauteurs de trouble", selon le quotidien.
  • "Rachida Dati veut que la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) se concentre sur les mineurs ayant à faire à la justice pénale et ne consacrent plus temps et moyens à la prise en charge des mineurs en danger, notamment ceux victimes de maltraitance", toujours selon Le Figaro.
    Et « détail » souvent escamoté par la presse partisane, insolente mais objective :
  • Incarcération de mineur de moins de 14 ans interdite, sauf en matière criminelle et dans des conditions précises et dans des structures adaptées.

    En avril dernier, la ministre avait lancé la commission Varinard chargée "de remettre à plat l'ordonnance de 45 qui régit la justice des mineurs, pour plus d'efficacité".Selon le ministère, ce texte, datant de l'après-guerre, "n'est plus adapté aux réalités sociales d'aujourd'hui".
  • L’opposition conservatrice freine des quatre fers

    Le 4 décembre 2008, le Syndicat de la Magistrature qualifiait le projet de « vision réactionnaire et répressive de l’enfance », le jour où la commission rendait son rapport à la ministre de la Justice :
    « Le Syndicat de la magistrature affirme sa volonté de s’opposer fermement aux principales orientations de la commission Varinard qui nous feraient revenir à une époque où les jeunes commettant des actes de délinquance n’étaient appréhendés que sous l’angle du maintien de l’ordre public, au mépris de l’éducation. ». Et des victimes.
    Le SM accuse les membres de la commission :
    « la commission Varinard n’a pas travaillé dans un esprit de véritable concertation mais a surtout souhaité répondre à la commande politique exprimée sans fard par la Garde des Sceaux lors de l’installation de cette commission le 15 avril dernier. »

    Un collectif lui faisait écho et tout le réseau des associations et collectifs prenait possession des moyens institutionnels de diffusion de la propagande. « En prison à 12 ans », résume aussi un site d’enseignants dans un raccourci sans doute pédagogique, mais aussi sensationnel qu’idéologique. Ceux qui ne parviennent pas à prévenir les abus en tous genres et se font eux-mêmes maltraiter, abandonneraient-ils les victimes à leur sort, et les agresseurs à leurs pulsions, au prétexte qu’ils n’ont pas les moyens ? « C’est la faute à la société », affirmait facilement la gauche. « C’est la faute à la politique », prétend-on dans tous les cas aujourd’hui. Sarkozy est rendu responsable. La gauche n'est responsable d'aucun blocage, d'aucun conservatisme, de rien.

    Quand les réformes ne sont pas jugées idéologiquement correctes et conformes à la pensée unique, les crédits ne sont pas insuffisants.

    Toutes les raisons sont bonnes à gauche

  • pour bloquer les réformes :En avril dernier, la ministre avait confié au recteur André Varinard le soin de piloter une commission de 32 membres chargée de remettre à plat l'ordonnance de 45 qui régit la justice des mineurs, pour plus d'efficacité. Ce texte, datant de l'après-guerre, n'est plus adapté aux réalités sociales d'aujourd'hui, estime le ministère. Les crimes sexuels, par exemple, le démontrent trop souvent.

  • pour taire ce qui fait peur :
    Bien qu’ils ne couvrent pas l’ensemble des crimes et délits, dont un grand nombre reste secret, les chiffres montrent pourtant un bilan déjà accablant : en 2006, plus de 57 000 mineurs ont été condamnés par la justice. La délinquance s'est également considérablement durcie et touche des mineurs de plus en plus jeunes - 32 enfants de moins de 13 ans ont été jugés pour des crimes.
  • pour préserver les intérêts catégoriels :

    Les futurs éducateurs craignent pour leurs postes, si les sanctions dites «éducatives», créées par la loi Perben I et peu utilisées par les juges sont abandonnées.
    Pourtant, Rachida Dati voudrait en revanche que la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) se concentre sur les mineurs ayant à faire à la justice pénale et n’aient plus à consacrer autant de temps et de moyens à la prise en charge des mineurs en danger, notamment ceux victimes de maltraitance.
  • pour conserver aux juges souverains leur pouvoir discrétionnaire:
    Jusqu'à présent, il revenait au magistrat d'évaluer librement la capacité de «discernement» du mineur jugé coupable, pour savoir s'il relevait de la justice : le projet envisage une peine automatique.
    Le prétexte de l’opposition pour empêcher la réforme du droit ? Le ministère voudrait voir cet âge minimum fixé à 12 ans alors que certains des membres de la commission plaident pour fixer le seuil à …13 ans.

    Où en est le rapport de la commission Varinard ?