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mercredi 24 février 2016

Réforme du code du travail: Martine Aubry prend Hollande dans sa souricière

"Trop, c'est trop": Martine Aubry "salit" Hollande et la politique de Valls  

Des opposants socialistes dénoncent plusieurs "reculs" sociaux dans la nouvelle réforme du code du travail.

Appuyée de 17 personnalités, la maire de Lille publie une tribune pour dire son "inquiétude."
Ils font front dans une tribune publiée dans Le Monde, le quotidien détenus par des hommes d'affaires socialistes multimillionnaires et sur un site Internet ouvert pour l’occasion.

La maire de Lille, Martine Aubry, lance une grande offensive contre la politique du gouvernement, ce mercredi: du jamais vu depuis 2014. La politique de l'exécutif mène la France dans une "impasse," prévient-elle. 

17 francs-tireurs de gauche  participent à cette attaque
L’ancien député européen Daniel Cohn-Bendit, plusieurs députés socialistes, Yann Galut, la Franco-algérienne Chaynesse Khirouni, Christian Paul, se dressent contre les hommes qu'ils ont amenés au pouvoir, mais aussi d’intellectuels et économistes, tels Michel Vieworka, Daniel Cohen ou Thomas Piketty. "Trop, c’est trop !", estime ce texte. Les désaccords politiques qu'ils ont avec le gouvernement étaient déjà connus, mais "ils se sont mués en une grande inquiétude".

mercredi 5 décembre 2012

EPR, TGV Lyon-Turin, NDDL: les Verts gèlent tout

La gauche, terrain de la querelle des Anciens et des Modernes

Les Verts déraillent entre Lyon et Turin

En présence du président François Hollande, du chef du gouvernement italien Mario Monti et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, les ministres des Transports de la France et de l'Italie ont signé lundi à Lyon une "déclaration commune " pour la réalisation du projet controversé de liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin. Sa mise en service est prévue pour 2028, malgré l'opposition de plusieurs centaines d'opposants au projet.



Lien PaSiDupes - " Les activistes 'conservateurs' bloquent les vacanciers SNCF en Savoie : la piste des opposants à la ligne TGV Lyon-Turin est étudiée par les gendarmes

Contre le chômage, le pouvoir socialiste en est resté à une politique de grands travaux 

Critiqué en France par la Cour des Comptes, le coût total du chantier est évalué à quelque 25 milliards d'euros. La question du financement est "complexe dans une période de contraintes budgétaires", reconnaît-on côté français, admettant que si le budget européen pluriannuel 2014-2020 n'était pas adopté, il faudrait se montrer "créatif". 

"Autoroute ferroviaire" pour un million de camions
Aucune précision n'a été donnée quant à la répartition de la prise en charge des 8,5 milliards à la charge des pays, l'Italie (qui serait de 2,9 milliards d'euros) et la France (2,2 milliards), le reste étant en principe apporté par le budget européen (soit 40%).
Selon ses concepteurs, cette "autoroute ferroviaire", combinant fret et trafic voyageurs, devrait permettre à terme de retirer de la route au moins un million de camions par an et de raccourcir le trajet Paris-Milan à un peu plus de 4 heures contre 7 actuellement.


Au même moment, plusieurs centaines de manifestants hostiles au projet se se sont rassemblés dans le centre de Lyon. Les organisateurs ont dénoncé la retenue de plusieurs cars de militants italiens sur la route.

Il faut pourtant rappeler que le ferroutage était une volonté du ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot.
Lien PaSiDupes  - Le ferroutage, un système d'avenir : Le ferroutage, une alternative écolo au chantage des syndicats de transporteurs
Autre lien PaSiDupes - La CGT veut faire dérailler le programme de ferroutage initié par Gayssot (PCF) : Nouveau plan pour sauver le fret ferroviaire
L'ambiance restait tendue, sur fond de crainte d'une convergence entre cette lutte et celle contre Notre-Dame-des-Landes.







EPR de Flamanville: Cohn-Bendit réclame un "arrêt immédiat"

Le sexagénaire fait obstacle à toute modernité
Eurodéputé Europe Ecologie-les Verts (EELV) de 67 ans, Dany-le-Rouge a demandé un arrêt immédiat de la construction du réacteur nucléaire EPR


Avant lui, plusieurs écologistes archaïques, des élus EELV, le vulgaire Noël Mamère, la petite teigne François de Rugy et Ronan Dantec, élu de ...Nantes et patron dans ...l'événementiel, ont demandé d'arrêter l'EPR

Joly-Duflot 
à la manif anti-nucléaire
 du 15.10.2011
Il prend prétexte du surcoût. 
Après l'annonce d'un surcoût de 2 milliards d'euros pour ce projet de Flamanville (Manche), le responsable Verts lance dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France mercredi : "Il faut arrêter maintenant !" "Il faut dire la vérité aux Français: nous n'en avons plus les moyens"
Evoquant aussi la ligne de train à grande vitesse Lyon-Turin ou l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes, il insiste: "la situation de nos finances doit rouvrir le débat sur ces projets"

Mais M. Cohn-Bendit est revenu de tout. 
Aigri, ilprécise "être aujourd'hui en marge de ce parti". "Je ne parlerai plus en tant que personnalité d'EELV. Nous avons trop de désaccords".

NDDL: décision de démolition des cabanes devant le tribunal



Alors que Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, parle d'un "kyste"  pour désigner les occupants du site et affirme qu'il est "hors de question de le laisser s'installer", sur le terrain, on débat sur la définition de " construction illicite " et l'avocat du préfet joue le pourrissement demandant au juge des référés d'assigner Ago, la société Aéroport du Grand Ouest, à la démolition. "En tant que propriétaire du terrain, Ago devrait s'occuper de la démolition et de l'expulsion des opposants".
NDDL: ce que, 
non sans mépris,
ils appellent  "cabane"

Une pirouette juridique: "C'est une instrumentalisation pure et simple de la justice", déclare Me Erwan Lemoigne, avocat du propriétaire. Le jugement a été mis en délibéré au mardi 11 décembre. Un délai "surprenant" pour Me Lemoigne et les opposants écologistes. "Nous sommes en route pour la victoire. Ce sera dur et long", martèle Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, principale association d'opposants, à la sortie du tribunal.
Rien que ça !

La décision du tribunal ne comble pas totalement les militants soutenus par le sénateur EE-LV Ronan Dantec, vice-président de la commission du développement durable, des infrastructures, de l'équipement et de l’aménagement du territoire au Sénat et pourfendeur du projet de Notre-Dame-des-Landes (NDDL). "Cette décision, c'est un répit. Mais ce qui s'est passé aujourd'hui démontre que l'indépendance entre le pouvoir, la société privée Vinci et la justice reste à prouver".


lundi 26 novembre 2012

La détermination de Ayrault se fissure à Notre-Dame-des-Landes

Une "commission de dialogue" pour extraire Ayrault des turbulences !


Répression policière

à la demande du Premier ministre PS
Jean-Marc Ayrault



Méfiance des opposants au projet d'aéroport envers la commission promise par le Premier ministre...

 La charrue du dialogue après les boeufs du coup de force

Au lendemain de l’annonce par le Premier ministre de la création d’une "commission de dialogue", ils redoutent que ce dialogue soit un monologue. Destiné  à "exposer ce projet et entendre toutes les parties prenantes", la commission n’a toutefois pas convaincu les opposants du bien-fondé de la construction d’un nouvel aéroport dans la métropole nantaise.Pour Dominique Fresneau, président de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Acipa), "le Premier ministre veut amener des mesures d’apaisement alors que c’est lui qui a allumé des incendies partout"déclarait-t-il après les violents affrontements entre militants anti-aéroport et forces de l’ordre ce samedi. "M.Ayrault peut toujours se comporter en pompier aujourd’hui mais s’il veut revenir à la discussion, il va falloir que l’apaisement soit réel sur le terrain et qu’il n’y ait plus de forces de police à Notre-Dame-des-Landes.» Choqué par la répression qui a eu lieu sur le site du futur aéroport et devant la préfecture à Nantes, Dominique Fresneau estime qu’il faut d’abord "panser et compter nos blessés, et on verra après quel mode de discussion on pourra adopter".
En attendant l’instauration d’une véritable concertation, voire d’un vote, plusieurs recours contre le projet d’aéroport sont en cours d’instruction
Les opposants prennent l'avantage
Les opposants se posent désormais en victimes et le gouvernement se dit inflexiblecomme l’a rappelé le ministre de l'Intérieur. Manuel Valls  estime que le dialogue doit se faire "sans conditions". 
Pour l’avocat spécialisé en droit de l’environnement Arnaud Gossement, on est très loin du "dialogue environnemental" promis par le chef de l’Etat lors de la conférence environnementale de septembre dernier: "Le Premier ministre a donc annoncé la mise en place d'une "commission du dialogue" qui n'a aucunement pour objet d'entretenir un dialogue mais bien celui de confirmer une décision déjà prise par le Premier ministre lui-même", écrit l’avocat. "A quoi servira cette "commission du dialogue"? A deux choses: "exposer" et "entendre". Elle n'a donc nullement pour but le dialogue mais l'explication de texte."
Des solutions pour sortir de l’impasse
La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a d’ailleurs confirmé ce dimanche que le rôle de la commission se limiterait à "exposer à toutes les parties prenantes la réalité des travaux réalisés, de leur impact sur la biodiversité" et qu'il ne s'agit "aucunement de revenir sur le projet d'aéroport". Les écologistes du gouvernement, qui ont applaudi dans un premier temps la création de cette commission, ne sont pas dupes: le co-président du groupe Europe-Ecologie-Les Verts à l’Assemblée nationale, le député François de Rugy, a reconnu que "bien sûr, nous n'avons pas compris que cette commission de dialogue signifiait l'arrêt pur et simple du projet". Il espère néanmoins que ce ne soit pas "une commission de propagande". La Confédération paysanne a pour sa part averti qu’elle était prête à dialoguer «mais sur les modalités d'arrêt du projet, pas sur un moindre impact écologique comme ils le souhaitent», a déclaré Cyril Bouliguand.
Comment sortir de l’impasse ? 
La députée européenne Corinne Lepage (Cap21) estime qu’il faut "inventer pour ce projet une modalité totalement nouvelle de prise de décision. Cela impliquerait de la part du gouvernement qu’il accepte de geler cette décision, c’est-à-dire éventuellement de la remettre en cause, à l’issue du débat national, ou au moins régional, qui serait organisé". 
L’euro-député écologiste Daniel Cohn-Bendit appelle lui à "prendre exemple sur le conflit qui a eu lieu il y a deux ans en Allemagne à propos de l’enfouissement de la gare de Stuttgart": "Devant la virulence des manifestations, l’ancien ministre-président du Land Bade-Wurtemberg, qui était de droite, a nommé un médiateur, qui était reconnu par les deux parties. Il a organisé un débat public pendant trois semaines, retransmis par la télévision locale. Et proposé un référendum."
Le Parlement européen à la rescousse 


La pétition déposée par deux associations auprès du Parlement européen pour non-respect de plusieurs directives européennes (notamment sur l’évaluation des impacts sur l’environnement, sur l’eau, les directives "oiseaux" et "habitats"), aurait des chances d’aboutir. 
Mais d’ici là, les opposants aimeraient un moratoire sur le projet qui soit plus convaincant que la seule promesse du gouvernement de ne procéder à aucun défrichement avant six mois.

mardi 25 septembre 2012

Albi: voitures brûlées et menaces de mort contre Charlie-Hebdo qui continue

Trois voitures brûlées, mais Charlie-Hebdo persiste et signe




Le patron de Charlie Hebdo,
ne se voile pas ici la face:
il exhibe son 'oeuvre'!



Pour la liberté d'expression ou pour le pognon ?


Les réactions d’hostilités après la publication de nouvelles caricatures de Mahomet dans Charlie-Hebdo n’en finissent plus. 

Samedi 22 septembre vers 23 heures, une patrouille de police s’est rendue dans un quartier sensible d’Albi (Tarn) pour des incendies de voitures. Sur place, les policiers ont découvert trois véhicules en feu, ainsi que quatre containers-poubelles.

Les fonctionnaires ont également constaté l’inscription de plusieurs tags sur les murs d’un centre municipal d’action sociale. 
Ces inscriptions sont autant de menaces de mort.  " Mort à Charlie-Hebdo ", " Pour le Prophète ", " On va vous tuer " et " Mort aux USA " ont notamment été apposées à l’aide de peinture bleue. Une enquête a été ouverte.

Devoir de mémoire

Piss Christ, la création photographique blasphématoire n'a pas suscité de menaces de mort
L'artiste américain Andres Serrano mettait en scène un crucifix trempé dans son urine et a suscité de vives protestations de mouvements catholiques qui la jugent abjecte et blasphématoire (à la gauche du montage).


Bien que tout aussi vile et provocatrice, elle a certes été
 vandalisée dans les locaux de la collection d'art contemporain Yvon Lambert à Avignon, mais aucune fatwa n'a pourtant été lancée. 
Aurait-on pu organiser ce type d'exposition montrant un Coran trempant dans l'urine (montage de droite du montage) ?

Il y a intégrisme et intégrisme...


Charlie Hebdo, illustre l'intégrisme athée des anarchistes


Les laïcs sont débordés sur leur gauche.

D'abord, Mahomet n'est pas un dieu, mais un prophète, mais dans le flots des amalgames, c'est un détail.

Surtout, prônée comme un moyen de lutte contre toutes les dérives sectaires et intégristes, la laïcité trouve ici ses limites, si ce n'est son échec. 

Charlie Hebdo annonce une édition double de sa belle oeuvre hebdomadaire

Charb va mettre en vente mercredi deux éditions différentes, l'une sous-titrée "Journal responsable", l'autre "Journal irresponsable" et chacun pourra choisir. La troisième options sera de ne pas l'acheter. Des kiosquiers du quartier de Belleville à Paris ont rapporté que des clients s'étaient précipités   dans les kiosques à la première heure mercredi dernier pour acheter et détruire les exemplaires de Charlie Hebdo contenant les caricatures de Mahomet.
Sans dévoiler le contenu respectif des deux éditions qui seront "100% distinctes" (puisqu'il faut susciter  de l'intérêt pour ce qui n'en a pas plus que le méchant film stupide à l'origine de tout ce flan), Charb explique que les lecteurs pourront ainsi découvrir dans l'édition "responsable ce que souhaitent voir les Boutin et autres Cohn-Bendit". L'autre édition dite "irresponsable, sera un Charlie Hebdo normal", pour Hollande, a-t-il souligné. 

Daniel Cohn-Bendit, député européen (Vert) avait en effet qualifié de "cons" et de "masos" les responsables de Charlie Hebdo qui avaient publié la semaine dernière des dessins satiriques représentant le prophète musulman. Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien-démocrate (PCD), a de son côté annoncé avoir déposé plainte contre Charlie pour "mise en danger de la vie d'autrui", ne serait-ce que les Français de l'étranger, hommes, femmes et enfants, en terre musulmane ou les otages aux mains des islamistes.

L'Association syrienne pour la liberté a déposé plainte contre la publication auprès du Parquet de Paris pour "provocation à la haine" après la parution mercredi 19 septembre des caricatures du prophète Mahomet. Cette notion de "provocation à la haine" n'est pas venue à l'esprit de SOS Racisme ou de la LICRA qui tirent le rideau de leur fonds de commerce sur des critères encore non élucidés... 
Une action a également été engagée à Meaux pour "diffamation" et "injure publique" par l'Association des musulmans de Meaux et de sa région.

C'est ainsi la serpillière qui invite à séparer les torchons des serviettes. Sans discrimination aucune, car ce n'est pas l'esprit de la maison !
Et pourtant...

dimanche 23 septembre 2012

Rien ne va plus entre Cohn-Bendit et Europe Ecologie-les Verts

Au moins pour Cohn-Bendit, le changement, c'est maintenant !


"C'est sûr que dans mon fore intérieur, entre Europe Ecologie et moi, maintenant c'est une histoire terminée ! "
Au lendemain du vote du conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV) contre la ratification du traité budgétaire européen, Daniel Cohn-Bendit, député européen EE-LV, a annoncé dimanche 23 septembre qu'il suspendait sa participation au mouvement.

"Une incohérence totale"

Jugeant que le conseil fédéral d'EE-LV, qui s'est prononcé samedi contre le pacte budgétaire européen (77 voix contre 24 et huit votes blancs) et qui a recommandé à ses parlementaires de le rejeter, avait été "dramatiquement nul", l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit a annoncé dimanche sur i-Télé qu'il "met sa participation" au mouvement écologiste "entre parenthèses provisoirement", en raison de son "incohérence totale" sur le traité. 
Il a toutefois précisé qu'il ne "prendrait pas une décision seul".

Le père ne reconnaît plus son enfant

Le mouvement lui échappe: "Ce n'est plus Europe Ecologie-Les Verts, c'est les Verts", a-t-il dit. 

"Voter contre le traité et pour le budget, c'est n'importe quoi". 
Il estime en effet que si l'on vote contre le traité, par cohérence il faut voter contre le budget, et donc sortir du gouvernement. Une analyse qu'il avait déjà formulée récemment, notamment à l'encontre du président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Placé, qu'il accuse de "vouloir le beurre et l'argent du beurre".

Daniel Cohn-Bendit multipliait depuis plusieurs mois les déclarations hostiles à l'égard de son parti, qu'il jugeait, au début de l'été, "détestable" et "hiérarchique", et disait jeudi 20 septembre se sentir "orphelin" d'EE-LV.


Qui  adoptera DCB ? Le PS ?
Cohn-Bendit est en train de capter l'héritage de ce que l'on appelait dans le milieu des années 70 la "deuxième gauche". 
Il a en effet l'intention de monter un orphelinat de la " deuxième gauche". Cette gauche-là théorisait l'articulation du marché et de la redistribution et s'opposait aux tenants d'une économie sous le contrôle de l'Etat. On retrouve ce credo europhile chez les artistes qui ont soutenu les sans-papiers, tels le cinéaste Gérard Mordillat ou l'écrivain Dan Franck. 
Joël Roman a mobilisé les personnalités des réseaux associatifs et du monde éducatif, et préparé un "appel" en faveur de Cohn-Bendit, pour lequel la cohorte des pétitionnaires pro-Notat de 1995 sera sollicitée. Dès 1999, entre 25 et 30 de ces "citoyens intellectuels", comme les appelle DCB, se sont réunis au domicile du philosophe André Glucksmann. Ils sont tous disponibles.

La revue qui recueillera les contributions des partisans de Daniel Cohn-Bendit est d'ailleurs prête: elle est baptisée Feu vert. Dan Franck, Michel Burnier, Jérôme Charyn, Volker Schlöndorff, Romain Goupil, Cabu, Martin Veyron et Régis Franck ont envoyé leurs contributions. Philippe Sollers, qui a publié une tribune de défense de DCB dans le Monde, a promis d'y apporter sa pierre. Le comité de rédaction sera assuré par l'éditrice Betty Miallet, une très proche de Cohn-Bendit, par Martine Bontemps, éditrice chez Grasset, et par Christian Gérard, de la revue homosexuelle Têtu financée par Pierre Bergé.

mercredi 19 septembre 2012

Les écologistes se débattent avec le traité européen

Le Batho de Delphine chahuté par la houle écologiste


Députés, sénateurs ou députés européens d'Europe Écologie-Les Verts ont tenu leurs journées parlementaires durant deux jours à Nantes
Les ténors Daniel Cohn-Bendit et José Bové y ont brillé par leur absence, mais pas moins de cinq ministres, dont Stéphane Le Foll, se sont en revanche rendu à l'Hôtel de ...l'horticulture.
Le mouvement manque l'occasion de montrer qu'il peut être une formation de gouvernement Avec le traité européen, les altermondialistes s'éclatent en chamailleries. Les députés européens Yannick Jadot ou Daniel Cohn-Bendit le défendent. Le sénateur Jean-Vincent Placé, l'eurodéputé Yves Cochet ou François de Rugyco-président du groupe EELV à l'Assemblée,  s'affichent contre. Malgré un mauvais ficelage, les premiers veulent y trouver une marche supplémentaire pour la construction de l'Europe. Les seconds dénoncent les coupes drastiques imposées aux budgets nationaux.

Rentrée parlementaire pour EELV à Nantes par LCP

Le parti va-t-il se prononcer dans l'unité, samedi, au terme d'un conseil fédéral ? 
Devenue ministre, Cécile Duflot " n'a pas d'avis à donner ", mais ne se prive pas de mettre en garde les élus écolos qui profiteraient de ce débat pour affaiblir le Président. " Il faut penser à la suite, à la réorientation de l'Europe. François Hollande a donné le cap à la conférence sur l'environnement. "
"Nous donnerons une position, mais pas de consigne de vote ", a avoué le secrétaire général d'EELV, Pascal Durand, qui prévoit une persistance des divisions internes. 
Pascal Cantin, ministre EELV chargé du développement, suggère plutôt de s'abstenir. Incapables donc d'adopter une attitude commune, les écologistes radicaux prennent le risque de se déconsidérer un peu plus et surtout de fausser la perception de leur position, partisans de " plus d'Europe " et d'un vrai fédéralisme.

La conférence environnementale a manifestement remis de l'huile sur le feu des déclarations d'Arnaud Montebourg sur le nucléaire ou de Delphine Batho sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.  Montebourg, ministre du Redressement productif, a déclaré que "le nucléaire est une filière d'avenir", rallumant une querelle entre socialistes et écologistes.
 

Le Nouvel Observateur s'esbaudit, considérant qu'en deux jours de conférence, les 14-15 septembre, aurait pu réaliser ce tour de force de réorienter notre modèle de développement vers la diversification de notre bouquet énergétique et la transition énergétique au cœur des enjeux environnementaux, économico-sociaux, fiscaux et sociétaux pour les mois et les années qui viennent ! "Que ce soit sur le nucléaire, sur les énergies renouvelables, sur l'efficacité énergétique, les premières mesures vont dans le sens des engagements pris", explique l'hebdomadaire.


La confirmation de la fermeture de Fessenheim serait un "début encourageant"
Sauf que cette perte ce production n'est pas actuellement compensée et rend les consommateurs français tributaires de l'étranger. 
De plus, des investissements de maintien de la sécurité devront être consentis en période de déficits publics, sachant qu'ils ne seront pas rentabilisés: la centrale doit fermer dans quatre ans. Les aspects social et humain sont évacués par le magazine de gauche: destruction d'emplois et injustice. "Le caractère de l'annonce de la fermeture de Fessenheim en décembre 2016 suscite incompréhension et émotion au sein des équipes qui travaillent dans nos centrales. Nous, directeurs des centrales nucléaires françaises, nous ressentons que cette décision peut être vécue par tous comme une profonde injustice", écrivent les 21 patrons de toutes les centrales d'EDF en France. 
Ils concluent par un: "Restons ensemble mobilisés", qui n'est pas exactement dans la ligne de l'article du Nouvel Observateur...

Défauts de concertation et de respect, peu médiatisés


Les salariés ont appris par la presse la précision du calendrier apportée par le président de la République le 14 septembre lors de la conférence environnementale. Et l'annonce a suscité une vive émotion, largement relayée dès le weekend par les syndicats.


Sur le gaz de schiste, Le Nouvel Observateur dit voir des "gages rassurants" à propos de l'interdit sur la fracturation hydraulique, mais tous les permis d'exploration n'ont pas été rejetés et restent à l'étude. Tout bien considéré, rien n'est réglé: "les rassemblements de samedi prochain ne perdent donc pas leur raison d'être : ils sont l'expression de la vigilance citoyenne en la matière", admet l'hebdo.


Nous restons fermes sur les désaccords, mais très fort sur l'engagement commun. Pas question de passer l'aéroport par pertes et profits ", lance le sénateur  EELV Ronan Dantec à la ministre de l'Écologie.


Dans la rue, des opposants au projet chahutent la ministre à la sortie

Alors que la ministre regagnait sa voiture, des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont perturbé son départ en scandant "non à l'aéroport"Pour accueillir la Ministre de l’environnement Delphine Batho et le Ministre délégué chargé du transport Fréderic Cuvelier, les Citoyens Vigilants avaient appelé leurs militants et leurs soutiens à se rassembler sur les bords de l’Erdre, devant le 7 quai Henri Barbusse, dès 9h30.

VOIR et ENTENDRE l'accueil par les anti-aéroport de la ministre Batho qui avait jusque là pris soin d’éviter le dossier local qui fâche :
(à venir)


Pour mémoire, Delphine Batho avait expliqué le 29 août sur BFMTV et RMC que cet aéroport "est une infrastructure dont nous avons besoin". Ce qui avait provoqué de vives réactions parmi les élus EELV. Noël Mamère, député d'Europe Ecologie-Les Verts, a dit jeudi "être tombé de l'armoire" en apprenant les déclarations de la ministre de l'Ecologie en faveur de la construction de l'aéroport en Loire-Atlantique.
"Cette déclaration arrive à peine les feux éteints sur les déclarations de Montebourg", a réagi jeudi Nono Mamère déplorant "une avalanche massive de coups que sont en train de subir les écologistes". "C'est aux socialistes de nous expliquer ce qu'ils cherchent", a ajouté le député de Gironde. Il accuse le pouvoir car, selon lui, ne "s'agit pas de déclarations isolées, c'est une action concertée et préméditée". 

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lorsqu'il était maire de Nantes et président de Nantes Métropoles, était un des principaux défenseurs du projet. Il est contesté notamment par les écologistes et des associations locales.


Preuve que le sujet reste source d'embarras pour la ministre, quoi qu'en dise le Nouvel Observateur, vendredi dernier, au soir de la première journée de la conférence environnementale, la ministre mit 12 secondes à trouver quoi répondre à un journaliste qui évoquait le projet d'aéroport, rapporte le site Reporterre.net. Se contentant après un long silence d'un :"Ouais j’ai déjà répondu."

Tout ce qui compte, c'est que le Nouvel Observateur est satisfait de la réponse...

Devoir de mémoire
Najat Vallaud-Belkacem, autre ministresse chahutée, à la fête de la Rose de l'Humanité.

mercredi 29 août 2012

"On ne peut pas être au gouvernement et dans l'opposition en même temps", objecte D. Cohn-Bendit

L'eurodéputé franco-allemand appelle les ministres EELV à choisir

On ne peut avoir un pied dedans, un pied dehors
 

La duplicité,
spécialité de Cécile Duflot,
comploteuse avec Aubry
contre Joly et le nucléaire


Si EELV n'est "plus d'accord avec le gouvernement", il serait "normal" que les ministres écologistes en sortent, a soutenu l'écologiste Daniel Cohn Bendit mercredi sur Canal +, affirmant qu'on ne peut "pas être au gouvernement et à l'opposition en même temps".
A la ministre EELV du Logement Cécile Duflot qui a avoué la semaine dernière qu'elle porte désormais "une muselière" lui permettant "un petit peu de l'ouvrir", D. Cohn Bendit a répondu que c'était "bien" qu'Europe Ecologie-Les Verts ait décidé "d'aller au gouvernement".
EELV "a choisi avec raison de faire un certain travail et donc elle est dans un gouvernement. A partir du moment où elle (EELV) n'est plus d'accord avec le gouvernement, c'est tout aussi possible et normal qu'on sorte du gouvernement", a-t-il dit.
"On ne peut pas être au gouvernement et à l'opposition en même temps", a-t-il ajouté, reconnaissant que la remarque de Mme Duflot n'est "pas très malin".
"Elle a le droit d'expliquer la politique du gouvernement comme elle le veut", a-t-il pour autant estimé.

Ensuite,
 sur les "réformes à faire" pour l'Europe, l'eurodéputé " attend le gouvernement au tournant".


Enfin, 
Cohn Bendit a estimé que les démantèlements de camps de Rom depuis l'été sont "mal fait" 

"Ce qui s'est passé là, c'est quelque chose qui a été mal géré".
"C'est pas comme Claude Guéant [ancien ministre de l'Intérieur] parce que (Manuel) Valls n'est pas Guéant. Mais ça part de la même logique", a-t-il ajouté.
"Il faut proposer des alternatives. [Lesquelles ?] Un camp de Rom dans des conditions sanitaires impossibles, c'est pas bien. Un camp de Roms qu'on démantèle sans qu'on donne des alternatives aux gens, c'est pas bien", a-t-il insisté, en termes moraux.


En attendant, un camp de Rom est évacué chaque jour

Le gouvernement socialiste déplace les problèmes, plutôt que de les régler:
 
il fait de vagues propositions d'hébergement dans des communes limitrophes.


Lundi 27 août
,  à Evry, ville dirigée jusqu'en juin par le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, s'est déroulée l'expulsion d'un campement occupé par plus de 70 Rom;

Or, ce 
jour-là, Cécile Duflot, la ministre du Logement - et des solutions alternatives de relogement ? - a botté en touche,  en réaction à la stigmatisation des Rom d'Evry, rappelant que la circulaire ne s'appliquait qu'à partir du lendemain, mardi...


Politique socialiste de la carotte et du bâton
 
A l’issue d’une réunion à Matignon mercredi 29, le gouvernement a annoncé  cette circulaire d'assouplissement des conditions d’embauche des Roumains et Bulgares, principales nationalités de Rom. Parallèlement, le gouvernement a réaffirmé une logique de "fermeté", qui a suscité comme un malaise au sein de la gauche.
Pourtant, momentanément libérée de sa "muselière", l’ancienne secrétaire nationale d’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) s'est flattée: "Cette circulaire est le résultat d’un travail en commun" !


Et hier mercredi, la police a démantelé des campements à Stains (PCF, Seine-Saint-Denis), où vivaient environ 500 personnescomme si de rien n'était, alors que Cécile Duflot avait repassé sa muselière;
- il y a deux jours, mardi 28 août, une opération de police assura le démantèlement d'un campement à Saint-Priest (PS), dans le Grand Lyon visant 121 personnes, dont 74 adultes et 47 mineurs, selon la préfecture, mais le campement aurait accueilli près de 180 personnes ces derniers jours;
- pendant le week-end, une centaine de Rom ont également été expulsés à Massy, dans l'Essonne, pour devancer une procédure d'expulsion d'un terrain dont le ministère de l'Intérieur est propriétaire;
dans la soirée du dimanche 26, neuf familles de Rom avaient déjà été évacuées d'un immeuble qu'elles squattaient dans le 7e arrondissement de Lyon (PS); 
- Précédemment, c'était dans la communauté urbaine de Lille (PS), sur le territoire de la Ch'tite Brochen-Aubry, premier secrétaire du PS !


Aujourd'hui jeudi, un camp rom d'une cinquantaine de personnes originaires de Roumanie et de Bulgarie, hors espace Schengen, est en cours d'évacuation à Créteil (PS); 

Et la "concertation" et la "cohérence", alors ?

"Les expulsions sans solution durable ne règlent pas les choses" et "précarisent encore un peu plus les familles", ont reconnu la mairie de Stains et la communauté d'agglomération de Plaine Commune, regroupant 8 communes. 
Pour Grégoire Cousin, de l'association 'European roma rights center', "en Seine-Saint-Denis [le département présidé par Cloclo Bartolone, celui qui est devenu président du Sénat, il y a des expulsions très régulières". Au moins une tous les dix jours."

La commissaire chargée de la Justice, Viviane Reding, a précisé attendre des mesures concrètes.

Il fut un temps où le journal socialiste titrait : "En région parisienne, la chasse aux Roms aggrave leurs conditions de santé ", une page facheusement devenue inaccessible...