POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est conservatisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est conservatisme. Afficher tous les articles

mercredi 30 janvier 2019

Européennes : Wauquiez s'affirme en faisant désigner François-Xavier Bellamy, choix de la majorité LR comme tête de liste

La minorité juppéiste continue de faire le jeu du FN et de Macron

Elle n'admet toujours pas sa défaite et mène sa guérilla interne avec l'appui de la presse macronienne

Une ex-proche de Pécresse, un eurodéputé et un intellectuel

"Par ce trio, j'ai voulu envoyer un message très fort de rassemblement de toute la droite et de ses sensibilités." C'est ainsi que Laurent Wauquiez, patron des Républicains, a expliqué les choix de la commission national d'investiture pour les élections européennes, présidée par Eric Ciotti, grand rival du maire de Nice Christian Estrosi,, mardi, au Figaro. 
Le président de la région Auvergne Rhône-Alpes a en effet officiellement désigné François-Xavier Bellamy, 33 ans (ci-dessus à droite), Agnès Evren, conseillère régionale d'Ile-de-France, ex-porte-parole de Nathalie Kosciusko-Morizet, et Arnaud Danjean, eurodéputé sortant, juppéiste repenti, 48 ans, pour emmener la liste LR le 26 mai prochain. Un agrégé de philosophie, une élue parisienne et un eurodéputé sortant, dont la complémentarité doit donc assurer la popularité.

Réunie sous la présidence d'Eric Ciotti, la première commission nationale d'investiture dans l'histoire de l'ex-UMP a validé le choix de ce trio par 38 voix contre 2, le sénateur Pierre Charon, et le député Philippe Goujon, face à la candidature de l'eurodéputé sortant Philippe Juvin, un médecin de 65 ans qui souhaita donner le nom de Kléber Haedens au deuxième collège en construction de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), dont il est le maire, bien que cet écrivain soit décrié par les élus de son opposition communale, contestant un auteur classé réactionnaire, nationaliste et royaliste qui a écrit pour L'Action française et proche de Charles Maurras. Juvin appela à voter Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle.

Le choix de la tête de liste pour les élections européennes rappelle aux contestataires qu'ils ne sont pas la majorité au sein du parti. Désigné par 48 des cinquante François-Xavier Bellamy, ne fait pas l'unanimité, notamment parmi les caciques frustrés du parti Les Républicains (LR). Dans les rangs du parti, les acteurs du passé  dénoncent le choix de ce jeune professeur (agrégé de philosophie à l'âge de 22 ans), figure montante qui est réduit à sa proximité avec La Manif pour tous, comme d'autres sont proches de Juppé (70 ans) et Bayrou (68 ans) ou  Macron (favori des femmes de 64 ans).

La désignation de François-Xavier Bellamy comme porte-drapeau des Républicains pour les prochaines européennes n'est pas du goût des battus du congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2014. "Les convictions personnelles de François-Xavier Bellamy ne seront jamais les miennes", a notamment lancé Rachida Dati dans la matinale de France Inter, mardi 29 janvier. Cette prise de position la ferait-elle tout à coup apprécier de ses détracteurs acharnés ? "Je ne suis pas la seule à ne pas avoir pensé à François-Xavier Bellamy comme une évidence pour la tête de liste Les Républicains", a insisté la maire du VIIe arrondissement de Paris, qui sera candidate aux Européennes. 
La tête de liste bouleverse les clivages traditionnels.
Résultat de recherche d'images pour "Bellamy"Lundi, la commission a donné un coup de jeune au parti en choisissant François-Xavier Bellamy pour diriger la liste LR aux européennes de mai prochain. Les détracteurs de cet adjoint au maire de Versailles et candidat malheureux lors des législatives de 2017, focalisent l'attention sur ce qui dérange : il  est associé à Sens commun ou à La Manif pour tous, du fait qu'il a été un 'Veilleur'.

"F.I.X.", pour les intimes, est craint.
Sous ses airs de premier communiant, il est ressenti comme un refondateur des idées de droite et, comme tel, inquétant. "Je ne peux pas dire que ce choix me satisfasse", a réagi au micro de France Info le maire LR de Nice, Christian Estrosi, qui est Macron-friendly et voit venir le danger pour LREM. Il participe donc à l'ébauche de caricature qu'esquisse la presse sélective de ses traits de caractère: François-Xavier Bellamy est "extrêmement conservateur". Mais l'ancien motocycliste sportif enfile des impressions non corroborées : "Vous comprendrez qu'entre Simone Veil et François-Xavier Bellamy, j'ai le sentiment que la vision européenne est en train de s'étriquer par rapport à ce que nous a offert cette grande dame", a commenté ce franc-maçon de la Grande Loge nationale française (GLNF, 1983-1988).
Sur l'avortement, le mariage pour tous ou encore la PMA, "je pense exactement l'inverse de lui", a abondé sur Cnews le successeur d'Estrosi à la présidence LR du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur et eurodéputé, Renaud Muselier, de nationalité mauricienne depuis 2012. Son épouse, Stéphanie Clément, avocate auprès de l’office HLM de Marseille, pourrait être mise en examen pour "recel de prise illégale d’intérêt": une conversation téléphonique accable la défense des Muselier. Entre 2005 et 2008, Stéphanie Clément a obtenu plusieurs marchés publics de "prestations juridiques" auprès d'Habitat Marseille Provence (HMP). Le problème, c'est qu'elle les a "remportés" sans appels d'offres. "Personne n'a jamais contesté le travail de ma femme, ni sa rémunération, explique Renaud Muselier. PaSiDupes ignore comment le tribunal a statué...
"La présence d'Agnès Evren et d'Arnaud Danjean me rassure", a déclaré mardi, sur CNews, l'eurodéputé LR Renaud Muselier, mais ce n'est pas l'ensemble de la presse qui rapporte cette nuance.

Personnage déclaré méconnu, mais jugé et condamné

Résultat de recherche d'images pour "Bellamy"
Le centre n'est pas modéré dans son verdict. Depuis qu'en décembre 2017, il a dit ne plus vouloir d'alliance entre l'UDI et LR en cas d'élection de Laurent Wauquiez à la tête de LR, le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, largue son stock inépuisable de boules puantes. Ainsi, mardi dans un entretien au Figaro mardi : "LR a confié sa liste à l'extrême droite". "C'est désormais la liste de Sens commun avec M. Bellamy". "Ce candidat est curieux. Il nous explique qu'il est contre l'avortement et contre la pilule en nous disant qu'il ne défendra pas ses convictions. Dans ce cas, à quoi bon être candidat ?", a poursuivi le député de Seine-Saint-Denis, pour qui l'Union européenne n'aurait pas d'autres sujets de préoccupation. En revanche, les cantines communales et départementales auraient vocation à nourrir gratuitement les scolaires: ni la crise économique internationale de 2008, ni les difficultés budgétaires des collectivités territoriales ne ramènent ce populiste à la raison. N'est-il pas indifférent à l'affichage de signes religieux dans les écoles publiques et favorable au mariage homosexuel comme pratiquant ?

Bellamy est un antidote au sectarisme

Son CV en sidère plus d'un qui daigne se pencher sur sa jeune carrière. 
Avant d'enseigner dans deux lycées publics, en guise d’année sabbatique à la sortie de l'IUFM, ce normalien a travaillé au cabinet de Rachida Dati, alors garde des Sceaux, bien que non encarté, mais incarnant déjà des valeurs fortes. Pour lui, il n'est pourtant "pas question de revenir sur la loi Veil" : c'est une "conviction personnelle" et l'intime ne pèse pas dans ses choix politiques. Certains s'attachent néanmoins à l'enfermer dans ce qui pourrait lui porter préjudice, mais, pour Laurent Wauquiez, la nouvelle tête de liste "fait partie de ceux qui défendent l'enracinement et la transmission de l'identité et de la culture". Des thèmes qui devraient venir sur le devant de la scène dans le débat des Européennes.
En 2013, "Les Soirées de la Philo" de François-Xavier Bellamy, des conférences bimensuelles de philosophie ouvertes au grand public dans un lycée parisien, doivent être transférées au théâtre de l'Œuvre en septembre 2015, en raison de leur succès, puis au théâtre Saint-Georges, rassemblant plusieurs centaines de personnes chaque semaine depuis la rentrée 2018.
Les sectaires ne sont pas déboussolés par ce "conservateur de droite inclassable": seraient-ils sectaire, sinon ? 
Proche d'Hubert Védrine ou Edouard Balladur, FIX se montre aussi prompt à vanter "le verbe" et les campagnes "magnifiques" de Jean-Luc Mélenchon, la "cohérence de la vision écologique" et la "lucidité" de José Bové, ainsi que certaines prises de positions du patron de la CFDT, Laurent Berger, qu'elles soient en faveur de l’universalité des allocations familiales ou d'une sortie de la crise des Gilets jaunes. Il partage à la fois la volonté de Michel Onfray de "rendre la culture à tous" que la "rigueur intellectuelle " d'Alain Finkielkraut.
Résultat de recherche d'images pour "Bellamy Wauquiez"

'Les Inrocks' assure qu'il "brouille les lignes" mais, bien que propriété du banquier Matthieu Pigasse (actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post), ce magazine de gauche reçoit une subvention de l'Etat au titre de l'aide à la presse. A Vanity Fair, dirigé par Michel Denisot (ex-Canal+, version socialiste avec André Rousselet et les Taxis G7), le magazine du banquier qui avoua avoir voté pour Mélenchon à l'extrême gauche, situe Bellamy "entre droite traditionnelle et extrême-droite", une analyse que démentent les déclarations de Bellamy pour qui "le Front national ne sera jamais qu'une impasse pour les électeurs qui se tournent vers lui", en tant que "formidable machine à empêcher le renouveau, et à maintenir en fonction les tenants de la déconstruction". Bref, il fait perdre ses repères à la gauche. Ainsi, Libération préfère ne pas creuser son sujet et Jean-Jacques Bourdin le survoler avec Guillaume Peltier. Il est encore cité parmi les "nouveaux conservateurs", par La Vie, filiale du Groupe Le Monde...

Bellamy envoie aux orties la "pensée complexe" de Macron

Inquiet de la communautarisation des débats, le trentenaire affirme en novembre 2018 avoir été "scandalisé par la façon dont le quadra de l'Elysée a invité les catholiques à s'engager en politique pour défendre leurs valeurs", estimant que la politique ne doit pas être le lieu où des lobbies ou communautés s'affrontent pour imposer leurs valeurs. Il prône une laïcité qui permette à la politique d'être "la recherche partagée du bien et du juste, pas le lieu d'expression des convictions particulières et religieuses !"

Macron lui a emprunté sa notion de "premier de cordée". 
 a en effet, l'un des premiers, dénoncé une "crise de la transmission" dans notre société, et plus précisément de l'Education nationale, en regrettant qu'elle soit devenue le système "le plus inégalitaire de tout l’OCDE". En 2012, il publia dans Libération une première tribune remarquée sur le sujet, intitulée "Jeunes de France, battez-vous", en réponse à la tribune victimaire de Félix Marquardt, dans Libération, intitulée "Jeunes de France, votre salut est ailleurs : barrez-vous !". En 2014, FIX publia un essai sur la crise de la culture et de la transmission intitulé Les Déshérités, ou l’urgence de transmettre, qui rencontre un succès de librairie tel qu'il est conduit à animer plusieurs centaines de conférences partout en France. Il y vante les bienfaits d’une "culture enracinée, fruit d’une longue maturation, dont le flambeau passe d’une génération à l’autre."

Un Européen convaincu
En 2005, respectueux du vote populaire au référendum, il vota contre la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe et, en 2017, il s'expliqua en se référant à Jean-Pierre Chevènement sur la question européenne. Alors, en 2018, Le Figaro reconnut en lui une figure susceptible de "réconcilier souverainistes et pro-européens" dotée d'une "solide culture européenne" et capable de "porter le débat européen à un haut niveau"
Il estime irréalisable et antidémocratique l'établissement d'une armée européenne, en raison de la diversité des règles d'engagement et du caractère régalien de cette compétence. Il se prononce en faveur d'une coopération renforcée entre les pays européens, en tant qu'alliance de nations souveraines.
François-Xavier Bellamy n'est pas le choix du président du Sénat, Gérard Larcher, mais le deuxième personnage de l'Etat ne lui est pas hostile, au nom de la légitimité de la majorité élue il y a un an. La désignation de Bellamy est approuvée de Valérie Pécresse dont Agnès Evren est la protégée, et de l'influent président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau.

La liste LR est aujourd’hui créditée de 12 à 8% des voix contre 21% en 2014.


mardi 3 juin 2014

Tribune: La droite et la défense de l'ordre naturel

De l'ordre naturel en économie, social et politique

L'éternelle querelle des Anciens et des Modernes

Il y a une autre façon d'être conservateur, plus subtile et plus féconde, que de défendre une marche du monde prétendument sacré et immuable.

Le débat sur le mariage homosexuel (sur lequel je me suis déjà exprimé) conduit à exacerber le clivage entre la droite et la gauche quant à leurs visions respectives de la société [un stratagème de la majorité présidentielle qu'on avait-dit productif en termes de fracture, jusqu'aux municipales et aux européennes qui ont sévèrement sanctionné les gauches].

En première approximation, c'est une opposition entre une approche conservatrice, qui passe par la défense d'un ordre naturel, et une approche progressiste, selon laquelle la société doit au contraire s'émanciper de ce déterminisme naturel. Elle dépasse largement les seules questions de société comme le mariage pour tous ou l'euthanasie et concerne les différents débats économiques, sociaux et politiques. C'est ce qui rend son analyse particulièrement intéressante.

Le paysage médiatique et le politiquement correct sont à ce point imprégnés par le progressisme que ce débat est censé ne pas faire débat, pour reprendre la formule du regretté Philippe Muray. En effet, il y aurait un sens de l'Histoire, une émancipation progressive de l'Humanité qui quitterait progressivement sa condition naturelle pour s'élever vers le progrès humain, fruit de son génie propre. Le passage de l'ombre à la lumière en quelque sorte. Selon cette vision, les conservateurs sont identifiés aux réactionnaires comme des empêcheurs de réaliser la destinée humaine.

Il s'agit là d'une caricature du conservatisme qu'il convient de dénoncer avec force. Contrairement au réactionnaire, le conservateur ne refuse pas l'idée de progrès humain, mais il croit que ce progrès ne va pas de soi, qu'il n'est pas écrit à l'avance et il est donc enclin à considérer le passé avec humilité et intérêt.

Ce n'est pas un culte du bon vieux temps

Non pas que le passé serait, par essence, meilleur que le présent, mais parce que ce qui nous parvient du passé aujourd'hui [en résistant au temps] a été sélectionné: les grands auteurs, les grands enseignements historiques, les grandes lois de la science, les grands principes d'organisation sociale. C'est ce passé "sélectionné" [plus fort que le temps] qui est digne d'intérêt, qui nous oblige et qui doit nous aider à déceler, au sein de la modernité, ce qui a de la valeur et ce qui n'en a pas.

Incontestablement, il y a donc à droite la défense d'un ordre hérité du passé qui, s'il n'est pas figé, ne peut évoluer que lentement et avec discernement. Le caractère "révolutionnaire" du libéralisme qui s'est imposé à droite depuis les années 1980 est en ce sens un choc trop souvent sous-estimé et qui pourrait à terme constituer un péril.

Reste à savoir si cet ordre que la droite cherche à défendre est issu, ou pas, d'un ordre naturel.

Il y a, c'est incontestable, une partie de la droite pour qui l'ordre social découle de l'ordre naturel qui découle lui-même de l'ordre divin. Cette vision de la société, qui est assez indissociable de la prédominance de la religion catholique en France au cours des décennies et siècles passés, est en déclin progressif, malgré certains regains de vigueur [sous-estimé par les gauches] comme aujourd'hui avec la mobilisation contre le mariage et l'adoption homosexuels.

La progression des idées du protestantisme

En effet, la société continue à se laïciser et le catholicisme lui-même ne cesse d'être gagné par les idées du protestantisme: l'individualisme libéral, hérité des révolutions cartésienne et luthérienne, gagne peu à peu les consciences et exerce son esprit critique chaque jour plus aiguisé contre un ordre du monde prétendument sacré et immuable.

Si les progressistes sont si sûrs de leur fait, c'est parce qu'ils ne savent (ou ne veulent) voir que cette tendance strictement naturaliste dans la droite conservatrice. Ils se complaisent dans ce dialogue de sourds avec des catholiques réactionnaires. Mais il y a une autre façon d'être conservateur, plus subtile et plus féconde.

Il faut pour cela partir du fait que la société est un système complexe, comme peuvent l'être les systèmes naturels étudiés par la thermodynamique, la chimie, la biologie ou encore l'écologie. Par système complexe il faut comprendre système composé de multiples entités imbriquées avec des interactions et des rétroactions permanentes entre les différentes échelles.

On peut se référer à l'ordre naturel sans être réactionnaire

Ces systèmes échappent assez largement à l'analyse réductionniste cartésienne qui nous permet de comprendre les systèmes simples: impossible de décomposer un problème compliqué en plusieurs problèmes simples ou d'aboutir à une interprétation causale univoque. Ces systèmes partagent entre eux des caractéristiques communes comme une capacité spontanée d'évolution dans le temps, une lutte permanente contre l'entropie ou encore l'émergence de propriétés au niveau macroscopique qui ne sont pas "souhaitées" au niveau microscopique.

Dès lors que la société partage ces caractéristiques avec des systèmes naturels complexes, il est légitime que des modes d'analyse communs soient utilisés. La droite est donc parfaitement fondée à se référer à l'ordre naturel et à mettre en exergue des analogies entre ordre social et ordre naturel, sans que cela ne la range du côté réactionnaire pour autant.

Il s'agit simplement de reconnaître que la complexité du monde appelle la politique à une bonne dose d'humilité et que l'observation de systèmes complexes, fussent-ils naturels, pour résoudre des problèmes similaires (auto-organisation, échanges avec l'extérieur, transmission de l'information...) est digne d'intérêt.

Une telle approche n'a rien à voir avec des doctrines dangereuses comme celle du darwinisme social, qui s'appuient le plus souvent sur une profonde méconnaissance de la théorie de l'évolution et réduisent l'être humain à sa composante biologique, mettant de côté les composantes culturelles et sociales.

Souvenons-nous que l'homme est doué de libre-arbitre

Car s'il y a bien une spécificité des systèmes complexes sociaux, c'est que leurs constituants de base, les individus, sont doués de libre-arbitre. On peut même penser que la liberté joue sur le plan politique le rôle que le hasard joue dans les systèmes naturels : il est cet élément perturbateur qui vient faire évoluer l'ordre existant, cette irruption créatrice du présent dans le passé.

C'est donc l'alliance de l'ordre et de la liberté, par analogie avec les systèmes complexes naturels, qui doit être à la base de la doctrine de la droite. Cette approche consiste à refuser une dichotomie de la droite en une composante conservatrice et une composante libérale qui ne mène à rien.

En effet, l'ordre sans la liberté, c'est le risque de l'autoritarisme, de la fermeture et de la stagnation, tandis que la liberté sans l'ordre c'est le risque de l'anarchie, de l'absence totale de régulation ou de l'individualisme triomphant.

Ordre et liberté forment donc un couple dialectique pour la droite, qui joue un rôle similaire au couple égalité/progrès pour la gauche. Ces deux visions de la société sont légitimes: il n'y a pas l'ombre d'un côté et la lumière de l'autre.

Vincent Le Biez, secrétaire national de l'UMP et secrétaire général du mouvement Droit au Cœur.
Tribune publiée par Slate, le le 23/01/2013

dimanche 9 juin 2013

Filiation homosexuelle: cette tentation malsaine de nier la nature

Une "ultra" de Marianne s'oppose à la loi pour un mariage homosexuel

Une chronique de Natacha Polony

Il y a d'abord cette manipulation des mots, dont on sent qu'elle cherche à modeler le réel pour mieux en effacer les aspérités. On ne dit plus mariage homosexuel mais «mariage pour tous». De même que les immigrés clandestins sont devenus des sans-papiers, ce qui suggère que, loin d'avoir enfreint une loi, ils subissent l'injustice d'être privés de ce qui devrait être un droit, le «mariage pour tous» n'est que la correction d'une injustice flagrante qui doit choquer tout esprit démocratique.

Mais il y a derrière cette question de dénomination le signe que ce qui s'efface est le fondement même de toute société humaine: l'ordre symbolique des choses. La question du mariage homosexuel, et de son corollaire, la filiation, ne se résume pas à un débat entre démocrates et tenants d'un quelconque ordre religieux. Car elle relève du rapport complexe entre nature et culture. Et c'est bien pourquoi elle ne devrait en aucun cas se limiter à un escamotage doublé d'une petite guerre entre ministère, comme Mmes Taubira et Bertinotti en ont donné le spectacle.

Certes, les sondages le proclament, les Français sont à 65 % désormais favorables au mariage pour des couples homosexuels. Mais ils sont plus partagés sur l'accès à l'adoption, et plus encore à la procréation médicalement assistée. Ce qui n'a pas empêché François Hollande d'en faire une promesse de campagne dont il était inévitable qu'elle lui soit rappelée par ceux qui l'attendent.

Au nom de quoi s'opposer au «mariage pour tous», cette belle promesse d'égalité? 
Au nom de la réalité du mariage qui, contrairement à ce qu'affirment libéraux et libertaires, n'est pas un contrat entre individus mais une institution dont le but est d'inscrire les membres d'un couple dans un temps long, celui de la procréation et de la transmission. Le mariage est indissociable de la procréation, il est l'alliance d'un homme et d'une femme qui forment une institution, la famille, par laquelle la société va se perpétuer. On peut juger cela ringard, déconnecté des réalités actuelles des couples et de la famille, mais alors, abolissons le mariage.

Reste la question des enfants. 
Nous sommes tous d'accord qu'il existe des familles homoparentales. Mais le mathématicien Henri Poincaré le disait: «Un million d'indicatifs ne feront jamais un impératifLe fait ne dicte pas le droit. D'autant qu'il est possible de régler les problèmes tragiques que génère l'absence de lien juridique entre les enfants et les deux membres d'un couple qui les élève. Car il est hors de question de contester à un couple homosexuel la capacité à élever des enfants. C'est pourquoi l'argument qui consiste à faire valoir le «droit d'un enfant à avoir un père et une mère» est fort mal posé. Aussi mal que celui qui plaiderait en faveur d'un «droit à l'enfant». La question n'est pas celle du droit mais celle du réel. Un enfant, jusqu'à plus ample informé, a toujours un père et une mère. Ce qui serait malsain serait de vouloir l'effacer.

Le professeur Israël Nisand me fit part un jour de cet épisode qui l'avait incité à s'opposer à l'accès des homosexuels à la procréation médicalement assistée: un couple de lesbiennes avait exprimé le désir de faire prélever l'ovule de l'une d'entre elles, de le féconder avec le sperme d'un donneur anonyme et de l'implanter à l'autre, afin qu'elles soient toutes les deux mère(s) biologique(s) de l'enfant. Le droit français interdit pour l'heure ce genre de manipulation et il a raison, car le problème des demandes qui sous-tendent la loi en préparation est de vouloir à tout prix gommer la nature, effacer le réel et les limites qu'il impose à notre toute-puissance.

La motivation des couples homosexuels qui réclament le mariage et non l'extension du pacte civil pour en combler les carences juridiques est de nier l'état de nature qui veut qu'un couple d'homosexuels ne pourra jamais générer des enfants biologiques. L'adoption, elle, ne pose pas de problème puisqu'il est bien entendu que l'enfant adopté a un père et une mère biologiques (après tout, on accepte l'adoption par des célibataires). Encore faut-il que les dénominations comme «papa» et «maman» ne viennent pas là encore effacer ce réel (il est d'ailleurs significatif que l'on emploie que rarement les mots de «père» et «mère»: il s'agit de faire croire qu'il n'est ici question que d'amour).

Mais la procréation médicalement assistée relèverait de la négation de toute une part de notre humanité, celle qui nous rattache à notre corps et à ce que, par nature, nous ne maîtrisons pas. Cela mérite au minimum un débat.

Dans Le Figaro du 14/09/2012


mercredi 5 décembre 2012

EPR, TGV Lyon-Turin, NDDL: les Verts gèlent tout

La gauche, terrain de la querelle des Anciens et des Modernes

Les Verts déraillent entre Lyon et Turin

En présence du président François Hollande, du chef du gouvernement italien Mario Monti et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, les ministres des Transports de la France et de l'Italie ont signé lundi à Lyon une "déclaration commune " pour la réalisation du projet controversé de liaison ferroviaire à grande vitesse entre Lyon et Turin. Sa mise en service est prévue pour 2028, malgré l'opposition de plusieurs centaines d'opposants au projet.



Lien PaSiDupes - " Les activistes 'conservateurs' bloquent les vacanciers SNCF en Savoie : la piste des opposants à la ligne TGV Lyon-Turin est étudiée par les gendarmes

Contre le chômage, le pouvoir socialiste en est resté à une politique de grands travaux 

Critiqué en France par la Cour des Comptes, le coût total du chantier est évalué à quelque 25 milliards d'euros. La question du financement est "complexe dans une période de contraintes budgétaires", reconnaît-on côté français, admettant que si le budget européen pluriannuel 2014-2020 n'était pas adopté, il faudrait se montrer "créatif". 

"Autoroute ferroviaire" pour un million de camions
Aucune précision n'a été donnée quant à la répartition de la prise en charge des 8,5 milliards à la charge des pays, l'Italie (qui serait de 2,9 milliards d'euros) et la France (2,2 milliards), le reste étant en principe apporté par le budget européen (soit 40%).
Selon ses concepteurs, cette "autoroute ferroviaire", combinant fret et trafic voyageurs, devrait permettre à terme de retirer de la route au moins un million de camions par an et de raccourcir le trajet Paris-Milan à un peu plus de 4 heures contre 7 actuellement.


Au même moment, plusieurs centaines de manifestants hostiles au projet se se sont rassemblés dans le centre de Lyon. Les organisateurs ont dénoncé la retenue de plusieurs cars de militants italiens sur la route.

Il faut pourtant rappeler que le ferroutage était une volonté du ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot.
Lien PaSiDupes  - Le ferroutage, un système d'avenir : Le ferroutage, une alternative écolo au chantage des syndicats de transporteurs
Autre lien PaSiDupes - La CGT veut faire dérailler le programme de ferroutage initié par Gayssot (PCF) : Nouveau plan pour sauver le fret ferroviaire
L'ambiance restait tendue, sur fond de crainte d'une convergence entre cette lutte et celle contre Notre-Dame-des-Landes.







EPR de Flamanville: Cohn-Bendit réclame un "arrêt immédiat"

Le sexagénaire fait obstacle à toute modernité
Eurodéputé Europe Ecologie-les Verts (EELV) de 67 ans, Dany-le-Rouge a demandé un arrêt immédiat de la construction du réacteur nucléaire EPR


Avant lui, plusieurs écologistes archaïques, des élus EELV, le vulgaire Noël Mamère, la petite teigne François de Rugy et Ronan Dantec, élu de ...Nantes et patron dans ...l'événementiel, ont demandé d'arrêter l'EPR

Joly-Duflot 
à la manif anti-nucléaire
 du 15.10.2011
Il prend prétexte du surcoût. 
Après l'annonce d'un surcoût de 2 milliards d'euros pour ce projet de Flamanville (Manche), le responsable Verts lance dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France mercredi : "Il faut arrêter maintenant !" "Il faut dire la vérité aux Français: nous n'en avons plus les moyens"
Evoquant aussi la ligne de train à grande vitesse Lyon-Turin ou l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes, il insiste: "la situation de nos finances doit rouvrir le débat sur ces projets"

Mais M. Cohn-Bendit est revenu de tout. 
Aigri, ilprécise "être aujourd'hui en marge de ce parti". "Je ne parlerai plus en tant que personnalité d'EELV. Nous avons trop de désaccords".

NDDL: décision de démolition des cabanes devant le tribunal



Alors que Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, parle d'un "kyste"  pour désigner les occupants du site et affirme qu'il est "hors de question de le laisser s'installer", sur le terrain, on débat sur la définition de " construction illicite " et l'avocat du préfet joue le pourrissement demandant au juge des référés d'assigner Ago, la société Aéroport du Grand Ouest, à la démolition. "En tant que propriétaire du terrain, Ago devrait s'occuper de la démolition et de l'expulsion des opposants".
NDDL: ce que, 
non sans mépris,
ils appellent  "cabane"

Une pirouette juridique: "C'est une instrumentalisation pure et simple de la justice", déclare Me Erwan Lemoigne, avocat du propriétaire. Le jugement a été mis en délibéré au mardi 11 décembre. Un délai "surprenant" pour Me Lemoigne et les opposants écologistes. "Nous sommes en route pour la victoire. Ce sera dur et long", martèle Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, principale association d'opposants, à la sortie du tribunal.
Rien que ça !

La décision du tribunal ne comble pas totalement les militants soutenus par le sénateur EE-LV Ronan Dantec, vice-président de la commission du développement durable, des infrastructures, de l'équipement et de l’aménagement du territoire au Sénat et pourfendeur du projet de Notre-Dame-des-Landes (NDDL). "Cette décision, c'est un répit. Mais ce qui s'est passé aujourd'hui démontre que l'indépendance entre le pouvoir, la société privée Vinci et la justice reste à prouver".


jeudi 10 mai 2012

Hollande est-il le président de tous les Français?

Hollande sera-t-il l'obligé de son électorat musulman?







François Hollande a été notamment élu grâce aux voix des musulmans.

Il aurait obtenu 93% des suffrages des votants, selon un sondage OpinionWay publié mardi par Le Figaro. Un sondage TNS Sofres évalue ce pourcentage à 85%. Toujours selon OpinionWay, les catholiques se seraient, eux, portés sur Nicolas Sarkozy à 73% pour les pratiquants réguliers et à 51% pour les non pratiquants. Musulmans et catholiques partageant un même conservatisme lié aux mœurs, à la famille, à la filiation; ce ne sont donc pas les perspectives d’un mariage homosexuel ni d’une euthanasie légalisée qui expliquent cette spectaculaire adhésion au président nouvellement élu. 
La clé de ce vote doit être recherchée ailleurs, dans les signaux envoyés par le PS en direction d’une communauté attachée à son particularisme culturel. Reste à savoir si cette politique d’accommodements et de connivences, qui n’est pas clairement assumée par un président qui dit vouloir lutter contre le communautarisme, ne risque pas de consolider le multiculturalisme et ses repliements, ces freins à l’intégration. Personnellement, je le redoute.


Les résultats obtenus par Hollande répondent aux vœux du groupe de réflexion socialiste Terra Nova

Ce think tank a publié, le 9 mars 2011, une étude intitulée : "Débat sur l’islam : pour une citoyenneté musulmane". Ce document a l’honnêteté de reconnaître "la mutation profonde et rapide de l’identité de la France" du fait de l’immigration musulmane. Mais de ce constat, Terra Nova estime que "l’intérêt général du pays" est d’accompagner cette mutation en faisant émerger une "puissante citoyenneté musulmane" afin que les musulmans deviennent "acteurs du changement", notamment grâce à l’encouragement au vote. 
Dans un texte ultérieur intitulé : "Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?", Terra Nova a même proposé aux socialistes d’abandonner la classe ouvrière et populaire, jugée désormais acquise à la droite, au profit de la "France de demain" constituée par les femmes, les jeunes et les minorités des cités, soit un potentiel évalué entre 10 à 15 millions d’électeurs. C’est cette stratégie, pourtant dénoncée officiellement par le PS, qui a produit ses effets attendus. Hollande tiendrait-il un double discours ?

En tout cas, ces nouveaux soutiens n’ont pas tardé à se rappeler au bon souvenir du nouveau président de la République. Dès mardi, le collectif AC le Feu, qui s’est fortement impliqué pour inciter les habitants des cités à se rendre aux urnes, a réclamé immédiatement une "bouffée d‘oxygène". "Le nouveau chef de l’Etat devra envoyer des signes forts en direction des quartiers populaires de l’ensemble des territoires de France, notamment en ce qui concerne la représentativité qui devra transparaître dès la mise en place de son gouvernement provisoire", écrit le collectif basé en Seine-Saint-Denis : un département où Hollande a fait mieux (65,32%) que dans son fief de Corrèze. 
Le même jour, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a estimé que "seule une lecture objective de l’histoire" permettra à la France et à l’Algérie "de transcender les séquelles du passé douloureux", ouvrant la voie à une énième repentance unilatérale. 
Hollande saura-t-il ne pas être l’obligé de cet important électorat

mercredi 7 mars 2012

La gauche fait de la religion un tabou de la République laïque

Traditionnalisme religieux au goût de la gauche archaïque

Pendant la présidentielle, tout fait polémique

Les Français doivent-ils s'interdire de réfléchir aux questions du XXIe siècle ?


Musulmans et juifs ne veulent pas faire les frais de la campagne, disent-ils.
Il est permis de taper sur les curés et de stigmatiser les catholiques romains, mais des sans-papiers, pas plus que des sans-logis, il n'est rien à dire. Et surtout pas des chômeurs ou des fraudeurs, même si on sait bien que la Grèce pâtit actuellement de la loi du silence sur tout ce qui fâche aujourd'hui en France. On se tait, on ne touche à rien et on attend.
Lien PaSiDupes : "Le Salon halal, une chance pour l'identité nationale ou pour le communautarisme"
Pour Mademoiselle Cunégonde, "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes", dans les cantines scolaires ou d'entreprises et partout dans l'hexagone. Il est tabou de savoir si nos enfants et nous-mêmes mangeons de la viande traumatisée. Le candidat Hollande ne veut entendre parler de rien pour n'avoir à trancher sur rien. Dénonçant des "faux débats et des polémiques inutiles", celui qui n'a jamais rien décidé ni géré, celui dont en cinq ans ni François Mitterrand ni Jospin n'a jamais voulu a appelé mardi MM. Sarkozy et Fillon à "la retenue et à ne pas froisser un certain nombre de consciences". Le député de Corrèze ne manque pas d'air !

Juifs et musulmans de France ont évidemment réagi aux propos de Nicolas Sarkozy et François Fillon dont ils ont reçu les représentants pour dialoguer sur l'abattage rituel. Ils n'entendaient pas être "stigmatisés" ou devenir des "boucs émissaires".

La société se serait divisée sur la question de l’abattage rituel des animaux


Les faux-culs laïcs trouvent certaines religions supérieures à d'autres

" Sujet de préoccupation majeur " contre " faux problème ", " pratiques ancestrales " contre manque de " respect de la foi "… Retour en force du religieux, ne fusse que pour contredire la droite.

François Fillon a été incité à réagir sur la polémique de l’étiquetage de la viande halal.
A Europe 1, le Premier ministre a alors déclaré à titre personnel que " les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’état aujourd’hui de la science, l’état de la technologie, les problèmes de santé ". " On pourrait y réfléchir ", a-t-il ajouté, précisant toutefois que ce n’était " pas le jour et pas le moment d’engager ce débat ".

Salima Saa, secrétaire nationale du parti chargée du développement urbain, a vivement réagi : « Au nom de quoi parle-t-on de pratiques ancestrales ? Où est le respect de la foi, des pratiques et des individus ? Je suis attristée de voir s’étaler des jugements négatifs et dévalorisants sur les musulmans de France (…). De tels propos n’ont pas de place dans le débat », poursuit-elle.

Alain Juppé a objecté qu’il s’agissait d’un " faux problème "
" On n’est pas tous coulés dans le même moule. J’ai déjà dit que le ‘choc des civilisations’ n’était pas ma tasse de thé. Je pense que le problème de la viande halal est un faux problème en réalité, qu’il y a d’autres vraies questions qu’il faut se poser ", a déclaré le maire de Bordeaux.

Nicolas Sarkozy a affirmé lundi que la viande halal était le « premier sujet de préoccupation et de discussion des Français », et qu’il ne fallait pas laisser " que ceux qui aboient s’exprimer sur ce sujet " devant des journalistes.
=> C'est occulter les morts:
ou l'affaire du "Halal: le kebab tue une adolescente "


Les institutions religieuses ont réagi à l'incitation



Les "civilisations" se valent-elles vraiment toutes ?



Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) lundi, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, mardi. Richard Prasquier, dont l’organisation (CRIF) entretient de bonnes relations avec Nicolas Sarkozy. " J’ai été choqué de l’entendre s’exprimer ainsi (…), la déclaration de François Fillon est stupéfiante, s’est-il indigné. Même s’il dit que c’est à titre personnel qu’il s’exprime, quand on est Premier ministre, on a une parole officielle. Nous sommes dans un pays de séparation de l’Eglise et de l’Etat. "

Mohammed Moussaoui a affirmé ce 6 mars qu’il " ne comprend pas et n’accepte pas que l’islam et les musulmans servent de boucs émissaires dans cette campagne ". L'image ne manque d'ailleurs pas de sel: étourdis ou égorgés ?

La République bananière laïque du deux poids deux mesures :
la transparence pour le bio, mais l'opacité pour l'abattage...
Lien PaSiDupes : "Sommes-nous tous passés au halal "à l'insu de notre plein gré" ? "