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lundi 28 octobre 2019

Terrorisme islamo-politique: la philosophe Sylviane Agacinski, censurée à... l'université !

La macronie constate le nouveau visage du fascisme universitaire et reste les bras ballants

Le nouveau visage du stalinisme universitaire n'est pas que marxiste

Michel Eyquem de Montaigne fut sans doute le premier penseur à ébranler l’ethnocentrisme spontané des cultures humaines à travers la remise en cause du concept de barbarie. Raison pour laquelle il est plus que légitime de voir son nom accolé à celui d’une université. Mais sans doute l’homme des Essais, le sceptique horrifié par les guerres de religions, serait-il effaré de voir le spectacle qui s’est joué le jeudi 24 octobre à l’université Montaigne de Bordeaux. Ou plutôt qui ne s’est pas joué, puisque la conférence prévue autour de la « reproductibilité technique » de l’être humain a été annulée au motif que des groupuscules avaient promis d’empêcher sa tenue « par tous les moyens ». Le syndicat «Solidaires étudiant-e-s Bordeaux», les associations GRRR, Riposte trans, Mauvais Genre-s et WakeUp! sont, certes, des organisations croupion, mais il se trouve que leurs menaces [comme nombre de celles proférées par les minorités agissantes et talons d'Achille des démocraties] font peser un risque tel que la direction de l’Université ne s’est pas considérée en mesure « d’assurer pleinement la sécurité des biens et des personnes ». [Ma macronite est contagieuse : on est dans le fief de Juppé !]

CLIMAT DE TERREUR

Des petits groupes radicaux faisant peser un climat de terreur pour imposer leurs vues et faire taire les opposants, cela porte un nom : cela s’appelle des milices fascistes. [Et Darmanin qui ne se dresse même pas sur ses ergots pour annoncer l'arrivée de le "peste brune"?] A ceci près que celles-là jouissent d’une mansuétude infinie de la part de certains milieux politiques et médiatiques dans la mesure où elles prétendent incarner le Bien. Qui oserait le contester ? La lutte contre toute forme de discrimination, qu’elle soit sexiste, raciste ou homophobe, est l’horizon de ces démocraties contemporaines qui ont abandonné toute idée de progrès social et d’émancipation collective, et toute idée, même, de dépassement de soi par le savoir et la délibération intérieure, qui était le projet de cet humanisme dont Montaigne est l’incarnation [Plus sûrement que par les media, l'acculturation de la jeunesse est véhiculée par l'école et l'université, comme l'islamisme l'est moins par les prisons que par leurs imams incontrôlés ces mêmes media sous tutelle idéologique, clones des annonceurs, mais aussi des politiques tièdes et frileux que la vertu embaume avant l'heure].
LIRE AUSSI : Sylviane Agacinski sur la PMA : "La biomédecine est mise au service des marchés qu'elle génère"

En l’occurrence, les arguments de ces associations sont parfaitement assumés : Sylviane Agacinski serait une « homophobe notoire » à laquelle il serait « dangereux et inconscient » d’offrir une « tribune » dans un contexte « d’homophobie et de transphobie décomplexées (médias, manifestations anti-PMA, agressions, refus de la PMA aux personnes transgenres…). » Oui, le refus de la PMA aux personnes transgenres est, pour ces sympathiques étudiants, une preuve de l’homophobie généralisée qui gangrènerait la société française. Peu importe que tous les sondages d’opinion prouvent un progrès majeur des mentalités et que l’agression d’une transexuelle soulève des vagues d’indignation. Le réel n’a aucun importance, seules valent les pétitions de principes qui permettent de justifier la poursuite du combat contre la bête immonde. Et l’on peut traiter d’« homophobe notoire » (notoire pour qui ? selon quels critères ?) une philosophe qui a défendu le Pacs et le mariage pour tous… En résumé : le racisme, l’homophobie et le sexisme ne sont pas des opinions mais des délits. On ne doit pas les laisser se répandre. Il suffit donc d’accoler les adjectifs « raciste » ou « homophobe » à quelqu’un pour avoir légitimement le droit de le faire taire.

DÉFENDRE SON CAMP, FAIRE TAIRE L'AUTRE

Élément significatif de l’état du débat public en France : ceux qui se sont élevés contre la terreur intellectuelle imposée par les activistes de Bordeaux sont [seraient] avant tout des gens de droite, opposés à l’extension de la PMA aux couples homosexuels. François-Xavier Bellamy, Valérie Pécresse, le Figaro ou le site Atlantico… L’indignation vient-elle d’un refus du terrorisme intellectuel ou du fait que, ces derniers temps, il semble émaner toujours du même camp ? On aurait aimé entendre les défenseurs farouches de la PMA pour toutes s’insurger contre ces méthodes d’intimidation. Comme on aimerait être sûr que ceux qui dénoncent aujourd’hui ce terrorisme défendraient avec la même vigueur le droit d’un de leurs adversaires idéologiques à s’exprimer. Mais la radicalisation des opinions met en danger la capacité même des uns et des autres à entendre des discours contradictoires. On défend son camp. Et l’on fait taire l’autre. Au nom du Bien. Parce que l’autre incarne le mal [caricatures et amalgames manichéens, primaires mais efficaces]. Il se trouve qu’actuellement, ceux qui se croient le plus farouchement détenteur de ce Bien sont les tenants d’un progressisme dévoyé qui abîme les plus belles causes, le féminisme, l’anti-racisme et la défense des droits des homosexuels [c'est notre sujet, mais on peut toutefois imaginer de plus belles causes que celles-là !].

Il est particulièrement inquiétant de constater que les universités sont les lieux privilégiés de ce terrorisme intellectuel. Sylviane Agacinski, pour les positions qui sont les siennes, ne pourrait plus enseigner à l’EHESS [pourtant un repaire de gauchistes]. Et nombreux sont les professeurs obligés de mesurer chaque mot pour éviter d’avoir à affronter une cabale [et un procès!]. Les universités, temples dédiés aux savoirs, à leur élaboration et leur conservation, lieux de la disputatio médiévale, c’est-à-dire de la controverse argumentée, ont semble-t-il abandonné, au tournant du XXIème siècle, ce qui faisait leur vocation. Comment expliquer ce naufrage ?

L’état d’esprit qui règne dans les universités françaises n’est que le résultat de l’importation de ce qu’on pourrait appeler le « minoritarisme » américain [on lui doit notamment le féminisme]. L’organisation de la société en communautés appelées à faire valoir leurs « droits » contre un état considéré comme l’émanation d’une majorité forcément oppressive [résurgence du marxisme et du totalitarisme dont André Breton est un modèle dans la littérature et les arts], conjuguée à un individualisme faisant de la subjectivité de chacun la mesure absolue de toute chose aboutit à la destruction de tout espace social. Les savoirs universitaires ne sont plus considérés que comme une opinion imposée par cette majorité, à laquelle on peut opposer toute autre opinion [rien de nouveau sous le soleil : au totalitarisme marxiste succèdent à l'Université les dictatures de l'écologie et des genres]. Jusqu’à ce que, ultime étape, toute expression attribuée à la supposée majorité, toute manifestation, même, de l’idée qu’il pourrait exister une majorité, devienne inacceptable. L’extension des droits individuels ne souffre aucune contestation puisqu’elle est en fait une juste réparation de l’oppression séculaire [parallèle évident avec l'anti-colonialisme révolutionnaire des quartiers agités par des imams, mais aussi des "personnalités" du monde du spectacle (Omar Sy émerge parmi eux) qu'on voit davantage sur les écrans ou à Los Angeles - où Sy possède une luxueuse propriété, d'une valeur de 3,1 millions d'euros - qu'à Trappes]. De sorte qu’il ne peut exister de juste mesure. Cette extension ne peut être qu’infinie, et quiconque émet des doutes sur un point ou un autre est un ennemi du Bien.
Sylviane Agacinski, philosophe et ancien professeur à l’EHESS, proche de Jacques Derrida, qui fuit les polémiques de plateaux télé et préfère le temps long de la réflexion, devient [est présentée comme] l’équivalent d’un Zemmour. Il n’y a pas à argumenter face à elle mais à la faire taire. A caricaturer sa pensée comme le fait de façon effarante le communiqué de presse des associations de l’université de Bordeaux [intellectuels ou bien usurpateurs cooptés ?], qui transforme une analogie en comparaison et affiche une incapacité à intégré toute forme de nuance.

Le mouvement qui s’est enclenché sous l’effet de la globalisation culturelle gagne l’ensemble des sociétés occidentales. Cette conception minoritariste (que nous avions analysée avec le journaliste Jean-Michel Quatrepoint dans un ouvrage intitulé 'Délivrez-nous du Bien'), par son refus de l’universalisme et son obsession identitaire, est une remise en cause absolue de l’humanisme et des Lumières.

Elle [globalisation culturelle] gagne dans l’indifférence générale toutes les facultés de sciences sociales, endoctrinant à coup de concepts vides les étudiants qui sortent du lycée vierges de toute structure intellectuelle. Jusqu’au moment où l’idée même de débat contradictoire fondé sur des arguments rationnels aura sombré, effaçant plusieurs siècles d’histoire de la pensée. Tout cela horrifie les citoyens lambda. Mais les décideurs, ceux qui, dans les milieux politiques et médiatiques, ont la parole, se gardent bien de prendre leurs responsabilités [c'est ce qui caractérise la macronie]. Trop peur d’être la cible de la prochaine cabale, d’être classé dans le camp des réactionnaires, d’être accusé d’avoir basculé à l’extrême droite. Il serait plus que temps de refuser à ces inquisiteurs et à leur affidés le droit de définir au nom des citoyens le progrès et le bien commun.

Cet article de Marianne publié le 27/10/2019 est dû à Natacha Polony
(les commentaires personnels sont entre crochets et seuls les titres ont été modifiés)

dimanche 20 juillet 2014

Scènes d'émeutes pro-palestiniennes à Paris, le 19 juillet 2014

Gaza-sur-Seine: Hollande et Valls n'empêchent rien
Même pas peur des coups de menton et des sourcils froncés de Valls ! 


France apaisée et ré-enchantée par François Hollande

Emeutes soutenues par le PCF et le NPA



Importation en France du conflit palestino-israélien
Nous sommes bien dans le Paris de Hollande et Valls
et non à Gaza




Macabre mascarade à Barbès
Des manifestants pro-Hamas brandissent le mannequin maquillé d'une victime supposée de la bande de Gaza... à Paris, le 19 juillet 2014.

Le 13 juillet à Paris:
la mise en garde adressée à Hollande n'a servi à rien
VOIR et ENTENDRE Natacha Polony exposer la notion d'intégration par l'attachement au sol contrecarrée par celle de l'immigration comme "chance pour la France", selon Bernard Stasi:


mercredi 16 avril 2014

Aymeric Caron explique pourquoi il refuse bravement de débattre avec Naulleau

Méprisant, le lâche estime qu'il perdrait son temps sur ce plateau-là... 

Roquet hargneux et indifférencié, la queue entre les jambes

La Sophia Aram de Ruquier
Mis au défi vendredi soir par le trop couillu Eric Naulleau sur le plateau de Paris Première, Aymeric Caron a répondu hier avec morgue à l’ex-chroniqueur de Laurent Ruquier. 

Entre Aymeric Caron et Eric Naulleau  la guerre continue. 
Aymeric Caron est le seul à ne pas être venu défendre son ouvrage dans l’émission des deux Eric et un téléspectateur en faisait la remarque dans un courrier cité vendredi soir par Naulleau.  "Caron refuse de venir affronter Naulleau et Zemmour, cherchez l’erreur !" 
Alors que l'aboyeur cumulard de France 2 et d’i-télé justifiait cette pudeur pré-nubile par le simple fait qu’il n’avait "pas été invité", Eric Naulleau a démenti cette affirmation et s’est empressé d’expliquer "ce phénomène" dans leur émission sur Paris Première : "Il se trouve que les deux actuels chroniqueurs d’On n’est pas couché disposent d’une seule paire de couilles pour deux. Mais au rebours de ce que prévoit la nature, c’est Polony qui les possède, alors évidemment…"

Caron a un problème visiblement psychologique

La Nymphe et le Berger
par Le Titien
Invité hier de C à vous, la bergère a répondu à ce nouvel assaut du berger. "Est-ce qu’il faut que je réponde quand on voit la finesse de l’argument ?", a d’abord demandé le végétarien avant de discriminer ses confrères. "Je suis absolument prêt à discuter avec Eric Zemmour, il n’y a aucun problème. Hors de question que j’aille discuter avec Naulleau, compte tenu du niveau de ses commentaires à mon égard depuis un an et demi, qui ne relèvent pas de l’argumentation mais de l’injure pure et simple."

Et la pucelle effarouchée de critiquer violemment la verdeur de la flûte de l’ancien chroniqueur de
Laurent Ruquier
"Quand je vois la manière dont il prépare ses dossiers et ses interviews, qui est assez lamentable, je crois que je perdrais mon temps sur ce plateau," riposte avec mépris l'éphèbe à poitrine glabre compensée par une chevelure ondoyante de nymphette et une barbe dissimulatrice de ses refoulements secrets. 

Un niveau de commentaires qui relève effectivement le débat.
Le lecteur de fiches au regard enamouré pour son patron riposte à l’injure pure et simple par la diffamation. Et voilà pourquoi nous perdrions nous aussi notre temps à les entendre.

mardi 11 mars 2014

La presse anthropophage ne sera-t-elle jamais repue de ses semblables?

Clash Caron-Polony : pourquoi le divorce était inéluctable?

Panem et circenses
Les cannibales de la presse
sont-ils des zombies,
porteurs de mort ?
Le terme "anthropophage" ne se disait pas des humains, mais il semble que ce ne soit plus le cas: d'avancée scientifique en avancée sociale, l'homo politicus reste un loup pour l'homme. Les requins de la finance ont leurs semblables dans la presse qui plus que jamais exerce allègrement son pouvoir de destruction de l'espèce que le tigre s'interdit. Ainsi, les talk-shows télévisés ne sont-ils pas que des curées où se repaissent en bande les prédateurs politiques et les vautours de la militance. Un chef de meute sert à trois invités une victime désignée et leur souhaite bon appétit! C'est la version progressiste  des jeux du cirque et l'opium du peuple laïc et frelaté de la pensée unique. Ils peuvent vomir la droite matin, midi et soir et six jours sur sept mais, au septième jour, manger leurs vomissures à la carte.

Ruquier est au menu du service public le samedi, soir de tous les excès
En politique-spectacle, la règle du jeu impose que les acteurs se fritent, mieux, qu'ils se passent à la mandolin sans sommation.  Mais cette fois, ce n'était pas un invité qui était épluché, émincé, ébouillanté. C'est l'argenterie de ce dîner de cons, Aymeric Caron et sa collègue Natacha Polony, qui a croisé le fer et s'est piqué au vif. Le chef-cuistot dresse et tend le menu, pointant les plats du doigt et sert un bouillon froid de l'avant-veille où flottent grumeaux idéologiques et coquillettes drolatiques. La fourchette Polony trie délicatement les plats, auteurs, ouvrages et idées, mais le couteau Caron les tranche, faisant gicler le sang, compensation carnassière d'un boucher végétarien. 
VOIR et ENTENDRE leur nouveau clash dans l'émission de Laurent Ruquier, On n'est pas couché, mais on ferait mieux.


Sur le sujet, l'article suivant est dû à Christian Combaz pour FigaroVox (10/03/2014)
L'auteur de "Gens de Campagnol" (2012) fait le constat que le dialogue entre les deux chroniqueurs est devenu impossible.  

Dans les périodes qu'on appelle démocratiques où le Pouvoir n'emploie pas de miliciens, il délègue à leur place des espèces de logiciels humains, des drones programmés pour réagir à tous les mots-clés, afin de préserver l'orthodoxie de la pensée obligatoire.
VOIR et ENTENDRE un florilège des réactions brutales du milicien stalinien: 

Les quinquagénaires d'aujourd'hui les auront subis toute leur vie: déjà au lycée en 1970, ils essayaient de faire réagir les indifférents dans les couloirs pour mieux les traiter de réactionnaires. A l'université, de septembre à mai, nous aurons subi pendant trois ou quatre ans les mêmes m'as-tu-vu qui montaient sur les bureaux pour haranguer leurs condisciples sur le thème: "Attention, les fascistes sont parmi nous". Ensuite, dans la France de Mitterrand, puis celle de Jospin, le buffet était tellement garni que plus personne n'écoutait ces orateurs devenus inaudibles tant ils avaient la bouche pleine.

On envoie à la télévision des procureurs ivres du seul pouvoir qui reste aux Tartuffes, celui de montrer du doigt n'importe qui au nom de la vertu pour détourner l'attention de la propagation du vice.

VOIR et ENTENDRE l'animateur-calomniateur Laurent Ruquier déblatérer sur le journaliste Jean-Michel Aphatie dans un "On va s'gêner" de janvier 2014:

Aujourd'hui le banquet est terminé. Les assiettes sont vides, la colère monte, et il faut reprendre les troupes en main. Il faut réveiller la vigilance des "forces de progrès" contre ceux qui font remarquer que
les révolutionnaires ont pour la plupart fondé des sociétés de prod', des journaux branchés, des agences multimédias, et des cabinets de consulting, pendant que la jeunesse était livrée à la barbarie.

Alors, on envoie à la télévision des procureurs ivres du seul pouvoir qui reste aux Tartuffes, celui de montrer du doigt n'importe qui au nom de la vertu pour détourner l'attention de la propagation du vice. Dans toutes les émissions où l'on débat après 22 heures il s'agit de cacher ce qu'on ne saurait voir. Il s'agit de conjurer ce qu'on ne veut pas entendre. Les chroniqueurs instruisent à charge contre leurs invités, leurs voisins et parfois leurs collègues, d'une manière tellement irréfléchie, tellement systématique, qu'elle est devenue préventive.

Natacha Polony, qui n'a rien à perdre depuis qu'elle a annoncé son départ, cherche à exprimer publiquement son dépit devant la névrose de son collègue qu'elle devine extrêmement impopulaire.

Méphisto
Ce que vous dites importe peu: on juge désormais ce que vous voulez dire. La sèche grossièreté qu'Aymeric Caron vient d'infliger à sa consœur Polony sur le plateau de Ruquier, sur le thème "je lis entre les lignes, je suis capable de déceler, avant vous, et même avant lui, les intentions de l'auteur", révèle la suffisance maussade et chafouine de ces gens qui demandent des têtes en public pour exciter la colère contre les ci-devant, afin de conforter le pouvoir de leurs maîtres.

Le problème est que la méthode ne fonctionne plus du tout. La preuve, Natacha Polony, qui n'a rien à perdre depuis qu'elle a annoncé son départ, cherche à exprimer publiquement son dépit devant la névrose de son collègue qu'elle devine extrêmement impopulaire. Il faut dire que la conduite de l'intéressé paraît délirante quand on l'analyse à froid sur Internet. Il accuse tout le monde de travestir sa pensée, il répète qu'il n'est pas là pour s'amuser (une réflexion classique chez les juges paranoïaques), et il applique le vieux truc des procureurs staliniens qui consiste à rappeler à l'invité, en chaussant ses lunettes, qu'il a fréquenté Untel et Untel en telle occasion.
En l'occurrence, la fréquentation "nauséabonde" dont il s'agissait, pour reprendre un terme très en vogue chez les esprits malades, était celle d'Ivan Rioufol qui avait préfacé le livre dont il était question.

Exécution de Savonarole
Pour ma part, quand je vois le regard sourcilleux, le brushing et la chemise ouverte de notre procureur aux dents blanches, je tremble que quelqu'un ne m'ait photographié en train de parler à Paul-Marie Coûteaux à la bibliothèque de Sciences-Po en 1975, ou à Florian Philippot, au bar du Lutétia, le matin où François Hollande, qui s'y trouvait aussi (cette fois, c'est moi qui ai la photo), venait d'apprendre que Dominique Strauss-Kahn avait dormi en prison. Je redoute qu'on n'exhibe ces documents à la parution de mon prochain livre, c'est pourquoi je prends les devants.

C'est là, d'ailleurs, que se trouve la grande différence entre Natacha Polony et son Savonarole: on n'imagine pas qu'elle ait pu dresser un Mur des cons dans sa loge, alors qu'on en soupçonnerait volontiers son voisin.

Il ne serait pas surprenant non plus que, victime d'un accès de narcissisme irréfléchi, il n'y ait épinglé sa propre photo sans même s'en apercevoir.

VOIR et ENTENDRE une précédente intervention de l'hyperthyroïdien d'A. Caron, adepte sectaire du dialogue, en octobre 2013:
Bobo macho ou misogyne dangereux...


lundi 24 février 2014

Ruquiez partout, jusquà plus faim avant le 20H

"L'Émission pour tous" aka. "L'Emission nulle et non avenue"

Laurent Ruquiez s'use jusqu'à la corde
Comment faire un peu de neuf avec beaucoup de vieux
L'animateur sauvera-t-il "L'Émission pour tous" dont l'audience reste navrante. Au micro d'Europe 1, lundi 24 février, Laurent Ruquier a répondu aux critiques qui s'abattent sur lui, trop vaniteux pour comprendre que le public sature et qu'il n'est pas le sauveur de l'émission, ni du Journal télévisé. Soulagé pendant quinze jours en raison de la diffusion des Jeux olympiques de Sotchi, le télespectateur envisage son retour avec peine et France 2 pourrait encore y laisser des plumes. 

Un animateur du redressement productif
"Impuissant", "inutile", "endormi" : depuis la pique cinglante du sénateur Verts Jean-Vincent Placé, rien ne semble assez dur pour qualifier le ministre du Redressement productif. Laurent Ruquier, l'Arnaud Montebourg du PAF, saura demain mardi, à 9h05, s’il est mieux apprécié et si il reste ou si il s'en va. Depuis qu’il a accepté de France 2 la mission de sauvetage de l'émission de Sophia Aram et de redressement de l’audience en chute libre, "L’Émission pour tous" rame depuis le 20 janvier dernier, en "access prime time" pour les fossoyeurs de la langue française). L’objectif de la direction de France 2 était de se hisser à 10% d’audience, alors qu'avec "Jusqu’ici tout va bien", Sophie Aram plafonnait à 4%. A un tel niveau d'insipidité et de désintérêt, le défi semblait pourtant accessible. 

Le temps des invectives est arrivé, ce qui confirme l'état de désespoir de Ruquier.
Les débuts de l’animateur-producteur ont en effet été décevants, entre 7 et 8%, soit 1,5 million de téléspectateurs, soit à peine plus que "Le grand journal", et encore était-ce dû à l'effet de curiosité. Alors, son équipe aura-t-elle mis à profit les deux semaines de réflexion que lui a procurées le privilège de l'exclusivité de la retransmission des JO de Sotchi pour procéder aux indispensables ajustements ? Face à Jean-Marc Morandini sur Europe 1Ruquier était tendu et inquiet ce lundi matin, sinon comment expliquer qu'il ait pu tacler son concurrent de D8, Cyril Hanouna, avec tant de hargne
VOIR et ENTENDRE Ruquier admettre qu'il recule. L'animateur a admis au micro du Grand Direct des media sur Europe 1 que les scores enregistrés par son nouveau talk-show depuis janvier sont insuffisants. Il a aussi et surtout découvert la mauvaise foi des autres et c'est la réponse attendue du berger à la bergère:

La colère est mauvaise conseillère

Laurent Ruquier est-il plus malin que le dicton? Agacé par les propos de l’animateur de "Touche pas à mon poste", il l’a remis à sa place sur Europe 1. Après avoir exigé "du temps, du temps, du temps" pour s’imposer, et expliqué qu’il arrêterait de lui-même en juin prochain s’il plafonnait à "6,7 ou 8%" d’audience, il s’est adressé à Cyril Hanouna en lui demandant de "le lâcher", de "se calmer" et de faire son émission en étant plus "cool" et plus "corporate" (parce qu'il parle anglais maintenant?) avec ses confrères.
Le quinqua se sent-il ringardisé ? Agacé de sa réflexion sur l’âge du public de "L’Émission pour tous", Ruquier a dénoncé son "racisme anti vieux", avant d'assurer qu’il a "plus de jeunes" dans son public sur Europe 1 qu’Hanouna sur D8. Sauf qu'il est question de l'hégémonique - mais vétuste -  France2, qui se dit pourtant culturelle et respectueuse de la concurrence, là où il n'y a qu'arrogance.
Bien intoxiqué par l'esprit maison, Ruquier considère que "TPMP" est parfaitement installé, connu des téléspectateurs et qu’il ne ferait jamais plus de 5 ou 6% d’audience quand "L’Émission pour tous" aura, contre toute évidence, une formidable marge de progression, l’audience de France 2 ayant explosé - sans efforts - avec la retransmission des JO de Sotchi. Ruquier espère donc sucer la roue des JO, mais combien de temps croit-il pouvoir pomper, malgré tout le respect dû à son talent en la matière?

1. Il va faire des économies
Laurent Ruquier aura-t-il été assez intelligent pour tirer profit des critiques de Thierry Ardisson ? "Le concept est un peu trop étouffe-chrétien. Il a voulu tout mettre: les pensionnaires, le public, les comiques, les invités... C'est too much. C'est un bordel noir, on ne s'y retrouve pas. Il faut qu'il élague." L’animateur a reçu le message puisqu’il a confirmé, sur Europe 1, son intention de faire des économies de l'argent public en allégeant, en restructurant et au final en dégraissant son émission : 
- un commentaire humoristique qu’il se réserve sur l’actualité en début d’émission, comme dans On n'est pas couché, preuve que Ruquier peine à se renouveler ;
- un chroniqueur privilégié, plutôt que deux (ans ONPC) avec le jeune Stéphane Back ;
- un seul invité dans la deuxième partie.
Il va falloir meubler, au risque d'une baisse d'intérêt...

De plus, changer le décor coûterait trop cher, alors on garde le vieux, preuve encore que
France 2 ne lui fait plus crédit.

2. Il va aussi faire ce qu'il peut pour la moderniser 
Parmi les critiques, celle qui pointe son recyclage de "L’Académie des neuf", l’émission de Jean-Pierre Foucault des années 1980, souligne que l’animateur, âgé de 51 ans, a commencé voici plus de vingt ans et n’a pas su s’adapter à son temps. D’ailleurs, samedi dernier, dans "ONPC", face au jeune mathématicien Cédric Villani, n’a-t-il pas rappelé qu"On va s’gêner"?

4. Le militant socialiste soignerait le pluralisme: on demande à voir !
Saura-t-il chasser le naturel et une longue pratique sectaire dans ONPC? "L’Émission pour tous" souffre en effet d'un manque de pluralisme, mais en gardant la même équipe, le pari semble perdu d'avance. Les bons "clients" sont toujours les mêmes et inviter Thierry Mandron, jugulaire-jugulaire (et né à Lausanne!), ou Bruno Le Roux, casquette Mao enfoncée jusqu'aux oreilles, c'est se faire hara-kiri. Mais inviter, seul contre tous, un élu de droite pour le casser, c'est du déjà vu sur toutes les chaînes historiques comme du numérique. Durant la première semaine, il a livré à ses compères Christine Boutin, Eric Ciotti, Geoffroy Didier, Elisabeth Levy, avec la ferme intention d'en faire de la chaire à saucisse.

Le jeu de massacre ne fait plus buzzer. Les brebis se sont aguerries et les résultats d’audience ne sont plus fonction du niveau d'hémoglobine. Mais si la gauche continue de faire semblant de croire que dans "ONPC" la chevènementiste Natacha Polony est à droite, le pluralisme est définitivement hors de portée de France 2, comme peut l'être la parité à l'heure de l'indifférenciation des sexes !
Comment un Ruquier content de lui, pourrait-il éviter à "L’Émission pour tous" l'écueil de ONPC ?

5. Ruquier va s'attirer un jeune public: en car ?
L'animateur ambitionne non seulement une audience à 10% de part de marché, mais aussi un public rajeuni. Et si c’est une "émission pour tous", la gageure est aussi plaisante qu'inaccessible! On l'a compris, France 2, dont les difficultés financières ne sont pas un mystère, recherche les plus jeunes qui sont un marché rentable de publicités, pour peu qu'ils se laissent séduire.

Le moteur de la haine
Ruquier serait libre de rêver de distancer ses concurrents, Cyril Hanouna sur D8 et Antoine de Caunes sur Canal +, si notre redevance audiovisuelle n'était pas en cause. Certes, il a le sentiment que le "Grand journal" et "Touche pas à mon poste" ont fait le plein et ne devraient plus progresser, mais, égaré par la haine de TF1, l'animateur du service public - théoriquement pour tous, lui-aussi - a expliqué qu’il n’a en fait qu’un seul concurrent, Laurence Boccolini qui anime "Money Drop" sur TF1.  
Cette appréciation confirme encore, si besoin été, que le pluralisme n'est pas dans l'ADN des totalitaires du service public. A noter simplement que Ruquier est allé chercher la comédienne brésilienne de "Camping Paradis", Gyselle Suarès, sur TF1. 

jeudi 14 novembre 2013

Le changement, c'est le passage de l'insolence à la terreur

Leonarda et le tweet de Natacha Polony : tout dérapage doit-il être désormais réprimé ? 

La ligue de répression de l'humour nous imposera-t-elle un nouvel ordre de gauche? 

Natacha Polony fait l'objet d'une cabale de la bien-pensance étroite et racornie pour un tweet moquant la jeune Leonarda

La journaliste chroniqueuse de l’émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché", sur France 2, a tweeté nuitament, suscitant l’indignation d'internautes pourtant habituellement peu délicats.

Le message a été retiré sous la pression, mais l'observation dérange et fait du bruit, plus que les 50 euros d'un journal de Quatre sous à Leonarda (lien TF1) . Tout mérite-t-il la même lourde sanction? Eh bien, non, selon qu'on est Libération, Europe 1 ou Canal+...

N. Polony raillait un paradoxe faisant référence à Leonarda, cette "jeune fille rom" expulsée par Manuel Valls avec sa famille et qui a fait l'objet d'une vive controverse dans la presse engagée mais que des étudiants vertueux, tout aussi militants, qui faisaient mine de la soutenir, ont piteusement abandonnée à son sort au milieu du nulle part kosovar dès que la classe socialiste a sonné la reprise des cours.

Le courage n'a pas à dépasser 140 caractères
Un détracteur de la chroniqueuse décrit le tweet. Il  montre une femme d’origine rom [il faut désormais dire roumaine, bulgare ou albanaise, quand on est de son temps, bien qu'on se revendique pourfendeur politiquement correct de ses concitoyens et qu'on émarge au Nouvel Observateur]. Or, elle fait la manche en vêtement Givenchy sur les marches d’une bouche de métro, ce qui pourrait légitimement interpeller le quidam. L'indigné qui n'a pas jugé bon de rappeler que la mendiante est en situation irrégulière au regard de la loi républicaine, est pourtant historien de son état (et donc objectif?), mais pourtant imperméable à l'ironie de la situation signalée par la journaliste. Pensant qu’elle cherche à être "drôle", le vertueux intello dénonce l'observatrice qui met le doigt sur la réalité qu'il ne saurait voir:


Le terrorisme intellectuel est arrivé

Face au procès d'intention, Natacha Polony a dû s'auto-censurer
et effacer son tweet. Même pas le courage d'assumer jusqu'au bout... Mais la ligue de la bien-pensance ne se satisfait pas d’un "tweet laconique", en guise d’excuses, quand à gauche on se fendrait (peut-être) de regrets: 
Faut-il rétablr la peine de mort?

Des idées proches de celles d'Éric Zemmour

Le "citoyen engagé" ne lâche ni l'affaire, ni la chroniqueuse craignant qu'elle décide "de toute sa hauteur" que l’affaire est close: "c’est pourtant loin d’être le cas", prévient le justicier.

La charrette est attelée.
"Elle a voulu imiter son patron Laurent Ruquier qui, dans "On n’est pas couché", balance régulièrement des vannes assez pourries, mais dont on ne lui en tient rarement rigueur car c’est un humoriste", reproche l'historien à la grammaire approximative. Et l'illettré de pourtant prodiguer ses conseils à l'agrégée: "Elle ne devrait tenter de l’imiter car cela devient très vite une mauvaise blague (in)digne de Jean Roucas, qui soutient Marine Le Pen." La liste noire (Polony, Zemmour, Ruquier, Roucas et Marine Le Pen) dressée, le convoi est-il prêt ?

Depuis quand est-il drôle de se moquer de la misère humaine ? 

Ce n'est pas le sujet, mais la soif de sang altère le jugement. 
La chroniqueuse ne moque pas la misère, mais le paradoxe. Ce n'est pas parce que Bruno Roger-Petit est en vacances qu'il faut rivaliser de sottise. A ce propos, notons la grande misère des contributions au Nouvel Observateur... 

Le demandeur d'asile au Nouvel Obs est un incroyant, on le savait au simple survol du titre de ses papiers laïcards et anti-cléricaux. "On a beaucoup de mal à croire qu’il s’agit juste d’un dérapage ou d’un "trait d’humour pas très drôle", surtout lorsque l’on connaît un peu le personnage." 
 Si on ne l'avait pas pressenti, l'historien inconnu a un compte à régler. Solidaire de BRP depuis que Natacha Polony a fait alliance avec Finkielkraut pour censurer Aymeric Caron, la clique serre les rangs et harcèle. Natacha Polony reçoit son étoile jaune : elle est "avant tout une réac" ! C'est le signal des quloibets et des crachats vers l'échafaud.  Et l'obsur donneur de leçons de distiller sa haine de celui qui ne partage pas ses opinions: " Elle a presque les mêmes idées que son odieux prédécesseur, Éric Zemmour. Elle incarne une vision de la France qui est dépassée, la France rance." Ca, en revanche, on suppose que ça se veut drôle...

Les internautes se déchaînent et "ils ont bien raison", selon le pseudo-historien

L'historien  sectaire accorde son onction aux internautes. Ils ont "raison de s’indigner de cette provocation nauséabonde et méprisante, derrière laquelle on peut y déceler un racisme qu’on qualifie "d’ordinaire". [Encore une faute de français: parents, rassurez-vous, il n'enseigne pas la langue de Bossuet...] Et tombe le blâme "Lorsque l’on travaille pour une chaîne du service public, il y a des limites à ne pas franchir. Natacha Polony vient même de franchir la ligne rouge." Elle n'aura pas la tête sauve. 

La sentence tombe: le procureur requiert la tête
1793-2013

Encore un conseil gratuit qui vaut son prix
"France 2 devrait sérieusement réfléchir à l’avenir de Natacha Polony sur son antenne. Son tweet dépasse les bornes. De tels débordements scandaleux ne doivent pas rester sans conséquences. On en a viré pour moins que ça à la télévision."
Sa place n’est plus sur le plateau de "On n’est pas couché". Elle est ailleurs. Si possible loin des caméras, loin de notre vue…
Sa place est-elle au goulag ? 
Si ce n'est celui du Nouvel Observateur, ce pourrait bien être celui de Valls et Hollande... Prenons-y bien garde.