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mardi 14 octobre 2014

Strasbourg: quand l'entraînement au djihad se fait en France en pleine rue

Le Parlement européen est-il dans le viseur des islamistes ?

Ils s'entraînaient au djihad dans une rue de Strasbourg

Prévention? 
Plan anti-djihad?
Ce drapeau noir du Twahid arboré à Paris par des manifestants pro-Hamas est un signe de reconnaissance des groupes djihadistes dans le monde

La scène se passe à Strasbourg où sept hommes ont été interpellés, lundi, révèle RTL. Des citoyens strasbourgeois intrigués ont alerté les autorités pour avoir observé un groupe d’hommes en train de s’entraîner au combat en pleine rue, lundi 13 octobre aux alentours de 18 heures, rue du Rieth.

Le groupe combattait à mains nues mais maniait également des fusils mitrailleurs 

Des unités d'élite de la police "escortent"
un des activistes interpellés
à Strasbourg (13 mai 2014)

Prévention et dissuasion 
sont inopérants

Lorsque les policiers sont arrivés, les activistes les ont traités de "mécréants". Les fanatiques ont même expliqué  leur volonté de s'entraîner pour "venger leurs frères musulmans morts sous les balles". Leurs fusils mitrailleurs se sont avérés factices.

L'affaire a été confiée à la DCRI, mais aucune poursuite n'a été engagée.
Les terroristes avaient fini par accepter d'être contrôlés, non sans proférer des menaces contre les représentants de la loi Tout en se mettant à genoux, ils leur ont entre autres promis de "brûler en enfer", criant "Allah Akbar": "Allah est plus Grand" que la loi de la République...

Scepticisme sur le plan anti-djihad du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve

On n'en est déjà plus à seulement empêcher les candidats au djihad de partir pour la Syrie et à traiter le retour de ceux qui ont abandonné les armes. Désormais le problème du djihad se pose d'abord dans nos villes et campagnes.

Le p'tit Cazeneuve est dépassé
Ce "plan de lutte contre la radicalisation violente et les filières terroristes" laisse sceptiques la plupart des experts, de même que les familles, déjà très éprouvées par le départ inopiné de leurs enfants... 
Jonathan en a gros sur le coeur. Le 0 800 005 696, mis en place par le gouvernement le 29 avril dernier, n'existait pas quand sa petite soeur a quitté la France et rien ne garantit que cette ligne d'urgence aurait pu empêcher son départ.
Le gouvernement fait de l'artisanat 
"Le numéro vert ? C'est une vraie galère... Pour le trouver, il faut aller sur internet. Ils feraient mieux de diffuser des spots à la télé, de parler aux jeunes dans les collèges, dans les lycées... Vous appelez, vous subissez un interrogatoire, et après ? Moi, je vais vous dire : ces mômes, on les regarde partir... Ce qu'il faut faire, c'est de la prévention !"

vendredi 1 août 2014

Manifestation pro-israélienne: des milliers de personnes à Paris

Les pro-palestiniens provoquent une contre-manifestation pro-israélienne

"Légitime défense"
crient les manifestants sionistes devant l’ambassade d’Israël à Paris.

C’est le premier rassemblement de soutien national depuis le début du conflit entre le Hamas et Israël à l’appel du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF). Environ 4.500 personnes, selon les chiffres de la police, se sont retrouvées jeudi 31 juillet après-midi devant l’ambassade d’Israël en France. Dimanche, ils étaient 2.000 à Marseille seule.

VOIR et ENTENDRE
Roger Cuckierman (CRIF)

Ambiance calme et responsable

Devant l'ambassade d'Israël
à Paris, le 31 juillet 2014
L’ambiance est plutôt calme et grave, non pas tendue. De nombreux policiers encadrent cette manifestation. Les CRS fouillent les sacs et repèrent les manifestants au passage des barrages filtrants qui quadrillent le quartier. Dans les hauts-parleurs, les leaders entonnent La Marseillaise et la Tikva, l’hymne israélien.

Dans la foule, on trouve surtout des personnes entre 50 et 60 ans, 
mais des jeunes qui sont également déplacés, certains avec un drapeau d’Israël à la main. On peut lire sur les panneaux "Hamas terroriste", "Non au bouclier humain", "Légitime défense"  ou encore "Israël vaincra, Israël vivra".

Un autre rassem- blement pro-israélien était prévu jeudi soir à Lyon. 

Dimanche dernier, plusieurs dizaines de pro-palestiniens avaient tenté de perturber un rassemblement en faveur d'Israël à Marseille (ci-contre à gauche).

Les pro-palestiniens maintiennent la pression en France

31 juillet 2014
 
Alors que des pro-israéliens manifestent leur solidarité avec le peuple d'Israël, des dizaines de manifestants propalestiniens étaient réunis place de la Bataille de Stalingrad, dans le nord de la capitale, à l'appel du collectif Euro-Palestine. "Stop à la collaboration avec le terrorisme d'Etat israélien", pouvait-on lire sur une large pancarte aux côtés de photographies de cadavres d'enfants, brandies par des pro-Hamas. 
Palestinien, ce Mouvement de résistance islamique - qui défile dans Paris, avec l'autorisation ou contre l'interdiction du président Hollande-  est pourtant sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada, des États-Unis et de ...l'Union européenne

lundi 28 juillet 2014

Manif pro-palestinienne à la République : un gardé à vue sur 2 relâché sans suite !

Valls: plus de bruit que de fermeté

Nouveau détail de l'Histoire, samedi ?

Des pro-palestiniens prennent la République d'assaut
Pas de poursuite judiciaire pour la moitié des personnes placées en garde à vue... Que reste-t-il des menaces de fermeté de Valls et Cazeneuve ?
Le rassemblement en soutien au peuple palestinien  du samedi 26 juillet 2014 Place de la République à Paris n'avait pas de quoi fouetter un chat socialiste.
Mieux, la préfecture de police qui craignait des débordements matériels et physiques n'a remarqué aucune violence urbaine, ni signe nazi, ni manifestation d'anti-sémitisme... Circulez, vous êtes libres. Libres de recommencer.

La justice française est aveugle
Saluts nazis et quenelles,
rien qui indigne la gauche socialiste au pouvoir

Roquette (pacifiste?),
keffieh pro-Hamas et quenelle






Le drapeau israélien est brûlé,
sous les yeux de la police de Cazeneuve









Emeute urbaine
Hamas, organisation terroriste palestinienne





































Hollande combat le djihad au Mali et dans tout le sub-Sahel.
Valls mène la chasse aux candidats français au djihad en Syrie.

Mais, sur le territoire de la République, tous les deux tolèrent des manifestations pro-Hamas. Et antisémites. 

Solennel et ...grave, le 14 juillet 2014

Le conflit israélo-palestinien "ne peut pas s'importer" en France:
du Hollande dans le texte !  Cohérence socialiste...

samedi 26 juillet 2014

Les mauvais traitements de pro-palestiniens à la République

L'extrême gauche pro-palestinienne défie Hollande place de la République

Les pro-Hamas passe outre l'interdiction de la manifestation antisioniste






Eric Ciotti s'indigne

Le quotidien socialiste et antisioniste Le Monde se félicite que l'extrême gauche agite les jeunes des quartiers



Paris: interdiction du rassemblement pro-Gaza à haut risque, le 26

Hollande sera-t-il respecté ou défié Place de la République?
Manifestants révolutionnaires du NPA, trotskiste
L'AFP avait admirablement relayé l'avis de danger du pouvoir socialiste

"Après-midi à haut risque samedi [26] à Paris" La préfecture avait transmis les éléments de langage officiel, rappelant "les graves violences lors d'un précédent rassemblement", qui étaient en fait trois, Barbès, Sarcelles et Vaulx-en-Velin où flotte le drapeau palestinien... Cazeneuve tentait de faire oublier ses voltes-faces puisqu'il avait autorisé une précédente manif  par les mêmes organisateurs, trois jours avant, le mercredi à Paris, mobilisant ainsi les jeunes des quartiers. 

Le ministère de l'Intérieur a donc finalement interdit quatrième manifestation pro-hamas parisienne que les organisateurs entendaient maintenir coûte que coûte. "A chaque fois que les manifestations ont été autorisées, ça c'est toujours bien passé", affirma Olivier Besancenot
Plusieurs des mouvements appelant à la manif - Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti des indigènes de la République (PIR, à droite),
UJFP à Quimper, dont le maire
était le PS Bernard Poignant
Union juive française pour la paix (UJFP), laïque et qui milite, notamment dans le Collectif Palestine, pour la reconnaissance du droit du peuple palestinien à un État (photo à droite)- ont tenté d'obtenir  la levée de cette interdiction en urgence devant le Conseil d'Etat. Mais la plus haute juridiction administrative du pays a confirmé la décision du tribunal administratif de Paris s'opposant à la tenue de la manifestation, samedi peu avant 13h30, pour un rassemblement, prévu à 15h00...

Peu après, dans une déclaration à la presse depuis la Place Beauvau, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a solennellement appelé "pour la dernière fois" les organisateurs à renoncer à leur initiative.

Saisi en procédure d'urgence, le juge du Conseil d'Etat a estimé que la préfecture de police était justifiée à invoquer pour sa décision les violences des 13 et 19 juillet, le fait que les organisateurs n'aient pas respecté le délai de trois jours pour la déclaration de la manifestation et n'aient pu démontrer leur capacité à mettre en place un service d'ordre suffisant.

Peu après, un policier est venu notifier aux organisateurs que la manifestation était bien interdite et a demandé à la trentaine de personnes rassemblées place de la République de se disperser.


"Le gouvernement veut jouer la carte du pourrissement"
"Il cherche l'escalade pour museler ce mouvement de solidarité avec la Palestine", a dénoncé un des organisateurs, 
Adnane Benyoussef, membre du bureau politique du PDP, parti marxiste tunisien. "Ils savent très bien que les gens vont venir de manière spontanée à 15h00".

La préfecture de police estimait que ce rassemblement de la Place de la République présentait les mêmes risques de violences que la manifestation interdite le 19 juillet dans le quartier populaire de Barbès et celle du 13, autorisée non loin de la Bastillemais qui avait dégénéré en débordements près de synagogues.



En fin de matinée, Alain Pojolat, du NPA, s'attendait à la venue de "plusieurs milliers de personnes". "Pour nous, tout débordement aujourd'hui sera la faute à l'interdiction par la préfecture de police d'une manifestation qu'on était parfaitement à même d'organiser sereinement", a-t-il souligné.

C'est oui, le mercredi, mais non, le samedi...

"Il n'est pas question de laisser "s'importer" en France le conflit israélo-palestinien", avait affirmé le président François Hollande, le 14 juillet 2014. Mais plusieurs voix se sont élevées contre la ligne diplomatique de la France dans le pays comme pro-israélienne.

Le Premier ministre Manuel Valls s'est essayé à  l'apaisement des musulmans de France instrumentalisés par l'extrême gauche. Il s'est ainsi rendu vendredi soir à la mosquée d'Evry-Courcouronnes, une des plus grandes du pays, pour la rupture du jeûne du ramadan, assurant qu'il n'y a  pas "deux poids deux mesures" à leur encontre.
"Quand des 'casseurs' se réclament d'une forme dévoyée de l'islam, ce sont les musulmans qui souffrent les premiers car ces actes nourrissent des amalgames insupportables", a-t-il justifié, estimant que "ces groupes radicalisés s'en prennent à votre foi, à la noblesse du message de l'islam, à ses valeurs d'ouverture, de tolérance".
"Des indignations s'expriment, c'est légitime ! Des manifestations s'organisent, c'est un droit fondamental ! Mais rien, jamais, ne pourra justifier la violence, la haine de l'autre", a-t-il encore lancé aux musulmans sidérés.

Le gouvernement a mobilisé environ 2.000 forces de l'ordre

Les sources policières ajoutent qu'elles ont reçu des "consignes de fermeté" pour intervenir "très rapidement et interpeller" en cas de non-respect de l'interdiction de manifester ou de "slogans ou manifestations antisémites". A Barbès, la police avait procédé en début d'après-midi à quatre interpellations de personnes appelant à participer à la manifestation interdite, selon une source proche des forces de l'ordre.

De leur côté, les ONG Amnesty international et Human Rights Watch se sont toutes deux inquiétées des restrictions à la "liberté de réunion".
Un cessez-le-feu de 12 heures est entré en vigueur samedi alors que des acteurs internationaux étaient réunis samedi à Paris pour tenter d'obtenir une trêve durable. 
Contrairement à l'affirmation de l'AFP, cette rencontre internationale n'a pu se tenir que parce que la trêve était déjà intervenue et non l'inverse...

mercredi 23 juillet 2014

Manif pro-Hamas à Paris : la gauche extrême prend Hollande au piège

Pro-palestinien honteux, l'exécutif socialiste se contorsionne 

Le gouvernement autorise finalement une nouvelle manifestation en soutien au peuple palestinien de Gaza à Paris
ce mercredi 23 juillet

Manifestation en soutien aux Palestiniens de Gaza, le 13 juillet à Paris
Une volte-face du pouvoir socialiste qui s'était opposé - en vain - à la précédente, celle du 19 juillet, dont B. Cazeneuve avait assumé l'interdiction. 
Cette valse-hésitation démontre une nouvelle fois l'incapacité  de François Hollande à suivre une ligne ferme et à trancher entre les différents courants du PS. 
François Hollande président continue à se comporter en Premier secrétaire du Parti socialiste et, après dix années passées dans les compromis trans-courants, il semble trouver habile de gouverner à la godille dans le conflit opposant le Hamas et Israël comme sur les autres sujets. Le comportement de Ponce Pilate du représentant de la "patrie des droits de l’homme" avait profondément déçu. D'abord "solidaire" d'Israël avant d'adopter une posture de neutralité, sous la pression du Quai d'Orsay et de Laurent Fabus, le président de la République avait  ensuite déclaré qu'"il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces."
Manifestation interdite: affrontements des émeutiers pro-palestiniens
avec la police à Sarcelles, le 20 juillet 2014
 
 
C'est avec cette légèreté que François Hollande a d'abord réagi aux tensions qui ont éclaté à Gaza
, avant de laisser recadrer son discours le 14 juillet quand il avait tenu à se déclarer ni "pro-israélien", ni "pro-palestinien", affichant une position neutre face au conflit qui secoue la bande de Gaza, où l'Etat hébreu a riposté par une série de raids aériens meurtriers à des tirs de rockets venus du territoire palestinien. Il a finalement manifesté de l'empathie pour la souffrance des populations civiles à Gaza. "Tout doit être fait pour mettre un terme immédiat à la souffrance des populations civiles à Gaza", a déclaré François Hollande le 21 juillet. Le président du Collectif des musulmans de France (CMF) s'est alors inquiété des fluctuations de la diplomatie française et le président de la République en est désormais au partage de la souffrance des populations civiles à Gaza. Un glissement du côté où penche le PS qui se défend de sympathies pro-arabes et anti-sionistes...

Pour Marie-Françoise Bechtel, députée chevènementiste de l'Aisne et 1re vice-présidente du MRCpar cette interdiction "la France a donné de nouveaux gages à Israël et a favorisé les troubles constatés hier dans cette seule ville" à Paris. "Interdire une manifestation est un acte rare au regard de la tradition de nos libertés publiques. Il appartient aux forces de l'ordre d'éviter à la fois tout débordement et toute provocation", appuie-t-elle dans un communiqué, en estimant que "c'est en s'alignant sur les demandes les moins justifiées d'un État qui ne cesse de violer le droit international et porte une lourde responsabilité dans l'impasse actuelle que la France risque d'importer le conflit israélo-palestinien".
De son côté, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), seul parti politique à avoir appelé à la manifestation pro-palestinienne interdite à Paris, a estimé que François Hollande et le gouvernement "ont enclenché une épreuve de force qu'ils ont finalement perdue"

Les errements dialectiques du président tiennent à sa totale incapacité à mener à son terme une discussion, un questionnement ou un raisonnement Dès lors, comment conclure? Hollande en vient à se prendre les pieds dans le tapis volant de ses prises de positions successives. Sans culture historique ni convictions idéologiques, Pépère fluctue.

Sur l'autorisation ou l'interdiction des manifestations pro-palestiniennes à Paris,
le fol esquif de Hollande suit le courant porteur dans les tourbillons.

Au départ, les circonstances et son absence de vision ont fait que Hollande s'est naturellement déclaré "solidaire" d'Israël "face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza", face aux attaques terroristes du Hamas. Il était cohérent que François Hollande apportât son plein soutien à Netanyahou à la tête d'un État en guerre contre le terrorisme du Hamas qui enlève des jeunes israéliens, les tue, puis lance des roquettes, en se disant victime. C'est que la France s'est ingérée dans une guerre contre le terrorisme islamiste au Mali puisque, à la différence de l'état d'Israël, son intégrité territoriale n'est nullement menacée.  
L'opération terrestre menée par Tsahal le 17 juillet au soir –après ses incursions du 13 juillet– ont fait virer François Hollande le 14 juillet quand il bloqua dans une attitude de neutralité. Ce gel du cerveau est pourtant incompréhensible, puisque la veille, des heurts avaient éclaté sur le territoire français, en plein Paris et contre la synagogue de la Roquette notamment alors que des slogans "mort aux Juifs" avaient été criés dans les rues de la capitale sur le parcours de la manifestation pro-palestinienne.
Le chef de l'Etat avait-il besoin de preuves plus flagrantes de l'antisémitisme des manifestants de France? Ce virement à la neutralité est dénué de bon sens et manifeste son manque profond de neutralité. Cette réaction paradoxale fut pourtant officialisée par communiqué et choqua durablement en révélant la préférence du président. "Tout doit être fait pour mettre un terme immédiat à la souffrance des populations civiles à Gaza", a déclaré le vertueux président socialiste, le 21 juilletdeux jours après les violentes émeutes antisémites de Sarcelles en Val d'Oise. Les pensées de François Hollande sont occupées à démentir son mariage avec Julie Gayet...

Suiveur, plutôt qu'inspirateur, des positions de nos alliés à l'international, notamment celles du président américain Obama,
Hollande se laisse entraîner par le courant de la gauche du PS qui se radicalise en réaction à sa politique économique assumée par Manuel Valls et dans le sillage de l'extrême gauche pro-palestinienne. Ce faisant, il suit ainsi la ligne du Qatar, important investisseur en France, Qatar qui soutient financièrement le Hamas...

Atlantisme d'un Hollande, second rôle condamné à faire illusion

L'administration américaine a fixé une ligne rouge à Netanyahou: une intervention terrestre israélienne. François Hollande a donc anticipé la réaction des États-Unis -et donc de l'ONU-  pour apparaître comme moteur, alors qu'il est simplement "raccord" avec ses alliés

Pour des raisons électoralistes et de politique intérieure, il devait par ailleurs rétablir une sorte d'équilibre entre les protagonistes, en calmant les susceptibilités de son aile gauche en même temps que des arabes pro-palestiniens de France. D'où l'autorisation à risque de manifester à travers Paris, le 23 juillet, après des interdictions bafouées à Barbès et Sarcelles.
Des élus de la gauche radicale ont défié le pouvoir socialiste en défilant avec les auteurs d'affrontements avec les forces de l'ordre dans les rues de Paris... 
Hollande a préféré renoncer à interdire plutôt que d'être défié par la rue. Après avoir "assumé" les interdictions devant les media, Bernard Cazeneuve, petit ministre de l'Intérieur, a déclaré qu'il n'y aurait pas "d'interdiction générale" de ces manifestations. C'est ainsi qu'il cède à deux nouveaux rassemblements prévus cette semaine.
Selon Mediapart, à Barbès, les activistes du NPA auraient été
 les victimes d'une "souricière policière"... 
Les organisateurs du défilé de mercredi sont les mêmes qu'à Barbès ou Sarcelles. Contrairement à sa précédente affirmation du 21, B. Cazeneuve a admis que les organisateurs sont les mêmes mercredi 23 que le 19... 
Les irresponsables ont toutefois promis de mobiliser leurs services d'ordre qui étaient étrangement absents lors des précédentes violences urbaines. Le cortège se rassemblera à l'appel du "Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens", qui regroupe un large éventail d'associations, de syndicats et de partis d'extrême gauche, parmi lesquels le Parti communiste (PCF), le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Europe Ecologie-Les Verts (EELV), la Ligue des droits de l'homme (LDH) ou le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP).  La CGT serait-elle neutre? Des élus socialistes ne le seront pas: ils ont annoncé leur participation. Les antifa sont-ils cette fois appelés à rester à distance?

Aujourd'hui, François Hollande estime qu'il appartient désormais au gouvernement israélien de mettre fin à la "souffrance à Gaza". Peu lui importe comment l'État israélien peut assurer sa survie et la sécurité de ses ressortissants en contenant le Hamas qui a refusé tout cessez-le-feu ou ne les a pas respectés. 
La communauté juive est certes divisée, mais, pour l'heure,  les sionistes de France restent respectueux de la République.

Le double-jeu du pouvoir atteint ses limites



Les zig-zags du pouvoir socialiste sont d'autant plus insupportables que Hollande sait à quoi s'en tenir sur son autorité personnelle à gauche. S'il était conscient de la gravité de la guérilla urbaine organisée sur le territoire national par le NPA et des élus Verts comme Jacques Boutault (maire EELV du 2e arrondissement de Paris)  samedi (outre celle de Sarcelles, dimanche!), ainsi que de la montée de l'antisémitisme en France, le chef présumé de l'Etat ne prendrait pas le risque inconsidéré d'importation du conflit israélo-palestinien sur le territoire national, avec le même spectacle de haine et de désolation à chaque fois: voitures brûlées, forces de l'ordre agressées, saccage et pillage de commerces, slogans et insultes antisémites (et non pas anti-sionistes !)...
L'hypocrisie socialiste au sommet de l'Etat est à son comble.
L'anti-sionisme est la face politique  de l'anti-sémitisme religieux des arabes musulmans. Et comme l'extrême gauche française, Hollande s'y abandonne, tout en appelant ensemble au cessez-le-feu et à la paix. C'est cette gauche-là qui accuse pourtant le FN et Marine Le Pen de racisme et d'islamophobie... 

Le problème de François Hollande et de Manuel Valls, c'est la ligne dure du parti socialiste (dont les frondeurs du PS) de la gauche de la gauche qu'ils peinent de plus en plus à contenir sur l'ensemble des sujets. Qu'ils soient aubrystes "affligés" par sa politique sociale ou signataires de "l'Appel des 100 pour plus d'emplois et de justice sociale", ils sapent l'autorité de Hollande et du gouvernement Valls qui comporte des leurs, tels Benoît Hamon et Arnaud Montebourg.

Le problème des Français est qu'ils ont porté des irresponsables au pouvoir. François Hollande était un gros mou notoire et Manuel Valls est apparu comme un faux dur, un impuissant tout en mimiques et postures. Cette paire molle a de plus en plus de mal à contenir sa majorité sur l'ensemble des fronts qu'il continue à ouvrir et à entretenir, dans ce conflit lointain où la France n'a pas d'intérêts directs comme sur le pacte de responsabilité franco-français.

La majorité présidentielle n'en finit pas d'imploser

 SA à côté d'une affiche disant:
"Allemands, défendez-vous !
N'achetez pas chez les Juif"-1933
Le président Hollande s'auto-détruit en donnant des gages aux députés PS Razzye Hamadi, Yann Galut, Alexis Bachelay, au NPA, aux élus Verts qui soutiennent les manifestations qu'elles soient ou non interdites. Sans incarnation d'une autorité incontestable et incontestée, la gauche est livrée à elle-même. Et à ses mauvais penchants. En position d'observateur de la déliquescence du pouvoir présidentiel, le FN se frotte les mains en attendant de ramasser la mise antisémite du PS. 

Ce mercredi, ce qui reste du PS -isolé, éclaté- n'a aucun droit à l'erreur. 
La première manifestation était autorisée sous la responsabilité des extrémistes de gauche et les autorités n'imaginaient pas encore que les violences qu'elle a engendrées. La seconde était interdite pour éviter de nouveaux débordements antisémites. Le pouvoir savait et il sait, mieux encore aujourd'hui, que les mêmes organisateurs peuvent à nouveau se laisser déborder. Il ne suffira plus d'accuser des "casseurs" en marge du défilé.  Aux nervis de la CGT, le ministère de l'Intérieur apporte le renfort d'effectifs policiers équivalents à ceux d'une nuit du ...14 juillet.

Le préfet de police risque d'être le fusible de Valls
 
Le préfet de police s'est couvert de gloire en réprimant des familes avec femmes et enfants d'opposants pacifiques au projet de "mariage pour tous". Il a eu le courage de couvrir le tabassage et l'emprisonnement d'un jeune homme sans cagoule ni batte de base-ball, mais le préfet de cette police-là, résistera-t-il à une autorisation à haut risque de manifester ?  Il a d'ores et déjà été critiqué sur la gestion des manifestions du 13 (autorisée) et du 19 juillet 2014 (non autorisée), qui toutes deux se sont soldées par des émeutes. Mais ils sont prêts à recommencer.

Une troisième manifestation était celle de trop. 
Ni les forces de l'ordre, ni les peines -avec sursis- prononcées à l'encontre de quelques-uns (3) seulement des interpellés (38), ne sont dissuasives. Pas plus que des peines de prison, Madame Taubira ! 
Alors qu'espère donc la bande à Hollande? Une mascarade de manifestation qui exclurait les arabes et musulmans radicaux ? Un défilé entre soi, comme l'a osé le faire le NPA ? Pas un casseur, cette fois-là: que des militants bien briefés, des pros de l'intox révolutionnaires. Des barbus n'auraient pas fait mieux sous les caméras impavides du SNJ-CGT, comme il se doit. Et pas un décrypteur patenté pour dénoncer la manipulation ! qui en plus pourrait connaître à nouveau des débordements fragiliserait le préfet de police. 

Des débordements "en marge" (!) d'une manifestation autorisée - fussent-ils le fait de "casseurs"-  seraient  un double désaveu des "bras cassés" socialistes et appelleraient inévitablement un limogeage du préfet de police, mais aussi de Cazeneuve, voire de Valls...