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lundi 10 août 2015

La mairie socialiste invite la politique à Paris-Plages

Sous le sable, l'antisémitisme

Une journée intitulée "Tel-Aviv-sur-Seine" fait polémique
 

Depuis quelques jours, de nombreux internautes et plusieurs associations protestent contre l’organisation de cet opération dans le cadre de Paris Plages.
La convivialité n'est pas au rendez-vous de cette "journée culturelle et festive" du 13 août qui propose des "foodtrucks, DJ set, animations ludiques et gratuites" pour faire "découvrir la culture, la gastronomie ou les loisirs" de la deuxième plus grande ville d’Israël en dégustant la cuisine de rue à l'intérieur ou à table, dans le loft du Louvre au son des DJ.

Des politiques et des associations, notamment pro-palestiniennes,  ont dénoncé, parfois violemment, l’organisation de cette manifestation. C'est ainsi qu'avec sa pelle et son seau   sa faucille et son marteau au poing et le soutien de nombreux internautes d'extrême gauche sur Twitter où ont fleuri de nombreux messages à caractère antisémite, la conseillère de Paris Danielle Simonnet (Parti de Gauche, communiste)dénoncé "l’indécence" d’une telle manifestation "tout juste une année après les massacres sur la bande de Gaza par l’Etat" et l’armée israélienne et alors que, selon elle, le gouvernement israélien intensifie sa politique de colonisation avec les drames que l’on connaît", demandant au final au maire de revoir la programmation de Paris Plages.

L’association France Palestine Solidarité a quant à elle dénoncé une "opération de communication au goût amer", "une bien étrange façon de faire écho aux massacres de l’été dernier". Une pétition en ligne demandant l’annulation de l’événement a recueilli environ 5.000 signatures. "Nous ne saurions imaginer que la Ville de Paris puisse servir à redorer l’image d’un Etat qui bafoue le droit international […], à l’heure où les Palestiniens de Cisjordanie ont besoin d’autorisations pour accéder à leurs plages, que les Palestiniens de Gaza ne peuvent pêcher qu’à 11 kilomètres de leurs côtes", polémique les initiateurs de la pétition.

Éric Ciotti y voit donc de l'antisémitisme et le dit :

Je suis scandalisé par cette polémique, qui est lancée aujourd'hui par l'extrême gauche, avec des relents - je le dis très clairement - antisémites.
"Mais quand on joue avec le diable, quelques fois on en paye le prix, pourquit le député LR des Alpes-Maritimes, pour qui les socialistes sont "des embrouilleurs". Madame Hidalgo est alliée à Paris avec l'extrême gauche et aujourd'hui, cette manifestation est dénoncée par l'extrême gauche. Donc, quand on a des alliances contre-nature, eh bien on en paye toujours le prix. C'est le cas du Parti socialiste."

"La ville n’envisage pas d’annuler cet événement

La mairie socialiste distingue les bonnes et les méchantes villes.
Paris-Plages n'est pas fait pour rester un lieu de convivialité.
Déjà se côtoient des animations disparates: sur le sable des plagistes et les terrains de volley des sportifs ou des stands de lecture se sont dévoilés des militants politiques. 

Ainsi,  le parti écologiste radical Europe Ecologie-les Verts a-t-il investi les lieux pour présenter sa candidate aux Régionales 2015, 
la sculpturale Emmanuel Cosse, qui ne devrait pas pour autant enfiler le bikini... 

La virulence de la polémique a forcé la mairie de Paris à réagir. 

"La ville n’envisage pas d’annuler cet événement", a fait savoir au journal Le Parisien le premier adjoint à la maire PS, Anne Hidalgo.
"Ceux qui refusent ce partenariat sont les mêmes qui appellent au boycott[age] global d'Israël", a pointé Bruno Julliard.

Mais les socialistes ne renoncent pas à la propagande partisane 
"Nous refusons les amalgames entre la politique de colonisation brutale du gouvernement israélien et la ville de Tel-Aviv qui est une ville progressiste, symbole de paix et de tolérance", a discriminé Bruno Julliard, le premier adjoint de la ville de Paris. Il faut, dit-il, faire "la distinction entre un Etat, sa politique, son gouvernement et de l’autre côté des villes progressistes et leurs maires en opposition avec cette politique". "La population n'a pas à être punie pour la politique colonisatrice de son gouvernement", a-t-il insisté.

Le PS introduit le conflit israélo-palestinien dans Paris 
Tout en tolérant la campagne politique des écologistes radicaux d'EELV sur Paris-Plages, la mairie de Paris fait par ailleurs la leçon à l'extrême gauche dans sa globalité. "Le plus efficace est de soutenir et mettre en avant ceux qui oeuvrent pour la paix".
Le maire du 10e arrondissement de Paris et président du groupe socialiste et apparentés au Conseil de Paris, Rémi Féraud, a fait son Bruno Le Roux, serre-file des godillots de l'Assemblée. Il a quant à lui estimé en quarante signes que Paris a "raison de mettre en valeur ses partenariats et son amitié avec les villes d’Israël comme de Palestine"

Que l'extrême gauche se rassure donc

Rappelant que "ce partenariat [avec Tel-Aviv, travailliste] s'est construit en mai, lors des voyages d'Anne Hidalgo dans des villes israéliennes et palestiniennes", Bruno Julliard a souligné que la capitale française souhaite "renforcer les échanges entre Paris et des villes tant d'Israël que de Palestine".Il a notamment précisé qu'il existe dans ce cadre également "un partenariat très important et efficace avec Bethléem [située en Cisjordanie, une région de Palestine] dans le domaine de la gestion des eaux".
L'objectif de la Ville de Paris est d'amorcer la politisation de Paris-PlagesTout ce qui aura été dit par les pro-palestiniens, notamment d'extrême gauche, pourra être retenu contre eux, quand la mairie socialiste passera à la phase 2 de son plan.




Détournée de son objectif social, ludique et médiatique -initiative originelle et originale de la ville de Saint-Quentin (Aisne), dès 1996- Paris-Plages, créé en 2002, s'est écarté des fils conducteurs fédérateurs (le Brésil en 2005 ou la Polynésie française en 2006), avant l'arrivée de la gauche de la gauche au pouvoir à Paris, et fermera ses portes le 18 août. 
L'opération aura coûté environ 3 millions d'euros (1914) dont "la ville prend en charge la moitié", affirme Jean-François Martins. Entre 2002 et 2011, le coût a augmenté de 50 %, passant de 1,5 millions € à 2,2 millions €, après un plus haut à 2,5 millions d'euros en 2009.

mercredi 11 février 2015

Ce qui arrive quand la gauche incite à taper sur les riches

La gauche extrême -ou non- incite-t-elle "les plus fragiles" à l'antisémitisme ? 

C'est dans le 16e arrondissement de Paris

L'esprit Charlie
qu'un homme a tagué le mot "juif" à la peinture blanche sur une vingtaine de véhicules, dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 février, "à Paris", selon les flouteurs de la presse. Un suspect a été interpellé et mis en garde en vue.

Cet "homme" a opéré dans le même périmètre du quartier cossu de l'ouest parisien.

Bien qu'il soit aux mains de la police, la presse dissimule son profil

Il a fuité de source policière que l' "homme", âgé de 38 ans, est soupçonné d'avoir tenté de brûler un drapeau israélien devant l'Hyper Cacher de Paris où quatre juifs ont été tués par Amédy Coulibaly début janvier. 

On parle d'un "homme" connu de la police pour des affaires de "destructions volontaires", mais il a été écarté du circuit judiciaire par un placement en infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (IPPP), car "il ne paraissait pas jouir de toutes ses facultés mentales", a-t-on appris de source policière mardi. Les policiers sont donc désormais qualifiés en médecine psychiatrique, à moins que ce ne soit le ministère de la Justice qui en décide souverainement.

L' "homme" reste donc un anonyme de la République
A Dijon, le 21 décembre 2014, les pompiers s'affairent autour de deux des treize personnes fauchées par Nesser Edin, 40 ans

Et, malgré les enquêtes diligentées par  les organes de presse, de L'Obs au Monde en passant par Libération, aucun journaliste d'investigation n'est parvenu à percer le mystère de cet inconnu. Les Français n'ont pas le droit d'en savoir plus sur cet individu, sinon que les ministères de l'Intérieur et de la Justice l'ajoute à la liste des "déséquilibrés", automobilistes faucheurs de piétons, ou tagueurs nocturnes. 
En trois jours, trois attaques, dont deux commises au nom d’Allah, ont visé des policiers ou de simples passants dans trois villes de France. Un homme de 25 ans est décédé des suites de ses blessures mardi, après avoir été fauché lundi soir par un automobiliste sur le marché de Noël de Nantes, Loire-Atlantique. On dénombra dix victimes et la procureure de Christiane Taubira décrivit l'énergumène: "l'auteur des faits, domicilié en Charente-Maritime, est âgé de 37 ans, il est sans emploi, il a été condamné en 2006 pour vol. Il n'est ni sous tutelle ni sous curatelle". Elle a aussi évoqué "certains problèmes d'alcoolisme" concernant le suspect avec "un comportement révélant un certain déséquilibre" sans qu'il soit pour autant "suivi sur le plan psychiatrique"...
Le 20 décembre, en plein après-midi, un "homme" d’une vingtaine d’années, né au Burundi et dont le frère était connu pour des actes terroristes, a pénétré dans le commissariat de Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire, et a blessé au visage un policier de l’accueil, puis deux de ses collègues. Un déséquilibré? Précision inutile, puisqu'il a été abattu.
Une agression du même type avait eu lieu, le 7 mai 2013, dans l’Isère. Nadir Louchène, un "Roussillonnais" de 32 ans, avait fait irruption dans les locaux de la gendarmerie, hurlant "Allah est grand !", frappant de trois coups de couteau le gendarme de l’accueil, avant d’être maîtrisé. L’individu avait effectué un séjour à La Mecque et fut décrit comme "déséquilibré"... 
Une satisfaction pour les excités d'extrême droite qui ne bénéficient jamais de ce statut de "déséquilibré"...

Le site trotskiste Mediapart manifesterait-il du désintérêt pour les Juifs du 16e arrondissement?

Le site du révolutionnaire trotskiste Edwy Plenel s'est-il penché sur cette affaire de tags ? Va-t-il sortir des révélations en soutien aux travailleurs juifs du 16e arrondissement, commerçantes, gardiennes d'immeubles ou employées de maison,  rien n'est moins sûr... Ces tags leur occasionneront pourtant des dépenses inutiles.

Mais c'est peut-être ce site qui tordra le cou à la légende mortelle selon laquelle tous les juifs sont riches. Ils sont en effet nombreux ceux qui assimilent les Juifs à l'argent, au pouvoir, au capitalisme, à la puissance cachée et c'est pourtant un fantasme : non seulement les Juifs ne sont pas plus riches que les autres, non seulement il n'existe pas plus de banquiers juifs, en proportion, que de banquiers athées ou catholiques, mais, si les Juifs sont devenus banquiers dans le passé, ce fut sous la contrainte de l'Eglise catholique et des princes musulmans, dont les religions interdisaient le prêt à intérêt.

Quand le lundi 1er décembre 2014, trois hommes encagoulés et armés s’étaient introduits dans l’appartement d'un jeune couple, qu'ils avaient ligoté le jeune homme de 21 ans et violé sa compagne de 19 ans, en demandant où se trouvait l’argent, les cartes bancaires et les bijoux, l'un des criminels expliqua que le couple avait été sélectionné parce que juif et que tous les Juifs sont riches.

Le père de François Rebsamen,
ministre du Travail du gouvernement Valls,
 a-t-il collaboré avec les nazis
 ?
Dans son "carnet" du 2 juillet 2008, qui entraîna son éviction de Charlie Hebdo, Siné distillait son antisémitisme avec l'art d'un orfèvre : "Jean Sarkozy, [...], est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! 
Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !" 
On peut ne rien vouloir y déceler de problématique. Mais derrière le parallèle avec le plaignant, on peut voir un renvoi - ou une importation - du conflit israélo-palestinien, où l'un serait injustement traité parce que arabe. On peut aussi y lire, et ce n'est pas la première fois pour ce dessinateur le retour de la vieille antienne antisémite : "Les juifs sont riches, donc se convertir au judaïsme permet de s'enrichir". C'est en soutien à ces dessinateurs-là que le monde occidental - impuissant face au terrorisme islamiste - a fait son show du 11 janvrier 2015, une erreur psychologique d'envergure. Et lourde de conséquences à venir.
Antisémitisme: des profanations classées 
"faits divers" en Alsace et à Melun (lien)
Qu'ils sévissent à Charlie hebdo ou à Siné mensuel, ces dessinateurs anarcho-révolutionnaires incitent-ils "les plus fragiles" à concrétiser leur antisémitisme ?  
Le député socialiste Philippe Bies possède sûrement la réponse... (lien PaSiDupes)

 

dimanche 14 septembre 2014

Ayme­ric Caron dit avoir reçu des menaces person­nelles

Il aura fallu un échange avec Bernard-Henri Levy sur le conflit israélo-pales­ti­nien 

Le chroniqueur et ses parents, cibles d'attaques person­nelles dans la foulée de l'émis­sion On n'est pas couché de France 2


La nouvelle saison de l'émission de politique spectacle de Laurent Ruquier ne s’an­nonçait pas meilleure avec le maintien d'Ayme­ric Caron, après le départ de l'excellente Natacha Polony qui ne pouvait plus supporter le barbu sectaireLa promet­teuse Léa Salamé lui avait succédé la semaine précédente quand, le 3 septembre, l'arrogant Bernard-Henri Lévy débarqua à l'invitation du service public qui lui servait la soupe en lui permettant de vendre son spectacle côté jardin, après le côté cour pendant des années.

Le numéro de télé­phone portable et l’adresse du domi­cile du provocateur, ainsi que celle de ses parents, ont été divul­gués sur inter­net. Dans la nuit de mercredi 10 (jour d'enregistrement) au jeudi 11 septembre, les voisins des parents d'Ayme­ric Caron ont été appe­lés par un inconnu les avertissant qu’il y avait "une fuite de gaz chez eux et qu’il fallait défon­cer la porte". Le canu­lar serait dû au hacker Ulcan, déjà connu pour avoir piraté des sites inter­net de media français.

Aymeric Caron prend le parti des extrémistes du Hamas 

La provocation du journaliste crée l'événement 



Manifestation pro-Hamas
sur la place de la Bastille
à Paris, le 13 juillet 2013

Sachant que le Hamas (Mouvement de résistance islamique), est un mouvement islamiste comportant une branche armée et qu'il est inscrit sur la liste officielle des organisations terroristes de l'Union européenne, comme des États-Unis d'Amérique, et donc de la France, le journaliste militant demande sur le service public à son interlocuteur juif:
Pourquoi ne vous entend-on pas dénon­cer la poli­tique de Neta­nyahu contre Gaza qui a mené cet été à la mort de 2000 personnes dont les trois quarts sont des civils et 500 enfants? ", demanda Ayme­ric Caron au philo­sophe cosmopolite et juif. Une question orientée qui provoqua  sur les réseaux sociaux des réactions nombreuses et vives aux propos du chro­niqueur appointé par les contribuables.
 Violences devant la synagogue
de la Rue de la Roquette

à Paris, le 13/7/2013
Indésirable à i-télé (Canal+), puis à Europe 1, Caron s'est fait connaître du grand public par ses attaques frontales de femmes, telles Nadine Morano, Tristane Banon ou Véronique Genest.
En mai 2014, la production de l'émission a dû couper au montage un violent échange de A. Caron avec le réalisateur né d'une mère juive d'Algérie, Alexandre Arcady
au sujet de son dernier film "24 jours, la vérité sur l'affaire Ilan Halimi" qui revient sur l'affaire du gang des barbares de janvier 2006 et l'assassinat du jeune homme par Youssouf Fofana, parce que juif et riche. C'est dans ce contexte sensible qu'à l'émission "A vous de juger" du 8 juin 2006, François Hollande, alors 1er secrétaire du Parti Socialiste, déclara à Michèle Alliot-Marie à propos du matraquage fiscal: "Oui, je n’aime pas les riches, je n’aime pas les riches, j’en conviens."

A
 la suite de critiques multiples (Cyril Hanouna, Élisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, Benoît Rayski, fils de résistant communiste juif), le chroniqueur de France 2 se dit "meurtri" que l'on puisse l'accuser d'antisémitisme...

Suite aux récents événe­ments, la préfec­ture de police de Paris a décidé de mettre des effectifs supplémentaires sur les rondes autour du domi­cile du chroniqueur du service public. 
Selon Le Pari­sien, c'est le produc­teur du talk-show, animé par Laurent Ruquier, qui a alors contacté les services de police. Le quotidien ne précise cependant pas que Laurent Ruquier coproduit avec Catherine Barma...

Les journalistes partisans multiplient les agressions verbales
Depuis la rentrée, le milieu a déjà retenti des cris d'orfraie de Jean-Jacques Bourdin indigné d'être imité par Canteloup. A la différence de tant d'autres, le chroniqueur de RMC menace l'humoriste de violences physiques, sans qu'on sache si son domicile bénéficie depuis de rondes de police. 
Un vrai mec, ce Bourdin ! 
Et, par ailleurs, pacifiste... Nous n'osons imaginer sa réaction - ni celle de Caron - sous les roquettes du Hamas ou en cas d'égorgement d'un proche ou confrère sous le couteau d'un islamiste de l'Etat islamique (IE).

samedi 26 juillet 2014

Les mauvais traitements de pro-palestiniens à la République

L'extrême gauche pro-palestinienne défie Hollande place de la République

Les pro-Hamas passe outre l'interdiction de la manifestation antisioniste






Eric Ciotti s'indigne

Le quotidien socialiste et antisioniste Le Monde se félicite que l'extrême gauche agite les jeunes des quartiers



lundi 21 juillet 2014

Ministre pro-palestinien assumé, Cazeneuve se défend d'importer le conflit israëlo-palestinien en France

Gouvernement socialiste débordé à Paris, Vaulx-en-Velin  et Sarcelles

Cazeneuve dénonce à Sarcelles des "violences antisémites"
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a fini par se rendre lundi matin à Sarcelles (Val-d'Oise), théâtre de violences et de pillages dimanche, pour y dénoncer des "actes graves, intolérables" et des "violences antisémites".
"Quand on s'approche d'une synagogue, qu'on brûle une épicerie parce qu'elle est tenue par un Juif, on commet un acte antisémite. Les choses doivent être qualifiées", a-t-il déclaré devant la presse. Plusieurs commerces de la ville ont été mis à sac dimanche, notamment une épicerie casher qui avait déjà été visée par un attentat à la grenade en septembre 2012 par le groupe dit de "Cannes-Torcy", une cellule terroriste démantelée peu après. 
Des locaux institutionnels ont également souffert, notamment l'agence locale de Pôle emploi.

Voir l'image sur Twitter
Après les heurts survenus dimanche 13 juillet devant deux synagogues parisiennes au cours d'un rassemblement autorisé, la préfecture de police de Paris avait annoncé vendredi l'interdiction d'une manifestation pro-palestinienne, prévue samedi 19 juillet au centre de Paris.

"
Ce n'est pas l'interdiction de la manifestation qui fait la violence, c'est la violence qui fait l'interdiction de la manifestation", a souligné Bernard Cazeneuve lundi matin devant la synagogue de Sarcelles, répétant "assumer" son choix de l'interdire. En même temps, le ministre a estimé qu'il est "légitime" de pouvoir exprimer une position sur les événements aujourd'hui à Gaza.

Scènes de désolation à Sarcelles après le rassemblement pro-Hamas
L'interdiction de la manifestation pro-Gaza par les autorités ne pouvait suffire à empêcher les affrontements entre des émeutiers organisés et la police, le 20 juillet 2014 à Sarcelles, en banlieue parisienne.


Manifestation pro-Gaza: heurts à Sarcelles par afp



Manifestation pro-Palestine interdite: des... par BFMTV


Bernard Cazeneuve: "J'assume totalement" l'interdiction des manifestations"

Au lendemain de la manifestation pro-palestinienne violente à Sarcelles (Val-d'Oise), après celle de Barbès, du 13 juillet au coeur de Paris
, dans le 18e arrondissement de Paris
le ministre de l'Intérieur souligne que "il y a une volonté de certains acteurs d'importer [le conflit israélo-palestinien]". 
Bernard Cazeneuve admet encore que des "propos (...) tenus sont des incitations à la haine". 

Cazeneuve évoque la rafle du Vél-d'hiv par les nazis mais occulte l'attentat de la Rue des Rosiers de 1983 sous la présidence socialiste de François Mitterrand. Malgré la gravité des affrontements, Cazeneuve polémique pour se défendre de toute critique de son erreur d'évaluation des risques, notamment à Paris, quand la manifestation était autorisée.

VOIR et ENTENDRE François Pupponi, maire PS de Sarcelles, accuser les organisateurs communistes et révolutionnaires. Il reconnaît que les pilleurs sont des habitants de Sarcelles et non des "casseurs" venus de l'extérieur comme certains commentateurs partisans proches des organisateurs cherchent à le faire croire.


Invité d'Apolline de Malherbe, sur BFMTV et RMC, le ministre de l'Intérieur louvoie, déversant un flot de paroles entendues et faisant obstacle à l'échange avec la journaliste, démontrant de quel dialogue le gouvernement est capable.
VOIR et ENTENDRE Bernard Cazeneuve, ministre partisan de l'Intérieur de F. Hollande, assumer à la fois son militantisme pro-palestinien et son interdiction des manifestations antisémites organisées par le Front de gauche et les révolutionnaires trotskistes du NPA:

Interrogé lundi matin sur France Info, Roger Cukierman, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a estimé que "les faits démontrent qu'il y a risque de trouble à l'ordre public".

"Les faits, c'est qu'on s'attaque systématiquement aux Juifs", a-t-il poursuivi, observant que "personne parmi ces manifestants ne va manifester devant l'ambassade de Syrie alors que la Syrie a tué 170.000 citoyens syriens musulmans."

La manif pro-palestinienne de mercredi sera autorisée à Paris

Manif pro-palestienne à Paris : 19 personnes en garde à vue dimanche
Une quarantaine de personnes avaient été interpellées après des heurts avec les forces de l'ordre, le 13 juillet à Paris
Dimanche 20, plusieurs organisations et partis politiques (PCF et NPA) appelaient pourtant à une nouvelle manifestation pro-palestinienne à Paris mercredi 23 juillet. 
Après une manifestation interdite et pourtant violente à Barbès samedi, cette nouvelle mobilisation devrait être malgré tout autorisée. 
Pour justifier l'interdiction de la manifestation pro-palestinienne de Sarcelles dimanche, le ministre de l'Intérieur a montré un document qui était, selon lui, affiché sur les abribus de la ville. 

"Venez, équipés de mortiers, d'extincteurs, de matraques, dimanche 20 juillet 2014. Venez nombreux, descente au quartier juif de Sarcelles", a ainsi lu Bernard Cazeneuve. "Est-ce que vous pouvez, quand vous savez cela, laisser les choses dégénérer?", a demandé le ministre. "J'ai pris mes responsabilités", a-t-il ajouté.

 "Un climat de tension" communautariste sur la France

"Nous sommes dans un climat de tension, d'irrationalité", a reconnu le ministre de l'Intérieur un élu PS qui se revendique pro-palestinien. "Je suis profondément attaché à ce que les Français vivent dans la concorde dans la République", a ajouté Bernard Cazeneuve, depuis 30 ans au nombre de ceux qui préconisent une politique de prévention

"L'antisémitisme existe en France. Le risque d'incompréhension, d'affrontement, d'irrationalité peut abîmer la République", a déclaré cet inconditionnel du président Hollande. "Il y a en France, aujourd'hui, des sentiments qui occupent l'espace public qui l'ont déjà d'ailleurs occupé il y a de cela 70 ans et qui n'ont pas lieu d'être."  Cazeneuve omet simplement l'évocation de l'attentat antisémite de la Rue des Rosiers bien que plus récemment, en 1983...

"J'ai l'impression que la passion s'empare de tout et qu'il y a peu d'acteurs politiques, qui dans un contexte où la responabilité doit être première, exprime les choses avec la volonté d'apaiser", accuse Bernard Cazeneuve. Pense-t-il aux dénonciations portées par le député-maire PS de Sarcelles, François Pupponi, contre les organisateurs communistes et trotskistes qui manipulent les antifa, militants anti-fascistes d'extrême gauche ?

La situation est-elle sous contrôle? 
"Bien entendu", a assuré Bernard Cazeneuve, malgré ses antécédents et l'annonce de deux rassemblements, mercredi et samedi prochains. "Les forces de l'ordre étaient présentes et elles ont maîtrisé la situation.""Les synagogues ont été protégées ce week-end", a assuré le ministre.

Sur l'importation du conflit: " Tout à fait normal que l'on manifeste"
"Il y a une volonté de certains acteurs d'importer [le conflit israélo-palestinien]" dénonce Bernard Cazeneuve: "Quand on brûle une épicerie parce qu'elle est tenue par un commerçant juif, vous appelez ça comment?"
Cazeneuve parle trop pour agir efficacement
"Les principes doivent être affirmés dans la République: lorsque des enfants meurent à Gaza, cela doit susciter l'indignation, il est tout à fait normal que l'on manifeste", a cependant assuré le ministre de l'Intérieur. "Mais il n'est pas normal qu'à l'occasion de ces manifestations on puisse développer des actes antisémites", a-t-il poursuivi.

mardi 15 juillet 2014

L'islam et la gauche font obstacle à l'intégration des immigrés en France

«Tous des Palestiniens !» : Guerre d’Algérie for ever
gaza manif algerie paris
On est en France, terre d'accueil
Lors des manifs de 2004 contre la loi interdisant le port de signes religieux ostensibles à l’école, des jeunes filles musulmanes avaient défilé voilées dans Paris, ceintes à la taille d’un drapeau français. On pouvait à l’époque interpréter cet affichage tricolore comme la volonté de montrer un attachement à la République, en réponse à ceux qui doutaient de la compatibilité des fichus islamiques avec les principes laïcs. Dimanche, entre Barbès et Bastille, nul manifestant, dans son soutien à la population de la bande de Gaza, ne songea à se parer du bleu de France – ce n’aurait pourtant pas été idiot en termes de communication politico-médiatique. Il faut croire que l’envie n’y était pas. 
« Un drapeau français ? Mais pour quoi faire ? Je ne me sens pas français », confiait un jeune homme se présentant comme marocain [la binationalité entretient la fracture]. 

Aux yeux des milliers d’opposants à Israël, franco-maghrébins dans leur immense majorité, qui ont défilé la veille du 14 Juillet dans Paris, la France est hors jeu à défaut d’être hors sujet – rapport à la première déclaration de François Hollande sur le conflit en cours, mercredi dernier, où il pouvait donner l’impression d’approuver sans nuance la réponse militaire israélienne aux tirs de roquettes du Hamas. Et qui lui a valu ce slogan entonné à l’envi par les pro-Palestiniens de dimanche : « Israël assassin, Hollande complice ! » [L'empreinte de l'extrême gauche, depuis les Verts radicaux d'EELV est prégnante] 

Délaissant la bannière française, ils se sont tournés vers les fondamentaux : d’une part les drapeaux des origines, algérien, marocain et tunisien, de l’autre, les drapeaux des luttes actuelles, égyptien, irakien et le plus symbolique d’entre tous, le drapeau palestinien, qui synthétise à lui seul toute une histoire et toute une conquête à venir. Si les couleurs de la France étaient absentes de la manifestation de dimanche, c’est probablement parce que pour les partisans des Palestiniens, la France, en raison de son « passé » et de son « présent », représente la figure de l’occupant israélien, plus exactement du « colon ».

D’une certaine manière, le conflit israélo-palestinien est la poursuite de la guerre d’Algérie, ailleurs et avec d’autres acteurs – les altercations entre Pieds-Noirs et Arabes dans le Sud de la France, appréhendées à cette aune, le sont aussi. On fait parfois sur les réseaux sociaux ce rapprochement, qui sonne comme une profession de foi révolutionnaire : « Les Algériens d’hier sont les Palestiniens d’aujourd’hui ». « Du temps de la guerre d’Algérie, note Samia, une manifestante, Boumediene était du côté des Palestiniens. Ma mère a grandi avec le conflit israélo-palestinien. »

L’identification des causes et des effets, de l’oppresseur et des victimes, est quasi-parfaite. S’il y a « importation » du conflit israélo-palestinien en France, il y a également transfert ou projection du « ressenti » franco-maghrébin sur les Palestiniens. Comme si la lutte, en l’occurrence à mort, que livrait une partie des Palestiniens à Israël, et vice-versa, était la transposition puissance 100 ou 1000 de la « guerre » mettant aux prises, ici, d’un côté, la génération « issue de l’immigration » qui ne croit plus aux « promesses » de la France et qui peut-être n’a jamais souhaité y croire pour ne pas avoir à refermer le livre des pères, et, de l’autre, l’Etat, puissance « coloniale » jouant de la discrimination comme d’une « torture » lente et faussement indolore avec ses « indigènes ».

Mais il ne suffit pas qu’Israël soit la France coloniale d’antan, argument des anticolonialistes, il faut aussi qu’il soit juif, les juifs étant ce peuple qui, dans l’islam, « encourt la colère de Dieu », une conception des choses divines dont on sait qu’elle nourrit chez certains un antisémitisme de type musulman. Entre donc ici en lice une notion religieuse, qui redouble le caractère explosif de la situation. Un manifestant le disait dimanche :« Dieu (Allah) nous a donné cette terre (la Palestine). » Cette terre palestinienne (aujourd’hui principalement juive et dont l’argument fondateur est pour partie religieux aussi, en l’occurrence hébraïque) ne saurait être israélienne, tonnent les religieux musulmans, repris en chœur par la foule de jeunes, le 13 juillet place de la Bastille : « Est-ce que vous reconnaîtrez Israël ?», crie et crie encore, dans son micro, à l’adresse de ces jeunes, un membre du collectif Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas, tué par l’armée israélienne en 2004. « Non ! », répondent à plusieurs reprises ceux-ci avec force. Ce collectif opérait dans la manif aux côtés de frères musulmans et faisait entonner des « Allahou akbar » à une partie de la foule. Dimanche, comme en Algérie pendant la guerre d’indépendance, Frantz Fanon et le divin n’étaient plus qu’un.

Ainsi, contrairement à ce qu’affirmait un membre du mouvement BDS (« Boycott Israël ») relayant la « ligne officielle », celle du Fatah, la majorité des manifestants ne paraissait pas d’humeur partageuse, pas du tout prête à accorder une once de terre à un Etat juif, ce « peuple lâche qui tue des femmes, des enfants et des vieillards à Gaza », insistait l’un d’eux. Un jeune homme se disait prêt à aller combattre avec les Palestiniens. La Syrie, en revanche, lui « parlait » beaucoup moins et ce qu’il en disait n’indiquait pas chez lui un penchant religieux : « En Syrie, remarquait-il, ce sont des sectaires qui s’affrontent, sunnites d’un côté, chiites de l’autre. »

Les territoires palestiniens sont donc à Israël ce que le « 9-3 » et autres Mirail toulousain sont à la France. Vue de l’esprit, bien entendu, mais l’esprit voit ce qu’il veut. Si des Franco-maghrébins investissent tant d’eux-mêmes dans le « combat palestinien », c’est parce qu’ils en retirent une satisfaction symbolique, bien davantage que la promesse de quoi que ce soit. Le conflit israélo-palestinien leur donne en quelque sorte la force de vivre.

*Photo : SEVGI/SIPA. 00688396_000002.