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dimanche 14 septembre 2014

Ayme­ric Caron dit avoir reçu des menaces person­nelles

Il aura fallu un échange avec Bernard-Henri Levy sur le conflit israélo-pales­ti­nien 

Le chroniqueur et ses parents, cibles d'attaques person­nelles dans la foulée de l'émis­sion On n'est pas couché de France 2


La nouvelle saison de l'émission de politique spectacle de Laurent Ruquier ne s’an­nonçait pas meilleure avec le maintien d'Ayme­ric Caron, après le départ de l'excellente Natacha Polony qui ne pouvait plus supporter le barbu sectaireLa promet­teuse Léa Salamé lui avait succédé la semaine précédente quand, le 3 septembre, l'arrogant Bernard-Henri Lévy débarqua à l'invitation du service public qui lui servait la soupe en lui permettant de vendre son spectacle côté jardin, après le côté cour pendant des années.

Le numéro de télé­phone portable et l’adresse du domi­cile du provocateur, ainsi que celle de ses parents, ont été divul­gués sur inter­net. Dans la nuit de mercredi 10 (jour d'enregistrement) au jeudi 11 septembre, les voisins des parents d'Ayme­ric Caron ont été appe­lés par un inconnu les avertissant qu’il y avait "une fuite de gaz chez eux et qu’il fallait défon­cer la porte". Le canu­lar serait dû au hacker Ulcan, déjà connu pour avoir piraté des sites inter­net de media français.

Aymeric Caron prend le parti des extrémistes du Hamas 

La provocation du journaliste crée l'événement 



Manifestation pro-Hamas
sur la place de la Bastille
à Paris, le 13 juillet 2013

Sachant que le Hamas (Mouvement de résistance islamique), est un mouvement islamiste comportant une branche armée et qu'il est inscrit sur la liste officielle des organisations terroristes de l'Union européenne, comme des États-Unis d'Amérique, et donc de la France, le journaliste militant demande sur le service public à son interlocuteur juif:
Pourquoi ne vous entend-on pas dénon­cer la poli­tique de Neta­nyahu contre Gaza qui a mené cet été à la mort de 2000 personnes dont les trois quarts sont des civils et 500 enfants? ", demanda Ayme­ric Caron au philo­sophe cosmopolite et juif. Une question orientée qui provoqua  sur les réseaux sociaux des réactions nombreuses et vives aux propos du chro­niqueur appointé par les contribuables.
 Violences devant la synagogue
de la Rue de la Roquette

à Paris, le 13/7/2013
Indésirable à i-télé (Canal+), puis à Europe 1, Caron s'est fait connaître du grand public par ses attaques frontales de femmes, telles Nadine Morano, Tristane Banon ou Véronique Genest.
En mai 2014, la production de l'émission a dû couper au montage un violent échange de A. Caron avec le réalisateur né d'une mère juive d'Algérie, Alexandre Arcady
au sujet de son dernier film "24 jours, la vérité sur l'affaire Ilan Halimi" qui revient sur l'affaire du gang des barbares de janvier 2006 et l'assassinat du jeune homme par Youssouf Fofana, parce que juif et riche. C'est dans ce contexte sensible qu'à l'émission "A vous de juger" du 8 juin 2006, François Hollande, alors 1er secrétaire du Parti Socialiste, déclara à Michèle Alliot-Marie à propos du matraquage fiscal: "Oui, je n’aime pas les riches, je n’aime pas les riches, j’en conviens."

A
 la suite de critiques multiples (Cyril Hanouna, Élisabeth Lévy, Gilles-William Goldnadel, Benoît Rayski, fils de résistant communiste juif), le chroniqueur de France 2 se dit "meurtri" que l'on puisse l'accuser d'antisémitisme...

Suite aux récents événe­ments, la préfec­ture de police de Paris a décidé de mettre des effectifs supplémentaires sur les rondes autour du domi­cile du chroniqueur du service public. 
Selon Le Pari­sien, c'est le produc­teur du talk-show, animé par Laurent Ruquier, qui a alors contacté les services de police. Le quotidien ne précise cependant pas que Laurent Ruquier coproduit avec Catherine Barma...

Les journalistes partisans multiplient les agressions verbales
Depuis la rentrée, le milieu a déjà retenti des cris d'orfraie de Jean-Jacques Bourdin indigné d'être imité par Canteloup. A la différence de tant d'autres, le chroniqueur de RMC menace l'humoriste de violences physiques, sans qu'on sache si son domicile bénéficie depuis de rondes de police. 
Un vrai mec, ce Bourdin ! 
Et, par ailleurs, pacifiste... Nous n'osons imaginer sa réaction - ni celle de Caron - sous les roquettes du Hamas ou en cas d'égorgement d'un proche ou confrère sous le couteau d'un islamiste de l'Etat islamique (IE).

dimanche 20 juillet 2014

Sarcelles : violentes émeutes au programme de la manifestation pro-palestinienne

Montée de l'antisémitisme avec attaque de synagogue

Sarcelles a été ce dimanche le théâtre de violentes émeutes :
Des pro-Hamas importent le conflit israélo-palestinien à Sarcelles
voitures incendiées, mobilier urbain saccagé, magasins pillés, tirs de mortier... 

Une provocation des pro-Hamas contre Sarcelles
Communiste jusqu'en 1983, la ville est encore surnommée "la petite Jérusalem", comme au temps du maire Dominique Strauss-Kahn (1997-1997), compte une importante communauté juive sépharade. La ville est restée socialiste : l'illustre François Pupponi en est le maire depuis 1997. 
Sarcelles est aussi une proie facile, car pauvre, se débattant avec une situation financière difficile du fait d'un fort endettement et d'une gestion budgétaire socialiste très critiquée par la Chambre régionale des Comptes.
Emeute d'arabes musulmans: le drapeau palestinien
n'est pas le plus visible...

Les émeutes sont parties d'une manifestation pro-Hamas associée aux affrontements militaires entre Israël et Palestiniens de la bande de Gaza. Alors que des centaines de militants pro-palestiniens encadrés par le Front de gauche et le NPA s'étaient rassemblés près de la gare de Garges-Sarcelles (Val-d'Oise), des jeunes ont enchaîné avec des attaques des policiers, comme avatar du rassemblement.
Présence de "républicains" d'extrême gauche avec drapeaux,

malgré l'interdiction du rassemblement par l'Intérieur


Des éléments antisémites aguerris

"Il s'agit de groupes très mobiles et très violents qui multiplient les provocations depuis 16 heures"
, reconnaît Yves Rousset, sous-préfet d'Argenteuil. "Quatre compagnies de CRS étaient sur place, épaulées par les effectifs locaux et par la police des transports au niveau de la gare RER. "
Deux policiers ont été blessés, mais moins d'une dizaine d'interpellations ont été effectuées. 

A partir de 18 heures, la situation a dégénéré aux abords de la synagogue de l'avenue Paul Valery. Des cocktails molotov et des fumigènes ont été lancés en direction du lieu de culte juif protégé par les policiers. Une trentaine de jeunes se sont massés "sur place, à l'entrée du quartier juif pour éviter de nouveaux dramesà l'appel de la Ligue de défense juive (LDJ). 
Sarcelles, parfois surnommée "la petite Jérusalem" au temps du maire Dominique Strauss-Kahn, compte une importante communauté juive sépharade.

Les assaillants empêchés de commettre des  dégâts sur la synagogue 

A proximité de la synagogue, des émeutiers ont démonté des stations de tramway, cassé des vitrines de magasins et des abribus. Les CRS ont riposté avec des gaz lacrymogène et des tirs de flash-ball, tandis qu'un cordon de jeunes juifs protégeaient  la synagogue qui n'a subi aucun dégât. 

Des émeutiers semblaient déterminés à s'attaquer à la synagogue de Sarcelles 
Gil, un membre de la communauté juive de la ville présent sur place, confirme une tentative d'attaque de la synagogue. "Il y a eu des feux de poubelles devant un autre petit office religieux de Sarcelles et la synagogue de Garges, mais sans gravité", indique-t-il. 
Pour Gil, "l'inquiétude est omniprésente" avec ces manifestations qui virent à la violence à Paris, en région à Vaulx-en-Velin (Rhône) et donc en Ile-de-France désormais. "Oui, la communauté juive est inquiète. On ne sait pas ce qui va se passer après, le soir ou demain. L'inquiétude est là." 
D'autre part, des individus ont tenté de pénétrer dans le centre commercial des Flanades. Le supermarché casher Naouri, celui qui avait été la cible d'une attaque il y a deux ans, a été visé par un coktail molotov, provoquant un début d'incendie. "C’est une honte, c’est scandaleux, s’exaspère François Pupponi, le député-maire PS de Sarcelles. Ce sont des hordes de sauvages. Je tiens pour personnellement responsable ceux qui ont organisé cette manifestation et qui en dépit de l’interdiction, se sont rendus sur la place de la gare RER."
Les pompiers éteignent les premiers incendies 

à l'arrière du centre commercial des Flanade
Le commissariat de Garges a également subi des dégâts.Le sous-préfet d'Argenteuil a confirmé que les émeutiers "ont tenté un assaut sur le commissariat mais celui-ci a échoué"
Des pilleurs ont ensuite saccagé un magasin de pompes funèbres, détruisant sa vitrine, dans une rue perpendiculaire à l'avenue Paul-Valéry. Un peu plus loin, des manifestants ont attaqué et mis le feu à une pharmacie. C'est alors que des policiers ont tiré sur les fanatiques avec des balles en caoutchouc. Un café a également été pris pour cible. Ils ont tout saccagé dans cette brasserie de l’avenue du 8 mai 45, selon des témoins de la scène. " La vitrine a été cassée, des marchandises ont été volées et tout est saccagé à l’intérieur. Les chaises gisent encore au milieu de la rue ", rapporte un riverain. "La situation est surréaliste, se désespère une voisine au langage très châtié (!). Après que l’on ait interdit la manifestation et ce qu’il s’est passé hier dans le quartier de Barbes à Paris, comment se fait-il que l’on se fasse à ce point déborder ? La synagogue est bien protégée, du coup les casseurs s’en prennent aux autres commerces du coin," polémique ce témoin partisan.
La voiture d'un élu prise pour cible
En milieu d’après-midi, la voiture de fonction du Dr Gérard Uzan, élu de la Liste bleue (mouvement constitué de membres de la communauté juive), de permanence, a été prise pour cible. "Je me dirigeais vers la synagogue lorsque j’ai vu arriver des manifestants, explique le maire adjoint. J’ai été pris entre deux feux, avec d’un côté une horde de casseurs et de l’autre les forces de l’ordre. Je me suis sauvé pour me protéger, laissant le véhicule sur place. Quand je suis revenu toutes les vitres avaient été cassées avec des barres de fer. Impossible de ne pas savoir que ce n’était pas une voiture municipale, le sigle de la mairie de Sarcelles est inscrit dessus." 
  

Les échauffourées ont démarré dans le quartier de la gare RER,lieu du rassemblement, vers 16 heures. Malgré les consignes et l'appel au calme, plusieurs groupes se sont formés dans les rues adjacentes. Les premiers projectiles ont alors volé, des véhicules garés sur les trottoirs ont été cassés. Plusieurs conteneurs à poubelles ont ensuite été disposés au milieu de la chaussée et incendiés.

Tirs de mortiers et cocktails Molotov près de la gare

Vers 17 heures,  les tirs de mortiers et de cocktails Molotov les émeutiers se sont poursuivis vers la gare RER. Les CRS les ont encerclés avant de charger. Les individus se sont dispersés dans les cités aux alentours. A 17h30, un relatif retour au calme était perceptible dans le quartier de la gare. A 19 heures, la gare du RER D a été de nouveau desservie. En revanche, le trafic du tramway et des bus était toujours interrompu.
La manifestation pro-palestinienne avait été interdite cette semaine par la mairie et la préfecture parce qu'un rassemblement pro-israélien organisé par la Ligue de défense juive (LDJ), lui aussi interdit, avait été prévu au même endroit, la gare RER, et à la même heure. "Le risque avéré de trouble à l'ordre public que pourrait représenter cette manifestation ainsi que les réactions qu'elle pourrait engendrer, m'ont encouragé, conformément aux directives du ministre de l'Intérieur, à interdire tout rassemblement dimanche en lien avec le conflit au Proche-Orient", avait écrit vendredi le maire PS, François Pupponi, dans un communiqué.
Incendies de poubelles après la manifestation pour la Palestine. (LP/S.Nieto)
"C’est une honte, c’est scandaleux, a réagi dimanche François Pupponi, le député-maire PS de Sarcelles. Ce sont des hordes de sauvages. Toutes les dispositions ont été prises pour protéger les lieux de la communauté juive (comme la synagogue) qui étaient clairement leur cible. Du coup, une fois refoulés, ils s’en sont s’en pris à des commerçants de la communauté juive et assyro-chaldéenne. Maintenant, cela bascule en violences urbaines. Je tiens pour personnellement responsable ceux qui ont organisé cette manifestation et qui en dépit de l’interdiction, se sont rendus sur la place de la gare RER."


"Les forces de l'ordre restent mobilisées en nombre pour surveiller les lieux de culte, notamment les synagogues de Sarcelles et de Garges mais aussi les bâtiments publics. Parmi les policiers, trois ont été légèrement blessés", précisait Yves Rousset, le sous-préfet de permanence. 
Une dame âgée était, ce dimanche soir, hospitalisée. Son état est jugé sérieux par les médecins. Celle-ci a été intoxiquée par les fumées qui se dégageaient de l'incendie de la pharmacie, située place de France à Sarcelles. Les policiers ont procédé à une vingtaine d'interpellations.
La rue des Rosiers sous protection

Dimanche en fin d'après-midi, une forte policière était signalée près de la rue des Rosiers, dans le IV ème arrondissement de Paris, connue pour abriter le quartier juif de la capitale. Des membres de la Ligue de défense juive (LDJ) s'étaient rassemblés sur place prêts à toute éventualité, après une rumeur selon laquelle "ceux de Sarcelles" allaient faire une descente. Des commerçants avaient baissé le rideau et ce n'est qu'en début de soirée que la vie a repris normalement dans ce quartier très touristique.

Le "quartier très touristique" en question a surtout été le théâtre d'un attentat antisémite perpétré sous la présidence du socialiste François Mitterrand le 9 août 1982 à 13 h 10 contre le restaurant Goldenberg, 7, rue des Rosiers dans le quartier du Marais à Paris. Bilan : six morts et vingt-deux blessés. En 2011, la justice française a identifié le Fatah-Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal comme responsable de l'attentat.

vendredi 18 juillet 2014

Manifestations anti-israëliennes: Cazeneuve va tenter d'y mettre un terme à Paris

Bernard Cazeneuve veut interdire la manifestation parisienne de soutien à Gaza 

Les conditions "ne sont pas réunies" pour autoriser le rassemblement prévu samedi à Paris
La scène se passe à Paris
a déclaré le ministre de l'Intérieur ce vendredi matin sur Europe 1.

Le ministre de l'Intérieur s'est prononcé ce vendredi en faveur de l'interdiction de la manifestation pro-palestinienne prévue samedi à Paris, après des incidents survenus dimanche dernier devant des synagogues parisiennes. 
Heurts entre pro-Palestiniens et pro-Israéliens: que s'est-il passé dimanche soir à Paris?
Dimanche, la manifestation pro-palestinienne - poing levé - a conduit à des affrontements avec la communauté israélite en plein coeur de Paris. 
Bilan: trois policiers légèrement blessés et 5 interpellations.
La manifestation des pro-Hamas à Paris a provoqué des affrontements violents entre 200 et 300 militants pro-Palestiniens et 60 pro-Israéliens  dimanche après-midi en plein coeur de Paris, rue de la Roquette. Les échauffourées ont éclaté en marge de la manifestation autorisée par la Préfecture et le ministère de l'Intérieur en soutien à la Palestine. Elle a réuni dimanche 7.000 manifestants arabes et sympathisants d'extrême gauche selon la police, mais 30.000 selon les organisateurs. Rapidement, les insultes ont laissé place aux heurts. Volées dans un restaurant à proximité, des tables et des chaises ont d'abord été projetées aux abords de la synagogue.

La Préfecture et le ministère de l'Intérieur avaient autorisé le défilé. 
"Jusqu'à la place de la Bastille, la manifestation se passait bien, mais le contexte international est tellement tendu, qu'on savait qu'à la moindre étincelle, la situation pouvait dégénérer en un rien de temps", explique Stanislas Gaudon, chargé de la sécurité publique au sein du syndicat policier Alliance. A la question de savoir qui a allumé le feu, la réponse pointe les autorités qui ont pris le risque d'autoriser le déferlement d'activistes dans Paris.

La LDJ est accusée de provocation, alors qu'elle tentait de repousser l'attaque de la synagogue par les manifestants pro-Hamas.
"On a assisté à des scènes de guérilla urbaine d'une rare violence, témoigne une source policière. Des militants pro-Palestiniens ont tenté - en vain - de forcer l'entrée des synagogues de la rue de la Roquette (11e) et de la rue des Tournelles (4e) dans lesquelles se trouvaient des croyants. Les fidèles venus pour l'office sont restés confinés près de 3 heures, faute de pouvoir sortir en toute sécurité. Bilan: trois policiers ont légèrement été blessés et cinq personnes interpellées pour "violences volontaires" sur agent de la force publique.  

"Je veux appeler chacun à la responsabilité.
Je suis ministre de l'Intérieur et par conséquent garant de la sécurité pour chacun et par ailleurs ministre des cultes (...) et du respect", s'est-il souvenu sur Europe 1 au micro de Jean-Pierre Elkabbach.
Agression des forces de police de Paris par des manifestants pro-Hamas 
"J'ai condamné ces actes violents qui se sont produits dimanche", a ajouté le ministre. Ils sont "intolérables" et "je ne peux pas accepter qu'ils se reproduisent" et "prendre le risque de voir demain des Français, quelle que soit leur confession, (être) exposés à des violences". Décision attendue ce vendredi.


"Par conséquent, dans le contexte, j'ai demandé aux préfets de regarder au cas par cas" les manifestations prévues à cet égard, a-t-il rappelé. Pour "celle de demain" (samedi à Paris), a-t-il ajouté prônant implicitement son interdiction, "je considère que les conditions ne sont pas réunies pour" qu'elle se "déroule dans des conditions qui garantissent la sécurité".


La préfecture de police de Paris (PP) a déjà [ou enfin !] engagé une procédure pour interdire le rassemblement. Cette décision a été motivée "au vu des risques graves de trouble à l'ordre public qu'engendrerait" cette manifestation "dans un contexte de tension accrue", avait précise la PP, qui doit rendre publique sa décision définitive ce vendredi. 

jeudi 11 octobre 2012

La cellule djihadiste de Torcy était chargée de menaces terroristes

La menace islamiste de Torcy inquiète la gauche au pouvoir

Les résultats des perquisitions à Torcy laissent à penser que des attentats étaient en préparation. 
Sept des douze suspects déjà arrêtés sont déférés devant la justice à Paris jeudi. Le Parquet devait ouvrir une information judiciaire et les sept personnes seront présentées à un juge d'instruction anti-terroriste. Les cinq autres suspects ont été libérés et aucune charge n'est retenue contre eux. D'autres personnes sont encore recherchées par la police.

L'enquête sur la cellule islamiste démantelée à Cannes et en Seine-et-Marne  prend corps. 
D'inquiétantes découvertes lors d'une perquisition à Torcy (Seine-et-Marne) la veille ont justifié la prolongation des gardes à vue. Le procureur de la République de Paris, François Molins, s'en explique: "Nous sommes clairement et objectivement confrontés à une cellule terroriste d'une dangerosité extrême, alerte-t-il. Il convient dès lors que tout soit mis en œuvre, en employant l'ensemble des pouvoirs qui nous sont conférés par la loi, pour que nous mettions un terme à ses agissements et prévenions tout risque de commission d'une attaque terroriste en France." 

Voici ce que la justice a découvert

L'attirail du poseur de bombes
À Torcy, d'abord, "dans un box utilisé par l'un des mis en cause", la police a mis la main sur "tous les éléments utiles à la fabrication d'engins explosifs", a révélé mercredi le procureur parisien. Pour les experts de police technique et scientifique à la PJ de Lyon appelés en soutien,  la moisson est riche: "Des sacs contenant du nitrate de potassium, du soufre, du salpêtre, des récipients type Cocotte-Minute et des ampoules de phare, tous produits ou instruments utiles à la fabrication de ce que l'on appelle des engins explosifs improvisés", assure le procureur Molins.

Jusqu'à six jours de garde à vue
Dès lors, il devenait nécessaire d'élargir le cadre de l'enquête. La loi anti-terroriste de 2006 autorise (encore) un régime spécial "lorsqu'il existe un risque sérieux de l'imminence d'une action terroriste en France". Une condition visiblement remplie selon le procureur qui a obtenu du juge des libertés (JAL) une prolongation de 24 heures des auditions des suspects. Au besoin, celle-ci peut être renouvelée pour un total de six jours de garde à vue.

Des suspects toujours en fuite
Dans cette affaire, tout est parti de l'enquête sur l'attentat à la grenade dite "défensive" contre une épicerie casher -pour ne pas dire juive - à Sarcelles (Val-d'Oise), le 19 septembre dernier, action qui fit un blessé ("léger", selon ...Le Monde). Le procureur de Paris a précisé mercredi que ce crime n'était pas totalement élucidé. 
Selon le Parquet, "si deux des organisateurs des faits commis à Sarcelles semblent avoir été interpellés, il n'est pas établi que les deux individus ayant perpétré l'attentat en lançant la grenade dans l'épicerie ont été appréhendés". Les enquêteurs considéraient donc mercredi qu'ils détenaient ceux qui ont peut-être fourni la grenade, mais pas les auteurs directs qui, apparemment, courent toujours, avec le risque qu'ils tentent une action désespérée alors que leurs complices interrogés pouvaient parler.

Un fusil et des armes de poing
La menace d'un attentat commis durant l'enquête est prise d'autant plus au sérieux que les islamo-terroristes déjà mis hors d'état de nuire disposent d'armes et savent s'en servir. Jérémie Louis-Sidney, 33 ans, l'un des membres actifs de la bande de Torcy, a été tué samedi alors qu'il vidait son chargeur de 357 Magnum sur les policiers venus le cueillir à Strasbourg. L'un de ses complices présumés, et peut-être même le "logisticien", voire le meneur de l'équipe, Jérémy Bailly, 25 ans, barbe et djellaba, a été appréhendé dans son immeuble de Torcy armé d'un calibre 22 long rifle chargé. Lors de la perquisition dans son box, un fusil à pompe et une arme de poing ont été saisis.

Des testaments de fanatiques
Ces "djihadistes auto-radicalisés", dit-on, pour exonérer les imams et associations musulmanes qui ne voient pas monter la menace ou la couvrent, étaient-ils prêts à mourir pour leur cause ? Louis-Sidney, en tout cas, avait rédigé un testament "à l'adresse d'Allah". 
La PJ a également retrouvé trois autres testaments attribués à des complices. 

Une liste de cibles juives

Chez le "gentil" Jérémy Bailly, les enquêteurs ont découvert une liste manuscrite d'associations juives, sur une feuille volante, avec, indiquées à la main, les adresses du siège parisien du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et de l'Union libérale israélite de France (ULIF), dont la synagogue de la rue Copernic, cible d'un attentat le 3 octobre 1980. Le devoir de mémoire de certains media qui ne parviennent pas à remonter les années récentes jusqu'à l'attentat contre l'école juive de Toulouse, qu'il aurait été possible d'empêcher en neutralisant Merah, polémiqua "Libération" à l'époque.

Un groupe hyper-actif
Ensuite, en août dernier, Jérémy Bailly a été contrôlé à Cannes, où il s'était rendu en camping-car pour motiver ses troupes. Sa présence sur la Côte d'Azur sera alors signalée à la DCRI. 
La cellule s'était également réunie le 3 octobre 2011 dans un appartement cannois placé sous surveillance par la police. À l'issue de cette réunion, plusieurs membres du groupe sont remontés à Paris d'une manière précipitée, selon les hommes du renseignement. Cette agitation a décidé les enquêteurs à lancer l'opération de samedi, en prévention d'un éventuel passage à l'acte. Les craintes du Parquet de Paris ne sont pas contestées par la presse aux ordres et la famille de Jérémie Louis-Sidneyl'agresseur tué par la police, mais la traque aux djihadistes de la cellule de Torcy n'est pas terminée… On a par ailleurs appris que le Toulonnais qui avait été mis en examen après avoir proféré des menaces contre Charlie Hebdo était en contact avec un des membres de la cellule.

Antillais né à Meaux en 1979 mais longtemps installé à Cannes, Jérémie Louis-Sidney, surnommé James, se partageait entre la Seine-et-Marne il avait domicilié une activité de forain sur les marchés et Strasbourg. Le rappeur a d’abord mené une vie " plutôt dissolue ", selon un enquêteur. Deux enfants nés d’une première union, puis un troisième avec une autre femme, deux autres encore avec sa compagne strasbourgeoise et un sixième à venir avec son amie cannoise : ne faisons pas le compte des prestations et allocations de la CAF pour les enfants et les mères seules !


L'islamisme "radical" croît en Seine-et-Marne

Le sénateur-maire PS de Torcy, qui est également président du Conseil général de Seine-et-Marne, est visiblement débordé par ses 3 cumuls de mandats. Le département a donc clairement choisi la candidature de Nicolas Sarkozy lors de la dernière élection présidentielle (avec plus de 56 % des votes), car Torcy, ville d'accueil de sans-papiers, est en souffrance.

Torcy, où Jérémy Bailly vivait dans le quartier du Mail, est-il aussi un nouveau refuge de l'islamisme radical ? 
Selon un haut fonctionnaire de la Place Beauvau, "une demi-douzaine d'imams se sont distingués en Seine-et-Marne par des propos qui ont attiré l'attention des services de renseignements, et deux d'entre eux faisaient même l'objet d'un signalement précis qui aurait dû, dans le courant de l'année 2012, justifier leur expulsion". 

Le travail de la police dans certaines mosquées de ce département se révèle délicat. 
"Récemment, explique cette source, le simple fait d'avoir rapporté, lors d'un débat télévisé, des propos à connotation antisémite tenus par un religieux dans un lieu de prière de Seine-et-Marne, a occasionné une réaction immédiate dans la mosquée concernée. Lors d'un prêche qui suivit l'émission, des menaces ont été proférées à l'encontre de tout traître qui renseignerait les autorités." 

Le haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur ajoute: "C'est dans la bande urbaine de l'ouest de la Seine-et-Marne que la police a pu constater des comportements laissant penser à une radicalisation de certains salafistes. Nous avons pu identifier dans le département une dizaine de points de fixation considérés comme sensibles, à Torcy donc, mais aussi à Noisiel (PS) ou à Meaux (UMP)."

En France, le premier risque terroriste ne serait pas importé, mais représenté par des jeunes qui y ont grandi.

"C'est toute la difficulté... Il ne s'agit pas de réseaux terroristes qui viennent de l'extérieur, il s'agit de réseaux qui sont dans nos quartiers. Il  ne s'agit pas d'étrangers, il s'agit de Français convertis, de Français musulmans", a expliqué samedi soir Manuel Valls sur RTL. 

Le ministre de l'Intérieur a dénoncé lundi "l'antisémitisme, l'antijuif véhiculés par internet, par la parabole, par un certain nombre de  media qui viennent du monde arabo-musulman et qui (agissent) sur des esprits faibles, l'endoctrinement, le mélange entre islamisme radical et trafic d'armes et de drogue". Cela nécessite "une mobilisation de tous", car "ce n'est pas simplement la communauté juive qui était ciblée, c'est la France tout simplement", a conclu Manuel Valls. Le ministre a évité de villipender l'Education nationale où bon nombre d'enseignants, qu'ils soient "politiquement corrects", démagogues ou très marqués à gauche par l'enseignement universitaire noyauté, véhiculent des idées radicalestantôt communautaristes, tantôt pro-palestiniennes, encourageant la révolte soixante-huitarde et la vigilance, le devoir de mémoire et la culpabilité coloniale, ainsi que l'empathie gratuite pour les clandestins et les mal-logés, tout en dénonçant les destructions d'emplois et les déficits publics: les générations Mitterrand et Jospin ont la FSU socialo-communiste en commun...

Jérémy Louis-Sidney, un Antillais converti de 33 ans, tué l'arme à la main samedi à  
Strasbourg, qui est soupçonné d'avoir jeté une grenade défensive dans un  supermarché casher de Sarcelles le 19 septembre, a bien dû être scolarisé... Et regarder France 2 et la très multi-culturelle France 5.
Louis-Sidney avait l'intention de combattre aux côtés des islamistes du nord du Mali: lien 20 Minutes

Les Torcéens disposent de lieux de culte bouddhique, catholique, musulman et protestant. La synagogue la plus proche est en revanche à Bussy-Saint-Georges. 
Le 21 novembre 2008, pour débloquer le dossier de la mosquée, une centaine de musulmans a envahi la mairie pour contraindre le maire à leur céder un terrain. En juin 2010, l'État sarkozyste donne un terrain d'une superficie d'environ 3 200 m2, prioritaire sur le prolongement de l'autoroute A 199...

La ministre de la Justice de F. Hollande, Christiane Taubira, annonce le recrutement d'imams en prison d'ici 2013.



mardi 11 mai 2010

14 ou 20 ans, mais profanateurs de lieux de paix, de recueillement et du souvenir

Des jeunes de villes PS ou UMP perturbés par les dissensions politiques

Le vote prochain du PS contre le voile islamique mettra-t-il un terme à la discorde actuelle sur des sujets pourtant rassembleurs ? Le PCF et le Parti de gauche s'abstiennent au risque d'entretenir le doute sur la nécessité de l'égalité entre hommes et femmes et du respect entre les religions. Lire PaSiDupes

De troublantes circonstances

A la veille de la commémoration de la Victoire de 45, sept stèles de soldats musulmans morts pour la France au cours de la première guerre mondiale ont été profanées jeudi 6, dans le carré militaire du cimetière de Tarascon (ville UMP de PACA).

Indignation générale

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, fait part de sa "profonde indignation devant un acte ignoble et lâche".
"Je m'incline devant la mémoire de ces soldats avec d'autant plus d'émotion que cet ultime outrage semble les avoir volontairement visés pour leurs croyances religieuses", poursuit le ministre, sans plus de précisions sur les circonstances de cette profanation. "Mes pensées, à la veille de la commémoration du 8 mai 1945, vont à tous les combattants qui ont offert leur vie de manière humble ou éclatante pour que vivent une France et une Europe libres, justes et généreuses", poursuit-il. Elles s'adressent à tous, "qu'ils croient au ciel ou qu'ils n'y croient pas, qu'ils soient Français par le sang reçu ou par le sang versé".


Mosquée de

Castres -

Décembre

2009


Le conseil régional du culte musulman (CRCM) de PACA a précisé que les sept stèles des soldats musulmans avaient "été renversées". "Trois d'entre elles sont brisées", a précisé le CRCM expliquant que le carré militaire de ce cimetière comprenait "130 tombes dont 17 de soldats de confession musulmane". "Le CRCM-PACA est choqué par cet outrage porté à la mémoire des soldats musulmans qui ont bravement et loyalement combattu pour la France. Cet acte inqualifiable blesse profondément au cœur la communauté musulmane de la région et le pays tout entier", affirme le communiqué du conseil, qui "appelle les autorités publiques et locales à tout mettre en oeuvre afin que les coupables soient arrêtés et sévèrement punis". "Face à la lâcheté de cette nouvelle agression contre des sépultures de soldats musulmans, le CRCM-PACA et le CFCM [Conseil français du culte musulman] appellent à un rassemblement de solidarité et de recueillement, prévu sur place ce dimanche 9 mai à 15 heures pour répondre à cette barbarie aveugle qui n'engendre que haine et rejet", ajoute l'organisation.
Le Parti socialiste a dénoncé vendredi "un acte inacceptable et odieux" et demandé "des sanctions exemplaires": laxistes, selon le cas... "Encore une fois, nous observons avec une inquiétude certaine la recrudescence de ces actes barbares", a déclaré Faouzi Lamdaoui, membre du conseil national du PS, soulignant que cette profanation intervenait "un an après la profanation au cimetière militaire d'Arras".


De soi-disant jeux

Le cimetière juif de Cronenbourg, dans la banlieue de Strasbourg, ville PS, avait été profané, vraisemblablement dans la nuit de mardi 26 à mercredi 27 janvier. Des croix gammées ont été découvertes sur une vingtaine de tombes du cimetière. Treize autres stèles ont été renversées et se sont, pour certaines, brisées, ont précisé les enquêteurs. L'inscription "Juden raus" (juifs dehors) a également été relevée sur une tombe, a déclaré Julien Schmoll, responsable de la communication du consistoire israélite de Strasbourg. Selon lui, les dégradations auraient été commises dans la nuit de mardi à mercredi.
Or, cette profanation intervenait précisément lors de la Journée internationale en mémoire des victimes de l'Holocauste, 65 ans après la libération du camp d'Auschwitz par les troupes soviétiques. "Je ne peux pas imaginer qu'il n'y ait pas de rapport", a déclaré Julien Schmoll, qui attribue de tels faits à des "groupuscules d'individus décervelés".
A une certaine jeunesse désoeuvrée, on prête des jeux dans de troublantes circonstances.

Echec de la politique du devoir de mémoire ?

=> Ainsi en 1990 - La profanation du cimetière juif de Carpentras est rapidement devenue très symbolique: il ne s'agissait pas seulement d'inscriptions, mais aussi d'ouvertures de sépultures.

=> A Mulhouse et Lille, janvier 2009
Dans un contexte de tensions liées au conflit israélo-palestinien, deux nouvelles synagogues ont été prises pour cible ces dernières heures. L'une à Mulhouse, l'autre à Lille.


Ces derniers incidents intervinrent alors que la synagogue de Saint-Denis (93) et une maison servant de lieu de culte à la communauté israélite à Schiltigheim , en proche banlieue de Strasbourg (Bas-Rhin), étaient les cibles de jets de cocktails Molotov. Déjà le dimanche 4 janvier, un véhicule avait été lancé contre le portail métallique d'une synagogue dans la banlieue de Toulouse.
2009 - Des tags proclamant "À mort Israël", "Vive la Palestine" et "Nique la France" ont été inscrits sur la synagogue de Mulhouse (Haut-Rhin)


=> En décembre 2009, environ 500 tombes du carré musulman et une vingtaine du carré israélite du cimetière Notre-Dame-de-Lorette, proche d'Arras, avaient été dégradées. en décembre 2008, alors que la communauté musulmane célèbrait l'Aïd-el-Kébir, environ 500 tombes musulmanes du cimetière Notre-Dame de Lorette furent dégradées pour la troisième fois en deux ans.

=> A Saint-Etienne (PS), le 8 février 2010

Des inscriptions avaient été découvertes sur des façades extérieures de la Grande mosquée en cours de construction.
Quatre lycéens, soupçonnés d'être les auteurs de ces inscriptions ont été placés en garde à vue lundi soir. Agés de 16 à 20 ans et inconnus des services de police, ils ne feraient pas partie d'aucun réseau organisé.

=> A Istres, avril 2010
La mosquée d'Istres inaugurée en juillet 2009 a été la cible d'un mitraillage: une trentaine d'impacts ont été relevés sur les murs du bâtiment. Lire PaSiDupes

Peut-on trouver une signification aux profanations de cimetières ?

Jean-Frédéric Poisson, député UMP des Yvelines est co-auteur (avec André Flajolet, député du Pas-de-Calais), d'un rapport complet sur les violations de sépultures en France, intitulé "Du respect des morts à la mort du respect" (2008). Au lendemain de la profanation de 500 stèles musulmanes et d'une dizaine de tombes juives dans le cimetière de Notre-Dame-de-Lorette, il dénonçait "une banalisation de la mort dans nos sociétés".

Les profanations d'églises

En 2009, à Toulon par exemple, l'église du Sacré-Coeur a été pendant deux ans la cible de malveillances continues. De l'urine dans le bénitier, des excréments répandus, une responsable agressée, le tabernacle profané, sans parler des vols et des dégradations à répétition...

Pour ce qui est des dégradations antichrétiennesL'église avec des références symboliques au culte sataniste, on ne peut pas préjuger de l'engagement idéologique réel des auteurs. Il semble qu'ils expriment davantage un sentiment d'appartenance à un groupe.