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mercredi 27 juillet 2016

Le Barcarès: un individu brandit un pistolet en criant "Vive Daesh"

L'Etat islamique rend-il fou et faut-il être détraqué pour suivre Daesh ?

Avatar des théories 
du communautarisme, du "post-colonialisme" ou du "repli identitaire"
Gros mot dans l'idéologie de gauche
Après avoir insulté le personnel d'un restaurant à dos, l'individu est revenu armé en hurlant qu'il allait tous les "buter".
On apprend le 27 que, samedi 23, un passant s'est mis à invectiver le personnel d'un restaurant du Barcarès attablé avant le début du service. "Il est fou ?", interroge le maître d'hôtel. Du coup, le passant s'est emporté comme un Valls, devenant menaçant. L'employé se leva pour le repousser. 
Quelques minutes plus tard, l'individu est revenu exhibant un pistolet et le braquant sur le personnel et les clients. 

"Je vais vous tuer, les Français, vous mettre une balle dans la tête. Vive Daesh," cria-t-il, rapportent plusieurs témoins

Il finit par repartir après avoir semé une panique épouvantable. 
L'un de ces dessins caricaturaux
qui génèrent de la haine
Il sera interpellé sans résistance à son domicile un peu plus tard. Présenté mardi au tribunal, trois jours plus tard. Il nie toute allusion au groupe terroriste, mais estime avoir été invectivé par les serveurs et raconte qu'il est revenu pour leur faire peur avec une arme à grenailles non chargée.

Chrétien, bouddhiste, puis musulman
Il explique avoir été chrétien, puis bouddhiste et s'être converti récemment à un islam ...modéré. "Je suis citoyen français [bi-national], mais mon pays me dégoûte car on ne me rend jamais justice. Mais je suis aussi peiné que tous à chaque fois que j'entends parler d'un attentat". 

Reste le traumatisme de Français pour le moins tout aussi "modérés" qui se sont vus mourir lorsqu'ils ont aperçu l'arme pointée sur eux. "Je suis un chef d'entreprise transi; tous mes collaborateurs sont inquiets", explique à la barre le patron du restaurant. 
Le procureur aussi est inquiet: "Il n'a tué personne, mais il y a la pratique de la terreur en ces temps particuliers. Il y a ensuite l'apologie d'un groupe terroriste, une violence avec arme et des menaces de mort. Une multitude de témoins en atteste". Il requiert 4 ans dont ...18 mois assortis du sursis.

Le rôle de 
son défenseur, maître Sylvie Muffat-Joly, s'avère difficile

"
Il ne faut pas le sur-sanctionner pour des faits qui en d'autres temps auraient fait moins de bruit, assure l'avocate de Perpignan. 
Il est en colère contre la société, se dit victime de racisme, mais, d'évidence, ce n'est pas un terroriste [comme les autres, il est jugé calme et sympathique dans sa cage d'escalier ?]. 
Il se sent incompris depuis qu'il a déposé une plainte restée sans effet. 

Il a ce comportement provocateur décrit par l'expert psychiatre, mais c'est en fait un appel à l'aide". 

Le tribunal écoute et donne sa décision: 30 mois de prison ferme avec maintien en détention, 5 ans d'interdiction de paraître au Barcarès et 5 ans de privation des droits civiques.

Perpignan, traumatisée par l'assassinat de deux policiers à leur domicile

Suivez la direction indiquée:
elle mène à gauche...
Région sous tension où les nouveaux combattants anti-Daech sont formés à Perpignan.
Les Pyrénées-Orientales abritent le centre d'entraînement d'une nouvelle organisation francophone en guerre contre les djihadistes. Les candidats en partance pour l'Irak peuvent y suivre un stage de survie au Moulin-à-Vent. "Je devais partir comme soldat en juin 2016 pour aider les peshmergas, mais ils ont préféré que je reste en France et que je m'occupe de la formation de nos volontaires", témoigne un instructeur perpignannais en sports de combat. Depuis six mois, il est surtout membre dirigeant de la récente organisation Assyrian French Légion (AFL), émanation de Dwekh Nawsha France (DNF), "futur martyr"...

Perpignan, ville martyre
Les militaires français tués en mission en Libye venaient du centre de la DGSE de Perpignan, un centre d'entraînement dédié aux opérations commando et à la guerilla. Le 20 juillet au matin, Paris a dû annoncer -sous la contrainte d'une révélation de la presse- que trois soldats français, agissant en toute clandestinité, étaient morts en service commandé en Libye, dans des circonstances peu claires d'un "accident" d'hélicoptère -possiblement abattu par un missile de Daesh- en mission de renseignement, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, avouant pour la première fois la présence de soldats français dans ce pays.
Le gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a accusé  la France de "violation" de son territoire, après l'annonce par Paris de la mort de trois de ses militaires. La présence française est "une violation du territoire libyen", a déclaré le GNA dans un message sur son compte Facebook, estimant que rien ne "justifie une intervention" étrangère sans qu'il en soit informé.

En juillet 2015, arrestaion de trois terroristes
Ces trois individus étaient soupçonnés du projet d'attaque terroriste visant la base militaire, le Fort Béar, située près de Collioure  (Pyrénées-Orientales).
Agés de 17, 19 et 23 ans, dont un ancien militaire de la marine, ils avaient été interpellés dans le Rhône, les Yvelines et les Bouches-du-Rhône et placés en garde à vue dans les locaux par la DGSI. "Ils projetaient de commettre une action terroriste contre des installations militaires française", avait confirmé le ministre Bernard Cazeneuve. Ils auraient envisagé d'y tuer des militaires en poste et de décapiter le chef du détachement dans ce sémaphore, expliqua une source proche du dossier. Une scène que, selon une source proche de l'enquête, ils auraient souhaité filmer pour la diffuser sur internet. Fort Béar abrite le centre national d'entraînement commando, tout près de Collioure.

Juin 2016: interpellation de trois suspects de terrorisme à Perpignan et Carcassonne
Les services de la sécurité intérieure (DGSI), renforcés par les hommes du Raid de Bordeaux, ont mené une opération antiterroriste simultanée dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales et ont interpellé ces trois individus - un homme à Perpignan et un couple, soit une femme de 21 ans et un homme de 24 ans, à Carcassonne (Aude) - soupçonnés de participer au recrutement pour le départ en Syrie.  

Aussi les attentats de mars 2012 à Toulouse et Montauban
10 juin 1944 - Oradour-sur-Glane: massacre de la population, 
dans l'église, par la division SS Das Reich
26 juillet 2016 - Saint-Etienne-du-Rouvray : prêtre en prière, 86 ans, 
égorgé dans son église

Le 11 mars 2012, à Toulouse, Haute-Garonne, Mohammed Merah lance "tu tues mes frères, je te tue" et abat le maréchal des logis-chef Imad Ibn Ziaten, un Français d'origine marocaine du 1er régiment du train parachutiste, d'une seule balle dans la tête sur un parking.

Le 15 mars 2012, à Montauban, Tarn-et-Garonne, deux militaires, Abel Chennouf, français catholique d'origine algérienne, âgé de 26 ans, et Mohamed Legouad, français musulman d'origine algérienne âgé de 24 ans, sont tués. Un troisième, Loïc Liber, âgé de 28 ans, resté tétraplégique, est grièvement blessé à la tête à proximité de la caserne où ils étaient cantonnés.

A Toulouse, le 19 mars 2012, Mohammed Merah, un franco-algérien de 23 ans, détenteur de deux passeports, l'un algérien, l'autre français, en cours de validité, commet un second attentat au collège-lycée juif Ozar Hatorah, faisant quatre victimes de 3, 6 et 8 ans.

jeudi 2 juin 2016

Venin politique de Jamel Debbouze, solidaire du racisme de Benzema

"Benzema et Ben Arfa payent la situation sociale de la France d'aujourd'hui", affirme Jamel Debbouze

Ben Arfa mérite plus que d'être réserviste
, selon un nouveau spécialiste foot, Jamel Debbouze.  


Debbouze, mariolle ordinaire?
Le parti-pris communautariste de l'humoriste franco-marocain n'amuse personne. Jamel Debbouze regrette l'absence de Karim Benzema et d'Hatem Ben Arfa de la liste des 23 Français retenus pour l'Euro. C'est son droit... Mais ses attendus, non! 

Sans reprocher 
à Didier Deschamps d'avoir succombé à des pressions racistescomme n'a pas hésité à le faire le trotskiste Éric Cantona,  l’humoriste et acteur a regretté l’absence de Karim Benzema et Hatem Ben Arfa à l’Euro, "deux convives très importants qui manquent à l’appel", selon  Jamel Debbouze , dans un entretien accordé à France Football. 

Jamel Debbouze a ensuite confirmé la
 subjectivité de sa position. 
"Sportivement, comment fait-on pour se priver de joueurs extraordinaires comme eux ? Benzema est l’un des meilleurs attaquants du monde. Ben Arfa, lui, est le meilleur joueur français de la saison en Ligue 1; c’est incontestable, tout le monde l’a vu." C'est vrai, puisque tout le  monde l'a vu? 

Un parti-pris clairement communautariste 


"Il n’a pas sa place en réserve, estime-t-il. Ces gamins représentent en plus tellement de choses, notamment en banlieues," assume le comique. Le sélectionneur forme-t-il l'équipe nationale pour assurer la paix sociale ? Benzema a-t-il  déjà été sélectionné pour des raisons politiques, en dépit d'une petite forme ?

"N’avoir aucun de "nos" représentants en équipe de France…" (...) 
Cette déclaration trahit Jamel Debbouze: confond-il équipe de France et équipe du Maroc ? Y est-il encouragé par la présence au gouvernement de ministres franco-marocaines (d'abord Najat Vallaud-Belkacem, puis Audrey Azoulay), au point que le frère et conseiller spécial du président algérien a dénoncé une "marocanisation de la vie politique française" à la suite de la promotion de la seconde à la Culture, déjà conseillère à l'Elysée et fille de l’ancien conseiller du roi du Maroc.

Hollande n'en fait-il jamais assez pour le Maroc ?

Ce n'est pas l'avis de l'Algérie.
Lors de la nomination d’Audrey Azoulay, Alger aurait déploré une manœuvre de "lobbying" de la part du Maroc, au sein d’une scène médiatique française qu'il estime "infestée" de politiciens, de journalistes et de stars d’origine marocaine, rapporte le site d’information Mondafrique.  Celui-ci indique que l'Algérien Saïd Bouteflika aurait fait part, hors micros, de sa désapprobation auprès de l’un des conseillers de François Hollande.
Comme Cantona, Jamel Debbouze politise l'affaire Benzema

"Tant qu’on ne permet pas aux quartiers d’évoluer et qu’on en fera pas des Sillicon Valley, qu'on ne leur permettra pas de s’épanouir humainement, socialement et économiquement, on "leur" en voudra toujours d’être ce qu’ils sont, assure Debbouze qui semble pourtant incarner la promotion sociale facile de la diversité, alors que, pour des raisons politiques, il ne lui a jamais été tenu rigueur d'aucun de ses écarts personnels. 
"Karim Benzema [accueilli au collège Saint-Louis-Saint-Bruno à Lyon], et par extension [sic] Hatem Ben Arfa [dont la mère est de nationalité française], payent la situation sociale de la France d’aujourd’hui," assure-t-il.

Debbouze, un de "Indigènes de la République" déjà indigné par la récupération politique de la tuerie de Toulouse
Ségolène Royal avec Jamel Debbouze, à gauche, 
avant son accident du 17 janvier 1990 à Trappes,
dans lequel est décédé le fils du chanteur 
réunionnais Michel Admette, suivi 
d'une procédure judiciaire contre lui, 
alors âgé de 14 ans, pour homicide involontaire. 
Elle s'est conclue par un ...non-lieu.
Bien qu'issu de la génération 'beur', instrumentalisée par le PS dans les années 1980, Debbouze a soutenu Ségolène Royal, bien que fille d'officier supérieur de l'époque coloniale, comme il soutient maintenant son concubin, François Holande, dont le père est connu pour son engagement à l'extrême droite. 

Il avait aussi pris fait et cause pour Mohamed Merah
, le terroriste islamiste français qui a revendiqué les attentats de mars 2012 à Toulouse et Montauban, lesquels ont coûté la vie à trois militaires français, puis à un professeur d'une école juive et trois enfants.
"C'est terrible, ce qu'on est en train de faire avec cette histoire de Toulouse. Au lieu de dire que Mohamed Merah est un marginal, que son acte est un acte isolé, on lui donne une idéologie qu'il n'avait pas au départ, c'est certain. Je les connais les Mohamed Merah, il y en a plein des Mohamed Merah, mais qui ne deviennent pas des Mohamed Merah. Là, on est en train de mettre dans la tête de jeunes qui ont le potentiel de Mohamed Merah de devenir des Mohamed Merah. Car, d'un coup, ce Mohamed Merah a défié le Raid tout entier", racontait Jamel Debbouze. Et où? En Belgique ! Pour le site belge LeSoir.be.
Dès 2005, les "Indigènes de la République" ont dénoncé un "consensus raciste"


Comme Sophia Aram, Debbouze ne se prive pas de dénoncer la République blanche
Selon eux, ces "gentils messieurs blancs" organisent la banalisation de la coupure générationnelle pour éloigner "les beurs intégrables" de la culture de leurs parents. Est-ce l'accusation la plus sérieuse ?

Debbouze a fait un bout de marche avec les "Indigènes de la République".Le comique a soutenu l'"Appel des indigènes de la République pour la tenue d’assises de l’anticolonialisme", 
avec pétition de Houria Bouteldja (ci-contre) ou, un mois plus tard, celle de Tariq Ramadan.

Ce mouvement islamo-gauchiste a été initié par des militants de diverses obédiences anti-impérialistes et altermondialiste, des associations s'opposant à la loi de 2004 sur l'interdiction du port de signes religieux à l'école, ainsi que des trotskystes et des syndicalistes, ainsi que des mouvements musulmans ou communautaires, des anti-sionistes et pro-palestiniens. Ils souhaitent simplement "dénationaliser" l’histoire de France... Et coloniser l'équipe de France ?

L'agit-prop résiste aux faits

Les voici, mais la vérité rend hargneux les malveillants.




jeudi 26 novembre 2015

L' "émir blanc", "réfugié" de Syrie et naturalisé, placé en garde à vue

Que reproche-t-on au si gentil et accueillant Olivier Corel ?

"L'émir blanc" de la filière d'Artigat en Ariège est un salafiste français d'origine syrienne.
 

Prêcheur radical en habits de "baba cool", il est revenu à la mémoire de la police. Olivier Corel, dit "l'émir blanc",  était visé ce mardi 24 novembre par une perquisition administrative. Sans lien direct avec les attentats de Paris, cette opération était cependant conduite par d'importantes forces de police et de gendarmerie.  En fin de journée, il a été placé en garde à vue pour "détention illégale d'un fusil de chasse classé catégorie D". 

Mais qui est-il exactement et surtout que lui reproche la justice? Il a notamment été le mentor de plusieurs djihadistes français, comme les frères Merah ou Fabien Clain, qui a revendiqué au nom de Daesh les attentats du 13 novembre à Paris.  

Olivier Corel est un parfait Français de 69 ans.
Né en Syrie, à Homs, un des épicentres de la Révolte syrienne de 2011-2012 (d'abord connu comme carrefour contrebandier, notamment pour la drogue et les armes et connaît une criminalité importante), il s'appelle en fait Abdel Ilat al-Dandachi. Il a été naturalisé après dix ans en France, en 1983, dans les années Mitterrand, bien que notoirement Frère musulman. L'homme réside actuellement dans le hameau de Lanes de la petite commune d'Artigat  -600 habitants-, au sud de Toulouse, dans l'Ariège (PS)Il vend notamment des poteries et des fripes sur les marchés locaux, porte une barbe longue et des bottes en plastique qui le feraient plutôt passer à première vue pour un "baba cool" que pour un prêcheur radical. 

Un salafiste prêcheur de haine 

Ce salafiste n'a pas eu à passer par la Grèce, mais c'est un "réfugié" qui a bénéficié de l'asile politique en France. Ses voisins le décrivent comme "un homme discret, affable, très poli et souriant," même s'il "ne sert pas la main aux femmes", glisse BFMTV. Apprécié dans la commune, il serait "très serviable" et donnerait souvent "des coups de main pour des travaux". Le grand-père parfait...
Mais ce sexagénaire bien sous tous rapports dissimule un imam salafiste aux prêches très radicaux. Baptisé "l'émir blanc", Olivier Corel est réputé proche des Frères musulmans. Il a un temps dirigé l'association des étudiants islamistes de France avant de fonder sa communauté islamiste à Artigat, en 1987. C'est dire que son orientation ne pouvait avoir échappé aux services du renseignement. 
Il est devenu peu à peu l'une des figures connues de l'islam radical en France, et a reçu chez lui de jeunes salafistes des cités toulousaines, les enjoignant à faire le djihad et à se rendre dans des écoles coraniques. 
Parmi ses disciples, plusieurs djihadistes français, comme les frères Merah ou les frères Jean-Michel et Fabien Clain. La voix de ce dernier, converti d'origine  toulousaine et parti rejoindre les rangs de l'organisation Etat islamique, a été identifiée par les enquêteurs dans un enregistrement revendiquant les attentats de Paris et Saint-Denis du 13 novembre dernier. 

Qui est encore Olivier Corel, aka. "l'émir blanc" ?
OLIVIER COREL
Ce gourou joue sur du velours avec les handicapés de la vie

Ce Franco-Syrien soupçonné d'endoctriner de jeunes musulmans et de les inciter au djihad, a été le mentor de Mohamed Merah ou des frères Clain, qui auraient revendiqué les attentats du 13 novembre au nom de l'État islamique (EI). 

"Je ne suis ni imam, ni chef, ni rien de tout ça", s'est défendu Olivier Corel devant le tribunal de Foix (Ariège), qui l'a condamné à six mois de prison avec sursis pour détention d'un fusil de chasse ce mercredi 25 novembre. Il devra en outre prévenir de tout changement dans sa situation personnelle et informer le juge d'application des peines de tout déplacement à l'étranger, avec nécessité d'obtenir une autorisation. Enfin, il s'est vu interdire la détention d'une arme pendant cinq ans. 

Mentor présumé de Merah et des fères Clain 
La justice s'intéresse à lui de loin en loin depuis de nombreuses années 
Celui qu'on surnomme "l'émir blanc" est en effet soupçonné, depuis des années, de faits plus graves qu'un port d'armes sans permis. Cet homme, né Abdel Ilat al-Dandachi, quitte la Syrie en 1973 pour venir faire des études en France. Il préside alors l'Association des étudiants islamiques de France. Il est naturalisé français en 1983 et prend le nom d'Olivier Corel. Il s'installe alors à Artigat (Ariège), petit village de 500 habitants, et vend poteries et fripes sur les marchés locaux. 

Proche des Frères musulmans, dès 1987, il fonde une communauté religieuse où il prêche la parole salafiste et Olivier Corel apparaît en 2003 sur les écrans radars des services de renseignements. A cette date, "la cellule d'Artigat" à laquelle il appartient est soupçonnée d'envoyer des djihadistes en Irak pour combattre l'armée américaine, note Libération. Le maire est alors un Divers gauche, comme peut l'être un Christian Troadec, à Carhaix... 
La filière d'Artigat "tombe" en décembre 2006, quand, Sabri Essid, le "demi-frère" de Merah et un converti albigeois, Thomas Barnouin, sont interpellés par la police syrienne alors qu'ils tentaient de faire passer des combattants en Irak. Quelques semaines plus tard, un coup de filet est mené dans les milieux de l'islam radical toulousain.
 Mis en examen, il bénéficie d'un non-lieu 
Dans les années 1990, il compte parmi ses disciples les frères Jean-Michel et Fabien Clain. Ce dernier, dont la voix a été reconnue sur la revendication des attentats du 13 novembre, est parti rejoindre les rangs de l'EI.  Réunionnais de 37 ans, il s'est récemment converti à l'islam et radicalisé avec un groupe de jeunes salafistes toulousains.

"L'émir blanc" est alors interpellé avec plusieurs "disciples" et mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". La sanction tombe en 2009: cinq ans de prison pour Clain, Essid et Barnouin. Corel, lui, bénéficie encore d'un non-lieu.

Quelques années plus tard, la maison d'Olivier Corel accueille aussi régulièrement Mohamed Merah, l'auteur des tueries à Toulouse en 2012 (sept morts), ainsi que son frère Abdelkader et sa soeur Souad.
  
En novembre 2014, Olivier Corel est une nouvelle fois interpellé, cette fois dans le cadre de l'affaire Merah. Placé en garde à vue, il est finalement remis en liberté, la justice ne possédant pas suffisamment de preuves pour le poursuivre. Depuis, il semblait vivre paisiblement dans sa maison du hameau de Lanes.

Toujours à la marge du droit mais jamais condamné auparavant
"L'émir blanc" est mis en examen en 2009, mais obtient un non-lieu. En 2014, il est placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Merah relative aux tueries djihadistes de mars 2012 à Toulouse et Montauban, qui ont fait sept morts: trois militaires dont un de confession musulmane et quatre civils, dont trois enfants d'une école juive. Là encore, il ressort libre. Après sa condamnation ce mercredi, son avocate dénonce une "procédure exceptionnelle". "On a l'impression qu'il fallait coûte que coûte quelque chose contre Corel", polémique Me Anne Pontacq. L'émir semble pourtant avoir longtemps bénéficié du laxisme des juges: 42 ans... 

Pourquoi possédait-il ce fusil ? Olivier Corel a d'abord indiqué aux enquêteurs qu'il l'avait acheté lors d'une foire. Et puis, au tribunal, il a changé de version. Sans conséquences. Il s'est tout à coup "souvenu" qu'elle se trouvait, avec quelques munitions, dans la maison à Artigat lorsqu'il s'y est installé, en 1986, et a admis ne l'avoir jamais déclarée. "Je l'ai utilisée pour tirer les lapins qui mangeaient mes salades", explique-t-il, sans même faire sourire le juge et s'étonnant que cette arme "n'ait pas intéressé les forces de l'ordre" lorsqu'elles ont perquisitionné son domicile en 2007, 2012 et début 2015. 

lundi 15 décembre 2014

La Toulouse de Pierre Cohen (PS), plateforme du djihadisme ?

Des autorités françaises  à la hauteur ?

Interpellations en France en lien avec la Syrie

Une vaste opération antiterroriste a visé lundi matin une filière djihadiste française qui recrutait et acheminait des candidats au djihad vers la Syrie. Une dizaine d'interpellations ont eu lieu au départ de la région toulousaine, notamment le Tarn, lieu des violences altermondialistes de Sivens, vers la Normandie, pour détourner l'attention, et la région parisienne.

On sait que quatre personnes soupçonnées d'appartenir à cette filière ont été interpellées ce matin, trois à Toulouse, dont une dans le quartier de la Reynerie, une dans le quartier de Croix-Daurade, et une dans le Tarn, à Graulhet.

Cette opération a mobilisé les hommes du Raid et d'importantes forces de police dans le cadre d'une enquête de plusieurs mois ouverte en décembre 2013 sur des jeunes radicalisés en lien avec la Syrie. En novembre, le procureur de Paris avait estimé qu'ils sont
1.132 Français, sur place, en transit ou rentrés, impliqués dans les filières de départ vers les zones de combat djihadiste en Syrie et en Irak.

La France a été en 2014 confrontée à une explosion du nombre d'apprentis-djihadistes partant pour la Syrie et l'Irak, avec en corollaire l'angoissante question de leur retour en France et d'une éventuelle action terroriste dans l'hexagone.
Le nombre de candidats au djihad syrien a bondi de plus de 80% depuis début janvier, selon de récentes déclarations du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Ils seraient actuellement, selon les estimations officielles, près de 400 sur place, plus de 200 ont manifesté des velléités de départ et environ 120 sont déjà revenus, avec près de 200 en transit et une cinquantaine de morts.

Plan gouvernemental: un numéro de téléphone vert pour informer le ministère de l'Intérieur
VOIR et ENTENDRE Bernard Cazeneuve-le-terrible  au journal de 20h sur France 2? le 22 avril 2014:

Pierre Cohen, maire PS de Toulouse (2008 - 2014), a-t-il combattu les filières djihadistes ?

Toulouse : berceau des terroristes français ?

Après Mohamed Merah, le terroriste islamiste franco-algérien qui vivait à Toulouse et auteur des tueries antisémites de mars 2012 à Toulouse et Montaubanassassinant sept personnes, dont trois enfants, 
deux jeunes Français originaires de Toulouse étaient déjà soupçonnés de terrorisme en juillet 2013. Nicolas et Jean-Daniel B., 30 et 23 ans, se sont convertis il y a peu à l'islam et ont rejoint la Syrie quatre mois plus tôt pour combattre dans les rangs islamistes et ont posté une vidéo sur internet. L'aîné, âgé de 30 ans, y appelle au djihad et exhorte le président français François Hollande à se convertir à l'islam.
Deux autres jeunes Toulousains sont en Syrie pour combattre dans les rangs des islamistes.

Toulouse, ville ouverte au terrorisme ?
"Il émane de Toulouse un peu plus de radicaux islamiques que d'autres villes où il y a d'importantes communautés musulmanes", explique Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE. "Cela laisse à penser qu'il existe probablement dans la région de Toulouse deux ou trois centres tenus par des imams salafistes qui doivent agir sur des personnalités fragiles."
Autre enseignement pour Alain Chouet : il y a, à Toulouse, moins de réseaux criminels qu'ailleurs. "En général, quand il y a des réseaux criminels, ils sont très attentifs à ce qu'il n'y ait pas de dérive vers le terrorisme", les peines encourues étant bien plus sévères. 
L'ex-maire PS avait-il collaboré - ou non - avec les services anti-terroristes ?

dimanche 28 septembre 2014

Rocambolesque affaire des 3 djihadistes en libre circulation en France

Des mesures anti-terroristes renforcées pour quoi faire?

Le ministère de l'Intérieur avait annoncé l'arrestation de trois djihadistes
Le petit Cazeneuve a dégainé un peu trop vite. 
Mardi 23 en début d'après-midi, le ministre de l'Intérieur avait en effet tenté de se grandir, annonçant que trois djihadistes présumés, arrêtés fin août en Turquie, avaient été interpellés dès leur arrivée à l'aéroport d'Orly. Les trois suspects ne sont que Abdelouahed Baghdali, le mari de Souad Merah, la sœur de Mohamed Merah, auteur  franco-algérien des tueries de Toulouse et Montauban en mars 2012, un ami d'enfance de Merah, déjà condamné en 2008 pour sa participation à une filière djihadiste vers l'Irak, et un Européen converti à l'islam, originaire d'Albi. Du menu fretin...

Sauf que les trois suspects sont rentrés en France mardi,
sans être inquiétés, comme dans un moulin...
Les trois islamistes ont été arrêtés fin août en Turquie, alors qu'ils tentaient de fuir l'Etat islamique, qu'ils avaient rejoint en début d'année, selon leur avocat Me Christian Etelin, un avocat sulfureux des milieux d'extrême gauche. Les suspects devaient être transférés par avion vers la France mardi midi, mais le commandant de bord de la compagnie aérienne turque aurait refusé, selon la version officielle, de les embarquer. Les autorités françaises, prévenues de leur livraison prochaine sur le sol français, se sont empressées d'annoncer l'interception des suspects par la DGSI. Elles avaient juste vendu la peau de l'ours avant de l'avoir capturé: un exemple actuel de la primauté du dire sur le faire.
En réalité,  sans prendre la peine d'une petite vérification de principe, les autorités françaises s'imaginant que les trois suspects avaient été placés dans un centre de rétention administrative en Turquie, les policiers étaient absents au moment de l'arrivée des terroristes sur le sol français, à Marseille, mardi après-midi. A la stupéfaction du trio, personne n'était présent pour les accueillir et les interpeller. Les djihadistes présumés ont donc contacté leur avocat, Me Christian Etelin, qui était l'avocat de Mohamed Merah et qui conseille aujourd'hui sa sœur Souad. "On a passé la douane, on a montré le passeport, on a tout montré, c'est ça qui est étonnant. Aucun policier n'est venu nous accueillir à l'aéroport. Même nous, ça nous a étonné. On s'était dit qu'ils allaient nous interpeller, qu'on allait être placés en garde à vue", commente l'un des suspects déboussolés.

Me Etelin raconte que les trois suspects se sont livrés aux autorités turques pour échapper à l'Etat islamique, où ils auraient "vécu l'horreur". "Ils n'ont jamais voulu participer à un combat djihadiste tel qu'on l'imagine. Ils se sont mis entre les mains des autorités turques pour être protégés et pour pouvoir être transférés vers la France. Ils sont heureux d'une chose, c'est d'avoir la vie sauve, parce qu'ils ont vraiment cru qu'ils allaient être exécutés", assure-t-il.
Selon l'avocat toulousain, Souad Merah serait bien partie en Syrie en mai dernier avec ses quatre enfants, mais la franco-algérienne se trouverait actuellement en Algérie, chez son père. "Elle devrait revenir bientôt à Toulouse", a ajouté l'avocat toulousain.
Christian Etelin, militant comme son épouse Marie-Christine avec Me François Roux, l'avocat de José Bové, de Dieudonné, des Déboulonneurs, des Faucheurs et du seul condamné, Zacarias Moussaoui, dans les Attentats du 11 septembre 2001, se dit désemparé par la trajectoire du cercle Merah.

Le ministère de l'Intérieur français met en cause la Turquie
"Les services français ont été informés par leurs homologues turcs de ce changement de vol après l’arrivée sur le sol français des trois ressortissants expulsés", accusait mardi soir un communiqué de la Place Beauvau. "Dès cette information communiquée aux services français de sécurité et de renseignement, ceux-ci poursuivaient les investigations dans le cadre du mandat délivré par le magistrat instructeur du pôle antiterroriste", assurent donc les services de Bernard Cazeneuve.
Stressé comme son premier ministre à l'oeil noir et déterminé comme son président, le ministre de l'Intérieur a annoncé l'ouverture d'une enquête administrative pour "faire toute la lumière" sur les conditions de ce raté... Il a par ailleurs annoncé qu'il se rendrait prochainement en Turquie. "Ce dysfonctionnement entre les services turcs et les services français mérite qu'une concertation approfondie s'engage entre les autorités françaises et turques, de manière à ce que d'autres événements de ce type ne se produisent pas", a clamé le ministre de l'Intérieur dans la cour de Matignon.

Les "bonnes" raisons d'un raté de Manu, premier ministre et ancien ministre de toutes les polices de France
 
Les trois djihadistes français présumés qui se sont livrés à la police sont désormais en garde à vue. 
Mais ils n'ont pas été interpellés: officiellement expulsés de Turquie, ces trois touristes ordinaires, n'étaient pas attendus en France. La police hexagonale en avait perdu la trace et les terroristes ont dû se constituer prisonniers mercredi matin, en se rendant à la gendarmerie du Caylar, dans l'Hérault, alors qu'ils n'avait nullement été inquiétés depuis leur arrivée à Marseille, la veille. Ils ont eu droit à une nuit offerte. De retour de Syrie, les trois Français, bien sous tous rapports et appréciés dans leur quartier selon la formule consacrée, dont le beau-frère et un ami d'enfance de Mohamed Merah, se sont livrés à la police, médusée.
Comment ces trois terroristes, déjà condamnés et fichés, ont-ils ainsi pu passer à travers les mailles du filet ?  
De l'aveu même de Manuel Valls, cette affaire "ne s'est pas déroulée comme il aurait fallu" et deux fautes graves consécutives, ça fait désordre. Une fois de plus, les socialistes français se déclarent responsables, mais pas coupables. Selon le ministère de l'Intérieur, la France aurait été informée du changement de destination, Marseille et non Paris-Orly, mais beaucoup trop tard, alors que l'avion a déjà atterri et que les trois hommes ont quitté l'aéroport de Marignane.
Mais en admettant que le téléphone ne marche pas entre la Turquie et la France, le deuxième couac, non imputable à France Télécom, est 100% "made in France". Au moment où, suite à l'assassinat d'Hervé Gourderl, de nouvelles mesures sécuritaires sont annoncées, à l'issue d'un Conseil de défense réuni en urgence par Hollande, en plus de la loi anti-terroriste, votée la semaine dernière à l’assemblée en procédure accélérée, et  à l'heure où les trois djihadistes présumés passent par le contrôle aux frontières, le système CHEOPS est en maintenance, alors qu'il est censé permettre d'accéder notamment aux fichiers des personnes recherchées. C'est en tout cas ce qu'affirment les syndicats de police et ce qu'a confirmé le ministère de la Défense. Ce serait donc à la faveur de ce bug informatique de CHEOPS (Circulation hiérarchisée des enregistrements opérationnels de la police sécurisés) que les trois hommes ont pu rentrer en France sans être inquiétés.

 Le gouvernement nie tout "dysfonctionnement" des services français...

Les parlementaires qui ont voté les mesures anti-terroristes nient tout en blocla délégation parlementaire au renseignement (DPR) a conclu jeudi à l'absence de "dysfonctionnement" des services français ! Et voilà les services de sécurité français dédouané du cafouillage qui a permis mardi à trois djihadistes français présumés de rentrer en France en provenance de Turquie, sans être contrôlés. Cette instance spécialisée, constituée de députés et de sénateurs, s'est fiée au directeur central de la police aux frontières, David Skuli, et le directeur général de la sécurité intérieure, Patrick Calvar. "Au vu des informations obtenues, la délégation ne conclut pas à un dysfonctionnement de nos services", déclare-t-elle dans un communiqué.
Cette délégation de comiques est présidée par l'illustre Jean-Jacques Urvoas,  député PS, ce qui est déjà beaucoup dire. Il est assisté de Jean-Louis Carrère, sénateur PS, et principalement constituée de parlementaires de la majorité, dont Patricia Adam, présidente de la Commission de la défense nationale et des forces armées, députée du Finistère, comme la ministre Lebranchu et JJ. Urvoas, tous Bretons, comme Jean-Yves Le Drian, ministre de la ...Défense! Pour être complet (en omettant 2 UMP sur le nombre), ajoutons un autre béni-oui-oui du PS, Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, 67 ans et qui est  toujours supposé mouiller la chemise.
On n'est pas obligé de connaître cet autre membre, Philippe Nauche, PS, mais il suffit de savoir qu'il est député de ...Corrèze. Si on en veut encore un autre, citons Michel Boutant, sénateur de la Charente (Poitou-Charentes): sans commentaires! 
Améliorer les échanges d'informations.
Le drapeau djihadiste du front Al-Nosra,
 rebelles armés affilié à al-Qaïda,
flotte au coeur de Paris en août 2004
avec les manifestants pro-palestiniens
La délégation parlementaire souligne toutefois "l'impérieuse nécessité d'améliorer les conditions d'échanges des informations avec les services étrangers" et "de mettre en place le plus rapidement possible le système de traitement des données passagers (PNR-Passenger Name Record)", dont "l'absence explique en grande partie les événements étudiés".

Avant toute frappe aérienne sur l'Irak,
les socialistes au pouvoir pourraient aussi commencer par combattre les forces terroristes dans ce pays...