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lundi 30 octobre 2017

Passage de l'"état d'urgence" à la loi antiterroriste controversée de Macron

La loi anti-terroriste prend effet le 1er novembre

Cette loi "pourra entrer en application dès demain"

Le chef de l‘Etat a de nouveau mis en scène la signature d'un texte voté par le Parlement
L'opération de com' s'est déroulée en présence de deux santons du gouvernement, le ministre de l‘Intérieur, Gérard Collomb, et le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

"Cette loi nous permettra de sortir de l’état d‘urgence à compter du 1er novembre tout en assurant pleinement la sécurité de nos concitoyens", a-t-il affirmé. Elle "permettra de renforcer nos moyens dans la lutte contre le terrorisme, en particulier dans les lieux qui auront vocation à rassembler du public, lors des marchés de Noël dans quelques semaines".
"Elle sera évaluée d‘ici deux ans et ce qui aura à être modifié le sera", a-t-il précisé.

Définitivement adoptée le 18 octobre par le Parlement, la loi, sera promulguée mardi et prendra le relais de l’état d'urgence - qui prend fin mercredi soir, a-t-on précisé dans l‘entourage du chef de l‘Etat.

Le texte transcrit des dispositions de l’état d‘urgence dans le droit commun

Résultat de recherche d'images pour "signature loi antiterroriste"C'est ainsi qu'il élargit également le périmètre des contrôles dans les zones frontalières, aux abords des aéroports, des ports et gares et autorise les préfets à fermer provisoirement des lieux de culte, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Mais il banalise aussi l'assignation à résidence, les perquisitions et les contrôles des personnes. 

Le texte suscite de fortes inquiétudes chez les défenseurs des droits de l‘Homme et des libertés individuelles

Un texte "équilibré", réplique son porteur. Pour Collomb, le ministre de l‘Intérieur, le gouvernement a réussi "à avoir un texte équilibré qui prend en compte la nécessité de protéger nos concitoyens et d‘assurer les libertés individuelles au maximum".
"L’état d‘urgence était quelque chose de beaucoup plus contraignant", pour le pouvoir, a souligné Gérard Collomb lors d‘une conférence de presse. Désormais, la loi est également plus exigeante "pour les gens qui sont aujourd‘hui assignés sur un périmètre : avant ils étaient assignés à résidence et ils devaient pointer trois fois par jours. "Maintenant c‘est le périmètre d‘une ville et ils doivent pointer une fois par jour."
Quarante et une personnes font l'objet d‘une mesure d‘assignation à résidence, mesure qui fera l‘objet d‘une évaluation à l‘heure actuelle, au terme de l'état d'urgence.

Sur la même période, les perquisitions à domicile ont permis la saisie de 625 armes dont 78 armes de guerre, et ont permis de déjouer des attentats, dont un projet d‘attentat pendant la campagne présidentielle, il y a quelque six mois et au temps de l'état d'urgence,  a indiqué Gérard Collomb.
Dans le cadre encore de l’état d‘urgence, onze lieux de culte ont été fermés pour incitation "à la commission d‘actes terroristes" et feront l‘objet d‘un examen "dans les prochains jours".

Promesse de campagne d‘Emmanuel Macron, qui s’était engagé à sortir de l’état d‘urgence, Amnesty France juge d'avance le texte "inefficace" et "liberticide". 
La section française de l'ONG internationale, qui est tout aussi illégitime que sa 'maison-mère', est présidé par Camille Blanc, 33 ans, ex-vice-présidente, originaire de Grenoble. Elle est consultante en systèmes d'information à Paris et entend poursuivre les actions de sa prédécesseur singulièrement sur la question des migrants, qu'ils soient ou non en situation irrégulière. "Nous demandons des visas pour les réfugiés [clandestins], confirme Camille Blanc qui exige des gouvernements qu'ils leur accordent la possibilité de venir par des voies légales dans les pays de l'Union européenne". Amnesty veut organiser la saignée des forces vives des pays en difficultés. "Des visas pour qu'ils puissent prendre l'avion pour venir en France et non pas transiter clandestinement dans différents pays où ils sont en proie à du trafic, des viols pour les femmes, ou tout simplement la mort dans les voies fluviales" martèle encore Camille Blanc.Amnesty international France se dit vigilante sur le respect des droits humains en période d'état d'urgence, ainsi que sur les violences policières... "On parle beaucoup d'équilibre entre sécurité et droits humains, poursuit la nouvelle présidente. Nous ce qu'on dit à Amnesty, c'est que l'équilibre n'existe pas car il ne peut pas y avoir l'un sans l'autre. On ne pas peut pas dissocier la sécurité des droits humains. La sécurité est très importante et c'est de l'obligation des états de protéger les personnes. Par contre, il s'agit de protéger toutes les personnes et non pas faire en sorte qu'il y ait un petit groupe de la population qui soit discriminé et dont on viole les droits humains pour la sécurité de tous".
Selon un sondage Fiducial Odoxa publié fin septembre, plus de la moitié des personnes interrogées (57%) se disaient favorables au projet de loi, à la suite d'une campagne de presseDans le même temps, 62% des Français estimaient qu'il aurait "tendance à détériorer leurs libertés".

mardi 10 octobre 2017

Attentat islamiste de Marseille : le frère djihadiste du tueur serait l'instigateur du double assassinat

Le tueur est membre d'une fratrie radicalisée 
et non pas un "déséquilibré" ?

Son frère, Anis Hanachi, a été arrêté le week-end dernier en Italie
  
Selon la police, il aurait joué un rôle déterminant dans l'attentat de Marseille.
Une semaine après l'attentat de Marseille, perpétré par son frère Ahmed Hanachi, abattu par des militaires Sentinelle après qu'il a égorgé Laura, puis poignardé l'étudiante en médecine à La Timone, Mauranne (Eguilles, Bouches-du-Rhône), deux cousines de 21 et 20 ans, le cadet du tueur islamiste a été arrêté samedi soir 7 octobre en Italie.
Vidéo : très forte émotion à Eguilles lors des obsèques de Mauranne
Le Tunisien en situation irrégulière a été arrêté à la suite d'un mandat d'arrêt international
délivré par les autorités françaises. "Au moment de son arrestation, il n'avait pas de documents d'identité. Comme son frère, qui a circulé librement dans l'Union européenne avant d'être interpellé en Belgique, puis à Lyon où il a été remis en liberté en l'absence du fonctionnaire d'astreinte à la préfecture du Rhône. 
Il a donné un faux nom et a affirmé être Algérien", a confié Claudio Galzerano, directeur de l'antiterrorisme, rapporte Le Parisien, ce mardi 10 octobre. 

Anis Hanachi avait fait le djihad en Syrie

Résultat de recherche d'images pour "Hanachi"
Ce sont les enquêteurs français qui ont prévenu leurs homologues italiens le 3 octobre, deux jours après l'attentat de Marseille, de la présence possible du frère d'Ahmed Hanachi en Italie, ont fait savoir de hauts responsables de l'antiterrorisme italien, lors d'une conférence de presse, lundi 9 octobre. Après le signalement français, les autorités italiennes ont repéré la présence d'Anis Hanachi le 4 octobre en Ligurie, puis l'ont retrouvé samedi à Ferrare, au nord de Bologne.

Résultat de recherche d'images pour "Hanachi"Ahmed, le tueur de Marseille, a lui-même vécu plusieurs années au sud de Rome à Aprilia, où il avait épousé une Italienne. Il ne semble pas avoir alors fréquenté de mosquée et était davantage connu pour ses problèmes de drogue et d'alcool. La seule trace de son frère en Italie remontait en revanche à 2014, quand Anis est arrivé sur une embarcation de migrants. Il avait alors été renvoyé directement en Tunisie dont les frères sont originaires, car sans papiers. 

Le signalement précisait que l'aîné de la fratrie avait "combattu, fait le djihad en territoire syro-irakien, avec une expérience à caractère militaire", a précisé Lamberto Giannini, un autre responsable de l'anti-terrorisme italien.


Une fratrie islamiste


Les enquêteurs français soupçonnent Anis de complicité dans l'assassinat des deux jeunes femmes à Marseille. "Une hypothèse encore à vérifier est que c'est lui qui a endoctriné son frère Ahmed et provoqué sa radicalisation", a-t-il ajouté. Pour l'heure, il refuserait de collaborer avec la justice.

Daech a revendiqué le double meurtre de Marseille, mais les enquêteurs français n'ont jusqu'à présent rien trouvé qui puisse prouver les liens entre l'assassin et l'organisation terroriste.
Pour l'heure, les enquêteurs italiens n'ont pas relevé d'éléments laissant penser que le petit frère d'Ahmed Hanachi envisageait une action terroriste en Italie.
Un autre frère et une sœur incarcérés.
Anis n'est pas le seul membre de la fratrie Hanachi a avoir été arrêté. Un autre frère et une sœur du terroriste, Moez et Amina, sont en détention préventive depuis vendredi en Tunisie, a indiqué lundi 9 octobre le porte-parole du pôle judiciaire antiterroriste Sofiène Sliti.
"Ils ont comparu devant un juge d'instruction au pôle (anti-terroriste) qui a décidé de confier l'enquête au poste de la garde nationale (gendarmerie) de l'Aouina", près de Tunis, a ajouté le porte-parole, précisant qu'aucun autre proche n'a été interpellé dans ce pays.


jeudi 17 mars 2016

La déchéance de nationalité, selon Hollande ? Une "chose de droite" qui "n'apporte rien"...

Quatre mois avant de l'évoquer face au Congrès, le président condamnait cette mesure.

Homme de convictions, le président a encore changé d'avis !


La déchéance de la nationalité fait partie de ces "choses de droite qui sont de l'ordre du symbolique et qui n'apportent rien à la lutte contre le terrorisme", expliquait François Hollande, il y a quelques mois, affirment deux journalistes dans un livre, dont  Le Monde du mercredi 17 mars a livré les "bonnes pages".

Dans ce livre, Le pari (éd. Plon) à paraître le 24 mars, Charlotte Chaffanjon, journaliste au magazine Le Point, et Bastien Bonnefous, journaliste au Monde, révèlent un entretien du 16 juillet 2015 avec le président de la République, soit six mois après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher et quatre mois avant les assassinats de masse au Bataclan et aux abords du Stade de France, où il était une cible privilégiée en tribune officielle.

François Hollande refusait la "surenchère"

"On voit bien qu'il y a des sujets qui s'installent, comme le terrorisme, la question de l'immigration, le vivre-ensemble, la religion, l'islam..., analyse alors le président de la République. On voit bien comment la droite et l'extrême droite essaient d'utiliser les inquiétudes réelles des Français, pour en faire des sujets de la présidentielle," polémiquait-il.
"Si on est, sur ces sujets-là, dans une surenchère avec la droite, c'est comme dire : bon finalement, l'extrême droite et la droite ont raison." (François Hollande, cité dans le livre "Le pari")
"Il faut que l'on montre que la lutte contre le terrorisme n'est pas un sujet de division, argue le chef de l'Etat. Surtout lorsque la droite cherche à nous emmener sur un terrain qui n'est pas le nôtre." Selon les auteurs, François Hollande listait alors, avec "une pointe de mépris dans la voix", "les idées qu'il refuse de faire siennes", dont la déchéance de nationalité.

La déchéance au Congrès, un coup politique en vue de la présidentielle

Quatre mois plus tard, après les attentats du 13 novembre, le président de la République annonçait, devant le Parlement réuni en Congrès, sa volonté d'une réforme constitutionnelle comprenant l'élargissement de la possibilité de déchoir de la nationalité française aux binationaux, même nés français, et condamnés pour terrorisme
Après examen, le texte du projet, surtout critiqué à gauche, vient d'être repoussé par les sénateurs.

Charlotte Chaffanjon est également auteur de "Jérôme Cahuzac, les yeux dans les yeux"
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mercredi 10 février 2016

La révision constitutionnelle crée "des divisions dans tous les camps", banalise l'AFP

Hollande, fauteur de troubles partout en France

ucun groupe politique unanime, applaudit l'agence de presse nationale, irresponsable

Un parti du président éclaté
"Un phénomène d’une ampleur inédite. Jamais, depuis 2012, [n'] avait-on vu une si grande proportion de la majorité s’opposer au gouvernement sur un vote solennel," écrit la journaliste parlementaire Hélène Bekmezian dans Le Monde du 11 février. 83 voix contre et 36 abstentions chez les socialistes: le vote mercredi du projet de Hollande, qui inscrit dans la Constitution l'état d'urgence et la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme, bien que passé - uniquement à l'Assemblée nationale - avec pile 3/5e des suffrages exprimés, a fait l'effet d'une dévastation après la bataille, rien qu'à l'Assemblée. 
Après avoir boudé l'hémicycle lors des votes article par article, 567 députés ont pris part au vote final, mais sans être toujours physiquement présents (avec la possibilité de délégation), fait habituel. 3 des 577 sièges sont actuellement non pourvus.

165 de ses 287 membres (PS et apparentés) se sont prononcés pour, dont le président du groupe, Bruno Le Roux, le valet Matti de Hollande, son maître Puntilla, l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui postule aux Affaires étrangères, les numéros un et deux du PS, le fantomatique Jean-Christophe Cambadélis et la chose de Laurent Fabius, Guillaume Bachelay, ou les anciens ministres Elisabeth Guigou, un temps pressentie également au Quai d'Orsay, en dépit de son âge, celui de Fabius, le passéiste Daniel Vaillant, amateur de cannabis et de prières de rues, Jean Glavany, ancien ministre de l'Agriculture de Jospin, alors que Le Foll, l'actuel, sera débarqué pour incompétence et agressivité.
Alors que 122 députés de la majorité font défaut, le journal officieux du PS, Le Monde du 10 février, visiblement fracturé la veille, sous les plumes d'Alexandre Lemarié (rédacteur au service politique, ci-contre à gaucheet Matthieu Goar (ci-contre à droite, qui, dans 20
Minutes, glorifia Clément Méric, militant du groupe Action antifasciste Paris-banlieue), titre : "A l'Assemblée, la droite se fracture sur la révision constitutionnelle". Il fallait en effet oser! ils l'ont fait ! Mais les deux journalistes ajoutent, non sans malignité: "Déjà malmené par sa majorité, l’exécutif devra maintenant composer (sic) avec ces frondeurs de droite (re-sic !) et avec le Sénat". Ca fait du monde, surtout si ils n'omettent pas les 122 rebelles socialistes ... Hélène Bekmezian, la main de Bartolone pour son dernier livre, rétablira la balance. 

83 ont voté contre, parmi lesquels des "frondeurs" comme Christian Paul, Pouria Amirshahi ou Laurent Baumel, les anciens ministres Benoît Hamon, Aurélie Filippetti et Philippe Martin, le proche de François Hollande Kader Arif, ancien secrétaire d'Etat évincé par Ayrault à l'ouverture d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à plusieurs de ses proches, les proches de Martine Aubry, non parlementaire, l'époux Hidalgo, Jean-Marc Germain, et François Lamy, ombre falote de la Ch'tite de Lille, ou encore la vice-présidente -pour la parité !- de l'Assemblée Laurence Dumont, la présidente aubryste de la commission des Affaires sociales Catherine Lemorton, ainsi qu'un sectaire, selon le site d'information Bakchich, Yann Galut (fondateur du courant Gauche forte, lequel affirmait jusqu'ici soutenir l'action du président Hollande, avec Bachelay, membre qui a, quant à lui, voté pour). L'ex-chevènementiste et spécialiste de la démission, Jean-Luc Laurent (MRC), s'est aussi opposé.

Parmi les foireux, des abstentionnistes montés en grade, au nombre de 36, figurent l'ancienne ministre Delphine Batho, le "proche" de Manuel Valls Sébastien Pietrasanta (battu à la mairie d'Asnières), le "fidèle" de François Hollande Bernard Roman, un vice-président du groupe, Olivier Faure, et encore une porte-parole des députés PS, Annick Lepetit, et une vice-présidente de l'Assemblée, Sandrine Mazetier.

- Radicaux de gauche: écartelés
10 ont voté pour, 5 contre et 3 se sont abstenus, dont Roger-Gérard Schwartzenberg, chef de file de ces membres de la majorité présidentielle.

- Les Républicains: une mince majorité favorable 

111 élus LR ont voté pour, dont le président du groupe Christian Jacob, mais aussi le numéro deux du parti, Laurent Wauquiez, ou encore Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Christian Estrosi, et des proches de Nicolas Sarkozy, tels Guillaume Larrivé. 
74 ont voté contre, dont François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Mariton, Pierre Lellouche, ainsi que les juppéistes Benoist Apparu et Edouard Philippe. 8 se sont abstenus.

- UDI: massivement pour
Sur les 29 membres du groupe, seuls 4 ont voté contre, dont l'ancien secrétaire d'Etat Yves Jégo.

- Ecologistes radicaux (EELV): plus de deux tiers contre

13 se sont opposés au texte dont la coprésidente du groupe et ancienne ministre Cécile Duflot, Noël Mamère, mais également les réformistes Eric Alauzet, Véronique Massonneau et Paul Molac. 4 ont approuvé la révision, dont la coprésidente Barbara Pompili, François de Rugy, mais aussi Denis Baupin (EELV). Christophe Cavard s'est abstenu.

- Front de gauche: vote stalinien contre

9 des 10 députés FG ont voté contre, seul l'apparenté Marc Dolez, ancien membre du PS, s'étant abstenu: il s'oppose à Mélenchon et préconise une plus grande proximité avec le PS. Leurs 5 alliés d'Outre-mer dans le groupe se sont partagés entre pour, contre et abstention.

- Chez les non-inscrits, les deux élus FN, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, ont voté contre. 

L'unique MoDem Jean Lassalle ou l'ancien socialiste Thomas Thévenoud, épinglé comme joueur de Scrabble et "phobique administratif", qui n'a par ailleurs rien su régler à la situation des taxis, ont aussi voté contre, tandis que Nicolas Dupont-Aignan (DLF) a voté pour.

Le pire reste à venir

Car si la presse aux ordres se satisfait de ce vote clivant,
les difficultés ne font qu'arriver par le Sénat qui va retoquer le texte des députés à (très faible) majorité de gauche... Un nouveau vote des députés sera alors nécessaire et l'éclatement de la représentation nationale redouté. Mieux vaudra remiser le projet de Hollande aux objets perdus non réclamés.

jeudi 4 février 2016

Attentats du 13 novembre: Cazeneuve a profité d'une musulmane citoyenne

Celle qui a collaboré à la neutralisation d'Abaaoud s'est-elle mise en danger ?

L'amie de la fuyarde Hasna Aït Boulahcen a joué un rôle central dans la neutralisation de plusieurs terroristes des attentats du 13 novembre. 

Aujourd'hui, dans un entretien à RMC, elle affirme être "abandonnée" par l'Etat. Elle dénonce l'indifférence de l'exécutif aux difficultés de sa situation.  Sans le témoignage de cette jeune femme, les policiers ne seraient pas parvenus à localiser Abdelhamid Abaaoud, le coordinateur présumé des attentats de Paris

Cette "héroïne" est condamnée à vivre sans identité: une sorte d'apatride. 

C'est pourtant grâce à cette jeune femme qu'Abdelhamid Abaaoud a été localisé. Les jours suivant les attaques du 13 novembre, elle accompagne son 

amie  Hasna Aït Boulahcen, cousine kamikaze (photo 1, toujours en fuite) de l'islamiste Abdelhamid Abaaoud, dans une planque d'Aubervilliers (Meriem Derkaoui, maire PCF), aux abords de la voie ferrée, en contrebas de l'autoroute A 86 (photo ci-dessus). Puis, affolée par les menaces proférées par le terroriste, elle appelle un numéro vert et raconte ce qu'elle sait. Son témoignage permet aux policiers de suivre Abaaoud et de préparer l'assaut de l'immeuble de Saint-Denis (PCF), dans lequel son complice et lui seront tués.
Lire au passage le récit compassionnel de "La dernière journée d'Hasna Ait Boulahcen, la cousine d'Abaaoud" (15-01-2015) par Violette Lazard pour L'Obs:
"Elle n’a pas dormi de la nuit… La cousine d’Abdelhamid Abaaoud, macabre chef d'orchestre des attentats du 13 novembre, est sur le point de craquer.
Placée sur écoute par les enquêteurs, qui espèrent ainsi neutraliser le terroriste, Hasna décrit sa nuit à l'un de ses amis :
"J’étais dans la salle de bain, je me suis enfermée, j’ai fait que de pleurer."
Musulmane, pratiquante à ses heures, Hasna s’en veut de s'être mise "en mode boire, en mode sheitan" [Satan].
"Je suis en train de me fumer un joint, et il faut que je dors, wallah."(la réforme de l'orthographe de Najat Vallaud-Belkacem n'aura que peu d'impact sur ce langage)

Ce jeudi, Sonia est sortie du silence auquel elle était astreinte. 
Elle a accordé un long entretien à RMC dans lequel elle déplore les conditions de sa nouvelle vie, abandonnée de tous et livrée à elle-même. "Je n'ai plus de vie sociale, je n'ai plus de travail, je n'ai plus d'amis, je n'ai plus de famille. On m'a coupé du reste du monde", raconte-t-elle. 

Elle souligne qu'elle ne bénéficie d'aucune protection contre d'éventuelles représailles. Elle affirme se sentir "abandonnée" par l'Etat. 

"C'est une femme qui est dans un état de détresse psychologique. Elle se sent constamment angoissée et inquiète. Elle a le sentiment de ne pas bénéficier d'une protection suffisante", explique son avocat, maître Patrick Baudouin, auprès de L'Express. Selon le conseil, Sonia, qui vivait en région parisienne, a été hébergée dans trois hôtels successifs au cours du mois suivant les attentats. Elle bénéficie désormais d'un nouveau logement dans un lieu tenu secret. Elle y passe ses journées entières et n'a plus d'activité professionnelle. Une aide financière lui a été fournie que très récemment, détaille encore maître Baudouin. 

"Nous faisons ce qu'il faut dans un contexte extrêmement compliqué", s'est aussitôt défendu Bernard Cazeneuve, sur Europe 1. L'entourage du ministre de l'Intérieur assure, quant à lui, que "tout a été fait pour assurer la sécurité" de la jeune femme mais il refuse de détailler le dispositif policier. 
"Il n'y a pas quelqu'un avec elle en permanence" (comme ce fut le cas des dessinateurs de Charlie hebdo), rétorque, de son côté, l'avocat de la témoin. 

Vide juridique dans la protection des informateurs ?

Rien n'encourage les témoignages, les enquêteurs ont au contraire exposé sa vie. 
Sonia se sent d'autant plus menacée que Le Point vient de révéler que son témoignage n'a pas été "anonymisée" dans la procédure judiciaire. D'après l'hebdomadaire, sa photo a été montrée à Jawad Bendaoud, un repris de justice qui faisait le vendeur de sommeil et a loué l'appartement de Saint-Denis aux terroristes, ainsi qu'à un autre mis en examen, lors de leur garde à vue. 
Son nom et son prénom auraient également été communiqués. "C'est dommageable. Elle aurait dû témoigner sous X. 

Tout s'est passé dans l'urgence et la plus grande improvisation. 
Beaucoup de gens ont accès aux dossiers et, par inadvertance, il peut y avoir une fuite", gronde l'avocat de Sonia. Les conséquences peuvent être d'autant plus graves que plusieurs terroristes présumés sont encore en fuite. 

Impréparation et mépris du témoin
Les services de la garde des Sceaux ou le juge d'instruction auraient dû normalement formuler une demande "d'anonymisation" du témoin. Le juge des libertés et de la détention (JLD) tranche ensuite, après évaluation de la situation. 
Sollicité ce jeudi pour confirmer ou infirmer qu'une telle procédure avait été lancée, le Parquet de Paris s'est muré dans le silence. Mais une enquête a été ouverte pour "mise en danger d'autrui" et "violation du secret de l'instruction" après l'entretien diffusé par RMC, succursale de BFMTV, dont le patron, Alain Weill, est en pétard avec le pouvoir. 

L'excuse de la rareté de la pratique ne tient pas, mais il est également vrai qu'u
n mis en cause peut difficilement se défendre face aux déclarations d'une personne anonyme si son identité est tenue secrète. Dans le cas de Sonia, la nouveauté tient au fait qu'il s'agit d'une affaire terroriste et que "dans ces dossiers, les informations ne viennent jamais d'une personne, mais des écoutes ou de l'exploitation des ordinateurs. Les témoignages anonymes se voient surtout dans les affaires de grand banditisme quand il y a un danger pour la personne qui parle", fait valoir Daphné Pugliesi, avocate pénaliste qui que l'on retrouve dans bon nombre de procès de djihadistes présumés. 

Vers un nouveau statut de "témoin" 

A la différence des Etats-Unis, il n'existe pas non plus en France de véritable statut protecteur du témoin. Le système anglo-saxon permet à tout détenteur d'informations sensibles de changer d'identité et de lieu de vie. Le programme est lourd, car il implique souvent une rupture définitive avec son entourage. 
"Nous avons besoin de ce statut en France. C'est pourquoi nous l'avons introduit dans la prochaine loi renforçant les moyens de la police et de la justice [présentée mercredi en Conseil des ministres], explique le ministère de l'Intérieur. Mais, cela ne signifie pas que sans ce statut les personnes ne sont pas protégées aujourd'hui."
En attendant qu'une telle disposition soit votée - et le gouvernement ne parviendra pas à la faire adopter avant la fin de l’état d’urgence, le 26 février -, la place Beauvau rappelle qu'
il existe un statut intermédiaire: celui de repenti. Rendu effectif avec la loi antiterroriste de 2014, il permet à un condamné de bénéficier d'une "certaine protection", comme une identité d'emprunt, et d'une éventuelle réduction de peine lors d'une collaboration avec la justice. Une disposition à laquelle n'est pas éligible Sonia... Elle ne peut changer d'état civil et doit se contenter de moyens financiers (dont le montant n'est pas précisé) et d'une surveillance policière (qui, deux mois plus tard, n'est pas effective). 

jeudi 17 décembre 2015

"Brexit": vers un compromis des Européens pour garder un marginal de l'U.E., le Royaume-Uni

Ami britannique, l'Union européenne, tu l'aimes ou tu la quittes 

Avec un pied dedans, le
 Royaume Uni met les deux dans le plat européen

Les Européens se sont dits prêts à un compromis pour garder le Royaume-Uni dans l'UE, lors d'un sommet jeudi à Bruxelles. C'est la première fois que les 28 chefs d'Etat et de gouvernement discutaient ensemble des réformes de l'UE demandées par Londres.

David Cameron, le Premier ministre britannique qui a promis un référendum sur le maintien ou non de son pays dans l'UE d'ici la fin 2017, a lui aussi fait état de "bons progrès" tout en reconnaissant que "ce sera difficile". "Les dirigeants ont exprimé leurs préoccupations mais aussi manifesté leur volonté de chercher un compromis", a souligné le président du Conseil européen, Donald Tusk, à l'issue d'un dîner de travail dédié à la question du "Brexit", la sortie éventuelle de Londres de l'UE, que tous ont dit vouloir éviter.

Sous pression des eurosceptiques, David Cameron a réclamé "une réponse effective" au problème de l'immigration "qui sape le soutien des Britanniques en faveur de l'Union européenne". Les membres de l'UE sont convenus d'accélérer leur réponse à la crise migratoire, autre défi qui menace l'unité de l'Europe avec David Cameron.

Hâtons-nous lentement, jusqu'en février

Dans leurs conclusions, les 28 chefs d'Etat et de gouvernement "se sont accordés pour trouver des solutions" dans les quatre domaines dans lesquels David Cameron exige des réformes.
Il veut des changements des règles régissant la zone euro, dont son pays ne fait pas partie, ainsi que sur les questions de compétitivité et de souveraineté.
Mais, surtout, le Premier ministre conservateur demande des mesures pour "mieux maîtriser" l'immigration en provenance du reste de l'UE, en particulier d'Europe de l'Est, comme de pouvoir priver les citoyens européens de prestations sociales pendant leurs quatre premières années sur le sol britannique. Une revendication jugée discriminatoire notamment par la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie. 

Les partenaires européens de D. Cameron jugent cette exigence "inacceptable".
"Ce qui me paraît le plus important, c'est qu'on ne devrait pas toucher au traité. Or, cette question touche au traité puisqu'elle met en cause la libre-circulation", a relevé le président français François Hollande, tout en ouvrant une porte à une modification des traités européens à long terme...
"Si nous avons besoin de modifications des traités, et je crois que cela pourrait être nécessaire, alors nous sommes tous d'accord sur le fait qu'elles n'ont pas à intervenir maintenant", mais qu'elles "peuvent avoir lieu" plus tard, a estimé la chancelière allemande, Angela Merkel.

En tout état de cause, la question du "Brexit" sera à nouveau abordée à un prochain sommet en février, date à laquelle le président du Conseil, Donald Tusk, mise sur un accord. Sur ce dossier, comme sur les autres points abordés (migrants, contre-terrorisme, marché intérieur, Union économique et bancaire), aucune décision de fond n'était attendue lors du sommet qui s'achève ce vendredi.

Création de garde-frontières 

Confrontés à une crise migratoire sans précédent depuis 1945, les 28 ont reconnu jeudi qu'il faut accélérer le mouvement pour concrétiser les décisions prises ces derniers mois sur la protection des frontières, la répartition des réfugiés ou la coopération avec la Turquie.

"Il faut protéger nos frontières extérieures", a plaidé le président de la Commission Jean-Claude Juncker, afin de sauver la libre-circulation au sein de l'espace Schengen, pilier de l'intégration européenne. J.-C. Juncker s'est félicité d'un "large accueil favorable" à sa proposition d'un corps européen de gardes-frontières. Un projet "audacieux", selon l'exécutif européen, qui prévoit même la possibilité d'intervenir dans un Etat récalcitrant au grand dam de ceux qui, comme la Grèce, craignent de céder leur souveraineté à des "technocrates".
Pourtant, les participants n'ont pas formellement donné leur accord jeudi à la proposition de la Commission. D'après les conclusions agréées jeudi soir, il reviendra au Conseil européen (qui représente les 28 Etats membres) d'adopter sa position sur les garde-frontières durant la prochaine présidence néerlandaise d'ici la fin juin 2016.

Vendredi, au coeur d'une Europe traumatisée par les attentats du 13 novembre à Paris, les 28 s'attacheront à encourager la mise en oeuvre de mesures déjà décidées pour intensifier la lutte contre le terrorisme et tarir son financement. Dans la foulée du sommet et tout en travaillant au rapprochement de la Russie des positions occidentales hostiles à Bachar el-Assad, mais favorables aux rebelles syriens, leurs ambassadeurs auprès de l'UE devraient prolonger de six mois les sanctions économiques contre la Russie décidées à la suite du conflit ukrainien.

A l'aube de 2016, ce sommet - le 13e de l'année ! - clôt une "annus horribilis" pour un Vieux continent ébranlé par des secousses majeures, de la crise grecque à l'Ukraine, en passant par la montée apparemment inexorable des populismes. Sans compter la crise économique internationale qui continue de frapper la France en épargnant l'Allemagne.

dimanche 28 juin 2015

Le terroriste de l'Isère aurait avoué la décapitation de sa victime

Yassin Salhi aurait reconnu l'assassinat de l'entrepreneur 

Le principal suspect est sorti de son mutisme

Samedi dans la soirée, Yassin Salhi aurait commencé "à s'expliquer sur le déroulé des faits," la décapitation du chef d'entreprise isérois, puis l'attentat terroriste contre l'usine Air Products (photo ci-dessous) de Saint-Quentin-Fallavier en Isère.  Il aurait reconnu avoir assassiné son employeur. Sa garde à vue peut durer 96 heures. 

Le terroriste raconte l'attentat
Vendredi à 9h28, Yassin Salhi, chauffeur-livreur français de 35 ans, s'est présenté  au volant d'un Peugeot Boxer de l'entreprise devant l'usine du groupe américain Air Products, spécialisée dans la production de gaz industriels. Il a franchi sans encombre les contrôles de sécurité: l'homme effectuait régulièrement des livraisons sur ce site classé Seveso et était donc connu du personnel. Une fois dans la cour, il aurait foncé sur des bonbonnes de gaz stockées sur le site, provoquant une violente explosion qui ne fera qu'un seul blessé léger: lui-même. Il souffre de nombreuses entailles relativement profondes au visage. Il est sorti malgré tout de son véhicule et a tenté de déclencher une seconde explosion qui aurait pu être dévastatrice: 43 personnes se trouvaient sur le site au moment du drame. Il a finalement été  maîtrisé par deux pompiers, alertés par l'explosion. L'un deux est parvenu à le ceinturer et à le maintenir au sol jusqu'à l'arrivée de la gendarmerie, accueillie au cri de "Allahou Akbar".

Ce dimanche Yassin Salhi aurait reconnu être l'auteur de l'assassinat

A leur arrivée sur les lieux, les autorités découvrent à l'arrière de la camionnette un corps "abjectement décapité", selon les mots du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. La tête est accrochée sur le grillage de l'entreprise, entre deux drapeaux islamiques. 

Qui était la victime retrouvée décapitée?
La victime, Hervé Cornara, 54 ans, est le directeur commercial de la société ATC Transport dans laquelle Yassin Salhi est salarié depuis mars dernier. La victime et son assassin ont été vus pour la dernière fois vers 7h30, dans l'enceinte de leur entreprise, à Chassieu. Les circonstances de l'assassinat, vraisemblablement commis avant d'entrer dans l'enceinte de l'usine, restent encore floues. Selon Le Monde, Yassin Salhi avait "une arme factice qui aurait pu servir à enlever sa victime." 

L'autopsie n'a pas permis de déterminer les circonstances de la mort d'Hervé Cornara, et on ignore encore si la victime était déjà mort au moment de la décapitation: des traces d'asphyxie et d'égorgement ont été retrouvés sur son corps, sans que l'on puisse affirmer qu'elles aient causé la mort. Des examens complémentaires vont être effectués.

Des recherche de complicité sont en cours

Les enquêteurs sont à la recherche d'éventuels complices de Yassin Salhi: le terroriste a en effet envoyé un selfie de lui et de la tête décapitée de sa victime via le service de messagerie WhatsApp. Selon les premiers éléments de l'enquête, le destinataire de ce macabre texto aurait un numéro canadien, mais on ignore dans quel pays il se trouve actuellement. Ce numéro peut être un simple relais avant un rebond vers une autre destination. 

Yassin Salhi a-t-il reçu des ordres? Fait-il parti d'un réseau structuré et organisé? L'attentat n'a pas été revendiqué, mais la mise en scène et la décapitation font penser aux méthodes du groupe terroriste Etat Islamique.
Le djihadiste présumé est connu des services de renseignement.
Le terroriste présumé a fait l'objet  d'une fiche "S" (sûreté d'Etat) entre 2006 et 2008 pour "radicalisation" et pour ses "liens avec la mouvance salafiste" de Pontarlier (Doubs), d'où il est originaire. Il fréquentait notamment Frédéric Jean Salvi, alias "le Grand Ali", soupçonné d'avoir préparé des attentats en Indonésie avec des militants d'al-Qaïda. Mais selon une source proche du dossier, les deux hommes n'étaient plus en contact depuis.

En 2013, Yassin Salhi réapparaît sur les radars des services de renseignementsalors que sa fiche "S" n'a plus été renouvelée depuis 2008: le salafiste s'était en effet mis en sommeil. Il fréquente alors assidûment un groupe de salafistes de Besançon. Le jeune homme porte la djellaba et la barbe mais rien dans son comportement ne laisse penser que ce Français parmi d'autres projette de faire le djihad. D'autant que son casier est vierge.
L'année suivante, un voisin signale aux autorités que Yassin Salhi organise régulièrement des réunions chez lui "avec d'autres hommes parfois vêtus de treillis militaires et dont les conversations parfois menées sur le palier de l'appartement faisaient référence au djihad et au Mali". Selon RTL, une note a été fournie à la DGSI, mais l'homme n'a pas fait pour autant l'objet d'une surveillance accrue. Malgré les attentats djihadistes par des Français comme lui, en janvier 2015, ce signalement n'a suffi ni à la ré-activation de sa fiche S par les services de Bernard Cazeneuve, ni à la reprise de sa surveillance étroite.  


L'éducateur qui a entraîné aux sports de combats Yassin Salhi, il y a quatre ans dans le Doubs 
a parlé au journal Le Parisien. Il décrit une "bombe à retardement", "un homme doté d'une double personnalité". "Iil se laissait taper sans réagir, sans même protéger son visage. Puis il explosait de colère et frappait dans tous les sens avec une rage inouïe. Il était dangereux, pour lui-même et pour les autres. Il ne se battait pas: il faisait la guerre", explique-t-il. 
L'entraîneur se rappelle d'un homme "dont la conversation était centrée sur l'Islam". Les deux hommes se sont perdus de vue quand la salle de gym a adopté un règlement plus strict en manière de laïcité. Rappelé à l'ordre pour être venu une fois en djellaba, Yassin Salhi n'est plus revenu.

Le principal suspect devrait être transféré dans la journée vers le siège de la police antiterroriste de Paris. Sa garde à vue peut durer 96 heures. Les auditions de sa femme et de sa soeur (ic-contre) ont également été prolongées.