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lundi 7 mars 2016

Hollande décore en catimini le prince héritier d'Arabie saoudite

Le bras cassé de l'Elysée croyait que ça ne se saurait pas !

Le 
président François Hollande n'a pas craint de remettre la Légion d'honneur au  prince héritier d'Arabie saoudite

La présidence de la République a dû confirmer l'information tenue secrète. Interrogée dimanche par l'AFP, elle n'a pas nié que Hollande a bien décoré Mohammed ben Nayef, également ministre de l'Intérieur, lors d'une réception à l'Elysée, vendredi.
Cette visite, inscrite à l'agenda présidentiel, n'avait fait l'objet d'aucune communication de l'Elysée vendredi.

Malgré 70 exécutions en deux mois, depuis janvier

Cette décoration a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, alors que depuis le début de l'année, le régime saoudien a procédé à 70 exécutions, la dernière ayant eu lieu ce dimanche avec la décapitation d'un Saoudien condamné à mort pour meurtre. 

C'est l'Agence de presse saoudienne SPA qui a vendu la mèche en rendant compte unilatéralement de cette visite et précisant qu'elle avait été l'occasion de cette décoration.

Allié important contre l'Etat islamique
Le prince héritier a reçu cette décoration "au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante", a souligné l'Elysée. Un automatisme...
L'Elysée a cru malin de se justifier en rappelant que le président français avait lui-même été "décoré de l'ordre suprême du Royaume" lors d'une de ses visites en Arabie saoudite, a-t-on rappelé de même source. A cette différence que Hollande ne s'est encore rendu coupable d'aucune décapitation... Le Monde reprend servilement la justification par la réciprocité qu'avance l'AFP, agence officielle, sans décryptage de cette  analogie douteuse.  

La France entretient des relations très suivies avec l'Arabie saoudite, alliée importante en Syrie dans la lutte contre l'Etat islamique (EI) et avec lequel la France a conclu d'importants contrats d'armement.

153 personnes exécutées en 2015 donnent droit à la Légion... d'Honneur pour le prince héritier saoudien !
Le 2 janvier, 47 personnes avaient été mises à mort en une seule journée pour "terrorisme" dans le royaume, notamment le dignitaire et opposant chiite saoudien Nimr al-Nimr, dont l'exécution a provoqué une crise diplomatique entre Ryad et Téhéran.
En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte fondé sur des chiffres officiels, un niveau inégalé depuis 20 ans dans ce royaume ultra-conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamiquePour justifier la peine de mort dans des affaires de terrorisme, de meurtre, viol, vol à main armée et trafic de drogue, les autorités invoquent la dissuasion. 
Valls rêverait de l'introduire d'ici la fin mai dans la loi sur l'état d'urgence...  

mardi 30 juin 2015

Conviction du procureur que l'attentat en Isère est bien un acte terroriste

Le procureur de Paris a annoncé la présentation mardi de Yassin Salhi à un juge antiterroriste 

L'assassin réfute toute dimension religieuse, mais la décapitation de son patron et l'attaque d'un site gazier seraient bien de nature djihadiste.

Le Parquet requiert sa mise en examen notamment pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste et sans surprise, son placement en détention provisoire, a indiqué mardi le procureur de la République de Paris, François Molins, lors d'une conférence de presse.
A l'inverse d'un Mohamed Merah et plus récemment des frères Kouachi ou d'Amédy Coulibaly, qui avaient proclamé avant leur mort leur affiliation à l'islamisme le plus radical, Yassin Salhi, un chauffeur-livreur français de 35 ans, a contesté en garde à vue toute motivation religieuse. Mais la justice considère que le patron de son entreprise de transport, Hervé Cornara, qu'il a avoué avoir tué, est bien une nouvelle victime du terrorisme islamiste, six mois après les attentats de Paris et deux mois après l'assassinat d'Aurélie Chatelain dans un parking de Villejuif.
L'attentat, dans ses caractéristiques, "correspond très exactement aux mots d'ordre de Daesh" (ou Daesh), l'autre nom de l'EI, a ainsi estimé le procureur, notamment par la volonté de Salhi de "donner à son acte une publicité maximale".
Le symbolisme macabre dont le crime du 26 juin a été entouré rappelle les mises en scène de l'organisation du groupe Etat islamique (EI) dans les zones de djihad en Irak et en Syrie. Après avoir été assommé d'un coup de cric, puis étranglé d'une main par Salhi, Hervé Cornara a été décapité à l'aide d'un couteau doté d'une lame de 20 cm.
Les actes et les mensonges qui trahissent Yassin Salhi
Exhibée à un grillage de l'usine de gaz industriels de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), où Salhi se rendait régulièrement pour le compte de sa société de transport et qu'il a tenté de faire sauter, la tête était encadrée de deux drapeaux frappés de la chehada, la profession de foi musulmane. L'autopsie n'a pas encore permis d'établir avec certitude si la décapitation avait précédé ou suivi la mort de la victime. Des examens complémentaires sont en cours.
Quand il a été maîtrisé par des pompiers, Salhi, connu depuis le milieu des années 2000 comme appartenant à la mouvance salafiste radicale, a crié "Allah akbar".
Les enquêteurs ont également retrouvé dans son portable un selfie macabre avec la tête de sa victime, envoyé à un homme qu'il connaît depuis 2006, et qui combattrait dans les rangs de l'EI en Syrie, a ajouté le procureur.
Salhi était d'ailleurs "visiblement régulièrement en relation" avec ce Français converti, Sébastien-Yunes V-Z., qui selon un "témoignage indirect" aurait "demandé l'autorisation à l'EI de diffuser ces clichés", selon des éléments de l'enquête relatés par F. Molins.
Des actes prémédités
"Tout son comportement démontre que dès la veille au soir il avait conçu son projet criminel terroriste", assure le procureur.
Sur tous ces points, Salhi s'est montré peu disert lors de sa garde à vue, où il a jeté le trouble en démentant toute motivation religieuse. Faisant preuve d'une "mémoire sélective", selon François Molins, il dit ne pas se souvenir d'avoir mis en scène la tête de sa victime.
Il attribue son geste à un différend professionnel avec M. Cornara, marqué notamment par une vive altercation survenue deux jours avant les faits. Il a également évoqué devant les enquêteurs des difficultés conjugales. Les survivants concernés nient ces affirmations.
Des motivations sans doute "hybrides" chez Salhi.Selon une source proche du dossier, il pourrait connaître plusieurs des quelque 500 personnes parties de France et actuellement dans les zones de djihad.Mais les enquêteurs restent prudents sur cette connexion syrienne. L'épouse et la soeur de l'assassin présumé ont certes évoqué un séjour en Syrie en 2009 avec femme et enfants, bien avant les combats auxquels prennent part les djihadistes. Mais les policiers n'ont pour le moment pas trouvé trace de ce voyage, malgré la saisie du passport de l'individu.

dimanche 28 juin 2015

Le terroriste de l'Isère aurait avoué la décapitation de sa victime

Yassin Salhi aurait reconnu l'assassinat de l'entrepreneur 

Le principal suspect est sorti de son mutisme

Samedi dans la soirée, Yassin Salhi aurait commencé "à s'expliquer sur le déroulé des faits," la décapitation du chef d'entreprise isérois, puis l'attentat terroriste contre l'usine Air Products (photo ci-dessous) de Saint-Quentin-Fallavier en Isère.  Il aurait reconnu avoir assassiné son employeur. Sa garde à vue peut durer 96 heures. 

Le terroriste raconte l'attentat
Vendredi à 9h28, Yassin Salhi, chauffeur-livreur français de 35 ans, s'est présenté  au volant d'un Peugeot Boxer de l'entreprise devant l'usine du groupe américain Air Products, spécialisée dans la production de gaz industriels. Il a franchi sans encombre les contrôles de sécurité: l'homme effectuait régulièrement des livraisons sur ce site classé Seveso et était donc connu du personnel. Une fois dans la cour, il aurait foncé sur des bonbonnes de gaz stockées sur le site, provoquant une violente explosion qui ne fera qu'un seul blessé léger: lui-même. Il souffre de nombreuses entailles relativement profondes au visage. Il est sorti malgré tout de son véhicule et a tenté de déclencher une seconde explosion qui aurait pu être dévastatrice: 43 personnes se trouvaient sur le site au moment du drame. Il a finalement été  maîtrisé par deux pompiers, alertés par l'explosion. L'un deux est parvenu à le ceinturer et à le maintenir au sol jusqu'à l'arrivée de la gendarmerie, accueillie au cri de "Allahou Akbar".

Ce dimanche Yassin Salhi aurait reconnu être l'auteur de l'assassinat

A leur arrivée sur les lieux, les autorités découvrent à l'arrière de la camionnette un corps "abjectement décapité", selon les mots du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. La tête est accrochée sur le grillage de l'entreprise, entre deux drapeaux islamiques. 

Qui était la victime retrouvée décapitée?
La victime, Hervé Cornara, 54 ans, est le directeur commercial de la société ATC Transport dans laquelle Yassin Salhi est salarié depuis mars dernier. La victime et son assassin ont été vus pour la dernière fois vers 7h30, dans l'enceinte de leur entreprise, à Chassieu. Les circonstances de l'assassinat, vraisemblablement commis avant d'entrer dans l'enceinte de l'usine, restent encore floues. Selon Le Monde, Yassin Salhi avait "une arme factice qui aurait pu servir à enlever sa victime." 

L'autopsie n'a pas permis de déterminer les circonstances de la mort d'Hervé Cornara, et on ignore encore si la victime était déjà mort au moment de la décapitation: des traces d'asphyxie et d'égorgement ont été retrouvés sur son corps, sans que l'on puisse affirmer qu'elles aient causé la mort. Des examens complémentaires vont être effectués.

Des recherche de complicité sont en cours

Les enquêteurs sont à la recherche d'éventuels complices de Yassin Salhi: le terroriste a en effet envoyé un selfie de lui et de la tête décapitée de sa victime via le service de messagerie WhatsApp. Selon les premiers éléments de l'enquête, le destinataire de ce macabre texto aurait un numéro canadien, mais on ignore dans quel pays il se trouve actuellement. Ce numéro peut être un simple relais avant un rebond vers une autre destination. 

Yassin Salhi a-t-il reçu des ordres? Fait-il parti d'un réseau structuré et organisé? L'attentat n'a pas été revendiqué, mais la mise en scène et la décapitation font penser aux méthodes du groupe terroriste Etat Islamique.
Le djihadiste présumé est connu des services de renseignement.
Le terroriste présumé a fait l'objet  d'une fiche "S" (sûreté d'Etat) entre 2006 et 2008 pour "radicalisation" et pour ses "liens avec la mouvance salafiste" de Pontarlier (Doubs), d'où il est originaire. Il fréquentait notamment Frédéric Jean Salvi, alias "le Grand Ali", soupçonné d'avoir préparé des attentats en Indonésie avec des militants d'al-Qaïda. Mais selon une source proche du dossier, les deux hommes n'étaient plus en contact depuis.

En 2013, Yassin Salhi réapparaît sur les radars des services de renseignementsalors que sa fiche "S" n'a plus été renouvelée depuis 2008: le salafiste s'était en effet mis en sommeil. Il fréquente alors assidûment un groupe de salafistes de Besançon. Le jeune homme porte la djellaba et la barbe mais rien dans son comportement ne laisse penser que ce Français parmi d'autres projette de faire le djihad. D'autant que son casier est vierge.
L'année suivante, un voisin signale aux autorités que Yassin Salhi organise régulièrement des réunions chez lui "avec d'autres hommes parfois vêtus de treillis militaires et dont les conversations parfois menées sur le palier de l'appartement faisaient référence au djihad et au Mali". Selon RTL, une note a été fournie à la DGSI, mais l'homme n'a pas fait pour autant l'objet d'une surveillance accrue. Malgré les attentats djihadistes par des Français comme lui, en janvier 2015, ce signalement n'a suffi ni à la ré-activation de sa fiche S par les services de Bernard Cazeneuve, ni à la reprise de sa surveillance étroite.  


L'éducateur qui a entraîné aux sports de combats Yassin Salhi, il y a quatre ans dans le Doubs 
a parlé au journal Le Parisien. Il décrit une "bombe à retardement", "un homme doté d'une double personnalité". "Iil se laissait taper sans réagir, sans même protéger son visage. Puis il explosait de colère et frappait dans tous les sens avec une rage inouïe. Il était dangereux, pour lui-même et pour les autres. Il ne se battait pas: il faisait la guerre", explique-t-il. 
L'entraîneur se rappelle d'un homme "dont la conversation était centrée sur l'Islam". Les deux hommes se sont perdus de vue quand la salle de gym a adopté un règlement plus strict en manière de laïcité. Rappelé à l'ordre pour être venu une fois en djellaba, Yassin Salhi n'est plus revenu.

Le principal suspect devrait être transféré dans la journée vers le siège de la police antiterroriste de Paris. Sa garde à vue peut durer 96 heures. Les auditions de sa femme et de sa soeur (ic-contre) ont également été prolongées.


samedi 27 juin 2015

Attentat terroriste de l'Isère: le pouvoir socialiste tente de faire illusion par un flot de déclarations

Cazeneuve a beaucoup parlé, mais qu'a-t-il fait depuis janvier?...

B. Cazeneuve a occupé le terrain en l'absence de Hollande et de Valls

Bernard Cazeneuve s'est rendu à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, où une explosion a eu lieu vendredi 26 juin dans l’usine de produits chimiques Air Products. 
Pour combler le vide laissé au sommet de l'Etat, le petit homme aura été omniprésent devant les media. Et prolixe, face aux micros et caméras en manque des grosses pointures de l'exécutif. Et, l'air naturellement grave, il s'est répandu en longues phrases d'autant plus verbeuses que les éléments étaient flous et d'où rien n'émergeait au final, sinon le mot 'abject'. 

VOIR et ENTENDRE Bernard Cazeneuve aligner des phrases:


Le drame s'est produit un site Seveso en période de plan Vigipirate renforcé, là où il ne devait pas avoir lieu ! D'où l'embarras général, d'autant que -malgré les attentats djihadistes de janvier à Paris et les promesses de sécurisation des cibles humaines et des lieux à risques, l'accès à ce site sensible n'était pas protégé: pour pénétrer, il suffisait de sonner... 

Le petit homme tente d'occuper l'espace
Des déclarations en abondance ont encore tenu lieu de décisions en attendant que le président de la République rentre de Bruxelles et le premier ministre de Colombie. Alors, ont été annoncées des réunions de crise, successivement en petit et en grand comité. Voire en conseil restreint et restreint élargi...
Chargé de meubler le temps, le ministre de l'Intérieur a donc fourni les premières informations concernant les circonstances du nouvel attentat djihadiste par un terroriste français, suspect principal de la décapitation d'un homme en Isère, son patron.

Bernard Cazeneuve a dressé le portrait d'un "homme", qu'on peut qualifier de terroriste, originaire de la banlieue lyonnaise, fiché en 2006 et sans casier judiciaire. Lassaad Ben Hassine, qui habite le même quartier que le suspect, à Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon, décrit le terroriste présumé comme "quelqu’un qui est en retrait, sympa, gentil à première vue, discret, qui n’a aucun signe ostentatoire. Il s’habille comme tout le monde, il sort jouer avec ses enfants".
Comme à chaque fois en pareilles circonstances, les voisins de cet islamiste de Saint-Priest, près de Lyon, se disent stupéfaits et décrivent un homme normal, peu affable.
VOIR et ENTENDRE les banalités généralistes de Cazeneuve qui assure au passage que ""depuis plusieurs mois [combien?], 300 personnes ont été arrêtées", sauf Yassin S. [Salhi], malgré les meurtriers attentats djihadistes de janvier à Paris et bien qu'il ait fait l'objet d'une "fiche S" de sécurité...

VOIR et ENTENDRE Cazeneuve évoquer le "criminel" et en fournir l'identité, précisant qu'"il avait fait l'objet d'une fiche S en 2006 pour radicalisation":

Mais le ministre de l'Intérieur a-t-il bien parlé ?

Le terroriste était en fait fiché depuis 2004 à Pontarlier, puis Besançon.

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a fourni vendredi soir le déroulé de l'attentat de vendredi matin, à 9h28, dans cette usine Seveso en Isère, près de Lyon, jusqu'à l'arrestation de Yassin S., alors qu'il "ouvrait des bouteilles d'acétone". 

La version officielle du déroulement des événements

- "A 9h28, un véhicule utilitaire a pénétré sans attirer l'attention [sur le site Seveso], il avait l'habitude d'y venir pour des livraisons. Il a sonné, la porte lui a été ouverte, car il était connu des employés"
- "Le véhicule a longé le mur jusqu'au bout de l'allée où il est sorti du champ des caméras entre 9h28 et 9h35". "A 9h35, on voit sur les caméras de l'usine que le fourgon a accéléré et s'est précipité vers un hangar dans lequel se trouvaient des bonbonnes".
- "9h36, une explosion a retenti"
- "A 9h41, les pompiers arrivent sur le site"
- "A 10h, ils surprennent le suspect ouvrant des bouteilles d'acétone dans le hangar et l'appréhendent"
- A un endroit non couvert par les caméras, le corps sans tête de la victime a été découvert devant le fourgon. A proximité de la victime, a été découvert un couteau. Plus loin sur un grillage, sa tête a été retrouvée entourée de deux drapeaux islamistes.
Le procureur a ajouté qu'il n'y avait "aucune preuve d'un complice à l'intérieur du véhicule, l'homme semblait seul".

Quant à la victime décapitée, elle était âgée de 54 ans.


La décapitation, "une signature, une manière de marquer les esprits"
Invité de BFMTV vendredi soir pour réagir à l’attentat djihadiste en Isère, Mohamed Sifaoui, spécialiste du terrorisme islamiste, a indiqué que "la notion de décapitation est consubstantielle à l’idéologie salafiste. C’est d’une certaine manière une signature. C’est aussi une façon de marquer les esprits, de frapper l’imaginaire collectif."


François Molins a confirmé que Yassin S. travaillait comme chauffeur-livreur pour l'entreprise de la victime. Il a également confirmé que le suspect est "père de famille, marié depuis plus d'une dizaine d'années, père de 3 enfants". Fiché "S" entre 2006 et 2008, le terroriste avait à nouveau été repéré entre 2011 et 2014 pour ses liens avec la mouvance salafiste lyonnaise.
VOIR et ENTENDRE la déclaration du procureur Molins:


Quelques heures après s'être rendu en Isère sur les lieux de l'attentat, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est venu sur le plateau du 20h de TF1 vendredi soir, livrer de nouveaux détails sur le suspect arrêté et évoquer le risque terroriste "extrêmement élevé".

Le criminologue Alain Bauer a indiqué sur BFMTV que l’Occident doit faire face à un nouveau terrorisme,
plus difficile à appréhender. "On est passé de l’hyper-terrorisme d’al-Qaïda de 2001 au terrorisme du pauvre, de proximité. C’est la guêpe qui attaque le lion. Elle est toute petite, le lion est énorme. Mais la guêpe peut rendre le lion fou."
VOIR et ENTENDRE Alain Bauer affirmer qu'"on est passé au terrorisme de proximité":

Le plan Vigipirate est porté en "alerte maximale" pendant trois jours en Rhône-Alpes, a annoncé le chef de l'Etat à l'issue d'un conseil restreint à l'Elysée.

VOIR et ENTENDRE le cynique Alain Bauer confirmer que Vigipirate (ou le plan Seveso ?) n'est qu'un "outil de communication et de confiance" fait "pour rassurer la population":

Selon le criminologue, "on assiste depuis le début de l’année dans tout l’Occident à des opérations menées par des individus isolés mais pas solitaires. Ils font ce qu’on leur dit de faire, où on leur dit de faire, et comme on leur dit de faire."

Thibault de Montbrial,directeur général du Centre d'analyse du terrorisme, a réagi à l'attentat en Isère, dans une édition spéciale, présentée par Ruth Elkrief, sur BFMTV.
VOIR et ENTENDRE  cet avocat au bareau de Paris:

Anne Giudicelli, la directrice de Terrorisc, cabinet de conseil sur les risques politico-sécuritaires, a indiqué que "la décapitation fait débat dans la mouvance djihadiste. Est-ce que c’est halal ou pas? Daesh estime que c’est autorisé de faire des décapitations et même recherché Ce mode opératoire, de même que les véhicules piégés et les attentats suicides, se pratique dans des pays en guerre. La nouveauté, c’est que deux de ces modes opératoires ont été exportés sur le territoire" français, a expliqué Anne Giudicelli. Yassin Salhi, l’auteur présumé de l’attaque en Isère, aurait percuté des bouteilles de gaz avec une camionnette. 
VOIR et ENTENDRE la spécialiste sur l'importation de la décapitation salafiste, le 26 juin 2015 


Cazeneuve a multiplié les déclarations creuses pour donner à la population l'illusion d'une maîtrise de la situation.

vendredi 26 juin 2015

Attentat djihadiste en Isère: décapitation d'un homme et plusieurs blessés

La technique opératoire oriente les enquêteurs

Une personne est morte et plusieurs autres ont été blessées dans un attentat commis ce matin


Selon les informations du Monde, il s'agit en réalité d'une photo ancienne, d'un djihadiste albanais tué en Syrie en août 2014.
Cet attentat a visé des travailleurs sur leur lieu de travail,  peu après 11h00 dans une usine de gaz industriels à Saint-Quentin-Fallavier, une usine d'air liquide - pourtant classée Seveso donc à risques - dans le nord de l'Isère, cinq mois après les attentats djihadistes de janvier, la France de nouveau touchée par un attentat.

L'auteur présumé de l'attentat est entré dans l'usine un drapeau islamiste à la main et il a fait sauter plusieurs bonbonnes de gaz, a ajouté cette source. Un corps décapité a été retrouvé à proximité de l'usine.

Fil des événements à rebours:

12:16 - Le président François Hollande va réunir ce vendredi à 15h00 un Conseil de défense après l'attentat commis en Isère, a annoncé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en écourtant une visite sur un site industriel, à Bordes, dans les Pyrénées-Atlantiques.

12:13 - "Face à la folie meurtrière, colère et dégoût. (...) Ne laissons pas gagner la haine", écrit dans un tweet Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d'EELV. "La menace terroriste est maximum. L'attentat en Isère nous le rappelle, hélas! L'État doit tout mettre en œuvre pour protéger ses citoyens", réagit dans un tweet Alain Juppé, maire LR de Bordeaux.

12:12 - La présidente du Front national Marine Le Pen "demande que des mesures fermes et fortes soient prises immédiatement pour terrasser l'islamisme". "Les marches, les slogans et la communication émotionnelle doivent enfin laisser la place à l'action. Rien n'a été fait depuis des années contre le fondamentalisme islamiste".

12:08 - François Hollande, actuellement à Bruxelles, sera de retour "en tout début d'après-midi" à Paris, annonce l'Elysée.

12:08 - L'enquête a été confiée à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Elle a été ouverte des chefs d'assassinat et tentative d'assassinats, destruction et dégradation par l'effet d'une substance explosive, le tout en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste. Dernier chef, celui d'association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes.
Le site d'Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier (isère), a été visé par un attentat ce vendredi matin.

11:59 - "Le corps décapité d'une personne a été retrouvé à proximité de l'usine mais on ne sait pas encore si le corps a été transporté sur place ou pas", selon une source porche du dossier. Un des auteurs de l'attentat est entré dans l'usine Air Products, classée Seveso (site sensible), un drapeau islamiste à la main et y a fait sauter plusieurs bonbonnes de gaz. Selon le Dauphiné libéré, l'attaque s'est produite vers 10H00.

11:58 - L'homme soupçonné d'avoir participé à cette attaque, arrêté par les gendarmes, est connu de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Des recherches sont en cours pour vérifier s'il était ou non accompagné d'un complice. "Selon les premiers éléments de l'enquête, un ou plusieurs individus, à bord d'un véhicule, ont foncé sur l'usine. Une explosion s'est alors produite", a dit une autre source proche du dossier.

11:48 - Selon le site du Dauphiné Libéré, qui a révélé l'information, des techniciens en identifications criminelles de la gendarmerie de Grenoble sont arrivés sur place vers 11H00. Les différents lieux de l'attaque ont été "gelés". Selon une source proche de l'enquête, qui s'est confiée au journal, d'autres attentats ne seraient pas exclus. Un très important dispositif de gendarmerie est déployé sur le site. Les employés de la société Air Products, très choqués car certains ont été témoins de l'attaque, vont être accueillis dans une salle polyvalente de la commune voisine de la Verpillière.

11:48 - Le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête sur l'attentat.

11:48 - François Bernard Huyghe, spécialiste des questions terroristes à l'IRIS (Institut des Relations Internationales et Stratégiques), affirme sur BFM TV: "doctrinalement", cet attentat pourrait être lié aux jihadistes: "Si vous ne pouvez pas vous battre en Syrie, faites des attentats chez vous" est une recommandantion de l'EI, comme "s'attaquer à des installations énergétiques".

 "La décapitation est dans la logique djihadiste", rappelle-t-il aussi.

11:44 - L'auteur présumé de cet attentat a été interpellé par les gendarmes et était connu des services de renseignements. Des recherches sont en cours pour vérifier s'il n'était pas accompagné d'un complice.

11:43 - La tête de l'homme, retrouvée décapitée, était accrochée à un grillage extérieur et recouverte d'inscriptions en arabe, a-t-on appris de source proche du dossier.

11:38 - Le Premier ministre Manuel Valls a donné l'ordre aux préfets de "mobiliser immédiatement" les forces de l'ordre pour assurer "une vigilance renforcée" sur "tous les sites sensibles" en Rhône-Alpes, a déclaré à l'AFP l'entourage du Premier ministre. Actuellement en Amérique du sud, il a demandé au ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, de se rendre sur les lieux de l'attentat.

11:34 - LA TETE DECAPITEE ET RECOUVERTE D'INSCRIPTIONS EN ARABE ETAIT ACCROCHEE A UN GRILLAGE

11:30 - Un premier bilan fait état d'un mort, retrouvé décapité sur place, et de deux blessés légers, selon une source proche de l'enquête.

11:27 - Patrice, témoin employé d'une entreprise voisine, déclare sur BFM TV, qu'une forte explosion a été entendue et que des barrages de gendarmerie ont été dressés dans le secteur.

11:22 - "Selon les premiers éléments de l'enquête, un ou plusieurs individus, à bord d'un véhicule, ont foncé sur l'usine. Une explosion s'est alors produit", selon une source proche du dossier. "Le corps décapité d'une personne a été retrouvé à proximité de l'usine mais on ne sait pas encore si le corps a été transporté sur place ou pas", a ajouté cette source, évoquant aussi "un drapeau avec des inscriptions en arabe retrouvé sur place". Un des auteurs de l'attentat est entré dans l'usine Air Products un drapeau islamiste à la main et y a fait sauter plusieurs bonbonnes de gaz. Selon le Dauphiné Libéré, l'attaque s'est produite vers 10H00.

11:21 - Arrestation d'un trentenaire soupçonné d'être l'auteur de l'attentat

11:15 - La députée PS de l'Isère Joëlle Huillier affirme sur BFM TV qu'un homme a déjà été interpellé peu après l'attaque par la gendarmerie et qu'un interrogatoire est en cours. Il pourrait s'agir d'un dénommé Yacine Salhi.
Selon, la députée, l'attaque s'est produite dans une usine, se trouvant dans une immense zone logistique, la plus grande de France, peut-être même d'Europe, à 25 ou 30 kilomètres au sud-est de Lyon.

11:15 - Selon des premiers témoignages cités par des chaînes d'information françaises, un homme a forcé un barrage à l'entrée de l'usine de produits chimiques dans la localité.

11:12 - Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, en déplacement dans le Rhône voisin, se rend immédiatement sur place, indique son entourage.




samedi 4 octobre 2014

Irak: les islamistes de Daesh revendiquent l'assassinat d'un nouvel otage britannique

L'européen était un amoureux de l'islam et du monde arabe

Le groupe Etat islamique en Irak (EILL) a revendiqué vendredi la décapitation (égorgement) d'un quatrième otage
 Travailleur humanitaire britannique
Alan Hennning,portant un enfant
dans un camp de réfugiés
(frontiere  Syrie-Turquie-09/2014) 
Le mécréant était un Britannique, Alan Henning, victime de représailles aux frappes aériennes britanniques contre l'EIIL, ou Daesh pour l'arabisant Fabius, et il menace d'en exécuter un autre qui pourrait être un jeune "humanitaire" américain. 
Diffusée par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE, la vidéo de l'exécution,  est intitulée "un nouveau message à l'Amérique et à ses alliés". Elle a été réalisée selon le même scénario et les mêmes codes que lors des exécutions précédentes de deux Américains et d'un Britannique. Rappelons qu'en Algérie des islamistes ont également égorgé un otage français, Hervé Gourdel, autre sympathisant du monde arabe.

Alan Henning, 47 ans, un chauffeur de taxi qui s'était porté volontaire pour acheminer de l'aide humanitaire en Syrie, y est vêtu de la même tenue orange que les victimes précédentes, qui rappelle les tenues des prisonniers de Guantanamo.
Vêtu de noir et le visage masqué comme les fois précédentes, la victime  récite une brève phrase avant que son bourreau accuse le parlement britannique d'être responsable de sa mort. Le tortionnaire a un accent britannique malgré la distorsion électronique du son de sa voix, et semble être le même, selon SITE, que celui qui a assassiné l'otage britannique David Haines mi-septembre.
Les Britanniques ont en effet rejoint la coalition menant des frappes en Irak après le feu vert donné par le parlement le 26 septembre. Une manifestation contre cette intervention est prévue samedi à Londres, à l'appel de Stop The War.
"Le meurtre brutal d'Alan Henning par l'Etat islamique ne fait que montrer à quel point ces terroristes sont barbares et repoussants", a réagi le Premier ministre britannique David Cameron. "Le fait d'avoir été pris en otage au moment où il était en train de vouloir aider les autres, et maintenant d'avoir été assassiné, montre que la perversion de ces terroristes de l'Etat islamique est sans limites", a-t-il ajouté.

A la fin de cette vidéo, qui ne dure qu'une minute et onze secondes, le groupe de djihadistes islamistes exerce un odieux chantage en présentant un autre otage américain, Peter Kassig, et menace d'en faire sa prochaine victime.

Le président américain Barack Obama a condamné un "meurtre brutal" et promis "de continuer à prendre des actions décisives pour affaiblir et à terme détruire l'EI", aux côtés des pays de la coalition.

Le président français François Hollande fait écho, se disant "indigné" par ce "crime odieux" et a promis qu'il "ne restera pas impuni".

Les islamistes de l'EIIL (ou Daesh) poursuivaient par ailleurs le siège de la ville de Kobané, où les forces kurdes syriennes opposaient une résistance désespérée. La prise de cette ville, où il ne resterait plus que quelques milliers de civils, permettrait au groupe extrémiste de contrôler sans discontinuité une longue bande de territoire frontalière de la Turquie.

Des avions de combat néerlandais pourraient commencer leurs opérations en Irak "dès ce week-end", a prévenu le gouvernement des Pays-Bas. La Maison blanche a salué ce déploiement dans un communiqué. 
Le Canada a également décidé de rejoindre les forces de la coalition occidentale.

Par ailleurs, un soldat des Marines, tombé en mer mercredi après s'être éjecté de son avion victime d'une défaillance au décollage, est le premier militaire américain décédé dans la campagne des Etats-Unis contre l'EIIL.