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jeudi 25 octobre 2018

'Townships" à Paris - Encore un jeune tué dans une rixe, à Sarcelles: deux adolescents de 16 ans en garde à vue

Les "sauvageons" sont anonymés et leurs âges minorés

Les jeunes retournent-ils à l'état de barbarie ?

Soupçonnés d'être impliqués dans le meurtre d'un jeune de 17 ans mardi à Sarcelles (Val-d'Oise), deux adolescents de 16 ans sont entendus en garde à vue jeudi matin,  a-t-on appris "de source proche de l'enquête", un floutage insupportable des sources. 

Ces deux individus ont été interpellés mercredi soir et jeudi matin, a précisé cette source anonyme. La victime était décédée après avoir été frappée à la tête près de la gare RER de Sarcelles, mardi vers 19h30.

Quelques heures plus tard, un autre homme avait été tué par arme blanche dans une rixe entre bandes boulevard Mortier, dans l'est de la capitale, le XXe arrondissement. Trois personnes susceptibles d'être impliquées dans ces faits ont été interpellées.

Les sources anonymes sont très bavardes

Dans l'affaire de Sarcelles, selon les premiers éléments de l'enquête, la victime et les agresseurs se connaissaient, ils ne sont "même pas ennemis", a dit "une source proche de l'enquête". "Ce n'est pas lié au phénomène d'affrontements entre bandes de quartiers rivaux", a ajouté une autre source.

Les ados visent la tête...
L'adolescent retrouvé inconscient au sol présentait de "multiples plaies saignantes" à la tête, a précisé mercredi le procureur de la République de Pontoise, Eric Corbaux. Le jeune homme est décédé à l'hôpital des suites de ces blessures.

Un "morceau de manche à balai" et "plusieurs bouts de bois", dont l'un présentait des traces de sang, ont été retrouvés sur place, a ajouté le magistrat. "Un montant de lit en métal" est également en cours d'analyse, selon une "source proche de l'enquête", ouverte pour "homicide volontaire".

Les assassins auraient-ils vraiment tous moins de 16 ans ? 

Il y a dix jours, le 14 octobre, la mort d'un collégien de 13 ans, décédé après avoir été frappé aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait suscité émoi et inquiétude face à la multiplication des bagarres de bandes de jeunes adolescents. Quatre suspects âgés de 15 à 16 ans ont été écroués.

Un mois plus tôt, un autre garçon, âgé lui de 16 ans, avait été tué de plusieurs balles dans une cité de Saint-Denis, à l'autre extrémité du département.

"J'appelle à durcir les sanctions contre cette hyperviolence !", a réagi mercredi sur Twitter Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France, après ces deux décès qui viennent s'ajouter à une série de violences impliquant des jeunes en banlieue parisienne.

vendredi 2 février 2018

Calais : le préfet riposte à Yann Moix sur ses accusations calomnieuses et publiques

Qu'est-ce qu'elles ont les "méthodes policières"?

Le préfet du Pas-de-Calais a répliqué au violent réquisitoire de l'écrivain Yann Moix contre l'action de l'Etat envers les migrants de Calais


L'émission de divertissement politique 'On n'est pas couché' sur France avait servi de mégaphone au chroniqueur de Ruquier.
Le préfet du Pas-de-Calais a vivement critiqué jeudi, sur Twitter, les propos de Yann Moix qui le 6 janvier 2018 accusa les CRS d'exactions envers des migrants de la Jungle de Calais. sans toutefois évoquer une cause personnelle à son parti-pris : le Catalan a répudié sa compagne venue d'ailleurs, Marie-Pierre, alias Hong-jung, sa "Niort-Coréenne", au motif qu'elle avait deux enfants.

Le polémiste appointé par l'argent du contribuable au service public,  Yann Moix, a dénoncé les "actes de barbarie" des forces de l'ordre à Calais, accusant le président de la République de duplicité.

Il y a "deux Yann Moix" : alors, schizophrène ?


Vol au-dessus d'un nid de coucou
"Il y a à l'évidence deux Yann Moix", écrit le préfet Fabien Sudry dans une lettre qu'il lui adresse sur le réseau social. "Le premier, à qui j'ai parlé au téléphone, m'expliquait en s'excusant qu'il avait été 'outrancier' sur le plateau d'On n'est pas couché [...] et mentionnait que 'quelques pourcentages seulement' des images qu'il avait filmées montraient ce qu'il appelait des 'violences policières", écrit Fabien Sudry, se référant au documentaire de Yann Moix devant être diffusé en mai, et dont certaines images sont déjà accessibles.

Il semble découvrir qu'il est très légitimement fait usage proportionné de gaz lacrymogène à chaque fois que cela est nécessaire pour empêcher l'intrusion de migrants dans le Tunnel sous la Manche ou dans le port de Calais [...] ou pour protéger les transporteurs routiers", poursuit le préfet, qui dit avoir demandé que les images en question soit "soigneusement examinées pour déterminer les faits" dénoncés.
Le second, auteur d'un brûlot dans Libération.
Le 21 janvier 2018, Yann Moix publia dans le journal ...Libération une lettre ouverte au président Emmanuel Macron.
Il y dénonçait les traitements infligés par les "fonctionnaires de la République française" à ces migrants et accusait Macron d'être le premier responsable de cette situation.Dans un tribune publiée lundi dans Libération sous le titre "Monsieur le président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés", l'auteur français, dénonce des "actes de barbarie" à l'encontre des migrants, photos et vidéo à l'appui. 

Il accuse Emmanuel Macron d'ordonner aux forces de l'ordre des "actions souillant la dignité de l'homme", comme l'usage de gaz, dans ce qu'il qualifie de "protocole de la bavure".

"Je ne comprends pas pourquoi vous refusez de saisir la justice," le défie le préfet

"Cette accusation est d’une telle gravité que je ne comprends pas pourquoi vous refusez de saisir la justice et de lui confier vos enregistrements pour que la vérité soit établie", lui répond  Fabien Sudry. Aucun agent de la force publique, souligne-t-il, ne "reçoit, ni n'a reçu, d'instructions contraires à la déontologie".
Yann Moix soutient que des agents "frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la détresse et le dénuement". 

"Vous avez choisi, Monsieur le chroniqueur, de servir la calomnie pour salir l'honneur des serviteurs de l’Etat", écrit le préfet : "Vos affirmations infamantes pour les forces de sécurité (…) vous disqualifient désormais pour parler au nom des migrants et en défense de leurs droits (…)."

Moix prépare actuellement un documentaire sur ce sujet
qui devrait être diffusé sur Arte en mai 2018.

jeudi 8 janvier 2015

Carnage de Charlie hebdo: Hollande a appelé Sarkozy à le rencontrer à l'Elysée

Sarkozy appelle "à s'unir contre la barbarie"
Le président Hollande a souhaité consulter son prédécesseur

François Hollande a rencontré Nicolas Sarkozy à l'Elysée 
F. Hollande a appris à descendre les marches
du perron de l'Elysée pour Sarkozy

Suite à l'attaque ciblée des caricaturistes de Charlie Hebdo à son siège, le président de la République recherche le plus large consensus national, à l'exclusion du FN. A 9h30, il a consulté l'ancien président de la République, son prédécesseur immédiat à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, contre lequel une partie de la gauche, comme Robert Badinter dans Le Monde, polémique sur son droit à siéger au Conseil constitutionnel. Pourtant, quand la nécessité l'y oblige, la majorité présidentielle fait appel aux responsables compétents, d'autant que la sphère politique se montre divisée: le député socialiste J.-J. Urvoas, président de l'Observatoire "Thémis" de la Fondation Jean Jaurès, juge ainsi que la question "n’a vraiment pas lieu d’être".

"Les hommes civilisés doivent s'unir pour répondre à la barbarie", 
a estimé l'ancien chef de l'État sur le perron de l'Élysée, à l'issue de l'entretien de 45 minutes.
Nicolas Sarkozy a salué " l'attitude de nos compatriotes, et les démonstrations spontanées d'unité", se déclarant "impressionné, bouleversé", selon ses mots. 

L'ancien président de la République a également expliqué avoir donné ses recommandations à François Hollande sur les mesures à prendre
"Je lui ai indiqué combien il serait utile de faire un travail précis sur ce qui s'est passé". "Une sécurité à 100% n'existe pas, mais on peut travailler à améliorer nos dispositifs dans un souci partagé de protection des Français". Le nouveau président de l'UMP a laissé entendre que le président de la République devrait détailler de nouvelles mesures dans l'après-midi.

Le président Sarkozy a renouvelé son appel à l'unité nationale de la veille, 
demandant la "hausse notre niveau de vigilance".
VOIR et ENTENDRE l'ancien chef de l'Etat:

Nicolas Sarkozy se dit également prêt à participer à la grande manifestation prévue dimanche, "sous condition".
"Cette manifestation doit se faire dans un climat de recueillement", souhaite-t-il. "Si les conditions sont réunies, nous appellerons à la tenue de cette manifestation. Nous avons prévu d'en reparler après cet après-midi", a poursuivi  Sarkozy.

Un bureau politique de l'UMP ce jeudi après-midi
Le nouveau président de l'UMP va réunir dans l'après midi un bureau politique extraordinaire de l'UMP, rue de Vaugirard.
Comme d'autres responsables de l'UMP, Nicolas Sarkozy a parlé de la "guerre" à mener et de la "question de civilisation" que pose l'attaque terroriste à Charlie Hebdo. "Il faut que les gens civilisés s'unissent face à cette barbarie. C'est une guerre déclarée à la civilisation. La civilisation a la responsabilité de se défendre.
"Le député UMP et maire de Nice Christian Estrosi, interrogé sur RMC, considère que la France entière a été attaquée. "Il y a une guerre globale qui est déclarée contre la France", juge-t-il.
Même réaction d'Éric Ciotti, également élu UMP des Alpes-Maritimes et proche de François Fillon (qui ne s'est pas encore exprimé), qui déclare le pays en guerre juste après avoir fait part de son "émoi" et de sa "stupéfaction".
— Geoffroy Didier (@GeoffroyDidier) 7 Janvier 2015


jeudi 20 novembre 2014

France: l'école et les mosquées, fabriques à barbares islamistes

Les réseaux sociaux, alibis à l'échec de l'Ecole et du Conseil Français du Culte Musulman

L'Ecole était facteur d'intégration et le CFCM devait contrôler la formation de certains
imams
Djihadiste normand,
"gentil et serviable"...
Mais la FSU, syndicat dominant de professeurs, développe l'idée que les  islamistes n'auraient rien à voir avec l'islam.

Le ministre des Affaires étrangères de Hollande et Valls, le socialiste Laurent Fabius fait de la dissimulation en voilant l'islam derrière les islamistes, insistant pour que la presse maquille l'Etat Islamiste en IE, puis en Daesh...
Le Rassemblement des musulmans de France voulait quant à lui contribuer à l'émergence d' "un islam modéré, tolérant et respectueux des lois de la République, un islam du juste milieu" et le CFCM n'intervient guère que dans la construction des mosquées ou le marché des aliments halal... Le CFCM se dit toutefois " horrifié par l’annonce dramatique qui affirme que notre compatriote M. Hervé Gourdel vient d’être odieusement exécuté par ses ravisseurs." Sans attribuer "ce crime barbare", cette association déclare qu'il" heurte toutes les consciences et nous amène à condamner avec la plus grande énergie un tel acte hautement condamnable par toutes les valeurs humaines universelles. Le CFCM s’associe à la douleur [...] et patati et patata. Mais, concrètement, son efficacité -auprès des convertis comme des autres- reste plus que jamais à démontrer. 

L'imam est le guide spirituel et temporel de la communauté islamique. Alors que la Cour d'Appel de Grenoble renvoie en correctionnelle un médecin psychiatre et l'hôpital qui l'employait pour avoir laissé s'échapper un schizophrène meurtrier poursuivi pour homicide involontaire, les imams de Maxime Hauchard et de Mickaël Dos Santos ne sont pas mis en cause. Celui de Louviers où Olivier Besancenot a passé son enfance (Eure, Normandie) est l'imam du premier, alias Abu Abdallah al Faransi, et celui de Champigny-sur-Marne (PCF, Val-de-Marne), de cet autre jeune français converti' "gentil et serviable", plus connu sous son nom de guerre Abou Uthman. Les deux adultes de 22 ans ont pourtant été identifiés parmi les bourreaux du groupe Etat islamique (IE ou Daesh) et assassins de l'otage américain Peter Kassig avec 18 soldats syriens.


Balayée, la responsabilité partagée des imams et de l'Ecole

Pour des raisons de craintes d'exploitation du lien islam-islamistes et de troubles à l'ordre public, ce sont les réseaux sociaux qui sont incriminés. D'après les services spécialisés, "Abou Othman" présentait un profil très inquiétant, notamment en raison d'images choquantes postées sur les réseaux sociaux, insiste-t-on. Mais ni l'imam de ce converti, ni ses professeurs ne sont blâmés. 
Ironie de l'histoire, avant de prendre l'avion en août 2013, Maxime Hauchard avait expliqué à sa famille qu'il partait faire de l'humanitaire. Ses parents croyaient encore à cette version il y a quelques mois. Ils racontaient autour d'eux que leur fils allait bien et qu'il était devenu maître d'école pour des enfants syriens.

Quant au maire communiste, il fait valoir qu'il ne peut pas connaître tout le monde. Pas de "citoyens vigilants" dans le meilleur des mondes communistes possibles, pas de conseils de quartier à Champigny ?  


Pour sa part, le président Hollande se livre à des commentaires, observant que l'EI cherche à "créer un effet d'horreur" avec ce message: "Voyez (...) de quoi vos éventuels ressortissants seraient capables".


"En sélectionnant Hauchard, l'EI montre que la désertion atteint la jeunesse française jusque dans ses pavillons les plus pavillonnaires, loin des cités à problème." (Daniel Schneidermann, Arrêt sur images)
"Je savais que le visage de Michael allait ressortir dans les media" explique un ami du djihadiste

Michael Dos Santos, le deuxième Français identifié sur la vidéo de l'État islamique publiée dimanche 16 novembre où un otage américain et 18 soldats syriens ont été décapités, a été reconnu par sa mère mais aussi par un ami d'enfance : "Ça a toujours été un sportif quand je l'ai connu. C'est bien Michael Dos Santos, j'en suis convaincu".
"On ne peut pas dire qu'il s'est radicalisé en une semaine, il y a eu un apprentissage, un changement de physique", souligne un ami d'enfance de Michael dos Santos  
En trois ans, le jeune homme d'origine portugaise a progressivement coupé les ponts avec sa mère et ses deux frères pour s'enfermer dans cette idéologie : "Je savais très bien que son visage allait ressortir dans les media. On ne peut pas dire qu'il s'est radicalisé en une semaine, il y a eu un apprentissage, un changement de physique".
"Je l'ai vu avec la barbe, une grande djellaba blanche", confie une voisine de son village à BFMTV. Pas de quoi les inquiéter pour autant.
"Tout le monde à sa part de responsabilité"

Selon cet ami, l'État et ses institutions, au premier rang desquels l'Ecole, la population et ses acteurs religieux, les gens qui ont permis cette radicalisation sont les principaux fautifs, après Abou Uthman lui-même: "Tout le monde a sa part de responsabilité. Les forces d'État n'ont pas été assez fortes pour lui (...) Il venait au lycée avec ses idées et a continué sa radicalisation jusqu'au point de partir en Syrie".
"On a enlevé [sic] un fils à ses parents, on a enlevé son âme, son identité. Il s'est créé une autre identité et n'appartient plus à ses parents, à ses origines. Appartient-il encore à la France ?" (Ami d'enfance de Michael dos Santos)
Le témoignage est binaire.

Tentative de relativisation de l'horreur par les chiffres bruts et froids

Les chiffres avoués grossissent à vue d'oeil. Multipliés par dix depuis l'arrivée de Hollande, le risque serait de banaliser les actes de barbarie religieuse. Selon les estimations, 376 sont actuellement en Syrie ou en Irak. Les convertis représentent 20% de ces jihadistes qui sont, dans leur écrasante majorité, recruté sur internet.
Près de 1.100 citoyens français pourraient être impliqués dans ces filières djihadistes, selon Manuel Valls qui tient avant tout à défendre son bilan. Pour ce faire,  le Premier ministre - ex-ministre des cultes  - évoque d'autres pays qui tour à tour identifient leurs ressortissants, comme la Belgique ou l'Angleterre. L'un d'entre eux a-t-il été identifié comme bourreau d'otages sans défense et innocents ? Hollande et Valls ont ce privilège.

samedi 4 octobre 2014

Irak: les islamistes de Daesh revendiquent l'assassinat d'un nouvel otage britannique

L'européen était un amoureux de l'islam et du monde arabe

Le groupe Etat islamique en Irak (EILL) a revendiqué vendredi la décapitation (égorgement) d'un quatrième otage
 Travailleur humanitaire britannique
Alan Hennning,portant un enfant
dans un camp de réfugiés
(frontiere  Syrie-Turquie-09/2014) 
Le mécréant était un Britannique, Alan Henning, victime de représailles aux frappes aériennes britanniques contre l'EIIL, ou Daesh pour l'arabisant Fabius, et il menace d'en exécuter un autre qui pourrait être un jeune "humanitaire" américain. 
Diffusée par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE, la vidéo de l'exécution,  est intitulée "un nouveau message à l'Amérique et à ses alliés". Elle a été réalisée selon le même scénario et les mêmes codes que lors des exécutions précédentes de deux Américains et d'un Britannique. Rappelons qu'en Algérie des islamistes ont également égorgé un otage français, Hervé Gourdel, autre sympathisant du monde arabe.

Alan Henning, 47 ans, un chauffeur de taxi qui s'était porté volontaire pour acheminer de l'aide humanitaire en Syrie, y est vêtu de la même tenue orange que les victimes précédentes, qui rappelle les tenues des prisonniers de Guantanamo.
Vêtu de noir et le visage masqué comme les fois précédentes, la victime  récite une brève phrase avant que son bourreau accuse le parlement britannique d'être responsable de sa mort. Le tortionnaire a un accent britannique malgré la distorsion électronique du son de sa voix, et semble être le même, selon SITE, que celui qui a assassiné l'otage britannique David Haines mi-septembre.
Les Britanniques ont en effet rejoint la coalition menant des frappes en Irak après le feu vert donné par le parlement le 26 septembre. Une manifestation contre cette intervention est prévue samedi à Londres, à l'appel de Stop The War.
"Le meurtre brutal d'Alan Henning par l'Etat islamique ne fait que montrer à quel point ces terroristes sont barbares et repoussants", a réagi le Premier ministre britannique David Cameron. "Le fait d'avoir été pris en otage au moment où il était en train de vouloir aider les autres, et maintenant d'avoir été assassiné, montre que la perversion de ces terroristes de l'Etat islamique est sans limites", a-t-il ajouté.

A la fin de cette vidéo, qui ne dure qu'une minute et onze secondes, le groupe de djihadistes islamistes exerce un odieux chantage en présentant un autre otage américain, Peter Kassig, et menace d'en faire sa prochaine victime.

Le président américain Barack Obama a condamné un "meurtre brutal" et promis "de continuer à prendre des actions décisives pour affaiblir et à terme détruire l'EI", aux côtés des pays de la coalition.

Le président français François Hollande fait écho, se disant "indigné" par ce "crime odieux" et a promis qu'il "ne restera pas impuni".

Les islamistes de l'EIIL (ou Daesh) poursuivaient par ailleurs le siège de la ville de Kobané, où les forces kurdes syriennes opposaient une résistance désespérée. La prise de cette ville, où il ne resterait plus que quelques milliers de civils, permettrait au groupe extrémiste de contrôler sans discontinuité une longue bande de territoire frontalière de la Turquie.

Des avions de combat néerlandais pourraient commencer leurs opérations en Irak "dès ce week-end", a prévenu le gouvernement des Pays-Bas. La Maison blanche a salué ce déploiement dans un communiqué. 
Le Canada a également décidé de rejoindre les forces de la coalition occidentale.

Par ailleurs, un soldat des Marines, tombé en mer mercredi après s'être éjecté de son avion victime d'une défaillance au décollage, est le premier militaire américain décédé dans la campagne des Etats-Unis contre l'EIIL.

mardi 21 janvier 2014

Popularité: Valls cède du terrain face à ses têtes de turc

Manuel Valls s'effondre (-6 points) au profit d'Alain Juppé qui lui ravit la première place  

L'exécutif a tout faux

Le tournant "libéral" du Président profite au centre. 
Borloo et Bayrou font s'envoler la popularité de leurs partis aux troisième et cinquièmece mois-ci. Ségolène Royal réapparaît dans le top-10 à la faveur du GayetGate. 

La cote de popularité de l'ex-premier s'effondre à force d'acharnement sur certaines cibles. Son sectarisme sociétal avait d'abord surpris les Français lors de son acharnement contre les opposants au mariage pour tous. Puis il a récidivé, commettant une lourde erreur en s'en prenant à la liberté d'expression. 
(Pseudonyme
d'auteur menacé, 2013)
Sans compter que l'islamisme se développe sur le territoire, au point que 200 jeunes hommes ont rejoint les djihadistes, notamment en Syrie, et que l'insécurité ne recule pas. En assumant totalement la politique pénale de sa collègue Taubira qui peut se résumer en un message d’impunité lancé aux délinquants, il s'est condamné à l’échec. Taubira est prisonnière d’un dogmatisme selon lequel la sanction serait par nature suspecte: de crainte que les jurés populaires prennent des sanctions sévères, elle a supprimé les jurys populaires. Et Valls croit que c'est en dressant des murs de CRS entre les Français et le pouvoir qu’on règle les problèmes à Marseille et ailleurs. La population rom est partout en recrudescence: il n’y a plus aucune expulsion ou action de démantèlement de camps.
Eric Ciotti avait déjà noté qu'en matière de sécurité Manuel Valls est "définitivement meilleur à l’oral qu’à l’écrit. Il mène cette guerre avec un sabre de bois." Un ministre tout en com' finirait-il par décevoir ?

Son bras de fer 
du mois dernier avec l'humoriste Dieudonné est apparu comme un nouvel acte intolérant et disproportionné. 
Valls a donc logiquement perdu 6 points d'influence, car son combat a été largement décodé comme le coup médiatique d'un ministre matamore, sourcil froncé, menton tendu et regard dur à la commande. Comble du contre-productif, Valls a en outre fait, de l'avis général, la publicité du polémiste. 

Pour la première fois, le vent tourne pour Valls
Le ministre de l'Intérieur abandonne la première place à Alain Juppé. Chacun comprend touteois que la promotion de l'ancien premier ministre par BVA vise à dresser une personnalité de droite face à Nicolas Sarkozy, dont le retour se murmure avec une insistance grandissante.

L'affaire des galipettes du président profiterait-elle à Ségolène Royal ?

Comme un malheur ne vient jamais seul, l'ex-concubine du chef de l'Etat gagne 2 points et se hisse pour la première fois depuis longtemps au top-10 du palmarès BVA. 
La sémantique de l'entreprise de sondages laisse rêveur... "L'affaire Gayet ne pénalise pas le Président qui, après sa conférence de presse gagne 4 points mais reste en retrait de 2 points par rapport au baromètre de mi-décembre."  Et, jusqu'à preuve du contraire, une "impopularité supérieure", c'est une baisse de popularité et davantage de mauvaises opinions.
En clair, la trêve des confiseurs n'a pas profité au président dilettante et BVA l'admet finalement : "Avec 68% de mauvaises opinions contre seulement 31% de bonnes, l'impopularité du Président reste très importante en ce début janvier. Elle est même de 2 points supérieure à celle que nous enregistrions il y a un mois." En vérité, depuis son affaire de galipettes, Hollande n'est plus un président ni normal", ni "ordinaire", mais "léger".

Alors que le pouvoir fait pression sur les couples pour que les pères partagent les congés parentaux,
les champions des sympathisants de gauche sont justement trois femmes : Aubry, première avec 66% ; Taubira , deuxième avec 65% et Vallaud-Belkacem, porteuse du projet de coercition sur les papas,  troisième avec 58%. 

Les champions de la droite se nomment Sarkozy (73%), Juppé (68%) et NKM (60%). 
Juppé 1er   Baroin 5e ex-aequo et Raffarin +10 points, plus forte hausse à droite, amorcent l'année en grande forme. François Fillon ?
Mais les principaux bénéficiaires du "pacte de responsabilité" du président socialiste sont aussi les architectes de la recomposition du paysage politique au centre. Borloo et Bayrou se classent troisième et cinquième du palmarès à la faveur aussi du recentrage "libéral" du président socialiste, la semaine dernière, alors que. D'ailleurs, les deux partis qui enregistrent la plus forte progression en ce mois de janvier sont l'UDI (1er avec 47% de bonnes opinions, en hausse de 4 points) et le MoDem (2e avec 44%, +5 points). 
A l'inverse, l'UMP et le PS stagnent (35% et 32%) à près de 10 points des deux petits partis centristes. 
Le FN et le Front de gauche ne semblent pas retenir l'attention de Orange- BVA-L'Express... 

Sondage réalisé par l'Institut BVA par Internet les 16 et 17 janvier 2014 auprès d'un échantillon de 990 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l'interviewé et du chef de famille) après stratification par région et catégorie d'agglomération.

jeudi 23 mai 2013

Londres: soldat britannique exécuté par des terroristes

Deux hommes ont tué à l'arme blanche un soldat britannique 

Un "attentat terroriste", selon les autorités, a eu lieu mercredi 22 dans un quartier du sud-est de Londres.
Les deux terroristes ont affirmé agir "au nom d'Allah", avant d'être blessés par la police et arrêtés. 
C'est un "acte barbare qui s'est produit aujourd'hui, une attaque épouvantable (...) manifestement de nature terroriste", a déclaré David Cameron lors d'un point de presse à Paris, où il se trouvait pour une visite écourtée pour regagner Londres au plus vite. "L'état d'esprit britannique est : ne jamais plier face à ce genre d'attaques. Les terroristes ne gagneront jamais", a insisté le Premier ministre britannique.
"J'exprime toute ma solidarité à l'égard de David Cameron et du Royaume-Uni, à la suite du lâche assassinat d'un soldat britannique", a aussitôt déclaré le président François Hollande, qui se trouvait à son côté, au palais de l'Élysée. "Nous devons lutter contre le terrorisme partout, ce qui suppose d'échanger nos informations, de travailler avec nos services de renseignement respectifs et d'agir partout", a commenté le chef de l'État français. 

Les États-Unis ont aussi condamné cette "attaque", sans toutefois employer le terme "terroriste". "Nous nous tenons aux côtés de notre allié britannique confronté à une violence insensée", a écrit dans un bref communiqué un porte-parole du département d'État, Patrick Ventrell.

Loi archaïque du talion

Les détails de l'attaque particulièrement barbare, menée en plein jour, à proximité d'une caserne militaire de la Royal Artillery à Woolwich, ont commencé à émerger mercredi en fin d'après-midi.
"Nous devons les combattre comme ils nous combattent. Oeil pour oeil, dent pour dent", a lancé l'un des deux agresseurs en citant la loi du talion, sur un film amateur récupéré par la chaîne de télévision ITV.
"Nous jurons par Allah le Tout-Puissant que nous n'arrêterons jamais de vous combattre", a ajouté le jeune homme noir, habillé d'un jean et d'un blouson et coiffé d'un bonnet. "Je suis désolé que des femmes aient été témoins de ce qui s'est passé aujourd'hui, mais, dans notre pays, nos femmes voient le même genre de choses", a encore dit d'une voix posée, dans un anglais à l'accent londonien, le suspect, qui portait à la main deux couteaux et un hachoir ensanglantés. L'enseignement, laïc mais pro-arabe, dispensé par les pays d'accueil aux populations venues d'ailleurs, est-il, en France comme au Royaume Uni,  celui de la réussite et de l'avenir?

Son complice et lui ont encouragé les passants à filmer la scène 

Le prosélytisme est avéré.
Des témoins rapportent ces propos prononcés en toute conscience alors qu'ils s'acharnaient sur le corps de leur victime, la lardant de coups aux cris de "Allah Akbar", "Allah est le plus grand": et bon ? Certains ont assuré qu'ils s'employaient à décapiter l'homme inerte, allongé sur la chaussée. Des écoliers et une femme poussant un caddy se trouvaient à proximité, visiblement remplis d'effroi.

Drame de la laïcité

Depuis son train de retour de Bruxelles et Paris, David Cameron a immédiatement demandé à la ministre de l'Intérieur Theresa May de convoquer une réunion du Comité Cobra, en présence notamment du ministre de la Défense et des responsables des services de sécurité. 
Dans un communiqué laconique publié à l'issue de la réunion de crise qui a duré une petite heure, le 10 Downing Street a confirmé que "tout indique qu'il s'agissait d'un attentat terroriste".  
Un échec des organisations musulmanes
Un représentant du Conseil musulman de Grande-Bretagne a condamné cette attaque à la machette, mais Ibrahim Mogra dit que l'immense majorité des musulmans affirment que les attaques n'ont "rien à voir avec l'islam" et sont le fait d'une minorité.
L'enseignement de la morale laïque voulu par V. Peillon aborde-t-il le sujet du respect de la vie d'autrui ?

Le député travailliste de Woolwich et Greenwich, Nick Raynsford
a  le premier donné  des indications sur l'agression en milieu d'après-midi. "Nous pensons que la victime est un soldat", a-t-il déclaré aux journalistes accourus sur place, alors que des cordons de police bouclaient le quartier. "La police se devait d'intervenir pour essayer d'arrêter ces individus", a commenté le député.

Scotland Yard s'est contenté de confirmer que des policiers ont fait usage de leurs armes pour neutraliser deux suspects du meurtre d'un inconnu, qui ont été admis dans deux hôpitaux londoniens distincts. 
Selon les témoins, les deux agresseurs n'ont à aucun moment cherché à fuir les lieux de leur crime, et se sont avancés, menaçants, vers les renforts de police à leur arrivée. Scotland Yard a aussi appelé au calme les résidents de Woolwich, qui a longtemps abrité un arsenal royal et une académie militaire royale.
Le texte précise que la sécurité a été renforcée à la caserne de Woolwich et dans toutes les casernes londoniennes. Le palais de Buckingham a par ailleurs fait savoir que la reine Elizabeth se tient informée, ajoutant au sentiment d'un drame national.


La police a dû disperser de petits groupes de jeunes dans le centre-ville de Woolwich à la suite de l'agression terroriste.

VOIR et ENTENDRE le reportage de la BBC mentionner des groupes de manifestants brandissant des bannières de la Ligue de défense anglaise (EDL), un mouvement d'extrême droite: