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jeudi 16 novembre 2017

Les Républicains: Juppé, facteur de divisions

Le "oui, mais" d'Alain Juppé est un chantage contre la candidature de Laurent Wauquiez 

Le maire de Bordeaux a assuré qu'il est "toujours à LR, 
sous réserve que les orientations" de Wauquiez lui conviennent...

Dès octobre dernier, le battu de la primaire de la droite et du centre s'en prend ainsi au grand favori pour la présidence du parti. La mise en garde d'Alain Juppé, retourné à sa LR  mairie de Bordeaux, sert-elle son parti ou sa volonté de revanche ? A la rentrée, dans Le Figaro, l'amer a marchandé son maintien aux Républicains sous condition que les orientations du candidat Wauquiez soient à sa convenance. 

Et de louer le pouvoir du vainqueur. "Je sens avec le président actuel et le gouvernement beaucoup de points de convergence", a lâché Juppé, alors que Matignon est occupé par l'un de ses proches, Edouard Philippe. "Sur l'éducation, sur l'Europe, je souscris intégralement" à la politique d'Emmanuel Macron, a-t-il insisté. En revanche, il affirme s'en différencier sur ce qui fait polémique..."comme la réforme du logement ou l'orientation fiscale. C'est pour cela que je ne suis pas à En Marche! mais toujours à LR, sous réserve que les orientations du président (sic) Wauquiez me conviennent", a-t-il ajouté. 
Il clarifierait la situation en changeant de trottoir, mais le septuagénaire semble craindre l'étouffoir LREM et préférer jouer les vieux sage, au risque d'être écouté d'une oreille distraite. 

Lâché, il assure : "Virginie a été avec moi d'une fidélité totale" 

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Calmels Wauquiez"L'ex-premier ministre des années 90 évoquait le départ de Virginie Calmels. Après avoir soutenu sa candidature lors de la primaire pour la présidentielle, sa première adjointe à la mairie fait actuellement campagne avec Laurent Wauquiez pour la présidence de LR. Si ce dernier devient, comme c'est très probable, président des Républicains en décembre, Mme Calmels deviendra la numéro 2 du parti. 

Son ralliement au vice-président de LR a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans les rangs juppéistes. "Virginie a été avec moi d'une fidélité totale", assure Juppé. "Si je n'avais pas à lui donner la permission (de rejoindre Wauquiez), je lui ai donné mon avis. Je n'avais pas d'objection tant que certaines lignes rouges n'étaient pas franchies. Elle m'a dit qu'elle sera vigilante", assure-t-il. 

Résultat de recherche d'images pour "Juppé Calmels Wauquiez"
Juppé reconnaît également que Mme Calmels l'avait mis justement en garde lors de la campagne de la primaire de la droite. "Virginie avait une vraie capacité d'anticipation et m'avait prévenu qu' 'Ali Juppé' était sous-estimé dans la campagne", ajoute-t-il, en allusion au surnom qui lui avait été alors donné pour le faire connaître pour ce qu'il est. "Ca me paraissait tellement loufoque, qu'il y avait entre nous une divergence d'appréciation. Peut être que j'aurais dû être plus vigilant pour rectifier le tir sur l'identité heureuse", regrette-t-il, déplorant également d'avoir été "caricaturé par (s)es concurrents".

Juppé ressasse donc bien de vieilles rancoeurs et veut régler des comptes personnels.

mercredi 27 juillet 2016

"Nous sommes tous des catholiques de France!" clame le président du CFCM

Et si Anouar Kbibech faisait le ménage ?

Le CFCM se disculpe en assurant que la radicalisation se passe souvent sur internet et non dans les mosquées

Anouar KbibechLe Conseil français du culte musulman, instance qui "ne représente pas les musulmans mais le culte musulman," selon Dalil Boubakeur, n'a pas manqué d'apporter son soutien aux catholiques, au lendemain de l'attentat meurtrier par un musulman, dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, sanctuaire religieux près de Rouen. 
Une église, comme une mosquée, un temple ou une synagogue, est un site sacré, de ce fait respecté de tous -dans le monde civilisé- bénéficiant d'un ensemble de protections, du culte et des fidèles qui y cherchent refuge.
Quelques précédents doivent néanmoins 
être signalés comme autant de  sacrilèges exceptionnels criminels :
-
Oradour-sur-Glane, où les nazis de la SS das Reich a brûlé vive la population, le ; 

-
des biens culturels du patrimoine mondial saccagés par des djihadistes en Irak (musée de Ninive à Mossoul
) et en Afghanistan (les Bouddhas de Bâmiyân), victimes du fanatisme islamiste.
Anouar Kbibech, président du CFCM, a souhaité exprimer sa solidarité aux catholiques mercredi, sur France Info, après l'assassinat d'un prêtre, Jacques Hamel, 86 ans, égorgé au pied de l'autel et l'agression également à deux contre un fidèle actuellement entre la vie et la mort, à Saint-Etienne-du-Rouvray, commune communiste de Seine-Maritime.
"La journée de vendredi [jour de prière] sera l'occasion d'exprimer notre solidarité et de transmettre toutes nos condoléances et notre compassion à nos compatriotes de confession catholique.(…) Aujourd'hui, je le dis du fond du cœur, nous sommes tous des catholiques de France !"


A. Kbibech (Conseil Français du Culte Musulman) "Nous sommes tous des catholiques de France" 

"Libération inquiétante de la parole islamophobe"

Cela dit et selon lui, les musulmans de France sont les premières victimes vivantes de cet attentat : "D'abord touchés, en tant que citoyens français qui partagent les mêmes joies et les mêmes malheurs que leurs compatriotes, et également touchés parce que ces actes barbares de terrorisme sont commis prétendument au nom de leur religion qui est l'islam et qui est à des années lumières de ces actes", a-t-il prétendu.

Double peine pour les musulmans ? Non, triple !
"Nous le constatons sur les réseaux sociaux, il y a une libération très inquiétante de la parole islamophobe. Il y a des appels aux meurtres contre les musulmans. L'inquiétude est grandissante." 
La loi du talion, une des plus anciennes lois existantes, consiste en la juste réciprocité du crime et de la peine. Cette loi est souvent symbolisée par l’expression Œil pour œil, dent pour dent. 
Le Coran s’exprime en ces termes:

"Ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allègement de la part de votre Seigneur et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse, aura un châtiment douloureux."
— Sourate II, verset 178

"C’est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d’intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété."
— Sourate II, verset 179

"Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants."

"Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes."
— Sourate V, verset 44-45

"Ame pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, le talion pour les blessures."
— Sourate V, verset 45
"Grande vigilance" dans les mosquées: il est toujours temps, depuis 2012... 

Les musulmans prennent leur part dans la lutte contre la radicalisation, affirme Anouar Kbibech: "Dans les 2.500 mosquées ou lieux de culte musulman, il y a une très grande vigilance et une vraie mobilisation des musulmans de France. S'il y avait un comportement agressif et/ou appelant à la violence ou au terrorisme, les musulmans de France en tant que citoyens responsables feraient le nécessaire", a-t-il menacé, après tant de morts violentes du fait de cette radicalisation.

Mais l'ensemble des cas de radicalisation ne passent pas forcement dans les mosquées, a soutenu le président du CFCM : "Les cas de radicalisation que nous avons constaté sont plutôt des cas isolés qui se passent sur les réseaux sociaux. Il faut mettre en place un vrai plan de prévention de la radicalisation en 'armant' nos imams, nos aumôniers, ceux qui opèrent en milieu pénitentiaire pour leur donner les outils [sécuritaires] et l'argumentaire théologique pour qu'ils puissent démonter tous ces discours djihadistes." 

"La fraternité s'impose à nous tous", Anouar Kbibech, président du CFCM


Puisse cette fraternité théorique de circonstances s'imposer dans les faits...

France Info
, avec sa romancière polyvalente Alice Serrano, dresse un tableau idyllique de cette fraternité inter-communautaire de Saint-Etienne-Du-Rouvray, en s'adressant aux communistes et à l'imam...

Le CFCM comporte en son sein deux représentants de l'UOIF
L'UOIF entretient des liens avec les Frères musulmans. Cette société secrète, qui se compose d'un appareil militaire et d'une organisation ouverte, n'avoue officiellement qu'une renaissance islamique et une lutte non-violente contre "l'emprise laïque occidentale" et "l'imitation aveugle du modèle européen" en terre d'islam, mais son objectif réel est la restauration du califat islamique. Cette organisation panislamiste est officiellement considérée comme organisation terroriste par le gouvernement égyptien, la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Certains groupes de partisans se sont constitués en mouvements autonomes, comme le Jama’a al-islamiya ou encore le Hamas, actif à Gaza.

Accusé de financement du Hamas, le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP) est aussi lié à l'UOIF. Il est placé sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada et des des États-Unis

Dans son édition du 29 avril 2015,
Le Canard enchaîné a dénoncé un "coup de CROUS" de l'UNEF (syndicat étudiant dominant) auprès du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) en faveur d'un protégé de l'association des Etudiants musulmans de France (EMF), Sid Ahmed Ghlam, né en Algérie, suspecté de l'assassinat d'Aurélie Châtelain (tuée d'une balle dans le cœur à Villejuif ) et mis en examen aussi pour des actes (des repérages autour des deux principales églises de Villejuif et la basilique du Sacré Coeur de Paris) et attentats terroristes commis au nom de l'islam. Le directeur du CNOUS nie que le terroriste ait bénéficié d'une intervention politique, mais le rédacteur en chef du Canard enchaîné maintient l'affirmation que le syndicat étudiant a été pistonné pour se loger dans une résidence étudiante.
Une accusation particulièrement grave au regard de l'assassinat du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray.Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, Ghlam "était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d'un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église".  

jeudi 8 janvier 2015

Carnage de Charlie hebdo: Hollande a appelé Sarkozy à le rencontrer à l'Elysée

Sarkozy appelle "à s'unir contre la barbarie"
Le président Hollande a souhaité consulter son prédécesseur

François Hollande a rencontré Nicolas Sarkozy à l'Elysée 
F. Hollande a appris à descendre les marches
du perron de l'Elysée pour Sarkozy

Suite à l'attaque ciblée des caricaturistes de Charlie Hebdo à son siège, le président de la République recherche le plus large consensus national, à l'exclusion du FN. A 9h30, il a consulté l'ancien président de la République, son prédécesseur immédiat à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, contre lequel une partie de la gauche, comme Robert Badinter dans Le Monde, polémique sur son droit à siéger au Conseil constitutionnel. Pourtant, quand la nécessité l'y oblige, la majorité présidentielle fait appel aux responsables compétents, d'autant que la sphère politique se montre divisée: le député socialiste J.-J. Urvoas, président de l'Observatoire "Thémis" de la Fondation Jean Jaurès, juge ainsi que la question "n’a vraiment pas lieu d’être".

"Les hommes civilisés doivent s'unir pour répondre à la barbarie", 
a estimé l'ancien chef de l'État sur le perron de l'Élysée, à l'issue de l'entretien de 45 minutes.
Nicolas Sarkozy a salué " l'attitude de nos compatriotes, et les démonstrations spontanées d'unité", se déclarant "impressionné, bouleversé", selon ses mots. 

L'ancien président de la République a également expliqué avoir donné ses recommandations à François Hollande sur les mesures à prendre
"Je lui ai indiqué combien il serait utile de faire un travail précis sur ce qui s'est passé". "Une sécurité à 100% n'existe pas, mais on peut travailler à améliorer nos dispositifs dans un souci partagé de protection des Français". Le nouveau président de l'UMP a laissé entendre que le président de la République devrait détailler de nouvelles mesures dans l'après-midi.

Le président Sarkozy a renouvelé son appel à l'unité nationale de la veille, 
demandant la "hausse notre niveau de vigilance".
VOIR et ENTENDRE l'ancien chef de l'Etat:

Nicolas Sarkozy se dit également prêt à participer à la grande manifestation prévue dimanche, "sous condition".
"Cette manifestation doit se faire dans un climat de recueillement", souhaite-t-il. "Si les conditions sont réunies, nous appellerons à la tenue de cette manifestation. Nous avons prévu d'en reparler après cet après-midi", a poursuivi  Sarkozy.

Un bureau politique de l'UMP ce jeudi après-midi
Le nouveau président de l'UMP va réunir dans l'après midi un bureau politique extraordinaire de l'UMP, rue de Vaugirard.
Comme d'autres responsables de l'UMP, Nicolas Sarkozy a parlé de la "guerre" à mener et de la "question de civilisation" que pose l'attaque terroriste à Charlie Hebdo. "Il faut que les gens civilisés s'unissent face à cette barbarie. C'est une guerre déclarée à la civilisation. La civilisation a la responsabilité de se défendre.
"Le député UMP et maire de Nice Christian Estrosi, interrogé sur RMC, considère que la France entière a été attaquée. "Il y a une guerre globale qui est déclarée contre la France", juge-t-il.
Même réaction d'Éric Ciotti, également élu UMP des Alpes-Maritimes et proche de François Fillon (qui ne s'est pas encore exprimé), qui déclare le pays en guerre juste après avoir fait part de son "émoi" et de sa "stupéfaction".
— Geoffroy Didier (@GeoffroyDidier) 7 Janvier 2015


mercredi 7 janvier 2015

Fusillade mortelle à Charlie Hebdo : Vigipirate relevé au niveau "alerte attentats"

"Déséquilibrés" à Nantes, Joué-les-Tours ou Dijon, mais "terroristes" à Paris...

Le plan antiterroriste a été relevé au niveau le plus élevé dans toute l'Ile-de-France
, 

après la fusillade survenue au siège de Charlie hebdo,
l'hebdomadaire satirique d'extrême gauche. C'est l'attentat le plus meurtrier en France depuis la guerre d'Algérie.

La tuerie de Charlie hebdo nous fait-elle passer de l'islamo-délinquance à l'islamo-psychiatrie?
 Un distinguo rigolo, dans ce monde de barbarie, si on songe que les deux sont éligibles à des permissions et autorisations de sortie, dans un souci vertueux de facilitation de la réinsertion. Si Mohamed Merah n'était pas fou, l'enquête lui a toutefois trouvé un profil de tueur en série psychopathe. 
Les humanistes dorment ainsi d'un sommeil plus tranquille et profond que les réactionnaires rigides: le sommeil du juste ! Les experts à la solde du pouvoir sortent en effet de nulle part pour affirmer à la suite du ministricule de l'Intérieur que les tueurs sont des "chauffards" et des "loups solitaires" et que ces attaques sont de plus en plus conduites par des individus fragiles psychologiquement, souffrant de défaillances mentales: en un mot, des "déséquilibrés." 
Or, c'est précisément le discours tenu par le pouvoir. Le président socialiste moque les "sans dents" et dans les jambes de Macron surgissent des "illettrés", tous créant des difficultés aussi inattendues qu'insurmontables aux "bras cassés" de l'exécutif. C'est qu'avec les Français qu'ils ont, ils n'ont pas de chance. Ce soir à Paris ou Nantes, les meilleurs d'entre nous se rassembleront pour manifester leur soutien aux victimes. Leur slogan: "Je suis Charlie"... Et Charb aurait titré "Momo m'a tuer". 
Ce public fragile serait réceptif aux appels au meurtre de l'Etat islamique parce qu'ils sont "déséquilibrés", aux dires de Nanard Cazeneuve. Est-on en revanche qualifié de "déséquilibré" quand on conduit un pays au génocide économique ou qu'on porte au pouvoir des incapables ? Encourt-on dans tous les cas le même risque d'être interné en hôpital psychiatrique, comme l'est le "chauffard" de Nantes ? Ou est-on déclaré "déséquilibré" dès qu'on est musulman et qu'on enfreint la loi ? N'est-il stigmatisant de suggérer que tout musulman est un faible d'esprit en puissance?

Le plan "Vigipirate", force de dissuasion des démocrates !

Mais si le plan Vigipirate est monté au maximum, sommes-nous donc entrés en état de guerre civile ? 
La victime assassinée au sol
était un policier arabe
Effectif léger et faiblement armé face aux fusils de guerre, la garde statique postée devant le siège de Charlie hebdo a été assassinée.  Les deux policiers ont donné leurs vies à la République. Elle les décorera et organisera des marches républicaines. 
Marianne a même trouvé la parade à la barbarie en passant au niveau "alerte attentat" de Vigipirate, le plus élevé du dispositif anti-terroriste, instauré mercredi en Ile-de-France. Il s'applique quand des projets d'actions terroristes ont été détectés par les services de renseignements - ce qui aurait dû être déjà décidé puisque, nous assure-t-on, plusieurs projets auraient été récemment déjoués - ou quand un acte terroriste a été commis sur le territoire national. 
Des mesures exceptionnelles et temporaires, drastiques, sont alors instaurées, comme interdire les grands rassemblements, le stationnement près des écoles, systématiser les contrôles et patrouilles dans ou aux abords des zones sensibles, telles que les synagogues ? Des cellules de crise sont mises en place, des unités d'intervention et les services spécialisés sont en alerte. Après l'épisode de blocage des accès aux stations de sports d'hiver, alors que des chutes de neige étaient annoncées, il est permis de ne pas se sentir parfaitement en sécurité... 
Les mesures de base restent bien sûr actives, notamment l'interdiction du stationnement près de certains édifices publics qui pourraient constituer une "cible de choix" ou encore le contrôle des bagages dans les aéroports. Le plan gouvernemental Vigipirate, qui relève du Premier ministre et associe tous les ministères, n'a cessé d'évoluer au fil des ans. Son célèbre (?) code couleur (blanc, jaune, orange, rouge, écarlate) a été abandonné en février 2014 au profit de deux niveaux de mobilisation (ci-dessous): "vigilance" et "alerte attentat". Désormais, dans un souci d'embrouille, l'un ou l'autre de ces niveaux est signalé dans l'espace public sous la forme d'un logo triangulaire rouge à bord noir.

Vigipirate doit beaucoup au monde musulman...

Vigipirate a été conçu en 1978 quand l'Europe s'est développée une vague d'actions terroristes. Des terroristes palestiniens avaient ouvert le feu, à l’aéroport d’Orly, sur un groupe de passagers à l’embarquement pour Tel-Aviv. Bilan: 8 morts (trois membres du commando, deux CRS et trois passagers), trois passagers blessés. 

Le 3 octobre 1980, une bombe dissimulée dans la sacoche d’une moto explose devant la synagogue de la rue Copernic à Paris (16e), à l’heure de la prière fait 4 morts et une vingtaine de blessés.

9 août 1982 : un commando de cinq tueurs ouvre le feu et jette des grenades à l’intérieur du restaurant "Goldenberg ", rue des Rosiers, en plein quartier juif de Paris. Bilan : 6 morts et 22 blessés. L’attaque, longtemps attribuée au groupe Abou Nidal, n’est toujours pas élucidée. 

15 juillet 1983 : l’explosion d’une bombe près des comptoirs d’enregistrement de la compagnie Turkish Airlines à l’aéroport d’Orly fait 8 morts et 54 blessés.
31 décembre 1983 : deux morts et 34 blessés à la gare Saint-Charles de Marseille, dans l’explosion d’une bombe placée près des consignes automatiques. Quelques minutes plus tôt, une autre explosion a fait trois morts et trois blessés à bord du TGV Marseille-Paris, à la hauteur de Tain-l’Hermitage (Drôme). Ces deux attentats seront revendiqués notamment par l'" Organisation de la lutte armée arabe " liée à "Carlos". En mars 1985, trois Arméniens sont respectivement condamnés pour cet attentat à la réclusion à perpétuité, à 15 ans et à 10 ans de réclusion criminelle.

17 septembre 1986 : un attentat à la bombe devant le magasin Tati, rue de Rennes à Paris (6e), fait 7 morts et quelque 55 blessés. Il s’inscrit parmi les quinze attentats (dont trois manqués) commis par le réseau terroriste pro-iranien de Fouad Ali Saleh en 1985 et 1986, et qui ont fait au total 13 morts et 303 blessés.

Vigipirate avait été déclenché pour la première fois le 2 janvier 1991 à l'occasion de la guerre du Golfe. 

25 juillet 1995 : une bombe explose dans une rame du Réseau express régional (RER) à la station "Saint-Michel", en plein coeur de Paris, faisant 8 morts et 119 blessés. Cet attentat, attribué aux extrémistes islamistes algériens, fut le plus meurtrier d’une vague de neuf actions terroristes, qui fera au total huit morts et plus de 200 blessés au cours de l’été. En 2002, deux hommes sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour trois de ces attentats.
En septembre 1995, il avait été réactivé après l'explosion d'une voiture piégée devant une école juive de Villeurbanne (Rhône). Le dispositif avait été renforcé en octobre 1995 après l'attentat dans le RER à la station Musée d'Orsay à Paris.

3 décembre 1996 : un attentat à l’explosif dans une rame du RER B à la station Port-Royal (Paris 5ème) fait quatre morts et 91 blessés. Cette action terroriste à la bonbonne de gaz présente des similitudes avec la vague d’attentats de 1995.

En 1998, un renforcement du plan avait été décidé préventivement à l'occasion de la Coupe du monde de football, puis lors de la guerre au Kosovo. Il avait été réactivé le 29 novembre 2000 en Corse, après des attentats.

Gelé en vigilance "rouge" depuis les attentats de Londres en juillet 2005, Vigipirate s'est banalisé en passant régulièrement au niveau "rouge renforcé" pendant les périodes sensibles, comme les fêtes de fin d'année. En mars 2012, le plan Vigipirate était passé brièvement et pour la première fois en alerte "écarlate" dans la région Midi-Pyrénées, au moment des tueries perpétrées par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban (sept personnes assassinées, dont trois enfants).

lundi 9 juin 2014

Algérie: Laurent Fabius s'endort en pleine réunion

Fabius, 68 ans, est-il encore "capable" ?

Le ministre français des Affaires étrangères a peiné à rester vigilant, lundi
, 
au second jour d'un déplacement officiel en Algérie. Laurent Fabius a montré tout l'intérêt qu'il porte aux affaires algériennes.

La vidéo diffusée par la chaîne privée Ennahar TV montre la scène,

qui déclenche un sourire diplomatique chez le ministre algérien de l'Industrie et des Mines. A plusieurs reprises, les yeux lourds du Français se ferment et sa tête, lentement, s'affaisse. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a vainement lutté contre le sommeil, en pleine réunion officielle télévisée.
 










Après une journée de dimanche centrée sur la sécurité au Sahel et la lutte contre le terrorisme, la journée de lundi était tournée vers les affaires, mais Fabius défend-il vraiment les intérêts économiques français ? 
La France est le principal fournisseur de l'Algérie, mais est talonnée par la Chine. C'est aussi le premier investisseur étranger dans le pays, hors hydrocarbures. Traditionnellement tumultueuse, la relation entre Paris et Alger traverse une phase apaisée depuis l'élection de François Hollande en mai 2012.

Fabius a fait son temps: il ne tient plus la distance

Le ministre de Hollande a une forte tendance à perdre le contrôle.
Fabius dort pendant le discours du président Hollande
à Berlin, en février 2013
Souffre-t-il de narcolepsie?

Combien d'heures par jour est-il encore éveillé?

lundi 16 septembre 2013

Les bijoutiers de France refusent de se laisser dépouiller en attendant la police

Les soutiens du bijoutier descendent dans la rue

Les amis de la victime sur Facebook interpellent les amis des agresseurs
La gauche condamne la vigilance citoyenne à  droite 
D'aucuns soupçonnent l'extrême droite d'être à l'origine de la page de soutien qui totalise plus d'un million et demi de "J'aime" à ce jour. Mais la suspicion est difficile à prouver formellement.
Quels record la page Facebook "Soutien au bijoutier de Nice" atteindra-t-elle ? Lancée mercredi, la page a recueilli en trois jours plus d'un million de "J'aime" avec son message simple: "Soutenons ce bijoutier qui ne faisait que son travail". L'homme, qui venait de se faire braquer, avait tiré sur les malfaiteurs qui prenaient la fuite, tuant l'un d'entre eux. La légitime défense n'a pas été retenue par la justice: le Parquet de Mme Taubira a considéré que le bijoutier a tiré dans le dos des deux hommes, une fois leur vol effectué. 
Mais faut-il distinguer les phases d'une agression? 
La préparation est aggravée par la préméditation, mais la fuite est protégée par la loi.

• Qui a créé cette page?
Pour porter un jugement en France, il importe avant tout de savoir qui est l'auteur des propos ou de l'action ... 
Or, les décrypteurs sont dans l'embarras: il leur est difficile de savoir qui est derrière cette page. L'auteur a en effet pris soin de cacher son identité grâce aux paramètres de confidentialité de Facebook. La gauche ne manque donc pas de soupçonner l'extrême droite d'être à l'origine de l'opération. Plusieurs internautes soutenant la page indiquent en effet clairement leur positionnement avec comme photo de profil la flamme du Front national, des blasons "Génération patriotes" ou toute autre référence à l'imagerie frontiste, ce qui suffit à stigmatiser tous les autres. La toute première personne ayant réagi sur la page est d'ailleurs une certaine "Kristel DeFrance". Cette dernière a pour image de profil un poing levé sur un drapeau français, avec écrit "France révolution, Patriote pas collabo". La presse dresse pour l'occasion la liste noire des autres figures de l'extrême droite, comme Fabrice Robert, le président du Bloc identitaire, ou Philippe Vardon, le président de Nissa Rebela, un mouvement identitaire niçois, ont également relayé cette page sur leurs comptes Twitter. Mais il est pour l'heure impossible de faire un lien irréfutable entre la création de cette page Facebook et l'extrême droite.

• Un million paraît énorme à certains: les chiffres sont-ils truqués?
L'accusation est concevable, à la marge. Chaque compte Facebook ne peut «aimer» une page qu'une seule fois. Il est possible que certains internautes se soient créés plusieurs comptes pour multiplier d'autant les «J'aime», mais cela n'aurait pas suffi à atteindre de tels chiffres.
Certains soupçonnent également l'auteur de la page d'avoir acheté des "J'aime" émanant de faux comptes, une pratique courante chez les marques pour gonfler leur popularité. Mais la recherche de ces comptes bidon est rendue difficile par le verrouillage des données privées de la plupart des utilisateurs de ce réseau social: impossible de certifier avec certitude combien d'entre eux vivent réellement en dehors de France si ce champ a été rendu privé par la majorité des utilisateurs, par exemple.

Pour se défendre contre cette accusation, l'administrateur de la page a publié ce dimanche une capture d'écran des statistiques de Facebook sur une période allant du 11 au 13 septembre («il faut encore attendre pour la suite», indique-t-il). Sur cette dernière, on constate que l'écrasante majorité des «J'aime» proviennent de France, partagés entre la métropole (833.632 J'aime) et l'outre-mer (1838 à la Réunion et 1761 en Guadeloupe). Le monde francophone est également concerné, avec 5095 «J'aime» en Suisse, 3485 en Belgique, et 1477 au Canada, qui peuvent provenir du Québec. Restent près de 4000 J'aime provenant des Etats-Unis, qui sont plus suspicieux.

En observant également les statistiques de la page, on s'aperçoit que cette dernière a été
"discutée" plus de 260.000 fois. Cela signifie que ces internautes ont mis en avant "Soutien au bijoutier de Nice" dans leurs flux de publications, afin que leurs amis soient au courant que cette page existe, ou l'ont commenté. Il suffit que quatre des contacts de ces 260.000 personnes "aiment" à leur tour cette page pour que cette dernière totalise un million de fans. C'est ce que l'on appelle la viralité, "positive".

Les commerçants appellent à un rassemblement ce lundi
, en solidarité avec le bijoutier niçois Stephan Turk.

Les Français pourront témoigner leur soutien au bijoutier niçois agressé dans sa boutique. 
"
Vendredi, lors d'une réunion avec le préfet, le maire et le directeur départemental de la sécurité publique, nous avions tablé sur un millier de personnes, avance Bernard Chaix, président de l'office du commerce et de l'artisanat de Nice, à l'initiative du mouvement. Mais cette estimation devrait être largement dépassée. Suite à l'e-mail que nous avons envoyé aux 23 associations locales de commerçants, nous avons enregistré un retour énorme de la part des adhérents. 
Et le mouvement dépasse les frontières de la ville, des participants de tout le département sont attendus." La chambre de commerce locale, la chambre des métiers du département, la CGPME et la chambre syndicale nationale de la bijouterie, dont le président est attendu à Nice, apporteront leur concours. Sans oublier les élus, à commencer par Christian Estrosi, député maire de Nice.

La manifestation doit prendre la forme d'un simple rassemblement. 
Aucun slogan ni banderole n'est prévus. "Il s'agit simplement de témoigner de la solidarité de l'ensemble des commerçants niçois à l'un des leurs, victime d'une agression à main armée", précise Bernard Chaix, qui explique: "Le sujet, ce n'est absolument pas la légitime défense." Un thème sur lequel le groupe identitaire local, Nissa Rebela, surfe allègrement.
1,4 million de fans
"Je serai présent, affirme Philippe Vardon, président de ce mouvement d'extrême droite, à la fois à titre personnel, car je suis commerçant, et en tant que politique. Pour nous, la seule victime, c'est le bijoutier. Nous voulons une loi sur la présomption de légitime défense pour celui qui ne fait que protéger son foyer ou son commerce." 
Via le collectif Ahura Basta, le mouvement identitaire a fait circuler sur Internet une pétition, «Se défendre n'est pas un crime», qui a recueilli 10.000 signatures. Il a aussi abondamment relayé la page Facebook de soutien au bijoutier, qui a dépassé ce week-end 1,4 million de fans dans des conditions qui ont créé la polémique. Y a-t-il manipulation des chiffres via l'achat de «like»? Les commentaires, eux, semblent bien réels…

De son côté,
Stephan Turk, assigné à résidence dans un lieu secret, n'a pas réagi à ce mouvement de solidarité. Il a simplement dit regretter la mort du jeune braqueur, expliquant avoir agi pour se défendre. Des instructions ont été données ce week-end à la police pour tester un nouveau système d'îlotage dans le quartier Notre-Dame où le braquage a eu lieu. "Il ne s'agit pas seulement de faire des rondes, plaide Bernard Chaix, mais d'identifier les commerces sensibles et de les visiter régulièrement."

Dimanche
lors de son intervention télévisée, François Hollande a affiché une fermeté de façade à l'égard de ce qu'il a qualifié de "terrible drame", jusqu'à exprimer sa compassion pour la famille de l'agresseur tué dans l'attaque du commerçant. "C'est à la justice de faire justice et à personne d'autre", a-t-il martelé. Ménageant la chèvre et le chou, il a indiqué qu'il "voit l'exaspération" et a assuré du soutien de l'État les commerçants régulièrement rackettés pour les aider à mieux se protéger, notamment avec un renforcement des forces de police et de la vidéosurveillance.
Le PS et son ancien premier secrétaire ont beaucoup évolué depuis leur opposition à leur développement
En 2011, le PS de Martine Aubry prétendait avoir défini sa ligne sur la sécurité, mais la question de la sécurité a toujours posé problème au Parti socialiste et la vidéosurveillance en était exclue. Son petit livre blanc, publié aux éditions Jean-Claude Gawsewitch, sema à nouveau la zizanie. Intitulé Sécurité, le fiasco de Sarkozy, les propositions du PS, il recensait toutes les fameuses mesures concrètes que les socialistes disaient vouloir mettre en oeuvre s’ils reviennaient au pouvoir. Toutes, sauf une : la vidéosurveillance. "Nous ne croyons pas à la solution miracle de la vidéosurveillance", peut-on lire dans ce petit ouvrage préfacé par Martine Aubry. "La vidéo ne doit être utilisée que dans des endroits clos." Finie donc la préconisation implicite dans la rue ou à ciel ouvert. Dans le même temps, la ch'tite maire de Lille avait assuré à Europe 1 que les maires socialistes auraient toute latitude pour installer des caméras dans leur ville s'il jugeait que le dispositif pouvait être "efficace". Subrepticement ? Mais courageusement...
Et ainsi les braqueurs en fuite étaient-ils  déjà assurés de l'impunité.