POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est organisation terroriste. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est organisation terroriste. Afficher tous les articles

mercredi 27 juillet 2016

"Nous sommes tous des catholiques de France!" clame le président du CFCM

Et si Anouar Kbibech faisait le ménage ?

Le CFCM se disculpe en assurant que la radicalisation se passe souvent sur internet et non dans les mosquées

Anouar KbibechLe Conseil français du culte musulmaninstance qui "ne représente pas les musulmans mais le culte musulman," selon Dalil Boubakeur, n'a pas manqué d'apporter son soutien aux catholiques, au lendemain de l'attentat meurtrier par un musulman, dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, sanctuaire religieux près de Rouen. 
Une église, comme une mosquée, un temple ou une synagogue, est un site sacré, de ce fait respecté de tous -dans le monde civilisé- bénéficiant d'un ensemble de protections, du culte et des fidèles qui y cherchent refuge.
Quelques précédents doivent néanmoins 
être signalés comme autant de  sacrilèges exceptionnels criminels :
-
Oradour-sur-Glane, où les nazis de la SS das Reich a brûlé vive la population, le ; 

-
des biens culturels du patrimoine mondial saccagés par des djihadistes en Irak (musée de Ninive à Mossoul
) et en Afghanistan (les Bouddhas de Bâmiyân), victimes du fanatisme islamiste.
Anouar Kbibech, président du CFCM, a souhaité exprimer sa solidarité aux catholiques mercredi, sur France Info, après l'assassinat d'un prêtre, Jacques Hamel, 86 ans, égorgé au pied de l'autel et l'agression également à deux contre un fidèle actuellement entre la vie et la mort, à Saint-Etienne-du-Rouvray, commune communiste de Seine-Maritime.
"La journée de vendredi [jour de prière] sera l'occasion d'exprimer notre solidarité et de transmettre toutes nos condoléances et notre compassion à nos compatriotes de confession catholique.(…) Aujourd'hui, je le dis du fond du cœur, nous sommes tous des catholiques de France !"


A. Kbibech (Conseil Français du Culte Musulman) "Nous sommes tous des catholiques de France" 

"Libération inquiétante de la parole islamophobe"

Cela dit et selon lui, les musulmans de France sont les premières victimes vivantes de cet attentat : "D'abord touchés, en tant que citoyens français qui partagent les mêmes joies et les mêmes malheurs que leurs compatriotes, et également touchés parce que ces actes barbares de terrorisme sont commis prétendument au nom de leur religion qui est l'islam et qui est à des années lumières de ces actes", a-t-il prétendu.

Double peine pour les musulmans ? Non, triple !
"Nous le constatons sur les réseaux sociaux, il y a une libération très inquiétante de la parole islamophobe. Il y a des appels aux meurtres contre les musulmans. L'inquiétude est grandissante." 
La loi du talion, une des plus anciennes lois existantes, consiste en la juste réciprocité du crime et de la peine. Cette loi est souvent symbolisée par l’expression Œil pour œil, dent pour dent. 
Le Coran s’exprime en ces termes:

"Ô les croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : homme libre pour homme libre, esclave pour esclave, femme pour femme. Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. Ceci est un allègement de la part de votre Seigneur et une miséricorde. Donc, quiconque après cela transgresse, aura un châtiment douloureux."
— Sourate II, verset 178

"C’est dans le talion que vous aurez la préservation de la vie, ô vous doués d’intelligence, ainsi atteindrez-vous la piété."
— Sourate II, verset 179

"Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants."

"Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes."
— Sourate V, verset 44-45

"Ame pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, le talion pour les blessures."
— Sourate V, verset 45
"Grande vigilance" dans les mosquées: il est toujours temps, depuis 2012... 

Les musulmans prennent leur part dans la lutte contre la radicalisation, affirme Anouar Kbibech: "Dans les 2.500 mosquées ou lieux de culte musulman, il y a une très grande vigilance et une vraie mobilisation des musulmans de France. S'il y avait un comportement agressif et/ou appelant à la violence ou au terrorisme, les musulmans de France en tant que citoyens responsables feraient le nécessaire", a-t-il menacé, après tant de morts violentes du fait de cette radicalisation.

Mais l'ensemble des cas de radicalisation ne passent pas forcement dans les mosquées, a soutenu le président du CFCM : "Les cas de radicalisation que nous avons constaté sont plutôt des cas isolés qui se passent sur les réseaux sociaux. Il faut mettre en place un vrai plan de prévention de la radicalisation en 'armant' nos imams, nos aumôniers, ceux qui opèrent en milieu pénitentiaire pour leur donner les outils [sécuritaires] et l'argumentaire théologique pour qu'ils puissent démonter tous ces discours djihadistes." 

"La fraternité s'impose à nous tous", Anouar Kbibech, président du CFCM


Puisse cette fraternité théorique de circonstances s'imposer dans les faits...

France Info
, avec sa romancière polyvalente Alice Serrano, dresse un tableau idyllique de cette fraternité inter-communautaire de Saint-Etienne-Du-Rouvray, en s'adressant aux communistes et à l'imam...

Le CFCM comporte en son sein deux représentants de l'UOIF
L'UOIF entretient des liens avec les Frères musulmans. Cette société secrète, qui se compose d'un appareil militaire et d'une organisation ouverte, n'avoue officiellement qu'une renaissance islamique et une lutte non-violente contre "l'emprise laïque occidentale" et "l'imitation aveugle du modèle européen" en terre d'islam, mais son objectif réel est la restauration du califat islamique. Cette organisation panislamiste est officiellement considérée comme organisation terroriste par le gouvernement égyptien, la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Certains groupes de partisans se sont constitués en mouvements autonomes, comme le Jama’a al-islamiya ou encore le Hamas, actif à Gaza.

Accusé de financement du Hamas, le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP) est aussi lié à l'UOIF. Il est placé sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada et des des États-Unis

Dans son édition du 29 avril 2015,
Le Canard enchaîné a dénoncé un "coup de CROUS" de l'UNEF (syndicat étudiant dominant) auprès du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) en faveur d'un protégé de l'association des Etudiants musulmans de France (EMF), Sid Ahmed Ghlam, né en Algérie, suspecté de l'assassinat d'Aurélie Châtelain (tuée d'une balle dans le cœur à Villejuif ) et mis en examen aussi pour des actes (des repérages autour des deux principales églises de Villejuif et la basilique du Sacré Coeur de Paris) et attentats terroristes commis au nom de l'islam. Le directeur du CNOUS nie que le terroriste ait bénéficié d'une intervention politique, mais le rédacteur en chef du Canard enchaîné maintient l'affirmation que le syndicat étudiant a été pistonné pour se loger dans une résidence étudiante.
Une accusation particulièrement grave au regard de l'assassinat du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray.Selon François Molins, procureur de la République, au moment de son arrestation, Ghlam "était en contact avec une autre personne pouvant se trouver en Syrie avec laquelle il échangeait sur les modalités de commission d'un attentat, ce dernier lui demandant explicitement de cibler particulièrement une église".  

vendredi 1 août 2014

Dans le viseur du gouvernement, la LDJ est en sursis

Révolutionnaires et violentes, le NPA ou les Femen, organisations épargnées

Les prétextes de Hollande et Valls
Elle existe aussi et
prospère sous Hollande
Des pro-palestiniens manifestaient pourtant en dépit de l'interdiction de la préfecture de police mais, pour justifier son intention de dissoudre la LDJ, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, prend pourtant prétexte d'accrochages avec les activistes lancés par le NPA, parti trotskiste révolutionnaire. La Ligue de Défense Juive, organisation également musclée, s'était interposée entre les agresseurs et la synagoque de la rue de la Roquette, Paris 11e. 

Le motif de protection d'un lieu de culte ne pèse pas lourd en république laïque. 
Boutault à la manif pro-Hamas
à Barbès, le 23 juillet 2014
Au 17 de la rue des Rosiers, dans le 4e voisin, se trouve aussi une synagogue et le maire du 2e arrondissement où se situe le quartier multi-ethnique du Sentier, mais traditionnellement juif, n'est autre que Jacques Boutault (EELV) qui manifesta à Barbès avec les pro-Hamas. Lien PaSiDupes 
La manifestation était interdite et donna lieu à des émeutes, le 19 juillet, mais l'élu Verts n'est pas inquiété. En revanche, l'organisateur trotskiste du NPA, Alain Pojolat, est convoqué le 22 octobre devant la 24e chambre du TGI de Paris.

Or, s'il n'est pas journaliste, chacun garde aussi à l'esprit l'attentat de 1982, 7 rue des Rosiers, dont la motivation antisémite est avérée, puisque le restaurant Goldenberg situé dans le quartier du Marais à Paris était la cible du Fatah-Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal, groupe dissident de l'OLP, identifié en 2011 par la justice française comme responsable de la fusillade qui a fait 6 morts et 22 blessés.

Des organisations terroristes ont la faveur du pouvoir socialiste
L'ex-Fatah est l'une des organisations terroristes placées sur la liste officielle du Canada, des USA, de l'U.E et du Royaume-Uni.
Une autre est le Hamas, Mouvement de résistance islamique, pour lequel les manifestants pro-palestiniens ont été autorisés à manifester, à l'appel du NPA et du PCF, est sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada, des USA et de l'Union européenne. Il est classé terroriste par Israël et par le Japon.

Les antifa aussi seraient plus convenables s'ils sont révolutionnaires ...
   
Le ministère de l’Intérieur étudie la possibilité juridique de dissoudre le groupuscule "d’autodéfense" juif.

La dissolution de la Ligue de défense juive (LDJ) est aujourd’hui sérieusement envisagée par le ministère de l’Intérieur. A gauche, ses adversaires considèrent cette association d’autodéfense communautaire comme une milice. Comme les Femen, féministes révolutionnaires, ou les antifa, qu'ils soient de droite ou de gauche, les sionistes de la LDJ ont pris l'habitude de riposter aux menaces contre la communauté juive à partir de 2001.
Condamnés par les institutions juives anti-sionistes, ses membres ne sont qu’une poignée, mais sont cependant accusés, comme certains pro-palestiniens radicaux, d’attiser les tensions inter-communautaires en France, alors que se succèdent les manifestations liées au conflit armé à Gaza.

Motifs ethniques
La DLPAJ [Direction des libertés publiques et des affaires juridiques] cherche sans relâche des motifs d’interdiction de la LDJ, admet une source policière. "Nous menons l’analyse la plus fine possible pour être certains que c’est faisable," fait valoir cette direction du ministère de l’Intérieur. Le procédure est en effet encadrée en droit. L’article 212-1 du code de la sécurité intérieure mentionne sept critères pouvant justifier une dissolution par décret en Conseil des ministres. 
Femen à l'entraînement
Deux d’entre eux pourraient être invoqués contre la LDJ. L’un concerne les groupes qui "provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence pour motifs ethniques ou religieux, ou propagent des idées encourageant cette discrimination", mais les provocations dans une rue notoirement juive venaient des manifestants pro-palestiniens, et l’autre, ceux "qui présentent, par leur forme et leur organisation militaires, le caractère de groupes de combat ou de milices privées". Ce que sont par ailleurs les Femen.

La LDJ, n’étant pas dotée de statuts légaux, n’est pas officiellement une association. Mais l’article 212-1 permet également la dissolution de "groupements de fait" - appliquée par exemple au groupe suprémaciste noir Tribu Ka en 2006, ou encore aux groupes d’extrême droite Jeunesses nationalistes révolutionnaires et Troisième voie de Serge Ayoub, en juillet 2013, suite à la mort du jeune Clément Méric. Il semblerait donc que l'extrême gauche ne recèle aucun groupe d'ultra-gauche...  "En matière de dissolution, il n’y a strictement aucune différence entre une association et un groupement de fait, explique Nicolas Gardères, l’avocat de Serge Ayoub. Même non déclaré, un tel groupe émet des tracts, anime une page Facebook, organise des réunions, appelle à des rassemblements… Autant de choses que la dissolution interdit. Son logo ne doit plus apparaître." Et si l’organisation poursuit malgré tout ses activités, ses dirigeants encourent des poursuites pour "reconstitution de ligue dissoute".

Les groupes radicaux dissimulateurs 

Selon l’avocat (par ailleurs militant EE-LV), la LDJ répondrait à la définition d’une milice privée, 
Le drapeau djihadiste du front Al-Nosra
 rebelles armés affilié à al-Qaïda
flotte au coeur de Paris
avec les manifestants pro-palestiniens
en ce qu’elle présente "une organisation hiérarchique paramilitaire, l’obéissance de tous à un chef, des entraînements collectifs aux arts martiaux, une capacité à orchestrer des coups de forces". 
La dissolution du mouvement n’est, pour autant, pas encore acquise, tnt elle est partiale. Les services juridiques de Beauvau veulent d’abord s’assurer que leur argumentaire est imparable, un aveu d'incertitude lourd de sens sur le bien-fondé d'un projet d'action partisane. "On ne prendra pas le risque de perdre en justice contre la LDJ, explique une source policière. D’autant que depuis quelques années, ce mouvement est légitimé de fait par la montée de antisémitisme, dont les émeutes pro-Gaza sont la démonstration sur le sol français et que certains faits ou accusations sont ou prescrits ou infondés. 

Mercredi, les services du ministère ont d’ailleurs décortiqué la réponse du Conseil d’Etat au recours déposé par Serge Ayoub, qui contestait la dissolution de ses organisations. L’étude de l’arrêt, qui confirme deux dissolutions et en annule une, doit permettre d'étayer les arguments juridiques du gouvernement et de sécuriser une éventuelle procédure à l’encontre de la LDJ.

Les spécialistes des mouvements radicaux sont toutefois divisés sur l’opportunité des dissolutions.
Le NPA est gravement responsable des émeutes de Barbès

En effet, de telles organisations ont au moins l’avantage de concentrer les militants ultras, facilitant leur surveillance par les autorités. Elles canalisent leur engagement et évitent souvent les débordements les plus extrêmes. A l’inverse, une dissolution risque de disséminer et de livrer à eux-mêmes les éléments les plus radicaux.

Hollande ne dissout que les extrémistes de droite
Groupe Action antifasciste Paris-banlieue de Clément Méric, 
avec foulards et cagoules 

Le président réclame à la gauche un brevet de bon socialiste
Le père de François Hollande est en effet un ancien partisan de l'OAS et candidat de Me Jean-Louis Tixier-Vignancour...

Restent aussi les Femen
Une organisation para-militaire longtemps hébergée par la Mairie de Paris dans le 18e arrondissement, au coeur de Paris, là où eurent lieu les violences urbaines de Barbès.

dimanche 27 juillet 2014

Manifestation de l'extrême gauche pro-palestinienne à Paris: 41 gardes à vue

Service minimum de l'AFP sur la défiance de l'extrême gauche internationale à Hollande

L'agence de presse officielle met l'accent sur la répression
Petits heurts et débordements pro-palestiniens
à Paris, le 26 juillet 2014, selon l'AFP
"Quarante-et-une personnes étaient dimanche matin en garde à vue sur un total de 65 interpellées la veille en marge d'une manifestation pro-palestinienne à Paris interdite [la construction de phrase met en valeur l'interdiction...] et qui a donné lieu à des incidents, a-t-on appris de source judiciaire.

Elles sont notamment soupçonnées de "violences volontaires aggravées" (avec arme ou en réunion [pas mal, pour des "incidents"!] sur les forces de l'ordre et "rébellion" [sur qui ou contre qui? Hollande et Valls?], a-t-on précisé de même source." [on ne se mouille pas à l'AFP: on se contente de diffuser les éléments de langage reçus de Matignon]

"Une des personnes gardées à vue est mineure 

[L'agence de presse gouvernementale poursuit son compte-rendu comptable sous l'angle de la fermeté gouvernementale] Samedi soir, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, dressant à la préfecture de police de Paris le bilan de la journée, avait fait état de quelque 70 interpellations et 30 gardes à vue, ainsi que d'une douzaine de policiers et gendarmes mobiles légèrement blessés.

 Le Hamas, mouvement islamiste antisioniste et antisémite
 constitué de branches politique et armée,
est  sur 
la liste officielle des organisations terroristes de plusieurs pays 

Selon les estimations respectives de la police et des organisateursentre 4.000 et 10.000 personnes avaient bravé samedi l'interdiction de manifester décidée par la préfecture [et peut-être un peu le gouvernement !...], en raison selon elle de risques de troubles à l'ordre public.

"Boycott, désinvestissement et sanctions" 
est une campagne internationale
Le rassemblement, toléré malgré tout sur la place de la République bouclée par les forces de l'ordre, avait donné lieu à des heurts [et c'est peu dire] lorsque des petits groupes [l'AFP, quand elle veut, est un peu floue...] ont commencé à lancer des projectiles sur les CRS et gendarmes. Les "débordements" ont été dans l'ensemble contenus par les forces de l'ordre." [Félicitations de l'AFP au patron.

Les images du web démentent que les activistes de l'extrême gauche seraient des "casseurs" incontrôlés "en marge" de la manif et que les "personnes" interpellées auraient été "dans l'ensemble contenus par les forces de l'ordre." C'est en outre faire peu cas de la collaboration des nervis des organisateurs en gilets jaunes. 
Mais quand l'AFP cessera-t-elle donc de prendre les Français pour des gogos? ] 

samedi 14 juin 2014

Irak: l’EIIL a supplanté Al-Qaïda

En perte d'influence, Al-Qaïda entre en rivalité avec l’EIIL 

Les djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant sont à 160 kilomètres de Bagdad
.
EN IMAGES - Irak : l’offensive fulgurante des djihadistes
Les combattants djihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont réussi mardi ce que l’organisation terroriste Al-Qaïda n’avait encore jamais fait: prendre le contrôle d’une région entière, sans résistance. Les islamistes se sont en effet emparés de Mossoul, la deuxième ville d’Irak, et avancent sur Bagdad, la capitale.


Le chef de l’EIIL, Abou Bakr Al-Baghdadi, décrit comme un "nouveau Ben Laden",a refusé de faire allégeance à Al-Qaïda.
 
Bien que l’EIIL soit au départ une émanation de la branche irakienne d’Al-Qaïdail a fait scission avec ses dirigeants et conteste ouvertement l’autorité du chef d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri. Il s’oppose frontalement au n°1 du mouvement terroriste, Ayman Al-Zaouahri, à qui il a refusé de prêter allégeance à la mort d’Oussama Ben Laden. Pour ses partisans, Al-Baghdadi représente la nouvelle génération de djihadistes, l’après-Al-Qaïda : "Il a été désigné par cheikh Oussama pour établir l’Etat, c’était son plan avant qu’il ne soit tué", estime le combattant islamiste. Il sait attirer les jeunes et se montre plus ouvert aux apprentis djihadistes que les officiers d’Ayman Al-Zaouahri. Il entend supplanter l’organisation terroriste et il semble bien près d'y parvenir.

Les deux groupes partagent la même idéologie djihadiste et non pas le même "projet politique", explique l’islamologue Romain Caillet, de l’Institut français du Proche-Orient. "Du point de vue du djihadiste", l’EIIL a en effet une "valeur ajoutée par rapport à celui d’Al-Qaïda : Al-Qaïda, c’est une lutte globalisée, déterritorialisée, tandis que l’EIIL se voit comme un véritable Etat en fonctionnement". Et en participant à "l’édification d’un Etat islamique", les partisans de l’EIIL ont donc l’impression d’avoir "passé une étape supérieure à celle d’Al-Qaida".

Les surgeons d'al-Qaïda se développent 
Des combattants de l'EIIL sont entré à Mossul
L’organisation terroriste fondée par Oussama Ben Laden pâtit aussi de sa structure éclatée. "Détruite en Afghanistan par l’offensive américaine", sa direction a vu ses "débris" se reconstituer, poursuit le chercheur. C’est grâce à ses "branches régionales", comme Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) ou Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), que l’organisation a pu retrouver de la vigueur. Mais aujourd’hui, certains de ces "drageons" menacent de lâcher leur support, à l’image d’Aqpa, la dernière branche d’Al-Qaïda dans le monde arabe.

Le problème d'al-Qaïda est aussi l'éloignement du successeur de Ben Laden, Zawahiri. Celui-ci est "bloqué au Waziristan" (Pakistan), "loin du monde arabe" et il est "en train de perdre son autorité", tandis que le jeune Baghdadi a au contraire renforcé la sienne pour parvenir à incarner une nouvelle génération de djihadistes. Il se montre aussi plus ouvert au recrutement de nouveaux combattants.

La communication de Baghdadi est plus efficace. Au-delà de la personnalité du chef, le mode de communication de l’EIIL "ringardise celui d’Al-Qaïda". Plus efficace, surtout sur les réseaux sociaux, il attire des jeunes. Mais aussi un "état-major militaire beaucoup plus compétent que celui d’Al-Qaïda", souligne Romain Caillet, détaillant : "ceux qui ont fondé la structure militaire de l’EIIL sont d’anciens cadres du régime de Saddam Hussein: colonels d’état-major, officiers des services de renseignement, ou encore officiers de la garde présidentielle".

lundi 30 décembre 2013

Proche Orient: François Hollande, marchand d'armes au Liban

La France va fournir pour 2,2 milliards d’euros d’armes au Liban

L
’Arabie saoudite va verser 2,2 milliards d’euros pour permettre au Liban d'acheter des armes à la France
  

Le président libanais Michel Sleimane a annoncé dimanche que l’Arabie saoudite versera  3 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) pour acheter de l’armement français. "Il s'agit de l'aide la plus importante dans l'histoire du Liban et de l'armée libanaise", a-t-il annoncé dans une intervention diffusée sur les télévisions libanaises. "Le roi saoudien a décidé d'octroyer une importante aide au Liban d'une valeur de trois milliards de dollars alloués à l'armée libanaise pour renforcer ses capacités. […] Les armes seront achetées à l'État français dans les plus brefs délais vu les relations historiques qui le lient au Liban et à l'étroite coopération militaire entre les deux pays", a expliqué le président libanais.

L’accord s’inscrit dans la logique géopolitique de l’Arabie saoudite
Négocié à la faveur d’une rencontre diplomatique entre le roi Abdallah d’Arabie saoudite et le président français François Hollande, cet accord sert la politique du royaume sunnite (85 à 90 % des musulmans dits orthodoxes, Liban, Syrie, Irak, Inde) qui n’a jamais caché son aversion pour le Hezbollah chiite (15 % des musulmans, dont 90 % de la population iranienne), ainsi que pour le régime de Damas, en Syrie. 

Le Hezbollah
, mouvement politique chiite libanais possédant une branche armée (Résistance islamique) créée en 1982 en s'appuyant sur un financement iranien, est le parti politique officiel au Liban. 
Les États-Unis, le Canada, l'Australie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Bahreïn l'ont placé sur la liste des organisations terroristes. L'Union européenne a aussi classé la branche militaire du Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes.

La vie politique du Liban
est réglée 
par le Pacte national de 1943 et son fonctionnemenent repose sur un compromis non écrit entre les trois communautés majoritaires: sunnites, chiites et maronites. Les sunnites acceptent l'indépendance du Liban,les maronites reconnaissent le caractère arabe du pays et ne demandent plus l'aide des pays occidentaux, tandis que les Chiites travaillent à l'unification du pays avec la Syrie. Les plus hautes fonctions de l'État sont réparties entre les communautés : les maronites obtiennent la présidence de la République et de ce fait le commandement de l'Armée, les sunnites obtiennent le poste de premier ministre et les chiites, le poste de président de l'Assemblée nationale.

Une armée libanaise sous-équipée en armement moderne

Le capitaine de pédalo
se reconvertit
dans les hélicoptères
En visite officielle à Riyad, le président français François Hollande s’est engagé à répondre à toutes les demandes de fournitures d’équipement de l’armée libanaise"J'ai des relations avec le président Sleimane [...] et s'il y a des demandes qui nous sont adressées, nous les satisferons", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse en fin de journée. Michel Sleimane n’a cependant pas précisé le type d’armes que comptait acquérir le Liban auprès de la France. 

Les forces armées libanaises sont actuellement confrontés à de nombreux défis. 
Outre sa mission de défense du territoire, l’armée est également chargée de soutenir les forces de police dans les missions de maintien de l’ordre, alors que le pays est confronté à des violences entre les différentes communautés qui le composent.
Vingt-trois ans après la fin de la guerre civile, l’armée du Liban est faiblement équipée en armement modernes. Elle dispose de transports de troupe américains, de chars soviétiques et de canons mais ne compte par exemple aucun hélicoptère de combat. Or, la France dispose de l'Eurocopter Tigre (ou EC665) , un hélicoptère d'attaque franco-allemand construit par Eurocopter.
Au cours des dernières années, elle a reçu plusieurs aides en provenance des États-Unis et de la France, mais aucune ne comprenait la livraison d’armes lourdes. Le Tigre st un hélicoptère multi-rôles pour le champ de bataille.

François Hollande saura-t-il vendre le Rafale de Dassault ?
Depuis son arrivée au pouvoir, Hollande a essuyé un revers au Brésil : le 18 décembre 2013, le ministère de la défense brésilien a annoncé qu'il retient le suédois Saab. Reste au marchand d'armes français à conclure avec l'Inde qui depuis janvier 2012 est en négociation exclusive avec Dassault aviation pour 126 avions après avoir éliminé en finale l'Eurofighter Typhoon britannique. Or, l'Arabie saoudite a déjà commandé 72 Eurofighter Typhoon (développé par le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne), en août 2006.

Hollande saura-t-il promouvoir le Rafale,
plutôt que de simplement satisfaire la volonté saoudienne de contrecarrer la Syrie et le 
Hezbollah au Liban ?