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jeudi 18 avril 2019

Humanisme : sa grandeur Macron vend des armes qui tuent au Yémen


Le socialiste Le Drian continue de faire commerce de la mort

Quelles armes françaises sont utilisées au Yémen ?

Résultat de recherche d'images pour "Macron emir arabie"La France a augmenté ses ventes d’armes aux belligérants depuis que l’Arabie saoudite a lancé, le 25 mars 2015, une opération militaire au Yémen, à la tête d’une coalition de dix pays. 
En 2015, l'Arabie saoudite a lancé un blocus qui empêche l'importation de produits alimentaires, déclenchant la plus grande crise humanitaire du moment. Le Yémen - qui contrôle avec Djibouti le détroit de Bab-el-Mandeb ouvrant sur le canal de Suez - se classe 178e sur 189 pays à l'indice de développement humain de l'ONU en 2017. Human Rights Watch a rapporté de la discrimination et de la violence envers les femmes yéménites et a dénoncé l'abolition de l'âge minimum du mariage pour les femmes, fixé à 15 ans (16 ans en Arabie saoudite, depuis 2013).
Selon Amnesty International et l’Observatoire de l’armement, la France aurait accordé en 2015 et 2016 des licences à des entreprises françaises pour la fourniture de matériels de guerre – et assimilés – pour un montant de plus de 19 milliards d’euros à l’Arabie saoudite et pour un montant de 25,6 milliards d’euros aux Emirats arabes unis (EAU).

Selon le rapport annuel du traité sur le commerce des armes (TCA), la France a livré à l’Arabie saoudite 115 véhicules blindés de combat Aravis et 745 fusils de précision en 2015, 276 véhicules blindés de combat, deux systèmes d’artillerie de gros calibre (90 et 105 mm) et 500 fusils de précision en 2016. 29 missiles ont été livrés aux Emirats arabes unis en 2016.

Le gouvernement français continue à autoriser la signature de nouveaux contrats comme en novembre 2017
un contrat pour la vente de corvettes Gowind 2500 (petit navire de guerre, léger et rapide) aux Emirats arabes unis ou, début janvier 2018, la fourniture de patrouilleurs de type Combattante FS56, à l’Arabie saoudite

Par ailleurs, des canons Caesar auraient été livrés à Riyad en 2017 et des négociations sont en cours pour la vente de blindés Titus. La coopération bilatérale entre Paris et le royaume se poursuit également avec, en octobre 2017, un exercice militaire commun pour la pratique du combat en zone montagneuse entre forces spéciales françaises et saoudiennes dans la région de Taëf.

Selon Amnesty International, l’utilisation d’armes françaises dans le conflit yéménite est établie, notamment des chars Leclerc et des Mirage 2000-9 fournis aux Emirats. La France continue à livrer des munitions probablement utilisées au Yémen, à assurer la maintenance et à fournir une assistance technique pour des matériels engagés au Yémen, à l’exemple des chars Leclerc.

Dans quel cadre la France vend-elle des armes et qui décide ?

Résultat de recherche d'images pour "combats au Yemen"

La France est couverte par des engagements internationaux dans le cadre du traité sur le commerce des armes (TCA
), adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en 2013, qu’elle a ratifié en 2014, et de la position commune de l’Union européenne établie en 2008. 
Ce droit international est toutefois sujet à interprétation. "Les deux textes fixent une liste de critères mais ce sont bien les gouvernements nationaux qui autorisent ou non les exportations, selon leurs propres règles et leur propre interprétation de ces critères", explique Lucie Béraud-Sudreau, chercheuse à l’International Institute for Strategic Studies (IISS) à Londres.

Concrètement, la décision est prise par le premier ministre
sur avis de la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG), composée de représentants des ministères des Affaires étrangères, des Armées et de l’Economie. C’est elle qui examine les demandes de licence effectuées par les entreprises auprès de l’Etat.

"Nous devons demander une autorisation, avant même de pouvoir commencer à négocier un contrat, confirme un important industriel français du secteur de l’armement. Puis ces négociations sont suivies de près par l’Etat. Et, à la fin, il vérifie que le matériel livré correspond bien à ce qui a été autorisé. On ne nous signe jamais une autorisation en blanc. Les procédures sont très strictes."


Dans les cas les plus difficiles, la décision est renvoyée à une réunion " post-CIEEMG", d’un niveau hiérarchique supérieur, et, si le désaccord persiste, au président de la République.
Chaque année, la France rend compte de ses exportations d’armes dans plusieurs rapports, notamment au Parlement (le député LREM, un ex-socialiste ,
Jean-Jacques Bridey), au TCA et au registre des Nations unies sur les armes classiques. 
Déjà soupçonné d’avoir cumulé illégalement ses indemnités, JJ Bridey, président de la commission de la défense à l’Assemblée nationale, a aussi laissé derrière lui une montagne de notes de frais en quittant ses fonctions locales à l’été 2017. Mais il ne se souvient plus du nom des personnes avec qui il dînait.

Mais cette transparence gouvernementale a des limites. 
L’information arrive avec retard au Parlement et reste insuffisamment détaillée, ne suscitant ni vrai débat, ni contrôle efficace.

Que représente pour la France la vente d’armes aux pays étrangers ?
Le secteur des industries de défense est prospère en France. 
Des armes françaises tuent au Yémen
Des chars Leclerc français appartenant à
la coalition militaire menée par
l’Arabie saoudite interviennent au Yémen
Il compte une dizaine de grands groupes, comme Thales, Dassault, MBDA ou Airbus, mais aussi 4.000 petites ou moyennes entreprises réparties sur tout le territoire français. Selon la Direction générale de l’armement (DGA), les industries de défense représentent "165.000 emplois directs à haute technicité et non délocalisables, et un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros par an, hors activité de maintenance".

La France est un des rares pays au monde à pouvoir produire seule un avion de chasse ou à pouvoir concevoir et fabriquer un sous-marin nucléaire. Elle a également la capacité de fabriquer des missiles, des chars et des navires, mais aussi des radars et équipements de télécommunication ou des satellites d’observation. Elle est capable de lancer ces satellites sans dépendre de personne. 
Préserver cette autonomie coûte cher. C’est pourquoi les entreprises françaises se sont organisées pour exporter, de façon à pouvoir financer le développement de nouveaux systèmes d’armes que la France ne pourrait pas s’offrir seule.

"C’est le général de Gaulle qui a mis en place une politique étrangère et de défense axée sur la question de l’indépendance", rappelle Lucie Béraud-Sudreau. Ce choix est lié, notamment, à celui de disposer de l’arme nucléaire.

Interrogés pour savoir s’ils redoutent d’êtres mis en cause pénalement, les grands groupes du secteur militaire que nous avons joints se défendent d’avoir commis des actes illégaux. Naval Group, qui a vendu des frégates à l’Arabie saoudite, assure qu’il "respecte scrupuleusement la loi". Chez Dassault Aviation, on répond que "l’exportation de matériel militaire français est totalement contrôlée par l’Etat". La réaction est similaire dans toutes les entreprises concernées qui acceptent de communiquer.

Pourquoi le marché saoudien est-il autant convoité ?

Résultat de recherche d'images pour "MBS en visite en France 8 avril 2018"
Les dépenses militaires dans le monde ont connu une hausse en 2016 de + 0,4 % pour atteindre 1.544,3 milliards d’euros, soit 2,2 % du PIB mondial ou… l’intégralité du PIB de l’Inde. L’Arabie saoudite arrive en 4e position derrière la Russie, la Chine et les Etats-Unis, en tête avec 497 milliards d’euros. En 2016, Riyad avait dépensé 51,8 milliards d’euros, un chiffre en baisse. Mais, depuis, elle se rattrape. En visite à Londres début mars, le prince saoudien Mohammed Ben Salmane (MBS) a fait son marché. Il est reparti après avoir acheté 48 avions de combat Eurofighter Typhoon, un contrat potentiel de plusieurs milliards d’euros et signé un protocole d’accord avec le groupe de défense britannique BAE Systems. Selon l’ONG Avaaz, la valeur des exportations d’armes britanniques vers l’Arabie saoudite s’élevait à 1,22 milliard d’euros pour le seul premier semestre 2017.

Liée par un partenariat datant de 1945, qui assure au royaume une protection militaire contre un accès privilégié au pétrole, l’Arabie saoudite est toujours dépendante de son allié américain en termes militaires. En mars 2018, MBS a effectué une tournée aux Etats-Unis en pays ami. C’est en effet à Riyad, en mai 2017 que Donald Trump a effectué son premier déplacement présidentiel à l’étranger. A cette occasion, les deux pays avaient annoncé des méga-contrats excédant 380 milliards de dollars (309 milliards d’euros), dont 110 (89,6 milliards d’euros) pour des ventes d’armes américaines à Riyad. 
Après Washington, MBS devait se rendre en France, après une première rencontre-éclair à l'aéroport de Ryad, quand Macron avait fait un crochet en Arabie Saoudite au moment de sa visite à Abu Dhabi. Prévue fin février, la date de son voyage a été reportée au 8 avril, pour trois jours, contre trois semaines aux Etats-Unis.

vendredi 4 décembre 2015

Hollande en rupture de stock de bombes contre Daesh...

Le chef de guerre français commande "en urgence" des bombes pour pouvoir frapper Daesh... 

Le Monde révèle que l'intensification des frappes françaises en Syrie et en Irak a poussé le ministère de la Défense à passer "en urgence" de nouvelles commandes de munitions 

Afficher l'image d'origineL'armée française bombarde les positions de l'organisation Etat islamique (EI),
notamment avec ses Rafale et Hollande se félicite d'avoir tué au moins 1.000 djihadistes de l'organisation Etat islamique. 
Mais, en se mettant en vedette ce vendredi sur le Charles-de-Gaulle dépêché dans la Méditerranée pour faciliter les opérations militaires contre Daesh, François Hollande a voulu transmettre un message: les frappes françaises contre le groupe terroriste en Syrie et en Irak ne cessent de s'accentuer depuis les attentats de Paris. Et l'utilisation du célèbre porte-avions n'y est pas étranger, d'après l'Elysée. Il aurait permis à la France d'élever à 20% son niveau de participation dans les bombardements menés par la coalition internationale. Avant cela, la contribution française ne s'élevait qu'à 5%, soit 25% quand les Etats-Unis mènent à eux-seuls 80% des opérations. Faites le compte !... Et la part de propagande. 

Selon Le Monde, les frappes françaises seraient désormais quotidiennes. 

680 bombes auraient déjà été larguées via les avions Rafale et Mirage de l'armée. "Conséquence logique", poursuit le quotidien et organe officieux du PS, le ministère de la Défense vient de commander "en urgence" des munitions et des bombes "à des industriels... américains". "Après le lâche et terrible attentat qui a frappé notre pays, j'ai décidé d'intensifier le combat contre Daesh", a lancé le chef de l'Etat lors de sa visite ce vendredi, mais inconscient d'avoir dépassé sa capacité en armement. C'est pareil en matière d'arrosage de crédits sur l'Afrique ou les uns et les autres en France. "J'ai confiance en vous et en vos chefs; je vous exprime la gratitude de la Nation pour ce que vous faites et ce que vous allez faire", a clamé le démagogue à l'attention des soldats. 

1.000 djihadistes tués du fait d'opérations françaises ? 
Mais, comme pour le reste, l'esbroufe anime le président socialiste puisqu'il est pour l'heure impossible de dire si les frappes de la coalition internationale sont efficaces... 
L'armée s'attache également à bombarder les centres pétroliers du groupe terroriste pour frapper au portefeuille, le pétrole représentant une grande part de ses revenus. 

Pour "certains", le fait que Daesh commette des attentats en Europe est le signe que l'organisation perd du terrain au Moyen-Orient. 
Hollande ferait reculer l'Etat islamique, selon certains, mais qui sont anonymes... 
Pour d'autres, la victoire ne pourra être obtenue uniquement avec des frappes aériennes. "Nous savons, je crois, que sans troupes au sol prêtes à affronter Daech on ne pourra pas complètement l'emporter avec les seuls moyens aériens", a ainsi estimé jeudi John Kerry, le secrétaire d'Etat américain. Hollande se sentira-t-il obligé de ne pas faire moins ? 
Or, on le sait, ni les Etats-Unis ni la France n'ont, pour l'instant, l'intention d'envoyer des soldats en Syrie. "Les Etats-Unis ne veulent pas intervenir au sol après l'enlisement en Irak [en 2003] et la France n'ira pas seule, de peur de tomber dans un bourbier", souligne Frédéric Encel, géopolitologue, auprès de 20 Minutes.

lundi 30 décembre 2013

Proche Orient: François Hollande, marchand d'armes au Liban

La France va fournir pour 2,2 milliards d’euros d’armes au Liban

L
’Arabie saoudite va verser 2,2 milliards d’euros pour permettre au Liban d'acheter des armes à la France
  

Le président libanais Michel Sleimane a annoncé dimanche que l’Arabie saoudite versera  3 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) pour acheter de l’armement français. "Il s'agit de l'aide la plus importante dans l'histoire du Liban et de l'armée libanaise", a-t-il annoncé dans une intervention diffusée sur les télévisions libanaises. "Le roi saoudien a décidé d'octroyer une importante aide au Liban d'une valeur de trois milliards de dollars alloués à l'armée libanaise pour renforcer ses capacités. […] Les armes seront achetées à l'État français dans les plus brefs délais vu les relations historiques qui le lient au Liban et à l'étroite coopération militaire entre les deux pays", a expliqué le président libanais.

L’accord s’inscrit dans la logique géopolitique de l’Arabie saoudite
Négocié à la faveur d’une rencontre diplomatique entre le roi Abdallah d’Arabie saoudite et le président français François Hollande, cet accord sert la politique du royaume sunnite (85 à 90 % des musulmans dits orthodoxes, Liban, Syrie, Irak, Inde) qui n’a jamais caché son aversion pour le Hezbollah chiite (15 % des musulmans, dont 90 % de la population iranienne), ainsi que pour le régime de Damas, en Syrie. 

Le Hezbollah
, mouvement politique chiite libanais possédant une branche armée (Résistance islamique) créée en 1982 en s'appuyant sur un financement iranien, est le parti politique officiel au Liban. 
Les États-Unis, le Canada, l'Australie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Bahreïn l'ont placé sur la liste des organisations terroristes. L'Union européenne a aussi classé la branche militaire du Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes.

La vie politique du Liban
est réglée 
par le Pacte national de 1943 et son fonctionnemenent repose sur un compromis non écrit entre les trois communautés majoritaires: sunnites, chiites et maronites. Les sunnites acceptent l'indépendance du Liban,les maronites reconnaissent le caractère arabe du pays et ne demandent plus l'aide des pays occidentaux, tandis que les Chiites travaillent à l'unification du pays avec la Syrie. Les plus hautes fonctions de l'État sont réparties entre les communautés : les maronites obtiennent la présidence de la République et de ce fait le commandement de l'Armée, les sunnites obtiennent le poste de premier ministre et les chiites, le poste de président de l'Assemblée nationale.

Une armée libanaise sous-équipée en armement moderne

Le capitaine de pédalo
se reconvertit
dans les hélicoptères
En visite officielle à Riyad, le président français François Hollande s’est engagé à répondre à toutes les demandes de fournitures d’équipement de l’armée libanaise"J'ai des relations avec le président Sleimane [...] et s'il y a des demandes qui nous sont adressées, nous les satisferons", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse en fin de journée. Michel Sleimane n’a cependant pas précisé le type d’armes que comptait acquérir le Liban auprès de la France. 

Les forces armées libanaises sont actuellement confrontés à de nombreux défis. 
Outre sa mission de défense du territoire, l’armée est également chargée de soutenir les forces de police dans les missions de maintien de l’ordre, alors que le pays est confronté à des violences entre les différentes communautés qui le composent.
Vingt-trois ans après la fin de la guerre civile, l’armée du Liban est faiblement équipée en armement modernes. Elle dispose de transports de troupe américains, de chars soviétiques et de canons mais ne compte par exemple aucun hélicoptère de combat. Or, la France dispose de l'Eurocopter Tigre (ou EC665) , un hélicoptère d'attaque franco-allemand construit par Eurocopter.
Au cours des dernières années, elle a reçu plusieurs aides en provenance des États-Unis et de la France, mais aucune ne comprenait la livraison d’armes lourdes. Le Tigre st un hélicoptère multi-rôles pour le champ de bataille.

François Hollande saura-t-il vendre le Rafale de Dassault ?
Depuis son arrivée au pouvoir, Hollande a essuyé un revers au Brésil : le 18 décembre 2013, le ministère de la défense brésilien a annoncé qu'il retient le suédois Saab. Reste au marchand d'armes français à conclure avec l'Inde qui depuis janvier 2012 est en négociation exclusive avec Dassault aviation pour 126 avions après avoir éliminé en finale l'Eurofighter Typhoon britannique. Or, l'Arabie saoudite a déjà commandé 72 Eurofighter Typhoon (développé par le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne), en août 2006.

Hollande saura-t-il promouvoir le Rafale,
plutôt que de simplement satisfaire la volonté saoudienne de contrecarrer la Syrie et le 
Hezbollah au Liban ? 

vendredi 15 mars 2013

Hollande ne craint pas d'armer les rebelles syriens

L'opposition dénonce l'incohérence d'un soutien en Syrie et d'une intervention au Mali
Gribouille se jette dans le ruisseau
pour se protéger de la pluie...


Gribouille est-il lucide ? 
Ou d'une sottise affligeante qui conduit  à des situations dangereuses


L'opposition française a mis en garde contre les risques liés à la livraison d'armes aux rebelles syriens annoncée par Hollande et Cameron pour chasser Bachar al Assad du pouvoir après deux ans de guerre civile.
Au Conseil européen de Bruxelles où ils ont plaidé pour une levée de l'embargo de l'Europe au bénéfice des rebelles au pouvoir légitime.

François Hollande balaie les accusations contre sa politique "folle" d'"apprenti-sorcier", opposant sa ..."cohérence" et sa "responsabilité", tout en polémiquant sur es conseils que lui avaient prodigués sur ce sujet l'ancien président Nicolas Sarkozy et des ténors de l'UMP, dans une lettre l'été dernier.
"A peine étais-je élu qu'on me demandait de faire pour la Syrie une aide qui n'avait pas été prévue jusque là", a-t-il rappelé . 
Le détricoteur de l'Elysée se justifie en évoquant une nécessaire ..."continuité, au-delà des alternances" sur ce dossier. 
Le "sale mec" continue d'évoquer le pouvoir précédent sans le nommer. "Certains me demandaient même d'aller à Moscou cet été en toute hâte et de demander à Mme Merkel de m'accompagner pour convaincre M. Poutine". "Certains me demandaient de livrer des armes déjà à cette époque, les mêmes qui aujourd'hui s'interrogent ou s'alarment", a encore dénoncé le président de la gauche.

Hollande est-il  bien malin ? 

Le projet franco-britannique a suscité des inquiétudes dans l'opposition, qui a pointé le risque de voir les armes tomber entre les mains de groupes djihadistes armés opérant en Syrie et dans la région.
"A qui livre-t-on des armes ?", s'est ainsi interrogé François Bayrou sur Europe 1. "Il y a des gens très bien dans la résistance syrienne et puis il y a des fondamentalistes".
"On a vu en Libye ce que faisaient les livraisons d'armes et le fait que ça se répandait dans toute la région et que nous ayons ensuite à les affronter", a ajouté le leader centriste.

Une inquiétude partagée par l'ancien ministre de la Défense et président du Nouveau Centre Hervé Morin, qui a dénoncé un "jeu d'apprenti-sorcier".
"C'est très hasardeux de décider de livrer des armes dont on sait que dans quelques mois elles s'éparpilleront dans cette région du monde", s'est-il inquiété sur Radio Classique.

A l'UMP, le président du groupe à l'Assemblée nationale Christian Jacob a appelé à la prudence et a mis en garde contre tout isolement de la France.
"Je crois que ça ne peut se faire que dans un cadre de partage de décision avec l'Union européenne", a-t-il estimé. "On connaît tous les risques qu'il peut y avoir de savoir où finissent ces armes."

L'opposition est quasi générale

La livraison de missiles sol-air à des rebelles est "extrêmement dangereux", a fait valoir Claude Guéant qui a pointé le risque d'effet "tâche d'huile".
"Ces mouvements djihadistes sont complètement perméables, entretiennent entre eux des relations et je vois avec terreur la perspective d'un avion français ou d'un hélicoptère français au Mali abattu par une arme qu'on aurait livrée", a dit l'ancien ministre de l'Intérieur sur BFM TV-RMC.
La situation en Syrie "est une horreur totale mais si nous livrons des armes je crois que ce qui va se passer, c'est qu'il y aura encore plus de morts", a-t-il mis en garde.

Seul, l'ex-ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, continue en revanche de saluer la position des autorités franco-britanniques sur son blog.
"Je pense qu'elles ont raison et que nous nous déshonorerions en laissant les avions de Bachar al Assad poursuivre les bombardements contre une résistance [ou rebellion ?] qui n'a pas les moyens de se défendre", écrit le maire de Bordeaux. "Si nous n'arrivons pas à entraîner nos partenaires européens sur cette voie, il nous reviendra de prendre l'initiative."

Le Front national a pour sa part qualifié l'initiative franco-britannique de "folie".
"En Syrie nous voulons soutenir qui ? Les islamistes, les djihadistes, c'est-à-dire ceux-là mêmes que nous combattons au Mali. C'est ce que j'appelle une diplomatie de Gribouille", a déclaré Florian Philippot, vice-président du FN sur France 2.
"Bachar al Assad n'est pas notre ami. Mais en même temps on ne va pas armer, financer, au moment où en plus on a des dettes et des déficits, des islamistes et des djihadistes qu'on voudrait soi-disant combattre au Mali. Je crois que ça n'a objectivement aucun sens", a-t-il ajouté.