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jeudi 2 janvier 2020

Mandat international contre Ghosn

Le Liban a reçu un mandat visant l'ancien patron de Renault-Nissan, qui a quitté le Japon où il était détenu 

Interpol est situé à Lyon, dans le quartier de la Cité internationale.

Résultat de recherche d'images pour "Interpol Lyon"
"Le Parquet général [...] a reçu une notice rouge d'Interpol concernant le dossier Carlos Ghosn", a indiqué jeudi 2 janvier le ministre libanais de la Justice, Albert Sarhane, rapporte l'agence de presse officielle ANI. Au terme d'une évasion rocambolesque, l'ex-patron de Renault-Nissan est en effet arrivé lundi au Liban, où son lieu de résidence reste inconnu. "C'est moi seul qui ai organisé mon départ," a assuré Carlos Ghosn.

Les pays membres et les tribunaux internationaux peuvent demander la publication de "notices rouges".
Interpol - dont le secrétaire général est l'Allemand Jürgen Stock - ne peut déclencher d'autorité ni enquêtes ni poursuites, mais peur donner suite à la demande de "notices rouges" par un Etat et ainsi permettre d'assurer la traque planétaire de criminels recherchés. 
Ces avis de recherche internationaux s'appuient sur des mandats d'arrêt nationaux, dont les informations qu'ils contiennent sont transmises aux autres membres via une base de données sécurisée. 

Le Liban qui n'a pas émis de mandat n'est pas demandeur
 
Carlos Ghosn est entré "légalement" dans le pays, avait aussitôt précisé le Liban, pays de naissance de l'industriel, sauveur de l'entreprise française Renault.

Le Franco-libanais avait utilisé un passeport français et une carte d'identité libanaise, avait révélé une source à la présidence. 
De son côté, la Sûreté générale avait fait savoir que rien n'impose "l'adoption de procédures à son encontre", ni ne "l'expose à des poursuites judiciaires" au Liban
Le ministère libanais des Affaires étrangères avait rappelé qu'il n'existe pas non plus d'accords de "coopération judiciaire" ou d'extradition entre le Liban et le Japon.

Carlos Ghosn, qui fut le chef d'entreprise le mieux payé au Japon, y a été arrêté fin 2018. Il fait l'objet de quatre inculpations dans ce pays: deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux autres pour abus de confiance aggravé.

lundi 7 mars 2016

Hollande prive d'armes le Liban, au profit de l'Arabie saoudite

Sans foi, ni loi, le marchand d'armes Hollande maintient le contrat que le Saoudien détourne du Liban, ami historique de la France

Hollande passe outre l'interdiction de l'Union européenne de ventes d'armes à l'Arabie saoudite 

L'Arabie saoudite dicte sa politique à Hollande
et à son ministre Ayrault (février 2016)
Ni arrêté, ni même suspendu, le contrat Donas d'un montant de trois milliards de dollars signé par l'Arabie Saoudite (le financier), le Liban (le client) et la France (le vendeur) est poursuivi, mais il est réaffecté. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir, confirme  les mesures de rétorsion des autorités saoudiennes déçues par l’attitude de Beyrouth dans l’affrontement géopolitique qui les opposent à l’Iran. Le royaume a suspendu ces financements le mois dernier, ainsi qu’une autre aide d’un milliard de dollars. Bien que -ou parce que- l'armée libanaise a un besoin urgent de modernisation de ses équipements militaires, "les contrats seront bien appliqués mais le destinataire sera l'armée saoudienne"... 
Non seulement Hollande détourne les yeux, mais il remet la Légion d'honneur au prince héritier d'Arabie saoudite, tandis que des mises à mort d'opposants sont exécutées en nombre dans le royaume.

Le détournement de la livraison d'armes est assumé
Si les contrats seront effectivement appliqués, ils ne seront pas respectés, puisque le destinataire sera l'armée saoudienne et non plus l'armée libanaisecomme l'a annoncé samedi lors d'une visite à Paris le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir. "En 2014, Ryad avait signé pour le compte du Liban 31 contrats avec une vingtaine de groupes français, par l'intermédiaire d'ODAS, une société anonyme créée par l'Etat français et qui intervient essentiellement dans le royaume saoudien. Au nom du ministère de la Défense, elle négocie et conclut des contrats de gouvernement à gouvernement pour la fourniture d'équipements et de prestations associées dans le domaine de la défense et de la sécurité. "Nous sommes face à une situation où les décisions du Liban sont captées par le Hezbollah, se justifie le ministre saoudien des Affaires étrangères, estimant que les rapports entre le Liban et le Hezbollah auraient évolués depuis 2014. (Les armes) iront à l'Arabie saoudite, pas au Hezbollah", un groupe armé chiite libanais, parfois qualifié de 'djihadiste chiite', soutenu par la République islamique d'Iran, a expliqué Adel al-Jubeir.
"Les discussions se poursuivent entre la France et l'Arabie Saoudite pour la continuation du contrat Donas", avait-on expliqué de "source proche du dossier" ces derniers jours. Entre Paris et Ryad, il y a eu quelques allers-retours de responsables français ces deux dernières semaines pour clarifier la position saoudienne et faire entendre celle de la France. Clairement les ponts n'ont pas été coupés entre les deux pays, mais le courrier de Ryad reçu par Bercy le 19 février a jeté un froid sur les relations bilatérales. Notamment les milieux politiques français étaient irrités par l'attitude du royaume sunnite, considérant que Paris a beaucoup soutenu politiquement Ryad sur la scène internationale ces derniers mois, sans pour autant recueillir de contreparties économiques. 

L'opposition de droite pousse à un rééquilibrage des relations de la France avec les autres pays du Moyen et Proche Orient. 
Les livraisons d'armes françaises à Ryad est aussi pour l'Arabie Saoudite un moyen de mettre la pression sur le gouvernement libanais pour qu'il se raidisse contre l'influence du Hezbollah. Le différend entre Beyrouth et Riyad est apparu en janvier, lorsque le Liban a refusé de voter un communiqué arabe condamnant les attaques de représentations diplomatiques saoudiennes en Iran après l'exécution d'un dignitaire chiite par le royaume wahhabite. Le porte-parole officiel à l'agence saoudienne SPA avait déploré les "campagnes politiques et de presse inspirées par le Hezbollah contre l'Arabie saoudite" et ses "actes terroristes contre les nations arabe et musulmane".
La France participe au chantage de Ryad 

"Ptit zizi" croise les jambes...
Il consiste à mettre la pression sur le Liban pour qu'il donne des gages à l'Arabie Saoudite en échange de la réception des équipements militaires français à travers le contrat Donas, qui prévoit la livraison d'armes pour un montant de 2,1 milliards de dollars et 900 millions pour leur entretien. Au Liban donc de s'émanciper de l'influence du Hezbollah, de gré ou de force.  

Des moyens considérables 
Le programme d'aide saoudien destiné à moderniser l'armée libanaise prévoit la livraison de différents types d'armement fabriqués par les industriels français. La première livraison est intervenue en avril 2015. La France a alors livré 48 missiles antichar Milan prélevés sur les stocks de l'armée française. Une série d'autres équipements - appareils de vision nocturne, véhicules blindés et légers, drones légers, moyens de déminage - devaient être initialement livrés en 2015, mais ce calendrier n'a pas été tenu. 
Dans les prochaines années selon le schéma présenté en 2015 au total 250 véhicules de combat ou de transport de troupes (Renault Trucks Defense), sept hélicoptères Cougar (Airbus helicopters), trois corvettes (CMN) équipées de missiles Mistral (MBDA), de l'artillerie comme 24 canons autotractés Caesar (Nexter Systems) et des équipements de reconnaissance, interception et communication (Thales) devraient être livrés.

Le boycottage financier du terrorisme attendra.
Le mois dernier, le Parlement Européen a voté une résolution pour l’interdiction de ventes d’armes par les pays de l’UE à l’Arabie Saoudite. A l’origine de ce vote, le conflit armé au Yémen qui fait de nombreuses victimes civiles et le constat que la France et la Grande-Bretagne sont les principaux exportateurs d’armes dans la région.
Depuis le printemps 2015, l’Arabie Saoudite est à la tête d’une coalition comprenant le Bahreïn, le Qatar et les Emirats Arables Unis contre le nouveau gouvernement du Yémen, lequel est pourtant reconnu par la communauté internationale. Cette coalition soutenue par Obama s’est formée à la demande l’ancien dirigeant yéménite Abd Rabo Mansour Hadi qui a été contraint de quitter son pays par les rebelles chiites houthistes. Cette coalition sunnite opère de nombreuses frappes aériennes contre les positions rebelles houthis. Il ne s’agit donc pas de simples querelles internes, mais de luttes armées d'influence avec, en arrière-plan, des enjeux géostratégiques sur la région entre Sunnites et Chiites. Le principal point de crispation est le soutien par l’Iran des Houthistes (Houthis, une organisation insurrectionnelle chiite et mouvement sociopolitique au nord-ouest du Yémen qui combat sa marginalisation politique, économique et religieuse (le Yémen est sunnite à 55 % et chiite à 45 %) par le gouvernement dans le cadre de la réunification du Yémen (1990).En janvier, c’est l’usage de bombes à sous-munitions contre le Yémen qui avait suscité l’indignation internationale et amenée à une mise en garde de Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU contre l’Arabie Saoudite. En effet, de nombreuses informations sont remontées confirmant des attaques contre des zones résidentielles et bâtiments civils à Sanaa. Pour l’ONU, cela "pourrait constituer un crime de guerre." Digne de la Légion d'honneur de Hollande au prince héritier du royaume saoudien... Et accessoirement la privatisation de la plage familiale dans le Var ! Ainsi que la nomination de Laurent Fabius, ancien ministre des Affaires étrangères, à la présidence du Conseil constitutionnel.
Les équipements militaires français étaient à l'origine justifiés par un renforcement de l’armée libanaise aux prises avec les répercussions du conflit syrien et la menace djihadiste du groupe État islamique (EI).

vendredi 25 septembre 2015

Ils se disent Syriens, mais un demandeur d'asile sur trois ne l'est pas

Environ 30% des migrants syriens trompent les accueillants sur leur nationalité 

L'Allemagne a fait ce constat lors de leur "enregistrement" pour l'obtention du statut de réfugié

Plus de 3.000 kms à pied, mais propres sur eux
et certains, détenteurs de vrais-faux papiers
Le ministère de l'Intérieur a mis en garde les Etats voisins vendredi. Il se fonde sur ce que constatent les autorités sur place, en particulier la police et Frontex, l'agence chargée de la surveillance des frontières de l'Union européenne.

Cette nationalité bénéficie en effet des avantages aux "réfugiés" d'un pays en guerre
Berlin a décidé de ne plus renvoyer les Syriens vers le pays dans lequel ils sont entrés dans l'Union européenne, comme le prévoit la législation européenne. 
Les réfugiés bénéficient en outre d'un procédure accélérée d'examen de leur dossier. "Nous constatons de faux passeports syriens. Il y a des indications selon lesquelles beaucoup (de migrants) prétendent venir de Syrie mais ne parlent pas un mot d'arabe", a affirmé de son côté le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, lors d'une conférence de presse, alors que l'Allemagne attend entre 800.000 et un million de demandeurs d'asile cette année, un record absolu, contre quelque 200.000 en 2014. 

Quatre faux passeports sur cinq appartiennent à des Syriens 

Pourtant, "80% des faux passeports syriens sont trouvés sur des ressortissants de ce pays", explique une porte-parole de Frontex, citée par le site de l'hebdomadaire d'investigation allemand, 'der Spiegel'. "Ils viennent d'un pays déchiré par la guerre. Beaucoup ont probablement dû quitter rapidement leur maison. Certains n'avaient jamais eu de passeport, poursuit-elle. Et il est très difficile d'en obtenir  des autorités syriennes."  

Des  Palestiniens et des Irakiens utilisent dans une moindre mesure des passeports syriens falsifiés. L'Office fédéral des migrations et des réfugiés (Bundesamt für Migration und Flüchtlinge) est chargé de reconnaître s'il s'agit ou non de Syriens par la langue des demandeurs d'asile. Toujours selon Frontex, des Algériens, des Egyptiens, des Marocains se présentent aussi comme des Syriens mais souvent sans avoir aucun document prouvant qu'ils viennent de ce pays.
Entre janvier et fin juillet, 256.938 personnes ont déposé une demande d'asile en Allemagne, dont 55.587 migrants se réclamant de la nationalité Syrie.
La Syrie est le premier pays d'origine des demandeurs d'asile, devant l'Albanie et le Kosovo. 

Le Liban freine l'afflux de réfugiés palestiniens de Syrie
Le pays compte 1,5 million de réfugiés (syriens et palestiniens) sur son sol. Le Liban a pris officiellement, jeudi, des mesures de sécurité compliquant l'entrée sur son territoire des réfugiés palestiniens. Depuis mai déjà, seuls peuvent entrer sur le territoire ceux munis d'une carte de séjour en règle -délivrée par l'ambassade du Liban à Damas- à la condition qu'il soit en outre détenteurs du visa de la Sûreté générale. Ces mesures, a précisé le ministre, visent à empêcher des dérives.  
"Les Libanais ont peur que les Palestiniens s'installent au Liban de manière permanente [en se faisant passer pour Syriens] (…). Les pays, que ce soit le Liban, la Syrie ou la Jordanie, ont peur d'augmenter le nombre de Palestiniens sur leur territoire. Mais tout cela ne peut pas justifier ces mesures (…) qui vont à l'encontre des obligations internationales de l'État libanais (…)", a expliqué à RFI Nadim Houry, directeur adjoint de la section Moyen-Orient de Human Rights Watch à Beyrouth.
Sur les 75 000 Palestiniens de Syrie ayant quitté ce pays, 53 000 se sont réfugiés au Liban
, qui compte déjà douze camps de réfugiés palestiniens accueillant près de 420.000 exilés.

Les vendeurs de vrais faux passeports font fortune, en plus des passeurs 

D'après le 'Spiegel', le marché des faux passeports syriens est particulièrement florissant en Turquie à des prix et des qualités variés. Harald Doornbos, un journaliste néerlandais travaillant pour 'Nieuwe Revu' ainsi payé 750 euros pour un tel document qu'il a reçu quarante heures après sa commande.
Pour la petite histoire, il avait fourni la photo de Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais. Ce passeport, lui a-t-on assuré, permettait d'aller aisément à Chypre...

samedi 13 décembre 2014

Hollande, marchand d'armes, livrera au Liban

Hollande fait ses affaires sur les conflits du Proche Orient 

"La France va commencer la préparation des livraisons (...) à l'armée libanaise pour qu'elle puisse continuer à jouer son rôle"



"Hier (jeudi), les deux ministres de la Défense libanais et français se sont mis d'accord sur l'ensemble des (mesures) techniques", a déclaré le chef du gouvernement libanais, à l'issue d'un "deal" avec le président François Hollande, à l'Elysée.

Tammam Salam a également salué "la générosité absolument exceptionnelle de l'Arabie Saoudite" qui a financé des livraisons d'armes à son pays "pour un total de quatre milliards de dollars dont trois milliards dans le cadre d'un accord direct avec la France" (lien PaSiDupes, déjà en décembre 2013). "Des confrontations se poursuivent et nous avons besoin de soutien pour nos forces armées, en matériel et en équipement", la France s'étant "engagée à nous soutenir", s'est-il encore félicité.

Le Premier ministre libanais a lancé par ailleurs un nouvel appel à "un soutien international"

Hollande a reçu le Premier ministre libanais 
à l'issue de leur transaction à l'Elysée
Son pays doit en effet "faire face au flux de (1,5 million de) réfugiés et de déplacés syriens". "Nous avons pris soin de nos frères syriens mais nous avons besoin de soutien pour continuer à le faire", a-t-il souligné.



Choisi par la majorité des partis politiques, Tammam Salam a accédé en mars à la tête du gouvernement libanais. Il exerce depuis mai toutes les fonctions exécutives, en l'absence d'un président de la République. Evoquant la vacance du pouvoir depuis la fin du mandat du président Michel Sleimane, le 25 mai, il a noté que si la "présidence de la République (libanaise) est avant tout une affaire libanaise, (...) les Libanais ont toujours eu recours à des amis pour les aider". "Et si nous avons besoin aujourd'hui de l'aide de la France, nous avons constaté que le président français et l'ensemble des responsables sont prêts à nous accorder toute l'aide souhaitée", a-t-il poursuivi.


Les ventes d'armes, une très juteuse affaire pour la France


Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense de Manuel Valls, annonce 6,9 milliards d'euros de commandes de matériels militaires en 2013, alors que la livraison des porte-hélicoptères Mistral français commandés par la Russie reste un moyen de pression politique dans le conflit ukrainien. Une "bonne" année pour les marchands d'armes vertueux socialistes, surtout si on la compare à 2012 (4,8 milliards).

Des ventes d'armes au Liban (3 milliards), à l'Arabie saoudite (4 milliards), à l'Inde (9 milliards) et à d'autres pays encore (Émirats arabes unis, Qatar, entre autres)
font l'objet d'annonces aussi régulières que prématurées, mais ne sont pas concrétisées à ce jour. 

vendredi 12 septembre 2014

Obsèques du journaliste Roger Auque, en présence de Marion Maréchal-Le Pen

Obsèques en présence de nombreuses personnalités politiques, mais dans la discrétion des media

Les obsèques de 
Roger Auque, ancien otage, grand reporter et diplomate  ont eu lieu vendredi 12 septembre 2014
Elles ont rassemblé une centaine d'amis, collègues journalistes et politiques autour de sa famille, dont celle que les media présentent comme sa fille biologique, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen. Le journaliste et diplomate Roger Auque,  otage au Liban pendant près d'un an en 1987, est décédé à Paris à l'âge de 58 ans, des suites d'un cancer, a-t-on appris auprès de son entourage.

Des obsèques discrètes. 
Marion Maréchal-Le Pen est arrivée avec sa fille, Olympe, et sa mère, Yann, fille de Jean-Marie Le Pen, à l'église parisienne de Saint-Germain-des-Prés pour assister aux obsèques de celui qui est identifié comme son père biologique, Roger Auque. Michèle Alliot-Marie, députée européenne (UMP) et ancienne Garde des Sceaux, ainsi que l'ancien député UMP Jean-Pierre Grand étaient également présents.
Des journalistes, notamment Philippe Labro, Philippe Vandel ou Vincent Hervouët, ont assisté à la cérémonie au cours de laquelle leur confrère Jean-Louis Normandin, ancien otage au Liban avec Roger Auque, lui a dédié le poème de Charles Baudelaire 'L'Albatros'.

"Un petit mec de la banlieue de Lille qui est devenu ambassadeur de France"

Roger Auque et Jean-Louis Normandin avaient été libérés en même temps, en novembre 1987. "Nous nous sommes connus dans le ventre d'une voiture un jour de 1987", s'est souvenu Auque. Correspondant de guerre au Liban, il avait été enlevé par le Hezbollah en janvier 1987, alors qu'il sortait de son hôtel pour prendre un taxi.
Durant la cérémonie, un autre de ses amis a résumé le parcours atypique de Roger Auque, "un petit mec de la banlieue de Lille qui est devenu ambassadeur de France". 

En décembre 2009, il avait été nommé ambassadeur de France en Erythrée

poste qu'il a occupé jusqu'en août 2012, quand il a dû être rapatrié en France en raison d'ennuis de santé. Sa nomination avait suscité la polémique, ses détracteurs pointant son inexpérience, malgré sa connaissance du terrain. 
Né le 11 janvier 1956 à Roubaix (Nord) d'un père gaulliste et d'une mère communiste, il a été journaliste et grand reporter dans plusieurs organes de presse (RTL, La Croix, Paris Match, Figaro Magazine, Radio-Canada...). 
Marion Maréchal-Le Pen avait fait condamner L'Express pour avoir révélé l'identité de son père biologique.

lundi 30 décembre 2013

Proche Orient: François Hollande, marchand d'armes au Liban

La France va fournir pour 2,2 milliards d’euros d’armes au Liban

L
’Arabie saoudite va verser 2,2 milliards d’euros pour permettre au Liban d'acheter des armes à la France
  

Le président libanais Michel Sleimane a annoncé dimanche que l’Arabie saoudite versera  3 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) pour acheter de l’armement français. "Il s'agit de l'aide la plus importante dans l'histoire du Liban et de l'armée libanaise", a-t-il annoncé dans une intervention diffusée sur les télévisions libanaises. "Le roi saoudien a décidé d'octroyer une importante aide au Liban d'une valeur de trois milliards de dollars alloués à l'armée libanaise pour renforcer ses capacités. […] Les armes seront achetées à l'État français dans les plus brefs délais vu les relations historiques qui le lient au Liban et à l'étroite coopération militaire entre les deux pays", a expliqué le président libanais.

L’accord s’inscrit dans la logique géopolitique de l’Arabie saoudite
Négocié à la faveur d’une rencontre diplomatique entre le roi Abdallah d’Arabie saoudite et le président français François Hollande, cet accord sert la politique du royaume sunnite (85 à 90 % des musulmans dits orthodoxes, Liban, Syrie, Irak, Inde) qui n’a jamais caché son aversion pour le Hezbollah chiite (15 % des musulmans, dont 90 % de la population iranienne), ainsi que pour le régime de Damas, en Syrie. 

Le Hezbollah
, mouvement politique chiite libanais possédant une branche armée (Résistance islamique) créée en 1982 en s'appuyant sur un financement iranien, est le parti politique officiel au Liban. 
Les États-Unis, le Canada, l'Australie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Bahreïn l'ont placé sur la liste des organisations terroristes. L'Union européenne a aussi classé la branche militaire du Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes.

La vie politique du Liban
est réglée 
par le Pacte national de 1943 et son fonctionnemenent repose sur un compromis non écrit entre les trois communautés majoritaires: sunnites, chiites et maronites. Les sunnites acceptent l'indépendance du Liban,les maronites reconnaissent le caractère arabe du pays et ne demandent plus l'aide des pays occidentaux, tandis que les Chiites travaillent à l'unification du pays avec la Syrie. Les plus hautes fonctions de l'État sont réparties entre les communautés : les maronites obtiennent la présidence de la République et de ce fait le commandement de l'Armée, les sunnites obtiennent le poste de premier ministre et les chiites, le poste de président de l'Assemblée nationale.

Une armée libanaise sous-équipée en armement moderne

Le capitaine de pédalo
se reconvertit
dans les hélicoptères
En visite officielle à Riyad, le président français François Hollande s’est engagé à répondre à toutes les demandes de fournitures d’équipement de l’armée libanaise"J'ai des relations avec le président Sleimane [...] et s'il y a des demandes qui nous sont adressées, nous les satisferons", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse en fin de journée. Michel Sleimane n’a cependant pas précisé le type d’armes que comptait acquérir le Liban auprès de la France. 

Les forces armées libanaises sont actuellement confrontés à de nombreux défis. 
Outre sa mission de défense du territoire, l’armée est également chargée de soutenir les forces de police dans les missions de maintien de l’ordre, alors que le pays est confronté à des violences entre les différentes communautés qui le composent.
Vingt-trois ans après la fin de la guerre civile, l’armée du Liban est faiblement équipée en armement modernes. Elle dispose de transports de troupe américains, de chars soviétiques et de canons mais ne compte par exemple aucun hélicoptère de combat. Or, la France dispose de l'Eurocopter Tigre (ou EC665) , un hélicoptère d'attaque franco-allemand construit par Eurocopter.
Au cours des dernières années, elle a reçu plusieurs aides en provenance des États-Unis et de la France, mais aucune ne comprenait la livraison d’armes lourdes. Le Tigre st un hélicoptère multi-rôles pour le champ de bataille.

François Hollande saura-t-il vendre le Rafale de Dassault ?
Depuis son arrivée au pouvoir, Hollande a essuyé un revers au Brésil : le 18 décembre 2013, le ministère de la défense brésilien a annoncé qu'il retient le suédois Saab. Reste au marchand d'armes français à conclure avec l'Inde qui depuis janvier 2012 est en négociation exclusive avec Dassault aviation pour 126 avions après avoir éliminé en finale l'Eurofighter Typhoon britannique. Or, l'Arabie saoudite a déjà commandé 72 Eurofighter Typhoon (développé par le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne), en août 2006.

Hollande saura-t-il promouvoir le Rafale,
plutôt que de simplement satisfaire la volonté saoudienne de contrecarrer la Syrie et le 
Hezbollah au Liban ? 

lundi 2 septembre 2013

Syrie : Bayrou adresse une lettre -publique- à Hollande

Le président du MoDem juge "impensable" que le Parlement français ne soit pas consulté
"Monsieur le Président,

Votre décision d’engager la France en Syrie est prise et l’attaque est imminente.

Je veux cependant vous dire à quel point cette décision est périlleuse. Cette décision est prise sans consultation du Parlement, à la différence de Cameron qui a respecté le refus des députés britanniques et aussi d'Obama qui a annoncé qu'il consulterait le Congrès.

Un tel pouvoir de décision sans consultation se justifie quand il y a urgence. Il est impensable quand le Parlement ne soit pas consulté.

Il y avait urgence au Mali. Il fallait agir dans la minute : vous l’avez décidé, vous avez bien fait, et je vous ai soutenu publiquement sans hésitation ni réserve.

En Syrie, la situation n’est pas la même. S’il est peu de doute qu’il existe des armes chimiques (les mêmes ont été si largement utilisées pendant la guerre de 14), les preuves indiscutables de la responsabilité de leur utilisation n’ont pas été apportées, comme l’a reconnu M. Cameron. Le fer et le feu continuent à faire des deux côtés de nombreuses victimes.

Vous créez un précédent : vous allez intervenir sans mandat des Nations unies, sans nos alliés européens, sans l’Otan, dans une action bilatérale avec les États-Unis. Ce que la France reprochait en 2003 à Berlusconi, à Blair, à Aznar, elle va l’accomplir aujourd’hui. Comment interdire à d’autres demain des interventions unilatérales?

Vous allez intervenir avec des buts incertains. Vous annoncez que vous ne voulez pas renverser Assad et peser sur l’issue du conflit!… C’est une déclaration diplomatiquement hypocrite et qui n’a pas de crédibilité.

Il ne s’agit pas d’un "avertissement" : il s’agit d’une intervention faite pour mettre à genoux le régime actuel (à bien des égards détestable) et donner la victoire à ses adversaires.

Qui sont ces adversaires? À qui s’apprête-t-on à donner la Syrie et de larges pans de la région? À des forces fondamentalistes engagées dans une entreprise globale d’instauration de l’islamisme politique, au cœur de l’affrontement séculaire et désormais brûlant entre sunnites et chiites. [Une guerre de religions]

Qui seront les victimes? D’abord ceux que nous frapperons directement, militaires et parfois civils ; ensuite les communautés minoritaires en Syrie, les différentes communautés chiites, les communautés chrétiennes d’Orient (qui adressent une supplique unanime pour qu’on renonce à cette attaque) ; enfin le Liban, dans l’existence et l’équilibre duquel nous avons une responsabilité historique et où des forces françaises sont engagées - et exposées - dans le cadre de la Finul…

La frappe n’est pas non plus la seule solution.

Il est une gamme de rétorsions, de poursuites et de sanctions, conduisant les coupables jusqu’au Tribunal pénal international, qui auraient le même effet dissuasif sans exposer aux mêmes risques. Et qui pourraient, elles, conduire à la seule solution que l’on doive espérer, négociation et solution politique protégeant toutes les minorités. La France a, vis-à-vis de la Syrie, du Liban et des communautés minoritaires religieuses et ethniques de la région, une responsabilité historique et affective.

Et la France a un devoir vis-à-vis d’elle-même!

Nous avons construit une image de la France au travers des décennies : de de Gaulle à Jacques Chirac lors du drame irakien, nous étions le pays qui parlait avec tous, et protégeait l’essentiel. Et ce n’était pas seulement une image : c’était notre identité et notre réalité. C’était un patrimoine pour notre pays.

Monsieur le Président, nous étions nombreux à avoir mis de l’espoir en votre modération et votre équilibre. Vous engagez la France dans une voie périlleuse.

Je souhaite me tromper, mais je voulais vous dire que vous faites courir un grand risque à l’avenir de la Syrie, aux minorités, au Liban, et à une certaine idée de la France qui ne s’aligne pas.

François Bayrou."

samedi 31 août 2013

Frappes sur la Syrie : Hollande en guerre contre l'opinion opposée à la guerre

Revue de presse: Hollande n'écoute pas le peuple de France 

Les récidives d'un autocrate

"La France ne se dérobera pas", mais la France, c'est lui seul 
Sans entendre les Français: 64% des Français sont contre une intervention française. Sans consulter le Parlement : "Parfois, il faut prendre des décisions impopulaires", a riposté hier François Hollande . Le président socialiste a pris des engagements auprès du président démocrate américain, lors d'une conversation téléphonique, à propos de la plus que possible attaque militaire contre la Syrie, rapporte Le Parisien. Le lâchage de Cameron, Premier ministre conservateur respectueux du peuple britannique et de son Parlement, n'a pas inspiré Hollande, malgré une coalition internationale qui s’effiloche, malgré une opinion publique résolument hostile. Le "capitaine de pédalo" est bien décidé à prendre du galon en engageant la France dans une opération militaire, mais sa promotion n'est plus garantie: Washington ne parle plus que d'une action militaire "limitée" et Hollande s'en trouve fort marri !

La com' élyséenne affiche néanmoins le président "en grande conversation téléphonique avec Obama", à ce qu'il paraît, dans son bureau de l'Elysée (ci-dessus), face à des conseillers, la mine grave. 
Bizarrement, la scène se passe hors la présence de ministres sur ce cliché, pas de Le Drian, le ministre de la Défense" Guerre,  ni de Fabius, pourtant omniprésent sur BFMTV, se rengorgeant toute la semaine

Un autre détail n'échappe pas, c'est l'amoncellement de dossiers sur le bureau du président. La presse y va de ses commentaires sous la dictée de l'AFP, en ligne directe avec Elysée: le chef d'Etat aurait potassé sa décision avant de la prendre. Mais, à la vérité, Hollande est tout simplement très désordonné, ce qui est de notoriété publique, sauf lorsqu'il s'agit de construire une légende de "chef de guerre".  

En tous les cas, sur le seul classeur placé en évidence l'intitulé, il est écrit " Cour des comptes". 
Intéressant, combien ça coûte ? Le déficit public est tel qu'il apparaît insensé d'ouvrir une nouvelle ligne de dépenses, ajoutée au recrutement de 10.000 soldats, mais la cohérence de Hollande est au-dessus des contingences matérielles. 

Hollande, comme Obama, n'a rien à faire de l'opinion, ni de tous les experts de la terre.
"Pour Paris, insiste Le Parisien, il s'agit de punir Bachar al-Assad après l'utilisation de gaz mortel contre la population civile le 21 août, dans la banlieue de Damas". La cause est entendue: le chef syrien est coupable, c'est décidé, sans qu'il soit besoin de connaître les conclusions du rapport des experts de l'ONU chargés de l'enquête de terrain. Il semble bien que ce rapport est écrit d'avance. 

En attendant le verdict des inspecteurs de l'ONU et en dépit du sondage BVA qui prévient 64 % des Français sont opposés à toute intervention, le président socialiste ne connaît plus
la présomption d'innocence: elle ne s'applique qu'aux délinquants anonymes de la diversité et à l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire. "Un non franc et massif ", selon Le Parisien, n'est pas de nature à enrayer le char de l'Etat français ! Et dans le détail, 37 % des français redoutent que cette intervention fasse basculer la Syrie vers un régime islamiste et 35 % qu'elle embrase la région. 
Peccadilles ? S'il veut se grandir, que Hollande monte plutôt sur des talonnettes...

Un président "chef de guerre" 

Libération  titre en Une, France et Etats-Unis, "l'axe de guerre". 
Malgré la défection britannique,Paris et Washington sont décidés à frapper le régime syrien, y lit-on. Et Libé en profite donc pour trouver de possibles motivations justes chez un président d'opérette que le journal socialiste imagine dans "l’instant belliqueux" de celui qui "espère montrer que la France n’a rien perdu de sa souveraineté. Dans son analyse de la déprime hexagonale, il est convaincu que flotte le sentiment d’un pays en voie de déclassement, qui a perdu la maîtrise de son destin", commente le journaliste autrefois impertinent. 

Libération va-t-il pousser un "cocorico" guerrier? La "souveraineté" (française) serait pour lui, croit savoir Libération, le premier défi à relever d’ici dix ans. Souverainetés diplomatique, militaire, mais également économique", fin de citation. 
En tous les cas, sous cet éclairage de ce qui pourrait inciter le président François Hollande à agir, Grégoire Biseau, l'auteur, ose une réserve: sa décision est à la fois plus simple et beaucoup plus compliquée que celle qu’il avait prise pour le Mali. "A l’époque, la France était militairement seule, mais Hollande était soutenu par son opinion publique et conforté par un mandat de l’ONU... Avec la Syrie, c’est tout l’inverse... et les répercussions sur la région sont potentiellement explosives".

Dans ses pages encore,
la compassion de Libération se porte sur l’angoisse vécue par la population de Damas qui se prépare aux tirs occidentaux. Et apparemment, c’est dans les quartiers résidentiels, donc les plus riches, c’est à dire, ceux les plus proches des bâtiments militaires ou administratifs qu’on a le plus peur. Mais Hollande aime-t-il les riches ? 

La tête d'Assad
Dans sa rubrique Débats, Le Monde oppose plusieurs points de vue. 
D'abord, le journal socialiste, lui aussi, juge "convainquant" [sic: et ce journal est la crème de la presse hexagonale] celui d'un syrien, Sadik al-Azam, un professeur de philosophie invité à l'université d'Harvard, qui juge sans nuances que "le politique, confisqué par le régime alaouite, c'est-à-dire la famille al-Assad, doit retourner au peuple". Un régime de militaires impitoyables, soutenus par une petite secte minoritaireles allaouites [sic] donc [Le Monde y insiste, sans préciser allaouite = chiites, opposés aux sunnites = salafistes], qui selon lui, utilise les armes les plus modernes pour écraser la révolte de la majorité sunnite du pays, commente Le Monde, dans la foulée. Toujours pour ce dernier [revenons-y, sans s'y perdre], on doit aider à faire tomber le régime al-Assad, pour mettre fin à la persécution des sunnites, qui représente la majorité ethnique du pays et qui est selon lui massacrée par Damas, " même au risque de voir remplacer ce régime par des extrémistes religieux"...
Le Monde considère qu'il dit autre chose d'intéressant : il ne dit pas "objectif"!
"Un fragment de la gauche arabe et internationale... voit dans le conflit un complot ou une conspiration du camp occidental contre le seul régime arabe qui continue à se dresser contre Israël". 

Peut-on s'en étonner,
 Le Monde envisage toutefois le risque d'embrassement régional.
La fragilisation d'Israël, c'est,  dans Le Monde, ce que craint aussi, Chady Hage-Ali, qui s'oppose pour sa part à une attaque contre Damas. Ce chercheur en Relations internationales, qui pour le coup n'est pas syrien, estime que le Hezbollah, qui soutien le régime de Damas, pourrait être tenté de se venger contre l'état hébreu. "Il pourrait frapper Israël dans des proportions jamais atteintes, selon lui... Cette montée du terrorisme pourrait alors, faire basculer le Liban et l'Egypte dans le chaos qui suivraient le chemin de la Syrie ".

Un scénario du pire qui fait peur. Il faut selon ce chercheur  de l'université de Valenciennes, "relancer des négociations sérieuses et secrètes".

Israël : le retour de la psychose

En Israël, la population craint de manquer de masques à gaz, indique Le Figaro
. "Hier à Tel Aviv, un millier de personnes jouaient des coudes dans la plus extrême pagaille pour accéder au centre de distribution de masques à gaz ", rapporte le quotidien. Alors "face à cet accès de fièvre, le gouvernement tente de rassurer tout en s’appliquant à ne pas donner le sentiment de négliger la menace". Selon Le Figaro, une attaque d’envergure menaçant la survie même du régime de Damas pourrait déclencher une réaction suicidaire dirigée contre Israël. "Mais les forces armées israéliennes vantent régulièrement l’efficacité de leur défense antimissile - sans pour autant dissiper totalement les craintes du public", lit-on dans ce premier reportage de Cyrille Louis à Jerusalem, où il s'installe comme correspondant du Figaro.

La presse en profite pour vanter la souveraineté de la France

France : la fin de la diplomatie ?
Dans un billet de Michel Schifres, célèbre auteur-journaliste, ancien du Figaro, en une de l'édition d'aujourd'hui. "14 ambassades ou résidences françaises vont être fermées pour des raisons d'économie, 22 centres culturels vont suivre le même destin, sans compter les alliances françaises réduites à leur plus simples expression", déplore-t-il dans L'Opinion. "Des pays comme la Gambie, Sao Tome et la Sierra Leone nous verrons disparaître, nos intérêts n'y sont pas assez suffisants", lit-on. Pourvu que l'Afrique réussisse à prendre toute sa place dans l'Histoire, sans le soutien de Hollande-l'Africain. 
Alors, nostalgique, l'écrivain note qu'officiellement, on préfère parler plutôt "d'évolution du réseau diplomatique": sémantique, sémantique socialiste !  

La tête à l'envers
L'Equipe magazine conclue son feuilleton de l'été sur les grands pilotes de l’histoire, en nous parlant de "l'Acrobate". Demain, ça fera pile cent ans, le 1er septembre 1913, que le premier casse coup [sic] des airs, selon L'Equipe, Adolphe Pegoud, a réalisé un grand huit en altitude, c'était dans la périphérie de Paris.
Pas sûr, lui, qu'il voyait le drapeau français lorsqu'il atteignait difficilement la Grande Bretagne, la tête en bas, mais en tous les cas, il était invité partout dans le monde, en Russie même, pour faire ses cabrioles en l'air. Et bien, cet ancien apprenti boucher, devenu pilote de guerre, mourra, justement en 1915, abattu dans les airs par une balle ennemi, en héros mort pour la France, souveraine...