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lundi 2 septembre 2013

Syrie: Borloo exige de Hollande un comportement ...démocratique

Borloo appelle Hollande à imiter Obama et Cameron 

C'est au président de recevoir les principaux responsables parlementaires
, estime-t-il
"On ne peut pas dire 'moi tout seul je peux décider' et en même temps faire faire ce débat par le chef du gouvernement", a-t-il ajouté à quelques heures de la rencontre du premier ministre avec les chefs de groupes et lui, prévue à Matignon.

Borloo souligne le suivisme de Hollande
"La programmation éventuelle d'une intervention militaire en Syrie est une "incroyable précipitation" : "On est quand même le seul pays où j'apprends qu'on sera dans une coalition avec les Etats-Unis par le président américain à la télévision !"

Le président de l'UDI a en outre demandé samedi soir à Hollande d'organiser "un vote formel" au Parlement

Un débat qui ne serait pas suivi d'un vote n'a pas de sens
au regard des enjeux en cause, avec un risque de représailles contre les intérêts français dans le monde, notamment au Liban et en France. 
Jean-Louis Borloo s'exprimait dans un communiqué publié peu après l'annonce par Barack Obama que le Congrès américain va être consulté au sujet d'une éventuelle action militaire des Etats-Unis contre la Syrie. "Comme le Président des Etats-Unis, qui a décidé de consulter le Congrès américain au titre des principes démocratiques, le Président français doit faire de même et organiser après le débat, un vote formel au Parlement", a écrit l'ancien ministre.

Dans l'hypothèse d'une intervention, Jean-Louis Borloo a assuré qu'il ne "compte absolument pas faire des opérations de basse politique française" et juge un vote du Parlement "indispensable".


Interrogé sur le fait de savoir s'il voterait en faveur d'une intervention
, il a répondu "tout dépend ce qu'on appelle des preuves".

Syrie : Bayrou adresse une lettre -publique- à Hollande

Le président du MoDem juge "impensable" que le Parlement français ne soit pas consulté
"Monsieur le Président,

Votre décision d’engager la France en Syrie est prise et l’attaque est imminente.

Je veux cependant vous dire à quel point cette décision est périlleuse. Cette décision est prise sans consultation du Parlement, à la différence de Cameron qui a respecté le refus des députés britanniques et aussi d'Obama qui a annoncé qu'il consulterait le Congrès.

Un tel pouvoir de décision sans consultation se justifie quand il y a urgence. Il est impensable quand le Parlement ne soit pas consulté.

Il y avait urgence au Mali. Il fallait agir dans la minute : vous l’avez décidé, vous avez bien fait, et je vous ai soutenu publiquement sans hésitation ni réserve.

En Syrie, la situation n’est pas la même. S’il est peu de doute qu’il existe des armes chimiques (les mêmes ont été si largement utilisées pendant la guerre de 14), les preuves indiscutables de la responsabilité de leur utilisation n’ont pas été apportées, comme l’a reconnu M. Cameron. Le fer et le feu continuent à faire des deux côtés de nombreuses victimes.

Vous créez un précédent : vous allez intervenir sans mandat des Nations unies, sans nos alliés européens, sans l’Otan, dans une action bilatérale avec les États-Unis. Ce que la France reprochait en 2003 à Berlusconi, à Blair, à Aznar, elle va l’accomplir aujourd’hui. Comment interdire à d’autres demain des interventions unilatérales?

Vous allez intervenir avec des buts incertains. Vous annoncez que vous ne voulez pas renverser Assad et peser sur l’issue du conflit!… C’est une déclaration diplomatiquement hypocrite et qui n’a pas de crédibilité.

Il ne s’agit pas d’un "avertissement" : il s’agit d’une intervention faite pour mettre à genoux le régime actuel (à bien des égards détestable) et donner la victoire à ses adversaires.

Qui sont ces adversaires? À qui s’apprête-t-on à donner la Syrie et de larges pans de la région? À des forces fondamentalistes engagées dans une entreprise globale d’instauration de l’islamisme politique, au cœur de l’affrontement séculaire et désormais brûlant entre sunnites et chiites. [Une guerre de religions]

Qui seront les victimes? D’abord ceux que nous frapperons directement, militaires et parfois civils ; ensuite les communautés minoritaires en Syrie, les différentes communautés chiites, les communautés chrétiennes d’Orient (qui adressent une supplique unanime pour qu’on renonce à cette attaque) ; enfin le Liban, dans l’existence et l’équilibre duquel nous avons une responsabilité historique et où des forces françaises sont engagées - et exposées - dans le cadre de la Finul…

La frappe n’est pas non plus la seule solution.

Il est une gamme de rétorsions, de poursuites et de sanctions, conduisant les coupables jusqu’au Tribunal pénal international, qui auraient le même effet dissuasif sans exposer aux mêmes risques. Et qui pourraient, elles, conduire à la seule solution que l’on doive espérer, négociation et solution politique protégeant toutes les minorités. La France a, vis-à-vis de la Syrie, du Liban et des communautés minoritaires religieuses et ethniques de la région, une responsabilité historique et affective.

Et la France a un devoir vis-à-vis d’elle-même!

Nous avons construit une image de la France au travers des décennies : de de Gaulle à Jacques Chirac lors du drame irakien, nous étions le pays qui parlait avec tous, et protégeait l’essentiel. Et ce n’était pas seulement une image : c’était notre identité et notre réalité. C’était un patrimoine pour notre pays.

Monsieur le Président, nous étions nombreux à avoir mis de l’espoir en votre modération et votre équilibre. Vous engagez la France dans une voie périlleuse.

Je souhaite me tromper, mais je voulais vous dire que vous faites courir un grand risque à l’avenir de la Syrie, aux minorités, au Liban, et à une certaine idée de la France qui ne s’aligne pas.

François Bayrou."

dimanche 1 septembre 2013

Syrie: François Hollande, quantité négligeable dans la volte-face d'Obama

Le président français reste le seul sur le sentier de la guerre

François Hollande apparaît comme un autocrate radical


Depuis que Barack Obama s'est dégonflé en décidant de confier au Congrès américain la responsabilité d'un embrasement du Proche-Orient à partir de la Syrie, Hollande peut-il être le seul à se passer d'un vote parlementaire.  

Obama a lâché François Hollande à découvert.
Le président socialiste a visiblement perdu jusqu'à l'apparence du pouvoir d'initiative dont  le créditait la presse hexagonale sous influence élyséenne.
François Hollande qui, avec Fabius, se montrait déterminé à punir sans délai la Syrie, se retrouve seul et contraint d'attendre le bon vouloir de l'allié américain, face à une contestation croissante de l'opposition qui réclame un vote au Parlement, comme dans les démocraties américaine et britannique.

Le président Hollande s'est révélé en faucon derrière Obama dans ce dossier syrien, se disant "déterminé" à "punir" le régime de Bachar al-Assad. Une position appuyée par ce sombre idiot de Harlem Désir, le patron désigné du PS qui,   malgré la gravité des circonstances, a polémiqué médiocrement sur "l'esprit munichois" de certains dirigeants de l'opposition en raison de leurs réticences, partagées par les parlements européens, sur une éventuelle intervention.

Hollande sur le porte-bagage du rétro-pédaleur

Devenue brusquement l'alliée unique et solitaire des Etats-Unis sur la Syrie, 
la France socialo-écolo risque bien de se retrouver aussi "à la remorque" des Américains, comme le redoutait l'ancien Premier ministre UMP François Fillon. Après le vote du Parlement britannique qui a opposé un "no" définitif à une intervention de ses soldats en Syrie, Barack Obama s'est en effet résolu samedi soir à solliciter le feu vert du Congrès américain avant de déclencher toute frappe, repoussant de fait des opérations qui semblaient imminentes, pour ce weekend.
Les débats devant la Chambre des représentants et le Sénat américain ne s'ouvriront que le 9 septembre. A Paris, un proche anonyme du dossier s'en inquiète, avec une réaction tendant à culpabiliser les Américains: "plus la sanction s'éloignera de la date du 21 août plus elle risque d'être affaiblie dans ses effets militaires et politiques".

Pas d'intervention en Syrie sans les États-Unis
L'incertitude américaine place Hollande dans une situation inconfortable. Sans les Etats-Unis, Hollande n'est pas de taille.  Elisabeth Guigou, présidente PS de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, confirme que la France ne pourra pas intervenir seule. Selon elle, pour que l'intervention armée soit légitime, elle devra découler d'une coalition internationale, notamment avec la France, les États-Unis, la Ligue arabe et un soutien de la Turquie et de pays de l'Union européenne. Incomplète, elle ne mentionne pas les mandats officiels nécessaires de l'ONU et de l'OTAN.

Une prise de position confirmée par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls
Alors qu'il n'enregistre aucun résultat dans sa guerre contre les délinquants, il y va de son couplet sur la situation internationale."La France ne peut pas y aller seule. Il faut une coalition", a-t-il déclaré au Grand rendez-vous Europe 1 - iTélé - Le Monde. "Si le Conseil de sécurité (des Nations unies) est empêché d'agir", en raison de l'opposition des Russes et des Chinois, qu'il rend responsables, "une coalition doit se former. Elle doit être, c'est la position de la France, le plus large possible", a-t-il ajouté. "Nous sommes amenés forcément, par rapport à la capacité d'intervention, à attendre la décision des Etats-Unis", a-t-il avoué.

Pression politique accrue
En attendant, François Hollande s'est mis dans un bel embarras politique. Il avait envisagé un simple débat sans vote au Parlement le 4 septembre. Mais il est déjà contraint de lâcher du lest. Matignon a annoncé dimanche que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault recevra dès lundi les principaux responsables parlementaires -présidents de l'Assemblée et du Sénat, des groupes parlementaires, des commissions des Affaires étrangères et de la Défense- pour les informer de la situation en Syrie.  
Est-il concevable que l'exécutif puisse éviter l'organisation d'un vote en bonne et due forme ?

Avant  la reculade d'Obama, François Fillon et Jean-François Copé, le patron de l'UMP, avaient déjà tiré la sonnette d'alarme devant les risques d'une entrée en guerre, et le centriste Jean-Louis Borloo (UDI) avait réclamé samedi un "vote formel" au Parlement français. François Bayrou (MoDem) et Christian Jacob (UMP) - qui souhaite même que le gouvernement engage sa responsabilité - sont sur la même ligne, sans parler du Front de gauche et des souverainistes de tous bords. Hollande est isolé, à l'intérieur comme à l'extérieur. Reste que les Verts (EELV) restent en revanche étrangement silencieux: c'est leur conception du courage politique. 

Hollande peut-il encore faire l'économie d'un vote parlementaire ?
L'exécutif peut s'en tenir à la lettre de la Constitution et de son article 35 qui prévoit que "le gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention", un simple débat qui "n'est suivi d'aucun vote"
Mais il peut donc très bien passer outre le désaveu du peuple à 64% hostile. Deux voies au moins seraient envisageables
L'artillerie lourde avec "une déclaration de politique générale suivie d'un vote à l'Assemblée nationale et, le cas échéant, au Sénat" comme l'avait fait François Mitterrand en 1991 pour faire "parler les armes" dans la première guerre d'Irak, explique Didier Maus. 
La seconde voie, plus légère et suggérée par Dominique Chagnollaud, serait de recourir à l'article 50-1 de la Constitution introduit par la révision constitutionnelle de 2008, qui autorise le gouvernement à faire devant "l'une ou l'autre des assemblées" et "sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat" et peut "faire l'objet d'un vote" sans engagement de responsabilité. 

Il y aurait même une troisième voie, sans vote, selon Didier Maus: la convocation du Parlement en Congrès à Versailles pour une déclaration du président de la République. Cette possibilité offerte par la réforme constitutionnelle de 2008 est solennelle, mais respectueuse des représentants du peuple.  Nicolas Sarkozy y avait eu recours dès l'année suivante pour développer sa politique européenne. A l'Elysée, on trouve toutefois "un peu paradoxal que la droite considère que la procédure de l'article 35 est insuffisante, alors qu'elle en est l'auteur".

Hollande est illégitime à légitimer l'intervention militaire

La France a progressivement accablé le régime de Bachar al-Assad d'accusations sans preuves, au mépris de la présomption d'innocence. 
François Bayrou, le président du MoDem, dénonçait ce matin l'absence de preuves concrètes apportées par le gouvernement sur la possession d'armes chimiques, alors que les conclusions des experts de l'ONU n'ont pas encore été communiquées. "Le gouvernement s'apprête à rendre publiques des informations déclassifiées de source nationale [française] sur le programme chimique syrien", fait savoir une source gouvernementale. 

Pour dépasser le seul " faisceau d'indices " évoqué le 21 août dernier, le gouvernement français a décidé de déclassifier des documents secret-défense sur l'arsenal chimique détenu par le régime. 

Ce matin, après lecture d'une note interne relative à un rapport du renseignement américain, le Journal du Dimanche évoquait l'un des plus importants stocks d'agents chimiques du monde entre les mains de Bachar al-Assad, évalué à plus de 1.000 tonnes.
Est-ce une raison suffisante pour l'accuser ? 
Et Hollande a-t-il quoi que ce soit à envier à des autocrates tels que Ben Ali, Moubarak ou Bachar al-Assad ?

mercredi 14 juillet 2010

PS: burqa, symbole des femmes de 2010 en lutte

La burqa, libératrice des femmes, selon George Pau-Langevin

Voici un extrait du texte du site Causeur qui révèle un "malaise profond" chez certains socialistes...







George Pau-Langevin, à gauche; Angela Davis, à droite

"L’inénarrable députée socialiste George Pau-Langevin publie, sous le titre “La burqa dévoile un malaise profond”, un billet affirmant notamment : “Les femmes portant le voile intégral nous adressent un message et nous avons le devoir de le décrypter”, et comparant leur attitude à celles des Noirs américains qui portaient leurs cheveux longs et crépus dans les années 1970."
Le malaise semble

nettement

plus profond

chez George

que chez

ce séduisant

contre exemple

"Cette bonne dame est la vivante incarnation d’une gauche morale incapable de renoncer à ses obsessions vertueuses qui ont nom tolérance-à-l’égard-de-l’autre et écoute-de-la-différence-qui-nous-enrichit.

Il est vrai que les femmes intégralement voilées ne contribuent pas, à première vue, à susciter ce bel élan d’empathie, d’“ouverture à l’autre”, tant le chemin qui permettrait d’y avoir accès semble irrémédiablement barré. L’absence de visagéité rend très délicat ce déploiement vers l’autre, même pour le lecteur de Levinas. "




Michelle Obama,

incarnation du malaise

afro-américain actuel





Profond malaise au PS avec le vote de la loi contre le voile à l'Assemblé Nationale

Le PS, résolument anti-voile mais divisé entre partisans d'une interdiction totale et opposants à une loi "stigmatisante" sur un phénomène "marginal" (1.900 femmes en France, malgré l'absence de recensement), a boycotté le vote pour protester contre un débat "pollué par celui sur l'identité nationale". Et les pollueurs sont ?...

Malgré l'appel à "la concorde" du président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, le débat à droite existe, mais en d'autres termes. Des membres UMP ont déploré une "demi-loi" et plaidé -comme le président PCF de la mission, André Gerin, qui a lancé le débat en juin- pour une interdiction générale afin de faire cesser cette pratique, "étendard d'un mouvement intégriste, le salafisme", selon le rapport.

La mission plaide d'abord pour une résolution parlementaire, proclamant que "c'est toute la France qui dit non au voile intégral". Message politique fort, le vote d'une résolution -a priori au printemps- n'a toutefois aucun pouvoir contraignant.

Mais là encore, le consensus paraît incertain. "Le projet de résolution ne nous semble pas satisfaisant. C'est une sorte d'arrêt condamnant la burqa", déplore George Pau-Langevin (PS).

Le rapport préconise aussi une loi interdisant de "dissimuler son visage" dans les services publics (administrations, hôpitaux, sorties des écoles, transports...), déclinée par voie de circulaire.

Concrètement, les personnes concernées devront "non seulement montrer leur visage à l'entrée du service public mais aussi conserver le visage découvert" en son sein, faute de quoi elles ne pourront pas percevoir les prestations.


La mission estime que l'interdiction pourrait être élargie aux espaces privés accueillant du public (commerces, banques...).

S'agissant d'une interdiction générale, une proposition jugée trop timide du rapport a été rejetée par les députés UMP, qui ont fait un "rappel résolu et déterminé" en faveur de l'interdiction.
La mission a rejeté deux autres propositions, visant à créer une "Ecole nationale d'études sur l'islam" et à "engager un travail parlementaire sur l'islamophobie".

Le patron des députés UMP a maintenu le cap d'une interdiction dans tout l'espace public, déposant en janvier sur le bureau de l'Assemblée sa proposition de loi en ce sens (avec amende à la clef), fort du soutien de "près de 200" députés UMP et de récents sondages favorables à l'interdiction.

La Suisse et la Belgique ne donnent pas à réfléchir
Le rapport note qu'une telle loi pose des "questions juridiques complexes" et les opposants brandissent son "annulation par le Conseil constitutionnel ou une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme sonnerait comme une défaite de la République".
"Comment va-t-on expliquer qu'une interdiction est plus constitutionnelle à l'hôpital que dans la rue ? ", réplique M. Copé.
Quant aux prises de positions fumeuses ?...

Le malaise des socialistes de la diversité

George n'a pas fait le tour de toutes les causes de "profond malaise" des bernés de la diversité au PS...

samedi 2 août 2008

Réforme des institutions : ‘pathétique’ pour l’opposition, mais ‘historique’ pour la majorité

La grande gagnante est la qualité : ‘pathétique’ ?
Il y eut donc 539 bulletins ‘pour’ la réforme, 357 ‘contre’ et 10 abstentions

Ajouté à ceux de ces derniers, ce 539e bulletin a suffi pour faire adopter la réforme des institutions à la majorité non pas absolue (la moitié des votes exprimés + 1) mais des trois cinquièmes. « Vote pathétique », a dit le socialiste Jean-Marc Ayrault. « Vote historique », ont répondu les partisans de Nicolas Sarkozy.

Historique, le vote l'a été pour une réforme de cette ampleur (38 articles de la Constitution modifiés) approuvée par le Parlement réuni en Congrès. La IIIe République n’a-t-elle pas été consacrée le 30 janvier 1875, suite à l’adoption de l’amendement Wallon, à une voix de majorité ?

Mais pathétique, le vote de juillet 2008 l'a été aussi pour la gauche.

Car c'est la gauche (avec François Mitterrand) qui voulait limiter à deux le nombre des mandats présidentiels, organiser le référendum d'initiative populaire, encadrer l'article 49-3 (la question de confiance) ; encore elle (Lionel Jospin) qui avait annoncé un statut pour l'opposition. La gauche pathétique a donc eu ce qu’elle voulait, sans y parvenir lorsque le PS était au pouvoir et en votant contre une fois dans l’opposition ! De la réforme ou de l’opposition, qu’est-ce qui est pathétique? Pour la seule et mauvaise raison que Nicolas Sarkozy en a pris l'initiative, après consultation de la commission Balladur, la gauche a voté contre. En s’opposant et en perdant, elle a bâti la victoire de la droite.

Le président de la République, lui, a pris ses risques

Pour pouvoir s'expliquer lui-même devant le Parlement ? Certes. Il l'a dit. Il est clairement le chef de l'exécutif et c’est sans faux-semblants qu’il entend l'assumer devant la représentation nationale. Mais il y a une raison plus forte pour réformer un pays qui en a besoin.

Il faut sortir du face-à-face mortel entre l'exécutif et la rue

Cela suppose que le Parlement joue pleinement son rôle. « Si le Parlement ne le fait pas, qui le fera ?, demande François Fillon. « La rue, les sondages, les experts ? La faiblesse du Parlement fait la force des slogans, de la technostructure et des démagogues. » On peut s’y complaire et la gauche en éprouve déjà la nostalgie. Mais le Parlement équilibrera donc désormais le pouvoir présidentiel par son contrôle et ses initiatives. « Mais où est ce contre-pouvoir ? », réplique Arnaud Montebourg (PS). C’est, de la part de Montebourde, un non-sens, car le contre-pouvoir ne peut venir que du suffrage. C'est l'électeur qui décide de la majorité. Le socialiste Michel Charasse a vu que non. en Puy-de-Dôme.

Précisément, ce Parlement renforcé évitera vraiment de laisser à la rue le pouvoir d'opposition que s'il est aussi représentatif des minorités. On sait ce que vaut la proportionnelle intégrale, et l'illustration nous en vient aujourd’hui de Belgique. Mais cet extrême étant écarté, le souvenir nous reste néanmoins en France qui en en souffert sous la IVe République et il faut donc bien trouver un compromis dans une future loi électorale. Et prolonger le succès de Versailles. L’opposition se charge de sa propre déconfiture.

Interrogé par Aujourd’hui, le juriste Guy Carcassonne considère que la « marge de manœuvre du gouvernement sera plus limitée » pour faire passer ses projets de loi. Les textes passés à l’automne 2008 ne sont pas concernés, puisque la réforme entrera en vigueur à partir du 1er mars 2009.
Au printemps 2009, il faudra un délai minimum de six semaines entre le dépôt d’un projet de loi et son inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale, ce qui donnera du temps à la réflexion et évitera la précipitation.
L’ordre du jour du Parlement ne sera plus intégralement fixé par le gouvernement et c’est le texte voté par la commission parlementaire spécialisée, et non plus le texte déposé par le gouvernement, qui servira de base au débat général parlementaire.

L’exigence de qualité de l’activité législative se trouve renforcée : ce que le PS juge…‘pathétique’ ?

vendredi 29 février 2008

Les Eurodéputés désavouent massivement notre PS

Les élus Européens appuient massivement le traité de Lisbonne
Notre Royal poil à gratter national ne démange personne en Europe. Nous avons la chance de ce privilège…
Le Parlement européen a approuvé à une écrasante majorité, dans un vote symbolique, le traité de Lisbonne qui apportera à l'Union, selon lui, "une responsabilisation démocratique plus forte et une aptitude accrue à décider".
Plus des 3/4 sont favorables. Le résultat a été acquis par 525 voix contre 115 et 29 abstentions, soit une majorité de 78%.

Les minoritaires entendent s'imposer à la majorité démocratique écrasante. Comme en France? L'extrême droite, les souverainistes, les conservateurs britanniques et la Gauche unitaire européenne (Gue, au sein de laquelle siègent …les communistes) ont voté contre.
Les opposants de droite au traité ont arboré durant le vote un T-shirt jaune et pour certains noirs ainsi que des banderoles sur lesquelles s'affichait le slogan "Référendum".
Des assistants parlementaires, à l'extérieur de l'hémicycle étaient déguisés en poulets ornés d'une inscription : "Too chicken for a referendum" (Trop poule mouillée pour un référendum).
Quelques huées se sont mêlées aux applaudissements nourris lors du vote final sans atteindre le niveau de chahut qui avait provoqué l'expulsion des perturbateurs et quelques violences, le 12 décembre dernier, lors de la proclamation de la Charte des droits fondamentaux.


Le vote, organisé à l'initiative du Parlement, n'a qu'une valeur indicative. Encore en vigueur, le traité de Nice ne donne aucun pouvoir aux eurodéputés pour la révision des traités. Le traité de Lisbonne, sur lequel les 27 se sont mis d'accord le 19 octobre 2007, prévoit que les futures révisions soient adoptées à la majorité qualifiée du Conseil avec vote décisionnel du parlement.

Dans la résolution adoptée à Strasbourg, le Parlement demande aux Etats membres d'achever la procédure de ratification du traité « suffisamment à temps pour qu'il puisse entrer en vigueur le 1er janvier 2009 », comme prévu.
Cinq pays l'ont ratifié à ce jour, la Hongrie, Malte, la Roumanie, la Slovénie et la France.


Le positif et le négatif réels?
Les eurodéputés regrettent la « réduction des ambitions » que représente le texte par rapport au projet de constitution européenne rendu caduc par les « non » français et néerlandais en 2005.
Strasbourg fait référence à « l'abandon » de l'approche constitutionnelle, au report à 2014 du nouveau système de vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil et au caractère non contraignant de la charte des droits fondamentaux pour la Pologne et le Royaume Uni.

Le Parlement se félicite en revanche de la nomination d'un ministre des Affaires étrangères de l'Union, de la désignation d'un président stable de l'UE pour deux ans et demi, de la généralisation à terme du vote à la majorité qualifiée avec l'extension de ses prérogatives qui en découle.