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mercredi 14 juillet 2010

PS: burqa, symbole des femmes de 2010 en lutte

La burqa, libératrice des femmes, selon George Pau-Langevin

Voici un extrait du texte du site Causeur qui révèle un "malaise profond" chez certains socialistes...







George Pau-Langevin, à gauche; Angela Davis, à droite

"L’inénarrable députée socialiste George Pau-Langevin publie, sous le titre “La burqa dévoile un malaise profond”, un billet affirmant notamment : “Les femmes portant le voile intégral nous adressent un message et nous avons le devoir de le décrypter”, et comparant leur attitude à celles des Noirs américains qui portaient leurs cheveux longs et crépus dans les années 1970."
Le malaise semble

nettement

plus profond

chez George

que chez

ce séduisant

contre exemple

"Cette bonne dame est la vivante incarnation d’une gauche morale incapable de renoncer à ses obsessions vertueuses qui ont nom tolérance-à-l’égard-de-l’autre et écoute-de-la-différence-qui-nous-enrichit.

Il est vrai que les femmes intégralement voilées ne contribuent pas, à première vue, à susciter ce bel élan d’empathie, d’“ouverture à l’autre”, tant le chemin qui permettrait d’y avoir accès semble irrémédiablement barré. L’absence de visagéité rend très délicat ce déploiement vers l’autre, même pour le lecteur de Levinas. "




Michelle Obama,

incarnation du malaise

afro-américain actuel





Profond malaise au PS avec le vote de la loi contre le voile à l'Assemblé Nationale

Le PS, résolument anti-voile mais divisé entre partisans d'une interdiction totale et opposants à une loi "stigmatisante" sur un phénomène "marginal" (1.900 femmes en France, malgré l'absence de recensement), a boycotté le vote pour protester contre un débat "pollué par celui sur l'identité nationale". Et les pollueurs sont ?...

Malgré l'appel à "la concorde" du président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, le débat à droite existe, mais en d'autres termes. Des membres UMP ont déploré une "demi-loi" et plaidé -comme le président PCF de la mission, André Gerin, qui a lancé le débat en juin- pour une interdiction générale afin de faire cesser cette pratique, "étendard d'un mouvement intégriste, le salafisme", selon le rapport.

La mission plaide d'abord pour une résolution parlementaire, proclamant que "c'est toute la France qui dit non au voile intégral". Message politique fort, le vote d'une résolution -a priori au printemps- n'a toutefois aucun pouvoir contraignant.

Mais là encore, le consensus paraît incertain. "Le projet de résolution ne nous semble pas satisfaisant. C'est une sorte d'arrêt condamnant la burqa", déplore George Pau-Langevin (PS).

Le rapport préconise aussi une loi interdisant de "dissimuler son visage" dans les services publics (administrations, hôpitaux, sorties des écoles, transports...), déclinée par voie de circulaire.

Concrètement, les personnes concernées devront "non seulement montrer leur visage à l'entrée du service public mais aussi conserver le visage découvert" en son sein, faute de quoi elles ne pourront pas percevoir les prestations.


La mission estime que l'interdiction pourrait être élargie aux espaces privés accueillant du public (commerces, banques...).

S'agissant d'une interdiction générale, une proposition jugée trop timide du rapport a été rejetée par les députés UMP, qui ont fait un "rappel résolu et déterminé" en faveur de l'interdiction.
La mission a rejeté deux autres propositions, visant à créer une "Ecole nationale d'études sur l'islam" et à "engager un travail parlementaire sur l'islamophobie".

Le patron des députés UMP a maintenu le cap d'une interdiction dans tout l'espace public, déposant en janvier sur le bureau de l'Assemblée sa proposition de loi en ce sens (avec amende à la clef), fort du soutien de "près de 200" députés UMP et de récents sondages favorables à l'interdiction.

La Suisse et la Belgique ne donnent pas à réfléchir
Le rapport note qu'une telle loi pose des "questions juridiques complexes" et les opposants brandissent son "annulation par le Conseil constitutionnel ou une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'Homme sonnerait comme une défaite de la République".
"Comment va-t-on expliquer qu'une interdiction est plus constitutionnelle à l'hôpital que dans la rue ? ", réplique M. Copé.
Quant aux prises de positions fumeuses ?...

Le malaise des socialistes de la diversité

George n'a pas fait le tour de toutes les causes de "profond malaise" des bernés de la diversité au PS...

dimanche 17 mai 2009

Européennes : le MoDem attaque le PS et Dati

Bayrou lutte pour sa survie
Pas cool, non plus, Marielle....


L'acide Sarnez s'en prend, entre autres, au PS

"Le Parti socialiste traverse aujourd'hui une crise profonde" et ses attaques contre le
MoDem prouvent simplement que "le renouvellement que nous portons les inquiète", estime Marielle de Sarnez, rare fidèle de François Bayrou et première vice-présidente du parti centriste, dans un entretien publié vendredi par "Le Figaro".
"Le
PS a du mal à trouver sa place dans la campagne pour les élections européennes", considère-t-elle. "Ils utilisent donc à l'égard du MoDem des arguments dont ils savent parfaitement qu'ils sont de mauvaise foi". Inutile de lui faire un dessin.

Ambigü et incohérent MoDem


Le Modem est accusé de repousser le PS à gauche et d’ainsi servir l’UMP ! Est-il aussi ridicule de le soupçonner de complicité avec Sa Cynique Majesté Royal : n’a-t-elle pas essayé en effet de le compromettre en allant le séduire sous son balcon entre les deux tours de la présidentielle et ça, même si, là aussi, elle a échoué à le débaucher, c’est du concret…

Sur la proximité du parti de François Bayrou avec les libéraux au Parlement européen, Marielle de Sarnez explique que "en matière économique et sociale, nos choix sont différents: nous sommes défenseurs des services publics, de la solidarité, de la cohésion sociale". Ouf !
Mais, ajoute-t-elle, le MoDem partage avec ces derniers "une même vision (...) des institutions". Aïe, aïe !...

Même vision des institutions, mais problème humain…

L'euro-députée indique que, si jamais elle est réélue à Strasbourg, elle ne votera pas pour reconduire José Manuel Barroso à la présidence de la Commission, à Bruxelles. Nous avons du mal à suivre, alors elle s’explique, souriante mais dents serrées :"Il a été trop suiviste à l'égard des gouvernements et ses choix sont trop marqués d'ultralibéralisme", lui reproche-t-elle. Elle lui préférerait l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt ou l'ancien commissaire européen Mario Monti. Toutefois, "nous sommes ouverts à toute candidature de rassemblement qui permette un autre choix".
-> L’italien Mario Monti (1943) fut membre de la nouvelle Commission européenne sous la présidence de
Romano Prodi, en 1999. Il est actuellement commissaire responsable de la concurrence. A ce poste, il initia une procédure contre Microsoft et étudia la proposition de fusion entre General Electric et Honeywell en 2001 — qui fut finalement bloquée par la Commission européenne.
-> Le flamand Guy Verhofstadt (1953) est un
libéral démocrate. En 1985, ses vues radicales de l'économie lui vaudront le surnom de « Baby Thatcher ». En 1999, il prit la tête d'un gouvernement regroupant, pour la première fois en Belgique, libéraux, socialistes et écologistes, le gouvernement Verhofstadt I (dite Coalition Arc-en-ciel.
Son nom avait également circulé pour prendre la succession de
Romano Prodi à la tête de la Commission européenne en 2004, mais le flamand se heurta notamment à un refus britannique à cause de son opposition à la guerre en Irak. On lui préféra finalement le Portugais José Manuel Barroso

A choisir , elle tape sur Dati plutôt que sur Désir

A 58 ans, la candidate du MoDem épargne le pâle Désir (Harlem) mais aussi Désirdavenir Royal, pour réserver ses flèches à la candidate UMP aux Européennes.
Marielle de Sarnez ne se trompe pas de cible et égratigne en effet la ministre de la Justice Rachida Dati, numéro deux des listes
UMP en Ile-de-France: c'est bon pour elle ! Trahissant ses propres aigreurs politiques intimes, la tête de liste MoDem en Ile-de-France révèle une ambition personnelle blessée : "J'ai une grande différence avec elle : je ne considère pas le Parlement européen comme une voie de garage ou un pis-aller. Sur nos listes, tous nos candidats sont engagés à 100%". Puisqu’elle le dit…

En mai 2007, Marielle de Sarnez a pourtant essayé d’en sortir…
Depuis 1999 à Strasbourg, ça suffit ?… Elle était en effet candidate UDF-Mouvement Démocrate aux élections législatives françaises de 2007 dans la 11e circonscription de Paris, mais ne put se maintenir au second tour.

Rachida Dati , en revanche, mena la liste de l'UMP et du Nouveau Centre aux élections municipales françaises de 2008, dans le 7e arrondissement de Paris et en mars 2008, elle devint l'un des élus de la majorité au conseil de Paris. Le 29 mars 2008, le conseil d'arrondissement l'élit au poste de maire du 7e arrondissement.

dimanche 10 février 2008

Rachid Nekkaz, candidat du RSD à tout

Quand la diversité devient du n'importe quoi
Rachid Nekkaz, 36 ans (né en 1972) à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), de parents algériens -Kabyles- installés en France depuis 1950 et originaire d’un quartier populaire de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne, la France ne le maltraite pas comme on pourrait croire, à écouter la gauche.

Itinéraire d'un beur
Son curriculum vitae retient l'attention : neuvième enfant sur douze de Larbi et Khadija, tous deux analphabètes, son père mineur de fond, cinq fois opéré, mariage au bled en Algérie, regroupement familial. La France n'est pas ingrate. En 1967, la famille a la «chance» de débarquer en cité de transit. Ses parents y ont habité jusqu'à l'année dernière. «On a grandi avec l'idée qu'on rentrerait en Algérie. Tout était provisoire.» Rachid est le premier de sa famille (ils sont 14) à avoir eu des papiers français, à 11 ans, pour un voyage scolaire en Angleterre.

Grâce à des bourses d'Etat, Rachid est d'ailleurs diplômé de la Sorbonne en histoire ou en philosophie, ce n'est pas clair, d'autant que sa maîtrise en a fait un … chef d'entreprise (une start-up de conseil et création de sites Internet) et 'homme politique', pour quelques-uns, comique pour les autres, car il ignore que les projet de loi sont déposée par le gouvernement, les propositions par le Parlement et que Rachid ne peut pas. Ca ne s'invente pas quand on est candidat à la présidentielle, mais ça ne s'apprend pas non plus à la Sorbonne…
Si la gauche orchestre les plaintes des banlieues qui du coup ne croient pas qu'on peut en sortir, Rachid à la fois étale et dissimule sa réussite. Le 'grand frère' ne claironne pas qu'il possède une BMW grise de cadre moyen-sup, un appartement dans le XVIe et une maison à Asnières, que les 'culs-blancs' défavorisés lui envieraient, s'ils savaient.
Chez les Nekkaz, sans originalité, on parle arabe à la maison, français dehors : «Il n'y a rien de pire que de se faire traiter de sale Arabe et de ne même pas parler arabe.» Il suit cette règle avec son fils Iskander, 5 ans, de mère américaine, hispanophone et cadre sup.
S'il n'est pas reconnaissant à la solidarité des Français, comme ils disent, il l'est à sa famille. «Notre père nous disait juste : "Il faut être le meilleur." L'éducation, c'est pas des grandes choses, juste quelques principes simples qu'on répète beaucoup.» Le soir, il bûche tandis que les copains squattent la cage d'escalier. Les mercredis, violon au conservatoire municipal gratuit.
L'ordre mais pas la schlague. Quand Marie-sEGOlène Royal expose ses propositions musclées, il allume : «Les jeunes de banlieue ne sont pas des animaux et les quartiers populaires ne sont pas un zoo pour expérimenter des idées irresponsables et dangereuses pour la dignité de nos concitoyens.»
Ses frères et soeurs ont tous réussi. «Quand la famille est structurée, on ne risque rien.» A 12 ans, l'aîné, avocat, l'envoie au collège, à Paris : «A Choisy-le-Roi, tu ne feras rien de bon.» Un autre frère, philosophe et psychanalyste, lui raconte Kant et Hegel, le soir dans sa chambre, comme d'autres détaillent les dribbles de Thierry Henry ou les rimes de Joey Starr. Un rien mythomane, il assure: «A 16 ans, j'avais lu l'Etre et le Néant , j'avais l'arrogance de ceux qui pensent tout savoir.» Les murs de l'appartement familial sont tapissés de livres, il cite l'édit de Caracalla et revisite l'histoire de France.
On sait pourtant que la Constitution échappe à sa fringale de savoir et que les déclarations de ce hâbleur font rigoler jusque sur le Vieux-Port, qui en a pourtant entendues…
Il n'oublie pas les oncles FLN torturés pendant la guerre d'Algérie. Mais il ne se reconnaît pas dans la demande de repentance des «indigènes de la République» et ne croit pas à une poussée identitaire dans une communauté arabe «ataviquement divisée». Il ne croît pas à l'inné et se marque à gauche en insistant sur les caractères acquis. .
Troisième condition remplie, l'école de la République des colonisateurs, à laquelle il doit sa réussite. Il a été admissible à l'agrégation de philo. «Paradoxalement, c'est là que j'ai compris que les diplômes ne servaient à rien si on n'avait pas les relations, les contacts, les codes. Le cauchemar, dans la cité, c'est l'absence de réseau, de relations.» L'agrégation est un concours et les réseaux ne permettent que l'obtention de la maîtrise et d'un DEA… Au lycée Victor-Duruy («à 200 mètres de Matignon !») , on ne le prend pour un fils d'attaché consulaire, mais d'ambassadeur : belles mains fines, diction précise, il ne «fait» pas arabe (si les stéréotypes ont encore cours dans les médias), même s'il pratique l'islam avec modération (ni porc, ni alcool, et il fait le ramadan, mais pas la prière: ce qui l'arrange). L'école de la République est laïque, il ne faut pas trop en faire.
En quinze ans, jamais un contrôle de police au faciès. De quoi se faire rejeter par la gauche. Incrédule, le journaliste de gauche insiste : pas de discrimination, vraiment ? «A la rigueur, c'est le contraire. Quand mon porte-parole Jean-Bruno Roumégoux, blanc et catholique, écrit une lettre à un ministre, c'est la secrétaire qui répond. Dès que c'est moi qui signe, on m'appelle pour un rendez-vous.» La presse militante n'est donc pas informée; serait-elle déformée, qu'elle reste dubitative: si ce n'est pas ce qu'on enseigne dans les écoles de la FSU et de journalisme, qu'elle lise plutôt PaSiDupes !

En sortir donc, pour mieux la servir. «Quand j'ai eu le bac, j'ai regardé ce qu'étaient devenus les copains. La cata : drogue, prison, chômage. J'ai voulu rendre tout ce qui m'a été donné.» A 20 ans, il fonde une association avec Léonard Anthony, un ami d'origine indienne de Choisy-le-Roi, aujourd'hui son associé dans son entreprise. Leur projet, mener une enquête sur la Bourse avec 10 jeunes de banlieue, pour «changer leur image». Le plus difficile n'a pas été d'écrire le livre mais de le faire paraître : 1 500 courriers, sans succès.
Un coup de pouce de Rachida Dati, alors magistrate et tête chercheuse chez Sarkozy, débloque la situation. En 1998, les deux compères se mettent en tête de soumettre des questions de jeunes internautes aux chefs d'Etat du G7. Refus poli à l'Elysée. Jusqu'à ce que Rachid et Léonard décrochent un rendez-vous avec un conseiller de Clinton, qui flaire le coup médiatique. Rastignac allumé, quand Rachida Dati lui demande son CV, il décline... A cette époque, il ne croyait pas au succès de la droite !

Déraillements politiques
Lien AUDIO (+ de 30 mn): entretien - prochainement (profession de foi du candidat à la présidentielle)
Suite à sa déclaration de candidature présidentielle,en février, il organise en grandes pompes une conférence de presse pour annoncer la vente aux enchères de son QG (son appartement), dans le … 16e arrondissement de Paris.
Rachid Nekkaz est co-fondateur, avec Jean-Bruno Roumegoux et Leila Hireche, du Club des Élus Allez France qui est une association défendant en 2006 l'inscription automatique de tous les citoyens sur les listes électorales (LIRE PaSiDupes, à son nom).
Avec le soutien d'une quinzaine de sympathisants, il a donc annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, le 14 mars 2006, et affirma détenir 521 promesses de parrainages de maires de communes rurales au 10 novembre 2006…
Influencé par la manipulation des banlieues par Sa Cynique Majesté Royal, Rachid croit que son heure est arrivée. Nekkaz affiche la couleur. «Le seul candidat à la présidentielle issu des quartiers populaires» et joue de son image de «jeune de banlieue» qui a réussi.
Le 12 mars 2007 pourtant, il achète pour 1550 euros le parrainage du maire de Noron-la-Poterie que celui avait mis en enchère et le déchire en direct sur la chaîne d'information LCI. C'est de cet évènement que Rachid Nekkaz tient l'essentiel de sa notoriété médiatique et théâtrale. Les institutions sont respectables de tous, sauf de Rachid.


Le 16 mars 2007, il avoue qu'il n'a pas obtenu les 500 parrainages nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle. Rachid Nekkaz dénoncera des pressions qu'auraient reçues les élus lui ayant promis leur soutien. A la manière de Sa Cynique Majesté Royal, il prétend en effet qu'au cours du cambriolage de son siège de campagne seul l'ordinateur comportant les coordonnées des parrains aurait disparu. C'est pas de chance, et ce n'est pas habile de copier Sa Cynique susnommée, même pour la légende! Mais comme dans le cas Royal, la presse n'en a plus parlé. N'est-ce pas injuste? A moins que la plainte ait été retirée...
Celui qui affirmait en mars 2006 détenir plus de 700 promesses certifiées de maires ruraux devait encore ignorer la procédure en vigueur qui n'était faite que pour le gêner. Le pot aux roses est découvert: il n'a finalement obtenu que …13 parrainages envoyés directement au Conseil constitutionnel. Le candidat affirme toujours, sans apporter d'éléments probants, en avoir reçu 454 autres à son QG de campagne.
Ce résident du 16° arrondissement de Paris a de nouvelles prétentions.
Aux municipales 2008, il est candidat à Orly
(Val-de-Marne), où il n'est pas même conseiller municipal. Il n'est évidemment pas conseiller général non plus. Mais il se défend de s'être parachuté là… Il est beur: ça devrait suffire
. (PaSiDupes y reviendra: cf. libellé à son nom)
Candidat de la diversité, peut-être, mais de la diversion, sûrement. Voire du divertissement
.

mercredi 20 juin 2007

Parachutes dorés pour les Verts

Le PCF n'est pas asez convenable:
les Verts se jettent dans les bras du PS.
Qui est la mère maquerelle?

Le PRG (Parti radical de gauche)...
qui n'avait pas besoin de cela:

il a déjà son souteneur PS.

Le PS aura désormais deux gagneuses.


Pas de combinaison politicienne chez les Verts, donc?

Le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet assure les bons offices. Les députés du PRG et des Verts tentent de constituer un groupe à l'Assemblée nationale et se préparent à demander un abaissement du seuil nécessaire pour former un groupe au cas où ils ne réuniraient pas les vingt parlementaires actuellement requis.

Les Verts ne sont pas liés par l'obligation de résultats: laminés par les législatives, ils revendiquent des ... privilèges!

Ils cherchent à s'assurer un paradis parlementaire à l'ombre des cocotiers socialistes...

lundi 18 juin 2007

Législatives 2007: Royal candidate élue?

Ah bon? Delphine Batho est élue, pas Royal !
Bien sûr, Delphine Batho est l'unique candidate et la seule élue dans les Deux-Sèvres.
Il faut pourtant distinguer l'élue réelle de l'élue virtuelle et Dame Royal s'y emploie très naturellement. La potiche n'a pas droit à la parole...
Et qui occupe le devant de la scène? Qui accapare l'attention? Qui prive la candidate élue de sa victoire, certes sans éclat en terre socialiste et en seconde main?
La députée élue des Deux-Sèvres est une prête-nom de Sa Cynique Majesté Royal; Delphine Batho est la doublure de la candidate socialiste battue à la Présidentielle: Royal se réjouit de la victoire qu'elle n'a pas méritée...
C'est le laboratoire de la 'république du respect', façon Royal.

VOIR et ENTENDRE
Vous remarquerez que la Cynique n'a pas un mot gentil pour la nouvelle élue qui se tient sagement à sa place, en retrait, sans illusion, et qui sait que sa victoire ne lui appartient pas.
Mais que c'est beau, la parité, à la Royal! Oh, la belle représentation socialiste qui se prépare à l'Assemblée Nationale!

Discours Ségolène Royal - Résultats législatives 2007 envoyé par Spacegirl-fr

Le PS n'a pas exprimé publiquement son indignation. 'Pourquoi de l'indignation?', demande le Ségogol de base.
Est-il donc conforme aux règles du parti que Sa Cynique susnommée fasse un discours de candidate élue -ce qu'elle n'est pas, puisqu'elle n'est ni candidate, ni élue et même battue à la Présidentielle?
Puisque Dame Royal n'est pas élue députée, est-elle en revanche Premier secrétaire du Parti socialiste? Comment se peut-il qu'elle en ait le comportement puisqu'elle n'en a ni les fonctions ni les attributs?
Ainsi, en retransmettant les propos de l'usurpatrice, les médias permettent-ils que à La presse participe évidemment cette usurpation de pouvoir : elle est à égalité responsable de ce coup de force interne au PS.

Législatives 2007 : succès historique de la droite

Occulté par une gauche qui revient de loin
Une observation de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Economie, aurait pu retenir davantage l’attention pour sa pertinence. Dimanche, sur France 2, il a souligné ce que les médias militants ne veulent pas entendre mais qui donne pourtant un relief particulier à la victoire de la majorité présidentielle aux élections législatives 2007.

L'usure du pouvoir n'est pas systématique!

"C'est un succès historique qu'une majorité se succède à elle-même, cela donne les moyens de soutenir le projet que Nicolas Sarkozy a proposé aux Français", a remarqué J.-L. Borloo.
"On ne va pas transformer une majorité absolue en une défaite (...) Nous avons un président de la République qui est élu. Il y a une majorité, la France fonctionne sur ses deux pieds", a poursuivi le ministre.

Ainsi, les médias préféraient l'anecdotique à l'historique?
Allons donc, ce n'est pas leur habitude...

Législatives: Najat Belkacem, candidate socialiste sacrifiée dans le Rhône

La greffe artificielle de la diversité n'a pas pris

La candidate socialiste Najat Belkacem, ici au côté de Marie-sEGOlène Royal pendant la campagne des législatives, a été sacrifiée à l'illusion de la diversité par Royal.

Et qui précède l'autre? Royal peut-elle se tenir en retrait?

Dans la 4e circonscription de Lyon, le candidat UMP et ancien ministre, Dominique Perben, n'a pas été inquiété par ce produit pas fini sacrifié par la méchante fée Royal. Elle voulait faire illusion dans les quartiers: son élixir n'a pas agi...

Le PS et l'UMP se partage les six sièges du Rhône, à parité.

Une députée UMP s’empare d’un bastion familial socialiste

Si la province intéressait le microcosme parisien
La 8° circonscription ? Celle de Paris? Non ! Celle de Marseille.
On peut aussi choisir de parler d’une défaite dans la 8° circonscription de Paris (12° arrondissement de Paris) plutôt que d’un succès UMP dans la 8° de Marseille.

Valérie Boyer est récompensée (sa biographie): elle est devenue dimanche députée UMP des Bouches-du-Rhône, faisant passer à droite la 8e circonscription, une chasse-gardée socialiste depuis 1934. "Entre le premier et le second tour, l'avance de 4000 voix en ma faveur s'est resserrée et le ton s'est énormément durci", explique-t-elle au lendemain de sa victoire. Et la députée d'évoquer des "attaques totalement déloyales", des "rumeurs" odieuses et des "injures" reçues sur son portable.
Un peu de fraîcheur dans ce monde de brutes et de donneurs de leçons : ce sont en fait les mêmes. ! La relève UMP arrive. "Je suis vraiment heureuse d'avoir été élue et surtout que de telles pratiques n'aient pas permis à mes adversaires de nous voler la victoire", affirme l'élue, âgée de 44 ans. Selon elle, "la politique n'est pas un métier mais un engagement". "Je n'ai pas l'intention d'être là pour durer, précise-t-elle, mais j'ai envie d'agir." Suivez son regard en direction de la famille Masse… Ce mandat de députée, elle le voit comme "une vie différente" tout en espérant que "plein de choses ne changeront pas, notamment sa vie de famille".
Au Palais-Bourbon, Valérie Boyer compte mettre à profit ses 25 années d'expérience "longue et variée dans le domaine de la santé et du social". Elle n'oubliera pas pour autant sa 8e circonscription — les quartiers Est de Marseille — où "il y a beaucoup à faire" et "énormément d'atouts à mettre en valeur". Et de rappeler que le renouveau de la cité phocéenne s'exprime dans ses quartiers Est à travers "une qualité de vie exceptionnelle", un "habitat harmonieux", une "redynamisation économique"...
Madame la députée est mobilisée, donc. Et pas inquiète à la veille de siéger au Parlement. "Je suis bien entourée par les autres députés marseillais". Entre collègues, il faut bien s'entraider.


Ici avec Jean-Claude Gaudin







Législatives: Juppé victime de l'abstention et du MoDem

Victime des circonstances...
N°2 du gouvernement Fillon, Alain Juppé est amené à présenter sa démission, à la suite de la réussite de sa concurrente socialiste.
Le 2° tour des législatives 2007 a connu le plus fort taux d'abstention depuis 1981.
40% d'abstentionnistes ne sont pas sans conséquences sur le scrutin : jamais depuis 1981 l'électorat de droite n'avait pensé que le scrutin était à ce point joué d'avance. Cet excès de confiance, partagé par l'appareil UMP, a été lourdement préjudiciable aux candidats.
Les causes sont plurielles:
1- la rumeur, lancée par les médias militants de gauche, prédisait un raz de marée bleu sur le Palais Bourbon. Dans sa grande naïveté, la droite y a cru et ne s'est pas mobilisée convenablement.
2- un défaut de communication du gouvernement a permis au PS de déformer le projet de TVA sociale. Aura-t-il appris -à ses dépens et un peu tard- qu'il convient de prévenir les attaques de l'opposition et ses possibilités de dévoiement des réformes à venir dans l'opinion, en prévoyant les angles d'attaque et en adaptant sa communication en conséquence?
3- un excès de pudeur, ou le vertige du succès, d'abord à la Présidentielle puis au 1er tour de la législative: la victoire pouvait être appelée sans complexes et l'abstention combattue avec détermination au deuxième tour, mais la droite semble avoir été impressionnée par la spirale de son propre succès et avoir craint les accusations de vampirisation du scrutin!

Bilan: l'opposition ne devrait pas pouvoir se plaindre d'une confiscation du pouvoir. Elle pourra tout à loisir, soit démontrer sa faculté de proposition et/ou exercer son pouvoir de contestation, soit aussi faire de l'obstruction comme au cours de la législature précédente, en déposant des amendements en masse... Il ne lui en effet est pas naturel d'être constructive !

Législatives: le Nouveau Centre fait mieux que le MoDem

L'UDF est morte, vive le Nouveau Centre
Le MoDem a pu exercer son pouvoir de nuisance en faisant battre de nombreux candidats de droite. Au moins les choses sont claires désormais et à plusieurs égards:
1- Avec 22 élus, le NCE aura son groupe à l'Assemblée Nationale: il est la troisième force parlementaire, avant le PCF. Avec 17 élus, les communistes ont en effet besoin du renfort des 4 élus Verts, et inversement, pour constituer un groupe. Les Verts n'ont guère d'existence au Palais Bourbon sans le contingent communiste... Cette alliance objective ne les lie pas politiquement, ont-ils déjà annoncé.
Le Nouveau Centre n'aura pas à se livrer à ce genre de mascarade...
2- Le MoDem culmine à 4 élus: il en fait une victoire...
Une victoire à la Pyrrhus, car le parti de Fanfan Bayrou qui revendiquait son indépendance devra confirmer sa soumission au PS ! Sans les socialistes, pas de groupe à l'Assemblée Nationale. Il ne pourra pas ramasser son savon dans les douches de la Rue de Solférino sans danger.

La gauche et la gauche extrême nous promettent de grands moments de démocratie: espérons que celle-ci en sortira grandie...

Législatives 2007: le scrutin majoritaire a fait ses preuves

La proportionnelle n'est pas nécessaire
La gauche républicaine s'est dite par avance victime du scrutin majoritaire, mais a-t-elle à l'arrivée des raisons de se plaindre? La paranoïa a produit son effet sur certains, mais ses électeurs seront représentés et pourront se faire entendre, dans le respect des institutions de la V° République!...
La gauche radicale devra, quant à elle, s'interroger -avec lucidité- sur son implantation nationale réelle !
Les minorités violentes trotskistes et anarchistes se sont faites entendre dans la rue, ont été condamnées dans les urnes: les Français n'ont donc pas souhaité les entendre à l'Assemblée Nationale...

Législatives 2007: résultats du 2° tour

Résultats par circonscription
(source TF1-LCI)
ou
(source MSN)

Législatives 2007: la gauche a fait moins mal au 2° tour

Pas de raz de marée rose, ni de déferlante bleue.
Tout le monde est-il content?
Le PS et ses alliés de dernière heure arrivent au 2° tour au niveau de la droite au 1er tour !

Législatives : personnalités élues et battues

Législatives 2007: les personnalités
Voici la liste des principales personnalités élues ou battues dimanche au soir du second tour des élections législatives:
Les principales personnalités élues
Droite:
Christine Boutin
Michèle Alliot-Marie
Roselyne Bachelot
Jean-Pierre Soisson
André Santini
Patrick Devedjian
Patrick Balkany
François Goulard
Renaud Dutreil
Nadine Morano
Hervé de Charette
Catherine Vautrin
Maurice Leroy
Jean Tiberi
Eric Raoult
Renaud Muselier
Modem:
François Bayrou
Philippe Ksiazek
Jean Lassalle
Jean-Christophe Lagarde (MoDem ou Nouveau Centre?)
Gauche:
François Hollande
Laurent Fabius
Arnaud Montebourg
Jean-Marc Ayrault
Jean Glavany
Henri Emmanuelli
Christiane Taubira
Jean-Louis Bianco
Pierre Moscovici
Michel Sapin
Jack Lang
Julien Dray
Michel Delebarre
Dominique Strauss-Kahn
Aurélie Filippetti
Marylise Lebranchu
Michel Vauzelle
Alain Rousset
Delphine Batho
Claude Bartolone
Patrick Braouezec
Jean-Christophe Cambadélis
Elisabeth Guigou
Jean-Marie Le Guen
Daniel Vaillant
Verts
Yves Cochet
Noël Mamère

PCF
Marie-George Buffet
Alain Bocquet
Maxime Gremetz (dissident)
FN
Marine Le Pen

Les principales personnalités battues
Droite:
Alain Juppé
Léon Bertrand
Arno Klarsfeld
Alain Carignon
Jean-Louis Bruguière
Renaud Donnedieu de Vabres
Alain Marsaud
François d'Aubert
Philippe Bas
FN
Marine Le Pen
Modem
Jean-Marie Cavada
Gauche:
Vincent Peillon
Emile Zuccarelli
Jean-Pierre Chevènement
Jacques Mellick
Georges Sarre
Safia Otokoré
Patrick Mennucci
Georges Sarre
Roger-Gérard Schwartzenberg

samedi 16 juin 2007

Législatives: Moudenc, la divine surprise !

Tout reste possible à Toulouse
Jean-Luc Moudenc, le candidat de l'UMP, maire de la ville, pourrait l'emporter dans la 1re circonscription de Toulouse. Elu en 2002, Philippe Douste-Blazy a préféré laisser la place plutôt que d'encaisser une défaite promise avec perspicacité par les médias... La rumeur faisait état d'une montée en puissance du PS dans les bureaux du centre-ville!
VOIR et ENTENDRE sa suppléante, Sofia Herzi:
A 37,44 %, Jean-Luc Moudenc ne devance, certes, que de 6 points la pharmacienne PS Catherine Lemorton, laquelle peut compter sur les 11 points promis par les Verts et les Alternatifs-PCF.
Un retour de flamme dans les amours du PCF et du PS laisserait rêveur!

Mais Jean-Luc Moudenc espère rallier l'électorat du MoDem Jean-Luc Forget (9,56 %), dont la responsabilité est grande.
Le Parti socialiste voyait dans la conquête de cette 1re circonscription un dernier coup de semonce électorale avant la municipale à venir.

C'est au contraire le maire en place qui pourrait en ressortir requinqué.

Législatives : Julien Dray, l’heure de vérité…

Une inconnue peut l’éliminer !
L’heure du collectionneur de montres de prix a sonné : sans la gauche extrême que le PS a méprisée royalement, Dray est cuit !
Inconnue du grand public (photo à gauche) mais localement appréciée , Laurence Gaudin-Beauvais n’avait jamais songé à être candidate aux législatives. Conseillère municipale de Morsang-sur-Orge, elle était inquiète à l’idée d’affronter un bateleur médiatisé comme Julien Dray. Mais le socialiste a tout promis, tout dit -et son contraire- et les électeurs le voient davantage à la télévision que dans sa circonscription. Le plus grand nombre ne s’en plaint pas : ils préfèrent le voir en photo. Pour combien de temps encore ?
A l’issue du premier tour, elle devance pourtant le député socialiste sortant (36,12 % contre 32,86 %) dans la 10e circonscription de l’Essonne. À cinquante-deux ans, cette ancienne traductrice de l’armée de l’air mène une patiente campagne de terrain. « J’ai compris que les gens avaient envie d’un représentant qui vive avec eux et qu’au fond, ils se fichaient pas mal de voir leur député sur un plateau télé », explique-t-elle.« Ma priorité, c’est d’améliorer la vie quotidienne des habitants de ma circonscription », proclame Laurence Gaudin.
Pour elle, la politique est un moyen de se rendre utile. Adolescente, elle rêvait d’être médecin pour la même raison. Aujourd’hui, Laurence Gaudin affiche clairement ses ambitions. Ses yeux bleus sont déjà rivés sur les élections municipales de 2008, où elle souhaite conduire la liste UMP à Morsang-sur-Orge. Conseillère municipale sans étiquette depuis 1996, Laurence Gaudin a intégré l’UMP en 2002. Elle dit s’être toujours sentie proche de Nicolas Sarkozy.
Ses priorités, si elle est élue députée ?
« J’ai beaucoup conversé avec les jeunes de Grigny (ville réputée pour ses quartiers sensibles). Ils aspirent à plus de considération, mais ils sont contre l’assistanat. Ils aiment leur ville mais souhaitent la voir changer. Le plan Borloo offre des perspectives en ce sens et moi, je serai là pour appuyer ce processus », explique-t-elle.
Autre combat que Laurence Gaudin promet de mener : « Je veux que les femmes puissent faire le choix d’élever leurs enfants ou de privilégier leur carrière, sans être pénalisées. Les unes doivent pouvoir percevoir une allocation ; les autres, faire garder leurs enfants sans difficulté », prône celle qui a choisi de quitter l’armée pour se consacrer à ses enfants.
A la veille du second tour, Laurence Gaudin s’affiche sereine. « Mon objectif était d’être en tête au premier tour, histoire de maximiser mes chances de l’emporter. » Cette mission-là accomplie, elle sait pourtant que la seconde manche sera difficile. «Je compte sur les abstentionnistes de droite qui pensaient le duel qui m’oppose à Julien Dray perdu d’avance. Dimanche, ils seront plus mobilisés », espère-t-elle.
Reste que son adversaire dispose encore d’importantes réserves de voix. Julien Dray se dit "prudent" pour le second tour, et affirme qu'il n'a "aucune raison de paniquer". Arrivé en troisième position, le candidat communiste Patrick Bardon (10,12%) appelle "sans ambiguïté" à voter Julien Dray, pour "faire barrage à Laurence Gaudin et à l'UMP". Mardi, les candidats PCF et Verts Amandine Thiriet (2,76%) s'étaient joints à Julien Dray pour un meeting commun. La LCR (1,55%) a appelé au niveau national à "battre la droite", mais LO (0,55%) n'a pas donné de consigne. Les électeurs trouveront-ils de la cohérence entre les discours de la gauche radicale et ses appels au vote?
Sur le papier, la candidate UMP dispose d'un réservoir de voix moins important, mais elle met en avant son travail de proximité : "Le meilleur report des voix, c'est la conviction sur le terrain". "Les électeurs ont besoin de gens qui vivent comme eux tout en défendant un programme législatif pour mener les réformes", affirme-t-elle.
Outre l'inconnue des reports de voix des deux côtés, le comportement des électeurs du MoDem, dont le candidat a recueilli 7,11% des voix, pourrait s'avérer décisif.
Les hommes et les femmes de l’Essonne ont sans doute envie de changer de têtes , de favoriser la parité et de vivre plus de sincérité.

Législatives: candidate UMP agressée dans le fief de DSK

DSK en difficulté : sa concurrente est bousculée
Fin de campagne délétère pour Dominique Strauss-Kahn et sa concurrente UMP Sylvie Noachovitch, l'avocate vedette de l'émission de Julien Courbet sur TF1. Elle a devancé l'ancien ministre au premier tour avec 37,37 % contre 37 % à DSK et la réélection de Strauss-Kahn n'est pas assurée, faute de réserves de voix à gauche.
Les faits
Vendredi matin, Sylvie Noachovitch (photo fort peu raciste, à gauche) a été prise à partie sur le marché de Sarcelles par un homme cagoulé qui l'a agressée et lui a jeté de la viande au visage, probablement du canard. Son suppléant, Victor Curiel, témoin de la scène, affirme que cet homme faisait partie d'un groupe d'une dizaine de personnes, composé «exclusivement de Noirs». Racisme anti-blanc?
Nouvelle bassesse du Canard Enchaîné
La rumeur étant une spécialité socialiste, selon un article du Canard enchaîné placardé dans la ville, la candidate UMP aurait dit, lors de la délibération du jury d'un prix littéraire auquel elle participait : «Mon mari peut dormir tranquille, dans ma circonscription, il n'y a que des Noirs et des Arabes, l'idée de coucher avec l'un d'entre eux me répugne.» Sylvie Noachovitch a démenti et cite à l'appui de ses dénégations, le président du jury du prix Monte Cristo.
Le journaliste Nicolas Poincaré (né en 1962), membre du même jury, a confirmé en revanche, jeudi sur RTL (dans son émission On refait le monde -pour le meilleur?), les avoir entendus : «Le président était à l'autre bout de la table, c'était une très grande table, elle n'a pas non plus hurlé. Mais je confirme ces propos [...] Elle a dit : "L'idée de coucher avec un Noir me répulse"; et non pas "me répugne".» L’ancien collaborateur de France-Inter et France-Info était-il à jeun ? ‘Répulse’ a-t-il du sens ? Et qui est-ce qui nous 'révulse' ?

Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a demandé des «sanctions immédiates» contre la candidate UMP. Des sanctions avant même que les faits imputés soient avérés: la justice dans le 'république du respect' rappelle la justice expéditive en République populaire de Chine louée par Sa Cynique Majesté Royal... L'ex-député-maire socialiste de Montpellier et ex-membre du PS fera-t-il partie de la même charrette?Ce qui suit est facultatif. Interdit aux personnes sujettes à la nausée...
Si vous tenez vraiment à savoir qui est Poincaré, non pas Raymond, mais le petit Nicolas, voici une partie de la transcription d’un dialogue avec Pascale Clark sur le thème Les altermondialistes veulent une autre info ? et de Pour Lire pas Lu sur France Inter , et qui est proposée par Acrimed :

France Inter assainit la critique des médias
Emission " Tam tam etc. ", France Inter, 18 novembre 2003, 9h50. Pascal Clark donne la parole à Nicolas Poincaré. C’est rigolo, mais plutôt malsain, diagnostique le grand pontife, Transcription intégrale et commentaires.

Prologue : Qu’est-ce qu’on se marre !
- Pascale Clark. : Ils veulent un autre monde, les altermondialistes qui étaient réunis à Paris et alentours pour le FSE. Ils veulent aussi une autre info- Nicolas Poincaré. : Oui une autre presse, une autre presse est possible- Pascale Clark. : (Rires)
C’est rigolo, en effet.
Nicolas étudie l’histoire de « tout ça »
- Nicolas Poincaré. : C’est un article de Libération, un dossier dans Libération qui m’a alerté là-dessus l’année dernière qui rappelait le divorce qu’il y a entre la presse traditionnelle et les altermondialistes réunis à Paris ce week-end. Donc Libération rappelait la genèse de tout ça : c’est le mouvement social de 95 où un certain nombre de sociologues derrière Pierre Bourdieu et de spécialistes des médias étaient très insatisfaits de la couverture de ce mouvement et ont commencé une action de critique et d’observation des médias, de dénonciation des dérives...- Pascale Clark : Insatisfaits à raison probablement hein ?- Nicolas Poincaré : Sans doute, sans doute- Pascale Clark. : C’est vrai que ça a peut-être été un petit peu sous-estimé...- Nicolas Poincaré. : En 95, oui. Ouais. Effectivement. On va pas refaire le débat, hein ?
Dont on se souvient en effet qu’il avait déjà été déclaré clos avant d’avoir commencé.
Nicolas et Pascale font face aux succès
- Nicolas Poincaré. : (...) On va pas refaire le débat. hein ? Depuis il y a deux journalistes qui sont devenus un peu emblématiques dans le combat, c’est Pierre Carles et Serge Halimi. Pierre Carles qui avait fait un film qui s’appelait " Pas Vu, Pas Pris ", qui avait été commandé par Canal Plus, qui avait pas été diffusé et qui du coup avait eu un certain succès en salle. (...)
Le film de Pierre Carles, censuré par Canal Plus, « du coup » avait eu un grand succès en salle. « Du coup », Nicolas trouve sans doute qu’il n’y a pas lieu de déplorer la censure.
- Nicolas Poincaré. : (...) Et puis son ami Serge Halimi qui, lui, avait écrit " Les nouveaux chiens de garde " qui...- Pascale Clark. : Très gros succès.- Nicolas Poincaré. : Très gros succès qui dénonçait les connivences de la presse, les renvois d’ascenseurs, qui prenait plaisir à expliquer...euh... et avec raison, à qui appartiennent les médias. Systématiquement quand on parle des médias Serge Halimi trouve que c’est important de dire qui il y a derrière. Etc. Bon on en a parlé, c’est pas très nouveau.
C’est d’ailleurs parce que « c’est pas très nouveau » de dire « systématiquement » quelques vérités dérangeantes que Nicolas, pour présenter le débat, nous a invité à ne pas le refaire. D’ailleurs, depuis il a lu un nouvel article de Libération :
- Nicolas Poincaré. : (...) Bon on en a parlé, c’est pas très nouveau. Mais Libération de la semaine dernière donnait un certain nombre de liens Internet avec ces... ces... ces nouveaux médias... ces alter-médias.
Bilan de « tout ça » : Nicolas Poincaré lit Libération au moins deux fois pas an. Mais ce n’est pas dans Libération qu’il apprend à lire ...
Nicolas apprend la lecture
- Nicolas Poincaré. : (...) Bon on en a parlé, c’est pas très nouveau. Mais Libération de la semaine dernière donnait un certain nombre de liens Internet avec ces... ces... ces nouveaux médias... ces alter-médias. Donc je suis allé faire un tour et j’ai été surpris. Parce que j’avais pas suivi ça de très près et en particulier, derrière Pas vu pas pris, il y a eu... euh... Pas lu... Pour Lire, Pas Lu ... donc qui est à la fois un journal et un site internet qui continuait le combat.
N’ayant pas suivi « ça » (puisque « c’est pas très nouveau »...), « de très près » (mais, sans doute « de près » quand même...), Nicolas s’approche « de très près » des nouveaux médias, en lisant un seul d’entre eux sur un site internet qui ne reproduit qu’une très faible partie du journal Pour Lire Pas Lu. Une telle enquête de proximité est évidemment très prometteuse...
- Nicolas Poincaré : (...) Et la combat c’est pas... c’est le terme puisque dès le numéro 1, c’est un journal qui explique qu’il est parti en guerre contre les médias... euh...- Pascale Clark. : De quelle façon alors ?_ - Nicolas Poincaré. : Les médias qui " mentent et qui bavent "qui sont " veules et qui lèchent la main qui les gave ". Voilà, c’est le socle de cette pensée.
Que Nicolas isole des traits satiriques qui caricaturent pour les caricaturer à son tour, pourquoi pas ? Mais il prend le risque, comme la suite le montre, de mentir, de baver et de lécher la main qui le gave. En attendant, une fois « le socle » mis à jour, avec un courage intellectuel exemplaire, Nicolas résume...
Nicolas s’abstient de tout solidarité corporatiste
- Nicolas Poincaré : (...) Voilà, c’est le socle de cette pensée. Non, j’ai été surpris par la violence des attaques... euh... Pour parler par exemple de ce qu’on connaît, si on fait une recherche " France inter " dans ces journaux on voit France inter " le venin du matin, la pensée rampante, la servitude et la médiocrité "... Ça c’est pour nous en général [
1]. Mais ensuite, on peut rentrer un peu plus dans le détail. Stéphane Paoli, qui anime le matin qui est accusé d’être horriblement pro-américain... Ça ne m’avait pas frappé à l’oreille mais bon [2].
- Pascale Clark. : Non, ça ne saute pas aux yeux.- Nicolas Poincaré. : Jean-Luc Hess, le patron, qui est un suppôt du grand capital, qui cache ça derrière une patine rock n’roll mais qui est en réalité...Pascale Clark. : (Rires)- Nicolas Poincaré. : ...est aux ordres du Medef . Parfois ça tape un peu en dessous de la ceinture : notre ami Jean-Marc Four, qu’on entendait encore dans le journal de neuf heures, qui est correspondant à Londres, qui avant était présentateur du " treize heure " est surnommé " FFF " le fourbe et flatulent Four ... Voilà.
- Pascale Clak : Ah, ouais, ouais...- Nicolas Poincaré : Là on commence à attaquer un certain niveau de... Et bon il n’y a pas que France Inter (...)
Attention, Nicolas va étendre son champ d’investigation et se trouver drôle.
Nicolas aime rire
- Nicolas Poincaré : (...) Et bon il n’y a pas que France Inter, Alain Minc c’est le " nabot malfaisant ", Edwy Plenel est " ivre de sang et d’argent ", Jean-Marie Colombani, le directeur du Monde, est un " petit échotier poltron et sans envergure ". Je sais pas si vous en voulez d’autres. Karl Zéro, c’est un " larbin chauve du patronat "...- Pascale Clark. : Ca va très loin quand même, ça va très très loin...- Nicolas Poincaré. : Oui. Voilà. Voilà. Voilà. C’est très personnalisé et, euh..., très haineux. (...)
On peut ne pas apprécier les traits satiriques en général ou ces traits satiriques en particulier, mais les prendre à la lettre et au premier degré, faut le faire ! Leur reprocher de « personnaliser », c’est évidemment inviter à s’interdire toute satire, tout pamphlet et tout dessin caricatural.
Et Nicolas sait bien que le rire n’a pas toujours la haine pour ressort... puisqu’il s’apprête lui-même à essayer de nous faire rire.
- Nicolas Poincaré : (...) C’est très personnalisé et, euh..., très haineux. Ce qu’il y a de drôle c’est que c’est que j’ai lu tout ça depuis Abidjan.- Pascale Clark : (Rire)- Nicolas Poincaré : Parce que maintenant avec la mondialisation on peut être à Abidjan et s’intéresser aux médias locaux de la haine, et puis faire un tour sur Internet et découvrir qu’on a aussi nos petits médias de la haine...moi j’ai été surpris par la...la... la...
Merci à Nicolas : c’est en effet très drôle et pas haineux du tout. Et un grand merci à madame la mondialisation : elle permet de lire depuis Abidjan PLPL sur Internet, sans avoir besoin de la version papier. Et surtout, puisque « le monde est devenu un village » de comparer des médias qui appellent à des massacres réels et un journal qui se livre à des jeux de massacre satiriques.
Mais jusque-là, Nicolas nous avait promenés en surface. Passons immédiatement à la profondeur.
Nicolas touche le fond.
- Pascale Clark : Est-ce qu’il y a un peu de fond quand même dans ces attaques ?- Nicolas Poincaré : Bah euh euh, le combat principal c’est contre la presse donc euh...mais au-delà effectivement il y a un anti-américanisme qui frise le racisme. Par exemple, le 11 septembre est évoqué à plusieurs reprises avec des termes... euh qu’est-ce qu’on dit euh...que " les deux tours ont été démontées à New York "...ou que " il y a eu une double frappe chirurgicale sur New York "... que " heureusement les deux tours hideuses du World Trade Center ont cessé de polluer l’horizon new-yorkais "... Il y un anti-...euh... enfin... c’est... euh : un anti-américanisme très virulent...
- Pascale Clark. : Limite attaquable d’ailleurs, tout ça...
C’était le premier fond. Et voici le double fond :
- Nicolas Poincaré. : Oui ; oui. Voilà très pro-palestinien. Donc forcément très anti-israëlien. Puis aussi, c’est plus surprenant, très pro serbe. Comme globalement les médias ont été il faut bien le reconnaître ont été probosniaques d’abord et puis pro kosovars ensuite comme on prend le contre pieds des médias par principe et systématiquement et bien du coup on devient bêtement pro serbe. J’ai lu pour ceux qui connaissent un petit peu les Balkans des choses hallucinantes sur ce dossier là.
Le monde de Nicolas est très simple : qui n’est pas « pro » est « anti ». Qui est « anti » frise le racisme quand il s’agit des Etats-Unis et, l’antisémitisme sans doute, quand il s’agit de la politique israélienne. Ou encore : qui était pour la guerre du Kosovo était « probosniaque » et donc qui était contre était « proserbe ». Quant aux « choses hallucinantes » que Nicolas a lu vous n’en saurez rien. Mais vous venez de lire les bêtises hallucinantes que Nicolas a dites.
Pascale et Nicolas informent les auditeurs
- Pascale Clark. : Voilà c’est sur Internet. C’est libre. On va pas vous donner l’adresse parce qu’il faut pas exagérer.
Une information fausse (Pour Lire Pas Lu est d’abord un journal) confortée par un refus d’informer : cela fait deux informations de service public...
- Pascale Clark. : (...) On va pas vous donner l’adresse parce qu’il faut pas exagérer. Tout ça, ça répond de toute façon totalement excessive à une question qui est... qui est... qui a le mérite d’être soulevée. Mais bon...- Nicolas Poincaré. : Oui. Effectivement. La critique des médias moi je trouve ça très sain. Effectivement c’est quelque chose qui se développe. Qui est sain. Parfois c’est aussi malsain.
La critique saine des médias, c’est évidemment celle dont France Inter rend compte régulièrement et que Nicolas Poincaré vient d’exercer avec brio.
Pascal Clark : Voilà, c’était le petit coup de canif’ de Nicolas Poincaré ce matin.
Pascale Clark quittera RTL pour animer En Aparté chaque midi sur Canal+ et … Nicolas Poincaré la remplacera à la direction de l’émission On refait le Monde dès le 21 août 2007. Numéro de chaises musicales très sain aussi!
Malsain tout ça? Bon, si vous avez tenu le coup, vous saurez quoi penser du témoignage de Nicolas Poincaré d’une part et rapportés par Le Canard Enchaîné, d’autre part…

Législatives : Chevènement joue avec le feu

Dramatisation médiatique des législatives
Pourquoi Chevènement, le maire socialiste, a-t-il laissé le temps au temps de pourrir la situation dans son Territoire de Belfort, alors que, depuis des années -LIRE le billet précédent de PaSiDupes-, l'opposition RPR, puis UMP dénonce la dégradation de la situation, dont l'état de détérioration avancée est soudainement daté du 1er tour de la Présidentelle 2007, par l'agence AP...
Contexte:
Arrivé en deuxième position dans le Territoire de Belfort (2e), derrière le jeune député UMP sortant Michel Zumkeller (photo), Jean-Pierre Chevènement est de nouveau en difficulté dans son fief. Le président du MRC et maire de Belfort, n'a recueilli que 26,03% des voix, loin derrière son rival (43,15%).

Voici comment l’AP rend compte, sans parti-pris !

Belfort: les moins de 16 ans interdits de sortie
dans un quartier entre 22h et 6h à partir de vendredi
Le maire de Belfort a donc pris mercredi un arrêté interdisant aux mineurs de moins de 16 ans de sortir dans la rue de 22h à 6h, entre vendredi soir et mardi matin, dans le quartier des Glacis du Château, a-t-on appris auprès de ses services.
Selon Jean-Luc Gary, directeur de la communication du maire, les incidents se multiplient dans ce secteur depuis l'élection présidentielle. "Des incendies de voitures, de biens publics et privés, des casses, des braquages de stations-service se sont accumulés", a-t-il dit à l'Associated Press. "Le dernier en date est l'incendie partiel du local des Restos du Coeur et d'une crèche" qui a éclaté dimanche, date du premier tour des législatives.
"Deux cents personnes étaient à minuit dehors pour regarder les incendies" et parmi elles", figuraient "de nombreux" enfants âgés de huit à dix ans, a-t-il précisé.
A propos du braquage de la station-service, il a expliqué que des mineurs avaient été arrêtés puis remis en liberté sous contrôle judiciaire. "Les prisons sont surchargées", a-t-il souligné.
"Les auteurs sont connus mais personne ne veut les dénoncer", a ajouté le directeur de la communication du maire, en précisant que d'autres mesures étaient envisagées pour ramener le calme, et en souhaitant le retour de la police de proximité.
Mercredi soir, une réunion à visées "pédadogiques" se déroulait à la mairie de Belfort pour sensibiliser les habitants du quartier populaire des Glacis du Château et les parents, en présence de M. Chevènement, du procureur de la République et de policiers. Par ailleurs, une demi compagnie de CRS devait revenir aux abords du quartier.
L’ancien ministre de l’Intérieur prend les grands moyens pour influencer le vote des électeurs. La diabolisation est toujours en action, à peine voilée et les médias n’oeuvrent manifestement pas pour Sarkozy, quoi qu’en dise la gauche.

Qui est Michel Zumkeller, le député-sortant UMP?
Michel Zumkeller est né le 21 janvier 1966 à Belfort et est domicilié à Valdoie. Le 19 juin 2002, il quitte sa profession de comptable pour sa nouvelle fonction législative. Il est élu député de la deuxième circonscription du Territoire de Belfort avec Emmanuelle Trova-Lacorre, au scrutin du 16 juin 2002.

Michel Zumkeller siège à la commission des affaires culturelles, sociales et familiales. Il est vice-président du groupe d’études sur la dépendance des personnes âgées. Et il occupe la place de président du groupe d’amitié France-Danemark. Dans la circonscription, il est conseiller municipal d’opposition dans la commune de Valdoie.

PS: démissions de militants communautaristes bernés

Les insoumis de la diversité claquent la porte du PS
Une dizaine de militants et responsables socialistes issus de l'immigration démissionnent du parti. Ils remettent en cause, notamment, les choix des personnes investies par la direction dans le cadre des élections législatives et annoncent qu'ils se présenteront sous l'étiquette "divers gauche"
Ils l'ont fait. Ils ont envoyé leur démission au parti. Une dizaine de socialistes représentatifs de la diversité, estimant ne plus être entendus et encore moins écoutés par les instances dirigeantes, ont dit "ciao" à François Hollande, le premier secrétaire. Ça s'est passé samedi, lors du Conseil national du PS. Ils ont annoncé qu'il se présenteraient sous l'étiquette "divers gauche" aux élections législatives de juin. Leur slogan: "De l'audace à l'Assemblée nationale". Quelques-uns se sont retrouvés ce dimanche 13 mai dans une brasserie en face de la gare de Lyon, à Paris. Le Bondy Blog était à leur table. Le leader naturel du groupe est une femme, Chafia Mentalecheta, mère de trois enfants. Une lionne, Chafia, avec du feu dans les yeux. Elle a faim de politique, mais elle ne goûte pas aux plats réchauffés de la rue de Solférino. "Ils sont d'accords d'avoir des Arabes et des Noirs à l'Assemblée nationale, dit-elle à propos des dirigeants socialistes, mais des Arabes et des Noirs dévoués. Ils veulent restaurer le deuxième collège des musulmans de l'Algérie française."
La défaite de Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy est propice aux remises en cause du fonctionnement de l'appareil socialiste. Le claquage de porte des mécontents issus de l'immigration y participe. Chafia Mentalecheta, désormais ex-déléguée nationale PS à la citoyenneté et à la lutte contre les discriminations, est certes strauss-kahnienne. Mais réduire sa démission à une divergence de vue entre courants internes serait malvenu. Car tous les démissionnaires ne sont pas de la mouvance DSK. Et puis, avec François Hollande comme avec Ségolène Royal, le feu couvait depuis au moins un an. Il y eut d'abord les investitures des candidats aux législatives, l'été dernier. Premiers dérapages, selon Chafia Mentalecheta et ses amis. Ils sont plusieurs à être écartés, alors qu'ils pensent avoir toute légitimité à incarner le parti dans la bataille. Parmi eux, Chafia, qu'un tract, alors, appelle méchamment la "beurette". Elle, la Clermont-Ferrandaise, ne sera pas investie dans la 1er circonscription du Puy-de-Dôme, qu'elle connaît par cœur. A Trappes, dans la 11ème circonscription des Yvelines, un coup gagnable pour le PS, la "politique des petits copains" joue à plein, dénoncent les démissionnaires. François Hollande et son numéro 2 François Rebsamen parachutent Safia Otokoré, jugée docile, au détriment d'un habitant de Trappes, le pourtant socialiste Djamal Yalaoui, un avocat, dont l'indépendance d'esprit déplaît à la rue de Solférino et qui a le tort de viser la mairie de la ville en 2008.
Troisième exemple, la 5ème circonscription du Val-d'Oise, à Argenteuil, "donnée" par le PS à un citoyen du 12ème arrondissement de Paris, Faouzi Lamdaoui, là aussi un dévoué de François Hollande. Janine Maurice-Bellay, qui comptabilise plus de 10 ans de militantisme dans le parti, espérait y être investie, la circonscription ayant été réservée à une femme et à la diversité. Pour la peine, Janine Maurice-Bellay, qui n'a pas démissionné du parti, ira défier en Seine-Saint-Denis le socialiste Bruno Leroux, secrétaire national aux élections ! Plus récemment, Chafia Mentalecheta et d'autres membres de Prairial 21, une association regroupant des militants socialistes issus de l'immigration, ont
adressé à Ségolène Royal des courriers restés sans réponse, à l'exception d'un vague rendez-vous avec l'une des collaboratrices de l'ex-candidate à la présidence de la République. Les signataires de ces lettres demandaient à être reçus par Ségolène Royal afin de lui exposer ce que, eux, militants socialistes des quartiers populaires, estimaient être une "vraie" politique contre les discriminations. Enfin, et ça date de quelques jours, la direction socialiste, dans le cadre d'accords électoraux avec les Verts en vue des législatives, décide d'ôter leur investiture à deux femmes socialistes, Zoubida Naili et Najat Azmy, respectivement candidates dans le Bas-Rhin et dans le Nord. C'en est trop. Si un doute saisit encore les futurs démissionnaires de la diversité, cette goujaterie les convainc de franchir le pas.
Mais rebondissement tout à l'heure, dimanche, en fin d'après-midi. Les Verts, apparemment choqués de cette proposition d'arrangement sur le dos de deux femmes d'origine arabe, votent contre. Bonne nouvelle pour Zoubida Naili et Najat Azmy, qui pourront, en principe, se présenter. Elles n'avaient, quoi qu'il en soit, pas démissionné du PS. Mais le cœur, chez elles, y sera-t-il encore ? Les démissionnaires, quant à eux, maintiennent leur décision de quitter le parti. Ils veulent plus de jeunesse et plus de liberté. Chafia Mentalecheta a rédigé un brouillon de lettre cinglante à François Hollande, qu'elle appelle à revoir sa façon de faire de la politique. Elle en veut aussi à Elisabeth Guigou, candidate à Bondy. Elle lui reproche un commentaire désobligeant à l'égard des militants de la diversité qui ont démissionné. D'où cette politesse: "Je suis complètement d'accord avec elle, dit Chafia Mentalecheta au sujet de l'ancienne ministre de la justice: seul le renouvellement peut permettre au PS de continuer à exister et dans ce cadre-là, Elisabeth Guigou a toute sa place au cimetière des éléphants." Pas démissionnaire, investi sans trop de problème dans la première circonscription du Val-de-Marne, actuellement tenue par l'UMP et difficilement gagnable pour le PS, le socialiste Akli Mellouli, une figure de Bonneuil, assiste avec beaucoup de regrets au départ de ses "amis" démissionnaires. "J'ai le sentiment de perdre des camarades. Je me retrouve un peu plus seul", dit-il. Dans le parti, d'autres partagent son sentiment. N'y a-t-il pas plus urgent, au PS, que de désigner au plus vite Ségolène Royal candidate à la présidentielle de 2012 ?
(source BondyBlog)