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samedi 24 juillet 2010

Les Bleus: leurs sponsors veulent récupérer leur mise

Un million d'euros, le coût du fiasco de l'équipe de France
Il faut réparer les dégâts

Les "voyous multi-millionnaires" s'en tirent bien

C'est à la Fédération française de football que les parrains des Bleus réclament plus d'un million d'euros au titre du "préjudice" sur leur image à la suite de leur fiasco au Mondial 2010, a déclaré vendredi 23 juillet le trésorier de la FFF, Bernard Désumer.
La démarche du fabricant du maillot de l'équipe de France, Adidas, qui a réclamé 10 millions d'euros de dédommagement après l'annulation de plusieurs commandes à la suite de l'élimination des Bleus au premier tour du Mondial, fait visiblement des émules.
"Les sponsors ont dit: 'On subit un préjudice, on veut être réparés', a-t-il expliqué. Ils demandent un peu plus d'un million d'euros. Ce sont les gros partenaires, Suez, Carrefour et Crédit Agricole. C'est discuté à l'amiable".


Cela risque-t-il d'avoir un impact négatif sur les comptes de la Fédération?
"Non, les primes aux joueurs ne sont pas versées de toute façon", a répondu le trésorier, à l'issue du Conseil fédéral. Pourtant, les primes n'ont été financées par aucune victoire et la FFF est décidément bien riche pour parvenir à faire face malgré le manque à gagner consécutif au naufrage des Bleus.

Le financement de la FFF est tellement opaque que ça sent fort le financement occulte. Mais nous n'avons pas de soucis à nous faire, car
le Canard Enchaîné ou Mediapart nous préparent certainement des "révélations"...

La FFF "aime les riches, elle en convient"
Le secrétaire général de la FFF, Henri Monteil, a plaint Adidas, en déplorant que l'équipementier ait "encore 180.000 maillots de l'équipe de France sur les bras". Il suffit d'en faire cadeau aux siffleurs démunis de La Marseillaise: ils se feront un plaisir de les brûler.
"Les sponsors demandent une compensation à cause des événements, a-t-il précisé. Ils ne veulent pas renégocier les contrats, qui sont signés pour quatre ans, on n'y touche pas".

Conflit d'intérêts
En négociant la prime des joueurs pour le Mondial, Patrice Evra a réussi à faire embaucher les épouses des joueurs en qualité de « psychologues ».
Les femmes sont arrivées en jets privés et, selon le journal « Le Parisien », leur vol acheminement a coûté 240.000 euros à la FFF qui a affrété un avion privé auprès de la compagnie française Goodwill pour une escouade de psys pendant quatre jours.

Pourtant, les psychologues diplômés sont actuellement dans les meilleurs dispositions pour comprendre nos grévistes de l'entraînement: ils ont passé l'hiver en grève à répétition...

Noël Le Graët approuve et justifie la présence des femmes de l’équipe de France de football pendant le Mondial. « Je préfère qu’elles soient là, commente le vice-président de la Fédération française de football (FFF). C’est psychologique. Dans toute compétition, c’est mieux qu’elles soient là auprès des joueurs. C’est comme dans la vie : on se sent toujours mieux avec une femme à ses côtés... ».
Le Graët a dû abuser de ces psys...

Et pour le Mondial, les psys des Bleus sont chères, à bien des égards.
C’est bien connu, la séance de divan, c'est onéreux, singulièrement lorsque le docteur Zahia les prend en main: les beaux-frères Ribéry et Benzema, en savent quelque chose et Govou aussi. Lien PaSiDupes
Sentiment d'impuissance, manque de motivation; c'est classique.
Il vous faut un but dans la vie

Les « voyous multimillionnaires » s'en tirent bien

Les joueurs n'ont-ils donc pas les moyens d'assumer personnellement les conséquences de leur comportement ? Quant à leurs psychothérapeutes légitimes, restitueront-elles le trop-perçu ? Lien PaSiDupes
Logiquement, - bien que spécialiste de la gabegie en régions - le PS vertueux devrait réclamer leur contribution aux nantis, à concurrence de plus de 50%, non ?
Au PCF, la rumeur assure que l'Humanité va lancer une souscription pour leur maintenir un niveau de vie décent... Lire PaSiDupes

dimanche 10 février 2008

Rachid Nekkaz, candidat du RSD à tout

Quand la diversité devient du n'importe quoi
Rachid Nekkaz, 36 ans (né en 1972) à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), de parents algériens -Kabyles- installés en France depuis 1950 et originaire d’un quartier populaire de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne, la France ne le maltraite pas comme on pourrait croire, à écouter la gauche.

Itinéraire d'un beur
Son curriculum vitae retient l'attention : neuvième enfant sur douze de Larbi et Khadija, tous deux analphabètes, son père mineur de fond, cinq fois opéré, mariage au bled en Algérie, regroupement familial. La France n'est pas ingrate. En 1967, la famille a la «chance» de débarquer en cité de transit. Ses parents y ont habité jusqu'à l'année dernière. «On a grandi avec l'idée qu'on rentrerait en Algérie. Tout était provisoire.» Rachid est le premier de sa famille (ils sont 14) à avoir eu des papiers français, à 11 ans, pour un voyage scolaire en Angleterre.

Grâce à des bourses d'Etat, Rachid est d'ailleurs diplômé de la Sorbonne en histoire ou en philosophie, ce n'est pas clair, d'autant que sa maîtrise en a fait un … chef d'entreprise (une start-up de conseil et création de sites Internet) et 'homme politique', pour quelques-uns, comique pour les autres, car il ignore que les projet de loi sont déposée par le gouvernement, les propositions par le Parlement et que Rachid ne peut pas. Ca ne s'invente pas quand on est candidat à la présidentielle, mais ça ne s'apprend pas non plus à la Sorbonne…
Si la gauche orchestre les plaintes des banlieues qui du coup ne croient pas qu'on peut en sortir, Rachid à la fois étale et dissimule sa réussite. Le 'grand frère' ne claironne pas qu'il possède une BMW grise de cadre moyen-sup, un appartement dans le XVIe et une maison à Asnières, que les 'culs-blancs' défavorisés lui envieraient, s'ils savaient.
Chez les Nekkaz, sans originalité, on parle arabe à la maison, français dehors : «Il n'y a rien de pire que de se faire traiter de sale Arabe et de ne même pas parler arabe.» Il suit cette règle avec son fils Iskander, 5 ans, de mère américaine, hispanophone et cadre sup.
S'il n'est pas reconnaissant à la solidarité des Français, comme ils disent, il l'est à sa famille. «Notre père nous disait juste : "Il faut être le meilleur." L'éducation, c'est pas des grandes choses, juste quelques principes simples qu'on répète beaucoup.» Le soir, il bûche tandis que les copains squattent la cage d'escalier. Les mercredis, violon au conservatoire municipal gratuit.
L'ordre mais pas la schlague. Quand Marie-sEGOlène Royal expose ses propositions musclées, il allume : «Les jeunes de banlieue ne sont pas des animaux et les quartiers populaires ne sont pas un zoo pour expérimenter des idées irresponsables et dangereuses pour la dignité de nos concitoyens.»
Ses frères et soeurs ont tous réussi. «Quand la famille est structurée, on ne risque rien.» A 12 ans, l'aîné, avocat, l'envoie au collège, à Paris : «A Choisy-le-Roi, tu ne feras rien de bon.» Un autre frère, philosophe et psychanalyste, lui raconte Kant et Hegel, le soir dans sa chambre, comme d'autres détaillent les dribbles de Thierry Henry ou les rimes de Joey Starr. Un rien mythomane, il assure: «A 16 ans, j'avais lu l'Etre et le Néant , j'avais l'arrogance de ceux qui pensent tout savoir.» Les murs de l'appartement familial sont tapissés de livres, il cite l'édit de Caracalla et revisite l'histoire de France.
On sait pourtant que la Constitution échappe à sa fringale de savoir et que les déclarations de ce hâbleur font rigoler jusque sur le Vieux-Port, qui en a pourtant entendues…
Il n'oublie pas les oncles FLN torturés pendant la guerre d'Algérie. Mais il ne se reconnaît pas dans la demande de repentance des «indigènes de la République» et ne croit pas à une poussée identitaire dans une communauté arabe «ataviquement divisée». Il ne croît pas à l'inné et se marque à gauche en insistant sur les caractères acquis. .
Troisième condition remplie, l'école de la République des colonisateurs, à laquelle il doit sa réussite. Il a été admissible à l'agrégation de philo. «Paradoxalement, c'est là que j'ai compris que les diplômes ne servaient à rien si on n'avait pas les relations, les contacts, les codes. Le cauchemar, dans la cité, c'est l'absence de réseau, de relations.» L'agrégation est un concours et les réseaux ne permettent que l'obtention de la maîtrise et d'un DEA… Au lycée Victor-Duruy («à 200 mètres de Matignon !») , on ne le prend pour un fils d'attaché consulaire, mais d'ambassadeur : belles mains fines, diction précise, il ne «fait» pas arabe (si les stéréotypes ont encore cours dans les médias), même s'il pratique l'islam avec modération (ni porc, ni alcool, et il fait le ramadan, mais pas la prière: ce qui l'arrange). L'école de la République est laïque, il ne faut pas trop en faire.
En quinze ans, jamais un contrôle de police au faciès. De quoi se faire rejeter par la gauche. Incrédule, le journaliste de gauche insiste : pas de discrimination, vraiment ? «A la rigueur, c'est le contraire. Quand mon porte-parole Jean-Bruno Roumégoux, blanc et catholique, écrit une lettre à un ministre, c'est la secrétaire qui répond. Dès que c'est moi qui signe, on m'appelle pour un rendez-vous.» La presse militante n'est donc pas informée; serait-elle déformée, qu'elle reste dubitative: si ce n'est pas ce qu'on enseigne dans les écoles de la FSU et de journalisme, qu'elle lise plutôt PaSiDupes !

En sortir donc, pour mieux la servir. «Quand j'ai eu le bac, j'ai regardé ce qu'étaient devenus les copains. La cata : drogue, prison, chômage. J'ai voulu rendre tout ce qui m'a été donné.» A 20 ans, il fonde une association avec Léonard Anthony, un ami d'origine indienne de Choisy-le-Roi, aujourd'hui son associé dans son entreprise. Leur projet, mener une enquête sur la Bourse avec 10 jeunes de banlieue, pour «changer leur image». Le plus difficile n'a pas été d'écrire le livre mais de le faire paraître : 1 500 courriers, sans succès.
Un coup de pouce de Rachida Dati, alors magistrate et tête chercheuse chez Sarkozy, débloque la situation. En 1998, les deux compères se mettent en tête de soumettre des questions de jeunes internautes aux chefs d'Etat du G7. Refus poli à l'Elysée. Jusqu'à ce que Rachid et Léonard décrochent un rendez-vous avec un conseiller de Clinton, qui flaire le coup médiatique. Rastignac allumé, quand Rachida Dati lui demande son CV, il décline... A cette époque, il ne croyait pas au succès de la droite !

Déraillements politiques
Lien AUDIO (+ de 30 mn): entretien - prochainement (profession de foi du candidat à la présidentielle)
Suite à sa déclaration de candidature présidentielle,en février, il organise en grandes pompes une conférence de presse pour annoncer la vente aux enchères de son QG (son appartement), dans le … 16e arrondissement de Paris.
Rachid Nekkaz est co-fondateur, avec Jean-Bruno Roumegoux et Leila Hireche, du Club des Élus Allez France qui est une association défendant en 2006 l'inscription automatique de tous les citoyens sur les listes électorales (LIRE PaSiDupes, à son nom).
Avec le soutien d'une quinzaine de sympathisants, il a donc annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, le 14 mars 2006, et affirma détenir 521 promesses de parrainages de maires de communes rurales au 10 novembre 2006…
Influencé par la manipulation des banlieues par Sa Cynique Majesté Royal, Rachid croit que son heure est arrivée. Nekkaz affiche la couleur. «Le seul candidat à la présidentielle issu des quartiers populaires» et joue de son image de «jeune de banlieue» qui a réussi.
Le 12 mars 2007 pourtant, il achète pour 1550 euros le parrainage du maire de Noron-la-Poterie que celui avait mis en enchère et le déchire en direct sur la chaîne d'information LCI. C'est de cet évènement que Rachid Nekkaz tient l'essentiel de sa notoriété médiatique et théâtrale. Les institutions sont respectables de tous, sauf de Rachid.


Le 16 mars 2007, il avoue qu'il n'a pas obtenu les 500 parrainages nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle. Rachid Nekkaz dénoncera des pressions qu'auraient reçues les élus lui ayant promis leur soutien. A la manière de Sa Cynique Majesté Royal, il prétend en effet qu'au cours du cambriolage de son siège de campagne seul l'ordinateur comportant les coordonnées des parrains aurait disparu. C'est pas de chance, et ce n'est pas habile de copier Sa Cynique susnommée, même pour la légende! Mais comme dans le cas Royal, la presse n'en a plus parlé. N'est-ce pas injuste? A moins que la plainte ait été retirée...
Celui qui affirmait en mars 2006 détenir plus de 700 promesses certifiées de maires ruraux devait encore ignorer la procédure en vigueur qui n'était faite que pour le gêner. Le pot aux roses est découvert: il n'a finalement obtenu que …13 parrainages envoyés directement au Conseil constitutionnel. Le candidat affirme toujours, sans apporter d'éléments probants, en avoir reçu 454 autres à son QG de campagne.
Ce résident du 16° arrondissement de Paris a de nouvelles prétentions.
Aux municipales 2008, il est candidat à Orly
(Val-de-Marne), où il n'est pas même conseiller municipal. Il n'est évidemment pas conseiller général non plus. Mais il se défend de s'être parachuté là… Il est beur: ça devrait suffire
. (PaSiDupes y reviendra: cf. libellé à son nom)
Candidat de la diversité, peut-être, mais de la diversion, sûrement. Voire du divertissement
.

jeudi 1 mars 2007

Le PS verrouille les parrainages.

Systême des parrainages contesté.
(Re)Voyons en quoi consiste le système des parrainages de candidats à la Présidentielle.


Dans son billet suivant PaSiDupes pose le problème du fonctionnement de ce système.

jeudi 1 février 2007

Avec José Bové, la gauche radicale va ‘s’éclater’

Avec ses 100 voix, il n’ira pas loin…José Bové a annoncé sa décision de se lancer dans la cueillette des parrainages en vue de se lancer –peut-être- dans la course à l’Elysée, pour défendre l'idée qu'un "autre monde est possible" [il doit être à l'école de Dame Royal...] et se faire le porte-voix des "sans-voix" face au duo Sarkozy-Royal. Bayrou est encore escamoté!
C’est à la bourse du travail de Saint-Denis, dans la banlieue parisienne, que le leader altermondialiste a déclaré : "J'ai décidé d'accepter que mon nom incarne sur le bulletin de vote la volonté commune de battre la droite pour redonner l'espoir d'une alternative à gauche", a-t-il dit. Il s’est aussi revendiqué d'une "vraie gauche" et a appelé à une "insurrection électorale" contre le libéralisme. Si bien qu’entre le « tout casser » de la Maréchale Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue et la promesse d’ « insurrection » de Bové, la campagne risquerait fort d’être animée, d'être une escalade de la violence, mais ce ne sera pas le fait de l’UMP… Rien de commun avec les baba-cool et le plateau du Larzac d’origine converti en Plateau d’Albion.
Entouré de chefs de file des "collectifs antilibéraux", José Bové, 53 ans comme Miss Boulettes, a expliqué qu'il n'était pas le candidat d'un parti et que sa candidature était "une candidature collective". Nous risquerions de découvrir le collectivisme. "Nous voulons être les porte-voix des sans-voix, de ces millions de citoyennes et de citoyens qui souffrent de la précarisation sociale et des discriminations", a-t-il lancé, en direction des Français tentés par l'abstention ou le vote à l'extrême-droite. "Nous voulons leur dire que l'abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l'élection de Nicolas Sarkozy. M. Sarkozy est un homme dangereux pour notre pays", a-t-il dit. L’extrême gauche vaudrait-elle mieux ?
José Bové a adressé un colis piégé Marie-sEGOlène Royal
qui "incarne une gauche qui a renoncé"; On dirait du André Glucksmann. Mais on sait que Bové est du genre pilleur…
Il illustre sa pensée: "notamment face au social-libéralisme "qui a conduit toute la gauche au désastre électoral en 2002". Mais son ego a eu raison des risques que sa décision fait courir à la gauche désunie dans son ensemble. La candidature complique en effet la donne à la "gauche de la gauche" où il est le cinquième larron, en compétition notamment avec la communiste Marie-George Buffet, les trotskystes Olivier Besancenot et Arlette Laguiller, ainsi qu'avec Dominique Voynet (Verts).
Marie-George Buffet a regretté "une candidature de plus dans l'émiettement de la gauche" : "C'est un candidat de trop, c'est une division à gauche. Après chacun prend ses responsabilités", a-t-elle déclaré jeudi aux journalistes.
Jack Lang, le bouffon Royal, au nom du Parti socialiste, s'est déclaré "ni pour ni contre" la candidature de José Bové mais a demandé jeudi à "chaque citoyen" de prendre ses responsabilités face à un éventuel "émiettement" des voix de la gauche au premier tour. "Nous ne sommes pas inquiets", a-t-il assuré, condescendant, lors d'un point de presse au siège du PS. Chacun sait que le PS a fait tomber une chape de plomb sur les mairies socialistes de France et que les maires sont sous surveillance. La police politique socialiste, en quelque sorte. Elle est tellement supérieure à l’autre… "Une candidature nouvelle surgit, attendons qu'elle devienne définitive", menace-t-il sournoisement. Des propos qui une fois de plus n’apportent pas grand-chose au débat. Leur unique intérêt est de ne pas laisser la star du Festival des Vieilles Charrues tomber dans l’oubli.
Ils ont d’ailleurs bien d’autres sujets d’inquiétude, telle la désapprobation, par l’opinion, de la méthode des rumeurs usée jusqu’à la corde : les Français sont déjà tombés dans le panneau avec l’affaire Clearstream, alors on ne les y reprendra pas ! José Bové a le soutien d'une partie de la mouvance antilibérale, dont plusieurs chefs de file -DISSIDENTS- se tenaient à ses côtés lors de sa déclaration, notamment Patrick Braouezec (PCF), Francine Bavay (Verts), Yves Sallesse (Fondation Copernic) et Claire Villiers (Alternative citoyenne). En revanche, Clémentine Autain, adjointe au maire de Paris, n'était pas présente.
Le candidat tiendra son premier grand meeting dans les Bouches-du-Rhône, comme Miss Boulettes à Vitrolles, le jour de la décision de la Cour de cassation sur sa condamnation à quatre mois de prison ferme pour un fauchage de champ OGM.
Premier souci: en cas du rejet de son pourvoi, le leader altermondialiste court le risque de faire campagne en prison, à moins que le parquet général ne décide de retarder l'exécution de la peine ou d'une mesure alternative à l'incarcération. Confusion des genres, dirait-on ! Qu’est-ce qui lui importe le plus : le chantage à la Cour de cassation pour sa liberté ou les « sans voix » ?
Autre difficulté: ses proches disent pouvoir compter sur un "socle" de 200 signatures [il en manque seulement 300...] mais disposeront de peu de temps -moins de sept semaines- pour réunir les 500 parrainages nécessaires à la candidature de José Bové.
Le syndicaliste mènera sa campagne à coup d'actions symboliques non-violentes pour asseoir sa candidature avant le 11 mars, date d'une réunion en forme de bilan que se sont imposés les "collectifs antilibéraux", précise-t-on dans son entourage. Les actions coups de poing de Bové et de ses amis altermondialistes contribuent davantage à la notoriété de José Bové qu’à la santé de ses concitoyens…

Son projet? Il reprend des propositions des collectifs antilibéraux, propose
-la "refondation" de la construction européenne
-et de "mettre fin à la capacité de nuisance" des institutions (Banque mondiale, FMI, OMC, notamment) qui, selon lui, "renforcent les inégalités".
Il comporte aussi
-l'élaboration d'un plan d'urgence sociale,
-la redéfinition d'un type de croissance et de consommation,
-la défense des droits fondamentaux, notamment pour les habitants des cités, la régularisation des sans-papiers. Il préconise les villes à la campagne…