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dimanche 22 janvier 2017

Les marcheurs contre le président Trump sont-ils des démocrates exemplaires ou aigris ?

Les revanchards refusent le vote démocratique majoritaire en occupant la rue

Des centaines de milliers d'Américains participent aux "Marches des femmes" contre Trump
, titre l'AFP
Investiture de Donald Trump, Washington (20 janvier 2017)

Bonnets roses sur la tête, des centaines de milliers d'électeurs de gauche, surtout des femmes, malgré la parité, ont participé samedi aux Etats-Unis aux "Marches des femmes" organisées un peu pour la défense des droits civiques et beaucoup contre le président Donald Trump investi la veille.
Un simple appel sur Facebook d'"une grand-mère", Teresa Shook, a lâché la meute des battus des urnes: la manifestation était organisée le lendemain de l'investiture du président Républicain, vainqueur de la candidate Démocrate, Hillary Clinton, et témoigne du refus de la minorité d'accepter le verdict des urnes.
La "grand-mère-confiture", présentée comme anonyme, est - comme Hillary Clinton - une ancienne avocate d'une soixantaine d'années retirée à Hawaï et membre du groupe Facebook Pantsuit Nation, des pro-Clinton, qui avant la défaite, militait pour rassembler dans les bureaux de vote une marée de tailleurs-pantalons, tenue-fétiche de leur candidate.
Au départ constitué d'une cinquantaine de militant(e)s, ce groupe secret de d'activistes, revendique aujourd'hui deux millions de partisans, d'après son compte Twitter. Il a transformé en symbole d'espoir et de féminisme la tenue vestimentaire favorite de celle qui la presse et les sondeurs partisans proclamait première présidente des Etats-Unis, avant d'avoir tué l'ours, et qui est une malade -victime d'un AVC ischémique sérieux qualifié de malaise -  qui avait été dénoncée comme "non présidentielle" par son adversaire républicain Donald Trump.

Un accident vasculaire cérébral ischémique (AVC) est la conséquence du manque d’apport d’oxygène dans une partie du cerveau. Parmi de nombreuses causes possibles, il peut être,  la conséquence d’une thrombose (occlusion) de la carotide interne ou d’une embolie (migration d’un caillot ou d’un débris de dépôt graisseux) cérébrale à partir d’une sténose carotidienne. Il peut s'en suivre un déficit neurologique (paralysie) plus ou moins important correspondant au territoire cérébral atteint.

Les activistes de "Pantsuit Nation" voulaient aussi manifester "de façon subtile mais visible" -mais sournoise- le soutien à la candidate démocrate dans les bureaux de vote, où les signes ou vêtements partisans y sont proscrits. Après l'appel de Teresa Shook, des associations féministes, anti-Trump ou encore de lutte pour l'égalité des droits, prennent le relais en organisant la marche à Washington, fédérant les comptes sur les réseaux sociaux et diffusant les informations. Les réseaux sociaux décriés par la presse auraient-ils des aspects à leur convenance ?
Activistes visiblement tout en... subtilité !
Une querelle d'estimations comparées


Les organisateurs ont en outre relevé leur estimation de participation de 200.000 à 500.000 personnes, selon Kevin Donahue le maire-adjoint de Washington, ville gérée par Muriel Bowser, membre du Parti démocrate. Dans la capitale, où avait lieu le plus grand rassemblement, 275.000 voyageurs avaient pris le métro en fin de matinée, soit 50% de plus que pour l'investiture de M. Trump la veille à la même heure, selon l'autorité de transport WMATA. Chiffres contestés par l'entourage du président Trump. 
La foule était particulièrement compacte sur Independence Avenue à Washington où des centaines de milliers de manifestants ont marché jusqu'aux abords de la Maison Blanche.

John Kerry, l'ancien secrétaire d'Etat d'Obama - qui, mauvais perdant, était absent vendredi, à l'investiture du président Trump - figurait parmi les manifestants.

Second degré douteux de Kerry
faisant manifester sa chienne en laisse
Ceux et celles qui n'avaient pas pu y accéder marchaient sur le National Mall voisin, parc public - moins exigu qu'Independance Ave - au centre de la capitale, conduisant au Capitole, où vendredi une foule de partisans de Donald Trump ont assisté à son investiture comme 45e président des Etats-Unis.

La mobilisation pour D. Trump "était vraiment faible. Ca ne ressemblait pas du tout à l'investiture d'Obama où le pays tout entier était sincèrement heureux", a estimé Kathy Small, une professeur Démocrate de 67 ans venue d'Arizona. Un sentiment qui ne prend pas en compte les manifestants anti-Trump, attendus en masse...


Donald Trump n'aurait réussi à rassembler qu'environ un tiers de la foule qui avait acclamé Barack Obama en 2009 (1,8 million de personnes), selon un expert cité par le New York Times.
Mais, détail de la désinformation du NYT, seules 800.000 personnes s'étaient déplacées en 2013...

Les féministes ne font pas l'unanimité
parmi leurs consoeurs... noires
Plusieurs autres manifestations avaient également lieu à Boston, New York (nord-est), Denver (ouest) ou Los Angeles (ouest), où 150.000 personnes étaient attendues.

A Chicago (nord), la marche s'est transformée en rassemblement compte tenu de l'affluence et réunissait quelque 250.000 personnes, selon les organisateurs.

A Sydney, Londres ou Paris, des marches similaires ont réuni des dizaines de milliers de déçu(e)s du vote majoritaire.


'L'espoir, pas la peur'...
 


"La campagne électorale a été traumatisante pour beaucoup de femmes"
(outre les malaises de H. Clinton, 69 ans), avance Fontaine Pearson, un des premiers membres organisateurs de l'événement depuis le Tennessee, pour expliquer l'engouement général. "Je crois que ça a politisé ou réveillé beaucoup d'entre elles." Ainsi, lorsque le candidat Trump qualifia H. Clinton de "nasty woman" (méchante femme) lors du troisième débat, une créatrice de mode, Bob Bland, instrumentalisa la polémique, fonda
 son site et vendit des milliers de chemises en 48h. Les deux dames, Fontaine Pearson et Bob Bland, se 
trouvèrent ainsi sur Internet. 

Essie Labrot, une supportrice de H. Clinton et candidate Démocrate aux élections dans le Connecticut, déclara qu'elle participerait à la marche sur Washington, capitale politique, pour "manifester sa solidarité avec les femmes, les minorités et quiconque participera."

Hillary Clinton continue de fracturer la société américaine
En 2008, S. Royal sentait un "vent de révolte" se lever contre Sarkozy
L'ancienne rivale démocrate malheureuse de M. Trump a twitté "L'espoir, pas la peur". Clinton a aussi appelé à la révolte : "Merci de vous lever, de vous exprimer et de marcher pour nos valeurs @womensmarch. Important comme jamais. Je crois vraiment que nous sommes toujours plus forts ensemble".


"De toute ma vie,
je n'aurais jamais pensé que l'Amérique puisse avoir un président en qui je n'ai pas confiance et que je ne respecte pas. Ses liens avec la Russie me terrifient", déclare Gerri Ingerson, 58 ans, partisane de la "guerre froide" mais qui dirige une agence de voyage à Baltimore et cité par l'AFP, reprise par La Voix du Nord et la bande des journalistes copieurs-colleurs. Cet Américain ne respecte pas la démocratie et le clame sur les supports médiatiques partisans...

Plusieurs personnalités sont venus soutenir la marche de Washington. "Je ne pense pas que (Trump) a accédé au pouvoir. Le pouvoir est ici", a lancé le cinéaste Michael Moore. "Je (vous) respecte (Donald Trump), mais je demande que vous me souteniez, moi, ma soeur, ma mère", a ajouté l'actrice Scarlett Johansson.
Réalisateur de documentaires engagés à l'extrême gauche, neveu d'un des fondateurs du Syndicat des Travailleurs de l'Automobile (UAW) et soutien au gouvernement sandiniste de Daniel Ortega au Nicaragua, Moore est connu pour Bowling for Columbine contre le port d'arme ou The Big One contre certaines multinationales.
Mais les méthodes de son activisme a été dénoncées par un contre-documentaire canadien, Manufacturing Dissent, qui pointe des procédés contestables auxquels Moore n'hésite pas à utiliser, comme l'utilisation d'un ami dans le rôle d'un journaliste (pratique répandue dans les media) qui se fait voler sa voiture par un employé licencié dans Roger & Me. Les réalisateurs, parlant de trucage, démontent également la scène où le réalisateur ouvre un compte dans une banque et en repart avec un fusil. Les films de Michael Moore ne sont donc pas des documentaires, mais des "documoqueurs", voire des "documenteurs", autrement dit des brûlots subjectifs à l'humour (second degré ?) partisan. Après la victoire de Donald Trump et avant la désignation officielle du candidat du Parti Républicain par le collège des grands électeurs, le réalisateur-manipulateur et corrupteur s'engagea à payer les amendes des grands électeurs qui refuseraient finalement de choisir le candidat républicain. Un action rappelant celle de l'homme d'affaires Rachid Nekkaz, le trublion provocateur qui paye les amendes des femmes voilées.
Beaucoup de manifestants portaient des bonnets roses à oreilles de chat ("pussy hats"), devenus le symbole de l'opposition à Donald Trump. Un clin d'oeil aux "bonnets rouges" bretons ?

Le terme "pussy" désigne en anglais l'animal domestique, ou le sexe féminin. C'est ce mot vulgaire que Donald Trump avait utilisé dans une vidéo qui avait fait scandale en octobre, où il se vantait de pouvoir "attraper" les femmes "par la chatte".

Bowling à la Maison Blanche 
Le nouvel homme le plus puissant du monde n'a pas réagi à cet agitation, mais a tweeté, imperturbable, qu'il est "honoré de vous servir, le grand peuple d'Amérique, en tant que 45e président des Etats-Unis"Donald Trump a assisté samedi matin à la cathédrale nationale de Washington à un office oecuménique. Puis la famille présidentielle a joué au bowling à la Maison Blanche, a indiqué sur Twitter le fils du nouveau président, Donald Jr.

Le président s'est rendu l'après-midi au siège de la CIA, en banlieue de Washington, "impatient de remercier les hommes et les femmes de la communauté du renseignement", selon son porte-parole Sean Spicer. Une visite  bienveillante chargée de symboles, après ses reproches aux agences américaines de renseignement. Jamais depuis 40 ans un président des Etats-Unis n'a suscité une telle défiance à sa prise de fonctions. François Hollande peut-il être battu sur son propre terrain?

Avant même d'avoir entamé ses premières 24 heures à la Maison Blanche, le nouveau président républicain était interpellé par de multiples catégories d'Américains d'origines très diverses, mais fédérés par une même inquiétude suscitée par la gauche radicale américaine, notamment les intellos-bobos que le peuple considère justement avec la plus grande circonspection.




"Je ne peux pas soutenir un programme de haine et d'intolérance", a déclaré à Washington Michele Phillips, pédiatre Démocrate de 45 ans, venue de Troy, dans l'Etat du Missouri.
Alignés sur les Etats-Unis, plusieurs milliers de contestataires de la démocratie se sont également rassemblés samedi après-midi à Paris pour une manifestation visant à dénoncer les propos ressentis comme misogynes et racistes de Donald Trump.

"Women's rights are human rights" (les droits des femmes sont des droits de l'homme)", pouvait-on lire sur une banderole en américain, tandis qu'une autre pancarte indiquait: "A woman's place is in the house, the White House" (la place d'une femme est à la maison, la Maison blanche).

Au prétexte des polémiques machistes et racistes visant le successeur de Barack Obama, cette initiative vise clairement à dénoncer le vote de la majorité des électeurs.
"Il s'agit de "beaucoup plus que les femmes, c'est les sciences, c'est l'environnement, c'est les murs pour bloquer les gens en Amérique", a prétendu, sur BFM TV, Connie Borde, 
vice-présidente de l'antenne française de l'Association des démocrates expatriés (Democrats Abroad France), qui a relayé cette démarche en France, mais dont le parti-pris ne donne pas une idée exacte de l'opinion de l'Amérique profonde.

"Nous ne remettons pas en question la légitimité (de Donald Trumpmais son programme) nous fait très peur", a-t-elle assuré, en ajoutant, soupçonneuse: "Pourvu qu'il nous entende !
La gauche de tous les pays pratique l' "agit prop": en France,
une cabale et une grève de 5 semaines visèrent l'acquéreur d'i-télé
par le biais de J.-Marc Morandini, accusé de corruption de mineurs.
L'enquête pour harcèlement sexuel sera classée sans suite...

Ce défilé parisien, qui aurait réuni 7.000 participants selon la police, 
fait écho à la 'Marche des femmes' qui aurait pu réunir plus de 200.000 personnes à Washington, au lendemain de l'investiture du 45e président des Etats-Unis. De part et d'autre de l'Atlantique, ces manifestations mobilisent des intellos exemplaires dominés par la cause des féministes paranos qui se disent à la confluence de plusieurs formes simultanées de domination ou de discrimination dans une société machiste. Ainsi, le défilé parisien, principalement constitué de femmes sous la coupe de frustrées en révolte, s'est déroulé entre le parvis des droits de l'homme, sur l'esplanade du Trocadéro, et le Mur de la Paix situé sur le Champ-de-Mars, près de la Tour Eiffel.Plus de 650 rassemblements de ce type étaient prévus ce samedi par les internationalistes à travers le monde, notamment à Londres, à Berlin ou encore à Rome et à Genève, mais aussi à Tokyo ou Nairobi, au Kenya.
Le Kenya est un pays limitrophe du Soudan du Sud (en état de guerre civile: autonome de la République du Soudan dont le président, Omar al-Bashir, est désormais sous le coup d'un mandat d'arrêt international), de l’Éthiopie au nord, où un tiers des habitants sont musulmans, et de la Somalie, à l’est, dirigée par une coalition passée d’une idéologie marxiste-léniniste à une approche sociale-démocrate. Le Kenya est présidé par Uhuru Kenyatta, mis en examen par la Cour pénale internationale en 2012 pour crimes contre l'humanité, commis lors des violences post-électorales ayant suivi la présidentielle de 2007. Tout est bon pour déséquilibrer une zone déjà instable.
Combats de rue à Washington
A Sydney, ils étaient 3.000 femmes et hommes à marcher en direction du consulat des Etats-Unis. A Melbourne, environ 5.000. 
En Nouvelle-Zélande, la marche de Wellington a attiré environ 2.000 anti-républicains.

La gauche française nous prépare-t-elle une marche des vertueux, en cas de victoire de la droite, comme annoncée ? N'importe quel prétexte fera l'affaire... Voyez ainsi comment le PS incrimine déjà le temps glacial qui aurait retenu les militants de participer au premier tour de la désignation de leur candidat à la présidentielle ...

samedi 17 mars 2012

Présidentielle: Hollande thésaurise 5000 parrainages, mais n'aime pas les riches...

Le "candidat des défavorisés" a amassé pour priver la concurrence

Les candidats ont déposé leurs parrainages

Première étape importante dans la course à l'Elysée, le dépôt au Conseil constitutionnel des 500 signatures d'élus nécessaires pour participer au premier tour s'est achevé vendredi à 18h00, mais la liste définitive des candidats ne sera connue que lundi, après d'ultimes vérifications ce week-end.

Dix candidats revendiquent au moins 500 signatures

Neuf représentent les partis traditionnels: Nicolas Sarkozy (UMP), François Hollande (PS), Marine Le Pen (FN), François Bayrou (Modem), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Eva Joly (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste).
Un dixième, Jacques Cheminade, qui se définit comme "gaulliste de gauche" et a déjà été candidat à l'Elysée en 1995 (0,28% au premier tour), affirme avoir 538 parrainages.


Le PS se dit favorable au multipartisme mais affame les petits

Hollande stocke des parrainages au-delà de ses besoins


Daniel Vaillant, mandataire de François Hollande. L'ex-ministre de l'Intérieur a annoncé qu'entre 4.500 et 5.000 parrainages ont été réunis pour le candidat socialiste.

En revanche, à l'heure de la fermeture du Conseil constitutionnel, deux candidats qui se espéraient encore être en lice quelques heures auparavant ont annoncé qu'ils manquaient des signatures qui sont allés aux puissants. L'ex-Premier ministre Dominique de Villepin, qui attendait un "miracle républicain" jusqu'au dernier moment, a dû admettre peu avant 19H30 qu'il était "empêché" de se présenter, "faute des parrainages requis".
Même renoncement pour Jean-Marc Governatori (Alliance écologiste indépendante), qui n'a finalement pu rassembler que 433 signatures vendredi soir.
Avant lui, Carl Lang, représentant l'Union de la droite nationale (UDN) qui fédère plusieurs mouvements d'extrême droite, avait reconnu que ses 447 parrainages étaient insuffisants.
Corinne Lepage (Cap21), pour sa part, ne s'avouait pas vaincue, soulignant attendre la communication officielle de la liste des candidats par le Conseil constitutionnel lundi. "Je ne me retire pas", a-t-elle déclaré vendredi soir, se disant "sûre de 475" parrainages. Elle accuse ouvertement le PS et Europe Ecologie-les Verts d'une entente pour faire obstacle à sa candidature en exerçant des pressions sur les élus.

Avec près de 1.100 signatures, Jean-Luc Mélenchon, le candidat d'un PCF voilé a présenté plus du double du nombre de parrainages nécessaires. Le champion des communistes n'a pas saisi l'opportunité de la présidentielle pour concrétiser ses déclarations en faveur de la démocratie et de la proportionnelle laquelle permettrait la représentation des petits partis: encore une occasion manquée d'être crédible...
Mais l'impudique énergumène a pourtant déclaré que ce vendredi est une nouvelle "étape" vers "l'insurrection civique" qu'il appelle de ses voeux. Le candidat du Front de gauche organise un rassemblement dimanche à Paris.


La plupart des candidats se montrent plus discrets que l'hégémonique PS


La paire de trotskistes n'est pas non plus dans la misère


Philippe Poutou
(NPA) lui a succédé avec 572 parrainages.
Nathalie Arthaud (LO) avait été la première à déposer ses premières signatures. La candidate de Lutte Ouvrière a déposé mercredi matin ses 48 derniers parrainages au Conseil constitutionnel.

Jeudi, l'altermondialiste septuagénaire, Eva Joly, accompagnée de la secrétaire nationale d'EELV, Cécile Duflot, avait déposé 639 signatures.
Nicolas Dupont-Aignan (708 signatures) l'avait précédée mercredi.

Marine Le Pen, qui avait fait planer une interrogation sur sa présence au premier tour, faute des 500 signatures, a annoncé depuis avoir franchi l'obstacle.

François Bayrou et Nicolas Sarkozy, qui ont recueilli depuis longtemps les parrainages requis, ont choisi de ne pas médiatiser ce temps de la campagne.
Hollande n'en paraît que plus arrogant.


Le Conseil constitutionnel entre en scène

Pour son président, Jean-Louis Debré, l'annonce de la liste définitive des candidats, lundi à 17h30, "sera un moment solennel" puisqu'"on sera entré dans la campagne officielle, avec tous les candidats en présence, et égalité de parole entre eux".

Pour chaque candidat validé, le Conseil constitutionnel tirera au sort, puis publiera au Journal officiel dans les jours qui suivront, une liste de 500 noms d'élus parmi ceux qui leur auront apporté leur signature.

Un candidat aura des comptes à rendre à la justice

Le PS de J.-N. Guérini (Bouches-du-Rhône), R.Navaro (Hérault) et Kucheida (Pas-de-Calais)n'a pas l'exclusivité...

Parallèlement, homme d'affaires et activiste né en France de parents algériens installés en France, Rachid Nekkaz, est en effet soupçonné d'avoir tenté d'acheter au moins un parrainage de maire pour l'élection présidentielle. Il a été mis en examen pour "corruption active" et écroué jusqu'à mardi. J.-L. Debré avait déposé plainte contre lui.

En 2010, Rachid Nekkaz fonda l'association " Touche pas à ma constitution ", pour payer à la place des femmes portant un niqab les amendes qu'elles recevraient du fait de l'interdiction de porter ce voile intégral dans la rue.
Il est le fondateur avec Jean-Bruno Roumegoux et Leila Hireche du " Club des élus Allez France ", une association défendant depuis 2002 l'inscription automatique de tous les citoyens sur les listes électorales9. Il se lance à nouveau dans une campagne d'inscriptions sur les listes électorales en septembre 2007.
En 2007 encore, l'individu dénonça des pressions qu'auraient reçues les élus lui ayant promis leur soutien. Il prétendit en outre qu'au cours du cambriolage de son siège de campagne seul l'ordinateur comportant les coordonnées des parrains aurait disparu. Une allégation qui n'est pas sans rappeler des affirmations du même tonneau par la candidate socialiste, Désirdavenir Royal ! Il obtint finalement 13 parrainages envoyés directement au Conseil constitutionnel.

L'individu n'est toujours pas déchu


Pourtant, le 12 mars 2007, Nekkaz annonça sa candidature à l'élection présidentielle. Or, il avait déjà acheté pour 1 550 € le parrainage d'André Garrec, maire de Noron-la-Poterie, que celui-ci avait mis aux enchères, avant de le déchirer en direct sur la chaîne d'information LCI...

Aujourd'hui, et depuis 2009, Nekkaz est affilié au PS.


dimanche 5 février 2012

Un sondage démonte l'accusation que Sarkozy ferait le jeu du FN

L'électorat de Marine Le Pen mord sur les favoris

Si Marine Le Pen ne pouvait pas se présenter, Hollande et Sarkozy seraient actuellement à égalité avec 33% au 1er tour.

Supputation quinquennale
Le Journal du Dimanche (JDD) a publié le 5 février son enquête traditionnelle commandée à l'IFOP, entreprise commerciale de sondages. La question est de savoir à qui profiterait la règle imposant 500 parrainages à tous les candidats. Si le sondage était fiable, si la question était pertinente et si Marine Le Pen ne réunissait pas les signatures réglementaires, qui profiterait donc de la situation inédite, sauf deux fois sur huit au scrutin direct, en 1969 et en 1981, quand l'élu fut ...Mitterrand !

Dans cette hypothèse, nous découvrons que François Bayrou serait le grand perdant... Pas de quoi gonfler les ventes!
Ensuite, si nous devions revivre 1981, François Hollande et Nicolas Sarkozy feraient jeu égal au 1er tour, avec 33% des intentions de vote chacun.


Cette enquête est une nouvelle manipulation de l'opinion


Elle propose aux personnes interrogées une ..."offre électorale resserrée"
qui retient, explique l'institut (sic! pour faire scientifique...), "les seuls candidats avérés et potentiels ayant exprimé leur confiance quant à l'obtention des 500 parrainages nécessaires pour se présenter ou pour lesquels cette formalité administrative ne devrait en toute logique pas poser de problème particulier".

Ce sondage n'exclut que 13 candidats sur 15 et plus
- la présidente du Front national qui est créditée dans les différents sondages d'environ 20% des intentions de vote,
- Hervé Morin (Nouveau centre), Christine Boutin (PDC), Dominique de Villepin (RS), Corinne Lepage (Cap21) et Frédéric Nihous (CPNT) qui sont crédités de 1% ou moins.

Candidats ignorés
Robert de Prévoisin, secrétaire général du parti
Alliance Royale, parti politique orléaniste et souverainiste qui vise à l'instauration d'une monarchie constitutionnelle,

Jacques Cheminade (à 70 ans, avec son mouvement "Solidarité et Progrès", il fait campagne pour "un monde sans la City ni Wall Street").

Candidats occultés
Victor Izraël (engagé dans la lutte contre le cancer, il veut faire la promotion d'un "égal accès de tous à des soins de qualité", d'une "prévention et d'un dépistage organisé plus efficace" et réclame un "soutien massif à la recherche, qui seule permettra de terrasser définitivement le cancer"),

Nicolas Miguet (journaliste et défenseur des petits actionnaires, il se bat "avec ardeur contre les puissants, pour défendre l'honnêteté et le bon sens"), Rasta Président (armé du slogan, "Travailler moins pour vivre mieux", Abou Chihabiddine entend "aller vers une société de loisirs et plaisirs" avec "100% de chômage")

et le benjamin, Maxime Verner, (21 ans, Bron, "porte-voix de la jeunesse").

Candidats musulmans
Une femme sans visage portant librement le niqab, "la candidate de la liberté", a déclaré officiellement sa candidature le jeudi 22 septembre à Meaux pour "défendre la liberté constitutionnelle de toutes les femmes en France":
lien PaSiDupes : "Kenza Drider dévoile sa volonté de se porter candidate à l’Elysée "

Rachid Nekkaz, est candidat pour la deuxième fois: en 2007, il s’était présenté mais n’avait pas réussi à recueillir les 500 parrainages pour valider administrativement sa candidature.

Les candidats 'allumés'
Cindy Lee (photos), fondatrice du Parti du plaisir (PIP ?), "A poil face à la crise", peut-on lire sur ses pancartes, prône la liberté, la tolérance et surtout, comme Martine Brochen-Aubry, le bien-être de chacun (lien PaSiDupes);



Cindy Lee, en compagnie de
la candidate au "regard bovin"



Stéphane Guyot, agent immobilier de 42 ans, est le candidat du Parti du vote blanc;

Hervé Couasnon, conducteur de bus à Périgueux et poète, il a escaladé à mains nues la mairie de Limoges et a annoncé sa candidature pour 2012 depuis l'horloge du bâtiment, proposant de diviser par deux le salaire du président, d'instaurer un Smic à 1.600 euros et de "reboucher" le trou de la Sécu;

Gaspard Delanoë, artiste à la tête du Parti Faire un Tour, le Pfffft, se veut le candidat "de l'utopie, de la singularité et de la fantaisie", proposant de "délocaliser tous les ministères situés dans le 7e et le 8e arrondissement de Paris en banlieue" et de tirer au sort 5% des députés et des sénateurs, réussissant à rassembler 3,17% des voix dans le 10e arrondissement aux municipales de 2008.

Nicolas Sarkozy recueillerait ainsi 33% des intentions de vote si le 1er tour avait lieu dimanche prochain, comme François Hollande.
François Bayrou (MoDem) arriverait lui en 3e position avec 17% (12,5%, le 3 février).
Loin derrière, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) avec 9% (8%) prendrait la 4e place. Eva Joly (EELV) avec 3% (2,5%) ferait jeu égal avec Nicolas Dupont-Aignan (DLR, 1%). Nathalie Arthaud (LO) recueillerait 1% (0,5%) des intentions de vote, comme Philippe Poutou (NPA, 0,5%).

Enquête réalisée du 31 janvier au 3 février, par questionnaire auto-administré en ligne (Cawi) auprès d'un échantillon de 922 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d'un échantillon de 984 personnes, représentatif de la population française âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas). La marge d'erreur pour un échantillon de 900 personnes va de 1,4 à 3,3 selon les pourcentages obtenus. Notice consultable auprès de la commission nationale des sondages.


Les enseignements de cette enquête


L'enquête est fiable 20% près

Les 20% dont est créditée Marine Le Pen sont ventilés selon les besoins du commanditaire du sondage à 80 jours de l'échéance électorale.

Dans le sondage IFOP en continu pour Paris-Match du 3 février (avec l'offre électorale complète), le président sortant était crédité de 24,5% des intentions de vote et son rival socialiste de 29,5%.
Et c'est sans compter la marge d'erreur habituelle de plus ou moins 3% qui changent tout !

Le message subliminal de l'intox en clair: Hollande n'aurait pas grand chose à gagner d'un barrage à Marine Le Pen
Marine Le Pen ne recrute donc plus parmi les mécontents du PCF et des adeptes de Mélenchon, ce qui jette le doute sur la crédibilité de l'enquête.

vendredi 23 septembre 2011

Deux militantes condamnées pour port du niqab sur la voie publique

Défi d'activistes musulmanes à la loi démocratique


Hind (à droite) avait refusé de retirer le voile intégral
afin de se voir interdire de présence à son procès.
Elle s'était même passé des menottes.


Le tribunal de police de Meaux (Seine-et-Marne) a condamné deux femmes pour port de voile intégral sur la voie publique, ce matin à 9 heures, en leur absence.
Le défi des femmes voilées à la République sur la voie publique décrédibilise les prières de rue qui seraient rendues nécessaires par un nombre insuffisant de mosquées: ces actions d'activistes confirment des intentions prosélytes de la part des musulmans radicaux en France.

La première a écopé d'une amende de 80 € et la seconde de 120 €.
C'est la première fois en France qu'un tribunal de police rend un tel jugement. Le ministère public avait requis un stage de citoyenneté mais le juge n'a pas suivi cette voie.

Absentes à la lecture du jugement, les deux condamnées ont fait savoir qu'elles avaient l'intention d'intenter un recours contre cette décision.
Une provocation anti-républicaine

Le 5 mai, Hind, une habitante d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et Najet, habitante du Val-de-Marne, avaient paradé sous un voile noir les couvrant de la tête aux pieds, visage compris, devant l'hôtel de ville de Meaux, Seine-et-Marne .
Cette manifestation avait été orchestrée par Rachid Nekkaz, porte-parole de l'association Touche pas à ma constitution, venu provoquer Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP et maire de Meaux, à l'origine de la loi interdisant le port du voile intégral sur la voie publique. En ce jour anniversaire de l'élu meldois, Rachid Nekkaz, un gâteau aux amandes dans les mains, voulait lui offrir l'occasion d'être le premier maire de France à verbaliser des femmes portant le niqab dans la rue.

Le jour du procès, le 16 juin, les deux femmes avaient provoqué leur privation de leur droit de pénétrer dans la salle d'audience ; le juge leur en avait interdit l'accès car elles s'étaient présentées au palais de justice portant le voile intégral.
Accompagnées d'un comité de soutien composé notamment d'autres femmes intégralement voilées, elles avaient déclenché un esclandre aux portes du tribunal. L'une d'elles s'étaient passé elle-même une paire de menottes autour des poignets, criant à l'injustice. La police avait verbalisé onze femmes voilées à cette occasion. Rachid Nekkaz avait alors annoncé son intention de saisir, dès le prononcé du jugement, la cour européenne des droits de l'Homme.

Responsable locale de Ni putes ni soumises, Rachida Benahmed, farouche opposante au niqab, avait déclaré, à l'issue de l’audience : " Ces musulmans ne représentent que 0,1% de notre communauté et la discréditent. Avec un tel comportement, ils font gagner trois points au Front national. "

Présidentielle: Kenza Drider, candidate rivale de Martine Brochen-Aubry

Kenza Drider dévoile sa volonté de se porter candidate à l’Elysée


Présidentielle 2012:
jeu du candidat mystère !



" Ça a l’air d’être de la provocation, mais je le fais par conviction "

C'est une affirmation de Kenza Drider, la conductrice au visage dissimulé sous son voile couleur taupe. Hier, profitant de la condamnation de Hind et Najet pour port du voile intégral dans un espace public, Kenza Drider, une Avignonnaise de 32 ans, a déclaré sa candidature à l’élection présidentielle en 2012.

Un acte de prosélytisme
De son car de campagne — placardé d’affiches la montrant devant une rangée de policiers — cette femme libre, néanmoins flanquée de Rachid Nekkaz, a déclaré vouloir se " battre pour la liberté des femmes […]. J’aimerais que les citoyennes françaises comprennent que le voile ne m’empêche pas de les défendre ".
Rare femme à être entendue en 2009 par la mission parlementaire lors de la préparation de la loi sur l’interdiction du port du voile islamique et récupérant l'image de Rosa Parks, icône de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis, pour mener son combat pour le port du voile islamique, elle a l’intention de présenter son programme le 22 novembre au Salon des maires.

Elle est entre les mains de Rachid Nekkaz, un riche marchand de biens du Val-de-Marne, qui préside l’association 'Touche pas à ma Constitution'. L’an dernier, il avait provisionné un million d’euros pour payer les amendes des femmes musulmanes qui seraient verbalisées.
Nekkaz annonça sa propre candidature à l'élection présidentielle de 2007 et déclara détenir 521 promesses de parrainages de maires de communes rurales. Le 12 mars 2007, il achèta pour 1 550 € le parrainage d'André Garrec, maire de Noron-la-Poterie, que celui-ci avait mis en enchère, et le déchira en direct sur la chaîne d'information LCI. En février 2007, il obtient le soutien de l'humoriste écologiste Marc Jolivet, une référence pour Joly Eva ! Tout cela pour annoncer finalement qu'il n'avait pas obtenu les 500 parrainages nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle le 16 mars 2007...
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la déclaration de la rivale de Mme Brochen-Aubry: