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dimanche 30 décembre 2012

Neuf mois de socialisme: désenchantement social et entourloupette de Saint-Nazaire

Peut-on attendre mieux du gouvernement en 2013 ?

Il y a ces media qui flagornent bassement et ceux qui dénoncent positivement






Le ressenti à gauche est inverse... 



Le Monde publie une carte de la blogosphère politique (ci-dessus), une liste noire des blogs politiquement incorrects. 
Dans la droite républicaine, ils sont 298, mais la droitosphère "pullule" (sic) de "multiples" blogs individuels ou collectifs: à gauche, la diversité politique n'est pas aussi bien vécue que la diversité ethnique ! Tout soumis qu'il soit, Le Monde attend davantage de débat chez les centristes, les écologistes ou à gauche (154+769+42). 

La gauchosphère doute plus que lorsqu'elle était dans l'opposition. Elle était à l'époque unie contre l'ancien président. Elle se découvre une opposition de gauche à François Hollande, mais se fige sur des convictions. Elle est composée de gauchistes sincères, soutiens du Front de Gauche ou d'ailleurs pour lesquels François Hollande n'était qu'un candidat par défaut. Fallait-il en attendre l' indulgence politique que les socialistes lui accordent. 

Père Noël existe, mais avez-vous rencontré l'enchanteur Hollande ?

Edouard Martin, le leader syndical de Florange, déchante. Il a écrit à François Hollande, un courrier publié par Libération le 27 décembre. Il souhaite que le président reconsidère la nationalisation temporaire. Il précise combien le site lui paraît rentable, et dénonce l'argumentaire déployé par le gouvernement pour justifier son accord avec Mittal: 
"Dire que Florange est une usine trop petite pour être rentable est faux. La plupart des usines continentales sont d’une taille voisine"; 

"
Dire qu’on fera Ulcos, c’est faux. On nous dira dans deux ans ce qu’on nous dit aujourd’hui : que les chercheurs n’ont pas trouvé"; 

"On fera 180 millions d’investissements ? C’est faux. (…) Ce montant contient les dépenses opérationnelles et de maintenance. Ce qui reste pour les investissements stratégiques est insuffisant". 
La vraie bonne nouvelle aurait pu être ce cadeau que les media nous vantent avec Moscovici: ils qualifient de "commande historique" le cadeau d'un milliard d'euros par l'américain Royal Caribbean International qui a commandé un paquebot géant aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Le patron du site félicite le gouvernement, et surtout le ministre Moscovici qui a tout fait pour accélérer les procédures d'autorisation. 
Mais le concurrent finlandais dénonce l'interventionnisme du gouvernement, en dépit des règles européennes. Malaise donc, puisque Hollande avait fait de l'usine ArcelotMittal à Florange un symbole, à force de déplacements filmés et de fausses annonces. Alors le paquebot pour les rupins est-il cette victoire dont se targue la "gauche sociale" si le gouvernement socialo-écolo est coupable des fautes dont on l'accuse ? 
D'autant que, dans le même temps, Hollande s'est rendu en Algérie pour concrétiser un joli transfert de technologie de Renault. Pourvu qu'en conséquence le constructeur français n'annonce pas bientôt du chômage partiel sur ses sites hexagonaux. Pourvu que les Français ne soient pas amené à commander leur Clio à Alger...  


Cette fois-ci, le contrat est vraiment signé, mais l'affaire ne sera réelle que si l'option 2 pour un second marché vient rentabiliser le premier. Au-delà de l'exultation de la presse aux ordres, la contestation de la Finlande impose à Hollande ce profil bas que les media jugent vertueux.

"Ce contrat supérieur à 1 milliard d'euros représente plus de 10 millions d'heures de travail, réparties sur trois ans, pour les chantiers de l'Atlantique et [leurs] sous-traitants. Le paquebot sera livré mi-2016. Le contrat dispose également d'une option pour un second navire, à livrer au printemps 2018."
Lien Reuters titré : " STX Finlande veut vérifier la légalité du contrat STX France "

Mise à jour le 30/12/12 à 17:30

STX Finlande veut vérifier la légalité du contrat STX France

Par AGENCE | 28/12 | 16:26Une


Le ministre finlandais de l'Economie a émis des doutes sur la manière dont les autorités françaises ont pu favoriser l'accord grâce à d'éventuelles aides d'Etat.

Le gouvernement finlandais, dont les chantiers navals étaient en concurrence avec ceux de Saint-Nazaire pour la construction d'un paquebot géant, a annoncé vendredi qu'il allait demander à la Commission européenne de vérifier si les règles de concurrence ont été respectées après que STX France eut remporté le contrat.
L'armateur Royal Caribbean Cruise Line a signé jeudi ce contrat de plus de 1 milliard d'euros qui permet à STX France, détenu majoritairement par une filiale du constructeur naval sud-coréen STX Shipbuilding, d'envisager avec optimiste l'avenir de son site nantais. La compagnie américaine a en effet commandé un paquebot géant de type «oasis» aux chantiers navals STX France, livrable mi-2016, ainsi qu'une option pour un second navire livrable mi-2018.

Aides d'Etat


Le ministre finlandais de l'Economie, Jan Vapaavuori, a émis des doutes vendredi sur la manière dont les autorités françaises, qui détiennent 33% de STX France, ont pu favoriser l'accord grâce à d'éventuelles aides d'Etat. « Il est clair que nous allons prendre langue à la fois avec la Commission européenne et avec l'Etat français pour nous assurer qu'ils n'ont pas utilisé des aides d'Etat interdites », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Jan Vapaavuori affirme que le constructeur sud-coréen a demandé à la Finlande un prêt de 50 millions d'euros pour octroyer le contrat d'un milliard d'euros aux chantiers navals de Turku mais qu'Helsinki n'a pas pu aller au-delà de 28 millions d'euros sans violer les règles de concurrence de l'UE.

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a assuré vendredi que son gouvernement avait multiplié les contacts avec STX pour remporter le contrat, lui-même ayant reçu le président de l'entreprise sud-coréenne il y a huit jours environ.

Petit problème subalterne auto-censuré par les pourvoyeurs d'opium du peuple
En attendant que Pierre Moscovici et Nicole Bricq progressent en fair-play européen, la Finlande, membre de l'Union européenne depuis 1995, pourrait cette fois bénéficier de cette équité tellement vantée ici et là.





La communication cache-misère de Hollande


Le Père Noël a toujours quelque chose à cacher


Le président peut toujours se lever de bonne heure



Dès potron-minet, Hollande est allé se montrer à Rungis, le 27 décembre. 
Découpe de tête de veau et petit-déj matinal sur la bête immonde, aux frais de la princesse, escorté de ses "escort boys" délégués, Guillaume Garot, ministre délégué, chargé de l'agro-alimentaire, et Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation.  

Qu'est-ce que ça cache ? 

Lui qui devait incarner le changement, il s'en est allé marcher dans les pas de son prédécesseur... On peine à trouver de la cohérence dans la démarche. Avait-il donc quelque chose à démontrer de toute urgence, à l'heure du laitier ? Si Nicolas Sarkozy l'avait fait avant lui et qu'il le refait, c'est sans doute qu'il cherche à paraître aussi actif; en mieux, puisqu'il est resté quatre heures!  


Ce matin-là, Hollande voulait donc apparaître au nombre de ceux qui se lèvent tôt ! Et plus que de l'intérêt sincère pour le dur labeur des Français, ce n'était  qu'une opération de communication, comme Sarkozy, lui, savait le faire. La classe médiatique avait tant attendu qu'il s'attelle au  changement qu'elle avait dénoncé son impréparation, sa mollesse. Alors, sept mois plus tard, la "gauche molle" finit par donner le change. 
Le changement, c'est aussi que l'épouse du prédécesseur était sur pieds, pimpante, alors que la concubine n'avait pas trouvé le temps de se passer du fond de teint en couches.

Le changement devait être une surprise
En frappant si fort les imaginations, Hollande comptait d'un coup se fabriquer une image de dynamisme. L'effet de surprise y serait essentiel. Mais la presse dévote joua  cette surprise avec tant de zèle qu'elle ne trouva pas incohérent de se trouver sur place de si bon matin pour accueillir son courageux président qui, la veille, leur avait mis le réveil aussi tôt. 
Non seulement les braves grognards étaient donc à pied d'oeuvre avant l'arrivée-surprise du président, mais les petites mains de Rungis avait préparé une blouse d'un blanc immaculé brodé au nom en toutes lettres du travailleur de nuit 'un jour.  Une visite surprise, c'est beaucoup de journalistes, pour " aller au plus près des Français ", ou pour qu'aucun n'échappe à la manipulation, mais c'est aussi beaucoup de délicatesse dans une opération de communication de l'Elysée aussi intelligemment menée...
VOIR et ENTENDRE la présentation des faits par une chaîne professionnelle de l'ORTF socialiste:  

Sans attendre l'heure du facteur, Christian Gravel, conseiller en communication du président, a tweeté une photo où l'on peut voir le président en blouse blanche admirer une carcasse au pavillon de la viande, histoire de convaincre les incrédules.


Avec une popularité plombée et un chômage en hausse, le "capitaine de pédalo" se devait d'être " sur le pont "Celui qui n'a jamais été ministre apprend le métier.
Pas question de rééditer l'erreur de l'été dernier, quand le président avait provoqué les critiques pour avoir pris quinze jours de vacances en août, comme ces étudiants qui marquent la fin de leurs études d'une année sabbatique. "L'année, c'est 365 jours, donc ceux qui ont la responsabilité à la tête du pays se doivent être présents 365 jours", a-t-il donc déclaré dans les allées de Rungis.



La visite de Hollande
était annoncée
à Fralib, le 22 août 2012


Hanté par l'idée de cette France " qui se lève tôt " promue par Nicolas Sarkozy, François Hollande est allé à 4h30 sur le premier marché mondial des produits frais pour détricoter le message en assurant que " la France peut se lever tôt, elle peut se lever tard, ça dépend des rythmes de travail, mais nous avons une France qui veut travailler ", a lancé le chef de l'État, sans souci de crédibilité. Mais puisque, vu le taux de chômage en hausse continue, "j'voudrais ben, mais j'peux point", le Père Noël rose a émis le voeu de placer l'année 2013 sous le signe de la " bataille pour l'emploi ". Vous avez-vu le général en campagne !

Qu'est-ce que ça cache ?

Devoir de mémoire: les media n'ont pas évoqué le positionnement ouvert du candidat Hollande.
VOIR et ENTENDRE un commentaire totalement à charge de i-télé  et, depuis mai 2012, dans des circonstances dupliquées, le changement de déontologie professionnelle, c'est ça : 

Sans outrance, en mai 2008, 
alors qu’il était invité à donner son " sentiment " sur la visite du chef de l'Etat avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy à Rungis et son intervention sur RTL, l'ex-premier secrétaire du PS, François Hollande, avait considéré que Nicolas Sarkozy, président en exercice depuis un an seulement, se conduisait comme s'il était encore "en campagne"  (Lire PaSiDupes). Attaché aux apparences plus qu’à l’action, au sujet du déplacement du Président au marché de Rungis pour "saluer la France qui travaille et qui se lève tôt", Hollande avait énoncé le verdict socialiste sur Europe 1: "Il faut éviter ce type de communication qui peut paraître outrancière"… La presse "indépendante" est invitée à diffuser le jugement socialiste.

Hollande est arrivé 45 minutes avant Sarkozy -en catimini, pour éviter que des sans-papiers ou des sans-abri viennent revendiquer auprès de la "gauche sociale".  

Trêve des confiseurs ou non, François Hollande est au travail, qu'on se le dise !


C'est le message qu'il a voulu faire passer, jeudi, en débarquant à Rungis. " Le président doit être là pour faire comprendre aux Français que le pays est dirigé ", a-t-il affirmé devant un étal de limandes. 



Le Huffington Post ne marche pas

"Etait-ce bien nécessaire de se lever à 4 heures du matin pour parler comme ça? Ses paroles laissent penser qu'il n'a pas encore pris à bras-le-corps la question de l'emploi, elles masquent une impuissance... terrifiante, inquiétante. Des paroles qui ne sont pas de nature à faire se redresser les courbes... Et puis, la tête de veau, trop connotée Chirac ! L'humour, s'il y en a, est trop fin. [Mais Monsieur P'tite Blague n'a pas changé !] L'arrêt chez le grossiste corrézien, inutile ! On n'est plus en campagne! La poignée de main au grand black, bâclée ! [Mais fixée dans le marbre par les flashs militants] On ne lui a pas appris à regarder au fond des yeux celui qu'on salue ? Mais non, au lieu de cela, il se détourne, pressé, préoccupé par la phrase d'après, le souci de paraître sympa, près du peuple, mais ça, on sait qu'il ne sait pas. Il n'est pas un tchatcheur! Tout le monde sait." 
Ses électeurs le savaient-ils en mai 2012 ? La presse a-t-elle joué son rôle en les éclairant quand il était encore temps ?


Pour ses ministres, Hollande sonne le clairon


De leurs salaires de misère, il leur a déjà retiré le franc symbolique. Il veut maintenant les passer aux 40 heures ! Les media ne parlent que de cela...Message de fin d'année, le chef de l'Etat paie de sa personne: après avoir été très critiqué  pour ses deux semaines de vacances en août, il "ne prendra pas de vacances", clame son entourage, et "passera l'essentiel de son temps à Paris" pour travailler "quotidiennement", à la veille des voeux aux Français le 31 décembre. Il rendra ensuite visite à UN service public d'urgence "en région parisienne", a annoncé  l'Elysée lundi 24, pour le réveillon.
Il ne travaille jamais plus que pendant les vacances des Français. Il recevra ces prochains jours plusieurs membres du gouvernement ainsi que Jean-Marc Ayrault pour préparer notamment un "séminaire de travail sur la situation économique et de l'emploi", inscrit le 4 janvier à son agenda.

Elément de langage: plusieurs ministres sont consignés dans la capitale

C'est ainsi que les ministres de l'Intérieur, de l'Education nationale et de l'Economie, Manuel Valls, Vincent Peillon et Pierre Moscovici. Manu Valls se rendra régulièrement Place Beauvau "pour étudier certains dossiers, travailler le fond", assure son entourage, en restant très flou. Le favori des enquêtes d'opinion fera aussi "un peu de terrain", dont "une sortie" le soir de la Saint-Sylvestre.Son collègue de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sera aussi en déplacement pour le Nouvel An; il réveillonnera -quelque part- à l'étranger. D'ici là, "il se tient informé plusieurs fois par jour", indique son cabinet.
Toujours le 31 décembre,
Arnaud Montebourg (Redressement productif) visitera un site industriel mystérieux. Sans autre précision, mais avec l'assurance que les flashs seront frétillants...

L'Elysée travaille en cheville avec Paris Match et Gala
Plusieurs déplacements de Noël étaient en effet annoncés. Le ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif, a passé le soir du réveillon auprès de soldats français au Liban, sa collègue déléguée à la Famille, la parisienne Dominique Bertinotti, se rendait à un Noël Solidaire de la Croix Rouge au Grand Rex, à Paris.Née à Paris, Marisol Touraine (Santé) a fait un passage au banquet des Petits Frères des Pauvres dans le Xe arrondissement de Paris et Marie-Arlette Carlotti (Lutte contre l'exclusion) a fait un début de soirée chez elle à Marseille, au Samu de l'hôpital de la Timone, avant de se rendre dans une unité d'hébergement d'urgence de la cité phocéenne.
Quelques ministres ont passé les fêtes dans leur région: Michel Sapin (Emploi) dans l'Indre, Jean-Yves Le Drian (Défense) en Bretagne, Stéphane Le Foll (Agriculture) au Mans ou Jérôme Cahuzac (Budget) en Corse. Trop dure la vie de ministre au travail !
Guillaume Garot, délégué à l'Agroalimentaire, "continuera de travailler" depuis sa région, "notamment sur la filière porcine", assure son cabinet.
De son côté, le Premier ministre a été localisé dans les Pyrénées-orientales par la presse locale.  Ayrault a "apporté ses dossiers avec lui pour préparer la rentrée" et des déplacements sont prévus cette semaine, assure-t-on à Matignon.

La presse n'en fait-elle pas un peu trop ?
Les media soumis ont même attribué la palme du ministre le plus studieux. Ils ont primé Frédéric Cuvillier (Transports) qui "ne prend pas de vacances", selon son équipe. Une pointe de masochisme pour l'ancien maire de Boulogne-sur-Mer, qui "croisera de nombreux vacanciers
" lors d'un déplacement à l'aéroport de Roissy jeudi. Ca va tweeter ? Une prime aussi à celui ou celle (sa femme ?) qui l'entr'apercevra ? Si jamais !...

Transparence ? Malgré le tapage, Hollande ne nous dit pas tout

Hollande n'a pas évoqué le malaise produit par le contrat contesté de St Nazaire ?
Pourquoi ne s'est-il pas enthousiasmé sur le contrat remporté par les chantiers de navals de la région de Ayrault ? La signature était pourtant officialisée quelques heures plus tard.

La Finlande s'interroge sur le rôle de l'Etat français.

Le gouvernement finlandais, qui s'est énormément impliqué dans le dossier, a refusé à trois reprises d'accorder un prêt de 50 millions d'euros à STX Finlande pour ne pas enfreindre la loi, a souligné le ministre. A la place du prêt, l'Etat finlandais avait débloqué 28,3 millions d'euros de soutien à l'innovation pour les chantiers de Turku.
Le ministre français de l'économie, Pierre Moscovici, ne peut en revanche en dire autant. Il a aussitôt réagi aux interrogations finlandaises pour assurer que le contrat respecte "évidemment" les règles européennes. "Nous avons tout fait pour sauver les Chantiers de l'Atlantique dans le respect parfait des règles européennes, évidemment", a soutenu Moscovici à la sortie d'une concertation avec le président Hollande à l'Elysée. "Il faut reconnaître quand une compétition a été gagnée, [et] elle est gagnée", a-t-il polémiqué. 

Mais pourquoi insister encore, si tout est tellement évident ? "La compétition a été tout à fait honnête et claire", même si "le gouvernement finlandais fera ce qu'il croit devoir faire", a-t-il ajouté, de l'air confiant du joueur de poker.
Mais vendredi, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ancien député de Loire-Atlantique, a toutefois reconnu qu'il s'était "personnellement" impliqué dans le dossier, comme il le fait "sur d'autres gros dossiers".



Rumeurs ministérielles
 


Le Figaro est accusé de non-alignement systématique. S'il informe, il est stigmatisé pour propagation de mauvaises rumeurs de remaniement ministériel. Il ne convenait pas d'observer que les ministres sont fatigués, qu'ils ont le blues. Un décryptage répudie Arnaud Montebourg, une nouvelle fois. Le très socialiste Libération, lui aussi, pointe pourtant un récent changement de directeur de cabinet chez Marisol Touraine, mais auto-censure toute comparaison avec le phénomène auprès de Rachida Dati. Il y a très peu de "chance", pourtant, qu'un quelconque remaniement ait lieu aussi tôt, estime Les Echos, proche du gouvernement qui travaille pourtant bien à quelque chose... 

Cécile Duflot saisira-t-elle la trêve hivernale pour s'expliquer sur les réquisitions de logements. Alors que le froid est arrivé, la ministre se prend pour une 'responsable politique' découvre que cela prend du temps : " aucun responsable politique n'ouvre un bâtiment au pied-de-biche. " Bien qu'elle ait cherché la facilité en détournant les responsabilités et en jetant l'opprobre sur l'Eglise et la SNCF, l'inventaire des logements vacants est loin d'être finalisé. La voici qui réclame notre aide : elle appelle à la dénonciation citoyenne !  

mercredi 14 mars 2012

Moscovici démontre que Le Bourget fut un meeting de riches

Comparatif à l'attention de Pierre Moscovici
L'enfumeur Moscovici a trouvé un bon petit ramoneur

La cheminée PS ne tire plus: à force d'intoxication, les Français toussent
Les sondages qui se multiplient sont contradictoires et poussent le PS à la faute.
Les courbes des entreprises commerciales de sondages en guerre se croisent et l'équipe de Hollande sent le vent tourner. Elle sort donc des pseudo-infos destinées à discréditer l'adversaire, mais la tendance est à la mise en garde de Hollande qui s'y croyait déjà !

Le PS prend les Français pour des imbéciles
Dans ses calculs fumeux, niveau CE2, Moscovici perd de vue qu'il convient d'avoir une unité commune pour définir la valeur réelle des éléments comparés et être fiable. La ménagère sait faire au quotidien, ce qu'ignore l'apparatchik Moscovici, coupé des réalités de la vie, notamment pour déterminer le meilleur prix des produits de consommation courante (prix au kg) .
Du côté du PS, , le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, a dénoncé avec aplomb un "étalage de moyens absolument invraisemblable" lundi 12 mars, sur France 2, évaluant la facture à "3 millions d'euros".

Pierre Parrillo lui a passé son hérisson là où ça fait mal

Ci-dessus, il met pour lui en lumière le coût réel de deux grands meetings de campagne qui ont eu lieu à quelques semaines d'intervalles.
Et nous sommes donc très loin des affirmations fantaisiste de LeMonde.fr, journal et site de riches qui passent encore pour "sérieux" et militent pour Hollande, par la désinformation.
La campagne de caniveaux faite de mensonges, de petites phrases et d'enfumage massif bat son plein et pousse les Français écoeurés à l'abstention !

lundi 20 février 2012

Etude coloniale pour les manichéens moralisateurs fourvoyés

Clemenceau, pas vraiment opposant à Jules Ferry

"Un chapitre du livre de Jean-Pierre Rioux me chagrine, celui relatif à Jules Ferry (p. 25-32). Il a raison de remarquer que dans son Rapport sur l'Algérie, de 1892, Ferry "fut donc souvent soucieux, in extremis, de réformes et de politique indigène" (p. 29).

Mais il accorde une plus-value morale à Clemenceau à propos de la formule "races inférieures". En réalité, les deux hommes partagent la même vision de l'humanité selon les paradigmes anthropologiques de l'époque. La rivalité n'est que tactique et politique. D'ailleurs, si on prend le soin de lire l'intégralité du discours de Clemenceau, on verra que sa protestation véhémente à l'évocation des "races supérieures" s'accommode chez lui-même d'un usage du mot "race". La "race jaune" est dite compétente en matière de diplomatie ; la "race française" est dite avoir du génie...

En réalité, le discours de Clemenceau du 30 juillet 1885 révèle des appréciations qui relativisent son "anticolonialisme" et la profondeur de son désaccord avec Ferry :

- certes, sa condamnation du distinguo "civilisations supérieures/civilisations inférieures" est nette ; mais s'adresse-t-elle vraiment à Jules Ferry ? Celui-ci utilise la distinction sans hétérophobie, sans penser qu'il y a, par essence, des peuples supérieures et d'autres, par essence, inaptes au progrès, voire même à éliminer pour cette raison ;

- le député républicain radical partage, avec Ferry et beaucoup d'autres, une vision du développement de la civilisation inévitablement inégalitaire, processus dont il faut tempérer les effets par l'action morale et politique : "il y a la lutte pour la vie qui est une nécessité fatale, qu'à mesure que nous nous élevons dans la civilisation, nous devons contenir dans les limites de la justice et du droit" ;

- dans sa critique de l'abus de la force, il établit lui-même une démarcation hiérarchique entre la "civilisation scientifique" et les "civilisations rudimentaires" ;

- enfin, on connaît sa réplique : "mon patriotisme est en France" ; ce qui autorise à penser son désaccord avec les républicains opportunistes (Ferry, Paul Bert...) en termes de conflit d'opportunité justement : "avant de me lancer dans des expéditions militaires, qui sont la caractéristique de votre politique, M. Jules Ferry, j'ai besoin de regarder autour de moi. (...) N'est-ce pas triste de penser que c'est en 1885, quinze ans après 1870, que nous sommes obligés de venir rappeler ces choses à la tribune française." Mais Ferry et Clemenceau ne sont ni racistes ni anti-racistes au sens du pathos qui domine la pensée française depuis plus de vingt ans.

Au final, Jean-Pierre Rioux reste accroché à la corde historienne même si l'on aurait pu souhaiter qu'il eût été un peu plus virulent avec ceux qui tentent de rabattre l'histoire sur une morale, sur une virulence mémorielle concurrentielle et communautariste.
"

Michel Renard

dimanche 12 février 2012

L'agression de Guéant par Letchimy ou l'ethnocentrisme populiste de la bien-pensance socialiste

La culture soviétique était-elle supérieure ?

Le ministre et l'ethnologue

L'édito d'Alexis Brézet dans le Figaro Magazine du 11 février 2012
(iconographie PaSiDupes)

Il paraît que Claude Guéant -Raffarin dixit- serait meilleur ministre qu'ethnologue. Il paraît que le ministre de l'Intérieur a commis un crime, aussitôt dénoncé par SOS Racisme, le CFCM, la Licra et la Ligue des droits de l'homme, en affirmant que " toutes les civilisations ne se valent pas ".


Pourquoi Tintin et Hergé sont-ils ciblés,
plutôt que Spirou et Franquin ?


Il paraît qu'en ajoutant: "

Celles qui défendent l'égalité, la liberté et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique", il se serait rendu coupable d' " abjection " (Duflot), de " stigmatisation " (Cambadélis) et de "xénophobie " (Sapin), sans parler du délit de " rabattage " des voix du FN (Harlem Désir)... dont les mêmes proclament qu'il est urgent de l’assécher.


Spirou et Fantasio 6:
La corne du rhinocéros, p. 26, B2
(c) Dupuis, 1955 by Franquin



On en déduira, si les mots ont un sens, que pour ceux qui traitent M. Guéant de "nazi" (!), les civilisations qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité ne valent pas mieux que celles qui les nien. Fort bien.


Ethno-différentialisme soviétique



Mais alors, si toutes les civilisations se valent, si aucune valeur ne prime, pourquoi sommes-nous intervenus militairement en Afghanistan ou en Libye? Les socialistes n’étaient pas contre, que l'on sache ! Pourquoi tentons-nous de mobiliser la planète contre le tyran Bachar el-Assad ? Pourquoi, sinon en vertu de valeurs « civilisationnelles » qui nous font considérer à tort ou à raison (à l’ONU, les Chinois et les Russes ne sont pas exactement de notre avis), qu'on n'asservit pas les femmes, qu'on ne massacre pas son peuple ou qu'on ne persécute pas les minorités ?

Les Schtroumpfs sont-ils totalitaires ?
Ils vivent en autarcie. C'est une société collectiviste et dirigiste, avec un chef unique et omnipotent, le grand Schtroumpf. Ils prennent tous leurs repas au réfectoire. Le racisme est patent dans l'album des "Schtroumpfs noirs" où la pureté du sang devient vitale et le brun, laid. Ou dans celui de "La Schtroumpfette", quand le blond aryen est idéalisé. Ce petit monde est aussi mobilisé contre un ennemi juré, Gargamel, dont le profil rappelle une caricature antisémite et dont le chat s'appelle Azraël. Impunément.

Si toutes les coutumes sont également estimables, si toutes les cultures doivent être placées sur le même pied, au nom de quoi avons-nous adopté en France une loi pour interdire le port de la burqa (il est vrai que la quasi-totalité des socialistes, cohérents avec eux-mêmes, ont refusé de la voter) ? Pas pour des raisons esthétiques ni pour défendre l'ordre public, que les voiles ne troublent guère, mais parce qu'il nous est apparu que ce symbole de l'asservissement de la femme n'était pas compatible avec nos valeurs d'égalité, laïques et républicaines. Ces valeurs, il faut bien que nous les trouvions supérieures aux autres, puisque nous n'hésitons pas à les imposer –ailleurs par la force des armes, et chez nous par la loi…
1940 - Boule de neige de Pellos Rodaly
met en scène le "petit-nègre" dans le seul but d’une plus grande expressivité, sans intention ou effet de caricature, de minoration de l’Autre.

Affirmer que toutes les civilisations ne se valent pas, ce n'est pas davantage appeler à une quelconque " guerre " des civilisations. C'est simplement reconnaître qu'au regard de tel ou tel critère - que chacun est libre ou non d'adopter -, les différentes civilisations ne sont pas également accomplies.
L'univers de Donald Duck est-il politiquement correct ?

Par exemple, la civilisation aztèque fut éblouissante du point de vue de l'architecture, mais sa pratique des sacrifices humains à grande échelle n'en fait pas un modèle de " vivre-ensemble ". La civilisation hunnique reste remarquable pour les talents guerriers d'Attila, mais en fait de monument, elle a surtout laissé la yourte, ce qui, convenons- en, n'est pas le Colisée. La civilisation chinoise a trouvé dans le capitalisme un terrain d'expression à sa mesure, mais on ne saurait prétendre qu'elle soit propice à l'épiphanie de l'individu. Quant à la civilisation musulmane, puisqu'il semble bien que c'est là que le bât blesse, ce n'est pas faire injure à son génie artistique et littéraire de dire qu'elle s'est jusqu'ici avantage épanouie dans la conquête militaire que dans le "one man, one vote" et le respect scrupuleux des droits des minorités...


Les Pieds Nickelés s'en vont en guerre (1915):
Le tirailleur sénégalais frère de Manounou raconte aux Pieds-Nickélés: ‘Y a pas bon! V’là li Boches. Eux faire kapout à tous li blessés’ (p. 89, B3)



Comprenons-nous. On peut fort bien récuser les critères " moraux " de la démocratie à l'occidentale. On peut fort bien soutenu - comme hier les communistes et aujourd'hui les islamistes – que les " libertés formelles " sont le moyen sournois d'assurer la domination d'une classe, d'un camp ou même de Satan. Mais si l'on fait du respect des droits de l'homme la mesure de toute vie en société (et il ne semble pas que nos indignés soient partisans d'un autre étalon), alors -osons le mot- il faut bien reconnaître à notre vieux monde, malgré tous ses défauts, une certaine supériorité.

Contre l’hypocrisie partisane et l’hystérie multiculturaliste, il est urgent de relire Claude Lévi-Strauss. Rien n'était plus étranger à cet immense savant que l'ethnocentrisme. Rien ne lui paraissait plus ridicule que la prétention des Occidentaux à tout ordonne autour de leur nombril. Mais, de ses études et de ses pérégrinations, il avait tiré la certitude que chaque civilisation a non seulement le droit mais aussi le devoir de défendre ses propres valeurs sous peine de courir à la disparition. " Il n'est nullement coupable de placer une manière de vivre ou de penser au-dessus des autres, expliquait-il en 1971 dans sa célèbre conférence " Race et Culture " [prononcée à l'invitation de l' UNESCO à Paris en 1971] (…) Cela peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou communauté se conservent... " Claude Guéant devrait faire valoir ses droits à la chaire d'ethnologie.

Modèle de civilisation supérieure:
la démocratie soviétique
illustrée par le Mur de Berlin,
mur de l'oppression populaire et de la honte idéologique !

jeudi 12 janvier 2012

Législatives: le PS peine à faire passer la parité dans les actes

Une élue PS dénonce le " marche de dupes "… du PS


Pas de quoi
pour ça non plus !



Le premier secrétaire du PS se dit féministe et ça change quoi ?

Dans ses discours, le Parti Socialiste entend respecter la parité aux élections législatives de 2012.
Mais dans les faits, certaines élues redoutent que cette parité ne soit que de façade. Car si 50% des mandats devraient être réservés à des candidates, en réalité, les circonscriptions dans lesquelles elles sont investies leur offrent peu de chance de l’emporter. 50% de candidates ne signifiera donc pas 50% de députées. Loin de là.

Plusieurs élues, toutes issues du Val de Marne, ont donc décidé de publier une lettre ouverte aux dirigeants du Parti socialiste et d’alerter l’opinion publique.

Alors que le PS doit arbitrer dans les prochains jours sur les investitures des candidats socialistes, onze ans après le vote de la loi sur la parité, elles exigent qu’on laisse aux candidates toutes les chances de gagner.

Entretien avec Murielle Michon, adjointe socialiste à Jean-François Voguet, sénateur-maire PCF de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), à l’origine de cette lettre ouverte.


Pourquoi avoir publié cette lettre ouverte aux instances dirigeantes du PS ?

Ce qui nous a fait réagir, c’est une infographie du Monde (parue le 19 octobre) répertoriant les circonscriptions acquises ou accessibles à la droite ou à la gauche et les arbitrages en matière d’investitures. On a constaté que dans le Val de Marne aucune des circonscriptions réservées aux femmes n’était « gagnable ». C’était flagrant. Même chose en Gironde. Malgré tous les discours sur la parité, pourquoi les choses n’évoluent-elles pas réellement ? La parité est de façade, dans les faits, elle n’existe pas. C’est pour cela qu’il faut le dire, le dénoncer et ne pas l’accepter. Pourquoi met-on nécessairement les femmes sur des circonscriptions considérées comme non gagnables ? A la base, la parité est une bonne idée. Mais si les hommes se réservent les meilleures circonscriptions, ça ne sert plus à rien.

Qu’entendez-vous par « circonscriptions considérées comme non gagnables » ?

Avant, au PS, la parité devait être appliquée au niveau national, maintenant c’est département par département. Résultat : des départements à gauche sont réservés aux hommes, ceux à droite sont attribués aux femmes. Dès lors, les dés sont pipés dès le départ. Même si en démocratie, toutes les terres sont gagnables par définition, il ne faut pas non plus instaurer un marché de dupes. Dans certaines circonscriptions à droite où les députés sortants en sont parfois à leur deuxième, troisième, voire quatrième mandat, la victoire s’annonce forcément difficile pour les femmes investies.

Vous avez lancé un " appel à témoins ". Dans quel but ?

On lance un appel pour que l’on nous remonte les situations dans chaque département, circonscription et que chaque élue, chaque femme, nous dise si sa fédération socialiste joue ou non le jeu de la parité réelle. On veut faire avancer les choses parce qu’il ne faut pas seulement des candidates, il faut aussi, à terme, des députées. Il faut faire en sorte qu’il y ait plus de jupes dans les fauteuils de l’Assemblée nationale !
Je ne suis pas une habituée des lettres ouvertes. Si je m’engage publiquement, c’est que je pense qu’il faut vraiment que cela se sache. Je ne suis d’ailleurs pas candidate aux législatives. Je suis au PS et je ne suis pas contre mon parti. Mais des fois, il est nécessaire de dire les choses. Au lieu de se prévaloir de la parité, il faut s’assurer qu’elle est appliquée dans les faits.

Comment lutter contre cette application perverse de la loi sur la parité ?

Les rouages actuels de la politique empêchent l’arrivée de nouveaux acteurs : que ce soit les jeunes, les femmes ou les personnes issues de la diversité. Historiquement, ce sont des hommes blancs qui sont au pouvoir. Une des pistes intéressantes donc est celle du non cumul des mandats. Etre élu plusieurs fois est certes un gage d’expérience et de compétences acquises. Par contre, cela ferme les portes à d’autres personnes et à un renouvellement de la classe politique.

Pensez-vous que la situation a évolué depuis 2007, date des dernières législatives ?

De bonnes intentions en matière de parité sont énoncées depuis une dizaine d’années. Pourtant, je pense que la situation régresse. Il suffit d’observer les staffs qui entourent les responsables politiques : ils sont essentiellement composés d’hommes. C’est flagrant et presque caricatural. On est actuellement dans un climat global plus anxiogène où la question de l’égalité hommes-femmes passe au second plan et où le réflexe de base est plutôt de se dire : « c’est bon maintenant, on se met aux affaires entre hommes ".


Parité: le changement, ce n'est pas maintenant !


Les vertueux ne font pas mieux que les mécréants de droite ?
Ca sert à quoi d'être socialiste ?
"Au total, les femmes socialistes peuvent espérer peser entre 26 % et 30 % des députés socialistes en juin 2012 contre 26 % actuellement. A ce rythme, on peut espérer la parité chez les socialistes à l'assemblée nationale entre 2037 et 2087 !"
Lien Le Monde qui ouvre ses colonnes aux protestataires
Murielle Michon, Olga Trostiansky, adjointe au maire de Paris (PS) et Maïthé Stage, consultante ressources humaines, sympathisante PS.

Ont-elles été à la hauteur quand elles pouvait se rendre crédibles ?
Lien PaSiDupes : "Affaire DSK: Gisèle Halimi égratigne les femmes du PS "

mercredi 11 janvier 2012

Enquête classée sans suite dans l'affaire des élucubrations Trierweiler

Les parano socialistes auront tenté en vain de discréditer le pouvoir



Valérie Trierweiler, ringarde et suspicieuse,
" gauche molle" à son côté

[photo censurée, par la dame ?]



Le Parquet de Paris a classé l'enquête sans suite


Il n'y a pas eu les investigations policières que fantasmait la compagne de François Hollande, la journaliste de Paris Match, Valérie Trierweiler, a confirmé mercredi son avocate.

Valérie Trierweiler "prend acte de la décision de classer sans suite" la plainte que son compagnon François Hollande et elle ont portée contre X pour "collecte et traitement illicite de données personnelles", indique Me Frédérique Giffard, dans un communiqué. "Même si des interrogations subsistent à l'issue des investigations menées, Valérie Trierweiler n'entend pas, en l'état, relancer la procédure judiciaire", ajoute-t-elle.

Christophe Barbier, le directeur de publication de l’hebdomadaire, avait été auditionné "courant octobre" par le Défenseur des droits.


Echec pathétique d'une intox politicienne

L'enquête de l'Inspection générale des services (IGS, la "police des polices") faisait suite à une plainte contre "X" déposée par le couple de Valérie Trierweiler, après la publication le 4 octobre dernier d'un article de L'Express affirmant que la compagne du candidat socialiste avait fait l'objet d'une enquête de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, pratique qui aurait été illégale si elle avait été avérée.

L'hebdomadaire avait supputé
une tentative pour constituer une "notice biographique fouillée" et de rassembler des informations susceptibles d'être utilisées politiquement contre le candidat PS, favori des sondages pour l'Elysée.

Le gouvernement a démenti les accusations sur l'existence présumée de toute enquête clandestine et le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a porté plainte pour "diffamation et diffusion de fausses nouvelles".


mardi 20 décembre 2011

Les syndicats font le vide dans nos aéroports et stations de ski

Le service public d'information prend parti pour les syndicats radicaux


Des voyageurs échoués
à l'aéroport de Lyon, le 19 décembre 2011:
les cochons de payeurs de la redevance fulminent



Le SNJ-CGT pèse: double-jeu fautif des media partisans

Les agents de sûreté grévistes, qui contrôlent les passagers avant l'embarquement, exigent des négociations
au niveau de la branche pour une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail, tout en refusant le dialogue auquel le SESA (Syndicat des entreprises aéroportuaires, patronat) les a appelés, lundi 12 décembre, il y a maintenant plus d'une semaine.
Le parti-pris catastrophiste de la presse fait peu cas des usagers et des touristes, ainsi que du marasme dans lequel est plongée l'industrie du tourisme.

Le 19/12/2011, France 2 dramatise et accuse:
" La grève s'étend dans les aéroports, le gouvernement hausse le ton ", lit-on, sur Internet.
Mais le lien renvoie à francetvinfo.fr qui rectifie le tir et se met à jour à 10h59 le 20/12/2011, titrant: " Vers un retour à la normale dans les aéroports ?"
Le SNJ obtient néanmoins de conclure l'article sur une citation de la déléguée CGT de la société privée Brink's: "Si on cède, on continuera à nous traiter comme du bétail", commente assène Christine Hamiani." Aujourd'hui, des salariés sont en grève depuis plusieurs jours et sont prêts à se battre jusqu'au bout parce qu'ils en ont ras le bol. Si on cède aujourd'hui, on restera dans la même spirale, on n'obtiendra rien et on continuera à nous traiter comme si nous étions du bétail ", selon la syndicaliste, complaisamment relayée par le service public.
Faut-il rappeler que les Français, qui sont les usagers du service public, paient la redevance audiovisuelle, une taxe prélevée auprès des auditeurs et téléspectateurs, pour financer les antennes publiques de radiodiffusion et de télévision du pays ?

Changement de ton dans la presse
Après avoir alarmé les usagers, les journalistes militants de "FTVi avec A*P" adopte le profil bas, mais refusent leur responsabilité dans l'inquiétude des passagers:
" Les vacanciers craignaient le pire, mais pour l'instant, tout ou presque se passe bien "!

La mobilisation stagne: reculade des journalistes...
" Partie de Roissy et de Toulouse, la mobilisation des agents de sûreté aéroportuaire pour des revendications salariales devait s'étendre mardi 20 décembre. Les aérodromes de Nice, de Mulhouse et de Rennes devaient en effet rejoindre la grève interentreprises, selon la CGT et la CFDT ", se défaussent leurs relais à 80% syndiqués au SNJ.

Amertume des agitateurs
" En milieu de matinée, la situation était normale ou presque dans la majorité des sites. L'aéroport de Bâle-Mulhouse a fait état d'un trafic habituel. Même constat à Rennes et à Nice, troisième aéroport français", qui devaient se joindre au mouvement, selon la presse de la veille. Pourtant, "à priori, nous n'attendons pas trop de perturbations ", a indiqué la direction.

Le préavis reste posé au niveau national




Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry,
le lundi 19 décembre 2011


Les perturbateurs ne désarment pas
Malveillants preneurs d'otages "citoyens" au départ des vacances de Noël, les syndicats ne communiquent plus et les journalistes redonnent la parole à la direction.
" L'ensemble des vols" prévus mardi devraient aussi être assurés à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, jusqu'ici le plus touché par cette grève ", a annoncé la direction lundi soir. Le même jour déjà, 90 % des vols, soit 133 sur 150, ont été assurés avec un retard maximum d'une heure. A l'aéroport d'Orly, la situation est également normale", a révélé Aéroports de Paris, à défaut de la presse.

Les media engagés dans le mouvement passent aux aveux
" Seul aéroport vraiment perturbé, Roissy, avec des temps d'attente importants aux terminaux 2E et 2F et une manifestation dans la matinée. " Tant que le SESA n'aura pas ouvert de négociations et ne nous recevra pas pour vraiment négocier sur nos revendications, on ne lâchera pas l'affaire ", prétend Mohamed El Ammari, délégué syndical CFDT de la société privée ICTS à Roissy. Il justifie son rejet du dialogue proposé le 12 décembre. Selon celui qui exige des négociations, exiger des syndicats qu'ils lèvent leur préavis de grève pour négocier, " c'est du chantage. On campe sur nos positions et on garde notre préavis au niveau national."

Quelques rappels omis par les media
=> Le SESA avait proposé aux syndicats une réunion de négociations lundi 12, conditionnée à la reprise du travail. Elle fut annulée, suite au refus des syndicats inter-entreprises de lever leurs préavis de grève.
=> De plus, les agents de cette branche aéroportuaire ne sont toujours pas soumis à l'obligation légale de faire connaître leurs intentions 48h avant le début d'une grève, un "privilège" quasiment unique qui entrave Aéroport de Paris (ADP), par exemple à Roissy.


Nathalie Kosciusko-Morizet pour un service minimum

Pour tenter de mettre fin à ce mouvement qui frappe des entreprises privées, le gouvernement a nommé lundi soir deux médiateurs. " Nous réévaluerons la situation mardi à la mi-journée. Si elle ne s'améliore pas, nous aurons recours à une solution appropriée ", a prévenu la ministre de l'Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Invitée sur le plateau d'i-Télé mardi matin, NKM a refusé le terme d'"ultimatum" employé par les syndicalistes radicaux. Elle s'est également prononcée, comme Thierry Mariani, le ministre chargé des Transports, en faveur d'une loi sur un service minimum dans le secteur aérien.

Les socialistes soutiennent les grévistes du privé
Le Parti socialiste récupère ouvertement la grève menée par la CFDT et la CGT
, accusant ce mardi matin le gouvernement d'être responsable du mouvement social qui perturbe les aéroports. Selon eux, la grève s'explique avant tout par "un manque de dialogue social," même s'il faut être deux...
Martine Aubry et Pierre Moscovici s'en sont pris au gouvernement. Selon les socialistes en campagne, le mouvement n'aurait "même pas dû avoir lieu", si le gouvernement avait été ouvert au dialogue, à la place deS sociétés Brinks ou ICTS, mises en péril par la grève.
L'amère de Lille a une nouvelle fois manifesté sa mauvaise foi
" Le service mimimum, la droite en parle toujours en plein moment de crise. Ce n'est pas au moment où les Français vont partir en vacances - et on peut comprendre leur exaspération - qu'il faut s'inquiéter du fait que les salariés de ces entreprises privées de sécurité soient dans la précarité et de mauvaises conditions de travail " a déclaré le premier secrétaire du PS, mardi matin sur RTL. " C'est avant qu'il faut se mettre autour d'une table pour mettre en place le dialogue social " a poursuivi la démagogue, en parfaite ignorance du sujet et de l'invitation du SESA. "
Au nom du candidat socialiste Hollande, son directeur de campagne, Pierre Moscovici (PS), a aussitôt déclaré que l'initiative du gouvernement est inappropriée...
Le député PS du Doubs a admis que "cette grève n'aurait pas dû avoir lieu". Le faux-cul la "regrette" même et pense "aux gens qui veulent prendre leurs vacances, rejoindre leur famille et sont bloqués". Au lieu de s'adresser à la CFDT, il considère que " le gouvernement, plutôt qu'avoir toujours la même réponse - un problème, une loi, en plus à quelques encablures de la présidentielle - devrait avoir la culture du dialogue et aider les entreprises qui dépendent de lui en partie (sic) à avoir cette culture ".

VOIR et ENTENDRE ses accusations sur ... France Info:

Grève dans les aéroports : Pierre Moscovici... par FranceInfo


D'ici mardi soir, les deux médiateurs ont pour mission de mettre fin à la grève des agents de sûreté
qui perturbe depuis vendredi le trafic aérien. Et cela, malgré les interventions socialistes hostiles aux usagers.